Trump me paraît toujours exagérément optimiste mais, en même temps, ça fait du bien.
La roche Tarpéienne est proche du Capitole
lundi, janvier 09, 2017
Emploi et immigration : un billet décapant d’Eric Verhaeghe
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Pourquoi un entrepreneur aide un clandestinBien sûr, il y a le bla-bla bobo récurrent sur les 5 ou 6 millions de chômeurs en France qui rêvent chaque matin de travailler et qui supplient la terre entière de les faire sortir du chômage, mais le méchant capitalisme leur refuse ce droit. Et puis il y a la réalité des entrepreneurs quand ils cherchent quelqu’un pour prendre un job dans leur entreprise. Les uns ne reçoivent jamais de réponse parce que le boulot est d’emblée trop ingrat, les autres en reçoivent trop, parce qu’ils attirent des cohortes d’hurluberlus qui n’ont aucune véritable envie de travailler mais adorent se persuader du contraire et jouer ensuite aux victimes du « système ».
Alors, quand un candidat (ou une candidate, le genre ne fait ici rien à l’affaire) se présente, qu’il correspond aux besoins, qu’il est motivé, quand l’entrepreneur sent que ledit candidat va lui régler ses problèmes, il ne s’occupe ni de sa religion ni de sa couleur de peau, ni de savoir s’il a ou non des papiers, il le recrute aussi sec. Parce que l’entreprise a besoin de ce recrutement pour vivre.
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Et cette réponse à un commentaire :
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Je pense que vous ne mesurez pas l’état de la situation. Le Grand Remplacement ne commence pas, il est achevé.
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Je trouve ce témoignage courageux, il y a de quoi se mettre tout le monde à dos.
Je suis perplexe. Je ne peux pas témoigner directement de ce que raconte Eric Verhaeghe, mais j’ai une fouletitude de témoignages indirects, non seulement d’employeurs, mais aussi d’employés peu qualifiés, qui font clairement le choix d’en ramer le moins possible. J’ai même des témoignages positifs en sens inverse : des employés peu qualifiés français, qui ont trouvé un emploi facilement, n’ont pas râlé, se sont accroché, et ne sont pas restés non-qualifiés très longtemps, mais bon, il faut en vouloir pour y arriver, et aussi avoir un peu de jugeote.
Il est certain que les cinq millions de chômeurs sont très loin d’être cinq millions d’employés potentiels.
Mais je me demande, sans du tout nier le phénomène décrit par Eric Verhaeghe, s’il n’y a pas un effet de loupe, lié aux grandes villes .
De plus, c’est une vision très parcellaire de l’immigration : certes, il y a des immigrés qui remplacent les Français qui ne veulent pas trop se casser la nénétte (c’est normal, c’est étudié pour : cela fait partie du plan pour faire des Français des moutons sous assistance publique), mais il y a aussi les immigrés (souvent de vagues plus anciennes) qui n’en rament pas une et qui pourrissent notre pays (et aussi ceux qui travaillent et pourrissent quand même notre pays). Le bilan de l’immigration est très négatif pour notre pays, mais il y a des gens pour qui il est positif.
Il faut se replacer dans le contexte historique : jusqu’à la fin des années 70, le PCF est très hostile à l’immigration maghrébine (discours de Marchais, bulldozerisation de foyers Sonacotra) qui concurrence les ouvriers français. Avec les exploits du mitterrandisme, le PCF vire à 180° : les salauds de pauvres français, étant malgré tout en voie d’embourgeoisement, il investit les maghrébins comme le nouveau prolétariat. Il se retrouve en cela d’accord avec un certain patronat français, genre Bouygues, dont la montée en gamme est le cadet des soucis (il y a d’autres patrons qui voudraient monter en gamme, ceux-là apprendront à quitter la France). Plus profondément encore, les patrons ont compris que les musulmans n’ayant pas la culture de la liberté, et donc de la contestation, des Français, ils étaient un salariat plus malléable (piquer sa crise ou se faire sauter, ce n’est pas la même chose que d’organiser une grève). Voir cet article sur la RATP.
Comme dit Eric Verhaeghe, tout cela nécessite une sérieuse explication avec les Français, y compris avec les patrons.
Mais le plus probable, c’est que cette explication ne viendra pas et que c’est la réalité qui nous bousculera. En effet, le système actuel n’est possible qu’à deux conditions :
1) que l’immigration ne change pas de façon désagréable le pays.
2) qu’on puisse payer les feignasses à rien foutre dans un relatif confort.
Pas la peine que je vous fasse un grand dessin pour comprendre que, que sur ces deux points, il y a de l’eau dans le gaz. Depuis plus de dix ans, je prévois la banqueroute de l’Etat français entre 2015 et 2020, j’ai la tentation de repousser ces dates, mais, pour l’instant, je m’y tiens.
Libellés :
Grand Remplacement,
verhaeghe
dimanche, janvier 08, 2017
L'ami, François d'Assise et ses frères
Faire un film sur saint François d'Assise relève de la gageure. On risque sans cesse de tomber dans le kitsch, d'en faire trop. C'est pourquoi l'idée de décaler le projecteur sur frère Elie est intelligente.
Ce film est de la même trempe que Les filles au moyen-âge : ils réussit à éviter de tomber dans l'intellectualisme en gardant l'humilité, le mouvement et la joie.
Ce film est de la même trempe que Les filles au moyen-âge : ils réussit à éviter de tomber dans l'intellectualisme en gardant l'humilité, le mouvement et la joie.
Le fondateur de Terra Nova tombe pour pédophilie : silence dans les médias
Le fondateur de Terra Nova tombe pour pédophilie : silence dans les médias
Nota : le lien que je vous mets est un organisme de propagande russe (comme l'AFP est un organisme de propagande gauchiste) mais j'ai vérifié cette affaire sur d'autres sites.
Décidément, elle est belle la gauche morale et donneuse de leçons.
Comptez sur moi pour ne pas être silencieux.
Nota : le lien que je vous mets est un organisme de propagande russe (comme l'AFP est un organisme de propagande gauchiste) mais j'ai vérifié cette affaire sur d'autres sites.
Décidément, elle est belle la gauche morale et donneuse de leçons.
Comptez sur moi pour ne pas être silencieux.
Libellés :
saloperies gauchistes
samedi, janvier 07, 2017
L'envie et la difficulté
Only those who don't want to leave ««»«»see Brexit as mind-blowingly complicated
Je traduis : « Seuls ceux qui ne veulent pas quitter l'UE voient le Brexit comme follement compliqué ».
C'est un grand classique. Quand on ne veut pas de quelque chose mais qu'on n'est pas vraiment majoritaire, on dit « Oui, mais c'est très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très compliqué ».
Mais les gens sincères et motivés ne procrastinent pas, ils s'engagent et font au mieux. Ensuite corrigent comme ils peuvent les erreurs (1).
En fait, c'est une variante de Sénèque. Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.
Et on nous joue le même sketch en France avec la sortie de l'Euro. Je suis bien sûr que la Banque de France a dans ses cartons une étude de sortie de l'Euro. D'ailleurs, Varoufakis a révélé que le ministère des finances grec a étudié la question et avait un scénario.
Ce n'est certes pas facile, mais s'en faire une montagne est une manière hypocrite de refuser de le faire.
***************
(1) : si deux adversaires, toutes choses égales par ailleurs, ont 95 % de chances de prendre la bonne décision pour le premier et 50 % pour le second, mais que ce dernier est deux fois plus rapide à prendre une décision, c'est lui qui l'emportera dans 51 % des cas contre 23 % pour le premier.
Je traduis : « Seuls ceux qui ne veulent pas quitter l'UE voient le Brexit comme follement compliqué ».
C'est un grand classique. Quand on ne veut pas de quelque chose mais qu'on n'est pas vraiment majoritaire, on dit « Oui, mais c'est très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très très compliqué ».
Mais les gens sincères et motivés ne procrastinent pas, ils s'engagent et font au mieux. Ensuite corrigent comme ils peuvent les erreurs (1).
En fait, c'est une variante de Sénèque. Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.
Et on nous joue le même sketch en France avec la sortie de l'Euro. Je suis bien sûr que la Banque de France a dans ses cartons une étude de sortie de l'Euro. D'ailleurs, Varoufakis a révélé que le ministère des finances grec a étudié la question et avait un scénario.
Ce n'est certes pas facile, mais s'en faire une montagne est une manière hypocrite de refuser de le faire.
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(1) : si deux adversaires, toutes choses égales par ailleurs, ont 95 % de chances de prendre la bonne décision pour le premier et 50 % pour le second, mais que ce dernier est deux fois plus rapide à prendre une décision, c'est lui qui l'emportera dans 51 % des cas contre 23 % pour le premier.
vendredi, janvier 06, 2017
La règne de l’indécence (épisode XXXX)
Paraît-il que Jacqueline Sauvage va passer sur France 2 ce soir au journal de 20 h.
Bien sûr, je ne la verrai pas. Ce cirque appelle plusieurs commentaires de ma part :
1) Quoiqu’elle puisse dire, elle est toujours considérée comme coupable de meurtre avec préméditation : la grâce présidentielle supprime sa peine mais ne l’innocente pas.
2) L’exploitation jusqu’à la corde de ce fait divers privé pour une cause militante m’écœure. D’autant plus que le symbole est fort mal choisi pour la cause à défendre, pourquoi ne pas prendre le cas d’un « crime d’honneur », qui lui ne souffre d'aucune ambiguïté (il est vrai qu'il faut une prétendue erreur judiciaire pour faire prendre la sauce médiatique) ? A moins que la vraie cause ne consiste pas défendre les femmes mais à tuer les mâles blancs.
3) Il est regrettable que cette exhibition soit le fait d’une chaîne publique, donc vivant de l’extorsion de fonds aux moutontribuables.
4) Je ne peux m’empêcher de prendre cela comme une manière d’enfoncer le clou pour la police de la pensée, de rappeler qui commande après les commentaires peu amènes que cette grâce a suscités en dehors des medias qui pensent bien, de signifier une fois de plus que la seule parole ayant droit de cité est celle du Bien et « Fermez vos gueules, les sans-dents ! ».
Nous vivons sous le règne du mensonge. L’indécence est une forme de mensonge : elle consiste à faire semblant de croire qu’on peut exposer sans déchoir ce qui devrait rester caché.
François le velléitaire
Je parle pas de l’actuel président, mais du (pourquoi pas ?) futur président.
Je sais, je ne devrais pas en parler du tout, puisque je suis persuadé que tout ceci est un théâtre d’ombres, que le destin de la France se joue à Washington, à Berlin, à Moscou, à Londres, aussi peut-être à Rome, mais certainement pas à Paris.
François Fillon présente autant d’intérêt que Justin Bieber. Mais, comme l‘adolescente avec Justin, je ne peux m’empêcher de parler de François.
D’abord, le plus important. Il faut se méfier des François comme de la peste : François Mitterrand, François Hollande, François Chirac, François Sarkozy …
Ensuite, Eric Verhaeghe a fort bien analysé comment, avec le choix de son équipe et avec son cafouillage sur la Sécu, François Fillon s’est tiré une rafale d’orgues de Staline dans les panards.
Il n’a visiblement pas compris Trump : le compromis, ça fait ancien monde, continuité. Si on promet qu’on va faire la rupture après l’élection, il faut apporter des preuves avant l’élection en brisant les tabous.
Les histoires de personnes sont des hochets pour nous distraire des enjeux de fond. Le tabou ultime que François Fillon ne veut pas briser, qui le condamne à mener la même politique que Sarkozy et Hollande, c’est l’Euro. Seule la sortie de l’Euro (et, par suite, de l’UE) rendrait la cohérence à son programme. Je comprends qu’il ne veuille pas faire cette inquiétante (et pourtant salutaire) proposition, mais alors, pourquoi a-t-il un programme qui ne peut fonctionner qu’en sortant de l’Euro ? On ne peut que lui conseiller de revoir l’excellentissime discours de son mentor Seguin sur le traité de Maastricht. A l’épreuve du temps (25 ans déjà), il s’est bonifié et est devenu un monument d’intelligence prémonitoire (1) (c’est autre chose que le chevènementisme à la mode).
Marine Le Pen a, certes, la même incohérence, mais elle n’est pas dans la même position : elle vit (pour combien de temps encore ?) sur la lancée de son père.
C'est à cause de cette incohérence fondamentale que François Fillon continuera à paraître hésitant, velléitaire, à passer un mou, un éternel second, un collaborateur.
Cela ne l'empêchera peut-être pas d'être élu, puisqu'il faudra bien qu'il y ait un vainqueur au soir du deuxième tour. Mais cela nous permet de prédire que son éventuel mandat sera encore une perte de cinq ans pour la France.
Nota : ceux qui conseillent à Fillon un discours churchillien oublient juste que Churchill justifiait par une perspective : la victoire. Quelle perspective Fillon ouvre-t-il pour la France ?
***********************
(1) : je reproche aux autres les commentaires trop longs, mais là, je ne peux m’empêcher d’en citer de larges extraits (j’espère que vous me pardonnerez) :
Quand, du fait de l'application des accords de Maastricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piège sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait.
Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d'être étouffés, ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescriptible à choisir son destin
On ne joue pas impunément avec les peuples et leur histoire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l'autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ?
[...]
Dans cette affaire éminemment politique, le véritable et le seul débat oppose donc, d'un côté, ceux qui tiennent la nation pour une simple modalité d'organisation sociale désormais dépassée dans une course à la mondialisation qu'ils appellent de leurs vœux et, de l'autre, ceux qui s'en font une tout autre idée.
La nation, pour ces derniers, est quelque chose qui possède une dimension affective et une dimension spirituelle. C'est le résultat d'un accomplissement, le produit d'une mystérieuse métamorphose par laquelle un peuple devient davantage qu'une communauté solidaire, presque un corps et une âme. Certes, les peuples n'ont pas tous la même conception de la nation : les Français ont la leur, qui n'est pas celle des Allemands ni celle des Anglais, mais toutes les nations se ressemblent quand même et nulle part rien de durable ne s'accomplit en dehors d'elles, la démocratie elle-même est impensable sans la nation.
De Gaulle disait : « La démocratie pour moi se confond exactement avec la souveraineté nationale.» On ne saurait mieux souligner que pour qu'il y ait une démocratie il faut qu'existe un sentiment d'appartenance communautaire suffisamment puissant pour entraîner la minorité à accepter la loi de la majorité! Et la nation c'est précisément ce par quoi ce sentiment existe. Or la nation cela ne s'invente ni ne se décrète pas plus que la souveraineté !
[...]
En premier lieu, il renouvelle le choix d'une politique qu'on pourrait qualifier de « monétarienne », qui est synonyme de taux d'intérêt réels élevés, donc de frein à l'investissement et à l'emploi et d'austérité salariale. Notons à ce propos l'hypocrisie fatale qui consiste à parler de « franc fort » lorsque le refus de la dévaluation se paie du blocage de l'investissement et de l'explosion du chômage. C'est très exactement la réédition de la «politique du bloc-or » qui a conduit l'industrie française à la crise au cours des années trente. Bonjour la modernité !
[...]
Enfin, et je souhaite insister sur ce point, la normalisation de la politique économique française implique à très court terme la révision à la baisse de notre système de protection sociale, qui va rapidement se révéler un obstacle rédhibitoire, tant pour l'harmonisation que pour la fameuse « convergence » des économies.
Que la crise de notre État providence appelle de profondes réformes, je serai le dernier à le contester. Que cette modernisation, faute de courage politique, soit imposée par les institutions communautaires, voilà qui me semble à la fois inquiétant et riche de désillusions pour notre pays. Il suffit d'ailleurs de penser à cette « Europe sociale» qu'on nous promet et dont le Président de la République, lui-même, inquiet, semble-t-il, des conséquences de la monnaie unique, cherchait à nous convaincre, à l'aurore de ce 1er mai 1992, qu'elle aurait un contenu, qu'elle nous assurerait un monde meilleur. Hélas, quand on lit les accords de Maastricht, on ne voit pas très bien où est le progrès social !
[...]
Il est temps de dire que bâtir l'Europe des Douze sur la peur obsessionnelle de la puissance de l'Allemagne est tout de même une bien étrange démarche, proche de la paranoïa. D'autant qu'à force de vouloir faire cette intégration à tout prix, on va finir par faire l'Europe allemande plutôt que de ne pas faire l'Europe du tout, ce qui serait un comble.
Il ne servira à rien de tenter de ficeler l'Allemagne. Car l'Allemagne, et c'est bien naturel dans sa position, et avec les moyens dont elle dispose, ne renoncera à sa souveraineté que si elle domine l'ensemble, certainement pas si elle lui est subordonnée.
Le débat qui se développe en ce moment en Allemagne à propos de Maastricht en fait la démonstration : les Allemands veulent bien d'une banque centrale européenne, mais seulement si celle-ci est peu ou prou entre les mains de la Bundesbank, et d'une monnaie unique, si celle-ci s'appelle le mark.
Et comment peut-on imaginer que l'Allemagne va renoncer à jouer son jeu en Europe centrale ? N'a-t-elle pas d'ailleurs clairement annoncé la couleur quand elle a reconnu unilatéralement la Croatie, sans se soucier des engagements communautaires qu'elle avait pris quelques semaines auparavant ?
Une fois de plus, il nous faut considérer le monde tel qu'il est et non tel qu'on voudrait qu'il soit. Et dans ce monde-!à, ce que la France peut apporter de plus précieux à l'Europe, c'est de trouver en elle-même assez d'énergie et de volonté pour devenir un contrepoids, pour équilibrer les forces en présence, pour peser lourd face à l'Allemagne, sinon pour faire jeu égal avec elle.
Le meilleur service que nous pouvons rendre à l'Europe, c'est donc de nous engager résolument sur la voie du redressement national, c'est de restaurer la cohésion nationale et l'autorité de l'État.
Encore faut-il que nous gardions les mains assez libres pour cela.
jeudi, janvier 05, 2017
Ferveur et européisme : ceci tuera cela
Texte écrit avec les pieds mais les idées sont bonnes :
La ferveur perdue de l'Occident
Et le contrepoint :
Éric Zemmour: « À la fin, c'est l'Allemagne qui gagne ! »
La ferveur perdue de l'Occident
Et le contrepoint :
Éric Zemmour: « À la fin, c'est l'Allemagne qui gagne ! »
Libellés :
Foi Espérance Charité,
France,
zemmour
mardi, janvier 03, 2017
Pêle-mêle : affaire Sauvage, délinquance et maquillage statistique, absentéisme des professeurs, Trump
Jacqueline Sauvage: paysage après la bataille. Politiques et médias ont cédé au féminisme victimaire
***********
Je disais en commençant que ce nouvel épisode du feuilleton Sauvage était révélateur des contradictions qui travaillent la société française. Une promenade attentive sur les réseaux, la lecture des commentaires sous les articles de la presse mainstream démontrent qu’une grande partie de l’opinion française n’est pas dupe. Et supporte mal la façon à la fois arrogante et désinvolte dont elle est traitée.
Ceux qui entendent briguer ses suffrages au printemps prochain seraient avisés d’en tenir compte.
***********
« Plus on s'éloigne de Paris, plus on a de vols d'automobiles »
***********
En matière d'évaluation, la France est loin d'atteindre l'expertise des pays anglo-saxons, qui utilisent la statistique territoriale au quotidien. L'outil de collecte du ministère de l'Intérieur remonte aux années 1970 dans sa conception. Son perfectionnement est lent et coûteux. Nous sommes très en retard, même par rapport à des pays comme la Colombie ou le Mexique. Ce qui leur permet de cibler leurs actions.
[…]
La France a un problème avec la transparence, et plus les années passent, plus le système devient opaque.
***********
On sait ce qu'est aujourd'hui une institutrice (puisqu'il n'y a quasi plus d'hommes dans les écoles primaires) : une bourgeoise qui veut un salaire d'appoint tout en ayant du temps pour élever ses enfants. La vocation pour l'enseignement, dans tout ça ...
Quant aux professeurs plus qualifiés, ce n'est souvent pas loin d'être le même genre de logique. Ca dépend des matières.
Et puis il y a les parents, qui considèrent avant tout que l'école est une garderie pendant leurs heures de travail. Quand les parents protestent-ils ? Quand il y a de l'absentéisme, pas quand l'enseignement est mauvais.
Il est vrai que les parents qui se préoccupent de la qualité de l'enseignement ne protestent pas, ou alors avec leurs pieds : ils font ce qu'il faut pour que leurs enfants soient dans de bonnes écoles (dans mon entourage, j'ai recensé trois profs du public dont les enfants sont dans le privé !).
Trump, un petit blanc avec des milliards. Il ne peut pas décevoir ses électeurs.
Je me demande si l'élection de Trump n'est pas la mort de l'illusion économiste, à savoir qu'on gagne une élection avec des taux de croissance et des taux de chômage. Cela a toujours été une illusion, mais la classe jacassante maintenait ce mensonge qui l'arrangeait. Il paraît très fissuré et presque hors d'usage.
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Je disais en commençant que ce nouvel épisode du feuilleton Sauvage était révélateur des contradictions qui travaillent la société française. Une promenade attentive sur les réseaux, la lecture des commentaires sous les articles de la presse mainstream démontrent qu’une grande partie de l’opinion française n’est pas dupe. Et supporte mal la façon à la fois arrogante et désinvolte dont elle est traitée.
Ceux qui entendent briguer ses suffrages au printemps prochain seraient avisés d’en tenir compte.
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« Plus on s'éloigne de Paris, plus on a de vols d'automobiles »
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En matière d'évaluation, la France est loin d'atteindre l'expertise des pays anglo-saxons, qui utilisent la statistique territoriale au quotidien. L'outil de collecte du ministère de l'Intérieur remonte aux années 1970 dans sa conception. Son perfectionnement est lent et coûteux. Nous sommes très en retard, même par rapport à des pays comme la Colombie ou le Mexique. Ce qui leur permet de cibler leurs actions.
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La France a un problème avec la transparence, et plus les années passent, plus le système devient opaque.
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Au delà du minable maquillage de circonstance, il y a l'idée monarchique dévoyée, plus profonde, très française, que le pays est au service de l'Etat et non l'inverse ; qu'il est donc en-dessous de la dignité de l'Etat de rendre des comptes, sauf entre gens de l'Etat. Un fonctionnaire veut bien rendre compte à un autre fonctionnaire mais certainement pas à l'homme de la rue.
Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fableOn sait ce qu'est aujourd'hui une institutrice (puisqu'il n'y a quasi plus d'hommes dans les écoles primaires) : une bourgeoise qui veut un salaire d'appoint tout en ayant du temps pour élever ses enfants. La vocation pour l'enseignement, dans tout ça ...
Quant aux professeurs plus qualifiés, ce n'est souvent pas loin d'être le même genre de logique. Ca dépend des matières.
Et puis il y a les parents, qui considèrent avant tout que l'école est une garderie pendant leurs heures de travail. Quand les parents protestent-ils ? Quand il y a de l'absentéisme, pas quand l'enseignement est mauvais.
Il est vrai que les parents qui se préoccupent de la qualité de l'enseignement ne protestent pas, ou alors avec leurs pieds : ils font ce qu'il faut pour que leurs enfants soient dans de bonnes écoles (dans mon entourage, j'ai recensé trois profs du public dont les enfants sont dans le privé !).
Trump, un petit blanc avec des milliards. Il ne peut pas décevoir ses électeurs.
Je me demande si l'élection de Trump n'est pas la mort de l'illusion économiste, à savoir qu'on gagne une élection avec des taux de croissance et des taux de chômage. Cela a toujours été une illusion, mais la classe jacassante maintenait ce mensonge qui l'arrangeait. Il paraît très fissuré et presque hors d'usage.
samedi, décembre 31, 2016
« Il existe un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde »
Plus que l'Angleterre, la France est le pays où se théorise la liberté du monde.
Tout simplement parce que la liberté est beaucoup plus naturelle aux Anglais, ces bienheureux ont la liberté à demeure et n'éprouvent pas le besoin de l'exporter.
Alors qu'en France, la liberté n'est jamais acquise, elle est toujours menacée. Vivre libre est toujours un combat. Si l'on exclut les périodes de guerre, il faut remonter à très très loin pour retrouver un peuple français aussi peu libre qu'aujourd'hui. La tyrannie-édredon, molle et étouffante, ne cesse pas pour autant d'être une tyrannie.
C'est pourquoi je trouve la contribution de Guillaume Bigot intéressante :
2017 ou la fin de l'éclipse française ?
Mais, comme Bigot, je ne crois pas au renouveau français en 2017, à cause de la grande médiocrité de notre classe dirigeante. Ce glissement de la France sur le médiocre politicien, comme on glisse sur une merde, s'est fait progressivement, une chute au ralenti, on n'en perçoit sans doute pas l'étendue faute de repère.
Projetez vous dans le passé : croyez vous que, dans un gouvernement De Gaulle ou Pompidou, les deux derniers présidents de la république auraient pu dépasser le niveau de sous-secrétaires d'Etat aux choux farcis ? Croyez vous que, dans les journaux du XIXème, on eut confié aux présentateurs vedettes de la télévision une autre rubrique que celle des chiens écrasés ? Y a-t-il un candidat aux présidentielles qui vaille tripette ? Je ne vais pas les passer en revue pour ne vexer personne mais ma réponse est claire : non.
Et si l'on va dans l'industrie, ce n'est guère mieux. il y a un siècle, nous avions MM. Renault, Citroën, Blériot, Bloch, Potez, Bugatti. Où sont-ils aujourd'hui ? A de très rares exceptions, je ne vois que des technocrates bornés « réseautant » avec les copains pour être nommés à la tête de lucratives sinécures d'où ils partiront avec un parachute doré en n'ayant pas fait, si on a eu beaucoup de chance et si on a prié très fort, trop de dégâts (les gens d'Areva ont du être pingres sur les cierges et ça leur a porté malheur).
Je ne vois pas comment il pourrait y avoir de renouveau français tant que nous n'auront pas réussi à nous délivrer de cette chape de plomb de la médiocrité satisfaite. Je souhaite donc à la France de se trouver un chef, même si je sais pas comment.
Mais la mode joue pour nous :
2016 ou l'année de la droitisation
Tout simplement parce que la liberté est beaucoup plus naturelle aux Anglais, ces bienheureux ont la liberté à demeure et n'éprouvent pas le besoin de l'exporter.
Alors qu'en France, la liberté n'est jamais acquise, elle est toujours menacée. Vivre libre est toujours un combat. Si l'on exclut les périodes de guerre, il faut remonter à très très loin pour retrouver un peuple français aussi peu libre qu'aujourd'hui. La tyrannie-édredon, molle et étouffante, ne cesse pas pour autant d'être une tyrannie.
C'est pourquoi je trouve la contribution de Guillaume Bigot intéressante :
2017 ou la fin de l'éclipse française ?
Mais, comme Bigot, je ne crois pas au renouveau français en 2017, à cause de la grande médiocrité de notre classe dirigeante. Ce glissement de la France sur le médiocre politicien, comme on glisse sur une merde, s'est fait progressivement, une chute au ralenti, on n'en perçoit sans doute pas l'étendue faute de repère.
Projetez vous dans le passé : croyez vous que, dans un gouvernement De Gaulle ou Pompidou, les deux derniers présidents de la république auraient pu dépasser le niveau de sous-secrétaires d'Etat aux choux farcis ? Croyez vous que, dans les journaux du XIXème, on eut confié aux présentateurs vedettes de la télévision une autre rubrique que celle des chiens écrasés ? Y a-t-il un candidat aux présidentielles qui vaille tripette ? Je ne vais pas les passer en revue pour ne vexer personne mais ma réponse est claire : non.
Et si l'on va dans l'industrie, ce n'est guère mieux. il y a un siècle, nous avions MM. Renault, Citroën, Blériot, Bloch, Potez, Bugatti. Où sont-ils aujourd'hui ? A de très rares exceptions, je ne vois que des technocrates bornés « réseautant » avec les copains pour être nommés à la tête de lucratives sinécures d'où ils partiront avec un parachute doré en n'ayant pas fait, si on a eu beaucoup de chance et si on a prié très fort, trop de dégâts (les gens d'Areva ont du être pingres sur les cierges et ça leur a porté malheur).
Je ne vois pas comment il pourrait y avoir de renouveau français tant que nous n'auront pas réussi à nous délivrer de cette chape de plomb de la médiocrité satisfaite. Je souhaite donc à la France de se trouver un chef, même si je sais pas comment.
Mais la mode joue pour nous :
2016 ou l'année de la droitisation
Libellés :
2017 année de merde,
Angleterre,
l'Etat pire ennemi de la France,
tyrannie
Chevènement : à la mode de chez nous
Jean-Pierre Chevènement est à la mode. Engouement usurpé qui m'irrite fort, car c'est un leurre néfaste. Il faut tout de même rappeler ce qu'est Chevènement, un homme qui a toujours été en retard de trois ou quatre trains et qui a fait beaucoup de mal à la France : rouge quand il fallait être libéral, suppôt des pédagogistes quand il fallait être traditionaliste et aujourd'hui, il est souverainiste et fourrier de l'islam quand il faut être identitaire et anti-islam.
Il est devenu le refuge de tous les imbéciles qui ne veulent pas assumer la radicalité de la situation et préfèrent s'accrocher à de vieilles lunes (la république, la laïcité) qui ne sont pas à la hauteur des enjeux, certains me sont sympathiques (David Desgouilles), d'autres antipathiques (Florian Philippot, Natacha Polony).
Mais tous en commun d'avoir quelques trains de retard dans leur réflexion sur la France et son avenir. En cela, finalement, ils sont très français, du moins représentatifs d'une tendance politique française bien ancrée : il y a souvent les immobilistes qui se résignent sur le tard à des demi-mesures et les révolutionnaires, qui ont pour l'instant disparu, sauf sur ce blog :-) et peu de gens entre.
Il est devenu le refuge de tous les imbéciles qui ne veulent pas assumer la radicalité de la situation et préfèrent s'accrocher à de vieilles lunes (la république, la laïcité) qui ne sont pas à la hauteur des enjeux, certains me sont sympathiques (David Desgouilles), d'autres antipathiques (Florian Philippot, Natacha Polony).
Mais tous en commun d'avoir quelques trains de retard dans leur réflexion sur la France et son avenir. En cela, finalement, ils sont très français, du moins représentatifs d'une tendance politique française bien ancrée : il y a souvent les immobilistes qui se résignent sur le tard à des demi-mesures et les révolutionnaires, qui ont pour l'instant disparu, sauf sur ce blog :-) et peu de gens entre.
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vendredi, décembre 30, 2016
Euro : gesta Dei per Italicos ?
L’Italie doit sortir de l’euro. Il y a urgence si elle veut sauver son économie.
Par l'emprise de l'Etat sur la société, par la sclérose de son système politique et par la nullité abyssale de sa classe dirigeante, politiciens, journalistes et faiseurs d'opinion confondus (bien entendu, c'est à dessein que je n'emploie pas le mot « élites »), la France a perdu la maitrise de son destin (1).
Je recherche donc à l'extérieur les signes d'un changement qui pourrait avoir le même effet positif que les décisions salutaires que nous ne prenons pas.
Trump, le Brexit, le référendum Renzi sont de ces signes.
La lutte au sein du patronat italien, petits patrons pour sortir de l'Euro, grands patrons pour y rester, pèsera peut-être plus lourd sur le destin de la France que l'élection en 2017 d'un de ces politocards qui se valent tous dans la nullité.
***************
(1) : j'ai été marqué par Les fossoyeurs de Pertinax (Les fossoyeurs T. 1 (Pertinax) et Les fossoyeurs T. 2 (Pertinax). J'y vois de nombreuses analogies contemporaines.
Par l'emprise de l'Etat sur la société, par la sclérose de son système politique et par la nullité abyssale de sa classe dirigeante, politiciens, journalistes et faiseurs d'opinion confondus (bien entendu, c'est à dessein que je n'emploie pas le mot « élites »), la France a perdu la maitrise de son destin (1).
Je recherche donc à l'extérieur les signes d'un changement qui pourrait avoir le même effet positif que les décisions salutaires que nous ne prenons pas.
Trump, le Brexit, le référendum Renzi sont de ces signes.
La lutte au sein du patronat italien, petits patrons pour sortir de l'Euro, grands patrons pour y rester, pèsera peut-être plus lourd sur le destin de la France que l'élection en 2017 d'un de ces politocards qui se valent tous dans la nullité.
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(1) : j'ai été marqué par Les fossoyeurs de Pertinax (Les fossoyeurs T. 1 (Pertinax) et Les fossoyeurs T. 2 (Pertinax). J'y vois de nombreuses analogies contemporaines.
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jeudi, décembre 29, 2016
D'abord gagner la guerre, ensuite discuter (d'ailleurs, une fois la guerre gagnée, il n'y aura plus besoin de discuter)
Speak Truth to Power?
*************
“But what, Quintus Propertius, sir,” says the old bearded fellow, wringing his hands as he tugs at the reins of the centurion’s horse, “do you have to offer us, the defeated peoples of Iberia? Let us reason this out, we and you, together. Is it right by the gods that you should impose your laws upon us at the point of a sword? What have we done to you to warrant it?”
“You have lost,” says the centurion. “I’m a soldier, not a philosopher. You’re an old man, not a soldier. And if you don’t let go of those reins, you will cease to be an old man, too.”
*************
Les discutailleries autour de l'islam, aussi bien intentionnées soient-elles, me sont de plus en plus pénibles. Elles me paraissent une lâcheté sophistiquée, une forme élaborée de procrastination pour fuir le combat.
Les choses sont claires : l'islam est notre ennemi. Il faut brimer les pratiques musulmanes en France, empêcher toute entrée de musulman et aider généreusement mais fermement les musulmans qui veulent rester musulmans à retourner dans leurs pays d'origine. C'est clair, c'est net et je ne vois pas ce qu'il y a à discuter.
Vous me direz : « Et ceux qui n'ont pas encore compris que l'islam est notre ennemi ? Il faut bien discuter avec eux pour les convaincre ». Hé bien, ceux-là, je me dis que, quand on voit ce qu'on voit et qu'on entend ce qu'on entend, s'ils ne sont pas encore convaincus, ce n'est pas une discussion qui les convaincra. Leur problème est ailleurs que dans la comprenette, il est dans le caractère. Car, voir ce que l'on voit, comme disait Péguy, est d'abord une question de caractère.
Même la question de savoir comment les patriotes peuvent prendre le pouvoir me paraît aujourd'hui dépassée. Orban, Farage, Trump (et Wilders) ont répondu : en ne concédant pas l'ombre d'un début de légitimité au politiquement correct. Dans les pays où il n'y a personne pour assumer cette réponse, comme en France ou en Allemagne, cela signifie juste que les patriotes ne prendront pas le pouvoir sans intervention ou événement extérieurs (mais, justement, en ce moment, le monde bouge plus vite que nos pays figés).
Alors ? Plutôt que de parler de l'islam, qui est tout de même un sujet chiant (franchement, les bougnouleries, et ça c'est permis, et ça c'est interdit, et tu te torches comme ci, et tu te torches comme ça, c'est d'un intérêt très limité. Si ça amuse les gogols ...), parlons de notre pays, de notre histoire, de notre culture.
Et soyons prêts quand le pouvoir sera à prendre, du bon coté de l'épée.
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“But what, Quintus Propertius, sir,” says the old bearded fellow, wringing his hands as he tugs at the reins of the centurion’s horse, “do you have to offer us, the defeated peoples of Iberia? Let us reason this out, we and you, together. Is it right by the gods that you should impose your laws upon us at the point of a sword? What have we done to you to warrant it?”
“You have lost,” says the centurion. “I’m a soldier, not a philosopher. You’re an old man, not a soldier. And if you don’t let go of those reins, you will cease to be an old man, too.”
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Les discutailleries autour de l'islam, aussi bien intentionnées soient-elles, me sont de plus en plus pénibles. Elles me paraissent une lâcheté sophistiquée, une forme élaborée de procrastination pour fuir le combat.
Les choses sont claires : l'islam est notre ennemi. Il faut brimer les pratiques musulmanes en France, empêcher toute entrée de musulman et aider généreusement mais fermement les musulmans qui veulent rester musulmans à retourner dans leurs pays d'origine. C'est clair, c'est net et je ne vois pas ce qu'il y a à discuter.
Vous me direz : « Et ceux qui n'ont pas encore compris que l'islam est notre ennemi ? Il faut bien discuter avec eux pour les convaincre ». Hé bien, ceux-là, je me dis que, quand on voit ce qu'on voit et qu'on entend ce qu'on entend, s'ils ne sont pas encore convaincus, ce n'est pas une discussion qui les convaincra. Leur problème est ailleurs que dans la comprenette, il est dans le caractère. Car, voir ce que l'on voit, comme disait Péguy, est d'abord une question de caractère.
Même la question de savoir comment les patriotes peuvent prendre le pouvoir me paraît aujourd'hui dépassée. Orban, Farage, Trump (et Wilders) ont répondu : en ne concédant pas l'ombre d'un début de légitimité au politiquement correct. Dans les pays où il n'y a personne pour assumer cette réponse, comme en France ou en Allemagne, cela signifie juste que les patriotes ne prendront pas le pouvoir sans intervention ou événement extérieurs (mais, justement, en ce moment, le monde bouge plus vite que nos pays figés).
Alors ? Plutôt que de parler de l'islam, qui est tout de même un sujet chiant (franchement, les bougnouleries, et ça c'est permis, et ça c'est interdit, et tu te torches comme ci, et tu te torches comme ça, c'est d'un intérêt très limité. Si ça amuse les gogols ...), parlons de notre pays, de notre histoire, de notre culture.
Et soyons prêts quand le pouvoir sera à prendre, du bon coté de l'épée.
Obama : que l'agonie est longue
Obama n'est pas le messie noir que les journalistes, toujours aussi cons, nous ont vendu. C'est une enflure de compétition, un enculé force 12 (sans vouloir faire de peine aux homosexuels). D'ailleurs, il vient de Chicago (pour ceux qui connaissent les Etats-Unis, ça veut dire beaucoup : Chicago a la réputation d'être la ville la plus corrompue).
Dans une manoeuvre à la fois dégueulasse et inédite, il fait tout pour savonner la planche de son successeur :
Obama fait feu de tout bois
Et comme tous les gauchistes, il raconte n'importe quoi :
At Pearl Harbor, Obama Twists History to Sell Agenda
Tout cela est impardonnable, mais pas incompréhensible.
Les gauchistes ont mieux compris que la droite molle façon Fillon à quel point Trump, son style, son comportement, ses idées et maintenant ses nominations menacent le règne du clergé politiquement correct.
La capacité de la gauche à dire le Bien, le Mal, le respectable et le blasphématoire, était la vraie source de son pouvoir, celui qui faisait que, même lorsque le gouvernement se disait de droite, il ne faisait une politique de droite que sur des sujets accessoires, pas sur l'essentiel (façon Chirac-Juppé ou Sarkozy-Fillon).
Or, Trump a été élu en résistant à l'Eglise de gauche, il a piétiné tous ses tabous, il est donc primordial qu'il échoue. C'est le même problème que tous les clergés qui expliquent que « dieu est de notre coté » : si « notre coté » perd les batailles les unes après les autres, on finit par ne plus croire ni en dieu ni au clergé.
Le danger est existentiel partout en Occident pour les gauches « Terra Nova », celles qui parient sur le fait qu'un assemblage hétéroclite de minorités fait une majorité. En effet, cela a été peu noté par des journalistes toujours aussi incompétents et biaisés, une des raisons de la victoire de Trump est qu'il a fait un score relativement bon chez les femmes, les noirs et les hispanos.
Alors que la gauche a oublié et le peuple et la nation, si Trump ou un autre réussissaient à montrer qu'on peut avoir du succès en transcendant le peuple dans la nation (vous êtes tous différents, mais vous avez en commun notre belle nation), c'en serait fini de la gauche terra-noviste.
Cela ne serait pas la première fois qu'un parti politique disparaît (les whigs en Grande-Bretagne, les rad-socs en France). Des imbéciles comme Juppé ou Fillon n'y ont rien compris, mais Valls et Obama, comme il s'agit de leur gamelle, ont bien pigé.
Dans une manoeuvre à la fois dégueulasse et inédite, il fait tout pour savonner la planche de son successeur :
Obama fait feu de tout bois
Et comme tous les gauchistes, il raconte n'importe quoi :
At Pearl Harbor, Obama Twists History to Sell Agenda
Tout cela est impardonnable, mais pas incompréhensible.
Les gauchistes ont mieux compris que la droite molle façon Fillon à quel point Trump, son style, son comportement, ses idées et maintenant ses nominations menacent le règne du clergé politiquement correct.
La capacité de la gauche à dire le Bien, le Mal, le respectable et le blasphématoire, était la vraie source de son pouvoir, celui qui faisait que, même lorsque le gouvernement se disait de droite, il ne faisait une politique de droite que sur des sujets accessoires, pas sur l'essentiel (façon Chirac-Juppé ou Sarkozy-Fillon).
Or, Trump a été élu en résistant à l'Eglise de gauche, il a piétiné tous ses tabous, il est donc primordial qu'il échoue. C'est le même problème que tous les clergés qui expliquent que « dieu est de notre coté » : si « notre coté » perd les batailles les unes après les autres, on finit par ne plus croire ni en dieu ni au clergé.
Le danger est existentiel partout en Occident pour les gauches « Terra Nova », celles qui parient sur le fait qu'un assemblage hétéroclite de minorités fait une majorité. En effet, cela a été peu noté par des journalistes toujours aussi incompétents et biaisés, une des raisons de la victoire de Trump est qu'il a fait un score relativement bon chez les femmes, les noirs et les hispanos.
Alors que la gauche a oublié et le peuple et la nation, si Trump ou un autre réussissaient à montrer qu'on peut avoir du succès en transcendant le peuple dans la nation (vous êtes tous différents, mais vous avez en commun notre belle nation), c'en serait fini de la gauche terra-noviste.
Cela ne serait pas la première fois qu'un parti politique disparaît (les whigs en Grande-Bretagne, les rad-socs en France). Des imbéciles comme Juppé ou Fillon n'y ont rien compris, mais Valls et Obama, comme il s'agit de leur gamelle, ont bien pigé.
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saloperies gauchistes
L'Amiral Woland s'ensauvage
Amiral Woland :
Addendum :
Au cas où, par le plus grand des hasards, un politicien désoeuvré occuperait ses loisirs à cette activité étrange consistant à réfléchir sur le discrédit inouï qui frappe notre classe politique toute entière, la simple comparaison de ces deux articles suffit à l'aiguiller sur la bonne voie :
Grâce de Jacqueline Sauvage : une insulte à la démocratie motivée par l'idéologie victimaire ?
Consensus politique (positif) autour de la grâce de Jacqueline Sauvage
Nos politiciens ont oublié (plus vraisemblablement, ont toujours ignoré - dans l'ensemble, ce sont des ânes) que l'autorité est fille du courage.
Depuis combien de temps un politicien français n'a pas fait preuve de courage ? Le dernier doit être mort.
Jacqueline ensauvage la sociétépar Woland |

Il y a quelque chose d'assez rigolo dans la lecture des réactions suite à la grâce présidentielle pour Jacqueline Sauvage. Cette bonne dame qui arrive selon certains à se retrouver en légitime défense sans qu'aucun des critères d'icelle ne soit présent. Les cœurs meurtris, et ceux qui veulent se faire passer pour des humanistes, clament que justice a enfin été rendue. Ceux qui font profession d'être raisonnables crient au scandale absolu, alors qu'en général les mêmes expliquent en long, en large et en travers les sévices qu'ils feraient subir à quiconque toucherait l'un des cheveux d'un de leurs êtres aimés ou prennent fait et cause pour tel ou tel patron de bar ayant abattu un braqueur dans le dos.
Bref, tout le monde est bien à sa place, au chaud dans sa case où il peut reconnaitre ses semblables. C'est rassurant et c'est douillet.
Bien entendu, pas un pour dire ce qui pourtant saute aux yeux: tout cela est du divertissement. Il s'agit presque d'un cas d'école. Un plouc tue un autre plouc. Pour une raison indéchiffrable, quelques célébrités dont personne n'a entendu parler se saisissent du fait divers. Les journalistes relaient parce que c'est la marée basse en termes d'information ce jour-là et hop, on a un grand débat national entre la poire et le fromage. De quoi animer votre soirée du 31 entre deux coupes de roteuse et trois postillons de calendos.
Pendant ce temps, on a des centaines de viols et d'homicides en France, mais on n'en parle pas. Des quartiers entiers où la Force Publique ne peut plus foutre les pieds. Un niveau d'instruction de plus en plus inquiétant. Ils ne jouissent pas du bon angle, du coupable assez "bankable" et en gros tout le monde s'en tamponne le coquillard avec une queue de cerise. Nous sommes devenus des chiens de Pavlov, réagissant au bruit de clochette.
Je ne sais pas s'il y a de quoi être ben fier... Mais ça fait passer le temps et ça vend du papier jusqu'au prochain attentat ou l'arrivée de l'homme providentiel, ou un chaos encore un peu plus sombre. Le voyage au bout de la nuit, c'est vraiment nous qui le faisons.
Addendum :
Au cas où, par le plus grand des hasards, un politicien désoeuvré occuperait ses loisirs à cette activité étrange consistant à réfléchir sur le discrédit inouï qui frappe notre classe politique toute entière, la simple comparaison de ces deux articles suffit à l'aiguiller sur la bonne voie :
Grâce de Jacqueline Sauvage : une insulte à la démocratie motivée par l'idéologie victimaire ?
Consensus politique (positif) autour de la grâce de Jacqueline Sauvage
Nos politiciens ont oublié (plus vraisemblablement, ont toujours ignoré - dans l'ensemble, ce sont des ânes) que l'autorité est fille du courage.
Depuis combien de temps un politicien français n'a pas fait preuve de courage ? Le dernier doit être mort.
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mardi, décembre 27, 2016
« Après l'attentat de Berlin, tout change, mais tout reste pareil ! »
« Après l'attentat de Berlin, tout change, mais tout reste pareil ! »
Les peuples européens, en première ligne le peuple allemand, sont victimes d'une très grave maladie mentale. Un attentat ne suffit pas à les guérir.
Les peuples européens, en première ligne le peuple allemand, sont victimes d'une très grave maladie mentale. Un attentat ne suffit pas à les guérir.
Le duel Churchill-Hitler (J. Lukacs)
Antérieur à Five days in London, ce livre traite des 80 jours de l'été 1940 entre le 10 mai (offensive allemande et accession au pouvoir de Churchill) et le début de la Bataille d'Angleterre. Ce qui a fait dire aux plaisantins que le prochain livre de Lukacs serait A few hours in Downing Street.
Je lui trouve un ton plus libre que Five days.
Lukacs n'hésite pas à dire que le nazisme était moderne et démocratique, ce qui surprendra peu ceux qui connaissent cette période mais peut choquer le grand public.
Rappelons que nazisme, fascisme et communisme considéraient que la démocratie libérale était une chose du passé et leurs doctrines réconciliaient aspiration des masses et modernité.
La modernité du nazisme ne peut être contestée que par les imbéciles et les ignorants. Passons.
En revanche, je comprends que son coté démocratique, annoncé de but en blanc, puisse surprendre. Pourtant, il y a dans le nazisme une réelle tentative de répondre à l'être fondamental du peuple, non plus par les instruments imparfaits des démocraties parlementaires, mais par un parti directement connecté avec le peuple.
Les aristocrates allemands ont suffisamment traité les nazis de vulgaires et plébéiens pour qu'on daigne les écouter.
Bien sûr, il fut de bon ton après guerre, à cause des nécessités de la lutte contre les communistes, d'expliquer que le peuple allemand n'avait pas été profondément nazi et qu'il était facile à dénazifier.
Mais on ne comprend pas alors que les Allemands aient si bien suivi Hitler (la répression ne peut tout expliquer : la Gestapo était moins présente en Allemagne que dans les territoires occupés), si on ne réalise pas que celui-ci répondait à une pulsion profonde du peuple allemand.
Et la dénazification n'a pas eu lieu après guerre, mais pendant, par la guerre. Quand on reprocha à Churchill de bombarder des populations, celui-ci répondit qu'il voulait faire passer à jamais aux Allemands le goût de la guerre. 70 ans après, force est de constater que c'est plutôt réussi. C'est pourquoi ceux qui, en fonction d'objectifs idéologiques, traitent de crimes de guerre les bombardements de l'Allemagne et du Japon ne comprennent rien (ou font semblant de ne rien comprendre).
Lukacs insiste aussi sur le fait qu'Hiler était supérieurement intelligent. Là encore aucune surprise pour les connaisseurs. On ne conquiert pas l'Allemagne et toute l'Europe continentale en moins de dix ans, puis on ne résiste pas pendant quatre ans à la coalition des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la Russie, (excusez du peu) en étant un imbécile, même avec beaucoup de chance.
Mais la légende d'Hitler imbécile grotesque qui a eu de la chance (au moins au début), façon dictateur de Charlie Chaplin, nous rassure. La vérité est bien plus cruelle : on peut à la fois être un criminel obsessionnel (1) et un politicien d'exception. Autre vérité cruelle : la défaite d'Hitler n'était en rien inscrite dans les astres, puisque, fin mai 1940, il a été à deux doigts d'une paix séparée avec la Grande-Bretagne qui aurait conclu la guerre sur une victoire définitive du nazisme.
Il s'en est fallu d'un homme : Winston Churchill.
Il est certes vain de refaire l'histoire. Mais on voit mal comment, si Chamberlain, malade, avait encore été Premier Ministre fin mai 1940, il aurait résisté à Halifax qui préférait sauver les meubles en s'arrangeant avec cet horrible M. Hitler.
Or, Churchill avait été nommé Premier Ministre in extremis, le 10 mai 1940, au moment même où débutait l'offensive allemande (on connaît sa réponse à son garde du corps qui le félicite. Churchill, les larmes aux yeux, lui dit : « Enfin ! Mais il est peut-être trop tard. J'ai peur vraiment qu'il ne soit trop tard. Nous ferons de notre mieux »). Au point que certains ont suggéré de prolonger Chamberlain, idée rejetée.
Notons qu'exactement la même question s'est posée en France. Reynaud voulait se débarrasser de Daladier et de son protégé Gamelin. Il avait programmé cette Saint-Barthélémy des rad-soc le 10 mai. Face aux événements, il y a renoncé, par peur de la crise gouvernementale en pleine offensive ennemie. On connaît la suite. Cela signe la différence de solidité entre la IIIème république finissante et le régime parlementaire britannique.
La victoire de Churchill vient d'une intuition de son ennemi supérieure. Il est clair qu'Hitler a eu plus de mal à saisir la personnalité de Churchill que l'inverse. Par exemple, il s'est beaucoup renseigné sur sa dépendance à l'alcool alors que Churchill n'était pas un alcoolique.
Il est absolument remarquable qu'au cours de l'été 40, ces deux ennemis qui, bien entendu, ne communiquent pas, aient eu les mêmes préoccupations à un ou deux jours près, pas seulement à propos du court terme, dont on peut supposer qu'il est synchronisé par l'actualité, mais aussi du long terme. Par exemple, ils s'intéressent à l'attitude des Etats-Unis ou de l'URSS à peu près en même temps.
Enfin, ils font la même analyse que, parfois, leur entourage ne comprend pas : l'invasion de l'Angleterre est très difficile voire impossible, le problème est donc politique. Vu d'Hitler : amener l'Angleterre à la table des négociations en lui coupant tout espoir de secours (URSS, USA, commonwealth). Le problème de Churchill est exactement inverse : comment tenir le plus longtemps possible en attendant les secours.
C'est pourquoi Churchill s'intéresse beaucoup au moral des Anglais (après tout, il est en démocratie, ils peuvent le renvoyer et prendre à la place des halifaxiens). Il entre dans une colère terrible quand les technocrates lui proposent de rationner le thé !
Comme il le dira, son seul vrai souci, constant, fut la bataille de l'Atlantique : tant que l'Angleterre était ravitaillée, elle pouvait perdre toutes les batailles, son existence et son indépendance n'étaient pas menacées.
Malgré l'accumulation de victoires militaires et politiques d'Hitler à l'été 1940, c'est Churchill qui atteint son but, tenir. Et pousse Hitler à la faute : l'invasion de l'URSS, qu'il justifie, entre autres, par la nécessité de priver l'Angleterre d'un recours. Je n'aime pas l'oubli de la contribution russe qui est à la mode. Hollywood peut nous en faire des tartines sur Omaha Beach et le soldat Ryan, c'est tout de même l'Armée Rouge qui a brisé la Wehrmacht (à l'ouest, 200 000 pertes militaires allemandes par année de guerre, à l'est, un million).
Après cet exploit, Churchill est sur le déclin, tout relatif. Le vote de confiance de juillet 1942, suite à une série de désastres, dont l'humiliante chute de Singapour, presque sans combattre, ne se passe pas aussi bien que le résultat 427 à 25 le laisse penser. Mais c'est déjà bien qu'il ait pu avoir lieu.
**************
(1) : fin1918, Adolf Hitler est traité à l'hopital de Pasewalk par hypnose pour une cécité hystérique suite à une attaque aux gaz. Le psychiatre, Forster, se reprochera d'être à l'origine du nazisme en ayant suggéré aux cours de ces séances d'hypnose la confiance en lui inébranlable qui manquait à Hitler. Il se suicide en 1933. Les historiens dits sérieux répugnent à cette thèse qui manque de preuves. Je ne la trouve pas invraisemblable : c'est tout à fait dans le domaine de ce que l'hypnose peut faire avec un patient coopératif comme devait l'être Hitler.
Je lui trouve un ton plus libre que Five days.
Lukacs n'hésite pas à dire que le nazisme était moderne et démocratique, ce qui surprendra peu ceux qui connaissent cette période mais peut choquer le grand public.
Rappelons que nazisme, fascisme et communisme considéraient que la démocratie libérale était une chose du passé et leurs doctrines réconciliaient aspiration des masses et modernité.
La modernité du nazisme ne peut être contestée que par les imbéciles et les ignorants. Passons.
En revanche, je comprends que son coté démocratique, annoncé de but en blanc, puisse surprendre. Pourtant, il y a dans le nazisme une réelle tentative de répondre à l'être fondamental du peuple, non plus par les instruments imparfaits des démocraties parlementaires, mais par un parti directement connecté avec le peuple.
Les aristocrates allemands ont suffisamment traité les nazis de vulgaires et plébéiens pour qu'on daigne les écouter.
Bien sûr, il fut de bon ton après guerre, à cause des nécessités de la lutte contre les communistes, d'expliquer que le peuple allemand n'avait pas été profondément nazi et qu'il était facile à dénazifier.
Mais on ne comprend pas alors que les Allemands aient si bien suivi Hitler (la répression ne peut tout expliquer : la Gestapo était moins présente en Allemagne que dans les territoires occupés), si on ne réalise pas que celui-ci répondait à une pulsion profonde du peuple allemand.
Et la dénazification n'a pas eu lieu après guerre, mais pendant, par la guerre. Quand on reprocha à Churchill de bombarder des populations, celui-ci répondit qu'il voulait faire passer à jamais aux Allemands le goût de la guerre. 70 ans après, force est de constater que c'est plutôt réussi. C'est pourquoi ceux qui, en fonction d'objectifs idéologiques, traitent de crimes de guerre les bombardements de l'Allemagne et du Japon ne comprennent rien (ou font semblant de ne rien comprendre).
Lukacs insiste aussi sur le fait qu'Hiler était supérieurement intelligent. Là encore aucune surprise pour les connaisseurs. On ne conquiert pas l'Allemagne et toute l'Europe continentale en moins de dix ans, puis on ne résiste pas pendant quatre ans à la coalition des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la Russie, (excusez du peu) en étant un imbécile, même avec beaucoup de chance.
Mais la légende d'Hitler imbécile grotesque qui a eu de la chance (au moins au début), façon dictateur de Charlie Chaplin, nous rassure. La vérité est bien plus cruelle : on peut à la fois être un criminel obsessionnel (1) et un politicien d'exception. Autre vérité cruelle : la défaite d'Hitler n'était en rien inscrite dans les astres, puisque, fin mai 1940, il a été à deux doigts d'une paix séparée avec la Grande-Bretagne qui aurait conclu la guerre sur une victoire définitive du nazisme.
Il s'en est fallu d'un homme : Winston Churchill.
Il est certes vain de refaire l'histoire. Mais on voit mal comment, si Chamberlain, malade, avait encore été Premier Ministre fin mai 1940, il aurait résisté à Halifax qui préférait sauver les meubles en s'arrangeant avec cet horrible M. Hitler.
Or, Churchill avait été nommé Premier Ministre in extremis, le 10 mai 1940, au moment même où débutait l'offensive allemande (on connaît sa réponse à son garde du corps qui le félicite. Churchill, les larmes aux yeux, lui dit : « Enfin ! Mais il est peut-être trop tard. J'ai peur vraiment qu'il ne soit trop tard. Nous ferons de notre mieux »). Au point que certains ont suggéré de prolonger Chamberlain, idée rejetée.
Notons qu'exactement la même question s'est posée en France. Reynaud voulait se débarrasser de Daladier et de son protégé Gamelin. Il avait programmé cette Saint-Barthélémy des rad-soc le 10 mai. Face aux événements, il y a renoncé, par peur de la crise gouvernementale en pleine offensive ennemie. On connaît la suite. Cela signe la différence de solidité entre la IIIème république finissante et le régime parlementaire britannique.
La victoire de Churchill vient d'une intuition de son ennemi supérieure. Il est clair qu'Hitler a eu plus de mal à saisir la personnalité de Churchill que l'inverse. Par exemple, il s'est beaucoup renseigné sur sa dépendance à l'alcool alors que Churchill n'était pas un alcoolique.
Il est absolument remarquable qu'au cours de l'été 40, ces deux ennemis qui, bien entendu, ne communiquent pas, aient eu les mêmes préoccupations à un ou deux jours près, pas seulement à propos du court terme, dont on peut supposer qu'il est synchronisé par l'actualité, mais aussi du long terme. Par exemple, ils s'intéressent à l'attitude des Etats-Unis ou de l'URSS à peu près en même temps.
Enfin, ils font la même analyse que, parfois, leur entourage ne comprend pas : l'invasion de l'Angleterre est très difficile voire impossible, le problème est donc politique. Vu d'Hitler : amener l'Angleterre à la table des négociations en lui coupant tout espoir de secours (URSS, USA, commonwealth). Le problème de Churchill est exactement inverse : comment tenir le plus longtemps possible en attendant les secours.
C'est pourquoi Churchill s'intéresse beaucoup au moral des Anglais (après tout, il est en démocratie, ils peuvent le renvoyer et prendre à la place des halifaxiens). Il entre dans une colère terrible quand les technocrates lui proposent de rationner le thé !
Comme il le dira, son seul vrai souci, constant, fut la bataille de l'Atlantique : tant que l'Angleterre était ravitaillée, elle pouvait perdre toutes les batailles, son existence et son indépendance n'étaient pas menacées.
Malgré l'accumulation de victoires militaires et politiques d'Hitler à l'été 1940, c'est Churchill qui atteint son but, tenir. Et pousse Hitler à la faute : l'invasion de l'URSS, qu'il justifie, entre autres, par la nécessité de priver l'Angleterre d'un recours. Je n'aime pas l'oubli de la contribution russe qui est à la mode. Hollywood peut nous en faire des tartines sur Omaha Beach et le soldat Ryan, c'est tout de même l'Armée Rouge qui a brisé la Wehrmacht (à l'ouest, 200 000 pertes militaires allemandes par année de guerre, à l'est, un million).
Après cet exploit, Churchill est sur le déclin, tout relatif. Le vote de confiance de juillet 1942, suite à une série de désastres, dont l'humiliante chute de Singapour, presque sans combattre, ne se passe pas aussi bien que le résultat 427 à 25 le laisse penser. Mais c'est déjà bien qu'il ait pu avoir lieu.
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(1) : fin1918, Adolf Hitler est traité à l'hopital de Pasewalk par hypnose pour une cécité hystérique suite à une attaque aux gaz. Le psychiatre, Forster, se reprochera d'être à l'origine du nazisme en ayant suggéré aux cours de ces séances d'hypnose la confiance en lui inébranlable qui manquait à Hitler. Il se suicide en 1933. Les historiens dits sérieux répugnent à cette thèse qui manque de preuves. Je ne la trouve pas invraisemblable : c'est tout à fait dans le domaine de ce que l'hypnose peut faire avec un patient coopératif comme devait l'être Hitler.
Bruxelles : les évêques y sont aussi navrants qu'à Paris
Certes, je ne suis pas le seul à avoir vécu une messe de Noël navrante.
Moi, c'était à Bruxelles et par un évêque siouplaît.
Nous n'avons même pas échappé à la fine plaisanterie sur les Autrichiens qui, ouf, avaient bien voté. Vous voyez le genre et le niveau.
Le naufrage moral et intellectuel du clergé et du haut clergé est une catastrophe. Il ne faut pas se voiler la face : ce n'est pas seulement un problème de comprenette, c'est avant tout un problème de lâcheté et de veulerie.
On veut bien tonner et admonester, mais seulement contre des gens, les "petits blancs", dont on sait qu'ils ne répliqueront pas. Contre les musulmans, contre les vraies puissances, c'est autre chose. Ha ! Vipères et engeance de vipères ! Sépulcres mal blanchis !
************
Nota : il y a deux niveaux, aussi navrants l'un que l'autre :
1) Le niveau moral, ce que les évêques et les prêtres devraient dire et faire.
2) Le niveau intellectuel, comment ils devraient le dire et le faire.
Et les deux sont défaillants. L'irénisme et la mièvrerie qui conviendraient à un enfant de dix ans chez un adulte qui dépasse les soixante mettent très mal à l'aise. On a honte pour eux. Il est normal que des pasteurs qui ne protègent pas leurs ouailles les perdent.
On me dit que les réguliers tiennent en grand mépris les séculiers, ils ont hélas quelques raisons.
Moi, c'était à Bruxelles et par un évêque siouplaît.
Nous n'avons même pas échappé à la fine plaisanterie sur les Autrichiens qui, ouf, avaient bien voté. Vous voyez le genre et le niveau.
Le naufrage moral et intellectuel du clergé et du haut clergé est une catastrophe. Il ne faut pas se voiler la face : ce n'est pas seulement un problème de comprenette, c'est avant tout un problème de lâcheté et de veulerie.
On veut bien tonner et admonester, mais seulement contre des gens, les "petits blancs", dont on sait qu'ils ne répliqueront pas. Contre les musulmans, contre les vraies puissances, c'est autre chose. Ha ! Vipères et engeance de vipères ! Sépulcres mal blanchis !
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Nota : il y a deux niveaux, aussi navrants l'un que l'autre :
1) Le niveau moral, ce que les évêques et les prêtres devraient dire et faire.
2) Le niveau intellectuel, comment ils devraient le dire et le faire.
Et les deux sont défaillants. L'irénisme et la mièvrerie qui conviendraient à un enfant de dix ans chez un adulte qui dépasse les soixante mettent très mal à l'aise. On a honte pour eux. Il est normal que des pasteurs qui ne protègent pas leurs ouailles les perdent.
On me dit que les réguliers tiennent en grand mépris les séculiers, ils ont hélas quelques raisons.
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