« J'étais prêt à mourir » : le témoignage de Franck, le motard héroïque de Nice
On notera, pour l'anecdote, qu'il décrit, probablement sans le savoir, les symptômes du stress au combat (ce truc qui nous vient de l'âge des cavernes) : focalisation / effet tunnel, réflexion accélérée, hyper-conscience / sensation que les choses se passent au ralenti, capacités physiques et sensorielles augmentées, insensibilité à la douleur, puis, après coup, fatigue et dépression.
Autre point intéressant de ce témoignage : « J'ai tout de suite compris ». Or, la réaction la plus fréquente des témoins de ce genre d'événements est la sidération, l'incompréhension, voire la paralysie.
Pourquoi a-t-il tout de suite compris ? Pourquoi a-t-il pris au sérieux, contrairement à la plupart, au point que sa réaction a été instinctive, l'idée que la France est en guerre et que s'il se passe quelque chose d'inhabituel, c'est un attentat ?
D'autre part, je commence à en avoir ma claque du discours fataliste « nos services de sécurité sont parfaits. Il n'y a rien à faire de plus pour éviter les attentats. Il faut s'y habituer comme à une fatalité climatique ».
Voilà un article qui remet les pendules à l'heure et la responsabilité au centre du village :
Nice, l'effroyable raté : comment les services de renseignement français sont passés à côté des avertissements de l'Etat islamique
jeudi, juillet 21, 2016
mercredi, juillet 20, 2016
Un point précis : où en sont nos politiciens dans la lutte contre le terrorisme musulman ?
Trouvé en commentaire chez Philippe Bilger :
*************
Comment dis-je ? Les Français savent que le pays n'est pas défendu et ils en souffrent.
Mais c'est pareil pour les Italiens. La présidente de la chambre des députés explique que le travail des politiciens italiens n'est pas de s'occuper de préférencce aux Italiens. Elle oublie que, comme les autres politiciens, elle est payée par les impôts des Italiens et qu'il ne s'agit pas pour eux d'une préférence, mais d'une obligation.
Les explications complètent par Curmu :
Curmudgeon
*************
Mercredi 20-07-2016 : la parole a été donnée au député Yves Nicolas qui demandait de :
1. Permettre le contrôle d'identité par les Policiers Municipaux - refusé
2. Permettre à la Police Municipale de disposer des mêmes armes que la Police Nationale - refusé
3. Mettre en place des centres de rétention pour les présumés fichés "S" - refusé
4. Expulser de notre territoire national les étrangers condamnés fichés "S" - refusé
5. Supprimer toutes prestations sociales aux terroristes et leur famille - refusé
6. Permettre la fouille des véhicules par la Police sans permission préalable - refusé
7. Interdire le financement des lieux de culte par les puissances étrangères : Qatar, Arabie Saoudite - refusé
8. Fermer les mosquées salafistes prêchant la haine - refusé
9. Reprendre et ajuster la loi sur la légitime défense des Policiers - refusé
10. Allonger la durée à l'assignation à résidence des fichés "S" - refusé
11. Interdire le retour sur le territoire national des jihadistes binationaux - refusé
12. Supprimer l'automaticité de la réduction de peine pour personnes condamnées pour terrorisme - refusé
13. Lutter avec la Russie contre l'Etat islamique - refusé
*************2. Permettre à la Police Municipale de disposer des mêmes armes que la Police Nationale - refusé
3. Mettre en place des centres de rétention pour les présumés fichés "S" - refusé
4. Expulser de notre territoire national les étrangers condamnés fichés "S" - refusé
5. Supprimer toutes prestations sociales aux terroristes et leur famille - refusé
6. Permettre la fouille des véhicules par la Police sans permission préalable - refusé
7. Interdire le financement des lieux de culte par les puissances étrangères : Qatar, Arabie Saoudite - refusé
8. Fermer les mosquées salafistes prêchant la haine - refusé
9. Reprendre et ajuster la loi sur la légitime défense des Policiers - refusé
10. Allonger la durée à l'assignation à résidence des fichés "S" - refusé
11. Interdire le retour sur le territoire national des jihadistes binationaux - refusé
12. Supprimer l'automaticité de la réduction de peine pour personnes condamnées pour terrorisme - refusé
13. Lutter avec la Russie contre l'Etat islamique - refusé
Comment dis-je ? Les Français savent que le pays n'est pas défendu et ils en souffrent.
Mais c'est pareil pour les Italiens. La présidente de la chambre des députés explique que le travail des politiciens italiens n'est pas de s'occuper de préférencce aux Italiens. Elle oublie que, comme les autres politiciens, elle est payée par les impôts des Italiens et qu'il ne s'agit pas pour eux d'une préférence, mais d'une obligation.
Les explications complètent par Curmu :
Il y a des faits qui, sur le moment, sont peu relevés, mais qui restent dans les archives et acquièrent subitement la notoriété à la faveur d'un évènement catalysant. C'est ce qui se passe en Italie.
La présidente de la Chambre des députés, Laura Boldrini (parti Gauche, écologie et liberté), s'est rendue au Maroc en juin 2016. Elle y a déclaré d'abord, et elle n'est pas la seule à l'affirmer, que le principal problème actuel, ce n'est pas le terrorisme, c'est la montée des populismes.
Ensuite, elle a également rendu publique devant son auditoire marocain (probablement pantois in petto) cette proclamation admirable : c'est une grave erreur de penser que les responsables politiques italiens doivent s'occuper en priorité des Italiens ("Mai ricetta più sbagliata di quella di chi dice che bisogna prima pensare ai nostri concittadini").
Relisez bien : ce n'est pas un lapsus.
D'une manière générale, la chose est évidente, les électeurs d'un pays portent au pouvoir (et payent de leurs impôts) des dirigeants dont le devoir premier est de NE PAS s'occuper de leurs compatriotes citoyens-contribuables, mais de tous les autres.
Qu'on se le dise : Laura Boldrini vient de faire sous le soleil chérifien une percée politologique qui enfonce 2500 ans de réflexions soutenues.
On peut étendre ce principe révolutionnaire. Un seul exemple. Le devoir prioritaire des parents est de s'occuper des enfants des autres.
Italien :
Français :
Libellés :
La lie,
trahison de la classe dirigeante
dimanche, juillet 17, 2016
L'étrange apathie des Français face au terrorisme musulman
Alors qu'à l'occasion de la construction du moindre aéroport se créent des dizaines d'associations et de groupuscules qui font chier le monde en long, en large et en travers, le bilan des attentats musulmans en France dépasse les deux cents morts en un an et demi sans susciter la moindre réaction notable des Français : pas d'associations pour protester et exiger des comptes, pas de manifestations de colère.
Rien que des trucs mous : des marches de tapettes et des tweets de lopettes.
Or, cela reflète de moins en moins l'état d'esprit des Français tel qu'on peut le saisir au détour de conversations ou de sondages (qui, certes, valent ce qu'ils valent).
Le gouffre entre l'opinion intime et l'expression publique me paraît béant et recèle une part de mystère. Toutes les explications que je connais (police de la pensée, endoctrinement, mensonges des médias etc.) me paraissent insuffisantes à expliquer ce hiatus.
Je m'interroge.
Rien que des trucs mous : des marches de tapettes et des tweets de lopettes.
Or, cela reflète de moins en moins l'état d'esprit des Français tel qu'on peut le saisir au détour de conversations ou de sondages (qui, certes, valent ce qu'ils valent).
Le gouffre entre l'opinion intime et l'expression publique me paraît béant et recèle une part de mystère. Toutes les explications que je connais (police de la pensée, endoctrinement, mensonges des médias etc.) me paraissent insuffisantes à expliquer ce hiatus.
Je m'interroge.
vendredi, juillet 15, 2016
Terrorisme musulman : Juppé a encore dit une connerie
Alain Juppé est vraiment un blaireau mais un blaireau dangereux. Il a traité le terroriste de Nice de "fou furieux". Une analyse aussi courte, qui fait autant dans le déni, confine à la trahison pure et simple.
A propos de l'attentat de Nice
Je n'ai pas grand-chose à dire, "je vous l'avais bien dit" ?
Bien sûr, la compassion aux victimes ... Mais elle devient une insulte quand le sentimentalisme lacrymal sert à masquer la ferme décision de ne pas agir sur les causes du terrorisme musulman en France. Alors, le gouvernement, la classe dirigeante toute entière, se contenteront, une fois de plus, de mesures sécuritaires qui emmerderont tout le monde, bourreaux et victimes, et empêcheront plus les Français de se défendre que les terroristes d'agir.
Je vous laisse avec Eric Verheaghe et le commentaire que j'ai laissé en correctif :
Les Niçois, nouvelles victimes du « Vivre Ensemble
****************
Il faut arrêter de se raconter de jolies histoires.
"Laïciser l'islam" ? Ataturk a essayé, nous avons Erdogan. L'islam existe depuis 1300 ans et l'occident y est confronté depuis sa naissance. Nous le connaissons bien, ce n'est pas comme si c'était une découverte récente. Un peu de culture et de perspective historique, que diable !
Il n'y a qu'une seule chose à faire : arrêter totalement l'immigration musulmane et renvoyer le maximum de musulmans chez eux, car la France n'est pas et ne sera jamais chez eux (le seul moyen pour un musulman d'être vraiment français, c'est de cesser d'être musulman. C'est une grande joie pour moi quand un musulman se convertit chrétien, discrètement, par peur des représailles de ses ex-coreligionnaires).
Cette politique implique évidemment de sortir de tous les "machins" qui nous paralysent (UE, CEDH, etc.). Mais il faut savoir ce que l'on veut : voulons nous encore vivre en France ou dans un califat plus ou moins déguisé qui ne sera plus la France ? C'est une question de vie ou de mort.
Nos dirigeants ont choisi depuis longtemps : la mise à mort de la France, trop petite pour leurs ambitions mégalomaniaques. Le peuple français est abandonné, mais il en a vu d'autres.
On remarquera que le gouvernement se réfugie une fois de plus derrière le très vague "terrorisme", ce qui donne toute la mesure de sa combativité. En fait, sa seule vraie combativité, c'est pour empêcher les Français de se défendre.
****************
Les Français qui ont envie de se battre pour défendre la France sont une minorité (sinon les mous ne seraient pas élus). La question est : "Cette minorité sera-t-elle assez forte pour faire basculer la majorité molle, le marais, et faire changer la politique de l'Etat ?" Car une fois que l'Etat a basculé du bon coté, c'est gagné.
Bien sûr, la compassion aux victimes ... Mais elle devient une insulte quand le sentimentalisme lacrymal sert à masquer la ferme décision de ne pas agir sur les causes du terrorisme musulman en France. Alors, le gouvernement, la classe dirigeante toute entière, se contenteront, une fois de plus, de mesures sécuritaires qui emmerderont tout le monde, bourreaux et victimes, et empêcheront plus les Français de se défendre que les terroristes d'agir.
Je vous laisse avec Eric Verheaghe et le commentaire que j'ai laissé en correctif :
Les Niçois, nouvelles victimes du « Vivre Ensemble
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Il faut arrêter de se raconter de jolies histoires.
"Laïciser l'islam" ? Ataturk a essayé, nous avons Erdogan. L'islam existe depuis 1300 ans et l'occident y est confronté depuis sa naissance. Nous le connaissons bien, ce n'est pas comme si c'était une découverte récente. Un peu de culture et de perspective historique, que diable !
Il n'y a qu'une seule chose à faire : arrêter totalement l'immigration musulmane et renvoyer le maximum de musulmans chez eux, car la France n'est pas et ne sera jamais chez eux (le seul moyen pour un musulman d'être vraiment français, c'est de cesser d'être musulman. C'est une grande joie pour moi quand un musulman se convertit chrétien, discrètement, par peur des représailles de ses ex-coreligionnaires).
Cette politique implique évidemment de sortir de tous les "machins" qui nous paralysent (UE, CEDH, etc.). Mais il faut savoir ce que l'on veut : voulons nous encore vivre en France ou dans un califat plus ou moins déguisé qui ne sera plus la France ? C'est une question de vie ou de mort.
Nos dirigeants ont choisi depuis longtemps : la mise à mort de la France, trop petite pour leurs ambitions mégalomaniaques. Le peuple français est abandonné, mais il en a vu d'autres.
On remarquera que le gouvernement se réfugie une fois de plus derrière le très vague "terrorisme", ce qui donne toute la mesure de sa combativité. En fait, sa seule vraie combativité, c'est pour empêcher les Français de se défendre.
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Les Français qui ont envie de se battre pour défendre la France sont une minorité (sinon les mous ne seraient pas élus). La question est : "Cette minorité sera-t-elle assez forte pour faire basculer la majorité molle, le marais, et faire changer la politique de l'Etat ?" Car une fois que l'Etat a basculé du bon coté, c'est gagné.
mardi, juillet 12, 2016
Deux articles de Peter Hitchens
Je ne suis pas toujours d'accord avec Peter Hitchens mais c'est un conservateur sain, qui assume son conservatisme sans réticence ni emphase. Et il est libéral à l'anglaise. Contrairement aux conservateurs à la française, il a bien compris que l'Etat est l'instrument principal du progressisme.
lundi, juillet 11, 2016
Devenons nous plus bêtes ?
The enstupidation of France
Je suis intimement persuadé que le niveau d'intelligence des Français baisse, pour deux raisons, l'immigration et l'effondrement de l'exigence éducative. Autrement dit, le potentiel d'intelligence des populations est moins élevé qu'avant et l'intelligence est moins stimulée.
Je suis sur ce sujet dans une position intellectuelle qui me dérange beaucoup : je ne doute pas de mon opinion mais je n'ai pas d'éléments de preuve satisfaisants. D'habitude, si je n'ai pas de preuves, je doute. Là non.
Dès que l'on aborde le sujet, les notions sont floues. Qu'est-ce que l'intelligence d'une population ? Comment la mesure-t-on ? Que signifie concrètement cette mesure ?
Ce qui me persuade de cette opinion, c'est la vie quotidienne.
Par exemple, sur la route, j'ai l'impression de voir de plus en plus de comportements idiots. Je ne dis pas inciviques ou illégaux, après tout on peut faire des choses illégales qui sont intelligentes dans le but d'aller d'un point A à un point B. Mais idiots au sens vrai du terme : qui empêche d'atteindre le but.
Je me demande si je ne suis pas victime d'un biais rétrospectif. Pourtant, il ne me semble pas. J'ai même tendance à penser que cet argument du biais rétrospectif est de ma part une fuite devant une réalité très dérangeante.
Je suis intimement persuadé que le niveau d'intelligence des Français baisse, pour deux raisons, l'immigration et l'effondrement de l'exigence éducative. Autrement dit, le potentiel d'intelligence des populations est moins élevé qu'avant et l'intelligence est moins stimulée.
Je suis sur ce sujet dans une position intellectuelle qui me dérange beaucoup : je ne doute pas de mon opinion mais je n'ai pas d'éléments de preuve satisfaisants. D'habitude, si je n'ai pas de preuves, je doute. Là non.
Dès que l'on aborde le sujet, les notions sont floues. Qu'est-ce que l'intelligence d'une population ? Comment la mesure-t-on ? Que signifie concrètement cette mesure ?
Ce qui me persuade de cette opinion, c'est la vie quotidienne.
Par exemple, sur la route, j'ai l'impression de voir de plus en plus de comportements idiots. Je ne dis pas inciviques ou illégaux, après tout on peut faire des choses illégales qui sont intelligentes dans le but d'aller d'un point A à un point B. Mais idiots au sens vrai du terme : qui empêche d'atteindre le but.
Je me demande si je ne suis pas victime d'un biais rétrospectif. Pourtant, il ne me semble pas. J'ai même tendance à penser que cet argument du biais rétrospectif est de ma part une fuite devant une réalité très dérangeante.
Libellés :
déclin de l'intelligence des Français
samedi, juillet 09, 2016
Brexit : « bullshit jobs » contre vrais métiers
Je continue à explorer les interprétations alternatives du Brexit :
Le véritable clivage du Brexit (billet invité)
************
L’économiste David Graeber nous met sur la piste. Sa pensée stimulante et iconoclaste a fait ressortir un fait saillant du monde de l’entreprise post-moderne : la multiplication des « bullshit jobs », activités aux titres ronflants mais ne produisant en pratique rien de concret ni d’utile, parasitant au contraire ceux qui produisent un véritable travail. Au premier chef des « bullshit jobs » figure bien entendu l’activité de consultant en stratégie, celle de prestigieux cabinets tels que le BCG ou Mc Kinsey, dont n’importe quel bon professionnel en entreprise vous confirmera qu’ils provoquent l’hilarité et la moquerie que méritent la vacuité et la superficialité.
Nous proposons donc le clivage alternatif suivant : sont partisans du Bremain ceux qui exercent un « Bullshit job » et sont partisans du Brexit ceux qui exercent un travail réel et connaissent la vraie vie. Ceci d’ailleurs, quel que soit le niveau social du poste exercé, aussi bien pour les « bullshit jobs » que pour les vrais métiers.
Cette explication a l’avantage de bien mieux rendre compte de la situation. En premier lieu, la séparation selon la classe sociale ne devient plus le facteur prépondérant – l’on trouve des partisans du Brexit d’un niveau social très élevé – mais sa corrélation avec le vote demeure expliquée. En effet et comme le note malicieusement David Graeber, les postes les plus élevés de la société post-moderne sont des « bullshit jobs », expliquant corrélativement « l’élite » superficielle, narcissique et totalement incompétente qui tient actuellement les commandes du monde politique et économique.
Si les « bullshit jobs » ont toujours existé, le propre de la société post-moderne est de leur avoir donné le pouvoir, créant une caste d’illusionnistes vivant dans un monde artificiel et irréel.
************
Un trader de la City m'a aimablement confirmé qu'il se trouvait au coeur de la « bullshit machine » et que Gaspard Koenig était un con. De là à interpréter les votes, c'est une autre histoire.
Le véritable clivage du Brexit (billet invité)
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L’économiste David Graeber nous met sur la piste. Sa pensée stimulante et iconoclaste a fait ressortir un fait saillant du monde de l’entreprise post-moderne : la multiplication des « bullshit jobs », activités aux titres ronflants mais ne produisant en pratique rien de concret ni d’utile, parasitant au contraire ceux qui produisent un véritable travail. Au premier chef des « bullshit jobs » figure bien entendu l’activité de consultant en stratégie, celle de prestigieux cabinets tels que le BCG ou Mc Kinsey, dont n’importe quel bon professionnel en entreprise vous confirmera qu’ils provoquent l’hilarité et la moquerie que méritent la vacuité et la superficialité.
Nous proposons donc le clivage alternatif suivant : sont partisans du Bremain ceux qui exercent un « Bullshit job » et sont partisans du Brexit ceux qui exercent un travail réel et connaissent la vraie vie. Ceci d’ailleurs, quel que soit le niveau social du poste exercé, aussi bien pour les « bullshit jobs » que pour les vrais métiers.
Cette explication a l’avantage de bien mieux rendre compte de la situation. En premier lieu, la séparation selon la classe sociale ne devient plus le facteur prépondérant – l’on trouve des partisans du Brexit d’un niveau social très élevé – mais sa corrélation avec le vote demeure expliquée. En effet et comme le note malicieusement David Graeber, les postes les plus élevés de la société post-moderne sont des « bullshit jobs », expliquant corrélativement « l’élite » superficielle, narcissique et totalement incompétente qui tient actuellement les commandes du monde politique et économique.
Si les « bullshit jobs » ont toujours existé, le propre de la société post-moderne est de leur avoir donné le pouvoir, créant une caste d’illusionnistes vivant dans un monde artificiel et irréel.
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Un trader de la City m'a aimablement confirmé qu'il se trouvait au coeur de la « bullshit machine » et que Gaspard Koenig était un con. De là à interpréter les votes, c'est une autre histoire.
Le racisme des noirs américains
Après des décennies à s'apitoyer sur les noirs américains, à les victimiser et à les assister, à leur expliquer que tous leurs problèmes viennent des méchants blancs au lieu de les inciter à se sortir les doigts du cul, voilà où nous en sommes : des noirs tirent sur des policiers blancs pour « tuer des blancs ».
Génial !
Bien entendu, nous avons exactement les mêmes fous en France, victimiseurs et victimisés. Les attentats islamistes sont inséparables de l'islam, certes, mais aussi du discours de victimisation et de repentance.
Merci la gauche. Merci la droite molle. Bravo, les gars ! Maintenant que vous avez bien détruit, vous pouvez dégager.
Génial !
Bien entendu, nous avons exactement les mêmes fous en France, victimiseurs et victimisés. Les attentats islamistes sont inséparables de l'islam, certes, mais aussi du discours de victimisation et de repentance.
Merci la gauche. Merci la droite molle. Bravo, les gars ! Maintenant que vous avez bien détruit, vous pouvez dégager.
jeudi, juillet 07, 2016
Arletty : « Si mon coeur est français, ... » (D. Alliot)
Biographie d'Arletty, centrée sur l'Occupation. Le titre est une allusion à « Si mon coeur est français, mon cul est international ». L'auteur a eu accès à des archives fraîchement ouvertes.
Ce livre a terni mon image d'Arletty.
Jusque dans les années 90, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, le théâtre du Ranelagh passait les Enfants du Paradis toutes les semaines. Garance est inoubliable.
Quant à Arletty en chair et en os, malgré le téléfilm Une passion coupable, j'en étais resté à l'idée d'une actrice ne s'intéressant pas à la politique, passée à travers la guerre comme dans un rêve, et à quelques pirouettes gouailleuses « Si vous ne vouliez pas que je couche avec des Allemands, 'fallait pas les laisser entrer ».
Mais, quand on s'y intéresse de plus près, on s'aperçoit qu'elle aurait pu dire, comme Jean Genet et pour les mêmes raisons, les blonds mâles teutons et les orgies, « L'Occupation fut une longue jouissance ».
Amie de Josée Laval (fille unique et chérie de Pierre) depuis 1936, elle n'avait pas besoin de recourir au marché noir pour se procurer foie gras, saumon, caviar, champagne. Elle s'en fout plein la lampe alors que les Français crèvent la dalle. La description des fêtes finit par indisposer.
De plus, je la soupçonne de ne pas avoir été si ignorante de la politique qu'elle le laisse entendre. Elle vivait au contact du milieu politique, au sommet de celui-ci. Elle se vante de n'avoir jamais voté et d'être « anar » mais elle a gardé des amitiés chez des gens dont les convictions n'étaient pas exactement anarchistes. Et quelques réflexions par ci par là, comme celle-ci dans les années 80 à propos de De Gaulle « il ne faut pas confondre homme grand et grand homme », donnent à penser qu'elle n'avait pas vraiment remis en question ces opinions antérieures.
Certes, elle n'a pas fait le fameux voyage de la Continental à Berlin, contrairement à Suzy Delair et à Danielle Darrieux, toujours vivantes (à croire que ce voyage fut bénéfique pour la santé).
Ces histoires provoquent un malaise. C'est tout de même long quatre ans pour ne s'apercevoir de rien.
Il ne s'agit pas pour moi de porter un jugement rétrospectif, qui serait ridicule, mais d'expliquer. Je pense d'ailleurs que le public a porté son jugement en son temps, puisqu'Arletty n'a jamais retrouvé sa popularité d'avant 1945, même s'il n'y pas que des raisons politiques à cette désaffection.
Enfin, les amateurs de symboles s'attarderont sur le fait qu'elle a souffert de cécité dans les dernières décennies de sa vie. Punie comme Oedipe ?
Pourtant, Arletty a une qualité qu'il faut prendre en compte, même si elle n'est pas à la hauteur des drames humains que je viens d'évoquer : elle reste d'une classe exceptionnelle en toutes circonstances.
Elle signe « Biche »les lettres à son amant qu'elle surnomme « Faune ». C'est plus classieux que« Ta louloutte » et « Ton gros Riton qui t'aime».
Ce livre a terni mon image d'Arletty.
Jusque dans les années 90, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, le théâtre du Ranelagh passait les Enfants du Paradis toutes les semaines. Garance est inoubliable.
Quant à Arletty en chair et en os, malgré le téléfilm Une passion coupable, j'en étais resté à l'idée d'une actrice ne s'intéressant pas à la politique, passée à travers la guerre comme dans un rêve, et à quelques pirouettes gouailleuses « Si vous ne vouliez pas que je couche avec des Allemands, 'fallait pas les laisser entrer ».
Mais, quand on s'y intéresse de plus près, on s'aperçoit qu'elle aurait pu dire, comme Jean Genet et pour les mêmes raisons, les blonds mâles teutons et les orgies, « L'Occupation fut une longue jouissance ».
Amie de Josée Laval (fille unique et chérie de Pierre) depuis 1936, elle n'avait pas besoin de recourir au marché noir pour se procurer foie gras, saumon, caviar, champagne. Elle s'en fout plein la lampe alors que les Français crèvent la dalle. La description des fêtes finit par indisposer.
De plus, je la soupçonne de ne pas avoir été si ignorante de la politique qu'elle le laisse entendre. Elle vivait au contact du milieu politique, au sommet de celui-ci. Elle se vante de n'avoir jamais voté et d'être « anar » mais elle a gardé des amitiés chez des gens dont les convictions n'étaient pas exactement anarchistes. Et quelques réflexions par ci par là, comme celle-ci dans les années 80 à propos de De Gaulle « il ne faut pas confondre homme grand et grand homme », donnent à penser qu'elle n'avait pas vraiment remis en question ces opinions antérieures.
Certes, elle n'a pas fait le fameux voyage de la Continental à Berlin, contrairement à Suzy Delair et à Danielle Darrieux, toujours vivantes (à croire que ce voyage fut bénéfique pour la santé).
Ces histoires provoquent un malaise. C'est tout de même long quatre ans pour ne s'apercevoir de rien.
Il ne s'agit pas pour moi de porter un jugement rétrospectif, qui serait ridicule, mais d'expliquer. Je pense d'ailleurs que le public a porté son jugement en son temps, puisqu'Arletty n'a jamais retrouvé sa popularité d'avant 1945, même s'il n'y pas que des raisons politiques à cette désaffection.
Enfin, les amateurs de symboles s'attarderont sur le fait qu'elle a souffert de cécité dans les dernières décennies de sa vie. Punie comme Oedipe ?
Pourtant, Arletty a une qualité qu'il faut prendre en compte, même si elle n'est pas à la hauteur des drames humains que je viens d'évoquer : elle reste d'une classe exceptionnelle en toutes circonstances.
Elle signe « Biche »les lettres à son amant qu'elle surnomme « Faune ». C'est plus classieux que« Ta louloutte » et « Ton gros Riton qui t'aime».
mardi, juillet 05, 2016
Brexit : Gentry contre City
Article original qui analyse le référendum sur l'indépendance anglaise non plus en termes du peuple contre les élites mais comme une lutte dans la haute société entre la Gentry et la City.
Conjecture sur le Brexit : la Gentry contre l’oligarchie mondialisée
Je suis en accord avec plusieurs points :
1) Le vrai pouvoir dans l'UE n'est pas à Bruxelles mais à Washington via Berlin (voir le billet en lien).
2) Réduire les Anglais à des vassaux des Américains ne rend pas compte de la complexité de leurs relations. Il ne faut pas oublier que les Anglais furent chronologiquement les premiers anti-Américains (primaires, forcément) et que beaucoup n'ont pas pardonné l'entrée en guerre très tardive de l'oncle Sam en 1941, retard dont un effet a été l'épuisement de l'empire.
3) La structure politique de la classe dirigeante anglaise est clairement différente de ce qu'on trouve sur le continent, ne serait-ce que deux chiffres : il y a moins de 1% des parlementaires français indépendantistes (j'hésite même à classer Marion Maréchal et Gilbert Collard) tandis qu'il y au moins 25 % des parlementaires anglais qui le sont.
Il y a une erreur dans l'article : le plan Morgenthau concernait l'Allemagne, pas la France.
Je me méfie de ces grandes constructions intellectuelles, reposant sur très peu d'éléments concrets. On peut leur faire dire n'importe quoi (le complot juif mondial par exemple).
Néanmoins, celle-ci m'a paru intéressante.
Conjecture sur le Brexit : la Gentry contre l’oligarchie mondialisée
Je suis en accord avec plusieurs points :
1) Le vrai pouvoir dans l'UE n'est pas à Bruxelles mais à Washington via Berlin (voir le billet en lien).
2) Réduire les Anglais à des vassaux des Américains ne rend pas compte de la complexité de leurs relations. Il ne faut pas oublier que les Anglais furent chronologiquement les premiers anti-Américains (primaires, forcément) et que beaucoup n'ont pas pardonné l'entrée en guerre très tardive de l'oncle Sam en 1941, retard dont un effet a été l'épuisement de l'empire.
3) La structure politique de la classe dirigeante anglaise est clairement différente de ce qu'on trouve sur le continent, ne serait-ce que deux chiffres : il y a moins de 1% des parlementaires français indépendantistes (j'hésite même à classer Marion Maréchal et Gilbert Collard) tandis qu'il y au moins 25 % des parlementaires anglais qui le sont.
Il y a une erreur dans l'article : le plan Morgenthau concernait l'Allemagne, pas la France.
Je me méfie de ces grandes constructions intellectuelles, reposant sur très peu d'éléments concrets. On peut leur faire dire n'importe quoi (le complot juif mondial par exemple).
Néanmoins, celle-ci m'a paru intéressante.
lundi, juillet 04, 2016
Cameron, Farage, Johnson, des lâches ? Quand la critique française tourne à la schizophrénie
Cameron, Farage, Johnson, des lâches ? Quand la critique française tourne à la schizophrénie
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Au delà de la partialité évidente - et habituelle, s'agissant de la construction européenne - qui transpire de ces accusations sans fondement [contre Cameron, Johnson et Farage], on peut aussi voir de la schizophrénie dans l'attitude de la majorité de nos médias. Alors qu'on se plaît à fustiger - souvent à juste titre - le peu de renouvellement de la vie politique française, et qu'on dénonce ceux qui s'accrochent à leurs postes, on critique vertement ceux qui, de l'autre côté de la Manche font passer leurs idées avant leur destin personnel. A cet égard, ce référendum en a dit plus long sur l'état de notre débat public que sur celui de nos amis britanniques.
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Au delà de la partialité évidente - et habituelle, s'agissant de la construction européenne - qui transpire de ces accusations sans fondement [contre Cameron, Johnson et Farage], on peut aussi voir de la schizophrénie dans l'attitude de la majorité de nos médias. Alors qu'on se plaît à fustiger - souvent à juste titre - le peu de renouvellement de la vie politique française, et qu'on dénonce ceux qui s'accrochent à leurs postes, on critique vertement ceux qui, de l'autre côté de la Manche font passer leurs idées avant leur destin personnel. A cet égard, ce référendum en a dit plus long sur l'état de notre débat public que sur celui de nos amis britanniques.
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dimanche, juillet 03, 2016
Les manoeuvres anti-Brexit continuent
1) Tous les candidats au poste de chef du parti Tory ont dit qu'ils ne convoqueraient pas de nouvelles élections avant 2020, ce qui est une manière d'éviter la montée des indépendantistes anglais au parlement.
2) Theresa May, qui tient la corde pour l'instant, promet, à la fois, de repousser l'invocation de l'article 50 aux calendes grecques et de vider les négociations de leur contenu, puisqu'elle est déjà en train de dire qu'elle ne se battra pas sur l'immigration.
3) Andrea Leadsom, qui est la seule à ne pas biaiser avec le résultat du référendum, arrive en troisième position.
Bref, pas de quoi exulter.
Et pourtant, exactement à l'inverse de mon analyse d'avant référendum, je suis prudemment optimiste.
La Grande-Bretagne, ce n'est pas la France, les Pays-Bas ou l'Irlande, les Anglais se considèrent comme les fondateurs de la démocratie moderne et en tirent une grande fierté, qui vire quelquefois au chauvinisme (ils ne sont pas loin de penser que, à part le Commonwealth bien sûr, et la Suisse peut-être, ils sont le seul pays démocratique au monde. Ont-ils tout à fait tort ?).
Tant qu'il y aura le relais du quart de parlementaires indépendantistes et que les Tories auront peur de UKIP, je vois mal comment le Royaume-Uni pourrait ne pas quitter vraiment l'UE.
J'ai une autre raison d'y croire, plus évanescente, moins rationnelle : je n'ose pas dire que c'est le sens de l'histoire, auquel je ne crois pas, mais c'est au moins la mode, la tendance du moment.
2) Theresa May, qui tient la corde pour l'instant, promet, à la fois, de repousser l'invocation de l'article 50 aux calendes grecques et de vider les négociations de leur contenu, puisqu'elle est déjà en train de dire qu'elle ne se battra pas sur l'immigration.
3) Andrea Leadsom, qui est la seule à ne pas biaiser avec le résultat du référendum, arrive en troisième position.
Bref, pas de quoi exulter.
Et pourtant, exactement à l'inverse de mon analyse d'avant référendum, je suis prudemment optimiste.
La Grande-Bretagne, ce n'est pas la France, les Pays-Bas ou l'Irlande, les Anglais se considèrent comme les fondateurs de la démocratie moderne et en tirent une grande fierté, qui vire quelquefois au chauvinisme (ils ne sont pas loin de penser que, à part le Commonwealth bien sûr, et la Suisse peut-être, ils sont le seul pays démocratique au monde. Ont-ils tout à fait tort ?).
Tant qu'il y aura le relais du quart de parlementaires indépendantistes et que les Tories auront peur de UKIP, je vois mal comment le Royaume-Uni pourrait ne pas quitter vraiment l'UE.
J'ai une autre raison d'y croire, plus évanescente, moins rationnelle : je n'ose pas dire que c'est le sens de l'histoire, auquel je ne crois pas, mais c'est au moins la mode, la tendance du moment.
Dalrymple et le Brexit
Je croyais vous avoir communiqué ces articles, j'avais oublié.
Brexit and Whatever After
Referendum Follies
Le premier, sur les politiciens français et le Brexit, est particulièrement acide. Arnaud Montebourg semble exciter la verve de notre Anglais francophile (il a épousé une Française et vit en France. Il explique que la France est aussi décadente que l'Angleterre mais, comme ce n'est pas son pays, il souffre moins).
Dalrymple rappelle avec son humour pince-sans-rire, en faisan mine de n'en tirer aucune conclusion, qu'Haïti et l'Union Européenne partagent la même devise (l'union fait la force).
Brexit and Whatever After
Referendum Follies
Le premier, sur les politiciens français et le Brexit, est particulièrement acide. Arnaud Montebourg semble exciter la verve de notre Anglais francophile (il a épousé une Française et vit en France. Il explique que la France est aussi décadente que l'Angleterre mais, comme ce n'est pas son pays, il souffre moins).
Dalrymple rappelle avec son humour pince-sans-rire, en faisan mine de n'en tirer aucune conclusion, qu'Haïti et l'Union Européenne partagent la même devise (l'union fait la force).
Un bon vieux souvenir pour nos amis européistes
Bon, d'accord c'est un coup bas (bien que le parallèle ne soit pas si faux. C'est une discussion que je n'ai pas envie d'entamer). Mais ça fait tellement plaisir.
samedi, juillet 02, 2016
Manif de 30 000 personnes à Londres contre le Brexit
Londres, une grande métropole parmi d'autres qui se désolidarisent des pays dans lesquels elles vivent. Cela devient inquiétant.
Le résultat du référendum britannique a le mérite d'obliger à se poser ce genre de questions, comme l'indépendance de l'Ecosse ou de l'Irlande du nord.
Ca fout le bordel sur le moment mais c'est bien mieux d'aborder maintenant ces problèmes à bras le corps plutôt que de tout pousser sous le tapis comme en France et de laisser pourrir.
On sait bien que Paris n'est plus en France comme Londres n'est plus en Angleterre, mais chut, n'en parlons pas. Faisons semblant de rien.
Le résultat du référendum britannique a le mérite d'obliger à se poser ce genre de questions, comme l'indépendance de l'Ecosse ou de l'Irlande du nord.
Ca fout le bordel sur le moment mais c'est bien mieux d'aborder maintenant ces problèmes à bras le corps plutôt que de tout pousser sous le tapis comme en France et de laisser pourrir.
On sait bien que Paris n'est plus en France comme Londres n'est plus en Angleterre, mais chut, n'en parlons pas. Faisons semblant de rien.
Brexit : les jeunes sont ils cons ?
On nous raconte que le Brexit est une catastrophe pour les jeunes anglais, que les vieux ont volé l'avenir des jeunes qui sont très majoritairement pro-UE.
Tout ça, c'est du pipi de chat, de la propagande. La certitude qu'on a, c'est que les 18-24 ans se sont abstenus à plus de 60 %. Donc, ils s'en foutent ou ne croient pas que leur vote compte.
Vous savez que je suis pour passer l'âge de la majorité et du droit de vote à 21 ans, pour la raison que nous faisons tout beaucoup plus tard dans la vie (études, travail, etc).
Notre camarade Aldo Sterone est plus pessimiste à propos des jeunes (il faut dire que beaucoup de jeunes ayant été habitués à l'irresponsabilité par des parents fuyant leurs devoirs éducatifs, ils sont incapables d'assumer la démocratie) :
Tout ça, c'est du pipi de chat, de la propagande. La certitude qu'on a, c'est que les 18-24 ans se sont abstenus à plus de 60 %. Donc, ils s'en foutent ou ne croient pas que leur vote compte.
Vous savez que je suis pour passer l'âge de la majorité et du droit de vote à 21 ans, pour la raison que nous faisons tout beaucoup plus tard dans la vie (études, travail, etc).
Notre camarade Aldo Sterone est plus pessimiste à propos des jeunes (il faut dire que beaucoup de jeunes ayant été habitués à l'irresponsabilité par des parents fuyant leurs devoirs éducatifs, ils sont incapables d'assumer la démocratie) :
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les djeun's
Le référendum, solution de détresse
Ceux qui accusent le référendum de simplifier les enjeux à outrance, d'être manichéen et conflictuel ont raison.
Je préfère de très loin une démocratie représentative fonctionnelle.
Mais que faire quand elle n'est plus fonctionnelle ?
On voit bien le problème en Grande-Bretagne : il s'est trouvé une majorité d'électeurs pour voter le Brexit. Mais jamais plus d'un tiers des parlementaires n'a été en sa faveur. Et ne parlons pas de la situation bien pire de la France entre le référendum de 2005 et le lamentable re-vote parlementaire du traité de Lisbonne.
Jacques Sapir a fait un tableau édifiant :
De la haine de la démocratie dans l’UE
Le référendum est un moyen de dynamiter nos systèmes bloqués, c'est un moyen de destruction, pas de construction. Et comme toute explosion, elle provoque des dégâts collatéraux.
Mais il y a des situations dégradées où la destruction est nécessaire afin de pouvoir reconstruire. Nous en sommes là. Il faut faire des référendums jusqu'à ce les partis politiques explosent sous le poids du discrédit et de la non-représentativité.
Ensuite, nous pourrons reconstruire.
Mèche ... courte par toutdego
Je préfère de très loin une démocratie représentative fonctionnelle.
Mais que faire quand elle n'est plus fonctionnelle ?
On voit bien le problème en Grande-Bretagne : il s'est trouvé une majorité d'électeurs pour voter le Brexit. Mais jamais plus d'un tiers des parlementaires n'a été en sa faveur. Et ne parlons pas de la situation bien pire de la France entre le référendum de 2005 et le lamentable re-vote parlementaire du traité de Lisbonne.
Jacques Sapir a fait un tableau édifiant :
De la haine de la démocratie dans l’UE
Le référendum est un moyen de dynamiter nos systèmes bloqués, c'est un moyen de destruction, pas de construction. Et comme toute explosion, elle provoque des dégâts collatéraux.
Mais il y a des situations dégradées où la destruction est nécessaire afin de pouvoir reconstruire. Nous en sommes là. Il faut faire des référendums jusqu'à ce les partis politiques explosent sous le poids du discrédit et de la non-représentativité.
Ensuite, nous pourrons reconstruire.
Mèche ... courte par toutdego
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