Ce que vous allez lire a mis longtemps à percoler dans mon petit cerveau.
Il y a une douzaine d’années, j’écrivais des billets dans la ligne ordo-libérale à la Merkel : les Etats doivent rembourser leurs dettes, il faut « libéraliser », il faut « réformer » etc.
J’étais con, je ne me rendais pas compte que j’étais le jouet des apparences, d’illusions savamment créées.
C’est l’idée de capitalisme de connivence qui m’a ouvert les yeux. De capitaliste et de libéral, notre système n’a que l’apparence.
En réalité, les « réformes » touchent toujours ce qui s’oppose au mondialisme, comme c’est étrange. Autrement dit, les « réformes » servent toujours l’hyper-classe mondialiste et non la prospérité des pays qui les subissent. Ceci m’ayant éveillé, s’en est suivi un long cheminement.
Je vous passe les étapes, mais voici ma conclusion :
♗ Politiquement, les dettes étatiques (1) hyper-gonflées servent à contrôler les peuples, à la fois en achetant une pseudo-paix sociale à crédit et en leur faisant craindre qu’un changement politique trop radical fasse disparaître leurs économies et leurs retraites.
♗ Economiquement, en obligeant les institutions à entretenir les bulles (les fameux quantitative easings), les dettes étatiques empêchent les pommes pourries de faire faillite, elles empêchent le renouvellement des acteurs de l’économie, la destruction créatrice shumpeterienne. Bref, elles jouent dans la main des acteurs déjà en place pour prévenir autant que possible toute remise en cause, toute apparition de concurrence. Ceux qui sont en haut y restent, et ceux qui sont en bas aussi. Elles « zombifient » l’économie, y compris au niveau du peuple, qui est maintenu dans un état zombie, ni complètement miséreux, ni vraiment prospère.
Notons que c'est précisément cette utilisation de la monnaie comme arme politico-économique d'une caste contre le peuple que voulaient éviter les opposants à la création de la banque centrale américaine, la Fed. Cest pourquoi elle a été crée si tard (1913). Nos débats ne sont pas nouveaux. Nous n'avons pas inventé grand'chose.
La solution ? C’est simple, puisque le problème est identifié. De même qu’il faut rétablir les frontières pour faire périr l’hyper-classe mondialiste, comme on coupe un arbre de ses racines, il faut répudier les dettes étatiques pour enlever le poids qui pèse sur l’économie et la prive de sa vitalité.
Ce sont les deux pieds sur lesquelles marche la domination mondialiste (si vous me permettez cette image bancale) de l’hyper-classe : l’absence de frontières lui permet de ne jamais subir les conséquences des drames nationaux qu’elle provoque, ses intérêts sont détachés de ceux du peuple, et la menace que fait peser la dette lui permet d’éviter les vraies révoltes.
Que faire ? Fermer les frontières (Trump a commencé) et répudier les dettes. Oui, ça sera très douloureux (je ne suis pas Le Pen ou Mélenchon, je ne vous raconte pas d’histoire), il y aura des morts et ils ne se relèveront pas à la fin. Mais il vaut mieux la fin de l’horreur que l’horreur sans fin. C’est le prix de la liberté.
La répudiation partielle des dettes (750 mds d’Euros ? Je ne me souviens plus du chiffre) était au programme de la coalition italienne et a été retirée. Mais cela a sans doute fait plus peur aux euro-tyrans que la menace de dépenses folles. Les eurocrates ont gagné la première manche.
Mais, comme pour la fermeture des frontières, comme pour la création d’une monnaie parallèle à l’Euro, une fois que l’idée est dans l’air, c’est le dentifrice sorti du tube, difficile de faire comme s’il ne s’était rien passé. Si vous préférez une image plus adaptée, quand l’enfant a dit que le roi était nu, plus personne ne peut prétendre ne pas l’avoir entendu.
La situation actuelle peut continuer un certain temps, mais elle éclatera un jour, Bruno Bertez le dit dans une autre image : c’est comme la mort, on ne sait pas quand ça arrivera, mais on a la certitude que ça arrivera. L’Euro cessera d’exister en tant que monnaie unique et les dettes excessives seront répudiées. Et les banques feront faillite (à commencer par les banques allemandes et françaises), et les salaires et les retraites ne seront pas payés, et le prix des importations flambera.
Mais ce drame ne sera que transitoire, peut-être pas plus de quelques semaines, quelques mois, si on prend les bonnes décisions, éternel si on prend les mauvaises décisions. C'est la liberté économique retrouvée. Pour le meilleur ou pour le pire : avoir le choix, c’est vivre.
Comment faire passer cela ? De Gaulle en 1958 : mettre en face des sacrifices du jour, les gains de demain. Encore faut-il avoir des politiciens dignes de confiance, qu'on croit sur parole. Et là ...
N'oubliez pas Jean Bodin : la souveraineté est un bloc, elle ne se partage pas. Partager la souveraineté, c'est cesser d'être souverain. Et cesser d'être souverain, c'est s'exposer aux pires malheurs politiques. Toute l'histoire de l'Euro est contenue dans ces quelques maximes d'un auteur français de la Renaissance (2).
*********
(1) : je parle des Etats, mais on peut y ajouter d'autres entités, les banques et groupes zombies. Comme ils ne survivent que par leur connivence avec les Etats, c'est kif-kif bourricot.
(2) : je rappelle qu'il a par le passé, pas si lointain, existé des politiciens intelligents :
jeudi, mai 31, 2018
On ne lutte pas vraiment contre le terrorisme musulman, on fait semblant
Rappelons que la plus grande menace pour nos pays n'est pas, de très loin, le terrorisme musulman, qui pourrait même être bénéfique comme réveil, mais l'islamisation rampante, le grignotage au quotidien (par exemple : La République en marche : la laïcité et en même temps le voile).
mardi, mai 29, 2018
Ouf, le 4ème Reich est en train d’échouer
Trois fois déjà dans l’histoire moderne, les Allemands ont essayé d’imposer leur hégémonie à l’Europe continentale (1). Nous en sommes à la quatrième tentative. Pacifique ce coup-ci, mais pas amicale pour autant. On peut évidemment compter sur le fait qu’ils sont bons en tactique et mauvais comme des cochons en stratégie. Cette tentative a été bien aidée par les erreurs françaises, mitterrandiennes d'abord puis chiraco-sarko-hollando-macrono-centristes-couilles-molles ensuite. Même les meilleures choses ont une fin : la connerie française est en train d’être compensée par d’autres pays (2).
UN SEUL HOMME, DRAGHI A LES CLEFS DE LA DÉMOCRATIE EN EUROPE. TEXTE À DIFFUSER SANS MODÉRATION.
*************
Draghi a la clef des taux et des prix des dettes italiennes. Il a le pouvoir de mettre en difficulté mortelle la plupart des grandes banques italiennes. Un seul homme d’une institution, presque supra nationale , non élu, dispose de de cette clef et il n’a aucun compte à rendre à qui que ce soit!
Si les banques italiennes sont en difficulté alors les épargnants seront terrorisés, ils risquent de paniquer et bien sur pour ceux qui auraient voté contre l’establishment, ils risquent de changer leur vote.
On voit bien a quel point le système européen est scandaleux, risqué et disons le dictatorial , il n’y a plus aucune place pour la démocratie, sauf une démocratie de moutons bêlant en allemand.
*************
Cette image qui résume tout le problème :
Toujours est-il que ça commence à sentir sérieusement le roussi pour la tentative hégémonique allemande.
Certes, les Italiens peuvent reculer pour cette fois et les Allemands gagner un round. Cependant, comme disent les Anglais, « l’écrit est sur le mur » (MENE MENE TEKEL PHARES) : il est de plus en plus évident pour une minorité grandissante qu’à la prochaine crise, l’Euro disparaît en tant que monnaie unique. Si le célèbre M. Lémarché commence à le croire, c’est la fin des haricots. La prophétie devient auto-réalisatrice.
Et puis, en Italie, il y a Matteo Salvini à la manoeuvre, dont le talent stratégique fait penser à Trump. L'avenir est toujours incertain, mais il a aujourd'hui une direction probable.
Notre problème, à nous Français, est le suivant. Nous allons être à la traine du mouvement. Notre libération viendra de l'extérieur. Seulement voilà, n'ayant pas eu de De Gaulle, nous n'aurons pas de Résistants organisés, commissaires de la république et tout le toutim, prêts à prendre le manche (même de Villiers, qui fricote avec Macron, trahit).
D'où ma violente inquiétude : sortir de l'Euro, certes, mais avec quelles élites ? Les mêmes ayant retourné leur veste ? Cela serait catastrophique : habitués à la soumission et à la trahison, ils se chercheront un nouveau maître, à Washington ou à Ryad.
***************
(1) : 1870, 1914 , 1939
(2) : quelqu’un me fait remarquer que les journaux allemands insultent les Italiens et, que, si on prend du recul et si on analyse la situation d’ensemble, ce n’est vraiment pas fin de leur part, même d’un point de vue purement égoïste. Ils n’ont aucun intérêt à se mettre les pays du sud à dos. A quoi j’ai répondu : « Ils ne peuvent pas s’en empêcher. Le complexe de supériorité raciale, c’est leur truc. Jusqu’au génocide inclus ».
C'est très méchant de ma part, limite mesquin, je le reconnais. Mais est-ce si faux ?
Un commissaire européiste allemand a déclaré : « Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter ». Avec le « Nous avons des instruments de torture à la cave » de Juncker et le « Nous torturons les Grecs pour que les Français et les Italiens entendent leurs cris » d'un financier allemand, ça dessine tout de même un paysage mental.
On notera cependant que le pédagogique (pédagogie version « Les points sensible ou la guérison du mensonge », pour ceux qui ont des lettres cinématographiques) commissaire politique allemand a été vertement repris par l'über-atlantisto-européiste Tusk. Signe d'inquiétude, voire de panique, à Bruxelles ?
UN SEUL HOMME, DRAGHI A LES CLEFS DE LA DÉMOCRATIE EN EUROPE. TEXTE À DIFFUSER SANS MODÉRATION.
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Draghi a la clef des taux et des prix des dettes italiennes. Il a le pouvoir de mettre en difficulté mortelle la plupart des grandes banques italiennes. Un seul homme d’une institution, presque supra nationale , non élu, dispose de de cette clef et il n’a aucun compte à rendre à qui que ce soit!
Si les banques italiennes sont en difficulté alors les épargnants seront terrorisés, ils risquent de paniquer et bien sur pour ceux qui auraient voté contre l’establishment, ils risquent de changer leur vote.
On voit bien a quel point le système européen est scandaleux, risqué et disons le dictatorial , il n’y a plus aucune place pour la démocratie, sauf une démocratie de moutons bêlant en allemand.
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Cette image qui résume tout le problème :
Toujours est-il que ça commence à sentir sérieusement le roussi pour la tentative hégémonique allemande.
Certes, les Italiens peuvent reculer pour cette fois et les Allemands gagner un round. Cependant, comme disent les Anglais, « l’écrit est sur le mur » (MENE MENE TEKEL PHARES) : il est de plus en plus évident pour une minorité grandissante qu’à la prochaine crise, l’Euro disparaît en tant que monnaie unique. Si le célèbre M. Lémarché commence à le croire, c’est la fin des haricots. La prophétie devient auto-réalisatrice.
Et puis, en Italie, il y a Matteo Salvini à la manoeuvre, dont le talent stratégique fait penser à Trump. L'avenir est toujours incertain, mais il a aujourd'hui une direction probable.
Notre problème, à nous Français, est le suivant. Nous allons être à la traine du mouvement. Notre libération viendra de l'extérieur. Seulement voilà, n'ayant pas eu de De Gaulle, nous n'aurons pas de Résistants organisés, commissaires de la république et tout le toutim, prêts à prendre le manche (même de Villiers, qui fricote avec Macron, trahit).
D'où ma violente inquiétude : sortir de l'Euro, certes, mais avec quelles élites ? Les mêmes ayant retourné leur veste ? Cela serait catastrophique : habitués à la soumission et à la trahison, ils se chercheront un nouveau maître, à Washington ou à Ryad.
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(1) : 1870, 1914 , 1939
(2) : quelqu’un me fait remarquer que les journaux allemands insultent les Italiens et, que, si on prend du recul et si on analyse la situation d’ensemble, ce n’est vraiment pas fin de leur part, même d’un point de vue purement égoïste. Ils n’ont aucun intérêt à se mettre les pays du sud à dos. A quoi j’ai répondu : « Ils ne peuvent pas s’en empêcher. Le complexe de supériorité raciale, c’est leur truc. Jusqu’au génocide inclus ».
C'est très méchant de ma part, limite mesquin, je le reconnais. Mais est-ce si faux ?
Un commissaire européiste allemand a déclaré : « Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter ». Avec le « Nous avons des instruments de torture à la cave » de Juncker et le « Nous torturons les Grecs pour que les Français et les Italiens entendent leurs cris » d'un financier allemand, ça dessine tout de même un paysage mental.
On notera cependant que le pédagogique (pédagogie version « Les points sensible ou la guérison du mensonge », pour ceux qui ont des lettres cinématographiques) commissaire politique allemand a été vertement repris par l'über-atlantisto-européiste Tusk. Signe d'inquiétude, voire de panique, à Bruxelles ?
lundi, mai 28, 2018
Faire du bruit pour Tommy Robinson
Tommy Robinson est un militant identitaire britannique.
Il a été arrêté et emprisonné sur l'injonction d'un juge, injonction qui est elle-même sous le coup d'une méta-injonction qui interdit d'en parler (et oui, c'est possible dans les pays de common law). Raison pour laquelle les journaux et les sites britanniques qui parlaient de cette affaire ont été obligés d'effacer leurs articles.
Il nous appartient à nous, qui nous tamponnons le coquillard au son de la cornemuse de cette injonction par un juge félon, d'en parler.
Pas la peine que je vous fasse un dessin : mettre dans une prison un militant identitaire au milieu d'une population qui ne lui est pas franchement acquise (british understatement !), c'est vouloir qu'il lui arrive des bricoles sévères.
Il faut sauver Tommy Robinson, journaliste en danger de mort en Angleterre
Memorial Day 2018, and Thinking of Tommy Robinson
Les rosbeefs auraient voulu valider mes craintes (La tyrannie macroniste), ils ne s'y seraient pas pris autrement.
Support Tommy Robinson
Il a été arrêté et emprisonné sur l'injonction d'un juge, injonction qui est elle-même sous le coup d'une méta-injonction qui interdit d'en parler (et oui, c'est possible dans les pays de common law). Raison pour laquelle les journaux et les sites britanniques qui parlaient de cette affaire ont été obligés d'effacer leurs articles.
Il nous appartient à nous, qui nous tamponnons le coquillard au son de la cornemuse de cette injonction par un juge félon, d'en parler.
Pas la peine que je vous fasse un dessin : mettre dans une prison un militant identitaire au milieu d'une population qui ne lui est pas franchement acquise (british understatement !), c'est vouloir qu'il lui arrive des bricoles sévères.
Il faut sauver Tommy Robinson, journaliste en danger de mort en Angleterre
Memorial Day 2018, and Thinking of Tommy Robinson
Les rosbeefs auraient voulu valider mes craintes (La tyrannie macroniste), ils ne s'y seraient pas pris autrement.
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Avec quelles élites ?
J’ai voté pour l’Euro (traité de Maastricht). J’ai même voté pour le TCE, à ma grande honte. C’est même l’analyse à froid de la campagne du TCE qui a fait de moi un anti-européiste (vous allez me dire que j’aurais mieux fait d’analyser avant le vote qu’après. Je le reconnais bien volontiers).
Toujours est-il que j’ai compris que l’Euro est un monstre et qu’il ne peut survivre qu’au prix d’acrobaties politico-financières qui ne sont pas éternelles. A l’infini, la probabilité que l’Euro disparaisse était donc égale à 1.
Mais, depuis quelques temps, cet infini se rapproche beaucoup de nous. Je n’ose faire des prédictions puisque l’Euro est un zombie, il aurait dû disparaître depuis 2008-2010, et que les zombes sont très durs à faire mourir une seconde fois.
Pourtant, les éléments du puzzle s’assemblent : l’idée qu’il y a quelque chose de pourri dans l’UE est admise par tous, y compris les européistes (même si le diagnostic et les remèdes diffèrent), la crise grecque a permis de dévoiler les faux-semblants, l'élection de Macron a prolongé le dévoilement. Voilà que les rebondissements italiens ont mis sur la place publique une méthode pour se délivrer du joug européiste : creuser les déficits publics jusqu’à placer Berlin devant une alternative : ou payer, ou accepter qu’un pays sorte de l’Euro (en introduisant une monnaie électronique parallèle).
Le peuple italien vient de se prendre une mandale par les européistes, l'équivalent soft du mitraillage de la place Tien An Men. Mais on sent de plus en plus la panique des européistes. Un animal acculé (avec un « ac », mais pas seulement) est très dangereux, mais cela n'empêche qu'il est en mauvaise posture (BILLET. LA COURSE CONTRE LA MONTRE CONTRE LES PEUPLES).
En résumé, le château de cartes européiste est de plus en plus fragile. Or, des événements qui pourraient transformer cette fragilité en catastrophe, il y en a plein à l’horizon. En Turquie, par exemple. Il y a d’autres possibilités. En tout cas, la probabilité que l’espérance de vie de l’Euro se compte en mois en non en années augmente.
Le coup d’après possible est le suivant : les Etats du sud de l’Euroland font banqueroute et émettent une monnaie nationale. L’Euro rétrograde de monnaie unique à monnaie commune. L'UE explose de fait. Bruxelles redevient ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : la non-capitale d’un non-Etat. Et Berlin s’occupe des affaires de l’Allemagne. Grosse malheur, misères en série, mais enfin, liberté retrouvée. Liberté de retrouver l'être, l'indépendance et la prospérité ou liberté de faire des conneries. C'est le risque de la liberté.
Bravo. Youpi. Joie, liesse. Rhaaa lovely !
D’où ma question : avec quelles élites ? Avec quelles élites la France fait-elle cette libération nationale ?
Avec ces élites qui ont érigé l’européisme en religion, la soumission à l’Allemagne en dogme et la haine de la France en mode de vie ? Où sont les Résistants prêts à prendre les commandes de la main des collabos ? Un gouffre s’ouvre sous nos pieds.
Toujours est-il que j’ai compris que l’Euro est un monstre et qu’il ne peut survivre qu’au prix d’acrobaties politico-financières qui ne sont pas éternelles. A l’infini, la probabilité que l’Euro disparaisse était donc égale à 1.
Mais, depuis quelques temps, cet infini se rapproche beaucoup de nous. Je n’ose faire des prédictions puisque l’Euro est un zombie, il aurait dû disparaître depuis 2008-2010, et que les zombes sont très durs à faire mourir une seconde fois.
Pourtant, les éléments du puzzle s’assemblent : l’idée qu’il y a quelque chose de pourri dans l’UE est admise par tous, y compris les européistes (même si le diagnostic et les remèdes diffèrent), la crise grecque a permis de dévoiler les faux-semblants, l'élection de Macron a prolongé le dévoilement. Voilà que les rebondissements italiens ont mis sur la place publique une méthode pour se délivrer du joug européiste : creuser les déficits publics jusqu’à placer Berlin devant une alternative : ou payer, ou accepter qu’un pays sorte de l’Euro (en introduisant une monnaie électronique parallèle).
Le peuple italien vient de se prendre une mandale par les européistes, l'équivalent soft du mitraillage de la place Tien An Men. Mais on sent de plus en plus la panique des européistes. Un animal acculé (avec un « ac », mais pas seulement) est très dangereux, mais cela n'empêche qu'il est en mauvaise posture (BILLET. LA COURSE CONTRE LA MONTRE CONTRE LES PEUPLES).
En résumé, le château de cartes européiste est de plus en plus fragile. Or, des événements qui pourraient transformer cette fragilité en catastrophe, il y en a plein à l’horizon. En Turquie, par exemple. Il y a d’autres possibilités. En tout cas, la probabilité que l’espérance de vie de l’Euro se compte en mois en non en années augmente.
Le coup d’après possible est le suivant : les Etats du sud de l’Euroland font banqueroute et émettent une monnaie nationale. L’Euro rétrograde de monnaie unique à monnaie commune. L'UE explose de fait. Bruxelles redevient ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : la non-capitale d’un non-Etat. Et Berlin s’occupe des affaires de l’Allemagne. Grosse malheur, misères en série, mais enfin, liberté retrouvée. Liberté de retrouver l'être, l'indépendance et la prospérité ou liberté de faire des conneries. C'est le risque de la liberté.
Bravo. Youpi. Joie, liesse. Rhaaa lovely !
D’où ma question : avec quelles élites ? Avec quelles élites la France fait-elle cette libération nationale ?
Avec ces élites qui ont érigé l’européisme en religion, la soumission à l’Allemagne en dogme et la haine de la France en mode de vie ? Où sont les Résistants prêts à prendre les commandes de la main des collabos ? Un gouffre s’ouvre sous nos pieds.
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Italie-UE : premier round pour l'UE
Le président italien a refusé le gouvernement proposé par la coalition anti-UE et s'apprête à nommer un gouvernement prétendu technicien, c'est-à-dire très politique, puisque l'européisme est la position par défaut.
Mais ce gouvernement européiste manquera, de beaucoup, d'une majorité parlementaire et de l'appui populaire. Le match continue.
C'est une victoire à la Pyrrhus des européistes. Le risque, évident, c'est que les anti-Euro se fortifient de cette victoire électorale volée. Mais les eurotyrans appliquent la seule stratégie, primaire, dont ces gens qui se croient si intelligents sont désormais capables : gagner du temps.
Je me demande si ma vieille prédiction, à savoir que la fin de l'Euro viendra d'Allemagne, ne retrouve pas un peu de pertinence.
Mais ce gouvernement européiste manquera, de beaucoup, d'une majorité parlementaire et de l'appui populaire. Le match continue.
C'est une victoire à la Pyrrhus des européistes. Le risque, évident, c'est que les anti-Euro se fortifient de cette victoire électorale volée. Mais les eurotyrans appliquent la seule stratégie, primaire, dont ces gens qui se croient si intelligents sont désormais capables : gagner du temps.
Je me demande si ma vieille prédiction, à savoir que la fin de l'Euro viendra d'Allemagne, ne retrouve pas un peu de pertinence.
dimanche, mai 27, 2018
Comment remettre à sa place subordonnée la bourgeoisie pétainiste ?
A partir de 18'30 :
Grand entretien avril-mai 2018 avec Pierre Yves Rougeyron partie 1
Cette question me revient de temps en temps à l'esprit, comme une obsession : comment remettre la bourgeoisie pétainiste à sa place, c'est-à-dire, comment lui faire lâcher le pouvoir, où elle est mortellement nocive pour la France ?
J'emploie le mot « pétainiste » par souci d'efficacité : il est pertinent et il est compris. J'en ai déjà beaucoup parlé. Mais j'aurais pu aussi écrire « quarante-huitarde » (Flaubert s'en est beaucoup moqué), « versaillaise », « soixante-huitarde », « macroniste » (1)...
Ces bourgeois ne sont pas tous des monstres, Philippe Bilger par exemple. Mais, politiquement et, souvent dans leur comportement, socialement, ce sont des traîtres. Leurs intérêts de classe ne sont pas nationaux et ils les font passer avant leur pays. On connaît la remarque acerbe de De Gaulle au patronat en 1944 : « Messieurs, on ne vous a pas beaucoup vus [à Londres] ».
Leur laisser le pouvoir, c'est tuer la France. On peut les utiliser, mais, jamais, jamais, leur laisser prendre le manche. Un Macron, un Bayrou, ça doit être au fond d'un obscur couloir dans un placard à balais au bout d'un ministère perdu. Pas plus.
Or, on voit bien le mouvement en cours (Brexit, Trump, Italie). Il va dans le sens de la fermeture des frontières et la bourgeoisie mondialiste va finir par lâcher prise. Mais je ne voudrais pas que la France soit à la traine. Ce n'est pas la vocation de la France de ne pas se faire entendre.
Alors, comment virer la bourgeoisie du pouvoir pétainiste du pouvoir ?
Hé bien, je ne sais pas. On attend que les Italiens fassent le boulot à notre place ? Des idées ?
************
(1) : je rappelle que voter Macron consiste à glisser un bulletin Macron dans l'urne, au premier ou au deuxième tour. Après, toutes les raisons qu'on se donne pour se justifier ne sont qu'hypocrisie, grande spécialité de la bourgeoisie.
Grand entretien avril-mai 2018 avec Pierre Yves Rougeyron partie 1
Cette question me revient de temps en temps à l'esprit, comme une obsession : comment remettre la bourgeoisie pétainiste à sa place, c'est-à-dire, comment lui faire lâcher le pouvoir, où elle est mortellement nocive pour la France ?
J'emploie le mot « pétainiste » par souci d'efficacité : il est pertinent et il est compris. J'en ai déjà beaucoup parlé. Mais j'aurais pu aussi écrire « quarante-huitarde » (Flaubert s'en est beaucoup moqué), « versaillaise », « soixante-huitarde », « macroniste » (1)...
Ces bourgeois ne sont pas tous des monstres, Philippe Bilger par exemple. Mais, politiquement et, souvent dans leur comportement, socialement, ce sont des traîtres. Leurs intérêts de classe ne sont pas nationaux et ils les font passer avant leur pays. On connaît la remarque acerbe de De Gaulle au patronat en 1944 : « Messieurs, on ne vous a pas beaucoup vus [à Londres] ».
Leur laisser le pouvoir, c'est tuer la France. On peut les utiliser, mais, jamais, jamais, leur laisser prendre le manche. Un Macron, un Bayrou, ça doit être au fond d'un obscur couloir dans un placard à balais au bout d'un ministère perdu. Pas plus.
Or, on voit bien le mouvement en cours (Brexit, Trump, Italie). Il va dans le sens de la fermeture des frontières et la bourgeoisie mondialiste va finir par lâcher prise. Mais je ne voudrais pas que la France soit à la traine. Ce n'est pas la vocation de la France de ne pas se faire entendre.
Alors, comment virer la bourgeoisie du pouvoir pétainiste du pouvoir ?
Hé bien, je ne sais pas. On attend que les Italiens fassent le boulot à notre place ? Des idées ?
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(1) : je rappelle que voter Macron consiste à glisser un bulletin Macron dans l'urne, au premier ou au deuxième tour. Après, toutes les raisons qu'on se donne pour se justifier ne sont qu'hypocrisie, grande spécialité de la bourgeoisie.
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trahison de la classe dirigeante
samedi, mai 26, 2018
Nouvelles italiennes
Après le premier ministre, les Italiens doivent nommer le gouvernement.
On s'étripe à propos du ministre des finances pressenti, Paolo Savona, dont les européistes ne veulent à aucun prix.
Pourquoi ? C'est simple : son passé le rend inattaquable par le dénigrement européiste habituel d'incompétent et de « populiste ». Or, c'est un anti-Euro farouche. Il définit l'Euro comme « une prison allemande » ; ce que les européistes prennent très mal, il n'y a que la vérité qui blesse.
Le président italien manoeuvre donc pour ne point nommer Savona. Il a donc choisi son camp, contre les électeurs italiens.
Twit de Salvini : « Les journaux et les politiciens allemands nous insultent: Italiens mendiants, fainéants, adeptes de l’évasion fiscale, pique-assiettes et ingrats. Et nous, on devrait choisir un ministre de l’Economie qui les satisfait ? Non merci ! Les Italiens d’abord ! »
Suite au prochain numéro.
On s'étripe à propos du ministre des finances pressenti, Paolo Savona, dont les européistes ne veulent à aucun prix.
Pourquoi ? C'est simple : son passé le rend inattaquable par le dénigrement européiste habituel d'incompétent et de « populiste ». Or, c'est un anti-Euro farouche. Il définit l'Euro comme « une prison allemande » ; ce que les européistes prennent très mal, il n'y a que la vérité qui blesse.
Le président italien manoeuvre donc pour ne point nommer Savona. Il a donc choisi son camp, contre les électeurs italiens.
Twit de Salvini : « Les journaux et les politiciens allemands nous insultent: Italiens mendiants, fainéants, adeptes de l’évasion fiscale, pique-assiettes et ingrats. Et nous, on devrait choisir un ministre de l’Economie qui les satisfait ? Non merci ! Les Italiens d’abord ! »
Suite au prochain numéro.
La tyrannie macroniste
Le camarade Macron nous prépare une loi orwellienne sur les prétendues "fake news" (celles sélectionnées par les la bien-pensance et par les juges rouges).
L'argumentaire lénifiant est déjà en place : c'est une loi dissuasive, destinée à ne pas être appliquée, et qui ne sera active qu'en période électorale. Une loi quasiment sans effet. Ben voyons !
Comme si dissuader d'exprimer des opinions en période électorale, ce n'était pas la pire atteinte à la démocratie qu'on puisse faire !
Tout l'argumentaire qu'on nous sert revient à cela : ceux qui présentent cette loi ne croient pas au débat démocratique, n'en veulent pas, refusent qu'on soit libre d'émettre la totalité des arguments qu'on peut leur opposer. C'est la définition des tyrans. Des tyrans furtifs, insidieux, propres sur eux, diplômés, prenant leur temps. Mais des tyrans tout de même. Et qui ne sont pas moins dangereux que n'importe quel tyran.
La France, Corée de l’Ouest ?
L'effet est clair. Présenter les opposants comme des complotistes, des pervers, des azimuthés paranoïaques, des fous, relevant plus de la psychiatrie que de la politique. Ca ne vous rappelle rien ?
La seule différence, c'est que les soviétiques manquaient de finesse. L'enfermement était physique. Chez nous, l'enfermement sera médiatique : vos opinions seront considérées unanimement comme une folie malsaine, jugement confirmé par le tampon de l'autorité judiciaire. Vous pourrez compter sur les kapos-journalistes pour faire sans états d'âme ce sale boulot de garde-chiourmes (1). Vous ne pourrez pas plus sortir de ce classement infamant que d'une prison. Vous hésiterez à parler franchement (tout le monde n'a pas le courage judiciaire de Zemmour) et, de toute façon, vous ne serez plus entendu.
Bien sûr, une partie du public sentira bien qu'il y a un malaise. Mais comme il ne sera pas exprimé dans le débat public mais seulement aux marges, le but de la marginalisation des critiques sera atteint.
Et nous ne vivrons plus (encore moins qu'aujourd'hui) en démocratie.
**********
(1) : si vous avez oublié qu'un journaliste, c'est un commissaire politique, petit rappel :
Après « l’imam autoproclamé », voici le « pseudo-supporter »
Addendum :
Par exemple : Avant de bloquer les migrants dans les Alpes, ces trois identitaires s'étaient fait refuser l'entrée au Royaume-uni
L'argumentaire lénifiant est déjà en place : c'est une loi dissuasive, destinée à ne pas être appliquée, et qui ne sera active qu'en période électorale. Une loi quasiment sans effet. Ben voyons !
Comme si dissuader d'exprimer des opinions en période électorale, ce n'était pas la pire atteinte à la démocratie qu'on puisse faire !
Tout l'argumentaire qu'on nous sert revient à cela : ceux qui présentent cette loi ne croient pas au débat démocratique, n'en veulent pas, refusent qu'on soit libre d'émettre la totalité des arguments qu'on peut leur opposer. C'est la définition des tyrans. Des tyrans furtifs, insidieux, propres sur eux, diplômés, prenant leur temps. Mais des tyrans tout de même. Et qui ne sont pas moins dangereux que n'importe quel tyran.
La France, Corée de l’Ouest ?
L'effet est clair. Présenter les opposants comme des complotistes, des pervers, des azimuthés paranoïaques, des fous, relevant plus de la psychiatrie que de la politique. Ca ne vous rappelle rien ?
La seule différence, c'est que les soviétiques manquaient de finesse. L'enfermement était physique. Chez nous, l'enfermement sera médiatique : vos opinions seront considérées unanimement comme une folie malsaine, jugement confirmé par le tampon de l'autorité judiciaire. Vous pourrez compter sur les kapos-journalistes pour faire sans états d'âme ce sale boulot de garde-chiourmes (1). Vous ne pourrez pas plus sortir de ce classement infamant que d'une prison. Vous hésiterez à parler franchement (tout le monde n'a pas le courage judiciaire de Zemmour) et, de toute façon, vous ne serez plus entendu.
Bien sûr, une partie du public sentira bien qu'il y a un malaise. Mais comme il ne sera pas exprimé dans le débat public mais seulement aux marges, le but de la marginalisation des critiques sera atteint.
Et nous ne vivrons plus (encore moins qu'aujourd'hui) en démocratie.
**********
(1) : si vous avez oublié qu'un journaliste, c'est un commissaire politique, petit rappel :
Après « l’imam autoproclamé », voici le « pseudo-supporter »
Addendum :
Par exemple : Avant de bloquer les migrants dans les Alpes, ces trois identitaires s'étaient fait refuser l'entrée au Royaume-uni
Libellés :
journalisme de connivence,
tyrannie
vendredi, mai 25, 2018
Hon-y-groie
Vous le savez, puisque je radote, je pense que « Big is beautiful » et « L’union fait la force », érigés en dogmes, sont des conneries. Une de ces idées à la mode que rien ne fonde. Cela nous justifie l’européisme et les fusions-acquisitions géantes, au nom de la taille critique.
Mais, quand on est intelligent, on sait qu’il y a un autre proverbe, plus pertinent : « Mieux être seul que mal accompagné ».
Pour l’économie, le problème est réglé : il y a eu des centaines (milliers ?) d’études sur la question.
La réponse est nette et sans bavures : cette notion de taille critique n’a aucun sens économique, ni au niveau d’une entreprise ni à celui d’un pays. En réalité, c’est un argument bateau utilisé pour masquer d’autres arguments qu’on ne veut pas donner (comme le fait que lorsqu’on fusionne deux entreprises, le salaire des dirigeants gonfle). Quand on justifie une fusion-acquisition ou une union économique par la taille critique, c’est qu’on ne sait pas pourquoi on le fait ou qu’on le fait pour de mauvaises raisons.
Economiquement, mieux vaut être la Suisse (qui, ironie de l’histoire, est une confédération) que l’UE.
Mais il n’y a pas que l’économie dans la vie. A ce moment-là, on me dit « Et les milliards de Chinois ? Et l’hégémonie américaine ? Il faut bien avoir la ‘taille critique’ politique pour les combattre ? ».
A cela, je réponds « La taille ne fait rien à l’affaire ». Plus exactement, la course à la taille pour la taille a des inconvénients qui en tuent les avantages : c’est toujours cela que les partisans du gigantisme refusent de voir. Refus non contre la théorie, ce qui serait pardonnable, mais contre la réalité et l’expérience historique.
Je ne sache pas que l’UE, union dysfonctionnelle s’il en est, résiste particulièrement aux Etats-Unis et à la Chine. Rome, Venise, l’Angleterre : tous des nains au départ. Il est même probable quand on regarde l’histoire de la France et de la Chine, que la taille est plus souvent un handicap qu’une chance.
Quant au domaine militaire, la bombe atomique a un pouvoir égalisateur. Entre le petit Israël et le grand Iran vous donnez qui gagnant ?
Bref, ces histoires de taille, c’est pour les crétins. Ce qu’il faut, c’est une bonne stratégie. Quelquefois, elle demande de s’unir, mais la plupart du temps, non.
Aujourd’hui, la France se porterait bien mieux et aurait plus d’influence internationale hors de l’UE, délivrée de la tutelle berlinoise et orientée vers le grand large.
Un gouvernement exemplaire, certes. Mais de quoi ?
Quand je pense aux leçons de relations sociales que les hommes de l’Etat ne cessent de donner au privé …
Hécatombe à Matignon : 14 secrétaires sont parties en un an
Ca tombe pile-poil dans l'idée que je me fais de notre gouvernement : des technocrates arrogants et inhumains, des machines qui croient que tout leur est du. Vous remarquerez qu'ils ne se remettent nullement en cause.
Hécatombe à Matignon : 14 secrétaires sont parties en un an
Ca tombe pile-poil dans l'idée que je me fais de notre gouvernement : des technocrates arrogants et inhumains, des machines qui croient que tout leur est du. Vous remarquerez qu'ils ne se remettent nullement en cause.
jeudi, mai 24, 2018
mercredi, mai 23, 2018
« Une femme qu'on aurait aimé voir présidente ... »
« Une femme qu'on aurait aimé voir présidente : Michelle Obama ».
Voilà ce que j'ai entendu d'une présentatrice ce matin sur TSF Jazz. Sur TSF Jazz ! Qu'a à faire ce commentaire politique sur une radio, qui plus est d'une journaliste française à propos d'un pays étranger ?
L'honnêteté m'oblige à dire que son collègue a visiblement été interloqué.
Toi, la grognasse de TSF Jazz, qu'est-ce qui te donne la légitimité de nous asséner ta préférence sur ce que les Américains auraient du voter ? Plus largement, on se les taille en papillotes et on se les met où je pense, tes niaises préférences politiquement correctes.
Si j'écoute une radio de musique, c'est justement pour échapper à ces niaiseries.
Voilà ce que j'ai entendu d'une présentatrice ce matin sur TSF Jazz. Sur TSF Jazz ! Qu'a à faire ce commentaire politique sur une radio, qui plus est d'une journaliste française à propos d'un pays étranger ?
L'honnêteté m'oblige à dire que son collègue a visiblement été interloqué.
Toi, la grognasse de TSF Jazz, qu'est-ce qui te donne la légitimité de nous asséner ta préférence sur ce que les Américains auraient du voter ? Plus largement, on se les taille en papillotes et on se les met où je pense, tes niaises préférences politiquement correctes.
Si j'écoute une radio de musique, c'est justement pour échapper à ces niaiseries.
L'Italie plutôt barbare qu'asservie
Zemmour impeccable sur l'Italie (ses propos n'étonneront pas les lecteurs de ce blog) :
Les légumes aussi refusent d'être asservis, le vexit :
Les légumes aussi refusent d'être asservis, le vexit :
mardi, mai 22, 2018
Commémoration du génocide des Grecs du Pont (parce qu'il y a des victimes de génocide qui intéressent moins les médias que d'autres)
D'un ami français qui vit en Grèce pour raisons familiales et qui s'est converti à l'orthodoxie, irrité par la mollesse de l'Eglise romaine :
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Au cas où les media français n'en auraient pas parlé, samedi 19 mai était le jour anniversaire de commémoration du génocide des chrétiens, en particulier des Grecs, dans la région du sud de la mer noire (voir carte).
Ce génocide a commencé dès 1914 et s'est poursuivi jusqu'en 1923 (environ 350 000 tués dans cette région seulement). En fait il s'est intensifié entre la fin de la guerre (prise de pouvoir des "jeunes turcs") et le traité de Lausanne (1923) où le problème du transfert des populations (majorité de Grecs, mais aussi Assyriens et Arméniens) ne se posait plus du fait de l'élimination des populations chrétiennes de la région (travaux forcés, déportations,...). Le sultan était en fait plus tolérant.
Les puissances occidentales étaient au courant (voir titre du New York Times de l'époque; Trébizonde était la ville la plus importante) Ici, en Grèce, nous avons vu un stand devant le parlement à Athènes et, bien sûr, le sujet a été largement évoqué à la messe ce matin. N'oublions pas l'histoire !
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Au cas où les media français n'en auraient pas parlé, samedi 19 mai était le jour anniversaire de commémoration du génocide des chrétiens, en particulier des Grecs, dans la région du sud de la mer noire (voir carte).
Ce génocide a commencé dès 1914 et s'est poursuivi jusqu'en 1923 (environ 350 000 tués dans cette région seulement). En fait il s'est intensifié entre la fin de la guerre (prise de pouvoir des "jeunes turcs") et le traité de Lausanne (1923) où le problème du transfert des populations (majorité de Grecs, mais aussi Assyriens et Arméniens) ne se posait plus du fait de l'élimination des populations chrétiennes de la région (travaux forcés, déportations,...). Le sultan était en fait plus tolérant.
Les puissances occidentales étaient au courant (voir titre du New York Times de l'époque; Trébizonde était la ville la plus importante) Ici, en Grèce, nous avons vu un stand devant le parlement à Athènes et, bien sûr, le sujet a été largement évoqué à la messe ce matin. N'oublions pas l'histoire !
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Éric Delbecque : « Nous n'avons rien compris de la puissance américaine ! »
Éric Delbecque : « Nous n'avons rien compris de la puissance américaine ! » (en fait, il veut dire « la classe jacassante, nos dirigeants n'ont rien compris », car je connais des Français de base qui ont parfaitement compris).
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Le danger est donc ailleurs [que dans le complexe militaro-industriel américain] ?
Oui, précisément dans ce que nous vivons actuellement. À travers l'extraterritorialité du droit américain, nous assistons au déploiement d'un dispositif de puissance redoutablement efficace qui prétend imposer ses règles au monde entier. D'un point de vue politique, il convient de l'interpréter de la seule manière possible : c'est une prétention à la domination planétaire. Pas par la violence, bien évidemment, mais par la contrainte indirecte et sous couverture morale.
Les États-Unis disent le bien (« il ne faut pas commercer avec l'Iran car ils représentent une anomalie idéologique et morale ») et les Européens doivent s'aligner sur la parole sacrée… Mais ce qui mérite ici d'être médité, ce n'est pas le mode d'action de nos « alliés » d'Outre-Atlantique, c'est l'inaction européenne depuis vingt-cinq ans. Après tout, les Américains poursuivent la mise en œuvre d'une stratégie que leur offrent leurs différents avantages comparés, ce qui est assez compréhensible. Le drame, c'est que l'Union européenne échoue régulièrement à bâtir une réponse intelligente et décisive à la politique de maîtrise de la mondialisation (industriellement, financièrement, juridiquement, technologiquement) engagée par l'Oncle Sam après la fin du condominium Ouest/Est.
Tout cela a deux conséquences majeures : la première sera de renforcer la détermination russe et chinoise d'édifier une zone d'influence propre, capable de fonctionner selon une philosophie de dissuasion tout en ménageant une mécanique de réciprocité ; la seconde est de pousser l'Europe en dehors de l'Histoire.
N'êtes-vous pas pessimiste ?
Simplement réaliste. Nos entreprises aujourd'hui en relation avec l'Iran sont priées sans ménagement de ranger leurs affaires et d'aller jouer ailleurs… Que faut-il de plus pour regarder le réel en face ? Pour réagir, encore faut-il cesser de minimiser. Nous autres, Européens, nous nous acharnons à vouloir décrypter le présent de 2018 avec les outils intellectuels de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre froide. Bien sûr, ça ne peut pas fonctionner. Nous croyons être les alliés des Américains de la même manière qu'en 1945 ou qu'en 2001 : c'est inexact et dangereux.
Nous devons « challenger » Washington sur le terrain politique, leur faire comprendre d'une manière ou d'une autre qu'ils se trompent dans leur approche de la puissance et du leadership. C'est ainsi que se comporte un partenaire sincère, indépendant et digne. La condition de vassal craintif qui nous caractérise ne mène à rien. Sans pour autant devenir vindicatifs ou teigneux, nous devons cesser d'être le pilier européen de l'hégémonie américaine pour devenir ce qui est réellement notre vocation depuis toujours: être un point entre les civilisations, entre l'Occident et l'Orient, entre l'Amérique et l'Asie. La France contre les Empires, l'Europe contre les empires: voilà un horizon de sens enthousiasmant, encore faut-il avoir le courage et la force de relever un tel défi.
**********
De bien belles paroles, mais qui se heurtent toujours au problème des Européens : changer d'élites, virer l'hyper-classe mondialiste vendue à Washington (qui n'est pas l'Amérique entière) et trouver des homes capables de défendre leur pays, et non un autre que le leur.
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Le danger est donc ailleurs [que dans le complexe militaro-industriel américain] ?
Oui, précisément dans ce que nous vivons actuellement. À travers l'extraterritorialité du droit américain, nous assistons au déploiement d'un dispositif de puissance redoutablement efficace qui prétend imposer ses règles au monde entier. D'un point de vue politique, il convient de l'interpréter de la seule manière possible : c'est une prétention à la domination planétaire. Pas par la violence, bien évidemment, mais par la contrainte indirecte et sous couverture morale.
Les États-Unis disent le bien (« il ne faut pas commercer avec l'Iran car ils représentent une anomalie idéologique et morale ») et les Européens doivent s'aligner sur la parole sacrée… Mais ce qui mérite ici d'être médité, ce n'est pas le mode d'action de nos « alliés » d'Outre-Atlantique, c'est l'inaction européenne depuis vingt-cinq ans. Après tout, les Américains poursuivent la mise en œuvre d'une stratégie que leur offrent leurs différents avantages comparés, ce qui est assez compréhensible. Le drame, c'est que l'Union européenne échoue régulièrement à bâtir une réponse intelligente et décisive à la politique de maîtrise de la mondialisation (industriellement, financièrement, juridiquement, technologiquement) engagée par l'Oncle Sam après la fin du condominium Ouest/Est.
Tout cela a deux conséquences majeures : la première sera de renforcer la détermination russe et chinoise d'édifier une zone d'influence propre, capable de fonctionner selon une philosophie de dissuasion tout en ménageant une mécanique de réciprocité ; la seconde est de pousser l'Europe en dehors de l'Histoire.
N'êtes-vous pas pessimiste ?
Simplement réaliste. Nos entreprises aujourd'hui en relation avec l'Iran sont priées sans ménagement de ranger leurs affaires et d'aller jouer ailleurs… Que faut-il de plus pour regarder le réel en face ? Pour réagir, encore faut-il cesser de minimiser. Nous autres, Européens, nous nous acharnons à vouloir décrypter le présent de 2018 avec les outils intellectuels de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre froide. Bien sûr, ça ne peut pas fonctionner. Nous croyons être les alliés des Américains de la même manière qu'en 1945 ou qu'en 2001 : c'est inexact et dangereux.
Nous devons « challenger » Washington sur le terrain politique, leur faire comprendre d'une manière ou d'une autre qu'ils se trompent dans leur approche de la puissance et du leadership. C'est ainsi que se comporte un partenaire sincère, indépendant et digne. La condition de vassal craintif qui nous caractérise ne mène à rien. Sans pour autant devenir vindicatifs ou teigneux, nous devons cesser d'être le pilier européen de l'hégémonie américaine pour devenir ce qui est réellement notre vocation depuis toujours: être un point entre les civilisations, entre l'Occident et l'Orient, entre l'Amérique et l'Asie. La France contre les Empires, l'Europe contre les empires: voilà un horizon de sens enthousiasmant, encore faut-il avoir le courage et la force de relever un tel défi.
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De bien belles paroles, mais qui se heurtent toujours au problème des Européens : changer d'élites, virer l'hyper-classe mondialiste vendue à Washington (qui n'est pas l'Amérique entière) et trouver des homes capables de défendre leur pays, et non un autre que le leur.
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Amérique,
France,
stratégie,
trahison de la classe dirigeante
lundi, mai 21, 2018
Ferté Alais 2018
Un passage Spad-Rafale très émouvant.
Voltige en planeur, toujours aussi majestueux :
La madame qui en bouche un coin à tout le monde :
Un posé en Transall qui a surpris même le commentateur :
La video :
Et pour ceux qui se foutent des avions :
Voltige en planeur, toujours aussi majestueux :
La madame qui en bouche un coin à tout le monde :
Un posé en Transall qui a surpris même le commentateur :
La video :
Et pour ceux qui se foutent des avions :
Le pari des Italiens, déjà perdu ?
Bruno Bertez explique très bien la situation :
CA Y EST LE PIÈGE DES ÉLITES EST TENDU CONTRE L’ITALIE. LES ITALIENS ONT ILS COMPRIS ? OSERONT-ILS UTILISER LEUR SEULE ARME ?
*********
La stratégie des élites consiste à asphyxier le pays récalcitrant, à assécher sa liquidité et sa trésorerie, ensuite à affoler les détenteurs de comptes bancaires pour qu’ils produisent un « run ». Ensuite, c’est fini, le tour est joué car la masse se retourne contre son gouvernement.
Les anti establishment en Italie n’ont qu’une marge de 6 sièges au sénat ; si ils ne ferment pas les frontières monétaires et bancaires, si ils ne contrôlent pas les mouvements de capitaux, si ils ne lancent pas tout de suite la monnaie parallèle, ils sont cuits.
Dans pareille situation les Italiens n’ont qu’une arme: l’attaque c’est à dire la menace de la bombe atomique: la répudiation unilatérale de leurs dettes.
Toute défense sera au contraire leur perte. Seule l’attaque, pas le bluff, seule l’attaque peut être efficace.
Comme les Grecs. La Grèce a servi de répétition.
Pour l’instant les leaders anti establishment font fausse route, comme les Grecs en leur temps ils brandissent leur souveraineté! Ils n’ont pas compris que la souveraineté et la légitimité, les élites euros s’en fichent car elle savent que le soutien populaire est fragile et qu’il ne résistera pas aux difficultés financières, monétaires et bancaires.
Pour tenir face aux élites il faut une monnaie d’échange, il faut qu’elles aient quelque chose à perdre et ce quelque chose à perdre ne peut être que du domaine financier: la stabilité financière, la stabilité des banques euros et françaises en particulier et cette stabilité ne peut être mise en danger que par une répudiation, une fermeture des frontières aux mouvements de capitaux.
Il faut comprendre que ce n’est pas une élection, mais une révolution.
*********
Pierre-Yves Rougeyron, qui les fréquente, explique que les européistes sont en guerre totale contre « les populistes » et que, comme tous les bons totalitaires, ils croient que la fin justifie les moyens.
De leur point de vue de fous obsédés par leurs fantasmes et par leur pouvoir, dans leur monde parallèle européiste, une démocratie, ça ne se respecte pas, car respecter une démocratie, ça mène au nazisme et, crime plus abominable encore, au chômage des eurocrates. Une démocratie, ça se manipule ; une opinion, ça se retourne, suivant le mécanisme décrit par Bruno Bertez.
Seulement, il me semble que les européistes se trompent de timing. Oui, la dissolution des peuples européens dans l'individualisme et dans le Grand Remplacement est presque achevée. Mais « presque » seulement. Le nationalisme mourant est encore assez fort pour renverser les gnomes bruxello-berlinois.
Mais les européistes peuvent-ils faire autrement ? Ils sont dos au mur. Respecter la démocratie et reconnaître que leur « machin » est une prison des peuples à faire sauter d'urgence, c'est un suicide politique et financier (j'ai compris que le fric, ça compte beaucoup au Berlaymont).
Face à cela, le nouveau gouvernement italien ne me paraît pas un gouvernement de guerriers. Certes, ce n'est pas un gouvernement d'esclaves comme le gouvernement français, mais il n'a pas le couteau entre les dents.
Tous les peuples européens ont le même problème, y compris les Anglais : changer d'élite. Trouver des dirigeants voulant et pouvant défendre les intérêts de leur pays et de leur peuple et non pas un programme supra-national.
Comme, en Europe de l'ouest, la solution pour changer d'élite n'a toujours pas été trouvée, nous allons continuer à pourrir et à souffrir. Les européistes ne triompheront pas, mais leurs opposants non plus.
Jusqu'à la crise (prise de pouvoir un parti islamiste, par exemple, ou guerre civile ou banqueroute) qui viendra tout résoudre.
CA Y EST LE PIÈGE DES ÉLITES EST TENDU CONTRE L’ITALIE. LES ITALIENS ONT ILS COMPRIS ? OSERONT-ILS UTILISER LEUR SEULE ARME ?
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La stratégie des élites consiste à asphyxier le pays récalcitrant, à assécher sa liquidité et sa trésorerie, ensuite à affoler les détenteurs de comptes bancaires pour qu’ils produisent un « run ». Ensuite, c’est fini, le tour est joué car la masse se retourne contre son gouvernement.
Les anti establishment en Italie n’ont qu’une marge de 6 sièges au sénat ; si ils ne ferment pas les frontières monétaires et bancaires, si ils ne contrôlent pas les mouvements de capitaux, si ils ne lancent pas tout de suite la monnaie parallèle, ils sont cuits.
Dans pareille situation les Italiens n’ont qu’une arme: l’attaque c’est à dire la menace de la bombe atomique: la répudiation unilatérale de leurs dettes.
Toute défense sera au contraire leur perte. Seule l’attaque, pas le bluff, seule l’attaque peut être efficace.
Comme les Grecs. La Grèce a servi de répétition.
Pour l’instant les leaders anti establishment font fausse route, comme les Grecs en leur temps ils brandissent leur souveraineté! Ils n’ont pas compris que la souveraineté et la légitimité, les élites euros s’en fichent car elle savent que le soutien populaire est fragile et qu’il ne résistera pas aux difficultés financières, monétaires et bancaires.
Pour tenir face aux élites il faut une monnaie d’échange, il faut qu’elles aient quelque chose à perdre et ce quelque chose à perdre ne peut être que du domaine financier: la stabilité financière, la stabilité des banques euros et françaises en particulier et cette stabilité ne peut être mise en danger que par une répudiation, une fermeture des frontières aux mouvements de capitaux.
Il faut comprendre que ce n’est pas une élection, mais une révolution.
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Pierre-Yves Rougeyron, qui les fréquente, explique que les européistes sont en guerre totale contre « les populistes » et que, comme tous les bons totalitaires, ils croient que la fin justifie les moyens.
De leur point de vue de fous obsédés par leurs fantasmes et par leur pouvoir, dans leur monde parallèle européiste, une démocratie, ça ne se respecte pas, car respecter une démocratie, ça mène au nazisme et, crime plus abominable encore, au chômage des eurocrates. Une démocratie, ça se manipule ; une opinion, ça se retourne, suivant le mécanisme décrit par Bruno Bertez.
Seulement, il me semble que les européistes se trompent de timing. Oui, la dissolution des peuples européens dans l'individualisme et dans le Grand Remplacement est presque achevée. Mais « presque » seulement. Le nationalisme mourant est encore assez fort pour renverser les gnomes bruxello-berlinois.
Mais les européistes peuvent-ils faire autrement ? Ils sont dos au mur. Respecter la démocratie et reconnaître que leur « machin » est une prison des peuples à faire sauter d'urgence, c'est un suicide politique et financier (j'ai compris que le fric, ça compte beaucoup au Berlaymont).
Face à cela, le nouveau gouvernement italien ne me paraît pas un gouvernement de guerriers. Certes, ce n'est pas un gouvernement d'esclaves comme le gouvernement français, mais il n'a pas le couteau entre les dents.
Tous les peuples européens ont le même problème, y compris les Anglais : changer d'élite. Trouver des dirigeants voulant et pouvant défendre les intérêts de leur pays et de leur peuple et non pas un programme supra-national.
Comme, en Europe de l'ouest, la solution pour changer d'élite n'a toujours pas été trouvée, nous allons continuer à pourrir et à souffrir. Les européistes ne triompheront pas, mais leurs opposants non plus.
Jusqu'à la crise (prise de pouvoir un parti islamiste, par exemple, ou guerre civile ou banqueroute) qui viendra tout résoudre.
Hervé Juvin : « Le totalitarisme de l'individu est la plus grande menace qui pèse sur notre condition humaine »
Hervé Juvin : « Le totalitarisme de l'individu est la plus grande menace qui pèse sur notre condition humaine »
*************
Le cardinal de Richelieu l'avait dit : « l'Église a l'éternité devant elle, la survie de la France est un combat de chaque jour. » Nous l'avons oublié. Ce combat, depuis trop d'années, n'a pas été mené. Tout a été dit, fait, assumé, comme si la France pouvait tout subir, tout payer, tout accepter. Tout a été affirmé, géré, décidé, comme si la France était le problème, comme si l'identité française était un gros mot, comme si défendre la France était coupable, honteux, et condamnable. Qu'il s'agisse des dérives anti-démocratiques de l'Union européenne, qui entend punir les peuples qui votent mal et les nations qui ne veulent pas se dissoudre dans le grand tout du droit et des Droits, qu'il s'agisse des migrations et de l'intégration de populations étrangères, qui condamnent la France si elle n'est pas fière, forte et sûre d'elle-même, qu'il s'agisse du marché du droit qui entend subordonner les lois, les États et les Nations à l'intérêt du capital à travers la privatisation de la justice, qu'il s'agisse du totalitarisme de l'individu qui détruit implacablement les sociétés les plus soucieuses du respect de la personne humaine, tout ce qui fait la France, tout ce qu'il y a de français en France et dans le monde a été réduit, bafoué, ou détruit. Qui ose encore prononcer la devise: liberté, égalité, fraternité ?
La France n'est pas le problème, elle est notre chance, à nous Français, et à eux, si nombreux dans le monde, qui rêvent de la France et qui attendent qu'elle redevienne ce qu'elle est - la France libre, la France championne des non-alignés, la plus grande France! La France est ce que nous avons de meilleur.
Voilà pourquoi nous allons vivre un moment politique ; le moment où l'arrangement entre la nature, l'identité et la société va prendre le pas sur l'abandon au droit, au marché et à la croissance, dont les promesses ne sont pas tenues, et qui ne peuvent plus être identifiées au progrès.
[…]
Quels sont les intérêts de la France? Comment les affirmer, comment faire la France plus forte, plus écoutée, comment protéger les Français et garantir leur liberté ?
Tout Français ne peut que souhaiter la réussite du Président Emmanuel Macron ; il y va de notre intérêt à tous, de la paix et de la guerre, il y va de la France! Mais force est de constater que sur ces sujets, comme sur bien d'autres, nous attendons encore qu'il exprime sa vision et qu'il nous explique ses choix. Il a su ranimer des symboles utiles ; réception à Versailles, solennité républicaine, et jusqu'au culte du héros, en la personne du gendarme Beltrame. C'est bien.
Mais les effets de ses vœux européens se font attendre. L'Allemagne n'a pas bougé. Mais les résultats politiques de la participation française à l'opération de bombardement en Syrie ont été nuls ; Donald Trump n'a pas bougé dans sa décision de sortir de l'accord sur le nucléaire iranien, et l'Union européenne a été renvoyée à son insignifiance géopolitique. Mais les déclarations d'intention contre la soumission aux sanctions américaines et à l'extraterritorialité de leurs embargos ne trompent personne ; les entreprises françaises se verront soumises à l'ordre américain, faute d'une politique étrangère claire, qui fixe les lignes rouges, désigne l'ennemi, et fasse passer l'intérêt national avant tout. C'est bien d'en appeler au multilatéralisme, mais comment ne pas constater, avec Donald Trump ou Israël, les perversions d'un système onusien qui avait donné à un représentant de la Libye la présidence d'une commission sur les droits des femmes ? C'est bien de défendre les accords commerciaux, mais comment ne pas voir que le libre-échange a fait une poignée de milliardaires, des millions de chômeurs, la mort de nos villages et de nos villes moyennes, pillés par la grande distribution, et la ruine de nos territoires, abandonnés par les métropoles qui se rêvent virtuelles ?
[…]
Il est clair qu'en matière de pression migratoire, nous n'avons encore rien vu, surtout si ses ennemis continuent d'imposer à l'Europe des idées et des pratiques qui détruisent son unité et implantent sur son sol tous les conflits du monde! Dans ce domaine, subir n'est pas de mise. Il faut anticiper, il faut défendre, et il faut proposer.
Le problème n'est pas l'Afrique, c'est la France ! C'est l'absence d'une politique africaine digne de ce nom, qu'a illustrée la désastreuse destruction du verrou libyen, qu'illustre l'enlisement au Sahel et en Centrafrique! Et c'est l'absence d'une politique de population qui ose dire son nom, comme condition de la paix civile, de l'unité nationale, et de la sécurité des Français. Il y a urgence à la définir! D'abord parce que, depuis l'abandon de l'Union de son devoir de protéger les Européens, il revient à la France, et à elle seule, de tenir ses frontières et de n'admettre sur son territoire que celles et eux qu'elle choisit. Comme l'a rappelé Donald Trump, une nation qui ne tient pas ses frontières n'existe plus. Ensuite, parce que l'Afrique peut être une chance pour la France, la chance notamment que le français redevienne une langue mondiale, la troisième par le nombre de ses locuteurs.
*************
Tout cela est bel et bon, je suis d'accord mais avec deux caveat :
1) Tout cela manque terriblement de concret. Macron, avec son « en même temps » pourrait être d'accord.
2) J'ai essayé de lire un livre d'Hervé Juvin, que j'ai trouvé intéressant pour ce que j'en ai compris, mais il était tellement écrit avec les pieds que je ne suis pas allé au bout. Qu'on ne me dise pas que j'exige de tous les auteurs qu'ils écrivent comme Stendhal ou Julien Gracq : je tolère le style Zemmour assez bien. Néanmoins, il y a un seuil en dessous duquel on se fout du de la gueule du lecteur. C'est le fameux style universitaire inspiré d'Alan Greenspan : « Si vous m'avez compris, c'est que je me suis mal exprimé ».
Dans cet entretien (même s'il est un peu fumeux), Juvin paraît capable d'abandonner le charabia, pourquoi ne le fait-il pas dans ses livres ?
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Le cardinal de Richelieu l'avait dit : « l'Église a l'éternité devant elle, la survie de la France est un combat de chaque jour. » Nous l'avons oublié. Ce combat, depuis trop d'années, n'a pas été mené. Tout a été dit, fait, assumé, comme si la France pouvait tout subir, tout payer, tout accepter. Tout a été affirmé, géré, décidé, comme si la France était le problème, comme si l'identité française était un gros mot, comme si défendre la France était coupable, honteux, et condamnable. Qu'il s'agisse des dérives anti-démocratiques de l'Union européenne, qui entend punir les peuples qui votent mal et les nations qui ne veulent pas se dissoudre dans le grand tout du droit et des Droits, qu'il s'agisse des migrations et de l'intégration de populations étrangères, qui condamnent la France si elle n'est pas fière, forte et sûre d'elle-même, qu'il s'agisse du marché du droit qui entend subordonner les lois, les États et les Nations à l'intérêt du capital à travers la privatisation de la justice, qu'il s'agisse du totalitarisme de l'individu qui détruit implacablement les sociétés les plus soucieuses du respect de la personne humaine, tout ce qui fait la France, tout ce qu'il y a de français en France et dans le monde a été réduit, bafoué, ou détruit. Qui ose encore prononcer la devise: liberté, égalité, fraternité ?
La France n'est pas le problème, elle est notre chance, à nous Français, et à eux, si nombreux dans le monde, qui rêvent de la France et qui attendent qu'elle redevienne ce qu'elle est - la France libre, la France championne des non-alignés, la plus grande France! La France est ce que nous avons de meilleur.
Voilà pourquoi nous allons vivre un moment politique ; le moment où l'arrangement entre la nature, l'identité et la société va prendre le pas sur l'abandon au droit, au marché et à la croissance, dont les promesses ne sont pas tenues, et qui ne peuvent plus être identifiées au progrès.
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Quels sont les intérêts de la France? Comment les affirmer, comment faire la France plus forte, plus écoutée, comment protéger les Français et garantir leur liberté ?
Tout Français ne peut que souhaiter la réussite du Président Emmanuel Macron ; il y va de notre intérêt à tous, de la paix et de la guerre, il y va de la France! Mais force est de constater que sur ces sujets, comme sur bien d'autres, nous attendons encore qu'il exprime sa vision et qu'il nous explique ses choix. Il a su ranimer des symboles utiles ; réception à Versailles, solennité républicaine, et jusqu'au culte du héros, en la personne du gendarme Beltrame. C'est bien.
Mais les effets de ses vœux européens se font attendre. L'Allemagne n'a pas bougé. Mais les résultats politiques de la participation française à l'opération de bombardement en Syrie ont été nuls ; Donald Trump n'a pas bougé dans sa décision de sortir de l'accord sur le nucléaire iranien, et l'Union européenne a été renvoyée à son insignifiance géopolitique. Mais les déclarations d'intention contre la soumission aux sanctions américaines et à l'extraterritorialité de leurs embargos ne trompent personne ; les entreprises françaises se verront soumises à l'ordre américain, faute d'une politique étrangère claire, qui fixe les lignes rouges, désigne l'ennemi, et fasse passer l'intérêt national avant tout. C'est bien d'en appeler au multilatéralisme, mais comment ne pas constater, avec Donald Trump ou Israël, les perversions d'un système onusien qui avait donné à un représentant de la Libye la présidence d'une commission sur les droits des femmes ? C'est bien de défendre les accords commerciaux, mais comment ne pas voir que le libre-échange a fait une poignée de milliardaires, des millions de chômeurs, la mort de nos villages et de nos villes moyennes, pillés par la grande distribution, et la ruine de nos territoires, abandonnés par les métropoles qui se rêvent virtuelles ?
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Il est clair qu'en matière de pression migratoire, nous n'avons encore rien vu, surtout si ses ennemis continuent d'imposer à l'Europe des idées et des pratiques qui détruisent son unité et implantent sur son sol tous les conflits du monde! Dans ce domaine, subir n'est pas de mise. Il faut anticiper, il faut défendre, et il faut proposer.
Le problème n'est pas l'Afrique, c'est la France ! C'est l'absence d'une politique africaine digne de ce nom, qu'a illustrée la désastreuse destruction du verrou libyen, qu'illustre l'enlisement au Sahel et en Centrafrique! Et c'est l'absence d'une politique de population qui ose dire son nom, comme condition de la paix civile, de l'unité nationale, et de la sécurité des Français. Il y a urgence à la définir! D'abord parce que, depuis l'abandon de l'Union de son devoir de protéger les Européens, il revient à la France, et à elle seule, de tenir ses frontières et de n'admettre sur son territoire que celles et eux qu'elle choisit. Comme l'a rappelé Donald Trump, une nation qui ne tient pas ses frontières n'existe plus. Ensuite, parce que l'Afrique peut être une chance pour la France, la chance notamment que le français redevienne une langue mondiale, la troisième par le nombre de ses locuteurs.
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Tout cela est bel et bon, je suis d'accord mais avec deux caveat :
1) Tout cela manque terriblement de concret. Macron, avec son « en même temps » pourrait être d'accord.
2) J'ai essayé de lire un livre d'Hervé Juvin, que j'ai trouvé intéressant pour ce que j'en ai compris, mais il était tellement écrit avec les pieds que je ne suis pas allé au bout. Qu'on ne me dise pas que j'exige de tous les auteurs qu'ils écrivent comme Stendhal ou Julien Gracq : je tolère le style Zemmour assez bien. Néanmoins, il y a un seuil en dessous duquel on se fout du de la gueule du lecteur. C'est le fameux style universitaire inspiré d'Alan Greenspan : « Si vous m'avez compris, c'est que je me suis mal exprimé ».
Dans cet entretien (même s'il est un peu fumeux), Juvin paraît capable d'abandonner le charabia, pourquoi ne le fait-il pas dans ses livres ?
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Hervé Juvin,
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