mercredi, mars 14, 2012

Nous irons jusqu'à la banqueroute, mais après ?

Le cercle vicieux de la banqueroute a été bien expliqué par Charles Gave.

L'Etat est un parasite qui tue l'hôte dont il vit, l'économie libre.

L'impôt diminue le rendement du capital investi dans l'économie libre. Il devient avantageux d'acheter de la dette étatique à taux fixe. Les taux d'intérêts publics diminuent. L'Etat peut encore plus s'endetter et intervenir dans l'économie libre.

Le rendement du capital investi dans l'économie libre, parasité par l'Etat, diminue davantage. Il devient encore plus avantageux d'acheter de la dette étatique. Les taux d'intérêts publics diminuent encore. L'Etat peut encore plus s'endetter et intervenir dans l'économie libre.

La dette augmente. Les taux d'intérêt et la croissance diminuent en parallèle. Où est la limite ?

C'est très simple : quand l'Etat a tué l'économie libre, la croissance est négative ou nulle, la dette énorme. Dans ces conditions, mêmes des taux d'intérêt extrêmement faibles deviennent insupportables. La moindre turbulence peut amener la fuite des créanciers et la banqueroute.

C'est ce qui est arrivé à la Grèce. La banqueroute peut être franche ou larvée (hyperinflation par "planche à billets").

La solution pour briser ce cercle vicieux est parfaitement connue : baisser les dépenses publiques. Elle ne recèle aucun mystère. Elle repose toujours sur cette logique : les efforts à court terme sont récompensés par la prospérité à moyen terme.

Malheureusement, cette solution, qui est en vérité la seule, n'est pas envisageable en France pour trois raisons :

> nos politiciens ne sont pas dotés des outils intellectuels permettant de l'imaginer. Pour eux, à l'inverse de Ronald Reagan, l'Etat est la solution, pas le problème.

> pour que cette solution soit acceptable, il faut un minimum de confiance dans les politiciens qui vous demandent de troquer des efforts aujourd'hui contre la prospérité demain. Or, nos politiciens ont prouvé depuis trente ans qu'ils ne méritaient pas qu'on leur fasse confiance.

> il faut que le public soit familier de ces idées. Or, le méchant marché a été accusé de tous les maux et l'Etat a été présenté comme la solution de tout et du reste. On nous parle toujours des imperfections du marché que l'Etat, censé les corriger, invoque pour justifier son interventionnisme constant. Mais j'aimerais bien, moi, qu'on m'explique les imperfections de l'Etat et comment le marché les corrigerait.

Donc, pour moi, la banqueroute de la France ne fait aucun doute. Pour la prévenir, il faudrait un politicien libéral suffisamment retors pour se présenter comme un étatiste afin d'être élu et qui arriverait à gouverner en faisant le contraire de ses promesses de campagne. Ce n'est pas complètement impossible, mais très douteux.

Après la banqueroute, que se passera-t-il ? C'est là que je m'effraie, les pires folies sont posssibles : protectionnisme, encore plus d'étatisme, dictature plus ou moins molle, euthanasie des épargnants, paralysie de l'initiative, tensions internationales, chasse aux boucs-émissaires (la méchante finance anglo-saxonne et les mauvais patriotes qui ne veulent pas être taxés à 90 % avec le sourire, etc.).

J'ai cependant une raison d'être optimiste : l'URSS s'est écroulée par la conjonction de la rumeur extérieure des medias libres, de l'aboulie de l'appareil répressif et de la lassitude de la misère. Les mêmes causes pourraient bien produire les mêmes effets en France : internet permet de savoir que des pays aussi libéraux que le Canada ou l'Australie se portent bien, les medias se fatiguent de répéter que seul le socialisme est bon et juste, et les Français vont finir par en avoir marre d'être à la traine.

Je pense que la réflexion doit dès maintenant être orientée vers après la banqueroute. Vos avis ?

dimanche, mars 11, 2012

Mon pronostic pour les présidentielles françaises

Ça fait plusieurs semaines que ce pronostic me trotte dans la tête mais il ne me semble pas que je vous en aie fait part : Sarkozy élu avec 50,2 %.

Mon historique est mitigé : en 1995, j'ai prévu l'élection de Chirac à 0,2 % près au moment où Balladur l'écrasait dans les sondages. En revanche, je suis complètement passé à travers en 2002 et 2007 était trop facile, même quand Ségolène s'envolait dans les sondages.

Si j'ai raison, je me réjouis d'avance de la tête des journalopes qui roulent pour Hollande. Ça ne changera rien, ils continueront à nous faire la leçon alors que ce sont eux qui ont tout à apprendre : ces gens sont trop bêtes et trop vaniteux pour apprendre de leurs erreurs.

Horlande : supprimons des mots pour nier la réalité

Décidément, Francois Hollande a un coté orwellien.

Il veut supprimer le mot "race" de la constitution. Nions que la réalité qui nous déplait existe, supprimons le mot, nous supprimerons l'idée, la réflexion et le débat. Quand je vous dis que notre intelligence collective régresse sous le poids du politiquement correct ...

Tant que deux noirs couchant ensemble donnent un petit noir et deux blancs couchant ensemble donnent un petit blanc, il y a des races humaines. C'est si évident que, dans certains pays qui ne sont pas d'affreuses dictatures, la race figure sur les papiers. Les scientifiques qui nous expliquent que les races n'existent pas jouent sur les mots. Ils ont alors une position purement idéologique. Dans leur travail, ils utilisent simplement d'autres mots, ethnie, génotype, phénotype, etc. qui, au niveau politique où se place Francois Hollande, sont des synonymes du mot race. Cette cristallisation autour du mot est d'autant plus ridicule que, les progrès de génétique et de la pharmacopée aidant, on a de nos jours des médicaments racistes, plus efficaces sur certains types humains que sur d'autres.

Peut-être parce que je connais mieux l'histoire de l'hitlerisme que la caricature à la mode, je n'ai aucune réticence avec les races : pour passer de la reconnaissance de l'existence des races, qui est le constat d'un fait évident, au racisme, qui est une opinion politique, il y a un cheminement intellectuel que je refuse, avec quelques solides raisons.

Tout ceci étant dit, je trouve la démarche de Francois Hollande terrifiante, tant dans l'ordre politique que dans l'ordre intellectuel. Cela me confirme dans l'idée que, sous ses allures bonasses, c'est un idéologue fanatique.

La suite logique est de supprimer le mot sexe de la constitution, puisque, suivant le même raisonnement que pour le mot race, le sexe n'existe pas réellement, c'est une construction sociale de domination à faire disparaitre au plus vite.

A mes yeux, de tels raisonnements sont une épouvantable décadence, d'autant plus affligeante qu'elle n'est pas subie, mais voulue, désirée, présentée comme bénéfique.

Mais enfin, ces folies peuvent nous réserver quelques bonnes tranches de rigolade : après race et sexe, le mot à supprimer est religion, puisque chacun sait qu'elle n'est qu'une illusion, l'opium du peuple. Et là, je leur souhaite bien du courage. On n'a pas fini de rire, nous, les mal-pensants.

jeudi, mars 08, 2012

Et l'objectivité ?

Et l'objectivité ?

A l'instar de Federbusch, je ressens le hollandisme hégémonique de la presse comme une agression. L'hypothèse qu'il s'agit d'une manière de vérifier son pouvoir, de s'assurer que l'opinion lui est bien soumise, me plait.

mercredi, mars 07, 2012

Y a-t-il des débats hallal ?

 
Plusieurs personnes de mon entourage m'ont déclaré le débat sur le hallal à la fois indigne et sans importance, détournant des «vrais» problèmes. J'ai entendu un financier sur BFM dire la même chose.
 
Je respecte ces personnes mais je crois leur opinion dénuée de toute pertinence sur cette question :
 
> elles appartiennent soit à la bourgeoisie d'argent soit à la bourgeoisie intellectuelle. Un commentateur me rappelait récemment les propos de De Gaulle constatant en termes crus qu'elles n'ont pas le patriotisme chevillée au corps et qu'elles l'ont largement prouvé. Au pire, elles sauraient vivre dans un autre pays occidental.
 
> plus prosaïquement, l'islamisation de certains territoires perdus de la République ne les concerne pas : ces gens vivent dans les bons quartiers et leurs enfants vont dans les bonnes écoles. S'ils vont à Saint-Denis, ils n'ont pas un sentiment de dépossession, mais de pittoresque, car ce n'est pas chez eux (ça se discute : on en revient à la question du patriotisme) et qu'ils n'ont pas vocation à y vivre.
 
Bref, je comprends que l'islamisation de la France ne soit pas un vrai problème pour eux, mais je ne les crois pas les porteurs légitimes des intérêts de la France dans ce domaine. Poser la question de l'immigration à travers le hallal n'est pas très classe, mais si le peuplement d'un pays ne mérite pas débat, qu'est-ce qui mérite débat ?

Depuis trente ans, la politique de l'immigration repose sur des pétitions de principe, on a même érigé des barrières légales pour empêcher d'établir des faits, et on n'aurait le droit d'en discuter qu'à condition de répéter comme des perroquets que l'immigration est une chance pour la France, ce qui reste précisement à démontrer ? Autant nous imposer d'anonner 2+2=5, comme dans Orwell.
 
Ce fossé entre la France «d'en haut» et la France «d'en bas» sur l'immigration est un des menaces les plus pesantes sur l'avenir de notre pays car il empêche toute réaction contre ce qui est, n'en déplaise, une colonisation à rebours.
 
En un sens, ils ont peut-être raison : grâce à la censure du débat, l'immigration de peuplement a été si massive que la France n'est déjà plus tout à fait la France et qu'il ne faut peut-être plus débattre mais immigrer à notre tour.

La fiscalité spectacle

Alain Madelin parle souvent de fiscalité spectacle.

Son explication est la suivante : pour les minables qui nous servent, hélas, de politiciens, exister, c'est dépenser. Or, il n'y a plus de sous dans les caisses. Pour habiller Pierre, il faut déshabiller Paul, qui proteste, donc on déshabille Jacques, qui proteste, etc. D'où les TOCF (troubles obsessionnels compulsifs fiscaux) dont sont atteints nos politocards (14 lois de budget ou correctifs budgétaires en cinq ans, un tiers du code des impôts changé tous les ans).

Évidemment, tout cela ne peut se faire sans désigner les bons ( les entrepreneurs, forcément petits) et les méchants (les patrons, férocement grands). Ce qui est ridicule : soit l'argent est légalement détenu par son propriétaire et il n'y a pas de bon ni de mauvais argent, soit l'argent est détenu illégalement et il faut faire un procès et remplir les prisons. Et il faut être cohérent : la France serait un pays de cocagne si tous les petits entrepreneurs devenaient des grands patrons.

L'impôt est fait pour procurer des ressources à l'Etat, pas pour distribuer des pénitences. L'Etat n'est pas un directeur de conscience ; en tout cas, dans une démocratie (justement, est-on encore en démocratie ?). C'est pourquoi on peut juger l'impôt progressif inconstitutionnel dans son principe, alors à des taux confiscatoires ...

Mais je crains que ce souci de justice pèse bien peu face à la tentation électoraliste d'user du levier de la jalousie et de l'envie. Prendre les hommes par ce qu'ils ont de plus bas, c'est le visage le plus laid de la démocratie.

CPEF

mardi, mars 06, 2012

Abrutissement laïciste

François Fillon a déclaré :

«Je pense que les religions devraient réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand-chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, l'état de la technologie, les problèmes de santé».

Admettons, par pure hypothèse, qu'il pense vraiment ce qu'il dit et qu'il ne s'agit pas d'une provocation électoraliste.

Réduire les prescriptions alimentaires religieuses a un problème de science et de santé publique, c'est ne rien comprendre aux religions. Le croyant mange hallal ou casher pour agir comme un bon musulman ou un bon juif, pour se comporter comme un fidèle obéissant et craignant Dieu, pas pour préserver sa santé.

Les philosophes ont montré depuis très longtemps que la religion n'était pas réductible à la science. Les tentatives en sens contraire qui ont prospéré au XVIIIème et XIXème siècles ont toutes échouées.

Si notre premier ministre pense ce qu'il dit, on comprend bien des choses. Avec une conception si sommaire de la religion, ce n'est pas étonnant qu'il ait des difficultés à comprendre que l'islam pose des problèmes particuliers ou que les racines chrétiennes de l'Europe lui demeurent étrangères.

dimanche, mars 04, 2012

Voter Hollande pour dire merde aux réalités

Trois dirigeants européens refuseraient de recevoir François Hollande en raison de son opposition déclarée au pacte signé dernièrement.

Passons sur la tendance de nos politocards à chercher des cautions étrangères et sur les pulsions anti-démocratiques que révèle cette initiative.

Ces dirigeants se trompent radicalement sur les électeurs potentiels de Hollande. Ils les croient accessibles à des calculs rationnels basés sur des réalités. Or, c'est précisément le contraire : ils votent Hollande, à ce que j'ai compris à travers mes conversations, pour nier les réalités, non pas pour des réalités supérieures, comme la rébellion en apparence irrationnelle d'un De Gaulle, mais par pure bêtise, pour ne pas déranger leur petit confort.

Ils votent Hollande pour nier que la retraite à 60 ans pour tous est impossible, pour nier que nous allons droit à la banqueroute, pour nier que nous ne nous en sortirons pas en taxant les riches, pour nier que nous avons essayé le socialisme et qu'il a échoué ...

Ils participent de cette paresse de l'esprit qui refuse de voir les réalités de ce monde pour ne pas avoir à y faire d'efforts. L'utopie n'est pas un merveilleux rêve mais le refuge des paresseux. "Encore un instant, M. le bourreau".

Cette bêtise nous a déjà conduits à 1789 et à 1940, elle est en train de nous conduire à la banqueroute de 2015. La France est une cause perdue par la faute des Français. Elle n'en est que plus belle.

samedi, mars 03, 2012

Réflexions sur la révolution de février (A. Soljenitsyne)

Alexandre Soljenitsyne, dans cet opuscule, assassine Nicolas II. Les vertus privées peuvent venir en contradiction des devoirs publics, qui seuls comptent pour un prince. C'est aussi la thèse de Jean Dutourd dans Les taxis de la Marne. Un père aimant sa famille, c'est bien en temps ordinaires. Mais un tsar menacé de révolution doit avant tout songer à sauver son trône. De même, il était du devoir de Louis XVI d'ordonner quelques bonnes charges de dragons dans les rues de Paris et de Versailles à l'été 1789. Comme Nicolas II, en trahissant ses devoirs d'état par un bas sentimentalisme bourgeois, ce prétendu humaniste a plus ajouté au malheur de son pays et du monde que le pire satrape oriental.

Car, l'ordre a une grande valeur, il est la condition de la paix. Il eut mieux valu quelques centaines de morts à Paris et à Petrograd que les guerres de Vendée, les guerres napoléoniennes, les rouges et le goulag. Si la politique a quelque grandeur, c'est que l'homme qui dirige est obligé à une morale différente de l'ordinaire.

Je préfère Clemenceau faisant tirer sur les vignerons à Chirac et Juppé reculant devant les cheminots.

Ce défaut d'élévation atteint tous nos politocards : si Nicolas Sarkozy avait moins cédé au souci de plaire et au plaisir de la combinazione et s'était élevé aux devoirs de sa charge, il aurait pu réformer la France en deux ans. Ces deux ans de troubles, nous les regretterons quand seront venus les dix ans de malheur provoqués par la banqueroute.

Si, pour notre plus grand malheur, la fonction de président de la république française échoyait à François Hollande, rappelons qu'il est le genre d'homme à ne même pas sentir qu'il existe des devoirs supérieurs (que peut y comprendre un énarque ?), la France éternelle est toute à plein au-dela de son horizon, et qu'il ne se croirait tenu qu'au conformisme du moment, c'est-à-dire au politiquement correct, une trahison de tous les instants de la France qui doit être défendue.

Freebox kaputt

Je n'ai plus d'Internet fixe pour deux semaines. Mes messages et commentaires seront donc réduits.

vendredi, mars 02, 2012

La censure du Figaro évolue

Maintenant, quand Le Figaro vous censure, vous recevez un message ! Quelle courtoisie.

J'ai donc reçu le message suivant :

Votre message a été modéré. Votre contenu ne respecte pas la charte de modération lefigaro.fr.

Concileo : modération refusée
Lire la charte de modération lefigaro.fr

Sur l'article :

Une exfiltration «extrêmement compliquée».

Rappel de votre message :

Pendant que j'y suis : je m'étonne de toutes ces petites "minettes" pas laides, qui partent dans des pays où la sécurité n'est pas brillante et où le féminisme n'est pas tellement à la mode. C'est bien quand on est adolescente de vouloir provoquer le grand méchant loup. Après, cela s'appelle de l'irresponsabilité et de l'inconscience.
Cordialement,

L'équipe d'animation de la communauté Mon Figaro


Mes commentateurs à l'esprit joueur voudront bien se reporter à la charte de modération du Figaro et m'expliquer en quoi j'y porte atteinte. J'ai la flemme.

Si, si. Il y a des politiciens qui ont les idées claires ... mais pas chez nous

Dehors Keynes !

C'est clair, c'est net. François ? Nicolas ? Marine ? Jean-Luc ? Ca ne vous inspire pas ?

jeudi, mars 01, 2012

75 % de d'envie

Le taux marginal de 75 % que propose François Hollande découle de la conception suivante : d'un point de vue économique, tous les hommes se valent et, si certains gagnent plus que les autres, c'est nécessairement le fruit d'une injustice.

Or, c'est le contraire qui est vrai : les disparités en talents, en inventivité et, aussi, en chance, sont énormes. Un homme peut contribuer plus à la prospérité de son pays qu'un million d'autres. Que seraient les USA sans Bill Gates, Steve Jobs et Larry Ellison ?

Mais on peut chercher ici : l'aéronautique française serait-elle ce qu'elle est sans deux personnes, Louis Blériot et Marcel Dassault ? L'automobile sans Louis Renault et François Michelin ? Etc.

Et croyez vous que Bill Gates, Steve jobs, Louis Renault auraient fait tout ce qu'ils ont fait, pendant des années, s'ils avaient vécu une imposition spoliatrice ? S'ils avaient eu l'impression de travailler d'abord pour leur percepteur ? Ils n'étaient certes pas motivés uniquement, ni même principalement, par l'argent, mais il ne faut pas trop prendre les riches moutontribuables pour des pigeons.

Ce que dit la fiscalité française , l'ISF, la tranche supérieure de IRPP à 75 %, la CSG, etc est simple. Elle nous dit : «Faites moi confiance. Je vous garantis que jamais plus vous n'aurez un Louis Blériot ou un André Citroën.»

Même les footeux trouvent que Taxator en fait trop

Footeux contre Taxator

Les footeux gagnent beaucoup mais, sur dix ans de carrière, ils doivent mettre de coté de quoi vivre encore soixante ans.

On en revient toujours au même problème : ce n'est pas aux hommes de l'Etat de décider si tel revenu est mérité ou immérité, juste ou injuste. Tout ce qui est au-delà de l'impôt proportionnel est inutilement complexe et moralement infondé.

Les hommes de l'Etat doivent faire des lois simples, générales, justes et peu nombreuses. On en est loin donc leurs salaires sont immérités (je peux le dire puisque c'est moi leur employeur à travers mes impôts).

Marine naufragée du radeau de la Méluche ?

Je n'ai pas la télé, mais j'ai ouï que Marine Le Pen avait été tabassée par Jean-Luc Mélenchon.

Et il n'est pas indifférent qu'elle ait été déstabilisée sur son programme économique.

En effet, je suis persuadé que les idées comptent lors d'une campagne présidentielle et que celles de Marine Le Pen sont gravement incohérentes.

Sortir de l'Euro ? Très bien, je suis pour. Mais il faut assumer que cela provoque de l'inflation.

Et, surtout, surtout, la sortie de l'Euro n'est pas cohérente avec le protectionnisme. En effet, si l'on sort de l'Euro, c'est pour récupérer l'arme monétaire dans la compétition mondiale, c'est pour mieux se battre dans cette compétition, ce n'est pas pour sortir de cette guerre économique.

Il me semble que les programmes des autres candidats sont très irréalistes mais pas aussi incohérents : quand François la gélatine veut plus de profs et plus d'impots, il est complètement irréaliste, mais pas incohérent.

Je ne saurais jamais ce qu'aurait donné une campagne de Marine Le Pen avec un programme économique poujadiste (anti-impots, pro-commerçants et entrepreneurs). C'est dommage. Je pense qu'à condition de partir tôt pour faire la pédagogie, elle avait une chance.

"Avec un taux d’imposition à 75%, on est en train de réinventer l’esclavage"

"Avec un taux d’imposition à 75%, on est en train de réinventer l’esclavage"

Margaret parle à François



mercredi, février 29, 2012

A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle

François Hollande justifie sa tranche d'impôts à 75 % au-dessus de 1 M€ de revenus par cet argument : à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle.

Je trouve cet argument excellent, c'est pourquoi je me propose de le ré-utiliser :

> à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle : diminution du nombre d'élus, à commencer par les parlementaire, d'un tiers.

> à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle : diminution du nombre de fonctionnaires d'un tiers.

> à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle : flat tax sur tous les revenus, capital et travail, de 20 %.

etc.


Pour justifier une mesure exceptionnelle, il ne suffit pas d'une situation exceptionnelle, il faut aussi que cette mesure soit bonne. Visiblement, ce détail a échappé à M. Hollande.

Non seulement les riches peuvent partir en quelques jours, mais les centres de décision peuvent partir en quelques semaines.

Je continue à rêver d'une France paradis fiscal. François Hollande rêve d'une France Corée du Nord. Evidemment, quand les rêves divergent à ce point, il y a peu de chances qu'on arrive à s'entendre.

D'autre part, j'ai "halluciné" en écoutant ce "débat" :

Le face-à-face du mardi Joffrin / Zemmour

Pas un pour dire, sur la radio la plus écoutée de France, cette chose élémentaire : taxer quelque revenu que ce soit à 75 %, c'est du vol et que tout Etat qui le fait ne peut plus être appelé démocratique.

Décidément, même Zemmour est aussi socialiste que les autres dès qu'il s'agit d'économie.

Un peu de BFM

BFM Week-end 25/02

Les experts 28/02

décidément, quand Marc de Scitivaux y est, c'est plus marrant.