lundi, avril 04, 2016

Bayrou est bien le mol étron qu'on imagine

04/04/2016 - 13:49
"On peut depuis chez nous, faire la loi pour d'autres sociétés que les nôtres ?" a-t-il questionné sur BFMTV.
Elisabeth Badinter a fait carton plein à droite et à l'extrême-droite avec ses propos sur la "mode islamique", tentation de certaines grandes enseignes de prêt-à-porter. Selon elle, il s'agit d'une "régression du droit des femmes." Si les Républicains ont applaudi la sortie, il reste François Bayrou pour prendre le courant inverse. Sur BFMTV, le président du MoDem s'est ainsi démarqué : "Il y a des moments où j’ai l’impression qu'en Occident, nous ne regardons que nous-mêmes" avance-t-il. "Il y a des centaines de millions de femmes dans le monde qui vivent selon les coutumes qu’on appelle l'islam, ou islamique - je ne sais pas si les deux mots on le même sens. Elles vivent comme ça dans leurs sociétés à elles. Eh bien, que la mode s’y intéresse, comment voulez-vous que ça ne soit pas le cas ?"
Et de poursuivre : " Du fait que la mode s’y intéresse, peut-être y a-t-il une ouverture, une autre manière de voir les choses ? Quelque chose qui n’est plus seulement dans l’enfermement ? Moi, c’est une polémique que je ne comprends pas bien. On peut depuis chez nous, faire la loi pour d'autres sociétés que les nôtres ?"
Le maire de Pau est aussi revenu sur une autre phrase de la philosophe : "être traité d’islamophobe est un opprobre, une arme que les islamo-gauchistes ont offerte aux extrémistes" expliquait-elle. François Bayrou a vertement répondu : "Je ne sais pas si on se rend compte ce que ce genre de phrase a comme signification pour des croyants sincères. (...) Cela débouche sur quoi, 'je suis islamophobe' ? Cela débouche sur les guerres de religion, c’est ce que veulent les extrémistes !"

Amusons nous avec Tanguy et François


Tanguy Pastureau : Hollande fait son stand-up à... par rtl-fr

dimanche, avril 03, 2016

Les hôtesses d'Air France doivent-elles porter le foulard en Iran ?

Bien sûr.

En Iran, fais comme les Iraniens ... et les Iraniennes.

Mais, en France, fais comme les Français.

On peut penser ce qu'on veut des coutumes iraniennes, mais ce n'est pas à nous de les réformer. Occupons nous plutôt de faire respecter les coutumes françaises en France.

Pensez clairement et le jihad meurt

Revive Clear Thinking and the Jihad Dies

J'aime bien Raymond Ibrahim, il est clair et net en même temps que fort bien informé.

Je résume son article :

L'islam est faible, le terrorisme est l'arme des faibles. Il était fort du temps de Poitiers, de Manzikert, de Mohacs, il ne l'est plus.

L'islam n'est fort que de nos faiblesses.

Les traitres islamophiles, les Obama, Hollande, Merkel et compagnie, qui sont élus, et quelquefois ré-rélus, ne sont que des symptômes d'un mal plus profond qui loge dans nos têtes.

Ce mal a trois composantes :

♘ le multiculturalisme, la croyance absurde qu'en mélangeant des populations de cultures, de races et religions différentes, on obtient l'harmonie. Non, on obtient la guerre civile.

♘ le relativisme, l'idée folle que toutes les religions, toutes les cultures, toutes les coutumes se valent. Et nous sort toujours l'argument éculé de l'Inquisition. Hé bien, parlons en, de l'Inquisition, comparons là avec le djihad en durée, en étendue et en intensité, et surtout, surtout, en compatibilité avec la religion dont elle se réclame.

♘ le masochisme. Tout le mal viendrait de l'occident, alors que c'est exactement le contraire : la science, la médecine, une bonne partie de la philosophie sont occidentales. L'Espagne publie à elle seule plus de livres que tout le monde musulman. Contrairement à certaines légendes, nous ne devons pas grand'chose de bien, pour ne pas dire rien, au monde musulman, dont l'obscurantisme et l'arriération sont les traits dominants.

Ibrahim conclue d'une façon limpide : célébrer le multiculturalisme et battre le djihad sont incompatibles.

Si une révolution avait lieu chez nous, le djihad serait renvoyé instantanément aux poubelles de l'histoire.

Cette vérité demeure : le djihad terrorise le monde non pas parce qu'il en les moyens mais parce l'occident laisse faire.

La fête du bruit

Non, je ne parle pas de la manifestation stupide créée par Jack Lang pour traumatiser des générations de mélomanes, qui n'avaient rien fait pour mériter une telle horreur (à part être d'affreux « bourgeois » ?).

Je parle de la première guerre mondiale.

En effet, les combattants les plus sensibles, je pense à Apollinaire et à d'autres poètes et musiciens, ont très bien décrit le fait que la guerre n'est pas seulement atroce et ennuyeuse. Elle est aussi exaltante et belle.

Aucun feu d'artifice du 14 juillet ne vaudra jamais une attaque de nuit en 1918. C'est une symphonie fantastique comme la paix ne pourra jamais en offrir. D'autant plus que le stress accroit les capacités sensorielles des acteurs.

Je trouve que nos commémorations victimaires et misérabilistes empêchent de comprendre la guerre, c'est pourquoi je me permets de rétablir des éléments qui peuvent servir à s'imaginer la vie des combattants.

Je n'ai pas trouvé de film de la première guerre mondiale à vous montrer. En revanche, ce film sur les attaques kamikaze en 1945 rend assez bien ce que j'essaie de vous faire passer :


vendredi, avril 01, 2016

Tromper l'ennemi, l'invention du camouflage moderne 1914-1918 (C. Coutin)

Excellent livre dont je ne peux pas vous dire grand'chose parce qu'il est très visuel.

On notera la très forte participation des peintres cubistes, qui trouvaient à la fois une utilité et une planque. Ils ont notamment inventé les camouflages hachés destinés à casser les silhouettes.

L'inventivité est débordante allant de faux cadavres de chevaux en plâtre pour dissimuler les postes d'observation à un faux Paris pour détourner les bombardements.

La bourgeoisie pétainiste

Pris dans un entretien de Philippe de Villiers :

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Je vais vous dire ce que j’ai vécu : depuis 30 ans j’ai dit des choses, j’ai prévenu, et on s’est moqué de moi. Des braves gens, des bons chrétiens qui m’ont dit « oui mais, quand même, on a Giscard », « oui mais, quand même, Chirac », « oui mais, quand même, Sarkozy », et maintenant ils disent « Fillon ». Ils ne savent pas qui sont ces gens-là. Ils ont cru à Maastricht, ils ont cru au mondialisme, ils ont cru à l’européisme, bon. Et là ils croient encore, ils vont croire à Juppé. 
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Philippe de Villiers aurait pu remonter plus haut et évoquer Pétain. Mais il est plus charitable que moi.

J'en viens à ne plus supporter cette bourgeoisie pétainiste (je me suis déjà expliqué sur cette désignation ici). J'en connais pas mal de membres, qui sont par ailleurs assez sympathiques -à condition de ne pas parler de politique.

Je pense que ces gens qui refusent toujours les solutions radicales même quand elles sont nécessaires sont les vrais meurtriers de la France, parce qu'ils la paralysent, l'oppressent, l'étouffent, l'empêchent de renverser la table (ce qui est différent de faire table rase).

De Gaulle a eu ce mérite en 1940 de comprendre que la sagesse à courte vue est parfois une folie, et que, inversement, être déraisonnable et excessif est quelquefois la voie du salut.

J'en profite pour ajouter ce passage du mêle entretien sur Jeanne d'Arc :

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Je pense que les grandeurs d’établissement ont toujours eu un problème avec Jeanne d’Arc. Je pense qu’il y a ceux qui l’ont livrée, ceux qui l’ont condamnée, ceux qui l’ont brûlée, ceux qui ont tenté de la faire oublier. Et donc aujourd’hui encore Jeanne d’Arc pose un problème. Tout simplement parce qu’elle sort du cadre de ceux qui ne croient qu’au spirituel et du cadre de ceux qui ne croient qu’au temporel ; puisqu’elle est dans l’histoire de France le plus beau et sans doute le seul trait d’union entre le ciel et la terre ; puisqu’elle est guidée par ses voix.
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Dédié à CL qui se reconnaîtra.

Une croyance profonde en l'inaction

Piqué le Fig Mag :

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Il y a plus de vingt ans, le philosophe Paul Thibaud parlait en ces termes de François Mitterrand, qui achevait son second septennat :

« Il y a chez cet homme, dont le projet de gouvernement a échoué, une croyance profonde en l’inaction, dans la vanité de l’action, une tendance à réduire la politique à un faire croire, à l’art de conjurer les événements en leur opposant des mises en scène, des gestes.
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Quel François ?

jeudi, mars 31, 2016

La lie (en video)

Mes fidèles lecteurs savent que ce n'est pas sans raison que je considère les politiciens comme la lie de notre société.



Patrick Kanner, Laurence Rossignol : "Le réel... par rtl-fr









mercredi, mars 30, 2016

L'autorité est fille de ...

Hollande : de la déchéance de nationalité à la déchéance politique

Serge Federbusch en profite pour écrire les vrais mesures anti-terrorisme islamique :

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Bien sûr, déchoir de leur nationalité des individus qui n'en ont que faire serait moins efficace que rétablir la peine de mort pour les terroristes, mettre leurs têtes à prix pour rendre leurs mouvements difficiles ou expulser leurs familles afin que leur entourage, lassé et touché, finisse par prendre lui-même en charge le dur travail d'éradication des criminels. Mais ne rêvons pas trop, il faudra encore quelques attentats pour que ces indicibles préconisations acquièrent droit de cité dans le débat public.
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Hollande dans ses non-oeuvres :

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Il existait pourtant une alternative [à  l'abandon de la révision de la constitution par voie parlementaire]. Mais il fallait une audace gaullienne pour s'en emparer. L'article 11 de la constitution, dont les termes ont déjà été largement sollicités par le passé, permet de soumettre au peuple un projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics ou même, depuis 2008, sur des questions sociales. Et le Conseil constitutionnel s'interdit de juger de la constitutionnalité d'une réforme adoptée selon cette procédure.

Si François Hollande en avait eu le cran, il aurait tordu la lettre du texte pour en capturer l'esprit. Quand la révision a commencé à s'enliser, il lui fallait passer en force, en appeler au peuple sur cette question sociale entre toutes et, s'il était suivi sur ce sujet, dissoudre l'Assemblée dans la foulée. Sans doute n'aurait-il pas eu de « majorité présidentielle » très nette, mais il aurait à tout le moins limité considérablement la casse.

N'est pas de Gaulle ni même Mitterrand qui veut. François Hollande a sans doute gaspillé aujourd'hui, engoncé dans l'excessive prudence de l'homme d'appareil, sa dernière chance de sauver son trône en 2017.

C'est bien le drame du quinquennat : cinq ans, c'est trop court pour muer de politicien en homme d'Etat.
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François Hollande a pour devise « Ni vu ni connu, j't'embrouille », ça manque un peu de gueule. On  comprend qu'il lui soit impossible d'être à la hauteur des événements.

On est tenté de lui rappeler l'excellente phrase d'Hélie de Saint-Marc « L'autorité est fille du courage sous toutes ses formes : physique, intellectuel, moral ». Mais il en est tellement loin que ce rappel serait une cruauté inutile.











mardi, mars 29, 2016

Islam : la foire aux sophismes continue

Souvenez vous, chers lecteurs, nous avons eu droit à « L'immigration massive n'existe pas, c'est un fantasme, il n'y a pas plus d'immigration que dans les années 60. », puis à « Certes, il y a de l'immigration massive, mais elle s'intègre très bien, les méchants montent en épingle des cas particuliers. ».

Aujourd'hui, la nouvelle mode chez les sophistes est « Ce n'est pas l'islam qui se radicalise, c'est la radicalisation qui s'islamise ». Cet argument de cornecul énerve à juste titre notre ami Zemmour.

Bien sûr, nous connaissons la chanson. La lâcheté est le moteur de tous ces sophismes. C'est l'incapacité à assumer le fait que l'islam est incompatible avec les sociétés occidentales, que les millions de musulmans qui sont chez nous sont des fauteurs de guerre civile si on ne les remet pas très fermement à leur place d'invités et qu'il va falloir se battre et, peut-être, mourir.

Pour certains, façon Edwy Plenel ou, d'une manière générale, les politiciens de gauche, c'est encore pire que de la lâcheté, c'est de la trahison consciente.

Alors, les lâches et les salauds cherchent tous les arguments tordus pour nous raconter, contre l'évidence, que l'islam n'est pas notre ennemi.


L’islam ? La question ne sera pas posée … Quel est le «carburant» des frères Kouachi, El Bakraoui et Cie ?

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Et l’islam salafiste dans tout cela ? La question ne sera pas posée. La dérive de l’islam salafiste vers un islamo-fascisme ? La question ne sera pas posée. La connivence intellectuelle de jeune islamistes — on n’ose pas dire musulmans — (comme à Bruxelles où la police s’est fait caillasser) ? La question ne sera pas posée. Car elle n’est pas correcte.

En tout cas François Hollande sera le gardien vigilant de cette idéologie nihiliste qui consiste à ne pas désigner l’ennemi, à ne pas le voir, à ne même pas prononcer son nom. Et au fil des communiqués, jamais le mot « islamiste » ne sera prononcé. Ni même la religion des victimes (chrétiennes) comme dans le message hallucinant envoyé par le président de la République au gouvernement pakistanais [où Mou Président, comme Obama et Cameron, arrive à condamner un attentat islamiste contre des chrétiens sans écrire ni « islamistes » ni « chrétien ». Une sorte de jeu du « ni oui ni non » tragique].

Voilà où nous en sommes.
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Sometimes Jihad Is Just Jihad

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The liberal intelligentsia’s reflexive blaming of Western society for anti-Western barbarity is the ultimate act of narcissism. That intelligentsia believes that everything that happens is about us. In fact, it’s not. The remaining pockets of savagery in the world exist independently of the West. According to the liberal elites, however, the West has no right to take common-sense security measures to defend itself against that savagery.
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La vie quotidienne dans les Molenbeek français

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De plus en plus de quartiers, en France, prennent cette direction. Le ministre de la ville, Patrick Kanner, au lendemain des attentats de Bruxelles, a estimé qu'une «centaine de quartiers en France» présentent des «similitudes potentielles avec Molenbeek». La Seine-Saint-Denis est évidemment un département en première ligne, mais de Sevran (93) à Trappes (78), de Roubaix (59) au Mirail à Toulouse (31) en passant par Lunel (34), il y a tout un panel de quartiers qui, à différents degrés, sont en risque de glisser vers le pire: hauts parleurs mis sur les tours d'une cité populaire pour appeler à la prière pendant le ramadan ; fermeture des antennes jeunesses le vendredi après-midi pour permettre aux animateurs d'aller à la prière ; club de prévention où les signes religieux ostensibles sont affichés par les travailleurs sociaux œuvrant pourtant dans le cadre des missions de l'Aide sociale à l'enfance, et donc du service public ; salon de coiffure réservé aux seules femmes voilées ; salle de gym unisexe avec salle de prière intégrée ; piscine ouverte selon des horaires réservés uniquement aux femmes; impossibilité de boire un café pour une femme d'origine maghrébine pendant le ramadan dans un service municipal ; mosquée salafiste...

[…]

Une des caractéristique de ces dérives, c'est bien l'utilisation des religieux comme moyen pour les élus d'acheter la paix sociale, en les laissant ré-encadrer les populations immigrées en échange de voix, comme le dénonce la porte-parole de l'association «Brigades des mères» de Sevran, Nadia Remadna. Ce qu'a dit François Pupponi, député-maire PS de Sarcelles (95), répondant à cette dernière lors de l'émission Des Paroles et des actes consacrée au thème «L'Europe face au terrorisme» sur France 2, le 24 mars dernier, au lendemain des attentats de Bruxelles, est significatif de ce climat, lorsqu'il explique être pour le halal ou le cacher à l'école publique, si cela permet d'y garder les enfants musulmans ou juifs pour qu'ils n'aillent pas dans les écoles religieuses. Un argument de plus à la confusion ambiante, qui tire un trait sur la laïcité à l'école lorsqu'il serait si important de ne pas lâcher sur les valeurs de la République, qui seules peuvent permettre de rassembler l'ensemble de nos concitoyens autour de ce qui fait le «bien commun», l'intérêt général. Cet argument n'est-il pas un bon exemple de ce qui peut servir à justifier le clientélisme politico-religieux en toute bonne conscience ? 
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Lahore : le déni d'un massacre anti­chrétien

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Or, nous assistons, dans les plus hautes sphères planétaires, à un véritable déni du caractère anti-chrétien de ces massacres. Les communiqués officiels en portent témoignage. Ainsi, celui de l'Elysée, d'une étonnante froideur, exprime «la solidarité de la France en ces moments douloureux aux autorités et au peuple pakistanais». David Cameron s'est dit «choqué» par les attaques terribles de Lahore. La Maison Blanche dénonce des «actes terroristes effroyables». Le secrétaire général des Nations-unies parle «d'actes terroristes épouvantables». Nulle part, dans les déclarations officielles, n'apparaît la simple vérité: le massacre de chrétiens, un jour de Pâques, par des islamistes radicaux.

[…]
Le carnage de Lahore suscite d'ailleurs une sidérante apathie des milieux politiques français. Deux communiqués de presse ont été discrètement diffusés sur les sites des Républicains et du parti socialiste. Le premier évoque «un très grand nombre de victimes notamment au sein de la minorité chrétienne qui était particulièrement visée en ces fêtes de Pâques». Le second dénonce «un attentat terroriste contre la communauté chrétienne du Pakistan qui célébrait les fêtes de Pâques». Le 28 mars au soir, les sites de l'UDI, du front national, de vert-écologie, du parti de gauche, étaient absolument muets sur le massacre de Lahore. Au-delà des communiqués, le silence des plus hauts responsables et candidats de la politique française, à la fin du week-end pascal, était à peu près total si l'on en juge par la lecture de leurs sites, à l'exception notable de M. Dupont-Aignan: « En ce lundi de Pâques, ce crime effroyable visant des chrétiens ne doit pas rester impuni. ».
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Enfin, un article qui n'est déplacé qu'en apparence :

Temps de parole, signatures : la présidentielle verrouillée

Pour empêcher le sursaut français, il faut verrouiller bien fort le Système et cette mesure inique y participe.

Un commentaire de Curmudgeon :

Les Etats-Unis eux aussi se sont trouvés entraînés dans les "Barbary Wars" (pendant un moment ils ont payé tribut). Thomas Jefferson et John Adams indiquent ceci dans une lettre de 1786 à John Jay, le Secrétaire des Affaires étrangères, après avoir rencontré à Londres l'envoyé de Tripoli, Sidi Hajji Abdul Rahman :
"We took the liberty to make some inquiries concerning the Grounds of their pretentions to make war upon Nations who had done them no Injury, and observed that we considered all mankind as our friends who had done us no wrong, nor had given us any provocation.
The Ambassador answered us that it was founded on the Laws of their Prophet, that it was written in their Koran, that all nations who should not have acknowledged their authority were sinners, that it was their right and duty to make war upon them wherever they could be found, and to make slaves of all they could take as Prisoners, and that every Musselman who should be slain in battle was sure to go to Paradise."




lundi, mars 28, 2016

Charles Maurras à propos de l'inauguration de la mosquée de Paris en 1926

La Mosquée de Paris fut une manoeuvre des Loges pour emmerder les catholiques. Ces gens-là ne reculent devant aucune saloperie tant est grande leur haine du Christ, et s'il faut pour cela pousser la religion la plus arriérée qui soit, pas de problème.

Je n'aime pas Maurras mais le texte ci-dessous en excellent, d'autant plus qu'il date de 1926. Je me suis amusé à souligner un texte qui n'en avait pas vraiment besoin.

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Quelques rues du centre de Paris sont égayées par les très belles robes de nos visiteurs marocains. Il y en a de vertes, il y en a de toutes les nuances. Certains de ces majestueux enfants du désert apparaîtraient « vêtus de probité candide et de lin blanc » si leur visage basané et presque noir ne faisait songer au barbouillage infernal. Que leurs consciences soient couleur de robe ou couleur de peau, leurs costumes restent enviables ; le plus négligent des hommes serait capable des frais de toilette qui aboutiraient à ces magnifiques cappa magna, à ces manteaux brodés de lune et de soleil. Notre Garde républicaine elle-même, si bien casquée, guêtrée et culottée soit-elle, cède, il me semble, à la splendeur diaprée de nos hôtes orientaux. Toute cette couleur dûment reconnue, il n’est pas moins vrai que nous sommes probablement en train de faire une grosse sottise.

Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon. II n’y a peut-être pas de réveil de l’Islam, auquel cas tout ce que je dis ne tient pas et tout ce que l’on fait se trouve être aussi la plus vaine des choses. Mais, s’il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on en puisse douter, un trophée de la foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où tous les plus grands docteurs de la chrétienté enseignèrent contre l’Islam représente plus qu’une offense à notre passé : une menace pour notre avenir. On pouvait accorder à l’Islam, chez lui, toutes les garanties et tous les respects. Bonaparte pouvait se déchausser dans la mosquée, et le maréchal Lyautey user des plus éloquentes figures pour affirmer la fraternité de tous les croyants : c’étaient choses lointaines, affaires d’Afrique ou d’Asie. Mais en France, chez les Protecteurs et chez les Vainqueurs, du simple point de vue politique, la construction officielle de la mosquée et surtout son inauguration en grande pompe républicaine, exprime quelque chose qui ressemble à une pénétration de notre pays et à sa prise de possession par nos sujets ou nos protégés. Ceux-ci la tiendront immanquablement pour un obscur aveu de faiblesse.

Quelqu’un me disait hier :– Qui colonise désormais ? Qui est colonisé ? Eux ou nous ? J’aperçois, de ci de là, tel sourire supérieur. J’entends, je lis telles déclarations sur l’égalité des cultes et des races. On sera sage de ne pas les laisser propager, trop loin d’ici, par des hauts-parleurs trop puissants. Le conquérant trop attentif à la foi du conquis est un conquérant qui ne dure guère. Nous venons de transgresser les justes bornes de la tolérance, du respect et de l’amitié. Nous venons de commettre le crime d’excès. Fasse le ciel que nous n’ayons pas à le payer avant peu et que les nobles races auxquelles nous avons dû un concours si précieux ne soient jamais grisées par leur sentiment de notre faiblesse.
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Charles Trump

A propos du Donald

Charles Gave m'a bien fait rire :

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Dans la vie comme dans les affaires, il faut savoir sérier les problèmes.

Mon fils quand il était dans l’armée Française en tant que Lieutenant avait posé une question à son Capitaine qui lui avait répondu : « Lieutenant, dans la vie, il y a deux sortes de problèmes : Les problèmes de Lieutenant et les problèmes de Capitaine. Cela m’a l’air d’être un problème de Lieutenant. Rompez ! ».

Se débarrasser des corrompus est un problème de Lieutenant qui doit être réglé avant que l’on ne trouve un Capitaine compétent. Ne pas inverser les priorités me semble être déjà un bon début. Mais en tout état de cause je serai toujours reconnaissant au Donald de m’avoir fait rire comme peu de fois dans ma vie. Le spectacle de l’affolement de toutes mes crapules favorites à l’idée que leur monde de copinage et de crime allait peut-être s’écrouler est un des rares moments de bonheur intellectuel que j’ai connu depuis longtemps [moi tout pareil que Charles].

Et de cela, il faut le remercier. 
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dimanche, mars 27, 2016

Les Bisounours et le sablier

Nous avons des ennemis extérieurs à nous, même s'ils vivent dans notre pays, ce sont les islamistes.

Nous avons des ennemis intérieurs : les Bisounours. Le boboïsme bisounours est le jumeau de l'islamisme.

Les bobos communient dans un rousseauisme féroce qui n'hésite pas à vous éliminer si vous vous mettez en travers de sa route. L'homme est naturellement bon, le Mal n'existe pas. La guerre est une anomalie, l'état naturel des sociétés humaines est la paix. En conséquence, la paix universelle est un objectif souhaitable et accessible.

Le seul véritable ennemi du bobo est celui qui empêche la venue du Royaume sur terre, celui qui refuse le dogme bobo et affirme que le Mal existe, qu'il ne suffit pas de quelques bougies, de quelques hashtags et d'un bon lavage de cerveau pour le conjurer, c'est-à-dire, hé oui chers lecteurs, vous et moi, infâmes conservateurs. L'islamiste n'est, au fond, pas un véritable ennemi du bobo. Celui-là, il espère aussi la venue du Royaume sur terre, ce n'est hélas pas le même, c'est celui d'Allah et non celui de la Gay Pride, mais le bobo peut croire qu'avec beaucoup beaucoup de lavage de cerveau, il arrivera à convertir l'islamiste. Pour le chrétien conservateur, c'est sans espoir, il doit être éliminé, socialement aujourd'hui, peut-être physiquement demain.

Ensuite, une fois le conservateur éliminé, restera la confrontation de l'islamiste et du bobo et l'on sait déjà qui va gagner (voir C. Caldwell ci-dessous).

Notons que beaucoup de chrétiens paraissent, dans leur rapport au Mal, plus bobos que chrétiens, y compris le pape. Pour eux, le Mal n'existe que pour soi, le seul porteur du Mal, c'est moi-même. Ils sont masochistes  : moi, je suis mauvais, mais tous les autres sont bons.

Jusqu'à maintenant, le temps jouait pour le bobo et pour l'islamiste. Pour le bobo : la force invincible de la non-transmission fabrique depuis trente ans des générations d'abrutis, qui, évidemment, se reproduisent de plus en plus abrutis (la non-transmission est indispensable au boboïsme, car il faut ignorer l'histoire pour ignorer le tragique de la condition humaine). Pour l'islamiste : en Europe, les musulmans étaient en train de remporter haut la main la guerre des ventres, il leur suffisait d'attendre (c'est la position des salafistes).

Mais le djihadiste est un musulman impatient, il n'arrive pas à se tenir tranquille, il faut qu'il commette des attentats. Ca réveille un tout petit peu l'occidental avachi dans sa graisse (c'est ce que le salafiste reproche au djihadiste) et dévoile les conneries du bobo.

Alors, le temps continue à jouer pour le bobo et pour l'islamiste, la coupure de la transmission et la lapinade  musulmane n'ont pas cessé. Mais, il y a désormais un contrepoids : l'éveil de l'occidental, qui a aussi le temps pour lui. Qui va gagner ? Nous vivons une époque intéressante.


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Christopher Caldwell : « Les intuitions de Houellebecqsur la France sont justes »

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Quand j'ai lu le livre de Houellebecq, quelques jours après les assassinats à Charlie Hebdo, il m'a semblé que ses intuitions sur la vie politique française étaient tout à fait correctes. Les élites françaises donnent souvent l'impression qu'elles seraient moins perturbées par un parti islamiste au pouvoir que par le Front national. La lecture du travail de Christophe Guilluy sur ces questions a aiguisé ma réflexion sur la politique européenne. Guilluy se demande pourquoi la classe moyenne est en déclin à Paris comme dans la plupart des grandes villes européennes et il répond : parce que les villes européennes n'ont pas vraiment besoin d'une classe moyenne. Les emplois occupés auparavant par les classes moyennes et populaires, principalement dans le secteur manufacturier, sont maintenant plus rentablement pourvus en Chine. Ce dont les grandes villes européennes ont besoin, c'est d'équipements et de services pour les catégories aisées qui y vivent. Ces services sont aujourd'hui fournis par des immigrés. Les classes supérieures et les nouveaux arrivants s'accommodent plutôt bien de la mondialisation. Ils ont donc une certaine affinité, ils sont complices d'une certaine manière. Voilà ce que Houellebecq a vu. Les populistes européens ne parviennent pas toujours à développer une explication logique à leur perception de l'immigration comme origine principale de leurs maux, mais leurs points de vues ne sont pas non plus totalement absurdes.

[…]

L'Europe ne va pas disparaître. Il y a quelque chose d'immortel en elle. Mais elle sera diminuée. Je ne pense pas que l'on puisse en accuser l'Europe des Lumières, qui n' a jamais été une menace fondamentale pour la continuité de l'Europe. La menace tient pour l'essentiel à cet objectif plus recent de «société ouverte» dont le principe moteur est de vider la société de toute métaphysique, héritée ou antérieure (ce qui soulève la question, très complexe, de de la tendance du capitalisme à s'ériger lui-même en métaphysique). A certains égards, on comprend pourquoi des gens préfèrent cette société ouverte au christianisme culturel qu'elle remplace. Mais dans l'optique de la survie, elle se montre cependant nettement inférieure.
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samedi, mars 26, 2016

Islamisme et boboïsme : jumeaux apocalyptiques

La plupart de nos concitoyens fuient, comme Philippe Bilger, les jambes à leur cou, toute évocation des problèmes spirituels posés par le djihad. Ce n'est pourtant que cela, un problème spirituel.

Alors, remettons l'église au centre du village :


Bruxelles, 22 mars 2016 : l’écho du jihad



Erratum : j'ai écrit ce billet de mon portable et je m'étais trompé dans les liens. C'est rectifié.

vendredi, mars 25, 2016

30 ans d'Out of Africa

Je suis un incurable romantique :


Out of Africa - Bande annonce Vost FR par _Caprice_

Zemmour, populisme et islamisme : c'est bien mais trop peu trop tard

Ce peuple qui tambourine à la porte

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Ultime paradoxe qui brouille encore les cartes : au moment où le populisme s'impose comme le grand retour du peuple en tant que peuple, le Front national - qui en fut longtemps son principal porte-parole politique - est en train de basculer du « nationalisme identitaire du père » vers un « nationalisme civique républicain plus proche du chevènementisme de la fille ». Incroyable faute de temps de dirigeants qui se convertissent au républicanisme des élites au moment où le « républicanisme du peuple » s'affirme. Si cette évolution se confirmait, le populisme serait, plus que jamais, selon la belle définition de notre auteur, « le parti des conservateurs qui n'ont pas de partis ». Et l'impasse politique serait totale.
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Le tandem Marine Le Pen - Philippot est une catastrophe pour le FN. Pour des gains médiatiques à court terme, il sabote le long terme. C'est une preuve de la bêtise de Marine Le Pen qu'elle se soit entichée d'un chevènementiste : par nature, un chevènementiste, c'est un type qui perd les élections, même les imperdables.

Et les Français sont abandonnés comme des chiens au bord de l'autoroute. Méfiez vous qu'il ne leur vienne pas l'idée de mordre.

Éric Zemmour : « Molenbeek est en France ! »

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Ainsi, ce n'est pas, comme nous le serinent nos politiques et nos bien-pensants, l'islam qui arrêtera l'islamisme, mais au contraire l'islam qui est le terreau de l'islamisme. Ce n'est pas la radicalisation qui s'islamise mais l'islam qui croit le moment venu de se radicaliser. Pour sonner la revanche de l'islam humilié depuis deux siècles par les victoires des « mécréants chrétiens et juifs ». Ce n'est pas en accueillant toujours plus la «diversité» qu'on retrouvera la paix civile, mais en engageant la reconquête des territoires perdus de la France. Sinon, les Belges riront à leur tour, mais riront jaune : Molenbeek sera notre avenir à tous.
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Attentats à Bruxelles : "Les foules... par rtl-fr


Il fallait que ces choses là fussent enfin dites et écrites dans des médias grand public, mais c'est tard, très tard. Trop Tard ? Non, mais le soleil est tout de même près de se coucher.

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Je vous ai fait une compilation d'articles qui ont pour point commun de dire quelques vérités interdites :

Attentats de Bruxelles : la bien-pensance mode Cavada

Comme Zemmour, une stigmatisation (osons le mot !) du bisounoursisme. On ne gagne pas une guerre avec des fleurs, des « hashtags » et des bougies, pire, des larmes :

Terrorisme: on ne déclare pas la paix ! Face au fondamentalisme islamiste, l’hésitation est fatale

The Molenbeek Problem

Jean-Claude Guillebaud : « Nous avons désappris à penser la guerre »


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Vous avez couvert beaucoup de pays en guerre…

Si nous sommes en paix depuis soixante-dix ans, les guerres violentes n’ont jamais cessé autour de nous, dans l’hémisphère Sud. J’en témoigne. Après le 13 novembre, à Beyrouth, les gens compatissaient mais ils étaient surpris de voir que des jeunes gens armés de kalachnikovs suffisaient à ébranler l’État et semer la terreur. Pour les Libanais, c’est une situation courante depuis des décennies. Nous avons oublié que la violence menace toutes les sociétés du monde. La tâche des gouvernants est d’empêcher qu’elle ne ressurgisse. Or, nous avons désappris à penser la guerre. Nous nous en sommes tenus au vers de Jacques Prévert « Quelle connerie la guerre ». Il faudrait relire le « polémologue » Gaston Bouthoul qui avait fait de la guerre un objet d’étude scientifique. Il montre que même les responsables élus d’une démocratie rêvent, un jour ou l’autre, de devenir « chefs de guerre ». Il ajoute qu’il n’y a pas d’autres activités humaines qui aient produit autant de magnificence et de raffinement : les uniformes, la solennité militaire, etc. Bouthoul explique aussi que la guerre peut être jubilatoire, et cela aussi bien pour les chefs d’État qui la mènent que pour les journalistes qui la couvrent. Elle offre à tous ce que j’appelle des « plaisirs dégoûtants ».

Que vous inspire la formule « être en guerre contre le terrorisme » ?

C’est une formule, pardonnez-moi, d’une profonde bêtise. Le terrorisme n’est pas une essence, c’est un moyen. Il n’y a pas le terrorisme, il y a des terroristes. Quel rapport entre un djihadiste et un Basque d’ETA ? Cette formule réductrice efface l’histoire, la culture, la géopolitique. Elle décrit une pieuvre fantasmatique qui enserre le monde. Elle nous entraîne dans un combat abstrait, donc inefficace.
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Bouthoul est une lecture de jeunesse, découverte par hasard, qui fait quelquefois bien les choses. Il me paraît symptomatique que l'édition la plus récente du traité de polémologie qu'on trouve sur Amazon date de 1991, un quart de siècle.

Deux articles consacrés à la nullité de nos gouvernants :

Comment les attentats révèlent la nullité de notre classe politique. Elle le sait aussi bien que vous, elle tente juste de le cacher.

Attentats de Bruxelles : la faillite de l'Union européenne ?

Je souligne :

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L'Europe est-elle armée pour faire face à cette guerre?

Manifestement non. On ne peut qu'être étonné par l'incroyable naïveté et impréparation des dirigeants européens. Il est vrai que la petite bourgeoisie libérale qui dirige l'Europe a des valeurs et une vision du monde aux antipodes de celles des gens qu'elle combat. Quand l'Europe était dirigée par des humanistes, des croyants, des officiers, des soldats ayant côtoyé la mort, des révolutionnaires, des chefs de guerre, des combattants de la liberté, des dissidents ou des écrivains, souvent pétris d'Histoire et habités par son caractère tragique, sans oublier la conscience de leur finitude, la guerre était une affaire sérieuse et les relations internationales un champ de bataille.

Les juristes, les fonctionnaires et les technocrates qui nous dirigent, professionnels de la politique et du droit administratif, qui n'ont fréquenté que les capitales internationales et leurs dirigeants dans de grands hôtels, qui ne lisent pas et n'ont jamais fait la guerre, qui regardent les religions comme une foutaise, et n'ont pas toujours de conscience historique, sont-ils aptes à combattre l'Etat islamique, et discuter avec l'Arabie saoudite, Erdogan et Bachar el-Assad? C'est une vraie question, car ils n'ont pas été élus pour cela, mais pour veiller au maintien des pensions et des remboursements sociaux.

Depuis novembre, on sait que Molenbeek, et par extension un certain nombre de cités de la drogue et de la délinquance, sont des foyers de contagion du djihad ; on sait que des hommes nombreux et armés sont déterminés et prêts à mourir. Europol a prévenu que des dizaines de djihadistes formés à la guerre en Syrie s'étaient infiltrés parmi les migrants ; on sait que plusieurs Etats et organisations du Moyen Orient veulent frapper l'Europe et faire un maximum de morts ; on sait que les réseaux de la drogue accueillent des cellules terroristes, selon le mode opératoire propre aux maffias etc. Qu'a fait l'Europe? Hérisser des barrières dans le désordre, négocier avec le roublard Erdogan, et se déchirer sur des projets de lois toujours en attente…
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Nota : quelqu'un pourrai-il me rappeler le nom de ce philosophe ou historien qui prétendait qu'en histoire, les problèmes reviennent toujours, jusqu'à ce qu'ils soient résolus ou qu'on change d'élites ou que le pays disparaisse (on notera que cette théorie est l'exact contraire de la phrase d'Henri Queuille qui a inspiré ces enf..rés de Chirac et Hollande « Il n'y a pas de problèmes que l'absence de décision ne finisse par résoudre ») ? Toynbee ?


jeudi, mars 24, 2016

« Caramba ! Il avait encore raison !»

Le 17 novembre 2015, Eric Zemmour a commis une chronique où, en guise d'humour noir, il parlait de bombarder Molenbeek plutôt que Raqqa.

Aussitôt, des chiens de garde de la bien-pensance avaient pris leur tête d'imam à qui demande si il veut son pied cochon avec de la béarnaise ou juste avec des frites.

Quatre mois plus tard, ils s'aperçoivent que l'humour zemmourien touchait juste.

C'est LA technique des bien-pensants : comme ils ne peuvent totalement nier les réalités, ils finissent toujours par les reconnaître, mais des mois, des années, des décennies trop tard. Après qu'ils nous ont mis contre notre gré devant le fait accompli.

Exemple typique : pendant des décennies, ils nous ont raconté que l'immigration massive était un fantasme nauséabond. Maintenant, la plupart reconnaissent que l'immigration est massive (il reste quelques irréductibles qui le nient), mais leur discours devient « D'accord, on vous a un peu baisés. Mais c'est trop tard. On ne peut rien faire. Il faut vous résigner, vous habituer à ne plus vous sentir chez vous en France ».

C'et pareil pour toutes les lubies progressistes (l'école, la famille, l'Europe ...), « Bon, OK, vous aviez un peu raison (ils ne reconnaissent jamais que nous avions totalement raison). Mais c'est trop tard, il faut vous y faire ». Des gauchos qui tiennent ce discours, des Chevènement, des Julliard, des Onfray, il y en a des palanquées, c'est tellement facile.

La bonne réponse n'est pas la résignation. C'est évidemment :

« Toi, Ducon (Chevènement, Julliard, Onfray etc.), tu nous a mis dans la merde, tu as fait assez de dégâts comme ça, alors tu fermes ta grande gueule et tu dégages. Estime toi heureux qu'on ne te pende pas au premier lampadaire venu. Et nous, on va se retrousser les manches et essayer de renverser la vapeur ».

mercredi, mars 23, 2016

Lutte contre le terrorisme : retrouver le bon sens

La drame de notre époque est la perte du bon sens.

Cette perte de bons sens est causée, me semble-t-il, par trois facteurs :

♘ La massification de l'enseignement supérieur a entrainé l'émergence de groupes sociaux d'intellectuels et de demi-intellectuels dont le niveau d'intelligence n'est pas égal au niveau d'études. Ces gens là, qui se gargarisent de mots compliqués et d'idées abstraites, sont très faciles à berner et à embrigader. L'accession au pouvoir des idéologies mortifères du XXème siècle, communisme et nazisme, n'aurait pas été possible sans la présence massive de ces intellectuels et demi-intellectuels. Le niveau scolaire des SS était supérieur à la moyenne de la population allemande.

Dit plus simplement : sans intellos, pas de communisme et pas de nazisme. Aujourd'hui, sans intellos, pas de complaisance pour l'islamisme.

♘ les médias remplacent les faits, ceux qu'on peut saisir autour de soi en discutant avec ses voisins, par des mots et des images lointains et abstraits. Remplacent la décision par la péroraison.

♘ les techniques de manipulation des foules, qu'on regroupe sous le vocable trop réducteur de « la com' », ont atteint, justement dans la continuité des idéologies du XXème siècle, un niveau de sophistication absolument inédit. Ces techniques visent, au fond, à rendre les gens fous, à les convaincre qu'ils ne voient pas ce qu'ils voient, qu'ils n'entendent pas ce qu'ils entendent et qu'ils ont tort de penser ce qu'ils pensent. Et hier, François Hollande devient le président qu'il nous faut et pour qui il faut voter. Contre tout bon sens. Et demain, Ali Juppé. Contre tout bon sens également.

Prenons un exemple simple.

Les attentats islamistes sont faits par des musulmans. Une première mesure de précaution anti-terroriste consiste donc à arrêter à zéro l'immigration musulmane. Oui, sélectionner les immigrés sur des critères religieux et dire « les musulmans, c'est zéro entrée. Allez voir ailleurs ».

Préconisez cela dans une assemblée d'ingénieurs (que personne ne se sente jaloux, j'ai fait le test sur plusieurs groupes), il y aura toujours un abruti ayant perdu son bon sens pour vous dire « c'est pô possible » et pour arguer, si vous insistez, du principe de non-discrimination.

Or, c'est idiot : il n'y aucun problème pratique sérieux (le Brésil le fait). L'obstacle juridique peut être levé facilement par un référendum.  Et vous aurez des immigrés de fraiche date derrière vous, car la tentation de fermer la porte après soi est de toutes les vagues d'immigration

Quant à l'argument de la non-discrimination, il est tout aussi idiot : la non-discrimination s'applique aux Français entre eux, pas aux étrangers qui veulent  émigrer vers la France,  c'est même ce qui définit une nation que de pouvoir discriminer qui est dedans et qui est dehors.

Pourtant, cette mesure de bons sens ne sera pas prise (il est vrai qu'entrent en ligne de compte le clientélisme et la trahison des politiciens) mais, qu'est-ce qu'on va prendre dans la gueule d'envolées lyriques et de grands sentiments.

Jean-François Revel disait qu'il faut avoir fait beaucoup d'études pour ne pas comprendre les causes du chômage en France. On peut transposer : il faut avoir fait beaucoup d'études pour ne pas comprendre les causes et les solutions du terrorisme islamique.

Le moindre paysan sait qu'on ne repousse pas les malfaisants  (le monde en est plein, d'après Audiard) avec des bougies et des fleurs mais avec le fusil et la fourche. Visiblement, c'est plus dur à comprendre pour des ingénieurs.


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L’Europe au ventre mou et à la tête vide.

Ouvrir les yeux, pour éviter la guerre civile

La valise ou le cercueil !

Terrorisme : Soubelet, le premier qui a dit la vérité… Un général nous confronte à la réalité djihadiste

Pascal Bruckner : « L'islam radical exporte sa sale guerre dans le monde entier »

Thibault de Montbrial : « En France, on trouve des dizaines de Molenbeek »

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Enfin, pour tenir sur la durée et éviter un effondrement parfaitement possible quand on analyse nos faiblesses, il faut également travailler la résilience: anticiper les risques, savoir réagir lors des attaques, rebondir après. À cet égard, les larmes de Federica Mogherini sont consternantes. On ne s'en sortira pas avec des fleurs et des bougies. Il faut se préparer à prendre et à rendre les coups. Ce ne sera possible qu'en associant et en impliquant la population, en lui expliquant la réalité sans fard, et en la responsabilisant. Chaque citoyen doit ainsi être conscient qu'il a un rôle à jouer pour traverser les épreuves qui s'annoncent.
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mardi, mars 22, 2016

Islamisme : la Belgique, c'est la France avec dix ans d'avance

Cet article est ici (lien).

Je ne vois aucune des causes de l'islamisme en Belgique qui ne soient à l'oeuvre en France.

Encore récemment, une loi scélérate a été votée le 18 février pour faciliter le Grand Remplacement. On dirait qu'il ne s'est produit aucun attentat islamiste en France en 2015. Et ce n'est pas un accident puisque les ministres français, le président, un candidat bien placé pour la présidentielle, ont fait allégeance à l'Algérie il y a peu.

La course à l'abime, la ruée vers la servitude ... Comme disent les jeunes, c'est hallucinant !

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TRIBUNE - Le sénateur belge Alain Destexhe* dénonce l'aveuglement et l'excès de tolérance des autorités et des médias vis-à-vis de la montée de l'islamisme outre-Quiévrain.

La Belgique est frappée à son tour par le terrorisme. Les Belges sont abattus, tristes et en colère mais pas surpris. Ce qui étonne, c'est plutôt que le pays ait si longtemps été épargné, à l'exception notable de l'attentat au Musée juif de Bruxelles.

En effet, des réseaux belges ont été impliqués dans les grands attentats terroristes des vingt dernières années. Parmi les plus connus, citons l'assassinat du commandant Massoud en Afghanistan deux jours avant le 11 septembre 2001, les attentats de Madrid en 2004 et, plus récemment, la cellule de Verviers, l'attaque du Thalys et, bien sûr, les attentats de Paris. C'est une Belge convertie qui fut la première Européenne à commettre un attentat kamikaze en Irak en 2005. À Anvers s'est tenu l'année dernière le procès de quarante-six (!) membres de Sharia4Belgium, une organisation appelant à transformer la Belgique en un État islamique sous le régime de la charia. Rien que depuis le début de 2016, soixante nouveaux dossiers de terrorisme ont été mis à l'instruction ! C'est dire l'ampleur du problème auquel les autorités sont désormais confrontées à cause, en partie, d'un aveuglement et d'une tolérance stupéfiante. Pendant vingt ans, la Belgique a (presque) eu tout faux.

D'abord, à partir de l'an 2000, les vannes de l'immigration et du regroupement familial ont été largement ouvertes, bien davantage qu'en France ou qu'au Royaume-Uni, sans trop regarder qui rejoignait le territoire national. Des quartiers ghettos se sont constitués. À peu près tous les courants de l'islam se sont installés à Bruxelles, et la capitale de l'Europe est ainsi devenue, avec Londres, la capitale de l'islamisme européen. Des dizaines de mosquées non reconnues opèrent sans aucun contrôle. L'asile a été accordé à de dangereux islamistes.

Pendant des années, les incidents se sont multipliés… sans réponse des autorités ou, lorsque réaction il y avait, avec des sanctions symboliques. Des prêches radicaux dans des mosquées, des enseignants portant atteinte aux droits des femmes, des jeunes non musulmans ostracisés dans des écoles publiques devenues quasiment 100 % musulmanes, des refus de suivre le programme scolaire, un antisémitisme terrifiant… Les incidents, dérives, atteintes aux libertés et aux droits ont été niés, minimisés, relativisés, toujours mis sur le compte d'égarements individuels sans voir qu'il s'agissait d'une véritable lame de fond.

À partir d'un certain degré d'immigration, le communautarisme devient inévitable. Et ce dernier constitue le terreau du radicalisme et du terrorisme. Car oui, les terroristes sont presque tous désormais des enfants du pays. La nationalité belge a été bradée, accordée sur un simple constat de trois ans de résidence. Une classe d'élus redevables à leur communauté d'origine s'est ainsi créée. En région bruxelloise, le vote des Belges d'origine étrangère constitue désormais un enjeu électoral majeur. Certains élus font le grand écart permanent entre les valeurs européennes et les mœurs ou la politique de leur pays d'origine.

Cet ensemble de facteurs a créé un climat favorable au développement de courants toujours plus radicaux et, dans sa réaction, l'État (de droit) a toujours eu une longueur de retard. D'autant plus que les débats de fond ont été étouffés. À commencer par la plupart des médias belges, qui, du haut de leur tour de guet, préféraient chasser le «dérapage» ou mettre davantage l'accent sur le risque d'amalgame ou de stigmatisation plutôt que sur l'atteinte insupportable à nos valeurs et libertés que constituait l'incident lui-même.

Le gouvernement de Charles Michel tente courageusement de redresser la barre, mais il est bien tard et, dans un pays fédéral où des compétences importantes sont aux mains des régions (l'enseignement, l'intégration, les cultes, pour n'en citer que quelques-unes en lien avec la radicalisation), il est loin de disposer de tous les leviers pour agir. Certes, le défi terroriste concerne toute l'Europe, mais chacun le voit, en Belgique, qualifiée par CNN de capitale logistique de l'État islamique, le problème est plus profond qu'ailleurs. Après le temps du deuil, l'enjeu sera désormais de savoir si, collectivement, la Belgique va, enfin, ouvrir les yeux et réagir.

*Ancien secrétaire général de Médecins sans frontières et ex-président de l'International Crisis Group.
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