samedi, août 22, 2015

Pendant les vacances, l'islamisation continue

Agression à l'hôpital public : «Il faut dire clairement que l'islam radical gagne du terrain»

Quelques uns essaient de résister mais ils sont bien seuls :

Menus de substitution : le maire de Chalon-sur-Saône explique son refus

Texte impeccable, mis à part le bien inutile couplet de rigueur sur le Sainte Laïcité. C’est aussi une réponse aux abrutis de Cathos à Babouches :

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Pourquoi se positionner contre les menus de substitution, quelle qu'en soit la forme, notamment végétarienne? Tout simplement parce qu'en les mettant en place, on accepte qu'un interdit religieux (le refus de manger de la viande de porc ou, d'une manière désormais quasi-générale, de ne manger aucune viande qui ne soit pas halal) s'impose dans le service public de restauration scolaire. C'est un renoncement face à l'entrisme religieux. Et prétendre qu'un second menu totalement végétarien constituerait une solution «laïque par excellence» est une tromperie sans vergogne car l'idée d'un tel menu est en la circonstance promue dans le but unique, mais bien peu courageusement inavoué, de répondre au refus religieux de consommer certaines viandes.

[…]

On décèle bien quelle est l'intention des propagandistes des menus de substitution obligatoires: empêcher qu'un débat ait lieu sur le sujet de la laïcité dans les cantines. Mais, outre les problèmes constitutionnels qu'un tel texte poserait (en ce qu'il contrarierait le principe de libre administration des collectivités territoriales), il représenterait le comble du renoncement face à l'entrisme religieux.

C'est ainsi, subrepticement, que l'on glisserait en France du politiquement correct au religieusement correct. 
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Pendant ce temps, Yves Jego propose des menus végétariens. Pauvre con !



Attentat du Thalys : remarquable article du Figaro

Attaque terroriste dans le Thalys : un drame évité de justesse

Cet article est absolument remarquable : 889 mots et pas un seul «musulman», «islam», «islamiste»  ... Juste un vague «terroriste». Terroriste basque ? Terroriste corse ? Terroriste tamoul ? Mystère.

On note un tout aussi remarquable «Si son identité était confirmée ...». Autrement dit, les journalistes savent si c'est un Suédois en colère ou un Corse mécontent. Mais chut ... Silence ... Précaution ... Tabou. On n'a pas pris tant de gants pour Breivik.

Houellebecq a raison : vu la tendance, dans trois ans, ce genre d'attentats, avec moins de dix morts, on en parlera même plus pour préserver la fable de la «religion de paix et d'amour».

On note dors et déjà que «seulement» deux blessés graves, c'est un «drame évité de justesse». Un drame pas évité de justesse ça commence à combien de morts ?

Nota : ce billet s'est transformé en commentaire sous l'article en question. Commentaire aussitôt censuré.






vendredi, août 21, 2015

Belgique, Pays-Bas : l'euthanasie plus meurtrière que les accidents de la route

Europe’s sinister expansion of euthanasia

Nous vivons dans un monde cinglé, et glaçant.

L'euthanasie est responsable d'une mort sur 22 en Belgique et aux Pays-Bas et les accidents de la route d'une sur 26.

Et qu'on ne me dise pas que l'euthanasie est volontaire : les dérives du système de contrôle belge sont bien connues (il ne contrôle rien du tout) comme est connu le pic d'euthanasie les veilles de départs en vacances.

Les mêmes qui veulent que nous nous saignions à mort au nom de la «solidarité», qui deviennent hystériques dès qu'on leur parle d'exécuter un affreux criminel, préconisent sans retenue la mise à mort des bébés (avortement) et des vieux et des malades (euthanasie).

Ils me dégoutent.


jeudi, août 20, 2015

Le vrai visage de Manuel valls



Manuel Valls a-t-il un vrai visage ? N'est-il pas, comme tous les politiciens modernes, un psychopathe aux multiples visages dont aucun n'est vrai ? Une sorte de double politique du pur espion de John Le Carré ?


Les retraites ou la spoliation des classes moyennes

Les retraites ou la spoliation des classes moyennes

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Dans la grande oeuvre entreprise en 1945, dont l’un des résultats majeurs fut d’uniformiser et de déresponsabiliser la société française, l’invention de la branche vieillesse constitue probablement l’exemple le plus remarquable de la spoliation et de la prolétarisation asymptotique dont les classes moyennes ont été victimes au nom de la solidarité, de la protection contre le risque et autres mots gorgés de bonnes inventions et pavés de mauvaises réalisations. D’emblée (ou presque) déficitaire, rappelons-le, le régime général inventé en 1941 par le gouvernement de Vichy et élevé au pinacle par le Conseil National de la Résistance, défendu depuis avec acharnement par tout ce que la gauche de la gauche comporte d’idéologues de la Révolution en chambre ou en cabinet, s’est transformé en immense piège pour tous les salariés ou indépendants qui ont cherché à gravir les échelons de la société.

Cette affirmation est d’ailleurs un lieu commun bien connu dès 1945, contre lequel la bureaucratie étatiste de la sécurité sociale et ses différents suppôts ne cessent de lutter à force d’embrouillaminis, d’usines à gaz et de confusions sur le fonctionnement du système lui-même. Pour mémoire en effet, dès 1946, les syndicats de cadres en France avaient refusé l’absorption de leurs intérêts dans le magma du régime général.

[…]

Il n’en reste pas moins que, lorsque le pharmacien, l’avocat, le dirigeant d’entreprise, le directeur commercial, liquide son portefeuille d’actions vers 45 ans pour acheter une maison ou un appartement, il paie une contribution sociale généralisée de 8,2% (ce qui n’est pas rien). Le problème tient à la contrepartie de ce versement: elle est, en termes de droits, totalement nulle. S’acquitter d’une contribution en faveur du régime vieillesse n’ouvre aucun droit spécifique à la retraite.

Dans un système de sécurité sociale entièrement fiscalisé, cette absence de contrepartie ne pose pas problème. La difficulté apparaît lorsque le système est mixte, c’est-à-dire lorsqu’il est aussi financé par des cotisations qui ouvrent des droits dits contributifs. Dans ce cas, en effet, le système introduit un fort élément d’iniquité qui, dans le cas français, illustre bien les ambiguïtés fondatrices de la sécurité sociale.

Ainsi, lorsque l’assuré verse un euro de contribution au régime vieillesse, il ouvre droit à une contrepartie: le versement d’une retraite. En revanche, lorsqu’il le verse au titre de la contribution sociale généralisée ou de l’impôt (par exemple la taxe sur le tabac), il n’ouvre droit à aucune contrepartie. Cette asymétrie est particulièrement choquante lorsqu’elle concerne un impôt universel inventé pour financer la sécurité sociale (la CSG): pour quelle raison dans un cas l’assuré ouvre-t-il des droits, et dans un autre n’y ouvre-t-il pas droit?

Si l’on admet l’hypothèse que la CSG pèse majoritairement sur les classes moyennes, cela signifie clairement que celles-ci ont vocation à payer sans contrepartie, simplement parce qu’elles ont « un peu d’argent », alors que ceux qui en ont moins peuvent bénéficier du système avec des droits pleins. Une fois de plus, on retrouve l’aversion française pour la réussite sociale, pour ceux qui, à la force du poignet, s’élèvent dans l’échelle sociale. Mais on voit mal comment, dans ce cas d’espèce, le consentement au système pourrait durer.

[…] 


Les classes moyennes prisonnières de la sécurité sociale


Malgré les écrans de fumée multipliés depuis 20 ans devant le grand public pour dissimuler la complète perte de sens de la sécurité sociale, une prise de conscience se produit peu à peu parmi ceux qui invoquent notamment la liberté de sortir de la sécurité sociale. Si ce mouvement contrevient aux principes de fond posés par le droit européen en matière de protection sociale (qui sont forcément de systèmes obligatoires), il révèle l’ampleur du refus aujourd’hui, dans les classes moyennes, et notamment chez les entrepreneurs, face à un système coûteux, aux performances faibles, et surtout aux injustices criantes. Dans le cas de la retraite des classes moyennes, le système est évidemment d’autant plus troublant que la technostructure étatique a transformé la sécurité sociale en une sorte de bagne dont il est impossible de s’échapper, à moins d’un exil très précoce à l’étranger. Cette captivité est d’autant moins satisfaisante que nos voisins européens ont pour la plupart opté pour des systèmes beaucoup plus équilibrés, ou ont choisi de réformer en profondeur leur système lorsqu’il s’approchait du modèle français.

[…]


Ce sont bien aujourd’hui deux France qui s’affrontent: celle qui veut préserver un amortisseur obsolète en imposant une étouffante égalité, et celle qui veut progresser en reconnaissant le principe de responsabilité.

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Nouailhac : la fuite des cerveaux se confirme selon LinkedIn

Nouailhac : la fuite des cerveaux se confirme selon LinkedIn

Hélas, hélas, hélas ...







mercredi, août 19, 2015

Cochon qui s'en dédit !

Jacques Sapir souligne les contradictions du gouvernement :

Le porc, le gouvernement et l’Euro

Je suis beaucoup plus libéral que Jacques Sapir : je n'en ai rien à foutre que des exploitations crèvent parce qu'elles n'ont pas su s'adapter.

En revanche, que des exploitations crèvent parce qu'elles vivent avec une monnaie surévaluée, ça me fout en boule. La contradiction du gouvernement qui plaint les éleveurs tout en serrant la camisole européiste qui les tue est patente.

Je suis d'accord avec la conclusion de Jacques Sapir : entre les éleveurs français, d'horribles franchouillards (dans les éleveurs de porcs, on est sûr qu'il n'y a pas de CPF !) et la préservation de l'idéologie européiste, le choix du gouvernement (et de tous les gouvernements français possibles) ne fait aucun doute.

Pour un européiste conséquent, on s'en fout que les éleveurs français crèvent à cause des éleveurs allemands puisqu'on fait tous partie du même pays (sauf que non, c'est faux, on ne fait pas tous partie du même pays).

C'est pourquoi le gouvernement ne s'en dédira pas : fervent européiste il est, fervent européiste il restera. Et crèvent les éleveurs.

La seule vraie préoccupation du gouvernement n'est pas de sauver les éleveurs, mais de rejeter la faute sur quelqu'un d'autre sans mettre en cause l'idéologie européiste. Les grandes surfaces paraissaient le coupable idéal, mais la propagande a l'air de faire long feu.



mardi, août 18, 2015

Migrants : traiter le problème à la racine

Enfin un article qui ne ne nous raconte pas qu'arrêter l'invasion migratoire est impossible et qu'il faut s'y résigner, mon bon monsieur :

Migrants  (1) : traiter le problème à la racine

Il reprend le point fondamental de la méthode australienne : externaliser l'accueil des candidats à l'immigration, les empêcher de foutre un pied chez nous. Parce qu'avec nos xénophiles hystériques et nos lois à la con, s'ils foutent un pied chez nous, c'est nous qui sommes foutus.

Je suis beaucoup moins d'accord avec le deuxième volet, l'aide au développement. L'aide au développement n'a jamais aidé personne et a toujours couté trop cher, pour que quelques blancs qui culpabilisent s'achètent une bonne conscience. La vérité est que le développement ne peut être qu'endogène.

En revanche, l'idée d'établir des zones sécurisées est à étudier.

Bien sûr, tout cela n'arrivera pas : nos dirigeants sont trop cons, trop lâches, trop incompétents. Plus encore, je les crois travaillés par une pulsion nihiliste les poussant à détruire les pays dont ils ont la charge (l'analyse de cette pulsion nous mènerait trop loin pour ce court billet, mais je pense que mes fidèles lecteurs ont une idée assez précise de ce que j'ai en tête).


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(1) : je n'aime pas ce vocabulaire, «migrants», qui oublie avec une parfaite mauvaise foi le «im» qui nous signifie sans ambiguité qu'ils ne se rendent pas n'importe où mais chez nous, qu'ils ont l'intention d'y entrer.

Regarde toi qui meurs (B. Friang)

Jeune fille de bonne famille, résistante à 19 ans, arrêtée à 21 non sans avoir tenté de s’échapper (une balle lui traverse le corps sans toucher d’organe vital, par miracle), torturée, revenue de Ravensbruck pesant 26 kg, attachée de presse de Malraux, parachutiste correspondante de guerre en Indochine et au Vietnam (parachutée à Dien Bien Phu et en divers endroits), journaliste de la Guerre des Six Jours, licenciée de l’ORTF pour avoir protesté contre les pressions du pouvoir ... gaulliste, Brigitte Friang est un petit bout de femme qui ne s’en laisse pas conter.

Elle dit ce qu’elle a à dire :
  • Sur les communistes, qui substituent son nom à celui d’une militante sur une liste de promis aux chambres à gaz, faisant d’une pierre deux coups : sauver une militante, se débarrasser d’une bourgeoise indocile. Elle y échappe par miracle. Julien Freund raconte des histoires similaires de communistes du maquis plus occupés à éliminer les opposants potentiels que les Allemands. Alors hein, « le parti des 75000 fusillés », « les communistes sont différents des nazis parce qu’ils ont de bonnes intentions, eux», je les utilise en suppositoires.
  • Sur les Allemands : Brigitte Friang fait 500 km de marche de la mort en avril 1945, il faut avoir 20 ans pour y survivre. Elle explique qu’elle a vu trop d’Allemands dans les camps et en dehors pour que la fable de l’ignorance tienne une minute. Elle ne mâche pas ses mots.
  • Sur les Français. Elle est ulcérée par l’attitude des prisonniers français de 1940 qui se la sont coulée douce pendant cinq ans, après une défaite humiliante, dans une Allemagne vidée de ses hommes, qui se targuent de leurs exploits sexuels auprès des Allemandes. cela ne les empêche pas de réclamer le même statut que les survivants des camps de la mort. Les Français de la Libération la déçoivent.

Vous avez compris : des personnalités de ce genre, on a cassé le moule. Elles nécessitent une éducation rigoureuse et libérale et des événements exceptionnels. Nous en sommes à l'éducation laxiste et licencieuse et, si la France est en danger comme jamais depuis Jeanne d'Arc, personne ne semble s'en apercevoir.

Enfin, m'est avis qu'elle serait beaucoup plus célèbre si elle avait eu le bon goût d'être de gauche (Lucie Aubrac, de gauche, qui exerçait une fonction subalterne dans la Résistance est beaucoup plus célèbre que Marie-Madeleine Fourcade, de droite, seule femme chef de réseau).




Le monde selon les socialistes, c'est gaspiller l'argent des autres

Areva, Scandale d'Etat ou scandale Lauvergeon ?

Hollande et l'argent des autres




N'essayez surtout pas une voiture avant de l'acheter

Don’t test drive a new car before buying it

J'aime bien ce site Marginal Revolution. Il a souvent des opinions à contre-courant.

Bien sûr, son opinion qu'il ne faut pas essayer une voiture avant de l'acheter parce que le test est peu probant et qu'il vous implique émotionnellement est contestée, comme vous le lirez dans les commentaires de l'article.

Néanmoins, cela mérite tout de même réflexion : Mc Laren a récemment débauché des ingénieurs de Ferrari et la première chose qu'ils ont apprise, c'est qu'il fallait que l'achat se décide dans les cinq premières minutes, que le client ne devait pas avoir le temps de réfléchir, que les qualités dynamiques de la voiture, c'est très bien, mais que le client devait déjà être décidé une fois assis dedans.

Et cela se comprend très bien : l'achat de 95 % des voitures actuelles est hautement irrationnel. Si l'achat était rationnel, on ne verrait sur la route que des Dacia.

Il n'y a rien dans une Audi, en termes de service rendu, qui justifie qu'on la paye quatre ou cinq fois plus cher qu'une Dacia. A plus forte raison une Ferrari.

Mais l'homme n'est pas que froideur et calcul, et c'est très bien ainsi.

Notons qu'un spécialiste des sciences sociales nous dirait que les caractéristiques, non-rationnelles au premier abord, de l'achat d'une automobile, comme afficher son statut et son revenu, projeter de soi une image, peut avoir une utilité. Pas seulement pour soi, pour les autres aussi.

En croisant un 4x4 allemand noir aux vitres teintées immatriculé 75, je sais sans erreur possible que j'ai affaire à un gros con (à ou une grosse conne, ne soyons pas sexistes). C'est infaillible. Avec la mort, c'est une des rares certitudes dans la vie.



lundi, août 17, 2015

Saloperie de positivisme ! Ca revient comme le chiendent.

Je croyais que le positivisme avait été éradiqué depuis un siècle du fait des errements du scientisme.

Erreur ! Au pays des ignares, les incultes sont rois.

C'est ainsi que les connards de Google nous promettent que, grâce à la science, la leur bien évidemment, tous les problèmes de l'homme seront résolus.


Balivernes ! Mais balivernes potentiellement criminelles, comme toutes les utopies.

A un niveau plus prosaïque, je ne suis visiblement pas le seul à m'inquiéter cette emprise néfaste du positivisme :


Le travail invisible ou l’économie victime du dogme positiviste

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[…]

Deuxièmement, sur l’origine de la financiarisation. Celle-ci a à mon sens deux origines. La première, très bien expliquée dans l’ouvrage, résulte d’une évolution dans le financement des entreprises, qui en se démocratisant amène des investisseurs rentiers. C’est un point fondamental. La seconde, que l’auteur n’aborde pas, mais qui pour moi est la vraie cause, est ce besoin de mesurer. D’où vient-il ? A mon sens il résulte de l’adoption d’un paradigme positiviste dans les sciences humaines. Si l’on mesure, c’est aussi parce que la pensée managériale, polluée par le positivisme (naïf, comme chacun le sait) des penseurs du management a contaminé les manageurs qui l’ont trouvé bien pratique. Les coupables sont donc au moins autant Platon, Descartes et Auguste Comte et leur orgueil scientiste, que les fonds de pension qui au fond, appliquent leur pensée sans le savoir. La combinaison de la démocratisation et de cet orgueil scientiste est létale, dans l’économie comme ailleurs. 

Troisièmement, sur la société libérale. C’est la grande ambiguïté de l’ouvrage. Le libéralisme en est un peu le fantôme, on y revient toujours comme point d’ancrage sans jamais le définir ni se positionner par rapport à lui. Cette obsession destructrice de la mesure est-elle inhérente au système libéral ? Rien n’est moins sûr. Car si la vraie cause de la disparition du travail est le positivisme naïf, alors cette cause est antérieure (au sens logique du terme) à la question du modèle économique et social dominant. J’en veux pour preuve que l’URSS, comme cela est fort justement observé dans le livre, a elle aussi été victime du même syndrome scientiste. Le positivisme naïf a miné l’URSS, comme il mine désormais les sociétés libérales. De manière intéressante, j’observe dans mon livre à venir sur la CIA que cette organisation a été victime du même syndrome (n’observer que ce qui est mesurable), et là encore il ne s’agit pas d’une organisation à but lucratif. Les solutions que Pierre-Yves Gomez esquisse vers la fin du livre vont d’ailleurs dans le sens d’une remise en question épistémologique qui me semble être la seule approche.

Cette question de fond du libéralisme est d’autant plus importante que ce qui est a priori intéressant dans l’innovation, outre sa capacité à améliorer le lot commun, est précisément sa capacité à remettre en question la rente et à miner l’oligarchie actuelle. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’oligarchie rentière est la cible principale des attaques des auteurs libéraux (voir par exemple la distinction que font Ayn Rand ou Frédéric Bastiat entre capitalisme entrepreneurial et capitalisme de copinage). L’existence d’une oligarchie est donc une dérive du système libéral, mais elle n’en est pas une propriété intrinsèque car d’autres systèmes dérivent également vers l’oligarchie (là encore l’URSS ou la Chine actuelle sont des exemples typiques). D’où la nécessité de comprendre comment cette dérive survient dans un système libéral. J’arguerais qu’elle le fait lorsque le politique l’emporte sur l’économique, et en particulier en situation de crise, qui affaiblit l’économique et renforce le politique. L’oligarchie se développe également aussi parce qu’il est plus facile de renforcer l’oligarchie (gains immédiats pour certains, pertes diffuses pour tous) que de l’affaiblir (pertes immédiates pour certains, gains diffus pour tous).
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Sécurité routière


Sécurité routière : le ministère de l'Intérieur doit redresser la barre

Rappelons quelques chiffres :

> les accidents de la route représentent 0,70 % des décès annuels en France.

> les accidents domestiques 1,15 %.

> les suicides 2 % (comme la pneumonie et le diabète).

La "priorité" sur la sécurité routière des différents gouvernements n'est donc pas choisie en fonction de la hiérarchie réelle de la mortalité mais en fonction de l'exposition médiatique qu'elle procure, de la ponction dans nos portefeuilles à laquelle elle fournit un prétexte et, sûrement le plus important, de la possibilité de contrôler nos vies qu'elle donne (sur la route, on saisit toutes les occasions de nous faire sentir que nous somme des sujets et non des citoyens).

Et puis, rappelons que la bagnole, c'est la famille, le statut social et la liberté individuelle. Que des horreurs pétainistes !

Les cathos à babouches

«Cathos à babouches». Cette heureuse expression me vient d'un commentateur, qu'il en soit remercié. On peut l'abréger en «CAB».

Ce sont des imbéciles qui croient que les catholiques ont des intérêts communs avec les musulmans : lutter contre le laïcisme, le même dieu (foutaise bien connue) ...

En fait, ce sont des chrétiens qui croient tellement peu en ce qu'ils croient qu'ils pensent qu'avoir une religion, n'importe laquelle, est préférable à ne pas avoir de religion, comme si il ne devait pas y avoir, aux yeux d'un chrétien, qu'une seule religion qui soit vraie.

Pourquoi je les traite si radicalement d'imbéciles ?

Parce que toutes les évidences théologiques, historiques et politiques indiquent que l'islam est l'ennemi irréductible du christianisme. Pour un musulman, un bon chrétien est converti à l'islam, soumis ou mort.

Toute avancée de l'islam, même contre le laïcisme, est donc une défaite pour le christianisme. Inversement, toute défaite de l'islam, même si elle vient du laïcisme, est bonne pour le christianisme. Les «accommodements raisonnables» sont à sens unique et sont une folie suicidaire.

Supprimer les menus sans porc dans les cantines publiques, c'est signifier qu'il faut choisir : se comporter en Français ou se comporter en musulman. Et mes fidèles lecteurs savent que je considère que c'est un vrai choix, qu'on ne peut pas être à la fois bon musulman et bon Français.

Il faut en tenir une sacrée couche, ou être sacrément lâche, pour refuser de le comprendre malgré des preuves on ne peut plus actuelles.

Je me sens donc fondé à traiter les CABs d'imbéciles (au minimum).

Mais cela n'a rien de surprenant : certains ont une propension à la croyance, n'importe laquelle, plus qu'à une foi spécifique. Ceux-là se convertiront à l'islam sans difficultés s'il s'avère le plus puissant et, donc, le plus séduisant (rares sont ceux qui aiment être dans le camp des perdants).

Et puis, la lâcheté, l'évitement du conflit, le refus de voir, c'est si confortable.

Cette situation n'est pas neuve : la conquête musulmane de l'Afrique du nord puis de l'Espagne a été favorisée par les mêmes discours. Les mots de l'époque étaient différents mais le fond était le même «A quoi bon se battre ? Ils ne sont pas vraiment nos ennemis et le vent de l'histoire souffle dans leur sens, adaptons nous, accueillons les, ce n'est pas si grave de nous convertir».

En fait, c'est très houellebecquien : la lâcheté se donne le masque de la pondération, le renoncement le masque de la raison.

Les mollassons, cathos bisounours, petits-bourgeois gauchisants, sont notre SIDA politique, le virus qui empêche notre système immunitaire nationaliste de fonctionner.

C'est vraiment Le camp des saints tous les jours.



Le retour du général (G. Ayache)

Livre intéressant sur le processus de retour au pouvoir de De Gaulle en 1958.

De Gaulle a été retors, manipulateur, vicieux, mais il avait une ambition pour la France autant que pour lui-même (normal puisque dans son esprit les deux se confondaient).

Ce qui est désespérant pour notre temps, c'est la somme d'intelligence et de caractère qu'il faut pour contourner, aujourd'hui comme hier, les hommes du système.

Les grandes envolées lyriques en chambre «la légalité républicaine en danger» alors que le pays se décomposait montrent toute la déconnection de ces notables.

Est-il écrit dans le destin de la France qu'un parlementaire français est forcément mesquin, petit, accroché à sa petite place, à sa petite soupe, à ses petites magouilles, à son petit parti, à jamais incapable de s'élever à la hauteur de ce qui est nécessaire au bien du pays ?

Quelles que soient leurs qualités individuelles en dehors de l'hémicycle, les parlementaires réunis sont six cents François Hollande : bons à rien mais prêts à tout. Démunis devant l'action comme des poules devant un couteau, ils savent en revanche très bien empêcher, paralyser, étouffer, discutailler sans fin, circonvenir, interdire, «obstacler» comme disait Churchill.

Ce pays est foutu : aucun politicien n'y réunit l'intelligence et le caractère de De Gaulle;

dimanche, août 16, 2015

La légende des expats' qui viennent se faire soigner en France

Je ne peux m'empêcher de vous copier ce savoureux commentaire de Bob pêché chez Philippe Bilger :


@Paul Duret | 16 août 2015 à 15:59

"Malheureusement, tout le monde donne le mauvais exemple... les riches partent en Suisse ou en Belgique tout en continuant à se faire soigner en France."
Pouvez-vous nous expliquer d'où vous tenez cela ? Cela me paraît plus relever du fantasme franchouillardo-communiste que d'autre chose (note aux gros malins de ce blog : on peut très bien voter UMP et penser comme un communiste ; c'est même fréquent).
Pour commencer, pouvez-vous préciser ce que vous entendez par se faire soigner en France ? Cela veut-il dire : se faire soigner en France, en volant son médecin car en ne le payant pas, ou en ne payant pas l'assurance-maladie qui réglerait la note ? Ce serait en effet regrettable, mais quelque chose me dit que cela n'arrive pour ainsi dire jamais. Les riches qui se font soigner en France en laissant l'Etat régler la facture ont plutôt tendance à être algériens ou saoudiens, voyez-vous.
Cela veut-il dire : se faire soigner en France, en payant son médecin par le biais de la Sécurité sociale, que l'on financerait par ses cotisations de Sécurité sociale ? Si c'est le cas, qu'est-ce que ça peut bien vous faire, et en quoi serait-ce un mauvais exemple ?
Cela veut-il dire : se faire soigner en France, en payant son médecin par le biais d'une assurance-maladie étrangère, que l'on financerait par ses primes d'assurance ? Dans ce cas, en quoi est-ce que cela vous défrise, et en quoi même est-ce que cela vous regarde ?
Cela veut-il dire : se faire soigner en France, en payant son médecin de sa poche ? Si c'est le cas, encore une fois, où est le problème ? Vous voulez empêcher les médecins de gagner leur vie ?
Cette figure de rhétorique récurrente dans la conversation de comptoir française est essentiellement basée sur deux mythes :
1. La France est le seul pays au monde qui pratique la médecine. Partout ailleurs, les gens crèvent du cancer au coin des rues, les médecins sont des charlatans, les hôpitaux ressemblent à des bidonvilles et l'assurance-maladie est un concept inconnu.
En conséquence, quiconque quitte la Frônce revient ventre à terre pour s'y faire soigner. Il est absolument inconcevable qu'on se fasse soigner à l'étranger, puisqu'à l'étranger, par définition, ce sont des pays de sauvages (souvent anglo-saxons - comme la Belgique et la Suisse).
2. La sainte, belle et douce Sécurité sociale soigne les Français gratuitement. Les médecins sont bénévoles, et le boucher fournit son steack gratuitement aux infirmières puisqu'elles travaillent pour rien. Il arrive (rarement) que les médecins soient payés, mais alors la Sécu fait tourner une ronéo dans sa cave pour imprimer des billets de mille (ce qui rappelle le Conseil national de la Résistance et son noble "programme").
Finalement, j'ose espérer que vous ne considérez pas le fait de s'établir où on le désire dans le monde comme un mauvais exemple. Ca s'appelle la liberté, figurez-vous. Oui, je sais, c'est assez mal vu en pays communiste.



Pour ma part, les seuls exemples que je connaisse de Français de l'étranger qui viennent se faire soigner en France sont des gens voulant échapper au NHS anglais, système entièrement étatisé, communiste quoi. Et ce n'est pas un problème s'ils ont payé leurs cotisations.

Et probablement que les «riches Français» revenant se faire soigner en France s'il y en a, parce que l'assurance-maladie n'existerait pas à l'étranger, veulent tout bêtement être avec leur famille dans la maladie.

La petite-bourgeoisie étriquée et anti-patriote (le Figaro antigaulliste)

Je lis Georges Ayache et il m'avait échappé à quel point le Figaro était anti-gaulliste dans cette période.

Il n'y a là rien de nouveau, c'est toujours la même histoire : une partie de la bourgeoisie a toujours été prête à abandonner la France à l'étranger pourvu qu'elle sauve son petit capital, sa petite résidence secondaire, ses petites usines, sa petite tranquillité.

Que l'étranger fût tour à tour anglais, allemand, américain, ne change rien à l'affaire, c'est toujours la même démarche.

Sarkozy et Hollande se sont chienninement couchés devant Obama et Merkel. Et quand j'entends les soupirs enamourés de certains «Ah, Juppé, il est brillant», Juppé ce salopard qui nous vendra aux Allemands et aux Américains s'il ne nous vend pas aux arabes, ou peut-être les trois à la fois, Juppé qui mérite plus de coups de pied au cul que d'accolades, je me dis que, décidément, il y aura toujours les mêmes cons toujours prêts aux mêmes conneries, que certains ont la passion de l'abandon comme d'autres ont la passion de la musique.



Did Jesus really say «blessed are the queue-jumping knifemen?»

Peter Hitchens peut être très saignant :

Did Jesus really say «blessed are the queue-jumping knifemen?»

Vous savez à quel point m'irrite l'attitude gnagnan, mollassonne et bisounours et, pire que tout, suicidaire de certains chrétiens jusqu'au plus haut sommet de la hiérarchie. Visiblement, je ne suis pas le seul.

On a le droit de ne pas être chrétien, mais, quand on est chrétien, si on pouvait éviter d'être con comme un balai ....

C'est, bien sûr, moi qui souligne :

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Christians ought to be thinking about such things [l'immigration et les immigrés, notamment à Calais].

But thinking is what these prelates and preachers are not doing. Is it as simple as they claim ? I am far from sure. The founder of the Christian church was not actually a guerrilla fighter or a Russell Brand-type demagogue. He had nothing against people obeying laws or fulfilling their obligations. I’d say, rather the opposite.

He was himself a genuine refugee, hiding in Egypt from the real, murderous wrath of Herod. But when the danger was past, his family didn’t settle in Egypt but returned home. Nowhere in the Beatitudes did Jesus say ‘Blessed are the queue-jumpers’, trying to gain an advantage at the expense of others. This is what the people at Calais are. They are not prepared to apply for asylum or seek visas and work permits in the normal way. Their actions make people in this country less willing to grant any asylum, or to welcome any migration. They force their way into lorries and trains, or break down a lawfully constructed fence, sometimes clutching drawn knives as they do so. Many destroy their passports so that the truth about their origins and claims can never be proved. Why precisely is it Christian to endorse this behaviour ?

As the Left-wing media have rightly been pointing out, only quite a small share of the migrants arriving in Europe from Africa and elsewhere actually end up at Calais. They are already out of danger (if they were ever in it) and have chosen to be there.

As for the parable of the Good Samaritan, the hero of the story didn’t tell other people to be compassionate and generous. He did it himself. I am full of admiration for any individual who offers to take such migrants into his own home indefinitely, and to bear the charges (as the Good Samaritan did) of their housing, food and medical treatment.

But I have none at all for the pulpit Samaritan who tells others in our overcrowded country that they must suffer for the sake of his own peace of mind.
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samedi, août 15, 2015

Sommes nous condamnés à des Herriot ?

Je lis cette phrase de Georges Ayache, dans la droite ligne de «la république gouverne mal mais se défend bien» :

«S'il était incapable d'agir, le système [de la IIIème république] savait fort bien inhiber les initiatives, entouré de ce halo de bonne conscience démocratique républicaine qui le conduirait à la catastrophe de 1940.»

Je songe à Edouard Herriot, qui, pendant que la France sombrait, pensait à sauver Lyon.

Herriot, résumé en quelques mots cinglants de De Gaulle : « Je lui demandai d'aider à la reconstruction de la France ; il me déclara qu'il se consacrerait à restaurer le parti radical ».

Quant aux fameux 80 qui avaient refusé les pleins pouvoirs à Pétain, De Gaulle n'était pas plus aimable : « Ce n'est pas la Résistance que de défendre son fromage. »

Le parlementarisme nous condamne-y-il aux Herriot ?




15 aout : prions pour les Chrétiens d'Orient et pour la France

Prions pour les Chrétiens d'Orient. Plus spécialement pour le Liban, si attachant :

15 août : Prions pour le maintien de la Paix au Liban

Puisque c'est jour de fête nationale pour ceux qui ont vraiment notre pays au coeur, prions aussi pour la France