J’entends qu’Alain Juppé aurait la stature d’homme d’Etat qui manque à Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Je suis d’autant plus perplexe qu’en lisant avec attention, il m’apparaît que la stature en question tient surtout à sa calvitie giscardienne et au fait de ne pas avoir avalé une boite d’amphèt’ avant de vous parler.
On ne nous parle jamais de ses idées (ça tombe bien, il n’en a pas) ni de son caractère (il n’en a pas non plus, c’est juste un narcissique méprisant très creux), mais de son attitude.
S’il suffit d’être chauve et sous cachetons pour avoir une stature d’homme d’Etat, je m’achète une tondeuse et une boite de Tranxène.
Il est vrai que des gens capables d’élire François Hollande « pour que ça change » sont tout à fait capables d’élire Alain Juppé « parce que c’est un homme d’Etat ». C’est tout aussi con.
lundi, septembre 14, 2015
L'espace Schengen existe toujours
On nous explique que l'espace Schengen est mort suite au rétablissement de la souveraineté sur leurs frontières de l'Allemagne et de l'Autriche. C'est une formule journalistique vide de sens.
La force de l'européisme, c'est le fait accompli. L'espace Schengen existe toujours, sa suspension provisoire peut durer, mais cela ne le détruit pas pour autant. Il a vocation à revenir le plus naturellement du monde.
La suspension du traité dans la panique de gens qui, suivant les mots de Jules César, n'ont rien prévu et rien anticipé, n'a rien à voir avec la dénonciation définitive du traité comme conséquence d'une politique mûrement réfléchie.
Les européistes ont toujours la même technique : nous l'enfiler profond, sournoisement, en douceur, mais, si la douceur ne marche pas, en force, par la menace (chacun se souvient des argumentaires d'épouvante en faveur de l'Euro et du TCE). Face à cela, il faut être aussi résolu et franc qu'ils sont retors et menaçants. Ce n'est pas le cas de nos dirigeants français, pouvoir et opposition confondus (FN compris).
Selon la célèbre technique de la grenouille dans le mixer, on nous fera avaler graduellement des choses que nous refusons quand elles nous sont présentées soudainement : bientôt, nous nous réjouirons que les centaines de milliers de migrants ne soient pas des millions, et, quand ils seront des millions, nous nous réjouirons qu'ils ne soient pas des dizaines de millions, et après, il n'y aura plus d'après : l'Europe aura cessé d'exister.
La force de l'européisme, c'est le fait accompli. L'espace Schengen existe toujours, sa suspension provisoire peut durer, mais cela ne le détruit pas pour autant. Il a vocation à revenir le plus naturellement du monde.
La suspension du traité dans la panique de gens qui, suivant les mots de Jules César, n'ont rien prévu et rien anticipé, n'a rien à voir avec la dénonciation définitive du traité comme conséquence d'une politique mûrement réfléchie.
Les européistes ont toujours la même technique : nous l'enfiler profond, sournoisement, en douceur, mais, si la douceur ne marche pas, en force, par la menace (chacun se souvient des argumentaires d'épouvante en faveur de l'Euro et du TCE). Face à cela, il faut être aussi résolu et franc qu'ils sont retors et menaçants. Ce n'est pas le cas de nos dirigeants français, pouvoir et opposition confondus (FN compris).
Selon la célèbre technique de la grenouille dans le mixer, on nous fera avaler graduellement des choses que nous refusons quand elles nous sont présentées soudainement : bientôt, nous nous réjouirons que les centaines de milliers de migrants ne soient pas des millions, et, quand ils seront des millions, nous nous réjouirons qu'ils ne soient pas des dizaines de millions, et après, il n'y aura plus d'après : l'Europe aura cessé d'exister.
Immigration et infécondité : Hollande, Merkel, Juncker et les autres ont un peu trop lu Tintin et le Lotus Bleu
On nous explique que l'Allemagne fait venir autant d'envahisseurs parce qu'elle a la plus faible fécondité du monde.
Nos modernes dirigeants sont si cons que je n'exclus pas qu'ils soient con-vaincus par cet argument con-trouvé.
Pourtant, il est extraordinairement stupide : imaginez vous qu'on puisse écrire que l'invasion d'Attila fut une solution à l'infécondité des Romains tardifs ? C'est un raisonnement (si on peut appeler pareille bêtise «raisonnement») du même acabit que nous tiennent les immigrationnistes.
Cette infécondité, le fait très concret que les hommes et les femmes d'Europe de l'ouest ne couchent plus ensemble ou, quand ils le font, qu'ils s'arrangent pour qu'il n'en résulte pas un enfant, est une maladie de l'âme sans guère d'équivalent dans l'histoire, à part le suicide démographique des populations amérindiennes au début de la conquête de l'Amérique.
L'invasion migratoire est un suicide collectif.
Ce que nous disent donc les Diafoirus immigrationnistes, c'est : «Vous êtes très malade : on va vous guérir, on a la solution, faites nous confiance. On va vous suicider.»
Cela rappelle le raisonnement du fou dans Tintin et le Lotus Bleu qui veut aider les gens à «trouver la voie» en leur coupant la tête. Vous remarquerez qu'on peut pousser l'analogie assez loin puisque, comme les peuples européens, les victimes sont ligotées et aux mains du fou et que nos fous à nous sont aussi persuadés de détenir la vérité, veulent nous l'imposer et tuer père et mère :
Cette médication étrange n'est pas très surprenante chez des gens qui sont souvent partisans de l'euthanasie. De plus, cela les soulage, en supprimant le malade et la maladie, d'avoir à assumer leurs responsabilités de dirigeants, en trouvant une vraie solution : ils veulent le pouvoir et ses délices, mais fuient comme la peste ses responsabilités et ses emmerdes.
Avouez tout de même que, lorsqu'on fait partie des quelques excentriques restés sains d'esprit, pareil mode de pensée a de quoi surprendre et révolter.
Nos modernes dirigeants sont si cons que je n'exclus pas qu'ils soient con-vaincus par cet argument con-trouvé.
Pourtant, il est extraordinairement stupide : imaginez vous qu'on puisse écrire que l'invasion d'Attila fut une solution à l'infécondité des Romains tardifs ? C'est un raisonnement (si on peut appeler pareille bêtise «raisonnement») du même acabit que nous tiennent les immigrationnistes.
Cette infécondité, le fait très concret que les hommes et les femmes d'Europe de l'ouest ne couchent plus ensemble ou, quand ils le font, qu'ils s'arrangent pour qu'il n'en résulte pas un enfant, est une maladie de l'âme sans guère d'équivalent dans l'histoire, à part le suicide démographique des populations amérindiennes au début de la conquête de l'Amérique.
L'invasion migratoire est un suicide collectif.
Ce que nous disent donc les Diafoirus immigrationnistes, c'est : «Vous êtes très malade : on va vous guérir, on a la solution, faites nous confiance. On va vous suicider.»
Cela rappelle le raisonnement du fou dans Tintin et le Lotus Bleu qui veut aider les gens à «trouver la voie» en leur coupant la tête. Vous remarquerez qu'on peut pousser l'analogie assez loin puisque, comme les peuples européens, les victimes sont ligotées et aux mains du fou et que nos fous à nous sont aussi persuadés de détenir la vérité, veulent nous l'imposer et tuer père et mère :
Cette médication étrange n'est pas très surprenante chez des gens qui sont souvent partisans de l'euthanasie. De plus, cela les soulage, en supprimant le malade et la maladie, d'avoir à assumer leurs responsabilités de dirigeants, en trouvant une vraie solution : ils veulent le pouvoir et ses délices, mais fuient comme la peste ses responsabilités et ses emmerdes.
Avouez tout de même que, lorsqu'on fait partie des quelques excentriques restés sains d'esprit, pareil mode de pensée a de quoi surprendre et révolter.
vendredi, septembre 11, 2015
Invasion migratoire : «Non à l'intégrisme idéologique de Bruxelles et de Berlin !
Migrants : «Non à l'intégrisme idéologique de Bruxelles et de Berlin !
Est-ce mon optimisme invétéré ? Je pense que ce genre d'articles sape le discours médiatique. Or, je crois de plus en plus qu'une phase de décomposition est nécessaire. Tant pis si ces discours n'ont pas d'effet immédiat, s'ils contribuent à saper le pouvoir, c'est déjà ça.
Est-ce mon optimisme invétéré ? Je pense que ce genre d'articles sape le discours médiatique. Or, je crois de plus en plus qu'une phase de décomposition est nécessaire. Tant pis si ces discours n'ont pas d'effet immédiat, s'ils contribuent à saper le pouvoir, c'est déjà ça.
Libellés :
Europe allemande,
invasion migratoire
Nous avons les conséquences
Jacques Bainville avait coutume d'écrire, à propos des politiques idiotes : «Vous aurez les conséquences».
Hé bien voilà, après cinquante ans de politiques toutes plus connes les unes que les autres, nous avons les conséquences.
Nous avons laissé se développer le socialisme comme un cancer moral et économique : nous avons un population d'assistés et une économie dévastée.
Nous avons laissé croitre et embellir le nihilisme des beaux parleurs : nous avons François, Najat et Christiane.
Nous n'avons pas ri au nez du multiculturalisme, aussi absurde que le racisme hitlérien : nous avons la guerre raciale et religieuse qui couve à petit feu.
Nous n'avons pas combattu l'européisme : nous avons Merkel aux commandes.
Mais l'essentiel est sauf : une génération a «joui sans entraves», s'étant dispensée de son propre chef de son devoir d'héritage et de transmission.
Tirons nous les leçons des erreurs du passé ? Pas sûr.
Hé bien voilà, après cinquante ans de politiques toutes plus connes les unes que les autres, nous avons les conséquences.
Nous avons laissé se développer le socialisme comme un cancer moral et économique : nous avons un population d'assistés et une économie dévastée.
Nous avons laissé croitre et embellir le nihilisme des beaux parleurs : nous avons François, Najat et Christiane.
Nous n'avons pas ri au nez du multiculturalisme, aussi absurde que le racisme hitlérien : nous avons la guerre raciale et religieuse qui couve à petit feu.
Nous n'avons pas combattu l'européisme : nous avons Merkel aux commandes.
Mais l'essentiel est sauf : une génération a «joui sans entraves», s'étant dispensée de son propre chef de son devoir d'héritage et de transmission.
Tirons nous les leçons des erreurs du passé ? Pas sûr.
Migrants : "Merkel croit qu'elle devient sourde quand elle n'entend plus les acclamations"
Migrants : "Merkel croit qu'elle devient sourde... par rtl-fr
Où est la France, dans tout ça ?
Contrairement aux foutaises criminelles que répandent les traitres dans les journaux, l'immigration incontrôlée n'a jamais été la tradition française. Bien au contraire. La vraie France serait un utile contrepoids à l'exaltation de la caste dirigeante allemande.
jeudi, septembre 10, 2015
Ceux dont l'âme s'étiole
Stendhal écrivait des bourgeois de Paris en 1830 : «Ils prennent l'étiolement de leur âme pour de la civilisation et de la générosité».
Cette citation, souvent utilisée par Eric Zemmour, obsédé à juste titre par le problème de l'âme des Occidentaux, fait écho aux célèbres lignes de Chesterton sur les vertus chrétiennes devenues folles.
Pour Chesterton, le christianisme est la religion où le lion couche à coté de l'agneau sans cesser d'être un lion, sans se transformer en agneau. On a les moines et les martyrs qui se font tuer en tendant l'autre joue, mais on a aussi Saint Louis qui part en croisade. Le christianisme ne consiste pas seulement à tendre l'autre joue mais aussi à partir en croisade (contrairement à ce que beaucoup disent aujourd'hui, je ne vois aucune raison de nous repentir des croisades). Chesterton place très haut Jeanne d'Arc.
Chez nombre de catholiques pratiquants (dont le pape actuel. On se demande, effaré, s'il est catholique ou franc-maçon), la charité chrétienne s'est transformée en masochisme et en soumission à l'Autre. Ils confondent martyre et suicide.
Une conversation avec quelqu'un qui, à ma connaissance, n'est pas religieux, m'a rappelé tout cela.
Il me soutenait que la France avait toujours changé (ce qui, au sens de notre conversation, est, tout bêtement, tout simplement, faux) et que l'invasion migratoire en cours n'était qu'un changement parmi d'autres, que ce n'était pas grave que les Français s'africanisent et qu'il fallait être généreux (avec les Autres, bien entendu, pas avec les Français).
J'ai commencé à m'énerver, puis, comme Dalrymple, je me suis résigné : que dire à une machine, qui ne sent rien de ce qui ne se met pas en chiffres et et en procédures ? A quelqu'un pour qui ici vaut là-bas, qui ne sent pas que l'esthétique, l'harmonie, l'équilibre d'ici sont différents de là-bas ? Pour qui la poésie de l'existence est une terre inconnue ?
Alors, j'ai pensé qu'il n'avait pas d'âme. Oh, bien sûr, pas au sens théologique, je ne vise pas si haut, mais au sens sens social, humain, quotidien.
Combien y a t-il de zombies de ce genre autour de nous ?
Addendum :
Je pense que le mouvement de la modernité depuis la Renaissance a été d'épuiser l'énergie spirituelle et intellectuelle accumulée au Moyen-Age.
Nous arrivons au bout du rouleau : nous avons maintenant des hommes tellement pleins d'eux-mêmes qu'ils sont vides de tout autre chose. Vides d'énergie, vides de sens, vides d'être. Prêts à tout et bons à rien. Pas étonnant que ces gens trouvent que tous les hommes sont interchangeables, ils les croient aussi vides qu'eux.
Combien de candidats pour une croisade ou pour une conquête ?
Soit nous sommes submergés, façon Camp des Saints, par des hommes qui, eux, ne sont pas las de vivre (c'est le scénario en cours), soit la société éclate et des ilots de résistance français se forment (ce scénario est loin d'être impossible : nous tolérons les envahisseurs parce que nous sommes encore relativement riches. Que se passera-t-il quand ils auront importé la tendance à la misère de leurs pays d'origine ? Je sais : les Romains se sont résignés à la misère de la chute du vieux monde, mais l'histoire se répète-elle toujours ?).
Cette citation, souvent utilisée par Eric Zemmour, obsédé à juste titre par le problème de l'âme des Occidentaux, fait écho aux célèbres lignes de Chesterton sur les vertus chrétiennes devenues folles.
Pour Chesterton, le christianisme est la religion où le lion couche à coté de l'agneau sans cesser d'être un lion, sans se transformer en agneau. On a les moines et les martyrs qui se font tuer en tendant l'autre joue, mais on a aussi Saint Louis qui part en croisade. Le christianisme ne consiste pas seulement à tendre l'autre joue mais aussi à partir en croisade (contrairement à ce que beaucoup disent aujourd'hui, je ne vois aucune raison de nous repentir des croisades). Chesterton place très haut Jeanne d'Arc.
Chez nombre de catholiques pratiquants (dont le pape actuel. On se demande, effaré, s'il est catholique ou franc-maçon), la charité chrétienne s'est transformée en masochisme et en soumission à l'Autre. Ils confondent martyre et suicide.
Une conversation avec quelqu'un qui, à ma connaissance, n'est pas religieux, m'a rappelé tout cela.
Il me soutenait que la France avait toujours changé (ce qui, au sens de notre conversation, est, tout bêtement, tout simplement, faux) et que l'invasion migratoire en cours n'était qu'un changement parmi d'autres, que ce n'était pas grave que les Français s'africanisent et qu'il fallait être généreux (avec les Autres, bien entendu, pas avec les Français).
J'ai commencé à m'énerver, puis, comme Dalrymple, je me suis résigné : que dire à une machine, qui ne sent rien de ce qui ne se met pas en chiffres et et en procédures ? A quelqu'un pour qui ici vaut là-bas, qui ne sent pas que l'esthétique, l'harmonie, l'équilibre d'ici sont différents de là-bas ? Pour qui la poésie de l'existence est une terre inconnue ?
Alors, j'ai pensé qu'il n'avait pas d'âme. Oh, bien sûr, pas au sens théologique, je ne vise pas si haut, mais au sens sens social, humain, quotidien.
Combien y a t-il de zombies de ce genre autour de nous ?
Addendum :
Je pense que le mouvement de la modernité depuis la Renaissance a été d'épuiser l'énergie spirituelle et intellectuelle accumulée au Moyen-Age.
Nous arrivons au bout du rouleau : nous avons maintenant des hommes tellement pleins d'eux-mêmes qu'ils sont vides de tout autre chose. Vides d'énergie, vides de sens, vides d'être. Prêts à tout et bons à rien. Pas étonnant que ces gens trouvent que tous les hommes sont interchangeables, ils les croient aussi vides qu'eux.
Combien de candidats pour une croisade ou pour une conquête ?
Soit nous sommes submergés, façon Camp des Saints, par des hommes qui, eux, ne sont pas las de vivre (c'est le scénario en cours), soit la société éclate et des ilots de résistance français se forment (ce scénario est loin d'être impossible : nous tolérons les envahisseurs parce que nous sommes encore relativement riches. Que se passera-t-il quand ils auront importé la tendance à la misère de leurs pays d'origine ? Je sais : les Romains se sont résignés à la misère de la chute du vieux monde, mais l'histoire se répète-elle toujours ?).
mardi, septembre 08, 2015
Femmes chrétiennes et yézidies : les grandes oubliées de l'Europe
Femmes chrétiennes et yézidies : les grandes oubliées de l'Europe
Toujours cette préférence suicidaire des enfoirés de nos classes dirigeantes (qui ne sont vraiment plus des élites - voir la citation de Michel Rocard) pour les exotiques, ceux qui nous ressemblent le moins.
Les salauds !
***************
Pour tout dire, j'ai atteint un tel niveau d'écœurement et de nausée politique, le paroxysme de la nausée politique et de l'écœurement, que ce matin, j'avais envie de me taire. De grandes vagues de migrants, composées pour l'essentiel d'hommes en âge de combattre, venus de Syrie et d'Irak, fuient le chaos et laissent derrière eux une poignée de femmes, Yézidies, prendre les armes contre Daesh et tenter résister.
Des femmes se battent et des hommes se cassent. Bien, hein? Et l'Europe officielle, médiatique, verse des larmes d'émotion en leur ouvrant ses portes. Des faits d'une barbarie épouvantable se produisent là-bas: marché aux esclaves sexuelles yézidies et celles qui refusent le viol sont exécutées. Et l'Europe soi-disant humaniste laisse faire en gesticulant. Et ils sont où les féministes? Et ils sont où les défenseurs des droits de l'homme? L'Europe suinte d'hypocrisie, de lâcheté, d'aveuglement, à un point qui soulève le cœur. Qu'on laisse faire une chose pareille, une telle barbarie, sans envoyer les armées européennes et occidentales est la honte absolue, une honte criminelle. La politique est morte, la volonté d'agir, de choisir, de décider, totalement morte, crevée comme un vieux pneu, remplacée par un moralisme bien pensant de la pire espèce porté par des pitres de bas étages.
[…]
Dans le grand vent du conformisme médiatique, ce conformisme méchant, atrabilaire, haineux, les voix de l'intelligence, de l'esprit critique du courage, de la résistance sont interdites d'antenne. Il faut vraiment bien fouiller sur Internet pour les trouver en ce moment (Onfray, Bruckner, Le Goff). Moi, je dis qu'une Europe, voire même un monde occidental, qui tolère en laissant faire, à deux pas de ses frontières, par aveuglement, par bêtise et par lâcheté, la résurgence d'un marché aux esclaves sexuelles - car je suis désolé, on ne fait strictement rien pour l'empêcher - et qui s'enivre de bons sentiments et de bonne conscience en abolissant soudain de facto ses frontières, est une Europe à la dérive, une Europe qui fuit le réel, une Europe qui baigne dans l'hypocrisie, la tartufferie, les bons sentiments et la bonne conscience, la lâcheté, une Europe qui est en train de se livrer, pieds et poings liés, à une nouvelle forme de soumission et de totalitarisme de la pire espèce, une Europe en fin de course qui se prépare aux pires malheurs pour elle-même. Mais j'ai trop parlé. J'avais envie de me taire. Je ferais mieux de me taire, comme tout le monde. Je vais finir par m'attirer des ennuis et me prendre une avalanche de haine. Et puis, le silence est plus parlant que bien des révoltes. «Ceux qui se taisent, les seuls dont la parole compte» (Péguy).
***************
Je suis beaucoup moins d'accord avec ce texte, mais sa conclusion est juste :
L'Europe allemande court à sa perte
***************
La tutelle allemande sur l'Europe, faute d'un contre-poids français conséquent, commence à peser lourd. L'Europe de l'Est gronde. Les élargissements de 2004 ont replacé l'Allemagne au centre: la Mitteleuropa, cette Europe allemande version Merkel. La France et le Royaume-Uni, dont le droit du sol est attractif, ont tout intérêt à reformer «la petite entente» des années 20. A condition que François Hollande et David Cameron soient moins pusillanimes que Chamberlain et Daladier. Si l'Europe ne parvient pas à ramener l'Allemagne à la raison, cette dernière l'entraînera une nouvelle fois dans sa chute.
***************
Aide à l'Eglise en Détresse
Toujours cette préférence suicidaire des enfoirés de nos classes dirigeantes (qui ne sont vraiment plus des élites - voir la citation de Michel Rocard) pour les exotiques, ceux qui nous ressemblent le moins.
Les salauds !
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Pour tout dire, j'ai atteint un tel niveau d'écœurement et de nausée politique, le paroxysme de la nausée politique et de l'écœurement, que ce matin, j'avais envie de me taire. De grandes vagues de migrants, composées pour l'essentiel d'hommes en âge de combattre, venus de Syrie et d'Irak, fuient le chaos et laissent derrière eux une poignée de femmes, Yézidies, prendre les armes contre Daesh et tenter résister.
Des femmes se battent et des hommes se cassent. Bien, hein? Et l'Europe officielle, médiatique, verse des larmes d'émotion en leur ouvrant ses portes. Des faits d'une barbarie épouvantable se produisent là-bas: marché aux esclaves sexuelles yézidies et celles qui refusent le viol sont exécutées. Et l'Europe soi-disant humaniste laisse faire en gesticulant. Et ils sont où les féministes? Et ils sont où les défenseurs des droits de l'homme? L'Europe suinte d'hypocrisie, de lâcheté, d'aveuglement, à un point qui soulève le cœur. Qu'on laisse faire une chose pareille, une telle barbarie, sans envoyer les armées européennes et occidentales est la honte absolue, une honte criminelle. La politique est morte, la volonté d'agir, de choisir, de décider, totalement morte, crevée comme un vieux pneu, remplacée par un moralisme bien pensant de la pire espèce porté par des pitres de bas étages.
[…]
Dans le grand vent du conformisme médiatique, ce conformisme méchant, atrabilaire, haineux, les voix de l'intelligence, de l'esprit critique du courage, de la résistance sont interdites d'antenne. Il faut vraiment bien fouiller sur Internet pour les trouver en ce moment (Onfray, Bruckner, Le Goff). Moi, je dis qu'une Europe, voire même un monde occidental, qui tolère en laissant faire, à deux pas de ses frontières, par aveuglement, par bêtise et par lâcheté, la résurgence d'un marché aux esclaves sexuelles - car je suis désolé, on ne fait strictement rien pour l'empêcher - et qui s'enivre de bons sentiments et de bonne conscience en abolissant soudain de facto ses frontières, est une Europe à la dérive, une Europe qui fuit le réel, une Europe qui baigne dans l'hypocrisie, la tartufferie, les bons sentiments et la bonne conscience, la lâcheté, une Europe qui est en train de se livrer, pieds et poings liés, à une nouvelle forme de soumission et de totalitarisme de la pire espèce, une Europe en fin de course qui se prépare aux pires malheurs pour elle-même. Mais j'ai trop parlé. J'avais envie de me taire. Je ferais mieux de me taire, comme tout le monde. Je vais finir par m'attirer des ennuis et me prendre une avalanche de haine. Et puis, le silence est plus parlant que bien des révoltes. «Ceux qui se taisent, les seuls dont la parole compte» (Péguy).
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Je suis beaucoup moins d'accord avec ce texte, mais sa conclusion est juste :
L'Europe allemande court à sa perte
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La tutelle allemande sur l'Europe, faute d'un contre-poids français conséquent, commence à peser lourd. L'Europe de l'Est gronde. Les élargissements de 2004 ont replacé l'Allemagne au centre: la Mitteleuropa, cette Europe allemande version Merkel. La France et le Royaume-Uni, dont le droit du sol est attractif, ont tout intérêt à reformer «la petite entente» des années 20. A condition que François Hollande et David Cameron soient moins pusillanimes que Chamberlain et Daladier. Si l'Europe ne parvient pas à ramener l'Allemagne à la raison, cette dernière l'entraînera une nouvelle fois dans sa chute.
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Aide à l'Eglise en Détresse
Une citation de Michel Rocard
Dégotée par Alain Finkielkraut :
«La profession politique ne bénéficie plus du respect qu’on avait pour elle du temps où elle passait pour efficace, c’est-à-dire du temps du plein-emploi. Aujourd’hui, on nous insulte, on nous veut pauvres et on nous moque. Nos rois avaient leurs bouffons. Mais le bouffon du roi n’entrait pas dans la cathédrale. Aujourd’hui, les bouffons occupent la cathédrale et les hommes politiques doivent leur demander pardon. Ce qui fait que ne viendront plus à la politique que les ratés de leur profession. »
«La profession politique ne bénéficie plus du respect qu’on avait pour elle du temps où elle passait pour efficace, c’est-à-dire du temps du plein-emploi. Aujourd’hui, on nous insulte, on nous veut pauvres et on nous moque. Nos rois avaient leurs bouffons. Mais le bouffon du roi n’entrait pas dans la cathédrale. Aujourd’hui, les bouffons occupent la cathédrale et les hommes politiques doivent leur demander pardon. Ce qui fait que ne viendront plus à la politique que les ratés de leur profession. »
La guerre comme extension du bordel français par d’autres moyens
La guerre comme extension du bordel français par d’autres moyens
************
Au fond, tout se passe comme si Bernard Henri-Lévy était devenu le penseur officiel de la République. En dehors du leit-motiv: « Bombardons Daesh et tous nos problèmes seront réglés », on peine à trouver un fil conducteur. Mais c’est peut-être cela l’apothéose de la nouvelle philosophie dont BHL fut l’un des hérauts: le recours à des baguettes magiques pour sublimer le réel. En digne pratiquant de cette pensée mystique, François Hollande ne dit pas autre chose. Survolons le territoire du Daesh, en y envoyant des bombinettes « quand nous serons prêts », et les problèmes se résoudront. Le terrorisme va disparaître, les réfugiés vont arrêter de traverser la Méditerranée et la paix va revenir.
[…]
Mais, bien entendu, la question de la survie ou non de Daesh, nous l’avons bien compris, n’est qu’un élément accidentel de la politique française, un prétexte, une sorte d’emballage tonitruant qui dissimule la sucette acidulée à laquelle il va falloir se coller. On ne bombarde pas dans l’intérêt des migrants, ni même pour combattre le terrorisme, on bombarde pour mettre l’opinion française sous tension et la pousser à aimer un Président de la République à la ramasse, mais candidat à sa propre réélection.
François Hollande compte évidemment sur deux ficelles pour promouvoir sa cause.
Première ficelle, l’image quasi-puérile du héros de guerre que les Français aiment parce que c’est la guerre, parce qu’il la gagne, et parce que cela nous donnera un beau défilé du 14 Juillet.
[…]
Deuxième ficelle: pas de zizanie en temps de guerre. Pendant que nos pilotes mettent leur vie en jeu, la France doit rester unie. La méthode fonctionne toujours: on ne critique pas un Président qui conduit les armées en mouvement, etc. La technique est bien connue, et elle garantit sa part de succès. A défaut de susciter l’enthousiasme, elle neutralise les critiques de l’opposition qui ne veut pas apparaître comme « traîtresse ».
Au fond, la guerre en Syrie a exactement la même fonction que la guerre au Mali ou en Centrafrique: une fonction immédiate d’intervention militaire, et une fonction durable de remontée dans les sondages.
Il faudrait commencer à comptabiliser le coût exact de la candidature de Hollande en 2017.
************
Si vous voulez une stratégie contre l'EIIL, vous ne la trouverez pas sous les lambris dorés de la République où de répugnants incompétents vivent comme des nababs à nos frais. Vous le trouvez sur des blogs :
Détruire Daech ou laisser vivre l’Etat islamique
La fin de l'histoire est connue : nous ne ferons pas ce qu'il faut, par pusillanimité, et l'EIIL finira comme une deuxième Arabie Saoudite étalée sur les territoires de Syrie, de l'Irak, et, peut-être un jour, de l'Egypte et de la Libye.
Quant à nous, nous aurons été submergés de métèques et de rastaquouères depuis longtemps, ce qui rendra cette évolution de notre environnement plus acceptable.
************
Au fond, tout se passe comme si Bernard Henri-Lévy était devenu le penseur officiel de la République. En dehors du leit-motiv: « Bombardons Daesh et tous nos problèmes seront réglés », on peine à trouver un fil conducteur. Mais c’est peut-être cela l’apothéose de la nouvelle philosophie dont BHL fut l’un des hérauts: le recours à des baguettes magiques pour sublimer le réel. En digne pratiquant de cette pensée mystique, François Hollande ne dit pas autre chose. Survolons le territoire du Daesh, en y envoyant des bombinettes « quand nous serons prêts », et les problèmes se résoudront. Le terrorisme va disparaître, les réfugiés vont arrêter de traverser la Méditerranée et la paix va revenir.
[…]
Mais, bien entendu, la question de la survie ou non de Daesh, nous l’avons bien compris, n’est qu’un élément accidentel de la politique française, un prétexte, une sorte d’emballage tonitruant qui dissimule la sucette acidulée à laquelle il va falloir se coller. On ne bombarde pas dans l’intérêt des migrants, ni même pour combattre le terrorisme, on bombarde pour mettre l’opinion française sous tension et la pousser à aimer un Président de la République à la ramasse, mais candidat à sa propre réélection.
François Hollande compte évidemment sur deux ficelles pour promouvoir sa cause.
Première ficelle, l’image quasi-puérile du héros de guerre que les Français aiment parce que c’est la guerre, parce qu’il la gagne, et parce que cela nous donnera un beau défilé du 14 Juillet.
[…]
Deuxième ficelle: pas de zizanie en temps de guerre. Pendant que nos pilotes mettent leur vie en jeu, la France doit rester unie. La méthode fonctionne toujours: on ne critique pas un Président qui conduit les armées en mouvement, etc. La technique est bien connue, et elle garantit sa part de succès. A défaut de susciter l’enthousiasme, elle neutralise les critiques de l’opposition qui ne veut pas apparaître comme « traîtresse ».
Au fond, la guerre en Syrie a exactement la même fonction que la guerre au Mali ou en Centrafrique: une fonction immédiate d’intervention militaire, et une fonction durable de remontée dans les sondages.
Il faudrait commencer à comptabiliser le coût exact de la candidature de Hollande en 2017.
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Si vous voulez une stratégie contre l'EIIL, vous ne la trouverez pas sous les lambris dorés de la République où de répugnants incompétents vivent comme des nababs à nos frais. Vous le trouvez sur des blogs :
Détruire Daech ou laisser vivre l’Etat islamique
La fin de l'histoire est connue : nous ne ferons pas ce qu'il faut, par pusillanimité, et l'EIIL finira comme une deuxième Arabie Saoudite étalée sur les territoires de Syrie, de l'Irak, et, peut-être un jour, de l'Egypte et de la Libye.
Quant à nous, nous aurons été submergés de métèques et de rastaquouères depuis longtemps, ce qui rendra cette évolution de notre environnement plus acceptable.
Libellés :
guerre contre l'islamisme,
verhaeghe
Le suicide européen par invasion migratoire est-il irréversible ?
Le suicide européen en cours, par invasion migratoire consentie voire encouragée, a des causes historiques, psychologiques, philosophiques, politiques et, surtout, spirituelles, profondes.
Jean Raspail a écrit qu'il nous faut «choisir entre apprendre le courage résigné d'être pauvres et retrouver l'inflexible courage d'être riches». Notre choix semble fait : le PIB par habitant de la France diminue depuis 2008. Depuis quarante ans, nous consentons sans drame politique à être déclassés d'année en année. Nous nous résignons à être pauvres et submergés.
Cependant, j'aimerais bien penser contre moi-même et contre mes commentateurs.
Quelles raisons voyez vous de penser que le suicide européen n'est pas irréversible ?
Jean Raspail a écrit qu'il nous faut «choisir entre apprendre le courage résigné d'être pauvres et retrouver l'inflexible courage d'être riches». Notre choix semble fait : le PIB par habitant de la France diminue depuis 2008. Depuis quarante ans, nous consentons sans drame politique à être déclassés d'année en année. Nous nous résignons à être pauvres et submergés.
Cependant, j'aimerais bien penser contre moi-même et contre mes commentateurs.
Quelles raisons voyez vous de penser que le suicide européen n'est pas irréversible ?
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lundi, septembre 07, 2015
invasion migratoire : l'Ouest a-t-il encore une âme ?
Je ne sais pas si l'Ouest a encore une âme, mais, à entendre les déclarations de l'individu qui se trouve être pape, il est clair qu'elle n'est pas au Vatican.
invasion migratoire : l'Ouest a-t-il encore une âme ?
invasion migratoire : l'Ouest a-t-il encore une âme ?
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A propos de baisses d'impots
Rappel
Charles Wyplosz propose une véritable autre politique.
Le mécanisme depuis trente ans est le suivant :
En période de vaches maigres, on augmente les dépenses publiques et on creuse les déficits.
En période de vaches grasses, on augmente les impots pour rattaper un peu les déficits.
Résultat : par effet cliquet, à chaque crise, l'économie communiste étouffe un peu plus l'économie libre. Les vaches maigres sont de plus en plus maigres et durent de plus en plus longtemps. Les vaches grasses sont de moins en moins grasses et meurent vite.
Nulle fatalité, nul coup funeste du sort : c'est la conséquence logique, prévisible (et prévue par les libéraux) de la politique suivie depuis trente ans. La France n'est pas victime de malheurs extérieurs mais de ses très mauvais choix.
Wyplosz propose d'inverser :
En période de vaches maigres, on baisse les impôts.
En période de vaches grasses, on baisse les dépenses publiques.
A court terme, les deux politiques creusent les déficits. Mais, à long terme, la politique Wyplosz soulage l'économie libre du joug de l'économie communiste. La prospérité revient. La dette est remboursée.
Charles Wyplosz propose une véritable autre politique.
Le mécanisme depuis trente ans est le suivant :
En période de vaches maigres, on augmente les dépenses publiques et on creuse les déficits.
En période de vaches grasses, on augmente les impots pour rattaper un peu les déficits.
Résultat : par effet cliquet, à chaque crise, l'économie communiste étouffe un peu plus l'économie libre. Les vaches maigres sont de plus en plus maigres et durent de plus en plus longtemps. Les vaches grasses sont de moins en moins grasses et meurent vite.
Nulle fatalité, nul coup funeste du sort : c'est la conséquence logique, prévisible (et prévue par les libéraux) de la politique suivie depuis trente ans. La France n'est pas victime de malheurs extérieurs mais de ses très mauvais choix.
Wyplosz propose d'inverser :
En période de vaches maigres, on baisse les impôts.
En période de vaches grasses, on baisse les dépenses publiques.
A court terme, les deux politiques creusent les déficits. Mais, à long terme, la politique Wyplosz soulage l'économie libre du joug de l'économie communiste. La prospérité revient. La dette est remboursée.
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euthanasie de l'économie française
Le Koweit aurait-il plus de bon sens que la France ?
Un officiel koweïtien explique pourquoi les pays du Golfe n’accueillent pas de migrants
- Le Koweït et les pays associés ne peuvent accueillir aucun réfugié car nos pays sont riches
- Notre pays, le Koweït, n’est fait que pour ceux qui travaillent, installer ces personnes chez nous seraient trop coûteux
- De toute façon, notre niveau de vie est trop élevé pour eux, contrairement au Liban et à la Turquie qui sont bon marché et plus adaptés aux réfugiés syriens
- Et pour finir, nous n’avons pas à accueillir des personnes qui sont différentes de nous
- Nous ne voulons pas de personnes qui ont souffert de stress et de traumatismes dans notre pays
- Le Koweït et les pays associés ne peuvent accueillir aucun réfugié car nos pays sont riches
- Notre pays, le Koweït, n’est fait que pour ceux qui travaillent, installer ces personnes chez nous seraient trop coûteux
- De toute façon, notre niveau de vie est trop élevé pour eux, contrairement au Liban et à la Turquie qui sont bon marché et plus adaptés aux réfugiés syriens
- Et pour finir, nous n’avons pas à accueillir des personnes qui sont différentes de nous
- Nous ne voulons pas de personnes qui ont souffert de stress et de traumatismes dans notre pays
dimanche, septembre 06, 2015
We won't save refugees by destroying our own country
We won't save refugees by destroying our own country
Excellente chronique de Peter Hichens ... que j'ai la flemme de traduire.
***************
Actually [faux ami, signifie "vraiment", "réellement", pas "actuellement"] we can’t do what we like with this country. We inherited it from our parents and grandparents and we have a duty to hand it on to our children and grandchildren, preferably improved and certainly undamaged.
It is one of the heaviest responsibilities we will ever have. We cannot just give it away to complete strangers on an impulse because it makes us feel good about ourselves [je crois que c'est le noeud du problème : les xénophiles sont des Narcisse pathologiques, qui font passer leur petit ego, la petite image qu'ils ont d'eux-mêmes, avant leurs devoirs]. Every one of the posturing notables simpering ‘refugees welcome’ should be asked if he or she will take a refugee family into his or her home for an indefinite period, and pay for their food, medical treatment and education.
If so, they mean it. If not, they are merely demanding that others pay and make room so that they can experience a self-righteous glow. No doubt the same people are also sentimental enthusiasts for the ‘living wage’, and ‘social housing’, when in fact open borders are steadily pushing wages down and housing costs up. As William Blake rightly said: ‘He who would do good to another must do it in minute particulars. General good is the plea of the scoundrel, hypocrite and flatterer.’
[…]
The child is not dead because advanced countries have immigration laws. The child is dead because criminal traffickers cynically risked the lives of their victims in pursuit of money. I’ll go further. The use of words such as ‘desperate’ is quite wrong in this case. The child’s family were safe in Turkey. Turkey (for all its many faults) is a member of Nato, officially classified as free and democratic. Many British people actually pay good money to go on holiday to the very beach where the child’s body was washed up. It may not be ideal, but the definition of a refugee is that he is fleeing from danger, not fleeing towards a higher standard of living.
[…]
Can we stop this transformation of all we have and are? I doubt it. To do so would involve the grim-faced determination of Australia, making it plain in every way that our doors are open only to limited numbers of people, chosen by us, enduring the righteous scorn of the supposedly enlightened.
As we lack the survival instinct and the determination necessary, and as so many of our most influential people are set on committing a sentimental national suicide, I suspect we won’t. To those who condemn reasonable calls for national self-defence as bigotry, hatred and intolerance (which they are not), I make only this request: just don’t pretend you’re doing a good and generous thing, when you’re really cowardly and weak.
***************
Excellente chronique de Peter Hichens ... que j'ai la flemme de traduire.
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Actually [faux ami, signifie "vraiment", "réellement", pas "actuellement"] we can’t do what we like with this country. We inherited it from our parents and grandparents and we have a duty to hand it on to our children and grandchildren, preferably improved and certainly undamaged.
It is one of the heaviest responsibilities we will ever have. We cannot just give it away to complete strangers on an impulse because it makes us feel good about ourselves [je crois que c'est le noeud du problème : les xénophiles sont des Narcisse pathologiques, qui font passer leur petit ego, la petite image qu'ils ont d'eux-mêmes, avant leurs devoirs]. Every one of the posturing notables simpering ‘refugees welcome’ should be asked if he or she will take a refugee family into his or her home for an indefinite period, and pay for their food, medical treatment and education.
If so, they mean it. If not, they are merely demanding that others pay and make room so that they can experience a self-righteous glow. No doubt the same people are also sentimental enthusiasts for the ‘living wage’, and ‘social housing’, when in fact open borders are steadily pushing wages down and housing costs up. As William Blake rightly said: ‘He who would do good to another must do it in minute particulars. General good is the plea of the scoundrel, hypocrite and flatterer.’
[…]
The child is not dead because advanced countries have immigration laws. The child is dead because criminal traffickers cynically risked the lives of their victims in pursuit of money. I’ll go further. The use of words such as ‘desperate’ is quite wrong in this case. The child’s family were safe in Turkey. Turkey (for all its many faults) is a member of Nato, officially classified as free and democratic. Many British people actually pay good money to go on holiday to the very beach where the child’s body was washed up. It may not be ideal, but the definition of a refugee is that he is fleeing from danger, not fleeing towards a higher standard of living.
[…]
Can we stop this transformation of all we have and are? I doubt it. To do so would involve the grim-faced determination of Australia, making it plain in every way that our doors are open only to limited numbers of people, chosen by us, enduring the righteous scorn of the supposedly enlightened.
As we lack the survival instinct and the determination necessary, and as so many of our most influential people are set on committing a sentimental national suicide, I suspect we won’t. To those who condemn reasonable calls for national self-defence as bigotry, hatred and intolerance (which they are not), I make only this request: just don’t pretend you’re doing a good and generous thing, when you’re really cowardly and weak.
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vendredi, septembre 04, 2015
Souveraineté ou barbarie ?
Souveraineté ou barbarie ?
Je suis souvent circonspect vis-à-vis de Jacques Sapir, que je trouve trop peu libéral en économie et pas assez conservateur pour le reste. Mais ici, dans cet écrit de pure politique, rien à critiquer.
Vous connaissez mon opinion, je l'ai souvent répétée : pas de démocratie sans peuple, pas de peuple sans nation, pas de nation sans souveraineté, pas de souveraineté sans frontières.
Ce salopard apatride, vendu aux Américains, de Monnet savait ce qu'il faisait en détruisant les frontières.
***********
Etat, Nation, société.
La société française se défait. De ce constat terrible on peut tirer l’origine de la multiplication des revendications identitaires qui nous fait régresser du « nous » au « je ». Ce processus n’est possible que parce que l’Etat-Nation, cette vieille construction sociale, se défait elle aussi. La Nation, c’est ce qui nous protège de la « guerre de tous contre tous » pour reprendre la formule de Hobbes, ou de l’anomie pour citer Durkheim. Il arrive assurément que la loi opprime. Mais, la pire oppression découle toujours de l’absence de lois. Or, ces lois sont prises dans le cadre de la Nation, et la révolution de 1789 a institué le peuple souverain comme juge suprême de ces lois. La démocratie découle alors nécessairement de la souveraineté. Certes, il est des Nations souveraines qui ne sont pas démocratique, mais nulle démocratie n’a pu naître là ou l’on est privé de souveraineté. Toute tentative pour constituer un espace de démocratie institue en réalité un espace de souveraineté. Ces deux notions sont ici indissolublement liées.
Cette crise de la Nation, est aussi une crise de l’Etat. Elle laisse les citoyens démunis et sans pouvoir pour peser sur la situation. Il en est ainsi car ils sont privés du pouvoir de faire et de modifier les lois et par là même ils sont privés du pouvoir d’organiser collectivement leur propre futur. « Il n’y a d’irrémédiable que la perte de l’Etat » a dit un roi de France [Henri IV] en des temps anciens, mais qui semblent aujourd’hui étrangement, et tragiquement, proches. Le contexte était celui de la fin des guerres de Religions. Sous le couvert d’un affrontement confessionnel, entre Catholiques et Protestants, une puissance, l’Espagne, cherchait à dominer l’Europe. Seul le pays a changé car aujourd’hui c’est aussi de cela dont il est question. Or, de toutes les guerres civiles, le conflit inter-religieux est le plus inexpiable car il met en jeu des fins qui dépassent l’échelle humaine. Quand ce qui est en cause est la vie éternelle – pour qui y croit – alors tout devient possible et justifié dans ce que l’on considère alors comme la « vie terrestre » pour atteindre cette « vie éternelle ». Une finalité extrême peut engendrer une barbarie extrême. La guerre de religions est aussi le conflit qui déstructure le plus en profondeur une société, qui dresse les enfants contre les parents, les frères contre les frères. Aussi, quand Henri IV fit cette déclaration devant les juges de Rouen, car un Parlement à l’époque était une assemblée de juges, il voulait faire comprendre qu’un intérêt supérieur s’imposait aux intérêts particuliers et que la poursuite par les individus de leurs buts légitimes ne devait pas se faire au détriment du but commun de la vie en société. En redonnant le sens de la Nation, il mit fin à la guerre civile.
On mesure alors ce qu’il y a d’actuel dans des mots prononcés à la fin du XVIème siècle. Une crise économique peut nous appauvrir, des injustices sociales peuvent contribuer à dresser des barrières entre nous. Mais, la confiscation de la souveraineté nationale touche aux fondements mêmes de ce qui nous permet de vivre ensemble.
***********
Il se trouve, hasard des lectures, que la période des guerres de religions est une de celles que je connais bien.
A mes yeux, les Essais de Montaigne sont avant tout l'échappatoire d'un gentilhomme qui tente de survivre, de ne pas devenir fou, dans le «le moyeu de nos guerres».
La phrase célèbre de Montaigne, scandaleuse à nos contemporains, «le bien public requiert qu'on mente et qu'on tue et qu'on massacre» ne peut se lire hors contexte. Comprenez bien qu'un homme qui a vécu sa jeunesse au temps de Wassy, de la michelade, de la Saint-Barthélémy, n'écrit pas «et qu'on massacre» à la légère. Montaigne, lui, a vu des massacres autrement qu'à la télévision. Il sait de quoi il parle.
Pourtant, il écrit ce qu'il écrit.
La phrase d'Henri IV éclaire celle de Montaigne, elle en est l'explication : «Il n’y a d’irrémédiable que la perte de l’Etat». La perte de l'Etat dans ses fonctions régaliennes (on n'envisage que celles-ci, à cette époque), c'est la perte de tous les biens collectifs : paix et prospérité. Et cette perte est irréversible. Tout, y compris le massacre, vaut mieux que cela.
C'est pourquoi les abandons de souveraineté promus avec beaucoup de légèreté et de bêtise par nos politiciens, les Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et consorts, et qui portent en eux la déliquescence de l'Etat souverain sont criminels au sens le plus fort du mot. Ils ouvrent la voie au massacre de milliers de Français, à la misère et à la souffrance pour les autres. Pas forcément demain, mais un jour : les actes ont des conséquences et la connerie n'est jamais une excuse, même si les conséquences mettent du temps à se manifester.
Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder en face. Pourtant, il le faut bien. Non, tout n'ira pas mieux en fermant les yeux et en pensant à autre chose. Les choses qui finissent par s'arranger sans qu'on n'y fasse rien, ce n'est que dans les mauvais films.
Nos rois savaient ce qu'il en était. On connaît l'image de Louis XIV (qui, enfant, vécut la Fronde) se présentant au Parlement de Paris, de retour de la chasse, le fouet à la main. Et son père, Louis XIII n'a pas plus toléré le désordre dans ses Etats. Quant à Henri IV, il lui ait arrivé de s'adresser au Parlement «avec les grosses dents» : «Je couperai la racine à toutes factions, à toutes prédications séditieuses, et je ferai accourcir tous ceux qui les susciteront. J'ai sauté sur des murailles de villes : je sauterai bien sur des barricades qui ne sont pas si hautes.» Il ne se serait pas laissé intimider par soixante Romanichels sur l'autoroute.
Et notre dernier roi, Charles De Gaulle, était obsédé, en 1944, par le rétablissement de l'ordre et par l'affirmation de la souveraineté, qui, bien entendu, vont de pair.
Souveraineté et barbarie ? Oui, il n'y a que ce choix binaire. Il n'y a pas cette troisième voie illusoire si chère aux procrastineurs compulsifs, aux biaiseurs obsessionnels, aux non-décideurs professionnels, aux éviteurs de conflits habituels, aux petits arrangeurs de ministère, aux lapins de coursive, à ceux qui préfèrent diner en ville.
Souveraineté ou barbarie ? Il falloir se battre pour la souveraineté ou se soumettre à la barbarie.
Je suis souvent circonspect vis-à-vis de Jacques Sapir, que je trouve trop peu libéral en économie et pas assez conservateur pour le reste. Mais ici, dans cet écrit de pure politique, rien à critiquer.
Vous connaissez mon opinion, je l'ai souvent répétée : pas de démocratie sans peuple, pas de peuple sans nation, pas de nation sans souveraineté, pas de souveraineté sans frontières.
Ce salopard apatride, vendu aux Américains, de Monnet savait ce qu'il faisait en détruisant les frontières.
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Etat, Nation, société.
La société française se défait. De ce constat terrible on peut tirer l’origine de la multiplication des revendications identitaires qui nous fait régresser du « nous » au « je ». Ce processus n’est possible que parce que l’Etat-Nation, cette vieille construction sociale, se défait elle aussi. La Nation, c’est ce qui nous protège de la « guerre de tous contre tous » pour reprendre la formule de Hobbes, ou de l’anomie pour citer Durkheim. Il arrive assurément que la loi opprime. Mais, la pire oppression découle toujours de l’absence de lois. Or, ces lois sont prises dans le cadre de la Nation, et la révolution de 1789 a institué le peuple souverain comme juge suprême de ces lois. La démocratie découle alors nécessairement de la souveraineté. Certes, il est des Nations souveraines qui ne sont pas démocratique, mais nulle démocratie n’a pu naître là ou l’on est privé de souveraineté. Toute tentative pour constituer un espace de démocratie institue en réalité un espace de souveraineté. Ces deux notions sont ici indissolublement liées.
Cette crise de la Nation, est aussi une crise de l’Etat. Elle laisse les citoyens démunis et sans pouvoir pour peser sur la situation. Il en est ainsi car ils sont privés du pouvoir de faire et de modifier les lois et par là même ils sont privés du pouvoir d’organiser collectivement leur propre futur. « Il n’y a d’irrémédiable que la perte de l’Etat » a dit un roi de France [Henri IV] en des temps anciens, mais qui semblent aujourd’hui étrangement, et tragiquement, proches. Le contexte était celui de la fin des guerres de Religions. Sous le couvert d’un affrontement confessionnel, entre Catholiques et Protestants, une puissance, l’Espagne, cherchait à dominer l’Europe. Seul le pays a changé car aujourd’hui c’est aussi de cela dont il est question. Or, de toutes les guerres civiles, le conflit inter-religieux est le plus inexpiable car il met en jeu des fins qui dépassent l’échelle humaine. Quand ce qui est en cause est la vie éternelle – pour qui y croit – alors tout devient possible et justifié dans ce que l’on considère alors comme la « vie terrestre » pour atteindre cette « vie éternelle ». Une finalité extrême peut engendrer une barbarie extrême. La guerre de religions est aussi le conflit qui déstructure le plus en profondeur une société, qui dresse les enfants contre les parents, les frères contre les frères. Aussi, quand Henri IV fit cette déclaration devant les juges de Rouen, car un Parlement à l’époque était une assemblée de juges, il voulait faire comprendre qu’un intérêt supérieur s’imposait aux intérêts particuliers et que la poursuite par les individus de leurs buts légitimes ne devait pas se faire au détriment du but commun de la vie en société. En redonnant le sens de la Nation, il mit fin à la guerre civile.
On mesure alors ce qu’il y a d’actuel dans des mots prononcés à la fin du XVIème siècle. Une crise économique peut nous appauvrir, des injustices sociales peuvent contribuer à dresser des barrières entre nous. Mais, la confiscation de la souveraineté nationale touche aux fondements mêmes de ce qui nous permet de vivre ensemble.
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Il se trouve, hasard des lectures, que la période des guerres de religions est une de celles que je connais bien.
A mes yeux, les Essais de Montaigne sont avant tout l'échappatoire d'un gentilhomme qui tente de survivre, de ne pas devenir fou, dans le «le moyeu de nos guerres».
La phrase célèbre de Montaigne, scandaleuse à nos contemporains, «le bien public requiert qu'on mente et qu'on tue et qu'on massacre» ne peut se lire hors contexte. Comprenez bien qu'un homme qui a vécu sa jeunesse au temps de Wassy, de la michelade, de la Saint-Barthélémy, n'écrit pas «et qu'on massacre» à la légère. Montaigne, lui, a vu des massacres autrement qu'à la télévision. Il sait de quoi il parle.
Pourtant, il écrit ce qu'il écrit.
La phrase d'Henri IV éclaire celle de Montaigne, elle en est l'explication : «Il n’y a d’irrémédiable que la perte de l’Etat». La perte de l'Etat dans ses fonctions régaliennes (on n'envisage que celles-ci, à cette époque), c'est la perte de tous les biens collectifs : paix et prospérité. Et cette perte est irréversible. Tout, y compris le massacre, vaut mieux que cela.
C'est pourquoi les abandons de souveraineté promus avec beaucoup de légèreté et de bêtise par nos politiciens, les Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et consorts, et qui portent en eux la déliquescence de l'Etat souverain sont criminels au sens le plus fort du mot. Ils ouvrent la voie au massacre de milliers de Français, à la misère et à la souffrance pour les autres. Pas forcément demain, mais un jour : les actes ont des conséquences et la connerie n'est jamais une excuse, même si les conséquences mettent du temps à se manifester.
Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder en face. Pourtant, il le faut bien. Non, tout n'ira pas mieux en fermant les yeux et en pensant à autre chose. Les choses qui finissent par s'arranger sans qu'on n'y fasse rien, ce n'est que dans les mauvais films.
Nos rois savaient ce qu'il en était. On connaît l'image de Louis XIV (qui, enfant, vécut la Fronde) se présentant au Parlement de Paris, de retour de la chasse, le fouet à la main. Et son père, Louis XIII n'a pas plus toléré le désordre dans ses Etats. Quant à Henri IV, il lui ait arrivé de s'adresser au Parlement «avec les grosses dents» : «Je couperai la racine à toutes factions, à toutes prédications séditieuses, et je ferai accourcir tous ceux qui les susciteront. J'ai sauté sur des murailles de villes : je sauterai bien sur des barricades qui ne sont pas si hautes.» Il ne se serait pas laissé intimider par soixante Romanichels sur l'autoroute.
Et notre dernier roi, Charles De Gaulle, était obsédé, en 1944, par le rétablissement de l'ordre et par l'affirmation de la souveraineté, qui, bien entendu, vont de pair.
Souveraineté et barbarie ? Oui, il n'y a que ce choix binaire. Il n'y a pas cette troisième voie illusoire si chère aux procrastineurs compulsifs, aux biaiseurs obsessionnels, aux non-décideurs professionnels, aux éviteurs de conflits habituels, aux petits arrangeurs de ministère, aux lapins de coursive, à ceux qui préfèrent diner en ville.
Souveraineté ou barbarie ? Il falloir se battre pour la souveraineté ou se soumettre à la barbarie.
Bébé mort : Sydney confortée dans sa politique
Comme quoi on peut avoir diverses interprétations d'un événement. Vous ne serez pas étonnés que je penche pour l'interprétation australienne.
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Bébé mort : Sydney confortée dans sa politique
Les images insoutenables d'un enfant syrien mort noyé rappellent la nécessité de mettre fin aux activités des bateaux des passeurs et confortent la politique d'immigration extrêmement restrictive de Canberra, a déclaré aujourd'hui le Premier ministre australien. Les photographies du corps d'Aylan Kurdi, âgé de trois ans, échoué sur une plage turque au moment où l'Europe est confrontée à la plus grave crise migratoire depuis la Seconde guerre mondiale illustrent le caractère «malfaisant» du trafic d'être humains, a déclaré Tony Abbott à la presse.
Après son arrivée au pouvoir en septembre 2013, son gouvernement conservateur avait organisé par l'intermédiaire de l'armée le refoulement systématique des bateaux de migrants qui arrivent dans ses eaux. «C'est une photographie absolument déchirante que (...) pas un seul parent ne peut voir sans se sentir dévasté», a dit le chef du gouvernement. «Je sais qu'il y a de l'intérêt pour la politique mise en place par l'Australie parce que si on met fin à l'activité des trafiquants, alors forcément il n'y a plus de décès en mer. La chose la plus humaine à faire à moyen et long terme c'est d'anéantir ce trafic malfaisant». La politique australienne comporte deux volets. Les bâtiments de la marine interceptent les bateaux transportant des migrants et les renvoient vers leur point de transit, souvent vers l'Indonésie.
Les migrants qui parviennent à gagner les rives de l'Australie sont placés dans des camps de rétention sur l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle Guinée, ou sur l'île de Nauru, dans l'océan Pacifique.
Même si leur demande d'asile est considérée comme légitime après instruction de leur dossier, Canberra ne les autorise pas à s'installer en Australie [cette phrase est une remarquable désinformation de l'AFP, prise en flagrant délit]. La seule option qui s'offre à eux est le retour dans leur pays, la vie dans les camps de rétention dans les îles ou au Cambodge, pays pauvre avec lequel l'Australie a conclu un accord. L'Australie dit que cette politique est un succès dans la mesure où aucun bateau n'est arrivé depuis un an et qu'aucun décès en mer n'a été signalé. Vingt bateaux transportant 633 migrants ont été refoulés depuis 2013. Les défenseurs des droits de l'Homme qualifient de «désastre» le placement des réfugiés en camps de rétention, citant les nombreux abus qui y seraient commis.
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La stratégie de l'enfant mort
La stratégie de l'enfant mort
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La famille de cet enfant est donc volontairement partie de Turquie, où elle était à l'abri, pour une destination qu'elle estimait plus confortable ; un voyage dans lequel elle n'hésita pas à risquer la vie de ses enfants. Ils auraient pu continuer à résider en Turquie et ils seraient alors encore tous vivants. Le drame n'a pas la même connotation que si le malheureux avait péri en tentant de fuir sa Syrie d'origine.
Quasiment le même jour un incendie criminel dans le 18e arrondissement de Paris fit huit victimes, asphyxiées et défenestrées, dont deux enfants. On ne verra évidemment pas les cadavres de ce fait divers en gros plan, cela ne correspond à aucun objectif politique. L'opération de communication est conçue pour tirer des larmes, et elle en tire. Les images poignantes déchirent le cœur de chacun d'entre nous. Mais il meurt des milliers et des milliers d'enfants en Afrique tous les mois sans aucune mobilisation massive du reste du monde. Quid des enfants massacrés par l'Etat Islamique, déchiquetés par les bombes des terroristes, assassinés au Pakistan parce que c'était des filles et qu'elles voulaient aller à l'école?
[…]
Ce voyeurisme macabre fait taire la raison, pour un temps, mais la raison ne saurait s'exclure de façon permanente du débat sur l'immigration. Il en va de l'avenir d'autres enfants, européens cette fois, et du monde dans lequel ils vivront. Gardons notre sang-froid face à ces images horribles que nous infligent nos médias car lorsque la raison reviendra, les médias pratiqueront la seule option qu'il leur reste - la surenchère.
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La famille de cet enfant est donc volontairement partie de Turquie, où elle était à l'abri, pour une destination qu'elle estimait plus confortable ; un voyage dans lequel elle n'hésita pas à risquer la vie de ses enfants. Ils auraient pu continuer à résider en Turquie et ils seraient alors encore tous vivants. Le drame n'a pas la même connotation que si le malheureux avait péri en tentant de fuir sa Syrie d'origine.
Quasiment le même jour un incendie criminel dans le 18e arrondissement de Paris fit huit victimes, asphyxiées et défenestrées, dont deux enfants. On ne verra évidemment pas les cadavres de ce fait divers en gros plan, cela ne correspond à aucun objectif politique. L'opération de communication est conçue pour tirer des larmes, et elle en tire. Les images poignantes déchirent le cœur de chacun d'entre nous. Mais il meurt des milliers et des milliers d'enfants en Afrique tous les mois sans aucune mobilisation massive du reste du monde. Quid des enfants massacrés par l'Etat Islamique, déchiquetés par les bombes des terroristes, assassinés au Pakistan parce que c'était des filles et qu'elles voulaient aller à l'école?
[…]
Ce voyeurisme macabre fait taire la raison, pour un temps, mais la raison ne saurait s'exclure de façon permanente du débat sur l'immigration. Il en va de l'avenir d'autres enfants, européens cette fois, et du monde dans lequel ils vivront. Gardons notre sang-froid face à ces images horribles que nous infligent nos médias car lorsque la raison reviendra, les médias pratiqueront la seule option qu'il leur reste - la surenchère.
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jeudi, septembre 03, 2015
La solution à l'invasion migratoire existe. Elle est simple et peu couteuse. Elle a été testée par les Australiens
J'en ai marre d'entendre répéter par nos bons à rien de politocards que les problèmes migratoires sont très compliqués et que c'est pour cela que nous ne faisons rien.
C'est absolument faux, le lien de causalité est inverse : c'est parce que nos politiciens ne veulent rien faire qu'ils compliquent tout.
La solution tient en trois phases, expérimentées par les Australiens :
♘ La publicité. Les moyens de communication modernes sont tels que si la France faisait une publicité décidée autour du fait qu'elle ne veut plus d'immigrés, cela se saurait vite. Voici un exemple de publicité australienne :
♘ Les demandes d'asile et d'immigration sont traitées à l'étranger. Dès que les candidats à l'immigration mettent un pied dans le pays, c'est foutu. Tous les xénophiles pathologiques paralysent les expulsions. Dans le cas français, nous pourrions sécuriser des camps à la limite des zones de guerre et en sous-traiter la gestion (contre paiement, bien entendu) aux pays frontaliers.
♘ Ceux qui tentent quand même de venir clandestinement sont repoussés sans ménagement.
Toutes ces mesures sont à la portée de la France et sont bien moins couteuses que les 25 milliards d'Euros (estimation basse) que nous coûte l'immigration tous les ans.
Si les Australiens le font, pourquoi pas nous ?
Hé bien, je vais vous expliquer pourquoi pas nous. Parce que l'opération australienne porte le nom très significatif de Frontières Souveraines et que nous n'avons cessé depuis quarante ans de céder notre souveraineté à des organismes supranationaux non-élus qui s'imposent à nous.
Je crois que les Français ont dans leur majorité envie de retrouver leur souveraineté mais que, au contraire, les politiciens, atteints d'universalisme morbide et suicidaire, feront tous pour les en empêcher.
Comme nous ne sommes plus en démocratie, j'ai bien peur que les Français perdent.
Nous vivons Le camp des Saints tous les jours.
C'est absolument faux, le lien de causalité est inverse : c'est parce que nos politiciens ne veulent rien faire qu'ils compliquent tout.
La solution tient en trois phases, expérimentées par les Australiens :
♘ La publicité. Les moyens de communication modernes sont tels que si la France faisait une publicité décidée autour du fait qu'elle ne veut plus d'immigrés, cela se saurait vite. Voici un exemple de publicité australienne :
♘ Les demandes d'asile et d'immigration sont traitées à l'étranger. Dès que les candidats à l'immigration mettent un pied dans le pays, c'est foutu. Tous les xénophiles pathologiques paralysent les expulsions. Dans le cas français, nous pourrions sécuriser des camps à la limite des zones de guerre et en sous-traiter la gestion (contre paiement, bien entendu) aux pays frontaliers.
♘ Ceux qui tentent quand même de venir clandestinement sont repoussés sans ménagement.
Toutes ces mesures sont à la portée de la France et sont bien moins couteuses que les 25 milliards d'Euros (estimation basse) que nous coûte l'immigration tous les ans.
Si les Australiens le font, pourquoi pas nous ?
Hé bien, je vais vous expliquer pourquoi pas nous. Parce que l'opération australienne porte le nom très significatif de Frontières Souveraines et que nous n'avons cessé depuis quarante ans de céder notre souveraineté à des organismes supranationaux non-élus qui s'imposent à nous.
Je crois que les Français ont dans leur majorité envie de retrouver leur souveraineté mais que, au contraire, les politiciens, atteints d'universalisme morbide et suicidaire, feront tous pour les en empêcher.
Comme nous ne sommes plus en démocratie, j'ai bien peur que les Français perdent.
Nous vivons Le camp des Saints tous les jours.
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