samedi, février 04, 2017

Ferrari a un accident de Collard





Le Goff :

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L'un des phénomènes problématiques est l'existence de journalistes moralisateurs et justiciers qui vivent dans l'entre-soi, tout en se voulant les représentants naturels des pauvres, des victimes, des exclus et de toutes les misères du monde. Ils se font volontiers les défenseurs de la veuve et de l'orphelin, en même temps que les gardiens de la vertu dans le domaine des mœurs et de la culture postmodernes. Pour ces journalistes, le «gauchisme culturel» est naturel ; ils baignent dedans depuis longtemps et ne s'en sont jamais détachés ; il est partie intégrante de leur identité et de leur image. 

Ces journalistes militants ne cessent de donner des leçons à tous ceux qui ne partagent pas leur vision du monde, leurs goûts et leurs mœurs, présentés comme une marque du progrès. Leur aspect cool et branché se conjugue avec la figure de l'imprécateur qui désormais prêche dans les médias, dénonçant les mauvaises pensées, les paroles et les comportements qui ne correspondent pas à l'idée qu'ils se font du Bien. Ce journalisme militant a non seulement tendance à se croire le centre du monde, mais il s'affiche volontiers comme un nouveau redresseur de torts apostrophant les puissants et les princes. Un nouveau type de journalisme, qui se veut d'investigation, a évolué dans cette direction. Il est devenu plus agressif dans la façon dont il se met en scène pour apostropher les politiques et tous ceux qui incarnent à ses yeux la figure du dominant, coupant sans cesse la parole en ne manquant pas de se faire valoir par la même occasion.
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Si les journalistes étaient neutres et honnêtes, le comportement de Gilbert Collard serait inadmissible. Mais les journalistes se comportent comme des militants, il faut donc les démasquer en débattant avec eux comme avec un opposant politique et non comme avec un interlocuteur de bonne foi.









France : un naufrage politique

La France est un échec institutionnel.

On peut tourner le problème dans tous les sens, la France politique ne fonctionne pas. Comptez le nombre de régimes que nous avons eu en trois cents ans par rapport à nos voisins, sans parler des Etats-Unis. Cet aspect des choses n’a pas que des inconvénients : selon Alain Besançon, ce malaise de la politique française a incité à s’investir dans l’art et dans le mode de vie français des talents qui, dans un autre pays, se seraient investis dans la politique.

Nous vivons aujourd’hui une de ces crises politiques hélas si fréquentes dans notre histoire.

Alors que les Anglais ont voté le Brexit et les Américains Trump (on en pense ce qu’on en veut mais ce sont de vrais choix politiques), les Français sont en train de se faire voler l’élection présidentielle.

Hollande, les juges, les journalistes et les franc-maçons vont peut-être parvenir à nous imposer, avec la complicité involontaire de la droite la plus bête du monde (1), un Hollande-bis, Macron, dont la majorité des Français ne veulent pas (s'il est élu, ce sera avec quelque chose comme 10% des Français en âge de voter). 

Mes fidèle lecteurs connaissent mon angoisse du destin argentin de la France.

Je suis très inquiet du remplacement du débat politique par une course de couillons à la vertu et à la transparence. Ainsi, l'élection la plus importante de nos institutions pourrait se solder par un choix par défaut lors d'une campagne qui n'aura donné à lieu à aucune confrontation de politiques :

Le « PenelopeGate » ou la défaite du politique

Jean-Pierre Le Goff : « Le nouvel air du temps est sentimental, victimaire et moraliste »

Et pour que le désastre soit complet, le candidat d'un des principaux partis se révèle un incapable. L'inaptitude crasse de François Fillon à réagir correctement à l'affaire Pénélope me dérange beaucoup plus que l'affaire elle-même.

A l'amateurisme brouillon, voilà qu'il ajoute la veulerie, en critiquant le décret immigration de Trump (alors que les trois quarts de ses électeurs en rêvent) et en concédant qu'il pourrait prendre Macron comme ministre (alors pourquoi ne pas voter directement pour Macron ?).

Dans tous ses malheurs, cette affaire lui donnait l'occasion de faire taire ses critiques en prouvant qu'il était un chef et un guerrier. Au contraire, il prouve que ses critiques ont raison : c'est un second couteau, plus résigné que tenace.

La France est au rouet.



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(1) : ces abrutis là, au lieu de serrer les rangs autour de Fillon parce qu’ils n’ont plus le temps d’en choisir un autre, se dispersent et attirent les crocodiles par l’odeur du sang. Il y en a qui évoquent Gérard Larcher comme remplaçant. Gérard Larcher ! Le gros con du Sénat, inconnu des Français. Faut-il qu’ils soient atteints !

Bon, on connaît le problème de la droite française : ils ne savent dans quoi ils croient, d’ailleurs ils ne croient en rien. Cela ne facilite pas la stratégie et les bonnes décisions.



vendredi, février 03, 2017

Les grands démocrates socialistes en action

VIDEO – Incident au Conseil régional entre Carole Delga et le Front National


On constate une fois de plus que les socialistes sont de grands démocrates et qu'ils sont plus dérangés par la vérité que par le mensonge.

Oui, tout homme un peu cultivé sait que la chambre du Front Populaire (moins les communistes, exclus depuis 1939, et les parlementaires retenus par les événements) a voté les pleins pouvoirs à Pétain.

On a un récit de la chose de première main par un socialiste, pas n'importe lequel : Léon Blum.





jeudi, février 02, 2017

Hollande n’est pas De Gaulle (on s’en doutait)

L’anecdote est célèbre. Alors que des proches lui proposent de déballer toutes les méchantes affaires de François Mitterrand, De Gaulle répond : « Non. Il pourrait être un jour président de la république. Il ne faut pas salir la fonction. »

Ah, si Hollande pouvait raisonner ainsi … On respirerait mieux.

Mais nous le savons Hollande n’est pas De Gaulle. Hollande, c’est le roi du petit : des petites magouilles, des petits intérêts, des petites saloperies.

J’aurais préféré que Hollande (je n’ai aucun doute que c’est lui) ne sortît pas la machine de guerre qu’il a lancée contre Fillon . J’aurais préféré, pour la France, pour la santé de son régime politique, que la lutte des socialistes contre Fillon se fasse sur des arguments politiques.

Je suis d’autant plus à l’aise pour l’écrire que j’ai expliqué avant cette affaire qu’il était peu probable que je vote pour Fillon.

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Quitte à déranger certains d’entre vous, je pense que l’honnêteté des politiciens est secondaire. Pas tout à fait sans importance, mais pas à la première place.

C’est comme les chefs d’entreprise quand ils parlent d’économie : ils sont par définition bons en micro-économie, sinon leur boite coulerait, mais ils peuvent tenir des propos aberrants en macro-économie. Les qualités dans les petites choses personnelles ne se transposent pas dans les grandes choses, sauf par un heureux hasard.

De même, l’honnêteté personnelle ne garantit pas l’honnêteté intellectuelle et politique (et vice-versa).

Adolf Hitler était personnellement honnête et il était politiquement malhonnête, il mentait, il magouillait il fantasmait. Inversement, j’hésiterais à parier sur l’honnêteté personnelle de Donald Trump, en revanche, il est politiquement honnête, il voit ce qu’il voit et agis en conséquence de manière directe.

Est-ce à dire que l’honnêteté personnelle n’a aucune importance chez un politicien ? Bien sûr que non. Mais il faut la mesurer en termes politiques. Ainsi, l’exigence d’honnêteté personnelle sera plus élevée pour quelqu’un comme Fillon qui veut demander des sacrifices que pour quelqu’un qui préconise une politique laxiste. C’est d’ailleurs bien ce qui se passe : dans le milieu politique, les comportements qu’on reproche à Fillon sont banals, on peut le regretter, mais c’est ainsi. Si Fillon en souffre autant, c’est qu’il avait prétendu être différent.

Mais si les Français veulent l’honnêteté, ils doivent commencer par en bas et par eux-mêmes : ne pas demander au passe-droit à son maire et quémander une faveur à son député.



La vertu est trop facile à manipuler (comme on le voit en ce moment avec l’affaire Fillon) quand il s’agit de la course au sommet. Ainsi, La France serait privée du « moins pire » programme politique à cause d’une fraude présumée à 1 M€ soit environ 15 centimes par Français alors que Hollande a augmenté la dette de 230 G€ soit 3 800 € par Français. Mon argument est un peu sophiste, je le reconnais, mais il permet de mesurer les enjeux.

Et puis, je n’aime pas les lynchages, je n’aime pas aboyer avec la meute.



Pour moi, l'hystérie médiatique autour de Fillon, pas rééquilibrée par une ardeur équivalente vis-à-vis des autres candidats, notamment Macron, est bien un vol d'élection comme le disent les fillonistes. Ce qui ne n'exonère pas François Fillon de ses responsabilités.


Ivan Rioufol: « L'avenir de la France se joue à pile ou face »

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Sur les journalistes.

Ce sont des enfoirés qui se laissent instrumentaliser en toute connaissance de cause car cette instrumentalisation sert leur parti-pris anti-Fillon. S’ils étaient vraiment les professionnels éthiques et tout et tout qu’ils prétendent être, ils enquêteraient aussi sur la machine anti-Fillon. C’est à raison que journaliste est une des professions, avec politicien et juge, les plus méprisées par les Français (Les Français font toujours moins confiance aux médias).

Trump, toujours lui, utilise Twitter pour les contourner (encore une erreur stratégique de Fillon : ne pas mettre en place un canal de contournement des medias officiels. Mélenchon le fait avec sa chaine Youtube).

Comme je suis une grosse feignasse, j'ai repris des commentaires que je partage :

Les commentaires de vous

Allez, un petit dernier pour la route :


Buck Danny (Guest):

Curmu s'est très clairement prononcé pour qu'on ne puisse plus être élu si l'on a un casier judiciaire. Je trouve ce genre de propositions délirantes et de nature a donné un pouvoir délirant au pouvoir judiciaire et aux médias.

Pour le reste, l'expérience m'a appris que la morale personnelle n'était pas toujours un critère fiable pour juger de la qualité d'un dirigeant ou homme politique. Enfin plus exactement le jugement à porter à ce sujet nécessite beaucoup de subtilité.

Par exemple Trump est vulgaire, a divorcé 3 fois, peut être insultant et agressif, pourtant il m'a toujours fait l'effet d'un homme "intègre" qui ne se moque pas des gens. Même s'il peut mentir par ailleurs ouvertement.

Fillon même avant l'affaire c'est l'inverse. Propre sur lui, a priori aucune casserole, image d'intégrité, blabla. Mais pour moi ça sentait le faux-cul, le fourbe, le mec insincère et pas très fiable. Et pourtant il est probable que Fillon ne trompe pas sa femme ^^





mercredi, février 01, 2017

Plus que jamais, qui veut faire l'ange fait la bête

Je n'aime pas le moralisme qui envahit la politique depuis vingt ans. C'est une hypocrisie et une trahison de la démocratie : pendant qu'on discute si Untel est méchant ou gentil, honnête ou malhonnête, on ne parle pas de politique et on suit toujours la même.

Oui, je préférerais des politiciens honnêtes, mais ce n'est pas ma priorité. Je préférerais surtout des politiciens qui font une bonne politique.

Petit précis de philosophie pour l’électeur Républicain qui se demanderait si on peut voter pour un candidat “failli"

Les épurateurs ne sont jamais dénués d'arrière-pensées. Il est clair que François Fillon s'est fait avoir par des ennemis plus habiles que lui. Que le public s'y laisse prendre prouve juste sa bêtise, ou ses arrière-pensées (le public a bien le droit d'avoir des arrière-pensées lui aussi).

Affaire Fillon: « Il faut séparer le temps de la campagne et le temps de la justice »

Le lynchage médiatique ou la post-démocratie.

En tout cas, si Hollande réussit à imposer Macron en éliminant Fillon avec l'aide des juges et des journalopes (1) (car c'est bien de cela qu'il s'agit), il aura réussi un coup de maître de la magouille (2). Il est incapable de grandes choses, il ne les envisage même pas. En revanche, dans les petites, il excelle. C'est un grand de la petitesse. Je n'ai pas de preuves mais c'est mon intime conviction.



Cette manoeuvre sordide est absolument dégueulasse, ignoble. Pas pour François Fillon, pour la France. Fillon, je m'en fous, pas de la France. Cela pourrit encore plus notre démocratie déjà bien malade. C'est hélas digne de l'enfoiré que nous avons élu en 2012. Les manoeuvres d'appareil, les coups de poignards (dans le dos, de préférence), les peaux de banane, il connaît. Gouverner, il ne sait pas, mais empêcher un autre de gouverner, il sait faire.

De toute façon, Hollande a déjà gagné : si Fillon persiste et est élu, il n'y aura pas d'état de grâce, il sera grillé d'entrée. S'il laisse la place, cet autre perdra face à Macron (pas le temps de faire monter une campagne en puissance).

François Fillon a été et reste mauvais comme un cochon dans cette affaire, j'en ai déjà parlé (3). Stéphane Montabert sur ses erreurs de communication :

L'ambition de François Fillon coulée par sa carrière

La seule question à se poser n'est pas « François Fillon est-il honnête ? » mais « La politique de François Fillon est-elle bonne pour la France et pourra-t-il la mettre en oeuvre ? ». Je laisse chacun répondre.

François Fillon, l'homme à faire taire


Pendant que la France politique coule, Trump avance. Les difficultés qu'il rencontre, pour un décret temporaire à propos de sept pays dont tout le monde se fout, montrent assez que cela ne sera pas une partie de plaisir quand il faudra faire la même chose en France. Mais Trump aura créé un précédent. Puissions nous un jour avoir l'intelligence de le suivre.

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(1) : Hugues Serraf :

François Fillon a beau crier au complot, il n'a que ce qu'il mérite et Le Canard est parfaitement dans son rôle en publiant les documents et informations qui lui parviennent.

Pour autant, le journalisme d'investigation à la française est essentiellement un "journalisme de boîte aux lettres" et l'on ne peut pas ne pas s'intéresser, dans un contexte démocratique, parce que cette histoire affecte directement l'élection présidentielle, aux circonstances et au timing des révélations. De fait, une presse véritablement indépendante ne saurait se contenter d'être instrumentalisée par telle ou telle faction et considérer que le boulot est fait...

Dans la plupart des grandes affaires, lorsqu'un dossier compromettant se retrouve sur le bureau d'un journaliste, c'est que quelqu'un, quelque part, a choisi de le lui faire parvenir. Que quelqu'un, quelque part, a sélectionné une date, un média et même une plume spécifique comme outils d'une campagne de communication dont personne n'a vraiment idée du but ultime.

On imagine mal, évidemment, Le Canard se tirer une balle dans la palme en livrant lui-même le nom de ses sources. L'enquête qui devrait suivre chez les confrères, toutefois, c'est celle qui nous dirait qui est à la manœuvre et pourquoi.

(2) : l'hypothèse Dati est un leurre (mettre en place un leurre prouve l'habileté du cabinet noir de l'Elysée, dirigé par Stéphane Le Foll). Rachida n'a absolument pas les moyens d'avoir accès aux feuilles de paye de la Revue des deux mondes et de l'assemblée nationale. Ce genre de moyens ne se trouve qu'au sommet de l'Etat.

(3) : erreur stratégique : ne pas désamorcer ces affaires il y a un an ou deux. Manque de courage et d'anticipation (et de paranoïa). Pas brillant pour un vieux routier.

Erreur tactique : communication nulle. Il aurait du contre-attaquer dans l'heure (je le dis au sens littéral) en vitrifiant le paysage, en donnant des noms de ceux qui font ou faisaient comme lui et en attaquant les journalistes et Hollande.







mardi, janvier 31, 2017

Macron : le changement, c’est maintenant (enfin … presque)

Un type qui vient de la gauche sociétale, européiste, technocrate, capitaliste de connivence, qui propose de tout changer mais dont tous les non-imbéciles comprennent très vite qu’il sera élu pour surtout ne toucher à rien, ça ne vous rappelle personne (personne, c’est le cas de le dire) ?

Mais oui ! Mais c’est bien sûr ! Mou-Président !

Macron est un Hollande en plus sexy et il n’a pas besoin de régime amaigrissant. A part ça, je ne vois pas ce qui le différencie de François Hollande. Je suis même prêt à parier qu’il a un scooter.

Voici ce qu’en dit Atlantico (je souligne) :

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Eric Verhaghe : Certes, [Macron] chasse majoritairement sur les terres du centre, qu'il s'agisse du centre droit ou du centre gauche. Il chasse surtout sur les terres de l'élite, inquiète des grands nettoyages qui ont commencé ces dernières semaines. Les évictions de Juppé, de Sarkozy, de Hollande, sont un signe qui ne trompe pas. Il indique la fin d'un cycle politique et la tendance au renouvellement en profondeur qui se manifeste. Pour tous les hiérarques qui sont en place et qui craignent pour leur avenir, la candidature Macron est une aubaine. Elle leur demande peu de ralliement idéologique, peu d'engagement moral, et elle leur offre une espérance (trompeuse selon moi, mais comme une bouée de sauvetage). Que demander de plus ?

Thomas Porcher : Se prétendre « hors système » est devenu une mode. Je pense que personne n’est dupe. Quelqu’un qui a fait l’ENA, a été haut-fonctionnaire, puis banquier tout en conservant sa place de fonctionnaire, conseiller à l’Elysée et ministre de l’économie sans être élu n’a rien d’un « anti-système ». Emmanuel Macron est entrée en politique par la grande porte, il n’a jamais distribué des tracts sur un marché. Il fait partie de ces élites qui se reconnaissent entre eux, s’entraident, prétendent savoir ce qui est bon pour les français sans pour autant en connaître le quotidien.

Eric Verhaeghe : L'affirmation du hors système est évidemment une forfanterie, entre le comique de situation et le produit marketing. Macron est en lui-même l'incarnation du système et l'incarnation de tout ce que le système aime. Il est bien élevé, et le fait que Bergé se positionne parfaitement derrière lui n'ajoute qu'à cette incarnation d'une sorte d'idéal aristocratique. Il a tout pour plaire et il correspond à tous les stéréotypes de la classe dominante. Dans ces conditions, il ne peut faire illusion que dans les milieux bobos ou aisés, qui s'imaginent être antisystèmes parce qu'ils fument des joints ou détestent Donald Trump. En réalité, les "petites gens" qui détestent le système ne se reconnaîtront jamais dans les amis de Pierre Bergé. Ils préfèreront toujours le Front National. De ce point de vue, l'analyse très parisienne d'une émergence de Macron comme alternative me paraît fausse. Cette imposture devrait d'ailleurs éclater à mesure que les ralliements du Parti Socialiste s'accumuleront. Il sera de plus en plus difficile pour Macron de cacher qu'il est un homme du système, porté par le système.
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Les Français n’ont, en majorité, pas vraiment envie d’élire un hollande bis.

Bref, si la fausse droite osait pour une fois être de droite et se montrait agressive avec Macron, elle aurait un boulevard. Mais, comme elle n’a pas de couilles et pas de projet authentiquement alternatif (pas d’arrêt de l’immigration, pas d’éclatement de l’Euro, pas de démantèlement de la Sécu, pas d’emprisonnement de la technocratie), elle est bien foutue de perdre cette élection imperdable.

Je reconnais une qualité à Macron : il a eu l'intelligence d'éviter les primaires, intelligence que ni Valls ni Sarkozy n'ont eu.

Éric Zemmour : "Emmanuel Macron donne l'asile politique à tous les perdants de la primaire"

L’honnêteté m’oblige à dire que je me suis fait pipi dessus en entendant ça.

C’est ce que je dis depuis le début : ces primaires n’ont aucune légitimité, les élections présidentielles françaises sont à deux tours, pas à six. Ces primaires ne peuvent amener que des conneries.

Enfin, à quelque chose malheur est bon : tous les couillons qui ont voté aux primaires ont contribué à renflouer l’UMP et le PS. C’est-y pas beau ?





Avec des ennemis comme ça, Trump n’a pas besoin d’amis

Les politiquement corrects sont déchainés contre Trump et j’ai bien l’impression qu’ils sont en train de se faire avoir.

En effet :

1) La mesure anti-immigration de Trump a peu de conséquences pratiques. Peu de pays (et faibles, en plus) et peu de personnes sont concernés, et seulement pour 90 jours. Donc, dans le domaine du réel, que les opposants ignorent totalement (c’est leur grand tort), Trump ne risque pas grand’chose.

2) Dans le domaine symbolique, Trump va prouver que les belles âmes narcissiques s’excitent pour rien, sont impuissantes, sont des grandes gueules et … c’est tout. Alors que lui peut poser au président « qui fait ce qu’il a promis ». Belle victoire symbolique.

On comprend mieux pourquoi il n’a pas inclus le Qatar ou l’Arabie Saoudite : les vrais problèmes pratiques que cela aurait posé pouvaient empêcher la victoire symbolique.

Regardez les dessins que les anti-Trump ont postés. Ils voudraient nous dire qu’ils sont pour le voilage des femmes qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Et puis, que nous disent-ils d’autre à ne présenter que des femmes, jamais d’hommes ? Qu’ils sont des femmelettes, des pleurnicheuses, des impuissants.





J'aurais préféré ça :




La question posée par Donald Trump à travers cette mesure est claire pour tous, amis comme ennemis :

Un pays occidental a-t-il le droit de se défendre de l'islamisation ?

Les femmes voilées du drapeau américain répondent : non.  La classe jacassante européenne répond : non. Mais ce n'est pas le dernier mot de l'histoire.

Et je crois bien que c'est Trump qui va l'avoir, ce dernier mot.



lundi, janvier 30, 2017

Trump secoue le cocotier

Trump remplit rapidement les espoirs que les conservateurs authentiques ont mis en lui.

Résumons : dix jours de Donald Trump.

Bref, Trump fait ce qu'il annoncé : « Donald Trump est le président du premier degré : il fait ce qu'il a dit qu'il ferait ».

Il le fait en ne raisonnant plus en termes individualistes et moraux, le bien et le mal, le gentil et le méchant, mais en termes collectifs et politiques, nos alliés et nos ennemis :

Pamela Anderson, les migrants et la politique spectacle

La façon « ancienne » (c'est-à-dire celle d'il y a dix jours) de raisonner en termes moraux porte en elle la dissolution de la politique et donc des nations. C'est pourquoi elle va de pair avec le mondialisme.

Et c'est pourquoi les anti-Trump sont si délirants : leur raison d'être « Je suis toujours du coté du Bien » s'écroule si on cesse de présenter les choses du monde en termes de bien et de mal. Ca vous amuserait, vous, que votre raison d'être s'écroule, surtout si vous êtes un narcissique comme tous les gauchistes ? Mettez vous à leur place.

Evidemment, ça les secoue : Trump v. the Borderless Left. For progressives, the universe of victims is infinite.

Et Scott Adams s'amuse :

Be Careful What You Wish For (especially if it is Hitler)

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Now you have literally millions of citizens in the United States who were either right about Trump being the next Hitler, and we will see that behavior emerge from him soon, or they are complete morons. That’s a trigger for cognitive dissonance.

[…]

Lately I get the feeling that Trump’s critics have evolved from expecting Trump to be Hitler to preferring it. Obviously they don’t prefer it in a conscious way. But the alternative to Trump becoming Hitler is that they have to live out the rest of their lives as confirmed morons. No one wants to be a confirmed moron. And certainly not after announcing their Trump opinions in public and demonstrating in the streets. It would be a total embarrassment for the anti-Trumpers to learn that Trump is just trying to do a good job for America. It’s a threat to their egos. A big one.
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The Canadian Option

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Now that I think about it, the Middle East has a lot of space too. Remind me again why Muslim countries are banning Muslim immigrants. Is it because they are Hitler?
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Enfin, les Echos titrent : Le décret Trump, une bourde planétaire. Quand on se rappelle avec quelle constance Les Echos se trompent sur Trump depuis le début, Donald peut rester serein.

C'est très bien, c'est très très bien.

Trump a deux problèmes :

1) Son manque d'appuis à Washington. Je vous en ai déjà parlé.

2) Son énergie. Je m'aperçois que ses ennemis ne désarmeront jamais. Il y a un gros noyau qui capable de rester pendant quatre ans sur le mode anti-Trump hystérique. Trump, qui est tout de même un septuagénaire, devra gérer son énergie pour ne pas se laisser bouffer par cette hostilité constante, sans pour autant s'isoler.

Pour le plaisir :

Le QI des occidentaux s'écroule

L’inquiétant recul du quotient intellectuel

Je n'ai pas de faits précis pour étayer cette thèse mais c'est aussi mon impression : les Occidentaux sont de plus en plus cons.

L'article cite des causes, mais je soupçonne des causes sociales politiquement incorrectes :

♗ environnement moins stimulant : école laxiste, parents laxistes, télé et jeux videos débiles, Etat-providence ...

♗ immigration : ceux qui nous arrivent sont très loin d'être des Einstein en puissance.

♗ : dysgénisme : protégés de leur connerie par l'Etat-providence, ce sont les plus cons qui font le plus de gosses.

Sujet pas récent sur ce blog : Vous avez dit dysgénisme ?





dimanche, janvier 29, 2017

Lattons Macron

Bon, maintenant que Fillon s'est acharné à nous montrer qu'il est un gros nul, passons à Macron.

J'ai beaucoup moins à dire sur Macron que sur Fillon, pour une raison simple : tout ce blog est déjà un cri contre le « macronisme ». Je hais et je méprise tout ce que représente Macron : le mondialisme, le jeunisme, la morgue de classe, la condescendance, la technnocratie, le narcissisme, la connivence entre salopards du pognon, le socialisme, le déracinement ...

Chaque fois, rare, que Macron se rend dans la France profonde, on a l'impression de voir Tartarin explorateur de la jungle.

Soyons clairs : Macron est l'héritier de Hollande. Arrivera-t-il à baiser les Français comme Hollande ?


Complément :

L’hypothèse Macron : un deuxième quinquennat de Hollande, en pire







Le tacle de Fillon se fait attendre (faut-il virer Fillon parce qu’il a commis une malhonnêteté courante chez les politiciens ?) (2)

A l'évidence, je ne suis pas le seul à m'interroger sur les insuffisances de François Fillon que révèle le « pénélopegate ».

Ses partisans nous expliquent qu'il s'agit pour leur candidat d'un « crash test ». J'ai bien l'impression que l'airbag ne s'est pas déclenché et qu'il va avoir du mal à décrocher une étoile Euro-NCAP.

Ces reproches à l’égard de François Fillon que la droite pense tout bas mais qui pourraient bientôt émerger en pleine campagne




samedi, janvier 28, 2017

Je connais des admirateurs de Macron (ne rigolez pas)

Je connais des admirateurs de Macron (ne rigolez pas).

Quand je vois (de très loin) Macron nous faire son numéro de pureté virginale et de renouveau, je ne peux m'empêcher de penser à la réplique des Tontons Flingueurs quand il est question de mariage et de fiancé : « Tu vas voir, mon enfant, qu'il va nous sortir une famille comme tout le monde ».

Car cet homme là, s'il est élu, aura besoin de ministres et d'une majorité parlementaire comme tout le monde. D'où les sortira-t-il ? Quand on voit ses soutiens, Attali, Minc, Kouchner, on a compris. Bonjour la pureté virginale et le renouveau.

Mais, depuis l'élection de François Hollande, je ne jurerais pas qu'il ne se trouvera pas assez de crétins, d'abrutis et d'imbéciles pour que Macron atteigne le second tour.





vendredi, janvier 27, 2017

Le tacle de Fillon se fait attendre (faut-il virer Fillon parce qu’il a commis une malhonnêteté courante chez les politiciens ?)

Pour les besoins de la discussion, je pars de l’hypothèse, raisonnable, que les faits reprochés par la presse à François Fillon (je ne suis pas sûr que les Français lui reprochent exactement la même chose (1)), l’emploi fictif de son épouse comme attaché parlementaire, sont avérés.

Le cas Fillon est intéressant car le délit est choquant mais relativement bénin. Faut-il, pour si peu, se priver de François Fillon ? S’il avait découpé ses voisins avec une tronçonneuse (made in France), la question ne se poserait pas.

Certains ont une position de principe : il faut virer tous les malhonnêtes. Mais cela pose deux problèmes pratiques.

Le premier problème est que le degré de malhonnêteté des politiciens français est très élevé pour un pays européen (30 % des députés ayant eu affaire au fisc ou à la justice). Si on se débarrassait de tous les malhonnêtes, une grosse part des politiciens disparaitrait. Serait-ce dommageable ? C’est à voir.

Le deuxième problème est la vulnérabilité de nos politiciens. Le moindre coup monté suffirait à les faire tomber. Je suis persuadé qu’une des explications de l’honnêteté personnelle scrupuleuse de De Gaulle tient à son souci d’éviter toute vulnérabilité inutile. Mais tous n’ont pas l’intelligence de De Gaulle. Je doute que nos politiciens soient assez fins pour réaliser l’intérêt bien compris d’être irréprochable.

Eric Verhaeghe, lui, a une réponse politique : il faut peser l’intérêt politique du coupable. On ne traite pas le sauveur (potentiel) de la France comme Félix Faure ou François Hollande.

Pour ma part, j’ai une réponse politique, mais qui verse aussi dans le psycho : c’est un test de la capacité de Fillon à surmonter les épreuves. Il démarre sur de mauvaises bases vu qu’il a attaqué Sarkozy au sujet de sa mise en examen (« Imagine-t-on De Gaulle mis en examen ? »), cela fait rire aujourd’hui tout internet avec « Imagine-t-on Yvonne De Gaulle attachée parlementaire ? ».

Ne versons pas dans la naïveté. Sur Atlantico et sur d’autres sites, certains font remarquer que cette affaire ressemble à un coup de professionnels : accès aux infos, timing parfait, faire prendre la sauce (2).

Il est donc important de savoir si Fillon est capable de riposter à ce genre d’attaques. A sa place, j’aurais dit quelque chose comme : « C’est une pratique normale chez les députés, d’ailleurs, Machin, Truc, Tartempion et Untel le font aussi. Et Hollande qui nomme ministre son ex-compagne, c’est mieux ? Et vous les journalistes, qui recevez des enveloppes, des abattements fiscaux et autres cadeaux, êtes-vous donc si purs ? Etc. » Bref, j’aurais mis les pieds dans le plat dans un style trumpien, puis je serais passé à autre chose, une bonne vieille polémique de derrière les fagots (genre : « Parmi mes premières mesures, zéro nouveaux immigrés musulmans »).

Malheureusement, pour lui, il n’a pas l’air à la hauteur. Il a fort mal démarré et continue encore plus mal en promettant de renoncer à sa candidature en cas de mise en examen. C'est se mettre, avec une naïveté confondante, dans la main de juges dont l'impartialité est plus que sujette à caution.

Je soupçonne (simple intuition masculine) que son entourage est médiocre et que c'est un gros handicap. Il paye d'avoir pris les bras cassés et les faux-derches de l'UMP (3). Il lui manque un Buisson pour le conseiller.

Je suis donc curieux de voir la suite.

Comme j'ai toujours l'intention de ne pas voter en 2017, c'est uniquement pour le plaisir de la discussion. On reproche aux journalistes politiques de se comporter comme des journalistes sportifs.

Etant un amateur, je n'ai pas de contrainte : « Alors, putain, Fillon ! Il vient, ce tacle ? ».



Complément du 28/01 :

En se présentant comme le candidat de l'honnêteté, Fillon s'exposait à ce que le moindre PV de stationnement impayé devienne une affaire nationale. Trump ou Sarkozy, en se présentant comme anti-Système ont été plus habiles.

D'où une caractéristique de Fillon que nous avions déjà vue avec Copé et Jouyet : la maladresse.

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(1) : j’ai tendance à penser que les Français reprochent plus à François Fillon la faiblesse de sa défense.

(2) : des noms sont évoqués, Jean-Pierre Jouyet ou, en tout cas, un proche de François Hollande dont il est de plus en plus clair qu'il roule pour Macron. Les vrais coups de professionnels arrivent fin janvier, c'est la bonne date pour des élections en avril/mai.

(3) : je rappelle que les gros diplômes ne sont vraiment pas une preuve d'intelligence et encore moins d'intuition. La vie n'est pas un concours scolaire.






jeudi, janvier 26, 2017

Penelopegate et sans-couillisme fillonien

On imagine assez bien la réaction de Trump ou de Farage dans le cas du Penelopegate, comme les medias appellent l'emploi fictif de Mme Fillon : ils auraient envoyé chier les journalistes en leur rappelant qu'ils sont aussi des profiteurs avec leurs 20 % d'abattement et ils seraient passés à autre chose.

Il est coincé le père Fillon : il a un programme qui effraie un peu le Système mais il se refuse à combattre les medias, qui sont le premier pilier du Système. Il va se planter et ça sera bien fait pour lui.

Comme je l'ai déjà expliqué, le style Trump n'est pas contingent, pas anecdotique, il porte un message simple et essentiel (aller à l'essentiel, là est le génie de l'action) que les électeurs américains ont reçu 5 sur 5 : « Beaucoup prétendent vous écouter et être anti-Système comme vous. Ils vous trompent. Moi, je ne vous trompe pas et je le prouve en grillant mes vaisseaux avec les médias du Système ».

Fillon n'est pas assez courageux ou intelligent pour le comprendre.

Même avec son style notaire de province, il pourrait être plus offensif.

Vous imaginez De Gaulle se laissant dicter son agenda par les journalistes ?




Elle a du cran, cette petite



Elle a plus de couilles que Fillon !


Les gauchistes sont post-vérité mais pas post-connerie



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On croit rêver lorsqu'on voit la gauche américaine s'inquiéter soudain des effets du relativisme. On se pince lorsqu'on observe ses représentants parler tout à coup comme les conservateurs et expliquer d'un ton inquiet que tout ne se vaut pas, que la vérité existe et qu'il faut faire confiance aux professions d'autorité (universitaires, journalistes) chargées de l'établir ou de la diffuser. Que n'y ont-ils songé plus tôt ?

Car, pendant plus de quarante ans, les «libéraux» américains, hégémoniques dans l'université et les médias, ont soutenu l'inverse avec persévérance et succès. Les Radical Sixties, comme on les appelle aux États-Unis, ont entraîné une disqualification de l'idée de vérité, présentée comme une fiction au service de la préservation de l'ordre social.

[…]

Lasch, mort en 1996, prévoyait la suite avec une admirable prescience. «Au point où nous en sommes arrivés dans notre histoire, il est bien possible que la meilleure qualification pour exercer une charge élevée soit de refuser de coopérer avec le plan d'autopromotion des médias. (…) Refuser de jouer le jeu selon les règles fixées par les médias ferait prendre conscience aux gens de l'immense influence illégitime que les médias en sont venus à exercer sur la politique américaine. Ce serait aussi l'indice crucial de la présence chez le candidat d'un caractère identifiable par les électeurs et auquel ils pourraient se rallier.»

Donald Trump a reçu le message cinq sur cinq et a endossé le costume du tribun de la plèbe, brutal et grossier. Dans ce qui fut un livre culte, Vers une contre-culture (1970), un gourou de l'époque, Theodore Roszak, avait dessiné le programme d'une génération: inverser les codes culturels et le système de valeurs en vigueur dans la société, n'être bridé par aucune convention sociale, se débarrasser de tout surmoi. Trump applique le programme de Theodore Roszak à la lettre. Entre-temps, les contestataires américains d'hier ont vieilli et se sont installés aux commandes des médias, de l'université et de la politique à la place de ceux qu'ils attaquaient jadis. Et ils découvrent, tout surpris, que les coups sont plus agréables à donner qu'à recevoir.
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Bien sûr, ces histoires de « post-vérité » sont de la grosse connerie en barre pour les bobos pédants. Comme si les gauchistes n'avaient jamais menti pour gagner une élection. Vous voulez que je vous fasse la liste des mensonges de gauche ? Jean-François Revel a écrit sur la question des livres de quoi remplir une bibliothèque.

Ils mentent autant les uns que les autres, sauf que les mensonges de Trump, de bas niveau, sont moins nocifs. Même si je doute que leur accumulation soit une bonne chose.

Non, le gros, l'énorme, reproche que les gauchistes font à Trump, ce n'est pas de mentir, c'est de le faire mieux qu'eux et de gagner.





Le parallèle avec la déligitimation de Nixon est intéressant, c'est un vrai danger pour Trump. Il est possible qu'il n'arrive pas à éviter la procédure d'impeachment dont rêvent ses ennemis. Mais les jeux ne sont pas faits. Bill Clinton a réussi à s'en tirer (à quel prix !).

La grande chance de Trump (et nul n'en est plus conscient que lui) est que les médias qui jouent du tam-tam contre lui sont discrédités à un niveau stupéfiant. Mais il ne faudrait pas qu'il abuse de cette chance.

Nota : c'est un poncif aujourd'hui de dire qu'Hitler a été élu démocratiquement. Ce n'est pas tout à fait faux mais pas tout à fait vrai non plus. Il a été nommé plus qu'élu, après avoir fait 37 % des voix.

Les étudiants sont des salauds (et les chauffeurs de taxi des oracles)

Comme le premier article sur le sujet avait mobilisé la (modeste) foule de mes lecteurs :

Taxicab confessions

J'enfonce le clou comme le gros con de « populiste » que je suis :

Theodore Dalrymple : ‘I had that drunken student in my taxi’







mercredi, janvier 25, 2017

Les chinoiseries de Trump

Chine, la muraille de Trump. Quand Donald montre l’exemple aux Occidentaux

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C’est peu dire que Jean-Marc Ayrault n’a pas eu cette audace : « Attention à la Chine. C’est un grand pays. Il peut y avoir des désaccords avec la Chine mais on ne parle pas comme ça à un partenaire », a commenté notre poltron ministre des Affaires étrangères.
Il apparaît donc que le rapport de forces que Trump cherche à obtenir ne tranche pas notablement avec la politique asiatique de Barack Obama, qui visait à établir un véritable « containment », tant militaire qu’économique, de l’Empire du Milieu. À la différence près que Trump joue franc-jeu, casse les codes, s’interdit de faire dans la dentelle, préférant l’irritante « Tweet Diplomatie » au discret « téléphone rouge ». Plein de bon sens, Trump s’est d’ailleurs étonné sur Twitter qu’on ne puisse prendre au téléphone la dirigeante d’un pays auquel on livre des missiles Patriot par centaines… 

Par le style, Trump – installé dans sa « Trump tower » mais pas encore à la Maison-Blanche, c’est important – s’autorise ainsi un surcroît de liberté inédit dans une relation avec Pékin historiquement fondée sur la pleutrerie des Occidentaux, méthode qui n’a guère montré son efficacité. Il faudra s’y faire. À Pékin comme à Paris …
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Méritocratie contre élitisme

Un distinction subtile mais que je crois pertinente et importante, comme la distinction entre intelligent et intellectuel.

Méritocratie, Oligarchie et Populisme



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Il y a une sacrée différence entre méritocratie et élitisme. La méritocratie est une oligarchie qui feint d’être là par pur mérite, alors qu’elle n’y est que par reproduction. L’élitisme consiste au contraire à pousser chacun au plus haut de ses capacités — particulièrement les plus jeunes. Quelles que soient leurs origines.
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Les mensonges de l’équipe Trump

De quelque manière qu’on prenne la chose, l’équipe Trump ment sciemment aux médias (oui, je sais, pas plus que les medias eux-mêmes ne mentent au public, mais ce n’est pas tout à fait le sujet). Comme tout ce que fait Trump, c’est trop rapide de mettre cela sur le compte de la mauvaise foi ou de la bêtise.

Voici donc une analyse des mensonges de Trump (on notera la distinction entre mensonges de haut niveau et mensonges de bas niveau que je fais aussi, comme nombre de conservateurs méprisant les medias (1) ) :

Why Trump's Staff Is Lying




Et des articles complémentaires :

Il est mon Président ...

Manifs anti-Trump : un déni de démocratie. A-t-on défilé contre l’élection de François Hollande ?

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(1) : est-il plus grave d’exagérer le nombre d’immigrés en france ou de répéter, contre toute évidence, que « l’immigration est une chance pour la France » ? Le premier est un mensonge de bas niveau, portant sur un fait précis, le second est un mensonge de haut niveau portant sur une idée. Comme l’expliquait le regretté Jean-François Revel, la gauche a une véritable addiction aux mensonges de haut niveau, sans exclure les mensonges de bas niveau.