dimanche, novembre 11, 2012
Sur la commission Théodule Jospin
Encore une commission inutile.
La vraie réforme n'est pas le non-cumul des mandats, car le cumul des mandats peut se défendre (ancrage local, indépendance des partis ...).
La réforme, c'est le non-renouvellement des mandats, qui empêcherait qu'il existe une classe de professionnels de la politique.
La réforme, c'est le non-renouvellement des mandats, qui empêcherait qu'il existe une classe de professionnels de la politique.
vendredi, novembre 09, 2012
Obama-Hollande, même combat
Les élections de Barack Obama et de François Hollande peuvent se résumer de la même manière : la coalition des minorités, sans souci de l'intérêt général et souvent composées d'allogènes, a vaincu la majorité relative des indigènes qui traditionellement portait le destin et la culture du pays.
Voila. En France comme aux USA, le point de bascule politique du Grand Remplacement est atteint. Le peuple et la nation disparaissent, remplacés par la juxtaposition de populations antagonistes
Et après ? Sauf rupture, comme une banqueroute, c'est irréversible : la France et les Etats-Unis sont en train de disparaître, remplacés par des territoires administratifs des mêmes noms où cohabitent des populations antagonistes, dirigées par des oligarques qui arrosent de subventions pour étouffer la guerre civile latente.
Zemmour
Vanneste
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jeudi, novembre 08, 2012
L'homosexualité est une mode
De nos jours, l'homosexualité est une mode, on est homosexuel pour obéir à une mode. Pour beaucoup de mes lecteurs habituels, ce constat paraîtra d'évidence. D'autres en seront choqués.
J'ai en tête un parallèle : en son temps, Emile Durkheim avait révolutionné la sociologie naissante en montrant que le choix individuel, semble-t-il par excellence, le suicide, obéissait à des lois collectives et, pour parler en termes profanes, à des effets de mode.
Il en est de même de la sexualité. Et il se trouve qu'aujourd'hui l'homosexualité est à la mode (il n'y a pratiquement plus un film français subventionné -pléonasme- où on ne trouve, généralement hors sujet, un homosexuel sympathique et un hétérosexuel antipathique).
Et alors ? Hé bien, la sagesse veut que l'on se méfie des modes.
J'ai en tête un parallèle : en son temps, Emile Durkheim avait révolutionné la sociologie naissante en montrant que le choix individuel, semble-t-il par excellence, le suicide, obéissait à des lois collectives et, pour parler en termes profanes, à des effets de mode.
Il en est de même de la sexualité. Et il se trouve qu'aujourd'hui l'homosexualité est à la mode (il n'y a pratiquement plus un film français subventionné -pléonasme- où on ne trouve, généralement hors sujet, un homosexuel sympathique et un hétérosexuel antipathique).
Et alors ? Hé bien, la sagesse veut que l'on se méfie des modes.
Najat Vallaud-Belkacem et Georges Pompidou
Je suis en train de lire la correspondance choisie de Georges Pompidou.
En même temps, j'entends les déclarations de Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement.
Le contraste est saisissant.
D'un coté, le summum de ce que pouvait produire notre civilisation : un homme fin comme l'ambre au caractère trempé, un lettré à la vaste culture et aux goûts éclectiques, s'exprimant dans un français impeccable sans jamais verser dans la préciosité.
De l'autre, une «tchatcheuse» baragouinant dans le langage médiatique à la mode du politiquement correct, à propos de qui il est incongru de parler de stature intellectuelle. Un frais minois pour passer à la télé, un toupet de tous les instants et un baratin à toute épreuve, voilà ce qui fait un ministre de nos jours.
Compétence ? Morale ? Bagages encombrants et inutiles.
Quarante ans seulement se sont écoulés, quelle décadence !
Bien sûr, Najat Vallaud-Belkacem n'est pas président de la république, mais croyez vous vraiment que François Hollande tiendrait mieux la comparaison ?
En même temps, j'entends les déclarations de Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement.
Le contraste est saisissant.
D'un coté, le summum de ce que pouvait produire notre civilisation : un homme fin comme l'ambre au caractère trempé, un lettré à la vaste culture et aux goûts éclectiques, s'exprimant dans un français impeccable sans jamais verser dans la préciosité.
De l'autre, une «tchatcheuse» baragouinant dans le langage médiatique à la mode du politiquement correct, à propos de qui il est incongru de parler de stature intellectuelle. Un frais minois pour passer à la télé, un toupet de tous les instants et un baratin à toute épreuve, voilà ce qui fait un ministre de nos jours.
Compétence ? Morale ? Bagages encombrants et inutiles.
Quarante ans seulement se sont écoulés, quelle décadence !
Bien sûr, Najat Vallaud-Belkacem n'est pas président de la république, mais croyez vous vraiment que François Hollande tiendrait mieux la comparaison ?
mercredi, novembre 07, 2012
Pourquoi si peu de mobilisation contre le «mariage homosexuel» ?
Autant je sens des opinions fermemement opposées au «mariage homosexuel», autant je ne sens pas une forte volonté d'agir, comme de se déplacer pour aller à une manifestation. Pourquoi ?
J'attribue cette apathie au fatalisme : la famille est déjà détruite depuis longtemps alors à quoi bon se battre pour sauver le peu qui reste ? Et puis, y a-t-il une chance de succès à se battre contre un gouvernement totalement abruti par son idéologie ?
Il y a au fond de cette attitude un désespoir vis-à-vis de la collectivité nationale : «Je protège ma famille. Si les autres veulent faire n'importe quoi, c'est bien dommage, mais c'est leur problème et, si le naufrage de ce pays s'accentue, il l'aura bien cherché».
La dissolution du sentiment de solidarité nationale, de destin commun, est un des résultats du socialisme.
Elections américaines
Vous avez sans doute remarqué que je ne me suis pas étendu sur le sujet.
C'est que je considère que les USA souffrent des mêmes maux que nous (peut-être les ont-ils inventés ?) : oligarchie politico-médiatique, Grand Remplacement et social-clientélisme.
Donc, pour les mêmes raisons que nous, ils ne peuvent compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre.
Alors, Obama ou Romney ? C'est blanc bonnet et bonnet blanc.
Je préférais Romney, à cause du discours mais ce ne sont que des mots. Cependant, je ne suis ni étonné ni peiné de la victoire d'Obama. Je m'en fous.
C'est que je considère que les USA souffrent des mêmes maux que nous (peut-être les ont-ils inventés ?) : oligarchie politico-médiatique, Grand Remplacement et social-clientélisme.
Donc, pour les mêmes raisons que nous, ils ne peuvent compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre.
Alors, Obama ou Romney ? C'est blanc bonnet et bonnet blanc.
Je préférais Romney, à cause du discours mais ce ne sont que des mots. Cependant, je ne suis ni étonné ni peiné de la victoire d'Obama. Je m'en fous.
mardi, novembre 06, 2012
Syrie : Londres n'exclut pas une défaite des opposants
Syrie : Londres n'exclut pas une défaite des opposants
Pragmatisme britannique qui nous change du droit-de-l'hommisme niais (et incantatoire) du gouvernement français.
Pragmatisme britannique qui nous change du droit-de-l'hommisme niais (et incantatoire) du gouvernement français.
Pour une sociologie du réchauffisme
Le réchauffisme (1) est une escroquerie intellectuelle.
Ici n'est pas le lieu de refaire la démonstration. Cela ne m'intéresse plus. Il suffit juste de rappeler que, depuis trente ans que cette théorie a vu le jour (ça ne nous rajeunit pas), toutes les prédictions des réchauffistes se sont avérées radicalement fausses. Une théorie qui produit systématiquement des prédictions fausses est une théorie à oublier.
Désormais, la question qui m'intéresse est la suivante : comment une théorie fausse a pu devenir une théorie acceptée comme vraie dans la majeure partie du milieu politique et du grand public, et, même, du milieu scientifique ?
On connaît des précédents de théories fausses acceptées comme vraies : le marxisme et l'eugénisme. On remarquera que le point commun de ces théories est d'être à la croisée de la science et de la politique. Plus exactement, sous couvert d'objectivité scientifique, ce sont des théories politiques.
Or, la formation d'une opinion politique est très diffèrent de la formation d'une vérité scientifique, même si, cerveau humain oblige, il y a des point communs.
Je ne connais pas d'ouvrage étudiant la formation de l'opinion réchauffiste. J'aurais bien vu Michael Crichton l'écrire, il est décédé trop tôt.
En tout cas, je suis très intéressé si vous pouviez m'aiguiller vers une lecture.
******************
(1) : le réchauffisme est l'opinon prétendument scientifique considérant l'ensemble des quatre hypothèses suivantes comme valide :
1) il y a un réchauffement climatique global inhabituel.
2) ce réchauffement est d'origine humaine.
3) ses conséquences sont catastrophiques.
4) il est possible (4a) et souhaitable (4b) de prendre des mesures contre ce réchauffement.
L'hypothèse 1 peut éventuellement se défendre (à supposer que les notions d'inhabituel et de climat global aient un sens). Toutes les autres hypothèses n'ont pas reçu le début du commencement d'une démonstration correcte.
Tout est simple : nous sommes en économie capitaliste
Pour expliquer nos problèmes économiques, je vous ai fait tout un barnum sur le thème «Le problème de ce gouvernement, c'est qu'il est socialiste».
Pour résoudre nos problèmes économiques, il suffit d'inverser le point de vue. Tout est simple : nous vivons en économie capitaliste. On peut le regretter (pas moi), mais c'est ainsi.
1) le capitalisme, c'est la liberté de réussir.
La logique du capitalisme a été résumée de manière lumineuse par Helmut Schmidt il y a quarante ans : «Les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain».
Tout ce qui favorise les marges, les profits, l'accumulation de capital, c'est bien. Donc, tout ce qui rapproche les impots sur les profits et sur l'épargne (autre nom du capital) de zéro, c'est bien.
2) le capitalisme, c'est la liberté de dépenser et d'investir.
Tout ce qui réduit les dépenses contraintes, au premier rang les dépenses publiques, c'est bien.
Tout ce qui augmente la liberté des individus de disposer de leur argent, c'est bien, donc plutôt les impots constants ou proportionnels que les impots progressifs.
Tout ce qui augmente le choix des individus, c'est bien, donc privatisation et concurrence (notamment dans le domaine de l'instruction).
Tout ce qui permet une exercice de la liberté plus aisé, c'est bien, donc simplification de la fiscalité, de la réglementation et de la bureaucratie.
3) le capitalisme, c'est la liberté d'échouer.
Fin du capitalisme de connivence aux frais de l'Etat, fin du sauvetage des banques zombies, fin du sauvetage des canards boiteux aux frais du moutontribuable.
Un point juridique : revenir à la vraie responsabilité limitée (les patrons condamnés par des salopards de juges rouges pour «faute de gestion» sont de plus en plus nombreux. Quand une boite fait faillite, il y a toujours quelque part une «faute de gestion», donc cette pratique est une abolition de fait de la limitation de responsabilité. C'est une vraie machine de guerre contre l'entrepreneur).
Voilà : si chaque décision du gouvernement était prise dans l'obsession de ces quelques principes, en quatre ou cinq ans, peut-être moins, l'économie française connaitrait une prospérité surprenante (surprenante pour les imbéciles, pas pour mes fidèles lecteurs).
Tout est simple (1).
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(1) : note à l'intention des demi-habiles qui pourraient lire ce billet : je vois d'ici vos objections, vous confondez intelligence et complexité, simplicité et simplisme. Il faut beaucoup de réflexion pour arriver à faire simple. Pour pondre un rapport abscons de technocrate, il faut au contraire se préserver de toute réflexion comme de la peste.
Libellés :
en sortir,
euthanasie de l'économie française
Le masque de Zohra Dati
Ministre de la République, huit liaisons en même temps, elle ne sait pas qui est le père de sa fille (qui ne porte même pas un prénom français). Et ce sont ces dépravés qui vont nous imposer leurs décisions au nom des "valeurs" ! Ce sont ces gens qui vont juger de la famille ? Pauvre France ...
Le masque de Zohra Dati
Le masque de Zohra Dati
lundi, novembre 05, 2012
«Son activité politique a toujours nécessité d'approvisionner des comptes au Luxembourg»
Et voilà : heureusement que je lis le Figaro, sinon j'ignorerais encore qu'approvisionner des comptes au Luxembourg fait partie de l'activité politique normale d'un élu socialiste du Pas de Calais.
Avouez que ça manquerait à ma culture !
Question subsidiaire : est-ce qu'il a croisé des riches au Luxembourg ? Parce que son patron, les riches, il les aime pas.
PS du Pas-de-Calais : voyages au Luxembourg et coffre-fort
Avouez que ça manquerait à ma culture !
Question subsidiaire : est-ce qu'il a croisé des riches au Luxembourg ? Parce que son patron, les riches, il les aime pas.
PS du Pas-de-Calais : voyages au Luxembourg et coffre-fort
Ayrault, asphyxié au gaz de shit
Première réaction du gouvernement au rapport Gallois : il réitère son refus des recherches sur le gaz de schiste. Cette décision obscurantiste destinée à satisfaire les écolos n'est pas vraiment une surprise.
C'est un sujet qui, en raison, ne porte pas à discussion : bien sûr qu'il faut autoriser la recherche. C'est d'un point de vue économique et scientifique une évidence.
Cette décision absurde confirme une chose importante : le gouvernement prend toutes ses décisions, absolument toutes, non pas en fonction de critères techniques ou économiques, dans un souci plus ou moins grand d'efficacité, mais uniquement en fonction de critères politiques, pour ne pas dire politiciens, et peu importe le résultat final sur le pays et sur son économie.
J'ai du mal à le lui reprocher : il applique la leçon que les Français lui ont donnée il y a six mois. François Hollande a été élu sur du vent, sur précisément cela : de la politicaillerie, des combinaisons, des mots, des fantasmes. François Hollande a été élu par les Français en se tenant le plus loin possible des réalités. Comment lui en vouloir d'entretenir l'état d'esprit qui a si bien fonctionné jusqu'à maintenant ?
Seulement voilà : être candidat et être président, ce n'est pas la même chose. Présider en se tenant loin des réalités est une voie catastrophique. Il est arrivé dans l'histoire que des illusionistes hypnotisent un peuple, cela ne s'est jamais bien terminé.
La stratégie de François Hollande est limpide : on compte une fois de plus sur la chance, la croissance extérieure, pour repousser les réformes nécessaires au-delà des prochaines élections, celles de 2017. On se contenterait encore du déclassement, ce long glissement dans la médiocrité, pourvu qu'il ne fût point trop douloureux.
Mais si, entre temps, les investisseurs, ces crétins qui ont confondu pendant dix ans les Grecs et les Allemands, se réveillent et sont pris de panique ? Après tout, avec ces oiseaux-là, c'est possible, pour ne pas dire probable. Imaginez que, à force de se réformer, l'Italie finisse par paraître plus sûre que la France ?
La France n'aura rien prévu ni rien anticipé, comme disait César d'un mauvais général, et nous vivrons la déroute financière.
Varus, qu'as tu fait de mes légions ?
Libellés :
Les conneries de Hollande,
lubies et fariboles écolos
Skyfall
Ce James Bond est meilleur que les deux derniers.
Cependant, je suis gêné par un parti-pris : ce film est très noir (peut-être une mise en condition pour le prochain James Bond joué par un noir !).
On est très loin de la légèreté d'un Bond sirotant son vodka-Martini sous les cocotiers tout en tombant les filles et en descendant les méchants. Je crains que ce Bond léger et tombeur («macho» comme disent avec une moue dégoûtée les féministes) ne soit plus de notre époque.Nous sommes pris par les couilles par le politiquement correct : des critiques se sont étonnés de l'audace d'une James Bond girl fumeuse !
Ce James Bond est comme notre époque : il se prend très au sérieux.
Compétitivité française : tout est simple
Le problème de la compétitivité française a été tellement analysé qu'il est inutile de revenir sur les causes :
> trop d'Etat (y compris trop de lois, par exemple celle sur les 35 h).
> un Etat trop peu productif.
Ces deux causes, interdépendantes, se combinent pour aboutir à la catastrophe actuelle.
La démonstration que je préfère, la plus didactique, est celle de Charles Gave. Mais vous pouvez en trouver des centaines, venant d'organismes officiels si vous préférez. Bien sûr, il y aura toujours des amis du désastre pour réfuter ces causes mais face au poids des évidences, ils ne pèsent rien.
La stratégie est limpide. On en est arrivé là en divisant le peuple français en clientèles électorales et en saupoudrant chacune. Il suffit d'inverser le discours : considérer le peuple comme un tout, faire appel au patriotisme, demander à chacun des efforts. Que chacun sente que les efforts sont partagés. Et que la perte présente soit compensée par un espoir réel pour le futur.
Voilà pour la stratégie.
Pour la tactique, c'est tout aussi simple : un avantage acquis se rachète, se compense ou s'éteint. L'extinction est le moyen le moins indolore politiquement : les nouveaux embauchés ne bénéficient pas de l'ancien système. On peut combiner.
Je suis peut-être inconsidérément optimiste, mais je pense que si ce plan était présenté aux Français, franchement et solennellement, comme le discours gaullien de 1958, ils râleraient, comme toujours, mais l'accepteraient.
Hélas, hélas, Hollande n'est pas De Gaullle. Très très loin de là.
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Les conneries de Hollande,
non-compétitivité française
«Choc de compétitivité», l'expression qui effraie François Hollande comme l'eau effraie mon chat
Excellente analyse de Philippe Tesson : dans l'expression «Choc de compétitivité», le mot «choc» effraie plus François Hollande que le mot «compétitivité».
Ce président, et par conséquent ce gouvernement, a plus qu'il n'est raisonnable l'esprit de finasserie. François Hollande a l'esprit féminin tel que le décrivent les misogynes. On palabre, on discutaille, on ne tranche pas, on joue sur les mots, on promet sans promettre, on embrouille le gogo, on s'engage en prévoyant une voie de dégagement, on attend le temps qu'il faut que le consensus se dégage de lui-même.
Je pense qu'il ressent l'impératif de «viser haut et se tenir droit», suivant l'expression gaullienne, comme une indécence, comme une brutalité impolie, mal venue, comme une agressivité inutile, comme une exposition de virilité idiote et manquant de finesse.
Seulement voilà : décider, c'est trancher, donc arrêter de finasser. Préférer une solution à toutes les autres posssibles.
François Hollande confronte donc la France à une question qui serait intéressante si elle restait théorique mais qui devient dramatique à l'épreuve des faits : peut-on gouverner sans décider ?
dimanche, novembre 04, 2012
Quelles leçons de la Résistance pour aujourd'hui ?
Depuis Jacques Chirac, notre classe jacassante est officiellement pétainiste, puisqu'elle fait sienne, à travers la repentance, l'interprétation pétainiste de l'histoire : le gouvernement de Vichy représentait et engageait la France, toute entière et légitimement. Donc la France est responsable de la déportation des juifs et de la rafle du Vel d'Hiv.
Cette ligne politique a été poursuivie par Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Cela faisait longtemps que ça la démangeait, notre classe jacassante.
Les gaullistes et leur fierté hautaine, il fallait les supporter, parce qu'ils avaient eu la bonne idée d'être du coté des vainqueurs.
Mais, enfin, avec leurs croquenots boueux sur les tapis épais des institutions, ça faisait tache. Ils n'avaient pas faits les Grandes Ecoles et les Grands Corps. Ils méprisaient ostensiblement les petits jeux parlementaires si délicieux et les mondanités parisiennes si agréables. Ils ne s'étaient pas compromis comme tout le monde. Quelle faute de goût, cette pureté ! Et puis, toute cette exaltation, tout ce patriotisme, comme c'est bruyant ! Cette exigence perpétuelle, comme c'est pénible ! Et quel ennui ! Qu'ils nous laissent un peu nous affaisser dans la soie et le mohair des beaux quartiers, c'est si doux ...
Heureusement, le dernier politicien gaulliste, Philippe Seguin, est mort et bien mort. On se retrouve enfin entre nous. François hollande est, par ses idées, par son parcours et par son caractère, le président de coeur de ces pétainistes, des amis du désastre, des docteurs "sans nous, ça serait pire" du naufrage, de ceux qui tirent toujours profit des choses qui adviennent, qui n'essaient jamais d'en retourner le cours, au prix du malheur de la France. François Hollande n'aurait pas fait tache à Vichy.
La France moisie que dénonçait Philippe Sollers, ce n'est pas tant au Front National qu'il faut la chercher que chez les Joffrin, les Demorand, les Pigasse. Bien sûr, les mots ont changé, ils sont même parfois à l'opposé, pour donner le change (ils s'y connaissent, ces gens-là, en change, en argent). Mais le fond ? Le caractère ? C'est toujours le même : il ne faut pas que le fatigant devoir de se tenir droit et de viser haut perturbe les douillets arrangements entre amis, surtout quand ces amis amis sont financiers, l'argent, c'est sacré, il ne faut pas le laisser à des amateurs.
Et nous, qui ne nous résolvons pas au pétainisme de coeur, que nous reste-il ?
Il nous reste l'exemple de la première Résistance, celle de 1940. Celle qu'il est impossible de soupçonner du moindre calcul d'intérêt.
La composition en était très diverse, mais c'était plutôt des jeunes, voire des très jeunes, et des hommes. De la classe moyenne à moyenne supérieure éduquée. Pas du tout de notables ou de classe dirigeante. Souvent des individus en porte-à-faux social. Ils avaient souvent manifesté un intérêt précoce pour la politique. En revanche difficile de les classer sur l'axe droite-gauche, il y a de tout, à cet égard.
Qu'est-ce que cela nous enseigne pour aujourd'hui ?
Suivant le précepte évident mais qu'il est si facile de perdre de vue qu'il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre, inutile d'attendre les notables et les bien installés.
Restent les jeunes (je crois dans le changement politique permis par le changement de génération) et les vieux irascibles. Ce n'est déjà pas si mal. Les grandes choses n'ont jamais été faites par les foules.
Macte animo, generose puer.
Cette ligne politique a été poursuivie par Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Cela faisait longtemps que ça la démangeait, notre classe jacassante.
Les gaullistes et leur fierté hautaine, il fallait les supporter, parce qu'ils avaient eu la bonne idée d'être du coté des vainqueurs.
Mais, enfin, avec leurs croquenots boueux sur les tapis épais des institutions, ça faisait tache. Ils n'avaient pas faits les Grandes Ecoles et les Grands Corps. Ils méprisaient ostensiblement les petits jeux parlementaires si délicieux et les mondanités parisiennes si agréables. Ils ne s'étaient pas compromis comme tout le monde. Quelle faute de goût, cette pureté ! Et puis, toute cette exaltation, tout ce patriotisme, comme c'est bruyant ! Cette exigence perpétuelle, comme c'est pénible ! Et quel ennui ! Qu'ils nous laissent un peu nous affaisser dans la soie et le mohair des beaux quartiers, c'est si doux ...
Heureusement, le dernier politicien gaulliste, Philippe Seguin, est mort et bien mort. On se retrouve enfin entre nous. François hollande est, par ses idées, par son parcours et par son caractère, le président de coeur de ces pétainistes, des amis du désastre, des docteurs "sans nous, ça serait pire" du naufrage, de ceux qui tirent toujours profit des choses qui adviennent, qui n'essaient jamais d'en retourner le cours, au prix du malheur de la France. François Hollande n'aurait pas fait tache à Vichy.
La France moisie que dénonçait Philippe Sollers, ce n'est pas tant au Front National qu'il faut la chercher que chez les Joffrin, les Demorand, les Pigasse. Bien sûr, les mots ont changé, ils sont même parfois à l'opposé, pour donner le change (ils s'y connaissent, ces gens-là, en change, en argent). Mais le fond ? Le caractère ? C'est toujours le même : il ne faut pas que le fatigant devoir de se tenir droit et de viser haut perturbe les douillets arrangements entre amis, surtout quand ces amis amis sont financiers, l'argent, c'est sacré, il ne faut pas le laisser à des amateurs.
Et nous, qui ne nous résolvons pas au pétainisme de coeur, que nous reste-il ?
Il nous reste l'exemple de la première Résistance, celle de 1940. Celle qu'il est impossible de soupçonner du moindre calcul d'intérêt.
La composition en était très diverse, mais c'était plutôt des jeunes, voire des très jeunes, et des hommes. De la classe moyenne à moyenne supérieure éduquée. Pas du tout de notables ou de classe dirigeante. Souvent des individus en porte-à-faux social. Ils avaient souvent manifesté un intérêt précoce pour la politique. En revanche difficile de les classer sur l'axe droite-gauche, il y a de tout, à cet égard.
Qu'est-ce que cela nous enseigne pour aujourd'hui ?
Suivant le précepte évident mais qu'il est si facile de perdre de vue qu'il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre, inutile d'attendre les notables et les bien installés.
Restent les jeunes (je crois dans le changement politique permis par le changement de génération) et les vieux irascibles. Ce n'est déjà pas si mal. Les grandes choses n'ont jamais été faites par les foules.
Macte animo, generose puer.
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repentance à la con,
résistance
La non-compétitivité française ne date pas d'hier
Note de bas de page dans les Fossoyeurs, dans la ligne de Marc de Scitivaux :
A noter la tendance marquée des syndicats patronaux (Comité des Forges etc) à se précipiter dans des cartels avec l'industrie allemande pour le partage des marchés, dans l'ère de Locarno. Après le traité de Versailles qui avait fait de la France une grande puissance économique comme avant 1914, toujours la recherche du moindre effort ! Le malthusianisme de naguère n'avait pas préparé les producteurs à soutenir le choc de concurrents audacieux.
Aujourd'hui, les choses ont un peu changé avec les groupes du CAC40 qui font leur fortune à l'étranger.
Mais il faut faire attention que cette réussite ne soit pas en trompe-l'oeil : elle s'est beaucoup appuyée sur la connivence avec les pouvoirs publics et s'est faite au détriment de la petite et moyenne entreprise, par l'intermédiaire de taxes et impôts auxquels échappent partiellement ces grands groupes et auxquels ne peuvent se soustraire les entreprises plus petites.
A noter la tendance marquée des syndicats patronaux (Comité des Forges etc) à se précipiter dans des cartels avec l'industrie allemande pour le partage des marchés, dans l'ère de Locarno. Après le traité de Versailles qui avait fait de la France une grande puissance économique comme avant 1914, toujours la recherche du moindre effort ! Le malthusianisme de naguère n'avait pas préparé les producteurs à soutenir le choc de concurrents audacieux.
Aujourd'hui, les choses ont un peu changé avec les groupes du CAC40 qui font leur fortune à l'étranger.
Mais il faut faire attention que cette réussite ne soit pas en trompe-l'oeil : elle s'est beaucoup appuyée sur la connivence avec les pouvoirs publics et s'est faite au détriment de la petite et moyenne entreprise, par l'intermédiaire de taxes et impôts auxquels échappent partiellement ces grands groupes et auxquels ne peuvent se soustraire les entreprises plus petites.
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la France qui coule,
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Pertinax
«Mariage homosexuel» : pas de «débat», un référendum
Sur le «mariage homosexuel», pas de pseudo-débat qui est toujours dans la main des medias gauchistes. Un référendum.
Je sais que cela pose un problème juridique : cette question n'est pas dans le cadre défini par la loi pour le référendum. Mais allez donc expliquer aux Français qu'on ne peut pas leur poser la question parce que la loi l'interdit. Ils vous diront de changer cette loi.
Ma conviction politique est claire : la démocratie est un système très imparfait, et c'est sous sa forme représentative qu'il a le plus d'inconvénients. Je suis pour la monarchie, mais comme je n'y crois pas dans un avenir proche, la forme politique vraisembable qui me paraît la moins mauvaise est la démocratie directe.
Des référendums souvent et sur tous les sujets.
Même si le peuple est susceptible de bien des égarements, je lui crois plus de bon sens et plus de patriotisme qu'à la classe jacassante politico-médiatique. Sur dix référendums, il y en aura peu-être quatre dont les résultats seront idiots. C'est un ratio bien meilleur que les décisions prises par notre classe prétendue éclairée.
Le fond du problème, c'est que dans nos politiciens qui n'ont que le mot démocratie à la bouche, bien peu font confiance au peuple français, peut-être aucun, et j'en soupçonne beaucoup, notamment à gauche, de le détester purement et simplement.
Je sais que cela pose un problème juridique : cette question n'est pas dans le cadre défini par la loi pour le référendum. Mais allez donc expliquer aux Français qu'on ne peut pas leur poser la question parce que la loi l'interdit. Ils vous diront de changer cette loi.
Ma conviction politique est claire : la démocratie est un système très imparfait, et c'est sous sa forme représentative qu'il a le plus d'inconvénients. Je suis pour la monarchie, mais comme je n'y crois pas dans un avenir proche, la forme politique vraisembable qui me paraît la moins mauvaise est la démocratie directe.
Des référendums souvent et sur tous les sujets.
Même si le peuple est susceptible de bien des égarements, je lui crois plus de bon sens et plus de patriotisme qu'à la classe jacassante politico-médiatique. Sur dix référendums, il y en aura peu-être quatre dont les résultats seront idiots. C'est un ratio bien meilleur que les décisions prises par notre classe prétendue éclairée.
Le fond du problème, c'est que dans nos politiciens qui n'ont que le mot démocratie à la bouche, bien peu font confiance au peuple français, peut-être aucun, et j'en soupçonne beaucoup, notamment à gauche, de le détester purement et simplement.
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