Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu'elles concernent le futur. Essayons tout de même.
Les partisans de l'Euro nous disent que la seule manière de sauver leur monnaie favorite, c'est une intégration supra-nationale fiscale et budgétaire.
Ils ont parfaitement raison.
Mais comme ce qu'ils demandent revient à exiger des nations qu'elles renoncent à elles-mêmes, ce qui ne me paraît ni possible ni souhaitable, cela signifie tout simplement que l'Euro est condamné.
Les défenseurs de l'Euro sont dans une position de persévérance dans l'erreur : «la supra-nationalité ne marche pas, la solution : encore plus de supra-nationalité».
Ceux qui se lamentent que l'Europe n'agisse pas plus intelligemment et plus promptement font une erreur d'analyse : l'Europe n'existe pas, donc le peu d'action qu'elle entreprend, même en retard et bêtement, est déjà miraculeux.
J'annonce la fin de l'Euro depuis un certain temps. Cependant, je suis surpris. Je ne pensais pas que les choses iraient si vite. Après l'Irlande, les fameux marchés en sont déjà à tester le résistance du Portugal et de l'Espagne.
Bien sûr, la fin de l'Euro n'est pas pour demain, seulement pour après-demain : il va y avoir des rémissions, les docteurs «tant mieux» vont nous expliquer que le plus dur est passé, que l'Euro est sauvé, puis il y aura des rechutes, jusqu'à la mort.
L'Euro disparaîtra parce que les nations sont plus fortes que l'utopie européiste à la sauce bruxelloise. L'Euro disparaîtra parce que les peuples refuseront les sacrifices nécessaires pour le sauver.
Cependant, on ne revient jamais en arrière, on ne pourra pas faire comme si l'Euro n'avait jamais existé. Ce sont ces conséquences, que je ne discerne pas encore, que je redoute.
lundi, novembre 29, 2010
dimanche, novembre 28, 2010
Ethnomasochisme et famille décomposée
A propos du billet :
Il neige sur le lac Léman
dans lequel l'auteur fait une maladie de la votation suisse demandant l'expulsion des étrangers criminels, j'ai écrit le commentaire :
«Le Tibet aux Tibétains» ou «la Palestine aux Palestiniens», c'est une noble cause. Mais «la France aux Français» ou «la Suisse aux Suisses», c'est une horrible xénophobie.
Il y a à coup sûr dans cette xénophilie militante ou dans cet ethnomasochisme virulent un défaut de l'intellect.
Mais, je me demande, à voir dans certains cas (au-delà du cas de Mlle Maurisse), la violence irrationnelle des propos si il ne faut pas chercher une faille psychologique plus profonde.
Je suis tenté de chercher cette faille dans la décomposition des familles occidentales.
Vous connaissez la phrase (quelquefois utilisée par le Front National en France) : il est normal que je préfère mes frères à mes cousins, mes cousins à mes voisins et mes voisins aux étrangers. Mais, dans une famille décomposée, quand le noyau familial a été détruit, cette construction hiérarchique naturelle est empêchée.
Ce n'est qu'une intuition. Je suis bien incapable de vous la justifier avec des arguments.
Qu'en pensez vous ?
Et vous qu'en pensez vous ? Est-ce une de ces idées si générales qu'elles n'ont aucune valeur ou y a-t-il une piste à suivre ?
Il neige sur le lac Léman
dans lequel l'auteur fait une maladie de la votation suisse demandant l'expulsion des étrangers criminels, j'ai écrit le commentaire :
«Le Tibet aux Tibétains» ou «la Palestine aux Palestiniens», c'est une noble cause. Mais «la France aux Français» ou «la Suisse aux Suisses», c'est une horrible xénophobie.
Il y a à coup sûr dans cette xénophilie militante ou dans cet ethnomasochisme virulent un défaut de l'intellect.
Mais, je me demande, à voir dans certains cas (au-delà du cas de Mlle Maurisse), la violence irrationnelle des propos si il ne faut pas chercher une faille psychologique plus profonde.
Je suis tenté de chercher cette faille dans la décomposition des familles occidentales.
Vous connaissez la phrase (quelquefois utilisée par le Front National en France) : il est normal que je préfère mes frères à mes cousins, mes cousins à mes voisins et mes voisins aux étrangers. Mais, dans une famille décomposée, quand le noyau familial a été détruit, cette construction hiérarchique naturelle est empêchée.
Ce n'est qu'une intuition. Je suis bien incapable de vous la justifier avec des arguments.
Qu'en pensez vous ?
Et vous qu'en pensez vous ? Est-ce une de ces idées si générales qu'elles n'ont aucune valeur ou y a-t-il une piste à suivre ?
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Pic huile : «Chéri, fais moi peur !»
Je suis tombé par hasard sur un blog d'hallucinés :
Oil Man
Ils passent leur temps à se faire peur avec la «fin du pétrole», le «peak oil» et autres épouvantails pour simples d'esprit.
J'ai expliqué ailleurs (ici et là) ce qu'il fallait penser de ces foutaises.
Ce qui m'intéresse, c'est la délectation qu'éprouvent certains à jouer les prophètes d'apocalypse et d'autres à les écouter. Il est facile d'attirer l'attention en prédisant des catastrophes (par exemple, la faillite de l'Etat français) et de se donner une image d'intelligent et de responsable à bon compte.
Le plus malsain, c'est que ces élucubrations se déguisent le plus souvent sous un faux bon sens («le pétrole n'est pas infini»). Or, si nous avons bien une un ultime recours en cas de problème, c'est le bon sens, alors autant ne pas le poignarder.
Oil Man
Ils passent leur temps à se faire peur avec la «fin du pétrole», le «peak oil» et autres épouvantails pour simples d'esprit.
J'ai expliqué ailleurs (ici et là) ce qu'il fallait penser de ces foutaises.
Ce qui m'intéresse, c'est la délectation qu'éprouvent certains à jouer les prophètes d'apocalypse et d'autres à les écouter. Il est facile d'attirer l'attention en prédisant des catastrophes (par exemple, la faillite de l'Etat français) et de se donner une image d'intelligent et de responsable à bon compte.
Le plus malsain, c'est que ces élucubrations se déguisent le plus souvent sous un faux bon sens («le pétrole n'est pas infini»). Or, si nous avons bien une un ultime recours en cas de problème, c'est le bon sens, alors autant ne pas le poignarder.
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Ces merveilleux abonnés du Monde
samedi, novembre 27, 2010
Pour un régime aristocratique
Je suis entouré de quelques aristocrates. Non pas de ces grands bourgeois à particule, résidant à Versailles ou à Deauville, ceux-là n'ont conservé de l'ancienne noblesse que la morgue, le mépris et le snobisme. Il n'y a plus rien à en tirer, ils sont à la fois ridicules et odieux. Venant de plus haut, ils sont tombés plus bas.
Non, je veux parler de gens de haute valeur, qui en ont conscience, et qui en tirent le sentiment d'avoir de grands devoirs.
Car c'est cela, l'aristocratie : de grands droits gagés sur de grands devoirs. Mme de La Fayette fait dire à une de ses héroïnes : «Nous payons bien cher le privilège de notre naissance.»
Ce prix, c'était le poids écrasant du devoir. Le devoir de ne jamais déchoir. En versant son sang à la guerre avec prodigalité pour les hommes, en acceptant une vie régie par les exigences de la représentation, des alliances et de la lignée pour les femmes.
La politique est aujourd'hui malade de la démocratie. Malade de ce qu'il faille trouver le plus petit dénominateur commun et que celui-ci est généralement le plus bas, le plus vil, le plus vulgaire, le plus bête.
Aujourd'hui, nous sommes gouvernés par la lie de notre pays. Mais les régimes politiques qui ont duré(Rome, Venise, le Royaume-Uni, ...) ont tous fait appel à une forme d'aristocratie.
La monarchie n'est qu'une de ces formes d'aristocratie.
Il se peut que la France disparaisse. Elle n'a jamais été si menacée dans son existence même depuis Jeanne d'Arc et le petit roi de Bourges.
Mais si nous survivons, nous aurons nécessairement trouvé en chemin cette nouvelle aristocratie que j'appelle de mes vœux.
Les fondateurs de la IIIème République avaient bien des défauts, mais ils avaient tout de même oublié d'être cons (ce qui n'est hélas pas le cas de nos politiciens en 2010) et ont essayé avec la méritocratie de former une élite républicaine qui ressemble à s'y méprendre à une aristocratie.
Espérons que nous saurons retrouver cette sagesse.
Non, je veux parler de gens de haute valeur, qui en ont conscience, et qui en tirent le sentiment d'avoir de grands devoirs.
Car c'est cela, l'aristocratie : de grands droits gagés sur de grands devoirs. Mme de La Fayette fait dire à une de ses héroïnes : «Nous payons bien cher le privilège de notre naissance.»
Ce prix, c'était le poids écrasant du devoir. Le devoir de ne jamais déchoir. En versant son sang à la guerre avec prodigalité pour les hommes, en acceptant une vie régie par les exigences de la représentation, des alliances et de la lignée pour les femmes.
La politique est aujourd'hui malade de la démocratie. Malade de ce qu'il faille trouver le plus petit dénominateur commun et que celui-ci est généralement le plus bas, le plus vil, le plus vulgaire, le plus bête.
Aujourd'hui, nous sommes gouvernés par la lie de notre pays. Mais les régimes politiques qui ont duré(Rome, Venise, le Royaume-Uni, ...) ont tous fait appel à une forme d'aristocratie.
La monarchie n'est qu'une de ces formes d'aristocratie.
Il se peut que la France disparaisse. Elle n'a jamais été si menacée dans son existence même depuis Jeanne d'Arc et le petit roi de Bourges.
Mais si nous survivons, nous aurons nécessairement trouvé en chemin cette nouvelle aristocratie que j'appelle de mes vœux.
Les fondateurs de la IIIème République avaient bien des défauts, mais ils avaient tout de même oublié d'être cons (ce qui n'est hélas pas le cas de nos politiciens en 2010) et ont essayé avec la méritocratie de former une élite républicaine qui ressemble à s'y méprendre à une aristocratie.
Espérons que nous saurons retrouver cette sagesse.
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« L’effet cumulé, l’effet social de la généralisation de l’ironie, c’est tout de même un rétrécissement progressif des capacités humaines »
« L’effet cumulé, l’effet social de la généralisation de l’ironie, c’est tout de même un rétrécissement progressif des capacités humaines ».
Cette phrase de Pierre Manent dans un article de Causeur m'a frappé, car elle résonne avec un de mes malaises face au monde contemporain.
Discutant avec mon épouse, je me lamentais que les comiques aient disparu. Je ne goûte absolument pas l'ironie qui tient aujourd'hui lieu de comique. L'humour «Canal Plus» provoque chez moi plus de rage que de rire.
L'ironie est du cancre, disait Saint-Exupéry. Comme c'est juste. Nous sommes hélas cernés par les cancres.
Phèdre par Pierre Dac
Cette phrase de Pierre Manent dans un article de Causeur m'a frappé, car elle résonne avec un de mes malaises face au monde contemporain.
Discutant avec mon épouse, je me lamentais que les comiques aient disparu. Je ne goûte absolument pas l'ironie qui tient aujourd'hui lieu de comique. L'humour «Canal Plus» provoque chez moi plus de rage que de rire.
L'ironie est du cancre, disait Saint-Exupéry. Comme c'est juste. Nous sommes hélas cernés par les cancres.
Phèdre par Pierre Dac
«L'épargne mondiale exige le démantèlement des Etats-providences et ça arrivera.»
«L'épargne mondiale exige le démantèlement des Etats-providences et ça arrivera.» Voilà ce que disait Marc de Scitivaux ce matin sur BFM.
Petit décryptage.
Que camoufle-t-on sous le terme vague et commode de «marchés», «les marchés ceci, les marchés cela ...» ? Tout simplement l'épargne mondiale, ses détenteurs, ses gérants, sous forme de fonds souverains, de fonds de pension, d'assurances-vies, etc... L'épargne des Français fait d'ailleurs partie de cette épargne mondiale.
Bien sûr, il est plus facile de diaboliser quelques intermédiaires un peu fous, comme les traders, ou peu scrupuleux, comme Maddoff. Mais fondamentalement, c'est de cela qu'il s'agit : l'épargne cherche des placements offrant un équilibre entre risque et rendement. Les «marchés», c'est l'argent de Mr Jones, de Mme Michu, de l'émir Khaled et de M. Wang.
Mais, me direz vous, en quoi Mr Jones, Mme Michu, l'émir Khaled et M. Wang exigent-ils le démantèlement des Etats-providence ?
Ils ne l'exigent pas directement, mais leur message, bien qu'indirect, est limpide : «Pays socialistes, vous avez accumulé trente ans de dettes parce que, pendant trente ans, vous avez trouvé en nous des créanciers complaisants. Aujourd'hui, nous avons peu que vous ne puissiez faire face. Rassurez nous.»
Et comment les rassurer autrement qu'en démantelant la cause de notre endettement (unique dans l'histoire dans une période de paix), c'est-à-dire l'Etat-providence. Je vous rappelle que si l'on réduisait seulement d'un tiers les «transferts sociaux», l'Etat français serait excédentaire.
Certains petits génies croient avoir trouvé la solution sans douleur : «Spolions ces salauds d'épargnants (qui ont quand même été bien gentils, ou naïfs, de nous faire confiance jusqu'à maintenant), relançons l'inflation.»
Cela suppose qu'il existerait quelque part à mécanisme pour augmenter ou réduire l'inflation à volonté, cela reste à démontrer.
Mais, surtout, c'est perpétuer nos abominables erreurs : favoriser la jouissance immédiate au détriment de la prudence et de la prévoyance. Après moi le déluge. Certes, l'inflation permet de rembourser les dettes sans trop de peine, mais aux dépens de l'investissement.
Non, la solution réside en deux phrases simples qui sont pourtant deux révolutions :
> ce n'est pas le rôle de l'Etat de protéger les individus contre les aleas de la vie.
> la consommation, la jouissance et l'endettement appauvrissent, l'épargne, la travail et l'investissement créent la prospérité.
Petit décryptage.
Que camoufle-t-on sous le terme vague et commode de «marchés», «les marchés ceci, les marchés cela ...» ? Tout simplement l'épargne mondiale, ses détenteurs, ses gérants, sous forme de fonds souverains, de fonds de pension, d'assurances-vies, etc... L'épargne des Français fait d'ailleurs partie de cette épargne mondiale.
Bien sûr, il est plus facile de diaboliser quelques intermédiaires un peu fous, comme les traders, ou peu scrupuleux, comme Maddoff. Mais fondamentalement, c'est de cela qu'il s'agit : l'épargne cherche des placements offrant un équilibre entre risque et rendement. Les «marchés», c'est l'argent de Mr Jones, de Mme Michu, de l'émir Khaled et de M. Wang.
Mais, me direz vous, en quoi Mr Jones, Mme Michu, l'émir Khaled et M. Wang exigent-ils le démantèlement des Etats-providence ?
Ils ne l'exigent pas directement, mais leur message, bien qu'indirect, est limpide : «Pays socialistes, vous avez accumulé trente ans de dettes parce que, pendant trente ans, vous avez trouvé en nous des créanciers complaisants. Aujourd'hui, nous avons peu que vous ne puissiez faire face. Rassurez nous.»
Et comment les rassurer autrement qu'en démantelant la cause de notre endettement (unique dans l'histoire dans une période de paix), c'est-à-dire l'Etat-providence. Je vous rappelle que si l'on réduisait seulement d'un tiers les «transferts sociaux», l'Etat français serait excédentaire.
Certains petits génies croient avoir trouvé la solution sans douleur : «Spolions ces salauds d'épargnants (qui ont quand même été bien gentils, ou naïfs, de nous faire confiance jusqu'à maintenant), relançons l'inflation.»
Cela suppose qu'il existerait quelque part à mécanisme pour augmenter ou réduire l'inflation à volonté, cela reste à démontrer.
Mais, surtout, c'est perpétuer nos abominables erreurs : favoriser la jouissance immédiate au détriment de la prudence et de la prévoyance. Après moi le déluge. Certes, l'inflation permet de rembourser les dettes sans trop de peine, mais aux dépens de l'investissement.
Non, la solution réside en deux phrases simples qui sont pourtant deux révolutions :
> ce n'est pas le rôle de l'Etat de protéger les individus contre les aleas de la vie.
> la consommation, la jouissance et l'endettement appauvrissent, l'épargne, la travail et l'investissement créent la prospérité.
jeudi, novembre 25, 2010
Le calice jusqu'à la lie : c'est carnaval
De plus en plus, la France est dirigée par la lie de la société : les fumeux, les immoraux, les dépourvus du moindre bon sens, les abrutis cyniques, les apatrides, les gommeux, les profiteurs, les baratineurs, les saltimbanques ...
On présente François Fillon comme le moins filou de notre gouvernement, mais enfin, il fait tout de même un discours de politique générale où il propose des «avancées sociales», terme convenu pour désigner le clientélisme dont nous souffrons depuis trente ans et qui nous rapproche chaque jour de la cessation de paiement. Les «transferts sociaux», c'est-à-dire le social-clientélisme, représentent 650 milliards d'€, nous en mourons et il faudrait en faire encore plus ? Quel médecin conseillerait à un empoisonné de reprendre une petite dose de poison ?
Si François Fillon est ce qui se fait de mieux, s'attendre au pire de la part des autres politiciens est d'un optimisme béat, ce n'est pas assez. Il faut s'attendre au cataclysme, à la fin du monde, au jugement dernier, à l'apocalypse.
Ailleurs, on nous parle d'une réforme de l'appareil judiciaire, sous l'impulsion de la technocratie européiste et anti-nationale, qui irait encore plus loin dans le penchant en faveur des criminels, les désormais fameux (pour les lecteurs de La Lime) «socialement proches». La soi-disant justice française était depuis longtemps une farce. Elle devient une farce sinistre.
Le carnaval, c'était ce moment où les faibles pouvaient se moquer des puissants, où les places étaient brièvement inversées.
La France de 2010, c'est carnaval tous les jours : les clandestins manifestent publiquement, les puissants s'humilient devant les bouffons télévisuels, les bons-à-rien obtiennent l'argent des travailleurs, on prend conseil auprès du plus bête (ça s'appelle un sondage, comme une coloscopie), le mensonge est érigé en vérité, la tromperie habile est admirée, le sacré est conspué et le profane est exalté. La tiers-mondisation de notre pays, la politique devenue folle et bête, la liberté d'expression bafouée, les imbéciles arbitres des élégances et du politiquement correct, les jaloux maîtres de tuer l'économie libre, les anti-éducateurs aux commandes de l'école ...
Quel dieu avons nous offensé pour susciter une telle vengeance ? Quelle faute avons nous commise ?
On présente François Fillon comme le moins filou de notre gouvernement, mais enfin, il fait tout de même un discours de politique générale où il propose des «avancées sociales», terme convenu pour désigner le clientélisme dont nous souffrons depuis trente ans et qui nous rapproche chaque jour de la cessation de paiement. Les «transferts sociaux», c'est-à-dire le social-clientélisme, représentent 650 milliards d'€, nous en mourons et il faudrait en faire encore plus ? Quel médecin conseillerait à un empoisonné de reprendre une petite dose de poison ?
Si François Fillon est ce qui se fait de mieux, s'attendre au pire de la part des autres politiciens est d'un optimisme béat, ce n'est pas assez. Il faut s'attendre au cataclysme, à la fin du monde, au jugement dernier, à l'apocalypse.
Ailleurs, on nous parle d'une réforme de l'appareil judiciaire, sous l'impulsion de la technocratie européiste et anti-nationale, qui irait encore plus loin dans le penchant en faveur des criminels, les désormais fameux (pour les lecteurs de La Lime) «socialement proches». La soi-disant justice française était depuis longtemps une farce. Elle devient une farce sinistre.
Le carnaval, c'était ce moment où les faibles pouvaient se moquer des puissants, où les places étaient brièvement inversées.
La France de 2010, c'est carnaval tous les jours : les clandestins manifestent publiquement, les puissants s'humilient devant les bouffons télévisuels, les bons-à-rien obtiennent l'argent des travailleurs, on prend conseil auprès du plus bête (ça s'appelle un sondage, comme une coloscopie), le mensonge est érigé en vérité, la tromperie habile est admirée, le sacré est conspué et le profane est exalté. La tiers-mondisation de notre pays, la politique devenue folle et bête, la liberté d'expression bafouée, les imbéciles arbitres des élégances et du politiquement correct, les jaloux maîtres de tuer l'économie libre, les anti-éducateurs aux commandes de l'école ...
Quel dieu avons nous offensé pour susciter une telle vengeance ? Quelle faute avons nous commise ?
mercredi, novembre 24, 2010
Eloge des frontières (R. Debray)
Régis Debray est étrange : il est inclassable, c'est un gauchiste ou un ex-gauchiste, on ne sait pas très bien, qui soutient des idées en totale opposition avec la vulgate gauchiste en vigueur.
Ce texte est la transcription d'une conférence prononcée au Japon, seul pays avancé à avoir conservé des frontières géographiques, culturelles et spirituelles.
Que dit-il ? Que la frontière est consubstantielle à l'être, que l'acte fondateur consiste toujours à marquer la limite entre le dehors et le dedans. Cet acte peut-être fait par Dieu ou Romulus. La frontière est la protection de l'être et la condition de sa naissance. On ne dit pas par hasard qu'une femme en espoir d'enfant est enceinte. La frontière préserve le sacré, donc l'intime, et par voie de conséquence, le profondément humain. Un «citoyen du monde», à supposer qu'il existe, n'est pas un homme, il lui manque quelque chose.
C'est pourquoi les frontières ne disparaissent jamais : si on supprime les frontières nationales et culturelles, il s'en crée d'autres, religieuses et ethniques, par exemple. La mondialisation va de pair avec la montée des violences régionales, ethniques et religieuses, ce n'est pas une contradiction, c'est une conséquence logique de la nécessité des frontières : les grandes frontières nationales et culturelles sont remplacées par des petites frontières locales, ce qui est à mon sens une terrible régression.
L'envie d'un monde sans frontières est un nihilisme, une envie de néant, de mort (je suis en total accord avec Debray sur ce point).
Mais la frontière n'est pas étanche, elle est un filtre. On permet à certaines choses de passer, sans renoncer à soi-même, ce qui enrichit. C'est bien le drame que nous font vivre les tenants de l'aFrance d'après : la fusion dans un magma indéfini où le seul dénominateur commun serait notre renoncement à être français, où l'autre n'enrichit plus, mais détruit.
Si nous ne sommes plus français, nous ne serons pas pour autant citoyens du monde, nous serons autre chose, algériens, chinois, indiens, je ne sais.
Avec cette lecture, on constate donc à quel point nos pays occidentaux sont malades, atteints à la tête et au cœur. Vous savez ce que j'en pense : nos pays aspirent à un repos qui est celui de la mort, ils renoncent à être, à compter, à peser, à exister. D'où le suicidaire renoncement aux frontières.
Ce texte est la transcription d'une conférence prononcée au Japon, seul pays avancé à avoir conservé des frontières géographiques, culturelles et spirituelles.
Que dit-il ? Que la frontière est consubstantielle à l'être, que l'acte fondateur consiste toujours à marquer la limite entre le dehors et le dedans. Cet acte peut-être fait par Dieu ou Romulus. La frontière est la protection de l'être et la condition de sa naissance. On ne dit pas par hasard qu'une femme en espoir d'enfant est enceinte. La frontière préserve le sacré, donc l'intime, et par voie de conséquence, le profondément humain. Un «citoyen du monde», à supposer qu'il existe, n'est pas un homme, il lui manque quelque chose.
C'est pourquoi les frontières ne disparaissent jamais : si on supprime les frontières nationales et culturelles, il s'en crée d'autres, religieuses et ethniques, par exemple. La mondialisation va de pair avec la montée des violences régionales, ethniques et religieuses, ce n'est pas une contradiction, c'est une conséquence logique de la nécessité des frontières : les grandes frontières nationales et culturelles sont remplacées par des petites frontières locales, ce qui est à mon sens une terrible régression.
L'envie d'un monde sans frontières est un nihilisme, une envie de néant, de mort (je suis en total accord avec Debray sur ce point).
Mais la frontière n'est pas étanche, elle est un filtre. On permet à certaines choses de passer, sans renoncer à soi-même, ce qui enrichit. C'est bien le drame que nous font vivre les tenants de l'aFrance d'après : la fusion dans un magma indéfini où le seul dénominateur commun serait notre renoncement à être français, où l'autre n'enrichit plus, mais détruit.
Si nous ne sommes plus français, nous ne serons pas pour autant citoyens du monde, nous serons autre chose, algériens, chinois, indiens, je ne sais.
Avec cette lecture, on constate donc à quel point nos pays occidentaux sont malades, atteints à la tête et au cœur. Vous savez ce que j'en pense : nos pays aspirent à un repos qui est celui de la mort, ils renoncent à être, à compter, à peser, à exister. D'où le suicidaire renoncement aux frontières.
La voiture électrique a l'avenir devant elle, pour encore longtemps
Voiture électrique, non, non, rien n'a changé
La voiture électrique n'est pas un moyen de transport de masse et n'est pas près de l'être. Tout le reste, c'est vaudou écologiste et fariboles.
Les obstacles techniques sont à ce point résistants que je pense que la lente progression de la voiture électrique viendra plus d'un changement de mode de consommation (le Vélib de la bagnole ?) que d'améliorations du confort d'utilisation.
La voiture électrique n'est pas un moyen de transport de masse et n'est pas près de l'être. Tout le reste, c'est vaudou écologiste et fariboles.
Les obstacles techniques sont à ce point résistants que je pense que la lente progression de la voiture électrique viendra plus d'un changement de mode de consommation (le Vélib de la bagnole ?) que d'améliorations du confort d'utilisation.
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Nous fonçons toujours droit dans le mur, mais nous avons arrêté de klaxonner
Nous foncions dans le mur en klaxonnant. Nous avons arrêté de klaxonner.
Je reste persuadé que la France ira jusqu'à la cessation de paiement parce que les lobbies ayant intérêt à ce que rien ne bouge dans les dépenses publiques sont trop puissants.
Mais, au moins, on a cessé de nous vanter «le modèle social français». Ca devenait pénible : c'est un peu comme si le curé venu vous donner l'extrême-onction passait son temps à vous vanter les mérites de la maladie qui vous tue.
Certes, on va crever, mais avec un de décence.
C'est déjà ça.
Sur le blog Econoclaste, j'ai laissé ce commentaire sous le billet Avoir tort :
Ce billet tombe très bien.
Il y a trois ou quatre ans, vous m'aviez sur ce blog même fait sentir que vous me considériez comme un imbécile parce que je soutenais que la France, pour des raisons de politique interne, irait jusqu'à la faillite. Vous me répondiez que je n'avais rien compris et j'étais bien con de ne pas admettre que les taux d'intérêt serviraient de signal salvateur.
Comme je n'oublie pas les offenses, me revoilà.
Aujourd'hui, le rééchelonnement de la dette grecque en 2013 est dans toutes les têtes et il n'est nullement exclu que l'Irlande, le Portugal et l'Espagne, puis peut-être la France, suivent le même chemin.
Entre temps, est sorti le livre This time is different qui étudie toutes les situations où, justement, les taux d'intérêt n'ont pas été un signal suffisamment fort pour empêcher le défaut souverain.
Diriez vous que je suis toujours un imbécile ? Ou que, si je n'ai pas raison (personne ne connaît l'avenir), je n'ai pas forcément tort.
Des excuses seraient superflues.
Bien à vous.
FB
Je n'en espère pas grand'chose (qu'attendre d'un économiste, et de gauche en plus ?), mais ça soulage.
Je reste persuadé que la France ira jusqu'à la cessation de paiement parce que les lobbies ayant intérêt à ce que rien ne bouge dans les dépenses publiques sont trop puissants.
Mais, au moins, on a cessé de nous vanter «le modèle social français». Ca devenait pénible : c'est un peu comme si le curé venu vous donner l'extrême-onction passait son temps à vous vanter les mérites de la maladie qui vous tue.
Certes, on va crever, mais avec un de décence.
C'est déjà ça.
Sur le blog Econoclaste, j'ai laissé ce commentaire sous le billet Avoir tort :
Ce billet tombe très bien.
Il y a trois ou quatre ans, vous m'aviez sur ce blog même fait sentir que vous me considériez comme un imbécile parce que je soutenais que la France, pour des raisons de politique interne, irait jusqu'à la faillite. Vous me répondiez que je n'avais rien compris et j'étais bien con de ne pas admettre que les taux d'intérêt serviraient de signal salvateur.
Comme je n'oublie pas les offenses, me revoilà.
Aujourd'hui, le rééchelonnement de la dette grecque en 2013 est dans toutes les têtes et il n'est nullement exclu que l'Irlande, le Portugal et l'Espagne, puis peut-être la France, suivent le même chemin.
Entre temps, est sorti le livre This time is different qui étudie toutes les situations où, justement, les taux d'intérêt n'ont pas été un signal suffisamment fort pour empêcher le défaut souverain.
Diriez vous que je suis toujours un imbécile ? Ou que, si je n'ai pas raison (personne ne connaît l'avenir), je n'ai pas forcément tort.
Des excuses seraient superflues.
Bien à vous.
FB
Je n'en espère pas grand'chose (qu'attendre d'un économiste, et de gauche en plus ?), mais ça soulage.
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mardi, novembre 23, 2010
La crise irlandaise met la démocratie en question
Qu'est-ce que l'endettement généralisé ?
C'est le moyen qu'ont trouvé les politiciens occidentaux pour financer la démagogie qui leur permet d'être élus. Ils achètent leur élection en offrant aux électeurs des prestations, des services et des emplois qu'ils ne font pas payer à leur juste prix.
Des politiciens qui renoncent à cette mauvaise habitude peuvent-ils gagner les élections contre des politiciens qui n'y renoncent pas ?
Si la réponse est négative, alors la démocratie aura vécu.
C'est le moyen qu'ont trouvé les politiciens occidentaux pour financer la démagogie qui leur permet d'être élus. Ils achètent leur élection en offrant aux électeurs des prestations, des services et des emplois qu'ils ne font pas payer à leur juste prix.
Des politiciens qui renoncent à cette mauvaise habitude peuvent-ils gagner les élections contre des politiciens qui n'y renoncent pas ?
Si la réponse est négative, alors la démocratie aura vécu.
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Fin de l'Etat-mamma
dimanche, novembre 21, 2010
L'éducation sera bientôt un délit
Edwige Antier, une pédiatre foldingue qui, pour notre malheur, se trouve être député UMP, veut faire interdire la fessée et les «violences morales» sur les enfants.
Bien sûr, on nous sort l'éternel argument panurgesque que la France serait «en retard». Mais depuis quand est-ce une honte d'être en retard d'une connerie ?
Cette loi porte en germe l'interdiction de toute éducation.
En effet, l'éducation est une violence morale. Elle repose sur deux piliers : protéger et élever. Cette deuxième partie de l'éducation, l'élévation, recèle nécessairement une dose de violence. Elle consiste à frustrer l'enfant, à imposer des limites à son sentiment de toute-puissance et à l'arracher à la fusion maternelle. Pour élever un enfant (j'aime ce mot «élever»), il faut le hisser au-dessus de lui-même, lui faire faire des choses qu'au premier abord il n'a pas envie de faire, le forcer à faire plus : se tenir mieux, parler mieux, se comporter mieux.
Cette violence éducative peut s'exprimer de manière plus ou moins ostensible suivant les familles, les milieux et les traditions. Mais, elle est centrale à l'éducation, on ne peut l'en ôter sous peine de renoncer à l'éducation elle-même.
Car, cette violence éducative n'est ni sadique ni vaine, elle a un but et une utilité, elle est altruiste. Elle n'est en réalité que le reflet de la violence et de la finitude de la condition humaine. Pourquoi faut-il apprendre à un enfant à supporter les frustrations et à ne pas être esclave de son narcissisme ? Parce que la vie humaine est pleine de frustrations, de limites et d'atteintes au narcissisme, dont les ultimes ne sont rien d'autre que la vieillesse, la maladie et la mort.
Eduquer un enfant, c'est lui apprendre à vivre, et peut-être à être heureux, malgré les limites. Ne pas éduquer un enfant, c'est faire un adulte colérique et narcissique, sans cesse frustré, découragé, velléitaire et dépressif.
Donc, la bonne éducation ne va pas sans violence morale. Est-ce à l'Etat d'en juger les modalités, au-delà des lois qui existent, protégeant les personnes ? Bien sûr que non.
On me citera des Thénardier, mais ceux-là ne sont-ils pas déjà réprimés par la loi ? De manière plus réaliste, j'imagine un couple au bord du divorce où le simple fait de priver un enfant d'une glace parce qu'il n'a pas été sage sera dénoncé comme une insupportable violence à faire payer devant le juge.
On voit vite où cela mène : à l'auto-censure des rares pulsions d'éducation qui restent aux parents ; les maternants, les infantilisants, les laxistes, les ensauvageurs, les déséducateurs ayant désormais la loi pour eux.
Qu'il est triste d'avoir à rappeler ces notions si élémentaires qu'elles devraient aller sans dire.
Bien sûr, on nous sort l'éternel argument panurgesque que la France serait «en retard». Mais depuis quand est-ce une honte d'être en retard d'une connerie ?
Cette loi porte en germe l'interdiction de toute éducation.
En effet, l'éducation est une violence morale. Elle repose sur deux piliers : protéger et élever. Cette deuxième partie de l'éducation, l'élévation, recèle nécessairement une dose de violence. Elle consiste à frustrer l'enfant, à imposer des limites à son sentiment de toute-puissance et à l'arracher à la fusion maternelle. Pour élever un enfant (j'aime ce mot «élever»), il faut le hisser au-dessus de lui-même, lui faire faire des choses qu'au premier abord il n'a pas envie de faire, le forcer à faire plus : se tenir mieux, parler mieux, se comporter mieux.
Cette violence éducative peut s'exprimer de manière plus ou moins ostensible suivant les familles, les milieux et les traditions. Mais, elle est centrale à l'éducation, on ne peut l'en ôter sous peine de renoncer à l'éducation elle-même.
Car, cette violence éducative n'est ni sadique ni vaine, elle a un but et une utilité, elle est altruiste. Elle n'est en réalité que le reflet de la violence et de la finitude de la condition humaine. Pourquoi faut-il apprendre à un enfant à supporter les frustrations et à ne pas être esclave de son narcissisme ? Parce que la vie humaine est pleine de frustrations, de limites et d'atteintes au narcissisme, dont les ultimes ne sont rien d'autre que la vieillesse, la maladie et la mort.
Eduquer un enfant, c'est lui apprendre à vivre, et peut-être à être heureux, malgré les limites. Ne pas éduquer un enfant, c'est faire un adulte colérique et narcissique, sans cesse frustré, découragé, velléitaire et dépressif.
Donc, la bonne éducation ne va pas sans violence morale. Est-ce à l'Etat d'en juger les modalités, au-delà des lois qui existent, protégeant les personnes ? Bien sûr que non.
On me citera des Thénardier, mais ceux-là ne sont-ils pas déjà réprimés par la loi ? De manière plus réaliste, j'imagine un couple au bord du divorce où le simple fait de priver un enfant d'une glace parce qu'il n'a pas été sage sera dénoncé comme une insupportable violence à faire payer devant le juge.
On voit vite où cela mène : à l'auto-censure des rares pulsions d'éducation qui restent aux parents ; les maternants, les infantilisants, les laxistes, les ensauvageurs, les déséducateurs ayant désormais la loi pour eux.
Qu'il est triste d'avoir à rappeler ces notions si élémentaires qu'elles devraient aller sans dire.
samedi, novembre 20, 2010
Un policier renversé par un motard à la Courneuve
Quoi ? Pas de manifestations de d'jeuns exprimant leur légitime colère en se comportant comme des australopithèques ? Pas de mère éplorée beuglant à la télé : «'Ils' ont tué mon petit poussin d'amour qui n'a jamais fait de mal à une mouche» ? Pas de sentencieux oracles télévisuels dénonçant avec des trémolos d'indignation dans la voix d'inacceptables violences, déshonorant la patrie des drouâtd'lhomme ?
Libellés :
défenestration volontaire
Sarkozy le déraciné
Un aspect de Nicolas Sarkozy me frappe et me terrifie : c'est un déraciné.
Il n'a pas de racines familiales. Une vraie famille, avec un père et une mère qui restent ensemble longtemps (à cause des gosses ou non), il ne sait pas ce que c'est, ni comme fils ni comme père.
Il n'a pas de racines sentimentales. Il voltige et papillonne.
Il n'a pas de racines culturelles. Sa déclaration fracassante sur La Princesse de Clèves, que lui ont reproché à l'excès les Tartuffes de gauche qui n'ont pas peu contribué à ce que de moins en moins de Français soient capables de lire ce roman, est révélatrice.
Il n'a pas de racines patriotiques. Certains Français d'origine immigrée s'attachent passionnément et charnellement à leur nouveau pays, ça n'est pas le cas de notre Président. Ca ne me semble pas un hasard qu'il se marie à une Espagnole puis à une Italienne, mais un signe parmi d'autres. On connaît la phrase qu'il aurait dite à Philippe de Villiers : «La France, ses paysages, ça te fait vibrer. Moi, ça me laisse froid.» Je ne sais si elle est vraie, mais qu'elle soit vraisemblable est déjà inquiétant.
En temps ordinaires, avoir un Président apatride serait déjà incongru. En situation de crise, c'est terrifiant.
Il n'a pas de racines familiales. Une vraie famille, avec un père et une mère qui restent ensemble longtemps (à cause des gosses ou non), il ne sait pas ce que c'est, ni comme fils ni comme père.
Il n'a pas de racines sentimentales. Il voltige et papillonne.
Il n'a pas de racines culturelles. Sa déclaration fracassante sur La Princesse de Clèves, que lui ont reproché à l'excès les Tartuffes de gauche qui n'ont pas peu contribué à ce que de moins en moins de Français soient capables de lire ce roman, est révélatrice.
Il n'a pas de racines patriotiques. Certains Français d'origine immigrée s'attachent passionnément et charnellement à leur nouveau pays, ça n'est pas le cas de notre Président. Ca ne me semble pas un hasard qu'il se marie à une Espagnole puis à une Italienne, mais un signe parmi d'autres. On connaît la phrase qu'il aurait dite à Philippe de Villiers : «La France, ses paysages, ça te fait vibrer. Moi, ça me laisse froid.» Je ne sais si elle est vraie, mais qu'elle soit vraisemblable est déjà inquiétant.
En temps ordinaires, avoir un Président apatride serait déjà incongru. En situation de crise, c'est terrifiant.
Pourquoi les socialistes sont-ils si socialistes ?
PS, à gauche toute !
Résumé de Valeurs Actuelles du programme socialiste :
Hausse massive des impôts et des taxes, médecins payés au forfait, loyers encadrés, suppression des notes à l’école, éducation sexuelle au CP, discrimination positive…
Un tel programme ne peut qu'étonner les gens de bon sens : le socialisme échoue partout et toujours, fait des ravages partout où il passe, notamment en France : chômage de masse (1), communautarisme, insécurité (2), mal-éducation ... Il est de plus immoral (j'y tiens) et infantilisant.
Alors pourquoi y-a-t-il encore des socialistes, et plus socialistes que jamais ?
Parce que tout le monde n'est pas intelligent, ni réaliste, ni patriote.
> la droite a commis la faute impardonnable de laisser depuis quarante ans la culture et l'instruction à la gauche. Le socialisme, ardemment transmis par l'éducation nazionale (3), dont c'est la seule réussite, imprègne les chères têtes blondes. Bien sûr, certains arrivent à s'en sortir, mais faites un test autour de vous : ne parlez ni de socialisme, ni de libéralisme, présentez quelques situations de la vie quotidienne, conflictuelles ou non, richesse, pauvreté, chômage, travail, etc. il est remarquable de constater le nombre de gens qui considéreront que c'est à l'Etat de «faire quelque chose».
> plus de la moitié des Français reçoivent plus de la moitié de leurs revenus de la collectivité. Ceux-là, même si ils voyaient le socialisme comme la doctrine la plus néfaste jamais émise (ce que, pour la plupart, ils ne font pas), auraient un intérêt à court terme à voter socialiste. Et ils ne sont pas assez patriotes pour se détacher de leurs intérêts et penser au pays.
Bref, la politique est l'art du louvoyage entre le fait accompli, les intérêts bien compris et le souhaitable pour l'avenir.
Sur le terrain du fait accompli et des intérêts bien compris, le socialisme est largement en tête. Une idée fausse et objectivement néfaste peut survivre très longtemps si elle sert des intérêts et que de nombreux imbéciles y croient.
Cela suffit à expliquer qu'il y ait tant de socialistes et si socialistes. Le monde est mal fait.
**************
(1) : il y a une corrélation remarquable entre d'une part, la hausse des dépenses publiques et, d'autre part, la baisse de la croissance et la hausse du chômage avec juste ce léger décalage temporel qui suggère un lien de causalité entre la première et les secondes.
(2) : les socialistes soutiennent tout de même que l'insécurité est créée par la police !
(3) : un mien collègue pestait récemment contre un cours d'économie de seconde sur le «développement durable» (vocabulaire déjà en soi socialiste) qui ne tournait qu'autour du rôle de l'Etat.
Résumé de Valeurs Actuelles du programme socialiste :
Hausse massive des impôts et des taxes, médecins payés au forfait, loyers encadrés, suppression des notes à l’école, éducation sexuelle au CP, discrimination positive…
Un tel programme ne peut qu'étonner les gens de bon sens : le socialisme échoue partout et toujours, fait des ravages partout où il passe, notamment en France : chômage de masse (1), communautarisme, insécurité (2), mal-éducation ... Il est de plus immoral (j'y tiens) et infantilisant.
Alors pourquoi y-a-t-il encore des socialistes, et plus socialistes que jamais ?
Parce que tout le monde n'est pas intelligent, ni réaliste, ni patriote.
> la droite a commis la faute impardonnable de laisser depuis quarante ans la culture et l'instruction à la gauche. Le socialisme, ardemment transmis par l'éducation nazionale (3), dont c'est la seule réussite, imprègne les chères têtes blondes. Bien sûr, certains arrivent à s'en sortir, mais faites un test autour de vous : ne parlez ni de socialisme, ni de libéralisme, présentez quelques situations de la vie quotidienne, conflictuelles ou non, richesse, pauvreté, chômage, travail, etc. il est remarquable de constater le nombre de gens qui considéreront que c'est à l'Etat de «faire quelque chose».
> plus de la moitié des Français reçoivent plus de la moitié de leurs revenus de la collectivité. Ceux-là, même si ils voyaient le socialisme comme la doctrine la plus néfaste jamais émise (ce que, pour la plupart, ils ne font pas), auraient un intérêt à court terme à voter socialiste. Et ils ne sont pas assez patriotes pour se détacher de leurs intérêts et penser au pays.
Bref, la politique est l'art du louvoyage entre le fait accompli, les intérêts bien compris et le souhaitable pour l'avenir.
Sur le terrain du fait accompli et des intérêts bien compris, le socialisme est largement en tête. Une idée fausse et objectivement néfaste peut survivre très longtemps si elle sert des intérêts et que de nombreux imbéciles y croient.
Cela suffit à expliquer qu'il y ait tant de socialistes et si socialistes. Le monde est mal fait.
**************
(1) : il y a une corrélation remarquable entre d'une part, la hausse des dépenses publiques et, d'autre part, la baisse de la croissance et la hausse du chômage avec juste ce léger décalage temporel qui suggère un lien de causalité entre la première et les secondes.
(2) : les socialistes soutiennent tout de même que l'insécurité est créée par la police !
(3) : un mien collègue pestait récemment contre un cours d'économie de seconde sur le «développement durable» (vocabulaire déjà en soi socialiste) qui ne tournait qu'autour du rôle de l'Etat.
dimanche, novembre 14, 2010
Juppé à la défense : encore une catastrophe
Alain Juppé, nouveau ministre de la défense, est le prototype du technocrate à la vision bornée, représentant typique de la fausse droite, imbécile mais avec des grands mots appris à l'ENA. Il est l'exemple parfait qu'on peut être à la fois très instruit et un danger public.
On peut donc lui faire entière confiance pour tailler en pièces le peu de capacités qui restent à nos armées.
Pauvre France !
On peut donc lui faire entière confiance pour tailler en pièces le peu de capacités qui restent à nos armées.
Pauvre France !
Que faire en cas de faillite de votre banque ?
Quand vous avez un compte courant dans une banque, vous êtes son créancier. En effet, elle vous emprunte pour diverses opérations (sans vous le dire) l'argent que vous déposez. Elle a juste l'obligation de vous le rendre dès que vous le demandez.
Mais si votre banque fait faillite, elle ne peut plus rembourser ses créanciers, dont vous faites partie.
La faillite bancaire n'est nullement impossible, plus de 200 banques locales américaines ont fait faillite depuis le début de la crise. Le plan «de sauvetage» de la Grèce a été mis en place en un week-end parce qu'une grande banque européenne était au bord de la faillite à cause de ses engagements sur la dette grecque. Une rumeur dit qu'il s'agissait du Crédit Agricole. Comme quoi, la faillite bancaire est peut-être plus près de chez vous que vous ne l'imaginez.
Bien sûr, il y a des mécanismes de garantie des comptes courants. Mais ces mécanismes sont, au fond, étatiques et les Etats peuvent faire faillite, comme les nigauds sont en train de le découvrir (les non-nigauds le savaient : il y a eu environ 200 défauts souverains sur les 200 dernières années. Il faut vraiment être con comme un balai pour croire qu'un Etat ne peut pas faire défaut). De plus, la dette des grandes banques françaises fait plusieurs fois le bilan de l'Etat, ça donne donc toute confiance dans la garantie sus-mentionnée.
Bien sûr, à moyen terme, on peut convertir les créances en capital : la banque Tartempion vous échange votre créance de 100 € contre 3 actions de la banque Tartempion valant la somme formidable de 5 € (chacune).
En attendant, ça ne vous aide pas à payer le pain.
Alors que faire si les banques et les Etats font faillite ?
Perdre vos économies et en plus votre compte courant ?
Il existe un organisme de paiement qui n'est pas endetté, qui ne s'écroulera pas quand les banques et les Etats s'écrouleront. C'est Pay Pal. Pay Pal n'est pas une banque. Il ne fait pas joujou avec les allumettes de la dette étatique C'est couillon, il fallait y penser (l'idée n'est pas de moi, mais de P. Herlin).
L'actionnaire de Pay Pal est Ebay, en bonne santé financière et non-engagé dans la cavalerie étatique.
Dès les premières mauvaises rumeurs sur votre banque (c'est-à-dire vraiment dans la minute, pas de délai : en cas de bank-run, seuls les premiers arrivés au guichet ont une chance), vous vous connectez à internet et vous virez votre compte courant sur Pay Pal. Et vous regardez sereinement les banques tomber.
Bien sûr, Pay Pal n'offre qu'un nombre limité de moyens de paiement : pas de chèques, pas de carte de crédit. Vous ne pouvez pas payer votre boulangère avec Pay Pal (au moins pendant deux ou trois jours, après, elle s'y mettra peut-être !). Mais ça vous permet de survivre à la catastrophe : il y a suffisamment de sites où vous pouvez acheter avec Pay Pal pour traverser les turbulences.
La seule préparation que ça nécessite, c'est d'avoir envoyé à votre banque une autorisation de prélèvement Pay Pal. Vous pouvez le faire aujourd'hui.
Bien sûr, le plus probable est que votre banque ne fera pas faillite. Mais si ça arrivait, vous vous sentiriez bien con de ne pas avoir souscrit l'assurance coutant un timbre et une enveloppe conseillée par le père Boizard.
Dans le même ordre d'idées, je vous signale les trois (et trois seulement) banques françaises fiables recensées par JP Chevallier.
Mais si votre banque fait faillite, elle ne peut plus rembourser ses créanciers, dont vous faites partie.
La faillite bancaire n'est nullement impossible, plus de 200 banques locales américaines ont fait faillite depuis le début de la crise. Le plan «de sauvetage» de la Grèce a été mis en place en un week-end parce qu'une grande banque européenne était au bord de la faillite à cause de ses engagements sur la dette grecque. Une rumeur dit qu'il s'agissait du Crédit Agricole. Comme quoi, la faillite bancaire est peut-être plus près de chez vous que vous ne l'imaginez.
Bien sûr, il y a des mécanismes de garantie des comptes courants. Mais ces mécanismes sont, au fond, étatiques et les Etats peuvent faire faillite, comme les nigauds sont en train de le découvrir (les non-nigauds le savaient : il y a eu environ 200 défauts souverains sur les 200 dernières années. Il faut vraiment être con comme un balai pour croire qu'un Etat ne peut pas faire défaut). De plus, la dette des grandes banques françaises fait plusieurs fois le bilan de l'Etat, ça donne donc toute confiance dans la garantie sus-mentionnée.
Bien sûr, à moyen terme, on peut convertir les créances en capital : la banque Tartempion vous échange votre créance de 100 € contre 3 actions de la banque Tartempion valant la somme formidable de 5 € (chacune).
En attendant, ça ne vous aide pas à payer le pain.
Alors que faire si les banques et les Etats font faillite ?
Perdre vos économies et en plus votre compte courant ?
Il existe un organisme de paiement qui n'est pas endetté, qui ne s'écroulera pas quand les banques et les Etats s'écrouleront. C'est Pay Pal. Pay Pal n'est pas une banque. Il ne fait pas joujou avec les allumettes de la dette étatique C'est couillon, il fallait y penser (l'idée n'est pas de moi, mais de P. Herlin).
L'actionnaire de Pay Pal est Ebay, en bonne santé financière et non-engagé dans la cavalerie étatique.
Dès les premières mauvaises rumeurs sur votre banque (c'est-à-dire vraiment dans la minute, pas de délai : en cas de bank-run, seuls les premiers arrivés au guichet ont une chance), vous vous connectez à internet et vous virez votre compte courant sur Pay Pal. Et vous regardez sereinement les banques tomber.
Bien sûr, Pay Pal n'offre qu'un nombre limité de moyens de paiement : pas de chèques, pas de carte de crédit. Vous ne pouvez pas payer votre boulangère avec Pay Pal (au moins pendant deux ou trois jours, après, elle s'y mettra peut-être !). Mais ça vous permet de survivre à la catastrophe : il y a suffisamment de sites où vous pouvez acheter avec Pay Pal pour traverser les turbulences.
La seule préparation que ça nécessite, c'est d'avoir envoyé à votre banque une autorisation de prélèvement Pay Pal. Vous pouvez le faire aujourd'hui.
Bien sûr, le plus probable est que votre banque ne fera pas faillite. Mais si ça arrivait, vous vous sentiriez bien con de ne pas avoir souscrit l'assurance coutant un timbre et une enveloppe conseillée par le père Boizard.
Dans le même ordre d'idées, je vous signale les trois (et trois seulement) banques françaises fiables recensées par JP Chevallier.
Ouf, nous avons échappé à Borloo ...
Certes, les tribulations de la République du Bisou Obligatoire (comme dirait h16) sont insignifiantes. Mais tout de même, ça m'aurait emmerdé que la France fût gouverné par l'homme de Grenelle.
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