vendredi, mars 16, 2018

Si le « machisme » disparaît, que devient Caroline de Haas ?

Si le racisme disparaît, que deviennent les anti-racistes ? Si les accidents de la route disparaissent, que devient la Sécurité Routière ? Si l’homophobie disparaît, que deviennent les militants LGBTQXYZ ?

Quand l’activisme est institutionnalisé, que des gens en vivent, à la fois financièrement, socialement et narcissiquement, les activistes ont intérêt à entretenir le problème plutôt qu’à le résoudre. C’est pourquoi ils en étendent la définition continument (d'où le grotesque rajout de lettres après LG -B-T-Q), jusqu’au ridicule (si nous avions encore assez d'intelligence pour avoir le sens du ridicule), afin de conserver leur gagne-pain.

Cette activisme sans fin, minoritaire mais très virulent, pourrit toute la société. Et la cause même qu’ils sont censés défendre.

Il y a une solution simple : retirer le saladier de punch, les subventions ouvertes et les subventions déguisées (comme certaines obligations légales, qui obligent à prendre certains conseils et certaines formations). Mais quel politicien aura ce courage ?

Nota : je mets « machisme » entre guillemets parce que c’est un mot-arme de destruction de la virilité comme les gauchistes en produisent tant.



Un petit hommage, une fois n'est pas coutume, à une gauchiste (elle se définit comme telle) : Lindsay Sheperd a 23 ans et il lui est arrivé une mésaventure hélas assez commune, mais elle a réagi de manière peu commune, préférant la vérité et l'honnêteté à la conformité idéologique. Une anti-de Haas, sur tous les plans.





mercredi, mars 14, 2018

Le charbon ou le nucléaire : utopie écologiste, vous aurez les conséquences

Il y a dix ans, je vous avais parlé d’un livre, The bottomless well, dont la conclusion était que les deux énergies d’avenir, capables de répondre aux besoins, étaient le charbon et le nucléaire. On peut élargir, grâce au gaz de schiste, aux hydrocarbures.

Mais, à cette nuance près, la conclusion tient. De plus, nouveauté depuis la publication, la malheureuse expérience allemande l’a prouvé in vivo : le choix est bien entre nucléaire et charbon. Eolien, solaire et compagnie n’intéressent que les imbéciles et les escrocs.

Mais l’idéologie (écolo ou autre) est, par définition, imperméable aux faits. On va donc fermer la centrale de Fessenheim et, pire, se détourner du nucléaire, alors que des voies nouvelles, moins dangereuses, pourraient être étudiées.

ENERGIE : LES PIÈGES DE L’IDÉOLOGIE

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A vouloir professer une certaine idéologie écologiste, le débat sur l’énergie se retrouve depuis quelques années dans un déni de réalité désarmant. La loi sur la « transition énergétique » se révèle inapplicable tandis que chaque coup de froid fait trembler les responsables du réseau électrique. On se gargarise d’avoir voté une autre loi sur l’arrêt de l’exploration des fossiles et de vouloir réduire la part du nucléaire dans la production française tandis que l’on prépare mondialement une augmentation de la production de gaz et que nous nous réjouissons de voir notre industrie nucléaire en Chine et peut-être bientôt en Inde. L’écologie politique et ses histrions a perdu le gout pour l’écologie tout court et pour le concret . On a droit de rêver, on se doit d’avoir une vision de l’avenir surtout quand on veut faire de la politique, mais le diagnostic de la situation de la France, de l’Europe et du monde est un préalable à la prise de position sur les orientations à donner et donc les investissements à réaliser. Les mauvaises décisions conduisent à une augmentation des couts et donc de la charge sur tous les contribuables et les consommateurs.
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Il n’y a pas de pays qui n’ait fini par payer très cher d’avoir laissé la barre à des idéologues. Quand les coûts restent seulement économiques, même désastreux, on peut estimer que c'est un moindre mal par rapport aux génocides, famines et guerres que provoquent d'habitude les idéologies. Mais l'un n'empêche pas l'autre, les désastres peuvent se cumuler, c'est généralement le cas.

Comme disait Jacques Bainville en ces circonstances, « vous aurez les conséquences ».

Etats-Unis : sans Rex Tillerson, Donald Trump garde le cap Donald Trump limoge son chef de la diplomatie pour mieux ne rien changer

Une analyse un peu plus fine que le « Qu'est-ce qu'il est con, Trump ! » du journaliste abruti français (et pas que des journalistes).

Etats-Unis : sans Rex Tillerson, Donald Trump garde le cap Donald Trump limoge son chef de la diplomatie pour mieux ne rien changer

On ne retiendra qu'une phrase :

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 En se débarrassant des maillons faibles et en promouvant ses plus fermes soutiens, le président américain fait des choix transparents de logique.
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Même Campagnol parle d'Elon Musk et de la satanique intelligence artificielle






mardi, mars 13, 2018

Jean-Louis Harouel : « On peut être libéral sans être libre-échangiste »

Jean-Louis Harouel : « On peut être libéral sans être libre-échangiste »

Sans connaître les auteurs cités (bien ouais, je n’ai pas lu Adam Smith), je répète depuis des années (après un passage bêbête mais utile par un quasi-libertarisme) la conclusion : liberté au-dedans, protection au-dehors. Les pays prospères n’ont jamais fait autrement.

Le dogmatisme libre-échangiste de Bruxelles et de Paris fait bien rire Berlin, Washington et Pékin.

En fait, c'est dans l'esprit abstrait d'un Français que peut naître le conflit entre libéralisme et conservatisme.

Dans le concret, l'homme ne naît pas de nulle part, il hérite l'être, l'avoir et le savoir d'une famille, d'une culture, d'une tradition, d'un pays. Et il part en laissant un héritage, même inconnu. On ne sait pas forcément qui a posé cette pierre ou labouré ce champ, mais un quelqu'un l'a fait.

C'est pourquoi l'homme déraciné du libertarien est un monstre.

Mais l'homme libre est un noeud de liens, certains hérités, certains choisis. La contradiction entre conservatisme et libéralisme est donc spécieuse dans nos contrées où ce qui est à conserver, c'est justement une conception de l'homme libre.





La vraie marque du courage (philosophique)

Jordan Peterson dit que la vraie marque du courage est de considérer que Dieu est bon et que la vie est bonne. Et je ne me souviens plus où j’ai déjà lu ça.

Pourquoi est-ce la marque du courage ? Parce cette philosophie oblige à prendre ses responsabilités. Si Dieu est bon, on ne peut se décharger de ce qui va mal dans le monde.

lundi, mars 12, 2018

Lady Bird

Sujet très rebattu de la crise adolescente. Je m'attendais donc au pire. Hé non ! C'est plutôt bien fait, on y trouve même une bonne soeur qui a des mots très justes sur l'amour.

Pourquoi la liberté d'opinion ? L'oppression de la libre parole.

Au début de la video, un grand moment de respect gauchiste de la liberté d'opinion.

Mais le problème est plus grave que cette anecdote. L'université est, comme la liberté de conscience, un joyau de la culture occidentale. Or, elle est menacée de mort par la destruction systématique et organisée de la confiance dans le libre débat.

Que disent les gens qui essaient d'empêcher Perterson de parler, qui réclament des safes spaces, qui veulent changer les pronoms et les expressions ? Ils disent : « Le débat ne sert à rien, l'antique disputatio est une mascarade, ce qu'il faut, c'est s'imposer par la force, et par la force de la loi si les politiciens sont assez bêtes pour céder à nos revendications minoritaires ».

Le commentaire de Peterson, à propos des agitateurs qui essaient de l'empêcher de parler en frappant de l'extérieur sur les vitres de l'amphithéâtre, « C'est le bruit des barbares à nos portes » tombe juste.

Simon Leys disait qu'une université, c'est une bonne bibliothèque, un corps professoral et, éventuellement, des élèves.

Ce qu'il ne disait pas, tellement cela lui semblait évident, c'est que ni les professeurs ni la bibliothèque ne devaient être censurés ni s'auto-censurer.

La solution est connue, aussi vieille que l'humanité : quand la liberté est menacée, ceux qui la chérissent doivent se lever pour la défendre. C'est une décision individuelle, qui appartient à chacun de nous. Mais cela doit passer par des actes concrets. Cette réflexion explique, par exemple, que ce blog ne soit pas anonyme. Ou que Peterson demande à ce que les agitateurs soient sanctionnés, ce qui est plus dangereux que de faire canard.

L'enjeu dépasse nos petites personnes. Cependant, il y a une pierre de touche : partout où l'on défend la liberté, il y a un risque (pour sa réputation, pour sa carrière, pour sa vie, etc.) ... et souvent, on y trouve un Polonais (il y en a un dans cette video) !

Macte animo.




Nota : il est amusant (je n'ai pas vraiment fait exprès -espièglerie de l'inconscient) que j'emploie dans le titre de ce billet l'expression « libre parole », qui était le titre du journal antijuif d'Edouard Drumont. Cela tombe pile-poil dans mon propos : tous les discours doivent être permis et c'est le libre débat qui permet de faire le tri.

Addendum : c'est à se demander si le gauchisme n'est pas une maladie mentale.
Amusons nous tout de même :





Articuler défense de la tradition et vision de l'avenir

A propos de la Jeanne d'arc métisse, j'ai dénoncé le piège tendu mais je ne perds pas de vue que, s'il est souhaitable qu'une bonne partie des émigrés soient renvoyés dans leurs pays d'origine, il faudra intégrer de tout coeur ceux qui se sont intégrés de tout coeur (déjà, en 1972, dans Le camp des Saints, Jean Raspail avait mis dans le dernier carré un Français de Pondichéry).

C'est tout le problème de préserver l'héritage du passé sans devenir passéiste, c'est-à-dire stérile. Et pour se tourner vers l'avenir, il faut un projet positif avec une traduction concrète.

Je trouve que PY Rougeyron est trop indulgent pour l'étatisme, qui est une partie de nos problèmes, mais je suis d'accord avec lui : le soleil ne se couche jamais sur la France.



Où en est la question sociale ?

La question sociale a longtemps servi à détourner le débat public de la question identitaire.

Aujourd'hui, c'est l'inverse : la question identitaire est agitée dans tous les sens pour nous faire perdre de vue que Macron représente la tyrannie de la bourgeoisie sur le peuple.

Ne nous laissons pas prendre à cette fausse alternative, qui a déjà piégé le FN philippotisé. Ces deux questions ne sont en réalité qu'une seule, puisqu'à une bourgeoisie cosmopolite s'oppose des peuples enracinés.

Réchauffisme : un début de réponse

Mes fidèles lecteurs le savent, je ne considère plus depuis longtemps le réchauffisme comme un problème scientifique (la climatologie est embringuée dans des impasses théoriques et plombée par un contexte et progresse très peu. De toute façon, il est déjà certain que les mécanismes de réchauffement par l'intermédiaire du gaz carbonique qu'on nous décrit sont crétins) mais sociologique et politique.

Or, sur ce terrain, je viens de découvrir un ouvrage intéressant :

GLOBAL WARMING. A case study in groupthink. How science can shed new light on the most important ‘non-debate’ of our time.

En 2010, je pensais que le réchauffisme était agonisant, faute de crédibilité scientifique. Je m'aperçois que cela ne compte pas.

Ca Trump toujours plus les abrutis

L'annonce d'une possible rencontre de D. Trump et de Kim Jong-Un n'aura surpris que les malheureux qui ne lisent pas ce blog.

Cela fait des mois que je vous répète que Trump a probablement une stratégie mais que je n'arrive pas à la discerner tant il brouille les cartes mais que, en tout état de cause, ceux qui le prennent pour un imbécile ou un fou sont les dupes de ses talents de manipulateur.

Il a le potentiel pour être le meilleur président américain depuis Reagan et l'homme des bonnes surprises (pour les Américains).

Donald Trump et Kim Jong-un : un barrage pour le Pacifique


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Sur le plan international, il a indiqué être prêt à travailler avec Vladimir Poutine. Et il attend sûrement la réélection de celui-ci, en ce mois de mars, pour reprendre le fil de la relation. C’est sans doute la raison pour laquelle il hésite sur la situation en Syrie où la Turquie (membre de l’Otan…) malmène les alliés kurdes (YPG) des Etats-Unis en envahissant le territoire syrien et en bombardant les civils. D’ailleurs, le président Trump avait annoncé que l’Otan n’avait plus sa raison d’être… Si, dans la grande négociation qui est en cours, il a la certitude que l’Otan budgétivore ne sert plus à rien car il aura trouvé un deal avec la Russie, il mettra en sommeil cette relique de la guerre froide et, comme il l’a annoncé, utilisera les économies ainsi faites pour redonner à la recherche industrielle militaire les moyens et les commandes colossales qui permettront de donner à son pays une grande suprématie géostratégique sur la Chine.

Pour Donald Trump, en effet, si l’Europe est une concurrente qu’il va affaiblir en l’obligeant à plus dépenser pour sa défense, sa vraie rivale est la Chine. Il veut régler assez vite la question du Moyen-Orient pour ne plus avoir à y consacrer son énergie. Il sait que la Russie pourra l’aider à cantonner les velléités de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire (si proche des frontières russes) et que la Turquie n’intéressera plus personne sitôt la Syrie en voie de normalisation. Dans ce nouveau Yalta qui s’esquisse c’est le Pacifique qui lui importe. Et il a bien l’intention d’y contrer l’expansionnisme chinois, son véritable objectif.

Contre la Chine il a déjà gagné la première et la deuxième manche géostratégique : en anéantissant le marché transpacifique et en devenant, via Séoul, celui qui aura créé une fêlure entre Pyongyang et la Chine. Certains commentateurs sont tellement – et ridiculement – anti-Trump qu’ils imaginent que ce serait une victoire et un bénéfice attribuable à la Chine que d’avoir rapproché Kim Jung-un et Donald Trump. Il n’en est rien: la Chine perdrait une monnaie de menace et d’échange en perdant la main sur la Corée du Nord. Du coup, aux mesures protectionnistes qu’il prendra sur le plan commercial, la Chine ne pourra guère riposter car si ses entreprises perdaient le marché américain il en résulterait un marasme économique, puis des troubles politiques dans l’Empire du Milieu. En 2020, trois générations après la victoire du communisme, la Chine entrera dans une période sensible comparable à celle de l’URSS en 1990.

[…]

En résumé : ne sont surpris que ceux qui limitaient leur compréhension du projet Trump aux facéties destinées à son électorat populaire, qu’il rassure ainsi. Il est au contraire extrêmement facile de le comprendre (voire d’être admiratif) : encore une fois, tout ce qu’il fait avait été annoncé. Encore fallait-il observer et réfléchir. Quant à Emmanuel Macron, c’est l’anti-Trump. Il dit et n’agit pas au fond. Et rien de ce qu’il fait n’avait été annoncé. Grand Chambellan du système, il n’en changera rien, le conduisant inévitablement ainsi à sa perte. La France perd une occasion unique (après le Brexit) de suivre le brise-glace Trump et de promouvoir la reconstruction d’une vraie, libre et forte Europe des nations, à la place de feu celle de Bruxelles.
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Je pense que des petits merdeux sur-diplomés qui pètent plus haut que leur cul, à la Macron, Trump a du en rencontrer treize à la douzaine dans sa vie de promoteur immobilier.

samedi, mars 10, 2018

L'Afrique du Sud, c'était mieux, pour tout le monde, du temps de l'apartheid

Afrique du Sud : clap de fin

Afrique du Sud : la spoliation des fermiers blancs, révélateur d’une fracture raciale que la doxa ne peut plus dissimuler.

California, North Korea, South Africa, Seychelles: Things are Happening

Bref, l'Afrique du Sud, c'était mieux, pour tout le monde (à part quelques oligarques noirs), du temps de l'apartheid.

Voilà ce qui arrive lorsqu'on laisse l'idéologie prendre le pouvoir, ou, si vous préférez une autre formulation de la même chose, lorsqu'on laisse une vision abstraite et erronée des hommes prendre le pas sur la déplaisante réalité et la pénible expérience.

C'est le problème de skin in the game de Taleb : le gauchiste occidental anti-apartheid des années 70-80 n'avait pas sa peau en jeu, il n'y avait aucun risque qu'il subisse un  jour les conséquences néfastes de son militantisme, il était à 15 000 km. Il est sûrement un retraité bien abrité.

Ce sont d'autres qui payent aujourd'hui le prix pour l'exhibition de sa belle âme.

Si on avait dit à ce militant : « OK. Tu es contre l'apartheid, je comprends, c'est ton droit. Mais, en contrepartie, tu passeras ta retraite en Afrique du Sud. », il se serait sûrement montré plus prudent.

L'échec de l'Afrique du Sud leur servira-t-il de leçon ? Bien sûr que non. Je vois tous les jours, sur l'immigration, sur l'islam, sur l'Europe et sur un tas d'autres sujets, des gens exposer leurs belles âmes dans le plus complet mépris des conséquences.

C'est d'un égoïsme forcené : « Périsse le monde, pourvu que je puisse montrer que j'appartiens au camp du Bien, à quel point je suis bon et généreux ». Evidemment, cette prétendue générosité n'est que de l'apparence, de l'esbroufe. Car, comme le dit avec bon sens le catéchisme de l'Eglise catholique (que le pape François semble ne pas avoir lu depuis longtemps), la charité doit se déployer en cercles concentriques : dans l'ordre, soi, la famille, la communauté, le pays, l'humanité.

Sinon, on tombe dans le travers dénoncé par Rousseau : « Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d’aimer ses voisins ».

Si j'ai bien tout compris, le « tartarisme » est une grande spécialité des gauchistes.

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J'en profite pour rappeler, ce qui est difficile à imaginer de nos jours, que le continent africain était sous-peuplé et l'Afrique du Sud vide, quand les blancs sont arrivés. Les noirs sont arrivés  au sud après les blancs, à cause de la pression démographique due ... à la médecine blanche.

On trouve en Afrique du Sud des noms comme La Motte, L'Ormarin, La Brie, Picardie, Chamonix, Plaisir de Merle (il est bien, celui-là), La Concorde.


vendredi, mars 09, 2018

Trump superstar ?

Beaucoup d’intellectuels français (A. Finkielkraut par exemple) ne comprennent pas Donald Trump.

Il n’est pas un énarque propre sur lui, bardé de diplômes.

Mais il serait un énarque propre sur lui bardé de diplômes, il n’aurait pas gagné les élections. ils ne le comprennent pas parce qu’il ne fait pas partie de leur monde.

Pourtant, Trump est simple à comprendre puisqu’il a donné la clé dans son livre The art of the deal. Il y explique comment choisir ses objectifs, les moyens d’y arriver, comment influencer l’adversaire etc. Or, il est étonnamment proche comme président des techniques qu’il exposait comme promoteur immobilier. Sa manière d’aborder les problèmes de la Corée du Nord ne devrait donc surprendre personne.

Ils comprendraient aussi que sa vulgarité, ses excès, son usage de Twitter ne sont pas des « dérapages » mais au contraire une manière de conditionner les débats.

Je pense que les intellectuels français, trop conceptuels, manquent de modestie pour comprendre l’intelligence pragmatique de Trump.

Cela ne signifie pas que Trump est sans défauts, mais, pour l’instant, je suis prêt à parier qu’il fera plus et mieux pour l’Amérique (c’est bien pour cela qu’il est élu) que ses deux prédécesseurs Bush Jr et Saint Barack.

Par exemple, s’agissant de la Corée du Nord, alors que ses prédécesseurs ont laissé faire, Trump a réussi à :
> Impliquer la Chine dans les sanctions.

> Amener Kim Jong Un à reconnaître qu’il y avait peut-être des choses à négocier.

Pour « un malade mental », « un danger pour le monde », c’est déjà pas mal.

Le principal problème pour Trump va être de faire en sorte que ses ennemis intérieurs continuent à le sous-estimer. Mais ils sont tellement cons qu'il a ses chances.

Ses ennemis extérieurs sont d'un autre calibre que les snowflakes bien-pensants. Mais ils représentent un danger moindre pour Trump.

Addendum :




> Je pense que les intellectuels français, trop conceptuels, manquent de modestie pour comprendre l’intelligence pragmatique de Trump.
Je propose une autre interprétation : les intellectuels premiers de la classe propres sur eux sont des mâles faibles, qui ont peur des conflits et pensent qu'on peut tout régler par une discussion polie entre gentlemen, où personne ne va élever la voix. On va présenter des arguments, et celui qui aura perdu va gentiment s'incliner avec fair-play.
Bien sûr, contre du gauchiste de mauvaise foi, ça ne fonctionne pas.
Pour ces gens, le style Trump est impensable, parce qu'ils sont eux-mêmes incapables de faire la même chose.
Trump c'est le contraire, je suis persuadé que si il passe une journée sans conflit, il va se faire chier. En fait, il s'éclate.


Addendum 2 :

Rencontre Trump-Kim : la Chine prise de court par un dialogue qu'elle avait exclu

jeudi, mars 08, 2018

Macron : tyrannie hypocrite mais tyrannie quand même

MACRON ET SA COPINE ANASTASIE

Je suis en train de lire l'édition augmentée des mémoires de Jean-François Revel. Je le trouve, à la relecture, très vaniteux, de cette vanité intellectuelle des cérébraux, méprisant les autres formes d'intelligence (1).

Ayant fait partie brièvement d'une secte, il s'interroge pour savoir comment des gens manifestement intelligents ont pu faire partie de la secte communiste (2).

La seule réponse que Revel trouve, c'est que l'esprit humain est ainsi fait qu'il peut errer gravement et longtemps, s'auto-illusionner, s'enfermer dans des certitudes absurdes.

Et que le seul remède, c'est la pluralité des opinions.

Etouffer cette pluralité d'opinions est le préalable à tout contrôle des masses. La différence entre Macron et Staline ? La violence physique. Ce n'est pas une mince différence. Je suis moins sûr que la finalité politique ne soit pas identique, mais c'est un autre débat.

En tout cas, la conception despotique et totalitaire du pouvoir est la même : le pouvoir a vocation à s'immiscer dans le plus intime de vos vies, il a toujours raison et le contester vous rejette en-dehors du cercle des humains (contester c'est être "phobique", "frileux", "replié", "rien", une quasi-bête sauvage, au minimum un crétin).

La seule antidote de long terme, c'est la liberté d'expression. Macron le sait autant que nous. Il fait ce qu'il faut pour y remédier.

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(1) : il a écrit des choses d'une suffisance grotesque sur De Gaulle et Saint Exupéry qui mettent la puce à l'oreille.

(2) : la phrase de Malraux règle son compte au communisme : « Il n’était pas entendu que les "lendemains qui chantent" seraient ce long hululement qui monte de la Caspienne à la mer Blanche et que leur chant serait le chant des bagnards ».

mardi, mars 06, 2018

Saint-Exupéry, la Catalogne et le retour du Franquisme

Saint-Exupéry, la Catalogne et le retour du Franquisme


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[Les indépendantistes catalans] y apprendront, en somme, que le défi de l'Espagne du XXIe siècle est la «convivencia». «Si je diffère de toi, loin de te léser, je t'augmente» écrit Saint-Exupéry. Et c'est bien l'une des spécificités historique de l'Espagne depuis longtemps. Des langues régionales, des cultures locales très fortement ancrées, une énorme diversité. Politiquement, cet héritage culturel et cette réalité historique ont été inscrits dans les textes fondateurs dès 1977 avec le soutien de la très grande majorité des Espagnols. Si dans un premier temps la transition politique semblait solide, si la page du Franquisme semblait tournée, elle a vite révélé les fragilités historiques de l'Espagne. Le poids des partis nationalistes aux Cortes Espanolas a permis à ceux-ci de tirer parti de ces équilibres fragiles. De dénaturer de façon égoïste le projet politique. Les nationalistes catalans feraient bien de se demander comment ils ont pu arriver à reproduire les mêmes mécanismes d'exclusion et d'intolérance que les Franquistes. Triste cycle politique. Triste mais réel. Nier le fait que l'Espagne soit aujourd'hui une démocratie, ne pas savoir apprécier le degré incomparable d'autonomie locale au sein de l'Union européenne, est une erreur de jugement historique et politique. Comparer Rajoy à Franco et s'autoproclamer prisonniers politiques, c'est faire injure à la mémoire de tous ceux qui se sont battus pour que la liberté prime en Espagne. Relire l'histoire a toujours été la marque des régimes totalitaires. Mais pire ici, ils sont devenus prisonniers d'une mythologie politique ridicule, obscène. L'exil politique s'est transformé en exil personnel, ils ont perdu pied avec le réel.
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Européisme : l'erreur des mous

L’effarant aveuglement de « l’Europe d’en haut » (élections italiennes)

Il ne s'agit pas d'aveuglement mais de fanatisme. Ils voient comme tout le monde mais décident de continuer comme s'ils ne voyaient pas.

Les anti-européistes mous comme Maxime Tandonnet ne comprennent rien à l'européisme. Ils se laissent tromper par les apparences, comme si des technocrates propres sur eux ne pouvaient pas être des fanatiques. Comme si le nazisme et le communisme n'avaient pas fonctionné grâce à des armées de bureaucrates propres sur eux.

Les Tandonnet se laissent peut-être tromper parce qu'ils ont beaucoup en commun avec eux.

L'analyse de Charles Gave est beaucoup plus exacte, même si je ne crois pas à sa conclusion optimiste :

Brexit : Les choses sérieuses commencent






lundi, mars 05, 2018

Le damnable sans-frontiérisme des européistes

Protectionnisme : et si Trump avait raison ?

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Haro sur Trump! Le président américain a une fois de plus attiré sur sa personne la meute des bien-pensants. L'hôte de la Maison Blanche a eu il est vrai une idée saugrenue: respecter l'une de ses principales promesses de campagne. Il va prendre des mesures de rétorsion à l'encontre des pays dont les pratiques commerciales déloyales nuisent à l'industrie américaine.

Que n'avait-il pas fait là ? Avec l'objectivité qui les caractérise, les habituels experts se sont empressés de laminer le président américain, victime de son incapacité bien connue à se contrôler, ou même d'un de ses nombreux troubles mentaux. Des troubles qui conduisent à défendre les intérêts de ses mandants : on aimerait parfois que les dirigeants européens soient frappés par le même syndrome.


Sur le plan économique, rien ne prouve non plus que les effets de la mesure seront négatifs: Trump n'a en fait nullement l'intention de déclencher une apocalypse commerciale, mais simplement de mettre en place un rapport de forces, pour obtenir un meilleur «deal» pour les entreprises américaines.

L'Histoire dira si la méthode fonctionne ou non. On aimerait simplement que nos décideurs européens déploient autant d'énergie et d'imagination pour défendre les ouvriers, agriculteurs et classes moyennes du Vieux Continent, qu'elles n'en trouvent pour trouver des punchlines, tweets et autres commentaires sarcastiques sur le président américain. À l'image de Jean-Claude Juncker, qui a prévenu les Américains qu'ils allaient « apprendre à nous connaître». Avant de brandir son sabre de bois pour menacer, en guise de rétorsion, de taxer les Jeans Levi's, les motos Harley Davidson et le Bourbon! Le patron de la commission européenne a solennellement prévenu: « Nous serons aussi stupides » que Donald Trump. On n'en doute pas.
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Dominique Reynié : « Le rapport désinvolte à la frontière est la faute historique des responsables européens »