mardi, juillet 03, 2012

Confiance : Juppé est vraiment un con

Alain Juppé critique le gouvernement pour "ne pas avoir créé un climat de confiance dans l'économie".

Pour les ignares en économie style Juppé, la confiance est ce truc, comme la croissance, que l'on invoque pour le faire venir. C'est la danse de la pluie de l'économie. Comme d'habitude, cet âne diplômé se paye de mots.

Mais, non, les acteurs de l'économie n'attendent pas des politiciens une vague confiance.

Ils attendent des décisions bien concrètes de réductions des dépenses publiques, avec des choix clairs et pérennes, programmées sur cinq ans, leur permettant d'espérer une baisse de leurs contraintes et une augmentation de leurs marges.

lundi, juillet 02, 2012

Ca fritte sur BFM

En attendant mon chauffagiste, j'écoute BFM.

Jean-Pierre Petit s'engueule avec les deux autres invités.

Le thème ?

Jean-Pierre Petit pense qu'il n'y a rien de nouveau dans les annonces du gouvernement Hollande : depuis 35 ans, on annonce des mesures de rigueur sans changer le fond du mécanisme clientéliste et, comme depuis 35 ans, on constatera a posteriori, que, ô surprise, les mesures de rigueur n'ont pas empêché les dépenses publiques d'augmenter.

Bref, rien ne change, car nous sommes en déclin pour des raisons sociologiques et démographiques très lourdes.

La solution de Jean-Pierre Petit : tailler intelligemment, en faisant des choix clairs et à long terme. Par exemple (c'est le mien), privatiser l'instruction, plutôt que de baisser de 7 % tous les budgets publics. Ou encore, supprimer les subventions étatiques aux associations.

Mais, justement, notre inflation démocratique, c'est-à-dire le clientélisme généralisé, nous empêche de faire des choix clairs, d'où la préférence pour les réductions diffuses et les embrouillamini techniques.

Les deux autres invités l'accusent de fatalisme. Mais l'optimisme obligatoire est un peu ridicule, si l'analyse lucide de la situation amène au fatalisme.

dimanche, juillet 01, 2012

Désespérante Taubira

Christiane Taubira confirme tous les désespoirs que l'on a placés en elle.

Elle nous parle de justice réparatrice.

Cependant, la mission de la justice n'est pas de réparer mais de punir, pour maintenir l'ordre.

Et pas n'importe quel ordre, car il est possible d'avoir l'ordre quand les faibles se soumettent aux forts. Quand, par exemple, on laisse les voleurs voler en toute tranquillité en empêchant la légitime défense, c'est un certain ordre.

L'ordre que la justice doit maintenir, c'est l'ordre juste.

C'est un des «trucs» les plus utilisés par la gauche que changer la mission d'une institution afin de la détruire. Depuis quarante ans, la mission de l'école n'est plus d'instruire mais d'«assurer l'égalité des chances», voyez ce qu'elle est devenue.

Changer la mission de la justice n'est donc pas une innocente lubie.

Christiane Taubira, qui est une communautariste  sectaire, a le profil idéal pour achever de saper l'appareil judiciaire français.

Que ceux qui l'ont mise là où elle est, soit en votant soit en la nommant, ne se plaignent pas, ils seraient indécents. Qu'ils ne se félicitent pas non plus : il arrive quelquefois qu'à force de foutre la merde, on s'en prenne des giclées ; ils le mériteraient.

La chute dans le coton

Nous sombrons :

> la famille, fondement de la société, est détruite, dans les institutions depuis quelques années, dans les têtes ça vient de plus en plus.

> l'éducation se meurt. Eduquer, c'est élever au-dessus de soi-même. C'est le rôle du père. Il a été méthodiquement éliminé. Il n'y a plus que des mères-bis de sexe masculin. L'éducation n'est plus faite par les parents dans l'enfance, mais à l'adolescence par les obstacles que dresse la réalité. Elle est donc très imparfaite et très pénible, à la fois pour les enfants, et pour les parents (qui l'ont bien mérité, ils n'avaient qu'à faire leur devoir).

> Il n'y a plus de peuple français. Un quart des habitants de la France est d'origine africaine : le peuple français a disparu, il n'y a plus que des populations qui cohabitent, plutôt mal. C'est d'ailleurs pourquoi on insiste tant sur le «vivrensemble», parce qu'il n'existe plus. L'ironie est que ce sont ses destructeurs qui en parlent le plus.

> la culture a coulé à pic avec l'éducation.

Oui, mais tout cela se fait sans éclairs dans le ciel, sans tremblements de terre, sans écroulement de montagnes. Domenach a beau jeu de se moquer de Zemmour.

Nous sommes la grenouille dans l'eau : si on la plonge dans l'eau bouillante, elle s'échappe, si on la met dans l'eau froide puis qu'on monte insensiblement la température, elle meurt.

«De toutes choses les naissances sont foibles et tendres. Pourtant faut-il avoir les yeux ouverts aux commencements : car comme lors en sa petitesse, on n'en descouvre pas le danger, quand il est accreu, on n'en descouvre plus le remède.»

Dans les années 60, ceux qui dénonçaient les prémisses de notre naufrage étaient traités de vieux cons et on passait à autre chose. Hé bien voilà, le naufrage, nous y sommes.

Tout va plus que bien, à condition d'avoir une kalachnikov

***********
Un homme furieux de s'être fait interdire l'entrée par le videur d'une discothèque de Lille a ouvert le feu à l'intérieur de l'établissement dimanche avant l'aube, faisant deux morts et quatre blessés.
L'homme est identifié et activement recherché par la police. Il était connu du videur qui lui a refusé l'accès vers 3h du matin.

"Il est revenu quelque temps après, armé d'une arme assez lourde, peut-être une kalachnikov", a raconté sur France Info le sous préfet de Douai, Hervé Malherbe. Le malfaiteur a alors tiré sans distinction à l'intérieur de la discothèque, le Théatro, rue Gambetta. 

Les deux morts sont une employée du vestiaire et un client.
***********
Vous vous rendez compte la vie de ces pauvres gens ? Etre obligé de tirer dans une discothèque sans même avoir assez de lumière pour savoir sur qui on tire ? Il y a vraiment de la misère.

 Je parie un mois de salaire que le tueur ne s'appelle ni Maurice ni René.

samedi, juin 30, 2012

Allez hop ! Et petit peu de Zemmour ...

On dirait bien que Zemmour partage mon désespoir. Je suis d'accord avec lui : les divorces des hétérosexuels minent bien plus la société que le "mariage" des homosexuels.

Au moins, ça permet un humour noir bien plus réjouissant que que l'humour qui se prend au sérieux des redresseurs de torts gauchistes.


Euro : les deux voies


J'ai entendu deux scénarios vraisemblables à propos de l'Euro, au milieu de tant de crétineries fédéralistes :

1) Le scénario de la survie de l'Euro, partagé par Alain Madelin et Jean-Pierre Petit : faire l'Euro fut une erreur, le fédéralisme est une chimère, mais la force du fait accompli est telle qu'on ne défera pas l'Euro. De rafistolages en sauvetages bancals, au cours d'une crise interminable, dans de grandes souffrances, l'Euro sera sauvé.

C'est la voie du déclin et de la décadence.

2) Le scénario de l'explosion de l'Euro. C'est celui de Jean-Jacques Rosa et de Charles Gave, par exemple. La démocratie est plus forte que l'idéologie européiste. Les peuples ne supportant plus les sacrifices imposés au nom du sauvetage de l'Euro, l'Euro explose. C'est dificile, mais pas tellement plus que de rester dans l'Euro, et surtout, l'horizon, bouché par l'Euro, se dégage.

Je préfère de très loin le deuxième scénario, mais je crains que le premier ne triomphe.

Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée, celle de l'Euro risque de rester fermée très longtemps.

François blousé par Angela ?

Je suis bien content de ne pas m'être précipité pour écrire que le dernier sommet européen était une défaite de l'Allemagne (c'est une erreur de trop personnaliser). Il semble qu'en lisant les petites lignes, ce ne soit pas tout à fait vrai :

Merkel : défaite ou victoire tactique ?

Olivier Ferrand est mort

Un néfaste de moins, comme Richard Descoings. Mais ils sont encore très nombreux ... y a du boulot.

Addendum : si j'ai bien compris, il est mort d'un jogging en plein cagnard. Pour un mec super-intelligent, ça se pose un peu là. Finalement, c'est une victime du gauchisme : il a perdu le contact avec la réalité. Darwinisme pas mort.

Les «humanistes»

Nous sommes mous, sans convictions. Mais nous avons des intérêts.

Nous ne voulons pas de frontières, nous voulons plus d'Europe, plus de protection sociale. Et pourtant, nous disons que nous ne sommes pas de gauche. Ce qui ne nous empêche pas de ramper derrière la gauche.

Le patriotisme nous révulse, le combat nous effraie.

Mais nous sommes invulnérables : notre mollesse est notre arme. Rien ne nous affecte.

Nous occupons le terrain en nous gargarisant de mots creux.

Qui sommes nous ? Nous sommes les «humanistes» de l'UMP.


Sortir de la crise très vite ? C'est possible ... en faisant tout le contraire de ce que font Hollande et l'U€RSS

L'Islande, cette île qui a vaincu la crise toute seule

Dans «cellule de soutien psychologique», il y a «cellule»

Chaque fois que survient une mort publique, on crée une cellule de soutien psychologique. Jacques Chirac était une cellule de soutien psychologique à lui tout seul.

Mais heureusement, tous ne se laissent pas prendre à cette fausse sollicitude, à cette compassion intéressée.

La cellule de soutien psychologique est d'inspiration soviétique : on prend une personne saine d'esprit, mais en colère, qui pleure, qui s'oppose, qui dénonce, qui gueule, qui crache dans la soupe, bref, qui fait du scandale (ou qui pourrait en faire). On lui colle une étiquette pathologique, puis on l'envoie à confesse devant une blouse blanche payée par l'Etat ou par l'organisation.

Le tour est joué : «J'aurais la peau des salauds qui ont fait ça» n'est plus la juste colère provoquée par un événement dramatique mais l'expression malheureuse d'un compréhensible désordre psychologique qu'on va gentiment soigner à coup de blabla, de cachetons et de piquouses.

Et puis, il y a le style, le disgracieux poncif «faire son deuil» que ces connards de journalistes nous casent à chaque coup. Que c'est laid ! Fabrique-t-on du deuil comme l'araignée fabrique sa toile ?

Le deuil des gens leur appartient. C'est vraiment dégueulasse d'en faire un objet de consommation collective.

Vraiment, nous faisons tout comme les Soviets. La différence, c'est qu'ils employaient le knout et nous employons l'édredon, qu'ils y mettaient les poings et que nous y mettons des bisous. Ruse diabolique.

Noté : remarquons que la «lutte contre les phobies» est bâtie sur le même modèle. Non, on n'a pas décrite justifiées et argumentées contre l'islam ou le lobby gay, on souffre d'une maladie, une «phobie», «islamophobie» ou «homophobie». En revanche, je n'ai jamais entendu dire que notre président qui n'aime pas les riches souffrait d'une «richophobie».

vendredi, juin 29, 2012

Test commentaires

Pouvez vous commenter ce billet ? Depuis que j'ai changé de version de Disqus, je ne reçois pas tous les commentaires.

Fuite en avant européiste


La décision d'union bancaire n'est pas mauvaise en soi. C'est une bonne nouvelle à court terme ... et une mauvaise à long terme.

Comme dans tous les phénomènes de fuite en avant, le soulagement à court terme grossit les problèmes à long terme.  Quand la dissolution de l'Euro viendra, la catastrophe sera mutualisée.

L'Euro n'explosera pas, il se dissoudra, après des années de déclin économique de l'Europe. Car le moteur du développement, la compétitivité, n'a toujours pas été réparé. Et il ne le sera pas, puisque qu'on fait justement tout ce qu'on peut pour éviter les efforts indispensables, ceux qui nous éviteraient de sombrer dans la médiocrité. C'est le scénario redouté par Jean-Pierre Petit.

L'Europe change le carburateur d'une voiture dont le moteur a explosé.

Au fait, François Hollande annonce qu'il va se soumettre au pacte budgétaire. C'est-y pas ce qu'i r'prochait à Sarko ? Je me souviens d'un temps, que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître,  où la gauche régnait déjà sur la morale médiatique, Jacques Chirac était surnommé Super-Menteur. Ce surnom irait comme un gant à M. Hollande. Qu'attendent les medias bien-pensants et les amuseurs officiels ?

A quoi bon ?

Quelquefois, je verse dans le désespoir : la France me semble irrémédiablement foutue, toutes les issues bouchées.

Démographiquement, nous nous africanisons.

Economiquement, nous tombons toujours plus bas dans la médiocrité socialiste, jalouse et agressive.

Politiquement, nous consentons à notre dissolution dans l'U€RSS.

Culturellement, ai-je besoin d'insister sur l'état de la langue et des arts ?

Socialement, formons nous encore un pays ?

Finalement, l'Australie, c'est pas mal. Quand un Européen de l'ouest émigre aujourd'hui, est-ce lui qui quitte le pays ou son pays qui le quitte ? Je comprends que Simon Leys se soit retiré à Canberra et communique avec l'Europe par fax.

jeudi, juin 28, 2012

La peine de mort et les ballons

Nourri de Victor Hugo et d 'Albert Camus, j'ai longtemps été abolitionniste.

Puis j'ai lu Romain Gary.

Bien sûr, on nous dira, commme toujours quand les "grands démocrates" veulent faire taire des importuns, que le débat est clos. Circulez, y a rien à voir. Mais, quand il s'agit de sauver notre société, il n'y a pas de débats clos.

Il est vrai que tout cela est bien loin de la France de 2012 : aujourd'hui, quand un lycéen étrangle un camarade, on lache des ballons.

CPEF

Fédéralisme, that is not ze question


Je me répète, mais la répétition est la base de la pédagogie.

Fédéralisme ou pas fédéralisme, on s'en fout (en Èconomie, du moins), ce n'est pas la question, c'est une distraction.

Nous avons un  problème de compétitivité pour rembourser nos dettes. Le fédéralisme n'a aucun rapport avec cela.

Pour être compétitif, il faut travailler et capitaliser. Point barre. Les seules questions économiques :

Comment favoriser le travail ?

Comment favoriser l'accumulation de capital ?

Le reste, c'est du pipi de chat, de la bavasserie pour distraire les abrutis.

En fait, l'appel au fédéralisme, c'est un vieux truc comptable, c'est une fuite en avant dans l'erreur, de la cavalerie symbolique : on augmente sans cesse la base de manière à ce qu'on ne puisse faire aucune comparaison d'une année sur l'autre. Sinon, on risquerait de s'apercevoir que l'"Europe" est une escroquerie.

Un point de vue un peu différent de François Lenglet :

Lenglet 28/06/2012

43.6 contre 54.6


Dépenses / PIB : USA 1943 : 43.6 %

Dépenses / PIB : France 2012 : 54.6 %

mercredi, juin 27, 2012

ONG, quelle légitimité ?

A chaque coin de l'actualité, on rencontre une ONG. Quelle est la légitimité de ces groupements d'intérêts, autrement dit, de ces lobbys ?

A ma connaissance, elle est inexistante.

La France telle qu'elle coule


AFP :

Air France-La CGT ne signera pas le plan "Transform" 2015 :

* La CGT est le premier syndicat d'Air France

* L'accord d'une majorité des syndicats est nécessaire pour la signature du plan début juillet

* La CGT demande au gouvernement français des assises du transport aérien


Je vous traduis le langage CGT : "Nous serrer la ceinture ? Abandonner nos prédendes et nos sinécures ? Devenir compétitifs ? Va te faire f..tre. Il faut que l'Etat, donc le contribuable, raque et nous protège (c'est la traduction de "assises du transport aérien"). Sinon, je me roule par terre en hurlant (et je fais grève en pleine période de départ en vacances)."