lundi, janvier 13, 2020

Nous ne nous suicidons pas. Nous sommes assassinés par nos dirigeants.

Habemus problemam

L'hérésie (erreur sur le dogme) et le schisme (séparation des organisations) sont souvent liés.

Mais les deux plus gros schismes, orthodoxe et anglican, étaient surtout d'origine politique et culturelle, les querelles de dogme étaient plutôt des prétextes.

Or, nous avons aujourd'hui un pape dont on a quelques raisons de penser qu'il est hérétique et qu'un schisme ne lui ferait pas peur (il l'a dit, en tout cas).

C'est une situation inédite.

Comment faire ? La solution classique, c'est un anti-pape : l'élection d'un pape concurrent. Avec une certaine originalité, nous avons un pape émérite. Ce n'est plus très très loin.

Ma position est douloureuse.

Je déteste les postions du pape François, que je juge mondaines et donc sataniques, mais il n'y a pas de sacrements en dehors de l'Eglise, point barre.

Je m'aperçois, à mes discussions, à quel point la culture religieuse s'est écroulée : les idioties que j'entends sur le mariage des prêtres sont toutes rattachées à des considérations matérielles, sociales ou psychologisantes (et souvent, ça ne vole pas haut). Et l'Esprit, où est-il ? Et le sacré ?

Alors ? Hé bien, la seule Eglise est celle dont Jorge Bergoglio est pape et merde si ça me déplaît.



"Des profondeurs de nos coeurs" : un livre qui ébranle l'Eglise



Décès de Sir Roger Scruton



C'était Finkielkraut en beaucoup mieux.

Ce rapide journal de l'année 2019 permet de juger le calibre bonhomme :

Sir Roger Scruton: 1944-2020 ‘Coming close to death you begin to know what life means, and what it means is gratitude’

Je serais curieux de savoir à quel point il s'est soumis aux ordres des médecins. Je pense à un universitaire (le nom m'échappe) qui a refusé la chimiothérapie parce qu'elle l'empêchait de faire cours jusqu'au bout.

dimanche, janvier 12, 2020

Le Vatican des espions (M. Riebling)

Le Pape Pie XII a été victime de la propagande communiste avec la pièce (puis le film du communiste Costa-Gavras) Le vicaire, le faisant passer pour le « pape d'Hitler ».

Il est vrai qu'Hitler a beaucoup joué de l'anti-communisme pour s'attirer des soutiens, mais il est absurde de croire (comme l'ont fait certains prélats allemands) qu'une idéologie aussi violemment anti-chrétienne pouvait être vu avec indulgence au Vatican.

Film pour film, Le pourpre et le noir est beaucoup plus près de la vérité.

Pie XII a peut-être (c'est difficile de juger ce qui aurait pu se passer) eu tort de penser qu'une parole publique trop forte contre le nazisme aurait plus d'inconvénients que d'avantages et de favoriser l'action secrète. Evidemment, il craignait de renforcer les persécutions, contre les juifs et contre les chrétiens.

Mais le jour où il supprime le mot « juif » d'un discours est aussi le jour où il décide que le Vatican doit tout faire pour favoriser l'assassinat d'Hitler. Ce n'est donc pas un hasard si des catholiques participent à toutes les tentatives.

Josef Müller, bavarois, membre de l'Abwehr, fait la liaison entre le Vatican et les divers comploteurs. Arrêté en 1943 (il est remplacé par Hans Bernd Givesius), cet homme au physique de bon père de famille s'est révélé être en acier trempé. Entre deux séances de torture, il fait l'exercice qu'il peut dans sa cellule pour ne pas perdre la forme.

Epargné au pied de l'échafaud en avril 1945 pour servir d'intermédiaire avec les vainqueurs, il fonde la CSU après-guerre.

Les complots catholiques contre Hitler n'ont pas cessé de toute la guerre. Hélas, certains ont sans doute joué dans la main d'Hitler, en justifiant l'inaction des puissances contre lui (Halifax était informé en partie en 1939-40).

Pour qu'ils aboutissent, il a manqué deux choses :

1) la concentration des efforts. Ces complots voulaient à la fois assassiner Hitler et préparer l'après. Deux objectifs, c'était un de trop.

2) la seule technique d'assassinat politique sûre : l'attentat-suicide. Bien des catholiques étaient prêts au martyre, mais pas au suicide. Dommage.




samedi, janvier 11, 2020

Festung Brest : exemple d'écriture tendancieuse de l'histoire.

J'ai souvent écrit sur ce blog que les généraux allemands survivants ont fait passé Hitler mort pour un imbécile afin de se dédouaner.

Je sais que j'ai du mal à convaincre (parce que se dire qu'Hitler était supérieurement intelligent est terrifiant).

Cet article apporte un exemple :

LA LIBÉRATION DE BREST : PATTON AMPUTE D’UN BRAS (AOÛT – SEPT. 1944)

C'est un lieu commun de dire qu'Hitler a été idiot avec sa stratégie des Festungen, les ports fortifiés qui, pour certains, ont résisté jusqu'en mai 1945 (Lorient, Brest, Royan, Cherbourg etc), qu'ils ont immobilisé des troupes plus utiles ailleurs.

Or, cet article explique exactement l'inverse : que les troupes employées par les Allemands étaient, au vu de leur composition, inutilisables ailleurs mais que les troupes américaines qui leur faisaient face ont, elles, bien manqué ailleurs.

Autrement dit, les Allemands n'ont rien perdu. Les Américains, si.

Alors, Hitler idiot ? Moins que les Américains, en tout cas !







vendredi, janvier 10, 2020

Quand je vous dis que nous avons une classe dirigeante satanique ...

Elle est belle, la police française en action.



Evidemment, c'est plus rigolo que de s'en prendre à la racaille.

La police française se déshonore en ne sanctionnant pas les brebis galeuses, voire en les décorant.

Mais il faut bien comprendre que c'est un choix politique, essentiel et délibéré : sociologiquement, les policiers sont Gilets Jaunes. La plus grosse trouille du gouvernement est que cet état sociologique se transforme en  prise de position politique.

Il est donc vital pour les macronistes de creuser un fossé aussi profond que possible entre la police et la population. Ce sont des salauds, mais aussi des inconscients : si un jour ce fossé est comblé, ça sera avec leurs cadavres.

Tu parles, Charb !



La chute est terrifiante. Elle illustre cette réalité humaine : certains hommes préfèrent mourir physiquement que mourir socialement en regardant la vérité en face.

Le miracle de la multiplication des pains



Le casqué vient piquer la caisse de l'église.

Le Seigneur se tient aux cotés du juste (surtout quand il est armé d'une chaise et qu'il tape fort).

C'est pour ceux qui croient que les chrétiens tendent la joue gauche avant d'avoir fait justice.


mardi, janvier 07, 2020

Déséquilibré ou musulman ? Les deux, mon général !

Villejuif : Non, Monsieur Macron il ne s’agit pas d’une « violence aveugle ». Ils sont tous possédés par un dieu barbare !

L'islam prédispose à la folie et attire les fous.

Donc dire qu'un attentat musulman est du à un « déséquilibré » déresponsabilise (éventuellement, pas toujours, pas souvent) le criminel mais condamne l'islam.


dimanche, janvier 05, 2020

7 et 50

1) 7 % des guerre répertoriées dans l’histoire (comment ?) ont une cause principale religieuse.

2) sur ces 7 %, 50 % impliquent l’islam.

Source : The irrational atheist (V. May. 2008).

L'imprégnation réchauffiste (puissance du martelage)

Ecrit par un pilote de ligne, passionné par les missions lunaires, à propos d'Harrison Schmitt, marcheur sur la lune et géologue (c'est moi qui souligne) : « Bien que scientifique, il est climato-sceptique ».

Quelle  puissance de bourrage de crâne révélée par ce  « bien que » proféré innocemment !

Pêle-mêle : Bock, Ben, Thomas

Mathieu Bock-Côté : « Le progressisme ne tolère que lui-même ».

Georges Bensoussan: « Le vrai tabou n’est pas l’antisémitisme, mais qui sont les antisémites ».

Question 105 Art 3 : Les préceptes judiciaires qui concernent les étrangers






vendredi, janvier 03, 2020

Pourquoi tant d'indifférence aux persécutions contre les chrétiens d'Orient ? (Une vue sur la nouvelle morale)

Pierre Vermeren pose une excellente question :

« Chrétiens massacrés dans le monde : pourquoi cette indifférence des Français ? »

Les medias et les Français, qui bien souvent les suivent sur ce point, sont prêts à s'émouvoir de la moindre tuerie chez une peuplade sans intérêt de traine-savates qui se massacrent les uns les autres depuis des siècles.

Mais quand il s'agit de chrétiens, qui devraient être chers à notre coeur et dont la France s'était donné la mission historique de protéger, plus personne ou presque.

Cette anomalie ouvre une fenêtre terrifiante sur nos valeurs et notre morale :

*****************
Mais notre relative indifférence à ces assassinats de chrétiens du Sud doit aussi intégrer l’antichristianisme résilient des Français, qui trouve là une nouvelle manière de s’exprimer.  

[…]

Comme nous peinons à reconnaître le « mal » et la violence, ces catégories sont plus indicibles encore dès lors qu’elles sont pratiquées dans le Sud. Lors de la grande crise migratoire de 2015-2017, des témoignages ont attesté que des migrants ont jeté des dizaines de femmes à la mer pour alléger leurs barques surchargées. Ces faits rapportés par des survivants n’ont jamais donné lieu à poursuite: il nous est en effet impossible de penser - rousseauisme oblige - que du « bien » (le migrant en l’occurrence) peut naître le « mal ».

[…]

En définitive, notre incapacité collective à regarder ces crimes de masse pour ce qu’ils sont, des actes de guerres criminels souvent financés et perpétrés par des intérêts parfaitement identifiables, atteste d’un indécrottable provincialisme.
*****************

Autrement dit, nous n'avons plus une morale universelle (l'acte -le massacre, l'assassinat- est jugé en soi, que le criminel soit noir, blanc ou gris) mais une morale raciste : le crime d'un blanc est le summum de l'horreur, par contre le crime d'un noir ou d'un gris (pour les jaunes, je ne sais pas) n'est pas si grave et peut être accueilli avec une certaine indifférence, voire avec indulgence.

Je ne sais pas si « abomination » pour qualifier une telle morale (qui est d'autant plus partagée qu'elle est largement impensée) est un mot assez fort.

De toute façon, je ne pense pas qu'il soit possible d'éviter la barbarie sans dieu (c'est la question de Socrate : « Si l'homme est la mesure de toute chose, qu'est-ce qui mesure l'homme ? »). Et même certains dieux sont barbares, c'est dire si ce n'est pas gagné. J'ai mis du temps à arriver à cette conclusion brutale et pourtant évidente : le rejet du Christ est satanique.

Je suis en train de lire Do We Need God to be Good?: An Anthropologist Considers the Evidence. mais je ne découvre pas grand'chose. Biais de confirmation.


jeudi, janvier 02, 2020

Shirer : la déclaration de guerre de septembre 1939.

Le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne.



En vertu de leurs accords d'assistance, la Grande-Bretagne et la France doivent venir à son secours. Déclarer la guerre : oui ? Non ? Quand ?

Même pour les partisans de la déclaration de guerre se pose un problème technique (assez anecdotique) : les Anglais veulent aller vite pour que la Royal Navy puisse saisir les navires allemands, les Français veulent prendre leur temps pour que l'armée puisse mobiliser.

Les pacifistes (les invertébrés style de Monzie, Chautemps) présentent un argument plus sérieux (qui sera repris au procès de Riom) : « Nous ne sommes pas prêts. Déclarer la guerre maintenant est téméraire. Attendons, le temps joue pour nous ».

Sauf qu'ils sont hypocrites, ils ne veulent absolument pas faire la guerre à l'Allemagne, ni maintenant ni plus tard. Si nous n'avions pas déclaré la guerre en 1939, ils auraient trouvé plus tard d'autres prétextes pour ne toujours pas la déclarer.

Oui, la France n'est pas prête. Mais le temps ne joue pas pour elle. L'Allemagne se renforce à chaque conquête.

Surtout, tonton Adolf est bien décidé à l'avoir, sa guerre.

Donc, oui, dans la situation merdique de la France de 1939, la déclaration de guerre n'est que la moins mauvaise décision possible, les décisions vraiment catastrophiques sont antérieures.

Et puis, tout simplement, c'est une décision honorable. L'honneur, ça compte.

Mais, nom de Dieu, qu'elle est difficile à prendre, cette décision conforme à l'honneur. Ca grenouille, ça merdouille. Un pays craintif, sans vitalité. L'apathie de Gamelin, qui éteint systématiquement les velléités des politiques, joue son rôle (mais, au final : c'est bien le gouvernement qui est coupable : pourquoi maintient-on à son poste un homme dont l'inaptitude est connue de tous depuis les accords de Munich - sa réaction ayant surpris par sa pusillanimité ?).

Aux premières escarmouches frontalières, les Allemands analysent avec raison le fait que l'aviation ne soit pas engagée comme une preuve que les Français ne sont pas sérieux dans leur volonté offensive, censée venir au secours de la Pologne.

Il ne faut pas négliger la baisse de qualité des généraux, dont parle Michel Goya, et qui affectera les Alliés pendant toute la guerre. En 1939, contrairement à 1914, l'état-major n'est plus l'élite de la nation : Gamelin, Georges, Billotte, ça ne vaut pas Gallieni, Castelnau, Lanrezac, vraiment pas. Aucun n'a eu le réflexe salvateur de Lanrezac qui sauve l'armée française de l'encerclement à Charleroi.


Le premier Rougeyron de l'année 2020

Assez bon :

1) comme d'habitude, il sous-estime la convergence idéologique entre islamisme et gauchisme.

2) très bonne analyse de l'échec des Gilets Jaunes (à partir de 10 minutes). Pour qu'un mouvement de masse fonctionne, il lui faut une structure. Le coupage systémique des têtes qui dépassent et l'anarchisme des Gilets Jaunes les ont tués. Un suicide par manque de structure idéologique : les GJ n'ont pas compris à quoi sert un chef. Et il a été ensuite très facile  de les faire récupérer par les gauchistes crasseux.

3) il se trompe sur les syndicats : il n'y a rien à en tirer. Ils détournent la colère au profit du Système. Rien d'autre.

4) en revanche, il a raison : les gauchistes crasseux ne sont pas les successeurs des communistes.

5) le Brexit (video tournée avant le vote) : le Brexit est effectivement une leçon d'action face au coupage de cheveux en quatre de la droite nationale française. Et la plupart des droitards n'ont toujours pas compris le Brexit, voire font un contresens complet. Soyons clairs : le Brexit est un exemple pour la France, un exemple idéologique.

6) OK sur la logique : répression, taux négatifs, spoliation de l'épargne.

7) Excellent sur la bourgeoisie pourrie qui ne comprend pas que Macron va la baiser comme les autres.

8) il a raison sur le nécessaire noyautage.

9) il a aussi raison sur un autre point : il y a des pays déjà morts, comme la Suède  ou comme l'Allemagne, que nous avons tout intérêt à éviter.

mercredi, janvier 01, 2020

Si même Ferrari fait de la pub ...

Je suis d'accord avec NN Taleb : les seuls produits qui méritent d'être achetés sont ceux qui n'ont pas besoin de publicité pour se vendre. Il ne reste donc que Morgan et Atom.

Mais j'aime beaucoup Rome.




mardi, décembre 31, 2019

Le service public à la française que le monde entier nous envie (paraît-il): comparaison TGV-Shinkansen

Je peux témoigner de l'émerveillement du voyageur français habitué au TGV en découvrant le Shinkansen.

Jean-Pierre Robin: « Paris-Lyon et Tokyo-Kyoto au banc d’essai des trains à très grande vitesse »



Un point que certains d'entre vous ne jugeront pas majeur mais qui m'est de plus en plus pénible : le mauvais goût constant et la capacité d'enlaidissement sans limite de l'Etat technocratique français.

La dernière laideur à la mode, les éoliennes. Mais il y en a tant d'autres ...