1) Voter Sarkozy. C'est un moindre mal.
2) Voter Aubry ou Royal. Une fois qu'on aura touché le fond, ça repartira.
3) Voter Marine Le Pen. Au moins, elle n'a pas honte de la France et ne la réduit pas à la Sécu et aux «valeurs de la République».
4) S'abstenir. Refuser de participer à une escroquerie.
Le 2) est éliminé d'emblée. Il n'y a pas de fond à la piscine. La politique du pire est toujours la pire des politiques.
Pour le reste, je n'en sais fichtre rien.
samedi, juillet 31, 2010
vendredi, juillet 30, 2010
Martin Hirsch : « La vraie intégration, c’est quand des catholiques appelleront leur enfant Mohamed »
Inutile d'épiloguer sur le phrase qui fait le titre. Que Martin Hirsch soit un pauvre connard imbu de sa personne, je le pense depuis la première fois que j'ai entendu parler de lui.
Ce qui m'intrigue, c'est ce qui pousse un type pareil à détester son pays. Bien sûr, si vous lui demandez, il vous dira qu'il aime une certaine France, mais celle qu'il vous décrira aura justement pour caractéristique de ne pas être la France.
Pourquoi un homme qui a bénéficié de toutes les facilités que peut offrir la France mord-il la main qui l'a nourri ? Ingratitude de salaud ? Faiblesse de caractère d'un mégalomane qui veut ne rien devoir à personne ?
Je connais le livre La dénationalisation tranquille de Mathieu Bock Coté, mais ses réponses générales de philosophe ne m'aident guère à comprendre l'attitude d'un individu.
Addendum : j'apprends que les enfants de ce triste sire sont prénommées Mathilde, Raphaëlle et Juliette. Encore un cas typique de salopard de politicien qui promeut des idées qu'il se garde bien d'appliquer à son Auguste Personne. La bougnoulisation, c'est bon pour les crétins du bas peuple, pas pour l'élite.
D'ailleurs, que pouvait-on attendre de bon d'un énarque qui pousse la dégueulasserie jusqu'à se servir de la misère pour lancer sa carrière ?
Ce qui m'intrigue, c'est ce qui pousse un type pareil à détester son pays. Bien sûr, si vous lui demandez, il vous dira qu'il aime une certaine France, mais celle qu'il vous décrira aura justement pour caractéristique de ne pas être la France.
Pourquoi un homme qui a bénéficié de toutes les facilités que peut offrir la France mord-il la main qui l'a nourri ? Ingratitude de salaud ? Faiblesse de caractère d'un mégalomane qui veut ne rien devoir à personne ?
Je connais le livre La dénationalisation tranquille de Mathieu Bock Coté, mais ses réponses générales de philosophe ne m'aident guère à comprendre l'attitude d'un individu.
Addendum : j'apprends que les enfants de ce triste sire sont prénommées Mathilde, Raphaëlle et Juliette. Encore un cas typique de salopard de politicien qui promeut des idées qu'il se garde bien d'appliquer à son Auguste Personne. La bougnoulisation, c'est bon pour les crétins du bas peuple, pas pour l'élite.
D'ailleurs, que pouvait-on attendre de bon d'un énarque qui pousse la dégueulasserie jusqu'à se servir de la misère pour lancer sa carrière ?
jeudi, juillet 29, 2010
Banlieues : tout va très bien madame la marquise
Deux équipes (chien et maître-chien) du 132ème Bataillon cynophile de l'armée de terre ont été mobilisées en appui des policiers du RAID pour la recherche d'armement à la suite des graves incidents de Grenoble. Ce sont eux qui ont découvert lundi un pistolet-mitrailleur Uzi et trois pistolets automatiques dans le quartier de Villeneuve. (Source : Secret Défense)
Rappelons qu'une rumeur insistante (je ne sais pas ce qu'elle vaut, c'est le problème des rumeurs) dit qu'un émeutier aurait été vu avec un lance-roquette (ça n'a matériellement rien d'impossible : il y a tant de RPG qui trainent dans le monde qu'en mettre quelques uns à l'arrière d'une camionnette est à la portée du premier caïd venu).
Rappelons qu'une rumeur insistante (je ne sais pas ce qu'elle vaut, c'est le problème des rumeurs) dit qu'un émeutier aurait été vu avec un lance-roquette (ça n'a matériellement rien d'impossible : il y a tant de RPG qui trainent dans le monde qu'en mettre quelques uns à l'arrière d'une camionnette est à la portée du premier caïd venu).
mercredi, juillet 28, 2010
Le sociologisme
Visiblement, je ne suis pas le seul à penser pis que pendre de la sociologie «à la française», ou, plutôt, à la mode EHESS.
Criminalité et la sociologie du malheur
La sociologie n'est pas une science.
(Nota : Thomas, Bob et ribellu vous pouvez vous étripez sur ce fil).
Criminalité et la sociologie du malheur
La sociologie n'est pas une science.
(Nota : Thomas, Bob et ribellu vous pouvez vous étripez sur ce fil).
A propos de l'interdiction des corridas en Catalogne
Je ne suis pas amateur de corridas, mais je ne peux que m'attrister qu'un pas de plus soit fait dans le sens de la disparition d'une tradition, d'un particularisme. Ainsi, le mouvement tendant à faire des hommes des êtres déracinés et interchangeables a encore fait une petite conquête.La chasse, la pêche et la corrida, rappelant, à leur façon, la nature organique et tragique de la vie, ramenaient l'homme à une certaine sagesse et avaient leur utilité. C'est pourquoi la bien-pensance Bisounours tient tellement à les éradiquer.
Cette humanité déracinée, sans rituels, sans traditions, sans passé, atomisée, aseptisée, seulement unie par la pulsion consumériste et par les communions sentimentales éphémères (Diana, Michael, ...) et, au final, déshumanisée qu'on nous vante et qu'on nous prépare chaque jour m'effraie.
Les arguments des opposants à la corrida me semblent un peu trop sentimentaux (1). En effet, je comprends qu'on puisse arguer de la cruauté de cette pratique. Mais les taureaux de combat vont disparaître si on interdit les corridas (2). C'est étrange de la part de gens qui vénèrent par ailleurs la bio-diversité.
De plus, c'est quand même un peu prendre Hemingway et Picasso pour des minables sanguinaires.
C'est pourquoi je considère comme décision déplorable l'interdiction. La situation antérieure me convient parfaitement : je ne m'intéresse pas à la corrida, mais je ne vois nulle raison de l'interdire.
La société s'ensauvage à grande vitesse et les abrutis à rollers se préoccupent des taureaux. Vous avez dit : démocratie, pouvoir aux abrutis ?
Ah, si seulement la raison pouvait encore triompher de l'effusion larmoyante tant prisée des medias et des imbéciles ...
*****************
(1) : vous avez compris, suite à ce message, que sentimental, au sens actuel, est à mes yeux un synonyme de dangereux crétin.
(2) : ce ne sont pas des gentilles bêbêtes. Il y a quelques années une abrutie militante anglaise de la «cause animale» (au réalité, une cause d'auto-congratulation) avait décidée de pénétrer dans un enclos malgré les interdictions pour prouver qu'on calomniait Ces pauvres animaux. Elle est morte en moins de cinq minutes. Heureusement, il arrive encore que la connerie soit létale.
dimanche, juillet 25, 2010
Spoilt rotten, the toxic cult of sentimentality (T. Dalrymple)
La thèse de Dalrymple est simple : le culte de la sentimentalité est anti-éducatif et ensauvage notre monde.
Casanova (dont vous lirez les Mémoires dans la collection Bouquins avec plaisir), grand connaisseur de l'âme humaine remarquait déjà que ceux qui manifestent le plus ostensiblement leurs sentiments sont loin d'être les plus sensibles et tentent en réalité de masquer leur totale indifférence à tout ce qui n'est pas eux.
Comme d'habitude, ce livre de Dalrymple trouve son humour noir hilarant dans la diversité des exemples cités.
Il insiste sur le fait que la sentimentalité dans l'éducation des enfants est une forme élaborée de maltraitance et de fuite de leurs responsabilités par les adultes (thème que vous connaissez bien sur ce blog : on couvre les enfants de cadeaux et on les traite en rois pour se faire pardonner de ne pas leur donner ces deux choses élémentaires et indispensables : une famille stable et une éducation qui les prépare aux duretés de la vie).
Après s'être attardé sur les ravages de la sentimentalité dans les relations entre Britanniques (les progrès de la sentimentalité marchant de pair avec ceux de la brutalité et de l'oppression (1)), Dalrymple se livre à un exercice d'analyse du désastre provoqué par la sentimentalité dans nos relations avec les pays du tiers-monde.
Avec son alacrité habituelle, il conclut que la sentimentalité et son compagnon, le multiculturalisme, ne valent pas mieux qu'un discours d'ivrogne à la fin d'une journée bien arrosée (sic): ça serait bien si tous les hommes étaient frères, si il n'y avait plus de guerres et patati et patati, mais toutes ces conneries dignes d'un John Lennon ne dispensent pas d'exercer sa raison.
Et Dalrymple termine sur cette citation, en français s'il vous plaît, de Pascal (2) :
Travaillons donc à bien penser. Voilà le principe de la morale.
***************
(1) : ceux qui se souviennent des jours qui ont suivi la mort de la princesse Diana, grand moment d'hystérie sentimentaliste, n'ont pas oublié qu'il était fort mal vu de critiquer cette imbécile frivole et égocentrique et qu'on avait tout intérêt à ne pas exprimer ses pensées si on ne voulait pas passer pour un nazi. Pour les sentimentalistes, on a le droit de tout dire, à condition de dire comme eux.
(2) : Pascal est l'anti-festiviste par excellence. La lecture régulière de Pascal, Montaigne et Stendhal protège de bien des maladies intellectuelles qui menacent l'honnête homme plongé dans notre monde affolé.
Casanova (dont vous lirez les Mémoires dans la collection Bouquins avec plaisir), grand connaisseur de l'âme humaine remarquait déjà que ceux qui manifestent le plus ostensiblement leurs sentiments sont loin d'être les plus sensibles et tentent en réalité de masquer leur totale indifférence à tout ce qui n'est pas eux.
Comme d'habitude, ce livre de Dalrymple trouve son humour noir hilarant dans la diversité des exemples cités.
Il insiste sur le fait que la sentimentalité dans l'éducation des enfants est une forme élaborée de maltraitance et de fuite de leurs responsabilités par les adultes (thème que vous connaissez bien sur ce blog : on couvre les enfants de cadeaux et on les traite en rois pour se faire pardonner de ne pas leur donner ces deux choses élémentaires et indispensables : une famille stable et une éducation qui les prépare aux duretés de la vie).
Après s'être attardé sur les ravages de la sentimentalité dans les relations entre Britanniques (les progrès de la sentimentalité marchant de pair avec ceux de la brutalité et de l'oppression (1)), Dalrymple se livre à un exercice d'analyse du désastre provoqué par la sentimentalité dans nos relations avec les pays du tiers-monde.
Avec son alacrité habituelle, il conclut que la sentimentalité et son compagnon, le multiculturalisme, ne valent pas mieux qu'un discours d'ivrogne à la fin d'une journée bien arrosée (sic): ça serait bien si tous les hommes étaient frères, si il n'y avait plus de guerres et patati et patati, mais toutes ces conneries dignes d'un John Lennon ne dispensent pas d'exercer sa raison.
Et Dalrymple termine sur cette citation, en français s'il vous plaît, de Pascal (2) :
Travaillons donc à bien penser. Voilà le principe de la morale.
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(1) : ceux qui se souviennent des jours qui ont suivi la mort de la princesse Diana, grand moment d'hystérie sentimentaliste, n'ont pas oublié qu'il était fort mal vu de critiquer cette imbécile frivole et égocentrique et qu'on avait tout intérêt à ne pas exprimer ses pensées si on ne voulait pas passer pour un nazi. Pour les sentimentalistes, on a le droit de tout dire, à condition de dire comme eux.
(2) : Pascal est l'anti-festiviste par excellence. La lecture régulière de Pascal, Montaigne et Stendhal protège de bien des maladies intellectuelles qui menacent l'honnête homme plongé dans notre monde affolé.
samedi, juillet 24, 2010
Quand le réel fasciste rattrape les festivistes dégenrés ...
Dix personnes ont été tuées samedi 24 juillet dans un mouvement de panique à la "Love Parade" de Duisbourg, dans l'ouest de l'Allemagne, a indiqué la police. L'incident s'est produit dans un tunnel. Une dizaine d'autres personnes ont dû être réanimées et une quinzaine ont été blessées. (AFP)
Je sais : c'est pas beau de se moquer d'un drame. Mais ces abrutis nous la jouent tellement Bisounours que l'irruption de la dure réalité dans leurs célébrations a toujours quelque chose de satisfaisant pour l'esprit.
Je sais : c'est pas beau de se moquer d'un drame. Mais ces abrutis nous la jouent tellement Bisounours que l'irruption de la dure réalité dans leurs célébrations a toujours quelque chose de satisfaisant pour l'esprit.
mercredi, juillet 21, 2010
Appel au peuple : comment baillonner les intellectuels ?
Je pense que les intellectuels (1) sont un poison pour notre société. Par leur irresponsabilité et par leur virtuosité à pervertir le sens des mots (2), ils ont fini par nous empêcher de penser correctement, c'est-à-dire de penser avec des mots qui décrivent le réel.
Il est donc urgent et important de les bâillonner, c'est-à-dire de diminuer la place qu'ils occupent dans le débat public. Mais je ne sais pas comment faire.
Je m'interroge sur les pays asiatiques : ce sont des pays qui se développent à grande vitesse, qui comptent de plus en plus de professions intellectuelles, mais ils ne semblent pas (pas encore ?) envahis par la dictature de la bien-pensance et les bataillons de demi-savants.
Vous pouvez me proposer vos idées. Attention, il faut que ce soit des idées réalistes. Le style polpotien «Y a ka les fusiller tous» n'a pas mes faveurs.
J'y ai déjà réfléchi et je m'avoue en panne sèche d'idées (je ne suis pas un intellectuel, je n'ai pas des idées sur tout !).
La seule solution que j'ai pour l'instant, c'est que, pour diminuer l'influence des intellectuels, on peut diminuer les domaines dans lesquels ils ont de l'influence. Autrement dit, remplacer les décisions politiques et médiatiques, terrain de prédilection des intellectuels, par le marché. Par exemple, sur le terrain politique, les idées des intellectuels sur l'écologie occupent beaucoup de place ; sur le marché, beaucoup moins : je croise encore beaucoup de 4x4 et peu d'hybrides.
Mais cela me semble encore insuffisant.
*****************
(1) : intellectuels : qui vivent du maniement des mots et des idées. Artistes, écrivains, journalistes, sociologues ...
(2) : mon préféré, ce sont les syndicats qui appellent «journée d'action» une grève. il est anecdotique mais plaisant. Il y en a de plus lourd de sens : les «défavorisés». Quelle est cette faveur dont ils ont été privés ? Les «exclus», par qui sont-ils exclus, si ce n'est par eux-mêmes ?
Il est donc urgent et important de les bâillonner, c'est-à-dire de diminuer la place qu'ils occupent dans le débat public. Mais je ne sais pas comment faire.
Je m'interroge sur les pays asiatiques : ce sont des pays qui se développent à grande vitesse, qui comptent de plus en plus de professions intellectuelles, mais ils ne semblent pas (pas encore ?) envahis par la dictature de la bien-pensance et les bataillons de demi-savants.
Vous pouvez me proposer vos idées. Attention, il faut que ce soit des idées réalistes. Le style polpotien «Y a ka les fusiller tous» n'a pas mes faveurs.
J'y ai déjà réfléchi et je m'avoue en panne sèche d'idées (je ne suis pas un intellectuel, je n'ai pas des idées sur tout !).
La seule solution que j'ai pour l'instant, c'est que, pour diminuer l'influence des intellectuels, on peut diminuer les domaines dans lesquels ils ont de l'influence. Autrement dit, remplacer les décisions politiques et médiatiques, terrain de prédilection des intellectuels, par le marché. Par exemple, sur le terrain politique, les idées des intellectuels sur l'écologie occupent beaucoup de place ; sur le marché, beaucoup moins : je croise encore beaucoup de 4x4 et peu d'hybrides.
Mais cela me semble encore insuffisant.
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(1) : intellectuels : qui vivent du maniement des mots et des idées. Artistes, écrivains, journalistes, sociologues ...
(2) : mon préféré, ce sont les syndicats qui appellent «journée d'action» une grève. il est anecdotique mais plaisant. Il y en a de plus lourd de sens : les «défavorisés». Quelle est cette faveur dont ils ont été privés ? Les «exclus», par qui sont-ils exclus, si ce n'est par eux-mêmes ?
lundi, juillet 19, 2010
Librement circuler en France
Librement circuler en France
Par Xavier Raufer
Le droit d’aller et venir à son gré ne va désormais plus de soi.
Quel est le plus élémentaire des droits de l’homme ? Dès sa seconde leçon d’éducation civique, un enfant sait répondre : c’est la capacité d’aller et venir à son gré.
Un droit crucial pour l’activité économique et sociale : produire, vendre, éduquer, former, acheter – rien de cela ne peut se pratiquer dans des cloîtres ou dans des bunkers. L’être humain en société doit pouvoir circuler. Faute de quoi, la loi de la jungle l’emporte vite. Pour preuve, le fameux Brésil tant vanté par Davos-Goldman-Sachs, où les foules misérables croupissent dans des favelas ; où les riches sont retranchés dans leurs “communautés murées” (gated communities) ; le tout sans nuls échanges et où, pas vraiment par hasard, le taux de confiance interpersonnelle est l’un des plus bas du monde.
Les cités sensibles
Or dans certaines zones du territoire français – dans les grands centres urbains et notamment près des “cités sensibles” – ce droit d’aller et venir à son gré ne va désormais plus de soi.
Selon les dernières statistiques de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), publiées fin juin 2010, les agressions de voyageurs dans les transports urbains ont augmenté de quasiment 8 % en 2009 (exactement 7,9 %). Précisons que le syndicat professionnel qu’est l’UTP regroupe les 160 entreprises du secteur, hors SNCF et RATP, et a recensé 2, 25 milliards de voyages en 2009. Autre forte augmentation en 2009 : celle du vandalisme, sur du matériel roulant ou fixe, +6,2 %, “le plus haut niveau atteint depuis 13 ans”.
Ainsi donc, fréquenter les transports en commun est plus périlleux que naguère.
Et la voie publique ? On sait que la plupart des violences physiques crapuleuses, autrement nommées “vols avec violence” adviennent dans la rue, entre piétons. Or ces vols violents augmentent chaque année, encore + 5,8 % en 2009.
Restent les routes et autoroutes, où aujourd’hui, les automobilistes vivent plus dangereusement, comme le démontre un récent drame.
Le 27 juin, un banal accrochage entre automobiles advient sur l’autoroute 13, près des Mureaux. Refus de constat, le ton monte : un protagoniste appelle des “renforts”. En cinq minutes, une meute surgit de deux véhicules, accourue de la toute proche et fort “sensible” cité des Musiciens.
Selon la famille de la victime, ce qui suit relève de la “boucherie” : aux cris de “on va le tuer”, Mohamed, 30 ans est lynché. Il décède à l’hôpital la nuit suivante. Arrêtés à proximité, deux des présumés acteurs du “massacre”, sont connus de la police pour violences répétées.
Immédiatement, des avocats présentent les interpellés comme autant d’Enfants de Marie. Dans leur cité, silence : une omerta pesante étouffe les habitants – ou les contraint à feindre l’étonnement.
Le lamento pathético-sociologique
Classiquement aussi, certains journaux y vont de la rituelle ritournelle du “fait de société”. “Une affaire qui en dit long sur l’époque”, glose l’un ; une “rixe” provoquée par “une bande de jeunes”, édulcore l’autre. Plus réalistes, les collègues de Mohamed parlent de “sauvages”. Tout aussi curieuse, la réaction d’enquêteurs un peu perdus ; pour la presse, ils n’ont “jamais vu ça”, ils “ne parviennent pas à s’expliquer ce déchaînement de violence”.
Conseillons-leur la fréquentation des criminologues, qui les aideront volontiers à replacer l’affaire dans son contexte et dans la durée – car hélas, pour notre pays, cet “acte de barbarie” (c’est la famille de la victime qui parle) est tout sauf une première.
Remontons au mois de mars 2002, voici huit ans déjà. Nous sommes à Evreux, devant la cité de la Madeleine qui, dit avec pudeur la presse, “n’a pas été épargnée par les violences urbaines”. Patrice, père de famille de 38 ans (réunionnais d’origine), vient s’expliquer avec un juvénile caïd qui rackette son fils. Le ton monte “dix, vingt, peut-être trente” voyous s’agglutinent, les coups partent, une brique atteint Patrice en pleine tête. “Le groupe de racketteurs, dit la presse, s’acharne en criant, en riant, à savater Patrice, gisant à terre.” Il meurt peu après.
Pour les policiers, la meute n’en est pas à son coup d’essai. Peu auparavant, les “créanciers” d’un toxicomane mauvais payeur de la Madeleine lui ont enfoncé “un bâton dans l’anus avant de le plonger dans une baignoire, où ils s’apprêtaient à l’électrocuter. Il n’a dû sa vie sauve qu’à un court-circuit”.
A l’époque, le lamento pathético-sociologique a bien sûr coulé à torrent : “gamin perdu (le meurtrier, bien sûr) … dérive… violence des cités… Un terrible gâchis ! Une société qui a trop longtemps refusé de se regarder en face”. Et le taux de chômage à la Madeleine, 18%, pensez donc.
Les meutes violentes
Deux semaines après, ce terrible drame “qui a terrorisé Evreux et, bien au-delà, la société entière” est rangé au rayon des vieilles lunes et, hormis la famille laissée à sa douleur, tout le monde a oublié.
Ainsi, de chocs médiatiques brutaux, mais vite occultés, en périodes de rémission durant lesquelles les officiels rêvent que le cauchemar est fini, la France vit depuis trente ans – les premières émeutes urbaines remontent à 1979, dans la banlieue lyonnaise – en somnambule, entre deux bouffées de violences urbaines.
Comme seul remède, et malgré des échecs abyssaux, la France officielle applique inlassablement le cataplasme sur une jambe de bois connu comme “politique de la ville”. Résultat : néant bien sûr. Au quotidien et dans les centaines de cités et quartiers “sensibles”, des meutes violentes se forment aujourd’hui sans nul obstacle, terrifient leur voisinage et se déchaînent à leur convenance contre quiconque leur manque de “respect”.
Leur ivresse d’impunité est d’autant plus forte que les instances de répression, polices, justice, etc., semblent peiner, d’abord à les identifier sous leurs capuches et cagoules ; ensuite à traduire en condamnations individuelles – même pour des homicides ou des tirs d’armes de guerre sur des forces de l’ordre – des crimes commis en bandes vite ameutées et aussi vite dispersées, comme des volées de moineaux (“j’étais là mais j’ai juste regardé”).
Ainsi donc, depuis près de dix ans, il semble que rien ne permette de prévenir de tels drames. Nous en avons évoqué deux – mais sans doute, à lire la presse locale, s’en produit-il chaque mois d’analogues.
Entre ces déchaînements de violence, les braquages de “proximité”, les agressions crapuleuses, les règlements de compte, un évident continuum existe : ce sont les mêmes qui agissent, aux mêmes endroits. Que sait-on sur eux ? Encore pas grand- chose. Seul un outil de renseignement criminel précis et offensif permettra de connaître ces meutes, puis de prévenir leurs actes. Sinon, des “actes de barbarie” se produiront encore. Jusqu’au jour où la population en aura assez.
Par Xavier Raufer
Le droit d’aller et venir à son gré ne va désormais plus de soi.
Quel est le plus élémentaire des droits de l’homme ? Dès sa seconde leçon d’éducation civique, un enfant sait répondre : c’est la capacité d’aller et venir à son gré.
Un droit crucial pour l’activité économique et sociale : produire, vendre, éduquer, former, acheter – rien de cela ne peut se pratiquer dans des cloîtres ou dans des bunkers. L’être humain en société doit pouvoir circuler. Faute de quoi, la loi de la jungle l’emporte vite. Pour preuve, le fameux Brésil tant vanté par Davos-Goldman-Sachs, où les foules misérables croupissent dans des favelas ; où les riches sont retranchés dans leurs “communautés murées” (gated communities) ; le tout sans nuls échanges et où, pas vraiment par hasard, le taux de confiance interpersonnelle est l’un des plus bas du monde.
Les cités sensibles
Or dans certaines zones du territoire français – dans les grands centres urbains et notamment près des “cités sensibles” – ce droit d’aller et venir à son gré ne va désormais plus de soi.
Selon les dernières statistiques de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), publiées fin juin 2010, les agressions de voyageurs dans les transports urbains ont augmenté de quasiment 8 % en 2009 (exactement 7,9 %). Précisons que le syndicat professionnel qu’est l’UTP regroupe les 160 entreprises du secteur, hors SNCF et RATP, et a recensé 2, 25 milliards de voyages en 2009. Autre forte augmentation en 2009 : celle du vandalisme, sur du matériel roulant ou fixe, +6,2 %, “le plus haut niveau atteint depuis 13 ans”.
Ainsi donc, fréquenter les transports en commun est plus périlleux que naguère.
Et la voie publique ? On sait que la plupart des violences physiques crapuleuses, autrement nommées “vols avec violence” adviennent dans la rue, entre piétons. Or ces vols violents augmentent chaque année, encore + 5,8 % en 2009.
Restent les routes et autoroutes, où aujourd’hui, les automobilistes vivent plus dangereusement, comme le démontre un récent drame.
Le 27 juin, un banal accrochage entre automobiles advient sur l’autoroute 13, près des Mureaux. Refus de constat, le ton monte : un protagoniste appelle des “renforts”. En cinq minutes, une meute surgit de deux véhicules, accourue de la toute proche et fort “sensible” cité des Musiciens.
Selon la famille de la victime, ce qui suit relève de la “boucherie” : aux cris de “on va le tuer”, Mohamed, 30 ans est lynché. Il décède à l’hôpital la nuit suivante. Arrêtés à proximité, deux des présumés acteurs du “massacre”, sont connus de la police pour violences répétées.
Immédiatement, des avocats présentent les interpellés comme autant d’Enfants de Marie. Dans leur cité, silence : une omerta pesante étouffe les habitants – ou les contraint à feindre l’étonnement.
Le lamento pathético-sociologique
Classiquement aussi, certains journaux y vont de la rituelle ritournelle du “fait de société”. “Une affaire qui en dit long sur l’époque”, glose l’un ; une “rixe” provoquée par “une bande de jeunes”, édulcore l’autre. Plus réalistes, les collègues de Mohamed parlent de “sauvages”. Tout aussi curieuse, la réaction d’enquêteurs un peu perdus ; pour la presse, ils n’ont “jamais vu ça”, ils “ne parviennent pas à s’expliquer ce déchaînement de violence”.
Conseillons-leur la fréquentation des criminologues, qui les aideront volontiers à replacer l’affaire dans son contexte et dans la durée – car hélas, pour notre pays, cet “acte de barbarie” (c’est la famille de la victime qui parle) est tout sauf une première.
Remontons au mois de mars 2002, voici huit ans déjà. Nous sommes à Evreux, devant la cité de la Madeleine qui, dit avec pudeur la presse, “n’a pas été épargnée par les violences urbaines”. Patrice, père de famille de 38 ans (réunionnais d’origine), vient s’expliquer avec un juvénile caïd qui rackette son fils. Le ton monte “dix, vingt, peut-être trente” voyous s’agglutinent, les coups partent, une brique atteint Patrice en pleine tête. “Le groupe de racketteurs, dit la presse, s’acharne en criant, en riant, à savater Patrice, gisant à terre.” Il meurt peu après.
Pour les policiers, la meute n’en est pas à son coup d’essai. Peu auparavant, les “créanciers” d’un toxicomane mauvais payeur de la Madeleine lui ont enfoncé “un bâton dans l’anus avant de le plonger dans une baignoire, où ils s’apprêtaient à l’électrocuter. Il n’a dû sa vie sauve qu’à un court-circuit”.
A l’époque, le lamento pathético-sociologique a bien sûr coulé à torrent : “gamin perdu (le meurtrier, bien sûr) … dérive… violence des cités… Un terrible gâchis ! Une société qui a trop longtemps refusé de se regarder en face”. Et le taux de chômage à la Madeleine, 18%, pensez donc.
Les meutes violentes
Deux semaines après, ce terrible drame “qui a terrorisé Evreux et, bien au-delà, la société entière” est rangé au rayon des vieilles lunes et, hormis la famille laissée à sa douleur, tout le monde a oublié.
Ainsi, de chocs médiatiques brutaux, mais vite occultés, en périodes de rémission durant lesquelles les officiels rêvent que le cauchemar est fini, la France vit depuis trente ans – les premières émeutes urbaines remontent à 1979, dans la banlieue lyonnaise – en somnambule, entre deux bouffées de violences urbaines.
Comme seul remède, et malgré des échecs abyssaux, la France officielle applique inlassablement le cataplasme sur une jambe de bois connu comme “politique de la ville”. Résultat : néant bien sûr. Au quotidien et dans les centaines de cités et quartiers “sensibles”, des meutes violentes se forment aujourd’hui sans nul obstacle, terrifient leur voisinage et se déchaînent à leur convenance contre quiconque leur manque de “respect”.
Leur ivresse d’impunité est d’autant plus forte que les instances de répression, polices, justice, etc., semblent peiner, d’abord à les identifier sous leurs capuches et cagoules ; ensuite à traduire en condamnations individuelles – même pour des homicides ou des tirs d’armes de guerre sur des forces de l’ordre – des crimes commis en bandes vite ameutées et aussi vite dispersées, comme des volées de moineaux (“j’étais là mais j’ai juste regardé”).
Ainsi donc, depuis près de dix ans, il semble que rien ne permette de prévenir de tels drames. Nous en avons évoqué deux – mais sans doute, à lire la presse locale, s’en produit-il chaque mois d’analogues.
Entre ces déchaînements de violence, les braquages de “proximité”, les agressions crapuleuses, les règlements de compte, un évident continuum existe : ce sont les mêmes qui agissent, aux mêmes endroits. Que sait-on sur eux ? Encore pas grand- chose. Seul un outil de renseignement criminel précis et offensif permettra de connaître ces meutes, puis de prévenir leurs actes. Sinon, des “actes de barbarie” se produiront encore. Jusqu’au jour où la population en aura assez.
Avec une actualité pareille, ai-je encore besoin de commenter ?
Après les événements de Grenoble et de Saint-Aignan, les commentaires deviennent superflus.
Bien qu'il y ait encore des gens pour me raconter que tout cela, c'est de la faute de la police (qui devrait s'abstenir de tirer sur les braqueurs en fuite).
Bien qu'il y ait encore des gens pour me raconter que tout cela, c'est de la faute de la police (qui devrait s'abstenir de tirer sur les braqueurs en fuite).
dimanche, juillet 18, 2010
Mon plan banlieue
Il paraît qu'il y aurait besoin d'injecter encore des milliards dans les banlieues pour régler le problème. C'est «more of the same», toujours plus de ce qui échoue. On a déjà injecté des dizaines de milliards qui n'ont servi qu'à acheter les caïds.
Non, Il y a pourtant une méthode simple :
> immigration zéro.
> rétablissement de la «double peine» : expulsion des criminels étrangers. Il faudrait aussi pouvoir déchoir de la nationalité française et expulser les Français d'origine étrangère dans les vingt ans qui suivent leur naturalisation (il y a une alternative que je préfère : qu'il soit beaucoup plus difficile, voire quasiment impossible, comme au Japon, d'acquérir la nationalité du pays d'accueil).
> rétablissement de l'Etat de droit dans les banlieues : quadrillage de la police et, si il y a émeute, on envoie l'armée. Et la justice met en prison pour longtemps les criminels.
> une école exigeante et manquant totalement au respect des différences (au sens perverti que les gauchistes donnent à cette expression).
On ne rattrape pas des décennies de laxisme avec des aspersions d'eau bénite.
Ce ne sont des fortes mesures qu'à l'aune de la mollesse qui tient lieu de politique depuis trente ans. Elles n'auraient pas effrayé un démocrate du XIXème siècle.
Non, Il y a pourtant une méthode simple :
> immigration zéro.
> rétablissement de la «double peine» : expulsion des criminels étrangers. Il faudrait aussi pouvoir déchoir de la nationalité française et expulser les Français d'origine étrangère dans les vingt ans qui suivent leur naturalisation (il y a une alternative que je préfère : qu'il soit beaucoup plus difficile, voire quasiment impossible, comme au Japon, d'acquérir la nationalité du pays d'accueil).
> rétablissement de l'Etat de droit dans les banlieues : quadrillage de la police et, si il y a émeute, on envoie l'armée. Et la justice met en prison pour longtemps les criminels.
> une école exigeante et manquant totalement au respect des différences (au sens perverti que les gauchistes donnent à cette expression).
On ne rattrape pas des décennies de laxisme avec des aspersions d'eau bénite.
Ce ne sont des fortes mesures qu'à l'aune de la mollesse qui tient lieu de politique depuis trente ans. Elles n'auraient pas effrayé un démocrate du XIXème siècle.
Fil Bob et la délinquance
Notre ami Bob a entrepris de recenser quelques faits de délinquance qui, dans leur simple vérité, démontent le discours gauchiste victimaire (la vérité toute nue est toujours redoutable pour le gauchisme puisque celui-ci est un fantasme détaché du réel).
Bien sûr, des petits malins répondront que les exemples de Bob n'ont aucune valeur statistique. Argument spécieux, il est facile de le retourner : où sont les études statistiques sérieuses montrant que le laxisme en matière de délinquance réduit celle-ci ?
Comprenez bien ma question : je ne demande pas qu'on me prouve que le bien-être des criminels est amélioré par une politique gauchiste, mais celui des honnêtes gens.
A défaut de cette démonstration, l'accumulation de contre-exemples acquiert de la valeur à mesure qu'elle grandit.
J'offre donc ce fil à Bob pour qu'il continue son œuvre salutaire.
Il a soulevé au passage une question intéressante : l'auto-défense. Il y a quelques décennies, il était encore considéré en France comme un droit d'homme libre d'avoir des armes. Aujourd'hui, la situation est inversée. Les vrais criminels peuvent amasser autant de kalachnikovs qu'ils veulent dans leurs territoires de banlieue, mais l'honnête homme qui possédera un malheureux pistolet devra remplir des tonnes de paperasse et si il a le malheur de s'en servir contre un voleur, c'est la prison.
Une société qui désarme les honnêtes gens et laisse les criminels s'armer, une société qui protège les criminels contre les honnêtes gens, est profondément malade.
Bien sûr, des petits malins répondront que les exemples de Bob n'ont aucune valeur statistique. Argument spécieux, il est facile de le retourner : où sont les études statistiques sérieuses montrant que le laxisme en matière de délinquance réduit celle-ci ?
Comprenez bien ma question : je ne demande pas qu'on me prouve que le bien-être des criminels est amélioré par une politique gauchiste, mais celui des honnêtes gens.
A défaut de cette démonstration, l'accumulation de contre-exemples acquiert de la valeur à mesure qu'elle grandit.
J'offre donc ce fil à Bob pour qu'il continue son œuvre salutaire.
Il a soulevé au passage une question intéressante : l'auto-défense. Il y a quelques décennies, il était encore considéré en France comme un droit d'homme libre d'avoir des armes. Aujourd'hui, la situation est inversée. Les vrais criminels peuvent amasser autant de kalachnikovs qu'ils veulent dans leurs territoires de banlieue, mais l'honnête homme qui possédera un malheureux pistolet devra remplir des tonnes de paperasse et si il a le malheur de s'en servir contre un voleur, c'est la prison.
Une société qui désarme les honnêtes gens et laisse les criminels s'armer, une société qui protège les criminels contre les honnêtes gens, est profondément malade.
samedi, juillet 17, 2010
Quelle stratégie économique pour la France ?
Ce message s'articule avec le précédent.
Les données stratégiques de la France sont relativement simples, au moins dans le domaine économique. Il est d'autant plus rageant que nos dirigeants semblent les ignorer complètement.
Nous vivons dans un monde assez ouvert (moins qu'on le dit parfois), où les pays sont en compétition féroce. Cela restera ainsi tant que les puissances montantes y trouveront intérêt, c'est-à-dire pour encore longtemps.
La stratégie économique de la France est donc toute tracée : favoriser les emplois non qualifiés dans les métiers non délocalisables et tout faire pour la compétitivité des exportations.
Concrètement, cela signifie :
> fin de l'Etat providence, baisse drastique des dépenses publiques.
> fiscalité révisée pour taxer les individus et non les entreprises.
> arrêt de l'immigration non compétitive (d'origine africaine et nord-africaine).
> désétatisation du système éducatif
Mais l'élément le plus fondamentale de cette stratégie, c'est le passage à la retraite par capitalisation : il est temps que le travail des Français leur donne les moyens d'épargner et d'investir au lieu de subventionner, sous prétexte de collectivisme, une paresse protéiforme.
Je vois d'ici les professeurs patentés de pragmatisme nous expliquer qu'il est impossible de faire passer un tel programme. C'est une sorte de rationalisme au jour le jour qui n'est pas loin de la connerie pure.
Il suffit de prendre un peu de hauteur pour voir qu'il y a deux arguments puissants pour faire passer une telle politique : la patriotisme et la responsabilité. Cette politique prépare l'avenir de la France, ces efforts ne seraient pas vains.
Bine sûr, ce sont deux valeurs profondément contraires à ce que nos medias montrent et encouragent. Mais elles sont si ancrées en nous qu'un politicien un peu plus intelligent que la moyenne pourrait les réveiller.
Les données stratégiques de la France sont relativement simples, au moins dans le domaine économique. Il est d'autant plus rageant que nos dirigeants semblent les ignorer complètement.
Nous vivons dans un monde assez ouvert (moins qu'on le dit parfois), où les pays sont en compétition féroce. Cela restera ainsi tant que les puissances montantes y trouveront intérêt, c'est-à-dire pour encore longtemps.
La stratégie économique de la France est donc toute tracée : favoriser les emplois non qualifiés dans les métiers non délocalisables et tout faire pour la compétitivité des exportations.
Concrètement, cela signifie :
> fin de l'Etat providence, baisse drastique des dépenses publiques.
> fiscalité révisée pour taxer les individus et non les entreprises.
> arrêt de l'immigration non compétitive (d'origine africaine et nord-africaine).
> désétatisation du système éducatif
Mais l'élément le plus fondamentale de cette stratégie, c'est le passage à la retraite par capitalisation : il est temps que le travail des Français leur donne les moyens d'épargner et d'investir au lieu de subventionner, sous prétexte de collectivisme, une paresse protéiforme.
Je vois d'ici les professeurs patentés de pragmatisme nous expliquer qu'il est impossible de faire passer un tel programme. C'est une sorte de rationalisme au jour le jour qui n'est pas loin de la connerie pure.
Il suffit de prendre un peu de hauteur pour voir qu'il y a deux arguments puissants pour faire passer une telle politique : la patriotisme et la responsabilité. Cette politique prépare l'avenir de la France, ces efforts ne seraient pas vains.
Bine sûr, ce sont deux valeurs profondément contraires à ce que nos medias montrent et encouragent. Mais elles sont si ancrées en nous qu'un politicien un peu plus intelligent que la moyenne pourrait les réveiller.
Politiciens français : bêtise ou lâcheté ?
Les politiciens français ne promeuvent pas et ne font pas les vraies réformes salvatrices dont la France a besoin ; par exemple, l'extinction du système de retraite par répartition en faveur de la capitalisation, réforme qui n'aurait pourtant que des avantages (sauf pour certains privilégiés, receleurs de la kleptocratie étatique).
Vers la fin d'une émission sur BFM, les invités s'interrogeaient pour savoir si il s'agit là de lâcheté ou de bêtise.
J'ai longtemps penché pour la lâcheté. Aujourd'hui, je suis de l'autre opinion, qui est aussi celle d'Alain Madelin.
En effet, je m'aperçois, à travers les témoignages que je peux recueillir, que les politiciens passent extrêmement peu de temps à réfléchir, à prendre du recul. La journée d'un politicien est folle. De Gaulle s'offusquait déjà que Léon Blum fût interrompu dix fois pendant leur entretien.
Mais, plus encore que le temps, c'est le tempérament qui manque à nos politiciens. Ce ne sont pas des méditatifs, des hommes de réflexion, sinon, ils ne seraient pas là où ils sont.
Nos politiciens payent des gens pour penser pour eux. Mais, quand on est employé, aller à contre-courant, se montrer original, peut s'avérer dangereux. C'est pourquoi aucun de nos politiciens n'est exposé à des idées sortant un tant soit peu de l'ordinaire : ils n'y pensent pas, et personne n'y pense pour eux.
Pour reprendre mon exemple, l'argumentaire en faveur de la capitalisation est assez simple, à la portée du dernier abruti de blogueur libéral. Pourtant, il n'y a absolument aucune chance que cet argumentaire atteigne un homme de pouvoir.
Enfin, il faut bien avouer qu'il y a de ma part un préjugé anti-politiciens : je ne crois pas que, bien qu'ils aient fait les grandes écoles, nos politiciens soient très brillants. Michael Crichton disait : «Dans ma famille, les intelligents font de la science, les ratés de la politique».
Ce défaut de curiosité pour les idées pratiques se cumule avec un autre défaut que je trouve chez les Français (par comparaison avec ce que je vois chez les Anglo-Saxons) : un manque de pensée stratégique. Les Français sont capables de faire de grandes cathédrales intellectuelles. Pendant ce temps, les Anglais ne montent pas dans ces hautes sphères de l'esprit mais poussent leurs pions patiemment, suivant un plan simple mais solide. Et ils gagnent.
Vers la fin d'une émission sur BFM, les invités s'interrogeaient pour savoir si il s'agit là de lâcheté ou de bêtise.
J'ai longtemps penché pour la lâcheté. Aujourd'hui, je suis de l'autre opinion, qui est aussi celle d'Alain Madelin.
En effet, je m'aperçois, à travers les témoignages que je peux recueillir, que les politiciens passent extrêmement peu de temps à réfléchir, à prendre du recul. La journée d'un politicien est folle. De Gaulle s'offusquait déjà que Léon Blum fût interrompu dix fois pendant leur entretien.
Mais, plus encore que le temps, c'est le tempérament qui manque à nos politiciens. Ce ne sont pas des méditatifs, des hommes de réflexion, sinon, ils ne seraient pas là où ils sont.
Nos politiciens payent des gens pour penser pour eux. Mais, quand on est employé, aller à contre-courant, se montrer original, peut s'avérer dangereux. C'est pourquoi aucun de nos politiciens n'est exposé à des idées sortant un tant soit peu de l'ordinaire : ils n'y pensent pas, et personne n'y pense pour eux.
Pour reprendre mon exemple, l'argumentaire en faveur de la capitalisation est assez simple, à la portée du dernier abruti de blogueur libéral. Pourtant, il n'y a absolument aucune chance que cet argumentaire atteigne un homme de pouvoir.
Enfin, il faut bien avouer qu'il y a de ma part un préjugé anti-politiciens : je ne crois pas que, bien qu'ils aient fait les grandes écoles, nos politiciens soient très brillants. Michael Crichton disait : «Dans ma famille, les intelligents font de la science, les ratés de la politique».
Ce défaut de curiosité pour les idées pratiques se cumule avec un autre défaut que je trouve chez les Français (par comparaison avec ce que je vois chez les Anglo-Saxons) : un manque de pensée stratégique. Les Français sont capables de faire de grandes cathédrales intellectuelles. Pendant ce temps, les Anglais ne montent pas dans ces hautes sphères de l'esprit mais poussent leurs pions patiemment, suivant un plan simple mais solide. Et ils gagnent.
Libellés :
capitalisation,
politique,
vie française
Tout doit disparaître
Tout doit disparaître
Le Figaro Magazine fait un article sur l'épilation intégrale, très à la mode, notamment chez les adolescentes.
Anecdotique, me direz vous ? Oui, mais il est des anecdotes significatives.
Le poil, voilà l'ennemi. C'est tout à fait dans le fil de mes analyses habituelles sur l'état de délabrement de notre société :
> les poils, c'est un ornement d'adulte. Or rien n'obsède plus notre société que le désir impossible de rester enfant toute sa vie (avec comme corollaire, cette exigence d'enfant capricieux : je fais ce qui me plaît, quand ça me plaît).
> les poils, c'est la virilité, quelle horreur ! Inutile d'insister sur ce point : nos medias sont remplis d'odes à la femme et de critiques des hommes qui refusent de se comporter comme des femmes, suivant les bons préceptes des valeurs féminines : ils boivent de la bière, regardent le foot à la télé ... Et ils ont des poils. Les salauds !
> les poils, c'est la réalité bassement génitale de l'homme, venue en droite ligne des cavernes préhistoriques. C'est une intolérable piqure dans la bulle d'irréalité dans laquelle notre monde veut vivre ; un monde où les hommes ne sont plus vraiment des hommes, où les femmes ne sont plus vraiment des femmes, où les étrangers ne sont plus vraiment des étrangers, où plus personne ne hait, ne souffre et ne meurt. Le poil, c'est l'anti-fusion maternaliste, l'anti-grand-tout, le facteur différenciant, le sale truc qui montre que tu vieillis, que tu vas mourir et que la dure réalité te retournera en poussière.
Mais, j'y songe, en France, tout le monde n'est pas ennemi du poil : j'attends avec curiosité l'affrontement prochain des épilés et des barbus.
(Je n'ai pas mis de photo pour illustrer l'article afin de ne pas choquer les âmes sensibles.)
Le Figaro Magazine fait un article sur l'épilation intégrale, très à la mode, notamment chez les adolescentes.
Anecdotique, me direz vous ? Oui, mais il est des anecdotes significatives.
Le poil, voilà l'ennemi. C'est tout à fait dans le fil de mes analyses habituelles sur l'état de délabrement de notre société :
> les poils, c'est un ornement d'adulte. Or rien n'obsède plus notre société que le désir impossible de rester enfant toute sa vie (avec comme corollaire, cette exigence d'enfant capricieux : je fais ce qui me plaît, quand ça me plaît).
> les poils, c'est la virilité, quelle horreur ! Inutile d'insister sur ce point : nos medias sont remplis d'odes à la femme et de critiques des hommes qui refusent de se comporter comme des femmes, suivant les bons préceptes des valeurs féminines : ils boivent de la bière, regardent le foot à la télé ... Et ils ont des poils. Les salauds !
> les poils, c'est la réalité bassement génitale de l'homme, venue en droite ligne des cavernes préhistoriques. C'est une intolérable piqure dans la bulle d'irréalité dans laquelle notre monde veut vivre ; un monde où les hommes ne sont plus vraiment des hommes, où les femmes ne sont plus vraiment des femmes, où les étrangers ne sont plus vraiment des étrangers, où plus personne ne hait, ne souffre et ne meurt. Le poil, c'est l'anti-fusion maternaliste, l'anti-grand-tout, le facteur différenciant, le sale truc qui montre que tu vieillis, que tu vas mourir et que la dure réalité te retournera en poussière.
Mais, j'y songe, en France, tout le monde n'est pas ennemi du poil : j'attends avec curiosité l'affrontement prochain des épilés et des barbus.
(Je n'ai pas mis de photo pour illustrer l'article afin de ne pas choquer les âmes sensibles.)
jeudi, juillet 15, 2010
mercredi, juillet 14, 2010
La gauche et la burqua : quousque tandem abutere ...
Vis-à-vis de la burqua, on distingue deux gauches :
> une gauche laïque, volontiers rigoriste.
> une gauche immigrationniste et communautariste, prête à toute les compromissions.
Entre ces deux gauches se produisent des échanges, mais, dans l'ensemble, les positions sont fixées.
Il est clair que la seconde dispose d'une majorité écrasante dans les instances dirigeantes, où l'on sait compter. Personne n'y a oublié que le prolétariat de substitution constitué par les immigrés naturalisés, notamment africains et nord-africains, a voté a plus de 90 % pour Ségolène Royal.
Néanmoins, je ne suis pas certain que la base gauloise et assimilée soit si à l'aise avec cette position.
Je suis curieux de voir la suite.
> une gauche laïque, volontiers rigoriste.
> une gauche immigrationniste et communautariste, prête à toute les compromissions.
Entre ces deux gauches se produisent des échanges, mais, dans l'ensemble, les positions sont fixées.
Il est clair que la seconde dispose d'une majorité écrasante dans les instances dirigeantes, où l'on sait compter. Personne n'y a oublié que le prolétariat de substitution constitué par les immigrés naturalisés, notamment africains et nord-africains, a voté a plus de 90 % pour Ségolène Royal.
Néanmoins, je ne suis pas certain que la base gauloise et assimilée soit si à l'aise avec cette position.
Je suis curieux de voir la suite.
Libellés :
burqa,
défenestration volontaire,
petite guerre d'Algérie
lundi, juillet 12, 2010
Les homosexuels, le mariage et l'adoption
Une déclaration de Nadine Morano refusant de changer la loi pour complaire aux activistes homosexuels provoque un assaut hystérique, dont je me suis mêlé, des abonnés du Monde.
Bien entendu, c'est toujours le même argument complètement con qui revient : des couples homosexuels élèvent des enfants, donc la loi doit donner un statut légal à cet état de fait. Comme si la loi devait donner un statut légal à toutes les conneries que sont capables de faire les êtres humains.
Je le dis franchement : à mes yeux, les homosexuels qui revendiquent mariage et adoption sont des gens qui ont un problème psychologique, qui n'arrivent pas à assumer les conséquences de leur choix de vie. La loi n'a pas à remplacer le psy.
Et puis, vraiment, soumettre la loi à une mode, c'est très aventureux. La mode change. Que se passera-t-il, avec cette pratique de soumettre la loi à la mode, si dans trente ans, la majorité des Français (la démographie étant ce qu'elle est), considère que l'homosexualité est dégoutante ?
Je suis opposé au mariage homosexuel, je trouve cette idée ridicule. En revanche, je suis plus qu'opposé à l'adoption par des homosexuels : c'est de la prédation d'adultes sur des enfants pour échapper aux problèmes psychologiques qu'ils se sont eux-mêmes créés. Le droit à l'enfant n'existe pas, ce n'est pas parce qu'on veut un enfant que la loi doit se soumettre. En revanche, l'enfant a des droits et celui d'avoir une vraie famille, avec un père et une mère, est un droit élémentaire.
Thomas Sowell contre le mariage homosexuel (en anglais)
Un article de Psychologies sur l'adoption par des couples homosexuels
Addendum du 12/07 : si mon analyse de l'évolution de notre société est juste, les activistes homosexuels ont intérêt à faire vite : la fenêtre d'hédonisme, de laxisme, de narcissisme et de puérilité généralisés qui seule leur donne une chance d'imposer leurs revendications ridicules est en train de se refermer.
Les fantaisies en matière de moeurs ne sont en grande partie soutenables que grâce à l'Etat-providence. Quand celui-ci atteint ses limites, la déconnade se ralentit (par exemple, la pauvreté touche de plus en plus les mères célibataires, et ça ne va pas s'arranger).
Nous ne reviendrons bien évidemment pas à l'ordre antérieur, mais il me semble qu'un durcissement va venir. Il ne suffira plus de se rouler par terre en hurlant «Je veux ! Je veux !» pour voir ses revendications satisfaites.
Il est possible que nous en revenions au point où il sera avantageux d'avoir beaucoup d'enfants comme assurance pour ses vieux jours (seule méthode connue pour avoir une famille nombreuse : le couple normal), auquel cas les revendications des homosexuels seront vues comme des incongruités.
Mais il s'agit de phénomènes de moyen terme. Il se peut aussi que l'Aubry ou la Royal gagnent les élections de 2012 et déploient toute la connerie, fort vaste, dont elles sont capables, sapant un peu plus la civilisation en attaquant sa cellule élémentaire, la famille (détruire la famille et la civilisation, sous prétexte qu'elle les jugeait archaïques, a toujours été dans le projet d'une certaine gauche).
Bien entendu, c'est toujours le même argument complètement con qui revient : des couples homosexuels élèvent des enfants, donc la loi doit donner un statut légal à cet état de fait. Comme si la loi devait donner un statut légal à toutes les conneries que sont capables de faire les êtres humains.
Je le dis franchement : à mes yeux, les homosexuels qui revendiquent mariage et adoption sont des gens qui ont un problème psychologique, qui n'arrivent pas à assumer les conséquences de leur choix de vie. La loi n'a pas à remplacer le psy.
Et puis, vraiment, soumettre la loi à une mode, c'est très aventureux. La mode change. Que se passera-t-il, avec cette pratique de soumettre la loi à la mode, si dans trente ans, la majorité des Français (la démographie étant ce qu'elle est), considère que l'homosexualité est dégoutante ?
Je suis opposé au mariage homosexuel, je trouve cette idée ridicule. En revanche, je suis plus qu'opposé à l'adoption par des homosexuels : c'est de la prédation d'adultes sur des enfants pour échapper aux problèmes psychologiques qu'ils se sont eux-mêmes créés. Le droit à l'enfant n'existe pas, ce n'est pas parce qu'on veut un enfant que la loi doit se soumettre. En revanche, l'enfant a des droits et celui d'avoir une vraie famille, avec un père et une mère, est un droit élémentaire.
Thomas Sowell contre le mariage homosexuel (en anglais)
Un article de Psychologies sur l'adoption par des couples homosexuels
Addendum du 12/07 : si mon analyse de l'évolution de notre société est juste, les activistes homosexuels ont intérêt à faire vite : la fenêtre d'hédonisme, de laxisme, de narcissisme et de puérilité généralisés qui seule leur donne une chance d'imposer leurs revendications ridicules est en train de se refermer.
Les fantaisies en matière de moeurs ne sont en grande partie soutenables que grâce à l'Etat-providence. Quand celui-ci atteint ses limites, la déconnade se ralentit (par exemple, la pauvreté touche de plus en plus les mères célibataires, et ça ne va pas s'arranger).
Nous ne reviendrons bien évidemment pas à l'ordre antérieur, mais il me semble qu'un durcissement va venir. Il ne suffira plus de se rouler par terre en hurlant «Je veux ! Je veux !» pour voir ses revendications satisfaites.
Il est possible que nous en revenions au point où il sera avantageux d'avoir beaucoup d'enfants comme assurance pour ses vieux jours (seule méthode connue pour avoir une famille nombreuse : le couple normal), auquel cas les revendications des homosexuels seront vues comme des incongruités.
Mais il s'agit de phénomènes de moyen terme. Il se peut aussi que l'Aubry ou la Royal gagnent les élections de 2012 et déploient toute la connerie, fort vaste, dont elles sont capables, sapant un peu plus la civilisation en attaquant sa cellule élémentaire, la famille (détruire la famille et la civilisation, sous prétexte qu'elle les jugeait archaïques, a toujours été dans le projet d'une certaine gauche).
dimanche, juillet 11, 2010
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