jeudi, février 28, 2013

La duperie européiste


Comme souvent, la duperie européiste repose sur une manipulation des mots. Quand on parle d'«Europe» au sens politique, ce qui est déjà un abus de langage, on entend deux choses très différentes :

1) L'idée vague que si tous les Européens s'embrassaient sur la bouche, les choses iraient mieux. Cette idée est très contestable, mais c'est une autre histoire.

2) La technocratie bruxelloise et son cortège de pulsions soviétoïdes.

Habituellement, quand on interrogeait les Européens «Aimez vous l'Europe ?", ils répondaient sur (1) et approuvaient. Après quoi, les technocrates bruxellois, par un tour de passe-passe peu glorieux, comprenaient (2) et disaient «vous voyez que les Européens sont d'accord avec nous».

Heureusement, les Européens commencent à comprendre, mais un peu tard, qu'on s'est foutu de leur gueule.

Etat français : fort avec les faibles, faible avec les forts

Etat français : fort avec les faibles, faible avec les forts

mercredi, février 27, 2013

«Carton rouge» pour Delphine Batho

L'AFP :

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Un «carton rouge»: c'est l'expression employée par la ministre [Madame le ministre, en français non-AFP] de l'écologie à l'encontre de l'Académie des sciences. En cause, un débat organisé mardi sur les gaz de schiste par le géophysicien Vincent Courtillot, ami de longue date de Claude Allègre [typique de l'information orientée de l'AFP : qu'est-ce que cette précision apporte à la dépêche, à part un amalgame hors-sujet - l'amitié n'ayant rien à faire dans une controverse scientifique ?], qui met en cause le rôle de l'homme dans le réchauffement climatique.

«Donner ainsi crédit aux thèses d'un climato-sceptique notoire qui juge stupide les travaux du Giec (les climatologues rassemblés sous l'égide de l'ONU, NDLR), c'est triste pour l'Académie des sciences», confie Delphine Batho.
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Pour bien goûter le sel et l'horreur de cette déclaration, il faut savoir que, vu son parcours académique et professionnel (le militantisme depuis l'âge de treize ans (1) !),  il est douteux que madame le ministre comprenne seulement le sujet, sans même se mêler de donner son avis sur le fond. On notera aussi la pauvreté de l'expression : «carton rouge», «c'est triste pour ...». Ce vocabulaire relève plus du commentaire footballistique que de la déclaration ministérielle.

Bref, son avis sur ces sujets scientifiques, gaz de schiste et réchauffisme, est purement politique : est-ce que j'augmente ma popularité est disant noir ? Est-ce que j'augmente ma popularité est disant  blanc ?

Madame le ministre ignore visiblement que la science n'est pas démocratique, qu'elle ne se décide pas à la majorité. D'ailleurs, elle s'en fout, de la science. C'est une démarche obscurantiste au sens littéral : on décide de nier la vérité scientifique au nom de considérations non scientifiques.

Que de tels ignares existent, passe encore. Mais qu'ils soient ministres ! Qu'ils aient un pouvoir sur nous et aucune hésitation à en user,  c'est proprement terrifiant.

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(1) : il faut bien se représenter ce qu'une telle carrière signifie. Depuis sa plus tendre adolescence, cette dame a eu pour préoccupation principale d'emmerder le monde, d'imposer aux autres sa propre conception du juste, du beau et du bon. Quand je vous dis que les ministres du gouvernement Hollande sont du bois dont on fait les totalitaires, je ne plaisante pas.




La Bataille de l'Atlantique ou le problème du diplodocus qui pète


Je suis en train de lire Engineers of victory.

Le chapitre sur la Bataille de l'Atlantique me rappelle une réflexion que je m'étais déjà faite en lisant The right of the line.

On peut argumenter avec quelque raison que la Bataille de l'Atlantique, étalée sur deux ans, est la bataille décisive de la seconde guerre mondiale.

En effet, Churchill s'est débrouillé pour ne pas perdre la guerre en mai 1940, mais il aurait très bien pu la perdre au printemps 1943, dans les eaux de l'Atlantique. Si la Grande-Bretagne avait été condamnée à la famine, la reconquête de l'Europe n'aurait pas été possible et même la bombe atomique, rare et prête seulement en 1945, aurait été insuffisante.

Churchill lui-même a écrit que ce fut son inquiétude constante. Un seul chiffre permet de comprendre : les U-boote ont coulé en 1942, rien que dans l'Atlantique, 5,7 millions tonnes, l'équivalent de cent paquebots France. C'est un  taux d'attrition phénoménal, que même l'Amérique industrielle ne pouvait compenser (à cette date). S'il avait continué, la Grande-Bretagne aurait du cesser le combat, faute de bateaux et de marins, avant que la montée en puissance industrielle des Etats-Unis puisse lui venir en aide.

On pourrait donc en conclure, naïvement, que la Bataille de l'Atlantique bénéficiait de toutes les priorités dans l'attribution des moyens matériels et humains. Hé bien, pas du tout. C'est le problème du diplodocus qui pète : Pierre Desproges disait que "le diplodocus était tellement gros qu'il ne s'entendait même pas péter".

La tête, l'Etat-Major Impérial, avait décidée que la Bataille de l'Atlantique était primordiale, mais "Bomber" Harris, avec sa forte personnalité, avait réussi à manoeuvrer de manière à ce que cette décision ne descende pas dans les étages inférieurs de la Royal Air Force.

Le Bomber Command, à la stratégie douteuse, moralement, politiquement et militairement (1), a continué à bénéficier de la priorité dans l'attribution des hommes et des matériels, alors que l'on sait, rétrospectivement, que le rapport de force a basculé dans l'Atlantique quand le Coastal Command a commencé à passer de la misère à la pauvreté, et on parle là d'une douzaine (!!!!) de bombardiers à long rayon d'action, sur les centaines que le Bomber Command perdait tous les mois au-dessus de l'Allemagne.

Il a d'ailleurs fallu une grosse colère, in extremis, à l'Etat-Major Impérial pour que ce brin de générosité pour le Coastal Command prenne corps.

Le cas est intéressant : voilà une bataille décisive, qui met en jeu l'existence même du pays, les dirigeants en ont conscience et, pourtant, à cause d'une forte personnalité aux échelons inférieurs, les décisions sont détournées.

Ce n'est pas sans rappeler certains points de The Essence of decision, sur la Crise de Cuba.

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(1) : on peut se demander si l'effort gigantesque pour bombarder les populations civiles allemandes a raccourci la guerre d'un seul jour. Retenez ce chiffre hallucinant : le Bomber Command a perdu plus d'officiers que l'armée de terre britannique pendant le première guerre mondiale.





La grève des impôts

Nos impôts servent à financer des organes d'oppression, comme par exemple le Conseil Economique et Social, dernier en date à avoir fait parler de lui.

Il est donc tout à fait justifié moralement de cesser de payer les impôts qui servent à financer autre chose que les dépenses régaliennes de l'Etat, défense, police, justice, diplomatie.

Comme celles-ci sont, en comptant très généreusement, à 20 % du PIB et que les impôts sont largement au double, on peut estimer qu'environ la moitié des impôts que nous payons sont du racket fiscal au profit de différents groupes de pression et clientèles et sont profondément immoraux.

Il serait donc tout à fait juste de cesser de payer, par exemple, l'impôt sur le revenu.

Comment faire ?

1) Le schéma idéal, le plus politique, est que des centaines de milliers (ne rêvons pas encore à des millions) de Français se mettent d'accord pour cesser de payer leurs impôts sur le revenu. Internet permet de lancer ce mouvement d'opinion mais pas d'en assurer la mise en oeuvre. Le risque est évidemment qu'il y ait beaucoup de promesses et peu de réalisations.

2) La fraude fiscale. Elle n'est hélas pas à portée de nous autres, salariés. Elle peut sembler contestable mais qui a commencé le premier à s'affranchir de la morale en volant tant et plus ? C'est bien l'Etat. Quand il n'y a plus de bornes, il n'y a plus de limites.

3) L'exil intérieur : j'en entends parler de plus en plus autour de moi. Des gens qui réduisent la voilure : ils travaillent moins et consomment moins, ce qui, mécaniquement, réduit les rentrées fiscales. C'est l'effet Laffer.

4) L'exil extérieur. C'est la forme de grève des impôts la plus radicale, puisque l'exilé cesse de payer tout impôt en France. C'est aussi la plus destructrice pour le pays : que l'Etat fasse naufrage, je m'en fous, il l'a bien mérité. En revanche, que les jeunes les plus entreprenants et les mieux formés s'exilent, et c'est l'avenir qui s'en va.

mardi, février 26, 2013

Faut-il parler aux gauchistes ?

Faut-il parler aux gauchistes ? Non, cela n'a aucun intérêt (voir la célèbre phrase d'Audiard à ce sujet).

Prenons modèle sur la remarquable stratégie d'influence des Soviétiques.

Nous ne devons pas cibler les convaincus : pour ou contre nous, ils sont déjà convaincus. Nous devons viser les indécis, les tièdes, les cyniques, les suiveurs, les convaincre que l'avenir est au conservatisme.

Français en autoclave : l'expérience continue

Vous savez que je pense que notre oligarchie poursuit une expérience scientifique : les oligarques chauffent les Français non-reniés et leur mettent la pression afin de déterminer leur point d'explosion.

La pression est montée d'un cran aujourd'hui. La Grande Loge Maçonnique de la place d'Iena Le Conseil Économique et Social vient de faire un superbe bras d'honneur à 700 000 mal-pensants, confirmant ce que nous savions tous, que la "démocratie" est réservée aux bien-pensants.

Les feignasses, les bons-à-rien et les naufragés du social-clientélisme, qui peuplent le CES et qui sont trop payés à nos frais, poursuivent donc l'expérience oligarchique par un superbe foutage de gueule, en nous jetant leur inutilité de parasites à la face.

Et vous savez quoi ? Je crois que l'expérience va se poursuivre longtemps. Les Français adorent se faire marcher sur la tronche par des raclures gauchistes.

Italie : le peuple se venge

En Italie comme partout en Europe, il y a «eux», la classe jacassante, l'hyper-classe mondiale, comme dit Radio-Courtoisie, et «nous», les imbéciles qui ne peuvent envisager leur avenir et celui de leurs enfants hors de leur pays.

Les «eux» pronostiquaient évidemment la victoire du centre-gauche, des technocrates, puisque c'est se donner à la victoire à eux-mêmes.

Hélas, les «nous» ont de de plus en plus tendance à voter contre les «eux» (sauf en France, où, heureusement, le peuple est bâillonné par des experts en dictature molle qui se tiennent les coudes par delà les fausses fractures partisanes).

Cette opposition est peut-être populiste (insulte suprême chez les «eux», qui détestent le peuple -au point de faire venir un peuple de remplacement- tout se gargarisant du mot «démocratie») mais elle est rationnelle : les «nous» sont fondés à penser que les politiques menées par les «eux» depuis trente ans sont la cause de leurs malheurs actuels.

Seulement voilà : la vengeance n'est pas toujours bonne conseillère.


lundi, février 25, 2013

Faudra-t-il un printemps français ?

Faudra-t-il un printemps français ?

Je publie ce texte parce qu'il est plaisant, mais je ne crois pas une seconde à un «printemps français».

Vu tout ce que prennent dans la gueule depuis des décennies les Français non-reniés, si une réaction avait été possible, cela ferait bien longtemps qu'ils auraient réagi.

dimanche, février 24, 2013

Profession : féminisation = dégradation ?

Les échanges provoqués par le billet précédent m'incitent à surenchérir.

Depuis un siècle, les femmes ont conquis beaucoup de professions auparavant réservées aux hommes.

Quand la féminisation d'une profession n'est plus réservée à quelques pionnières mais devient un phénomène de masse, cette féminisation entraine-t-elle une dégradation et une perte de prestige de la profession touchée ?

Quatre exemples de corrélation entre féminisation et dégradation me viennent à l'esprit : les magistrats, les médecins, les politiciens et les instituteurs. Certains ajoutent les pilotes de ligne, les militaires, les pompiers et les policiers.

Mais corrélation ne veut pas dire causation.

Le seul où je sois à peu près sûr de moi, ce sont les instituteurs, puisque je le tiens de conversations avec une directrice d'école : l'afflux de «petites nanas» dont la motivation est un deuxième salaire à la maison et des horaires permettant de garder ses propres gosses a participé à la dégradation de l'enseignement primaire (même si la principale cause, ce sont les pédagogos).

A contrario, des professions échappent à la féminisation : chefs, banquiers, pilotes de course, ingénieurs. Mais je doute que le prestige de certaines soit intact.

Pour le reste, je vous laisse les commentaires.

Autorité : 80% des futurs magistrats sont des femmes, on en parle ?

Manuel Valls s'inquiète d'une crise de l'autorité. De sa part, c'est pure esbroufe puisqu'il accepte comme collègue Christiane Taubira, qui passe son temps à saper toute autorité (sauf celle qui s'attaque au mâle blanc français hétérosexuel).

Pourtant, c'est une vraie question. Notamment, au ministère de la justice. Entre les peines ultra-légères et les peines non appliquées, on retire toute autorité aux forces de l'ordre : un voyou est fondé à penser qu'il bénéficie d'une impunité certaine. Seuls les crimes-pensées sont encore punis sévèrement.

Dans cette déliquescence de la justice en France, il y a beaucoup d'éléments, mais il y en a un qui est encore plus tabou que les autres : 80 % des élèves de l'école de la magistrature sont des femmes.

On sait déjà qu'en matière d'affaires familiales, nous avons une justice de femmes pour les femmes.

Plus largement : la loi et l'autorité, c'est l'homme.

Je sais, c'est un schéma ancien et réactionnaire. Je l'assume, tant qu'on ne m'a pas prouvé la validité du schéma nouveau et moderne.

Qu'une femme puisse être aussi sévère qu'un homme, je l'envisage sans peine. Mais que dix mille femmes soient aussi sévères que dix milles hommes, non. Ce n'est donc pas une question de parité : l'omniprésence masculine d'antan ne posait aucun problème d'autorité.

Il y a une corrélation troublante entre l'abolition de la peine de mort, l'extension de la culture de l'excuse et la féminisation de la justice. Oui, oui, corrélation n'est pas raison,  le problème de la poule et de l'oeuf ...

La féminisation de la justice est probablement une renonciation collective à la justice protégeant la société (au profit d'une justice doloriste protégeant le criminel) comme la féminisation du corps enseignant est une renonciation collective à l'école enseignante (au profit de l'école-garderie).

On remarquera que la justice se féminise au moment ou le métier de juge se rapproche de l'assistante sociale, métier féminin.

Je suis odieux : j'envisage qu'il existe un éternel féminin qui rend les femmes moins aptes à l'autorité. C'est vraiment insupportable, je considère qu'homme et femme ne sont pas strictement interchangeables.

Je suis odieux contre le politiquement correct, certes, mais jusqu'à preuve du contraire, j'ai raison : quand on détruit une institution qui fonctionne pour la remplacer par une nouvelle institution, c'est à l'innovateur d'apporter la preuve d'une amélioration ou, au moins, d'une absence de détérioration.

Et, pour l'instant, la comparaison entre la justice de 2013 et celle de 1913 est en faveur de l'ancienne en terme d'efficacité.

Soyons clairs : pour certains, ce billet sera un tissu d'évidences ; pour d'autres, un abominable torchon. Mais les premiers ont plusieurs siècles derrière eux, tandis que les seconds ont les quelques décennies depuis 1968, qui ne sont pas particulièrement glorieuses.

samedi, février 23, 2013

Contre le mercantilisme

Et si l'Allemagne était le problème ?

Le mercantilisme est une doctrine folle. La preuve : Colbert, l'Attila de l'économie française, en est le plus illustre défenseur.

Le mercantilisme est simple à expliquer :

> on s'efforce d'exporter plus qu'on importe.

> on accumule donc de l'argent en provenance de l'étranger (sous forme de devises ou d'or).

> et ... Plus rien. C'est là que les affaires se gâtent. Une fois qu'on a accumulé des devises ou de l'or, on est exactement comme ce vieux grippe-sou qui meurt avec des coffres pleins : on a l'air d'un con.

Les devises ne sont qu'un intermédiaire, si on les thésaurise au lieu de les réinvestir, on n'a rien compris à l'économie. Et elle se venge : ça se termine toujours en catastrophe.

Il est navrant que les politiciens français retiennent seulement du «modèle allemand» ce mercantilisme, alors qu'il y a beaucoup de choses à retenir de l'Allemagne (par exemple, moitié moins de fonctionnaires par habitant), sauf, justement, ce mercantilisme, qu'il faut fuir comme la peste.

La politique intelligente est bien entendu de ne pas se focaliser sur le solde extérieur, mais sur la prospérité d'ensemble, c'est-à-dire sur la liberté économique. Le Luxembourg et Singapour importent bien plus qu'ils n'exportent et pourtant, la richesse par tête de pipe y est bien plus élevée qu'en Allemagne.

Les persistances culturelles sont étonnantes : les Allemands ont toujours eu les financiers les plus cons du monde (un bon banquier allemand, ça s'appelle un banquier suisse alémanique). Les Français ont toujours eu les politiciens les plus cons du monde.

Rien de nouveau sous le soleil.


Manuel Valls déplore "une crise de l’autorité dans notre pays"... Mais qui a vraiment un problème : la France ou la gauche ?

Manuel Valls déplore "une crise de l’autorité dans notre pays"... Mais qui a vraiment un problème : la France ou la gauche ?

Manuel Valls est un salopard :

 > «Je ne sais quelle France»

Et un impuissant :

> Valls, ministre populaire mais impuissant

> Zemmour, Valls et le remplacisme

vendredi, février 22, 2013

Marcela, Dominique et Anne ou le vomi sur les pompes à Maurice

Quand il lit les aventures de Marcela Iacub, de Dominique Strauss-Kahn et d'Anne Sinclair, l'honnête homme commence par vomir.

Mon voisin s'appelant Maurice (le nom a été modifié, son vrai nom est Maurice), j'ai vomi sur les pompes à Maurice. Comme Maurice ne veut même pas savoir que ces gens-là existent, il n'a pas contre-vomi sur les miennes, de pompes.

Deuxième réaction :

«Et alors ? La gauche caviar (tendance gros grains) est pourrie jusqu'à la moelle, intellectuellement et moralement. On le sait depuis longtemps. La seule utilité de ces gens c'est que, quand on marche dedans du pied droit, ça porte bonheur. Ce n'est pas nouveau».

Où est le problème ?

Les classes supérieures ont toujours vécu selon des normes morales qui n'étaient pas celles du commun.

Seulement voilà : par le passé, ces classes se sentaient tenues à des devoirs, dont celui de la dignité et de la pudeur, que certains imbéciles contemporains baptisent hypocrisie.

Aujourd'hui, rien, que dalle : que des droits et aucun devoir.

Ce n'est pas demain la veille qu'on verra François Hollande s'exposer au feu comme Louis XIV. Et quand Bossuet montait en chaire, ce n'était pas pour féliciter le roi de ses moeurs «avancées» mais pour le morigéner.

Les Sinclair, les Badinter, les Hollande et compagnie, je ne demande qu'une chose : les oublier, qu'elle disparaisse toute cette vermine dorée sur tranche. Mais non, ils viennent nous faire la leçon, nous expliquer comment il faut vivre, le Bien et le Mal. Ils poussent le toupet jusqu'à nous taper sur la tête parce qu'on n'a rien compris à ce qu'était le mariage, eux qui n'arrêtent pas de s'enfiler les uns les autres comme des bonobos en furie !

Mon ami des Infos du nain rappelle qu'il fut une époque, si proche et qui paraît déjà tellement lointaine, où la police du Bien n'avait pas encore éradiqué la liberté de parole et où l'on pouvait faire des gorges chaudes de Mme Sinclair (6'15) :




Trois émissions cinglantes


BFM Les Experts 19/02

Alain Madelin revient utilement sur sa marotte : pour faire des économies, il faut faire de l'économie. Avec une vraie économie du travail, du logement, de la santé, de la retraite, la France se porterait beaucoup mieux.

BFM Les Experts 20/02

J'ai exactement la même analyse de Jean-Pierre Petit :

> la France est victime du social-clientélisme et  de l'inflation démocratique : trop d'élus qui dépensent trop. Des clientèles ont été créées qu'il est très difficile de débrancher.

> Hollande a été élu sur le déni de réalité, à la suite d'une campagne électorale indigente des deux cotés, qui n'a abordé franchement aucun des vrais problèmes de la France.

> Affronter la réalité suppose une méthode et une persévérance  dont Hollande est incapable puisqu'il a été élu pour fuir la réalité.

> Hollande ira donc de rustine en rafistolage.

Enfin, on retiendra cet excellent commentaire d'un auditeur : «Pourquoi la révision des prévisions de croissance a-t-elle été annoncée par Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères ? Parce que l'économie est un affaire tout à fait étrangère au gouvernement Hollande !»

BFM Les Experts 21/02

Quel est le point commun entre Maurice Taylor et Gérard Depardieu ?

Ils ont tous les deux été en but au mépris de classe des bobos.

Ne revenons pas sur le fait que Gérard Depardieu, d'extraction modeste, ex-apprenti imprimeur à 14 ans, a été le seul exilé fiscal visé durablement par des attaques ad hominem haineuses des bobos. Les millionaires et les milliardaires bourgeois sont traités de manière beaucoup plus polie par ces gens.

Dans sa réponse verbeuse à Maurice Taylor, qui a commencé sa vie comme ajusteur (aux Etats-Unis, un ajusteur peut devenir milliardaire. Pas en France. Je ne vois pas de raison de nous glorifier de cette différence), Montebourg étale sa morgue aristocratique, sa culture livresque hors sujet.

Enfin, toujours dans cette catégorie «mépris de classe des bobos», après le «troussage de domestique» de Jean-François Kahn, on notera le comble de raffinement, d'élégance et de distinction d'Anne Sinclair : «Il n'y a pas de mal à se faire sucer par une femme de ménage».

Et ce sont ces gens qui nous font des leçons de respect et de solidarité à tout prétexte !

jeudi, février 21, 2013

On achève bien les héros

On achève bien les héros

Que la nouvelle de cette agression n'ait pas fait le tour des journaux illustre bien l'immonde saloperie de notre époque : on se gargarise sans pudeur d'antifascisme, mais les antifascistes, on les préfère virtuels, morts ou communistes.

Quand il leur arrive, ou qu'ils disent, des choses qui dérangent, on les oublie.

Abrogation du jour de carence pour les fonctionnaires

Abrogation du jour de carence pour les fonctionnaires : pour l'administration française, c'est tous les jours jour de carence.

En fait, je n'avais pas compris ce gouvernement : c'est un gouvernement de scientifiques, ils font des expériences. Les cobayes, c'est nous.

Le thème de l'expérience en cours : «Où est le seuil d'explosion des Français du privé ? Jusqu'à quel point peut-on se foutre de leur gueule, les matraquer sans cesse tout en dorlotant les ponctionnaires, avant qu'ils n'explosent ?»

Ma réponse intuitive est que le seuil est très très haut. Nous sommes tellement habitués à nous comporter comme de gentils moutontribuables, bien soumis, bien obéissants, que le gouvernement aurait tort de se retenir.

Nous exprimons de temps en temps de mignons mouvements d'humeur, de rigolotes bouderies, mais de révoltes ? Mais de révolutions ? Jamais.

Enfin, si. Il y a tout de même une réaction forte (hélas, indolore à court terme, donc impuissante à rien changer) : les jeunes entreprenants partent faire leur vie ailleurs par dizaines de milliers.

La «manif» du 24 mars va être intéressante. C'est la manifestation du «coeur de cible» (pas au sens marketing, au sens fabricant de la MG 42) du gouvernement Hollande. Si nous restons dans le mièvre, le mou, le pastel, Hollande a raison de nous en foutre plein la gueule. Si nous passons à des slogans plus musclés, plus politiques, les affaires sérieuses commencent.

Pour ceux qui ne connaitraient pas la MG 42 (les citrouilles, c'est nous) :

mercredi, février 20, 2013

Une baffe titanesque


La lettre du PDG de Titan à Arnaud Montebourg et, indirectement, à la CGT a fait le tour du Ouèbe.

Elle est caricaturale. Mais, face à un pays et à un gouvernement en plein déni de réalité, la caricature peut avoir un rôle pédagogique.

Je suis vexé que cela vienne d'un Amerloque. Pourtant cela ne pouvait venir d'un Français, il n'aurait pas été entendu.

Je regrette que nous en soyons arrivés à ce point d'hypnose collective que seule une baffe puisse nous réveiller.

Addendum :

Entretien de Taylor avec PY Dugua

Lettre de Montebourg à Taylor

La réhtorique de Montebourg pèse peu face au poids des réalités.

8 leçons d'histoire économique (JM Daniel)


Un livre plaisant. Il manque un peu de fil conducteur, mais il recèle des informations et des anecdotes instructives.

lundi, février 18, 2013

Indéfendables socialistes

Le budget de la défense est une excellente pierre de touche pour juger du sens des responsabilités d'un gouvernement.

En effet, la défense est une assurance vitale de long terme, dont l'utilité immédiate ne saute pas aux yeux et qui concerne des personnels qui ne protestent pas. Vision cohérente avec le fait que tous les dirigeants français de Clovis à De Gaulle (1) ont considéré que la défense était la mission première de l'Etat et la justification de son existence.

Un État français qui renonce à sa mission de défense ne mérite plus d'exister. C'est aussi simple que cela.

Dans notre situation où aucune évolution extérieure ne justifie une baisse du budget de la défense (c'est le contraire), tout mouvement en ce sens est donc un signe grave de fuite de ses responsabilités et de trahison des devoirs de sa charge de la part du gouvernement.

Or, tous les signes montrent que c'est précisément ce qu'il prépare : des coupes drastiques réduisant à néant la capacité opérationnelle de l'armée française, sauf pour le défilé du 14 juillet. La question de la capacité nucléaire n'est pas tranchée.

À mes yeux, l'Etat trahissant sa mission première, il perd toute légitimité.

Cela ne changera rien à mon quotidien (pour l'instant), mais il n'y a pas de quoi se fendre la pipe.

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(1) : on pourrait discuter des années 20-30 ou de Vichy.