Il y a une nouvelle affaire d'autodéfense : un truffier a tué son voleur. Peut-être s'agit-il d'un guet-apens. Bien entendu, il a été mis en prison.
A propos de ces affaires, j'ai une position simple : chacune est libre de défendre sa propriété de l'intrusion et la défense n'a pas à être proportionnée à l'attaque. Un voleur a un moyen simple de ne pas risquer de se faire tuer par un propriétaire énervé : ne pas voler.
Le monopole de la violence que s'arroge l'Etat en ces circonstances («Ne vous défendez pas. Appelez la police.» Comme si on pouvait compter dessus !) est tout à fait illégitime et injustifié, voire criminophile.
C'est le fait de citoyens adultes et responsables, en un mot, d'hommes, que de défendre leur propriété, c'est-à-dire leur sanctuaire. C'est d'ailleurs bien ce qui choque l'Etat et ce qu'il craint : que les citoyens se comportent comme des hommes et non comme des enfants.
D'où une loi sur la détention d'armes très restrictive qui revient dans les faits à limiter cette détention aux seuls «adultes» : les gendarmes et les voleurs.
Je l'avais déjà exprimé à l'occasion de l'affaire Galinier.
Pauvres de nous.
vendredi, décembre 31, 2010
mercredi, décembre 29, 2010
En 2010, les cons vous les ont brisées menu ? 2011 sera pire
Le monde des cons s'écroule :
> mondialisation bienheureuse ? KO
> «vivrensemble» et diversitude ? Discrédités et bientôt haïs
> diable lepéniste ? De plus en plus fréquentable
> assistanat généralisé et Etat-mamma ? En faillite
> messianisme écologique ? Passé au second plan
Deux attitudes possibles :
> quand on est bousculé dans ses convictions, on réfléchit.
> moins on a d'arguments, plus on crie fort.
Bien entendu, les cons étant ce qu'ils sont, ils vont choisir la seconde solution. Attendez vous à être assommés par les décibels de la bien-pensance.
> mondialisation bienheureuse ? KO
> «vivrensemble» et diversitude ? Discrédités et bientôt haïs
> diable lepéniste ? De plus en plus fréquentable
> assistanat généralisé et Etat-mamma ? En faillite
> messianisme écologique ? Passé au second plan
Deux attitudes possibles :
> quand on est bousculé dans ses convictions, on réfléchit.
> moins on a d'arguments, plus on crie fort.
Bien entendu, les cons étant ce qu'ils sont, ils vont choisir la seconde solution. Attendez vous à être assommés par les décibels de la bien-pensance.
mardi, décembre 28, 2010
Si la Turquie est en Europe, alors c'est la preuve que l'Europe n'existe pas
Que les Américains soient partisans de l'intégration de la Turquie à l'UE, je le comprends. De leur point de vue, cela a une certaine logique.
En revanche, que des gens qui se prétendent des Européens fervents partagent cette opinion relève de la bêtise crasse (guère étonnante de la part d'un Rocard ou d'un Juppé, qui sont des cons de classe mondiale) ou de la démence. Istanbul s'est construite sur la conquête de Byzance au cours d'une longue guerre de civilisations, cela suffit à trancher. Les arguments qui justifient aujourd'hui l'intégration de la Turquie pourraient, de proche en proche, justifier demain l'intégration de la Syrie, puis de l'Iran et, pourquoi pas, après deux cents ans de progression, de la Chine.
Qu'on se pose encore la question de l'intégration de la Turquie à l'UE prouve à quel point les Européistes en ont un coup dans le casque. Ça me flanque une trouille bleue de penser que nous sommes dirigés par des gens aussi azimuthés.
Heureusement, les Turcs sont en train de trancher pour nous cette question : en se ré-islamisant, ils prouvent chaque jour un peu pls qu'ils ne sont pas Européens. L'Islam est incompatible avec l'Europe, ou alors c'est que l'Europe est un concept si vague qu'il est vide.
En revanche, que des gens qui se prétendent des Européens fervents partagent cette opinion relève de la bêtise crasse (guère étonnante de la part d'un Rocard ou d'un Juppé, qui sont des cons de classe mondiale) ou de la démence. Istanbul s'est construite sur la conquête de Byzance au cours d'une longue guerre de civilisations, cela suffit à trancher. Les arguments qui justifient aujourd'hui l'intégration de la Turquie pourraient, de proche en proche, justifier demain l'intégration de la Syrie, puis de l'Iran et, pourquoi pas, après deux cents ans de progression, de la Chine.
Qu'on se pose encore la question de l'intégration de la Turquie à l'UE prouve à quel point les Européistes en ont un coup dans le casque. Ça me flanque une trouille bleue de penser que nous sommes dirigés par des gens aussi azimuthés.
Heureusement, les Turcs sont en train de trancher pour nous cette question : en se ré-islamisant, ils prouvent chaque jour un peu pls qu'ils ne sont pas Européens. L'Islam est incompatible avec l'Europe, ou alors c'est que l'Europe est un concept si vague qu'il est vide.
lundi, décembre 27, 2010
Une bonne chronique d'Ivan Rioufol
Dans Le Figaro :
Le Mediator, symbole des alertes ignorées.
L' année 2010 se clôt sur le drame sanitaire du Mediator, médicament dangereux, maintenu trente-trois ans sur le marché malgré les alertes ignorées par les experts et les autorités compétentes. Ces démissions en chaîne pourraient avoir causé près de 2000 décès. Or cette issue, rendue possible par la dissimulation d'une réalité, peut être comparée aux processus d'endormissement qui ont conduit aux désastres sociaux, éducatifs, culturels, produits par trente ans de politiques indifférentes aux résultats et aux mises en garde. Le syndrome du Mediator symbolise les défaillances de ceux qui avaient mission de protéger les gens.
Le rejet des élites, fil rouge de cette année, est le fruit de ces comportements. Durant des décennies, la France silencieuse a été l'objet de l'indifférence des puissants et de leurs conseillers. Ces jours-ci, les pouvoirs publics reprochent à Météo-France d'avoir sous-estimé les chutes de neige. Mais la gauche et la droite n'ont jamais tenu compte des avis des annonciateurs d'orages qui s'alarmaient d'une mondialisation non maîtrisée. Les bouleversements économiques et identitaires se soldent par les faillites de l'État providence et de la société multiculturelle. Or ces déclins étaient prévisibles.
Un procès en incompétence s'est ouvert, au sein du peuple, contre ses représentants et leurs partis. L'erreur pour 2011 serait d'y répondre par le mépris. Car ce populisme qui s'installe a des raisons de se plaindre du déclassement de la France, de la paupérisation de la classe moyenne, des tensions identitaires, du décrochage de l'Éducation nationale qui fait fuir les enseignants, du recul du sentiment d'appartenance chez de nouveaux compatriotes, etc. L'UMP et le PS doivent répondre à ces sujets, s'ils veulent faire barrage au FN.
La perte de confiance oblige les politiques à revenir vers les citoyens, à redécouvrir l'humilité de la démocratie, à abandonner les dogmes saugrenus. Mais ont-ils saisi l'enjeu? «La réalité est qu'il n'y a pas assez d'immigrés», assure le politologue libéral Dominique Reynié (Le Monde 19-20 décembre) en dépit du fiasco de l'intégration. Pour leur part, Christian Jacob et Jean-François Copé, responsables de la majorité, ont trouvé opportun, lundi, de s'opposer aux élus UMP qui voulaient une loi menaçant de prison les députés fraudeurs sur la réalité de leur patrimoine. Le syndrome du Mediator n'a pas fini ses ravages…
Accepter la réalité
Marine Le Pen va exploiter ce divorce, au nom des Français oubliés. Même si son parti n'est guère sérieux dans ses visions économiques à l'emporte-pièce, la vie quotidienne reste son meilleur allié. Il ne se passe plus de jour sans qu'un fait illustre la déculturation des déshérités, le viol de la laïcité par de nouveaux intégrismes, le glissement vers le grand banditisme de certaines cités. À Grenoble, lundi soir, une famille de La Villeneuve a été séquestrée et dévalisée à son domicile par des jeunes encagoulés qui ont jeté le sapin de Noël à terre. Ces habitants expliquent vouloir quitter désormais, à leur tour, ce quartier jadis modèle, qui se ghettoïse par l'insécurité et la terreur qui y règnent.
Ces évidences sont niées par le discours conformiste, qui cite Marseille en exemple de «vivre ensemble» alors que la ville se déchire. Mais il devient absurde de persister dans ces fables, au prétexte de ne pas vouloir faire le jeu du FN. Les politiques, qui aimeraient ne voir dans ces désordres que des causes sociales pouvant se corriger par des prestations du même nom, sont contraints de se frotter aux élémentaires exercices de lucidité sur la difficulté que rencontre la France à se faire respecter, chez elle, de peuples étrangers à sa culture. Quand une enquête CSA assure que l'origine ethnique est le principal critère de discrimination au travail, elle passe sous silence le handicap essentiel que constitue, pour la «diversité», la méconnaissance ou le refus des codes sociaux.
Assises sur l'islamisation
Ce syndrome du Mediator, adepte de la tête dans le sable, peut être mortel pour les politiques. Sauront-ils, par exemple, corriger leur abandon face aux minorités ethnico-religieuses qui entendent négocier en permanence leurs relations avec la nation? «S'il n'y a pas un sursaut, nous allons vers une catastrophe et nous entrons dans une ère de barbarie», estimait plus généralement l'académicienne et helléniste, Jacqueline de Romilly, morte samedi à 97 ans. Mais il n'est déjà plus possible de s'inquiéter, comme elle le faisait, de «l'avenir de notre civilisation», sans être soupçonné, par la pensée automatique, de visées réactionnaires, extrémistes, racistes, xénophobes, islamophobes.
Ainsi, la quasi-totalité des médias a qualifié d'extrême droite les Assises sur l'islamisation, qui se sont déroulées samedi à Paris sous protection policière. Pourtant, rien n'était plus hétéroclite que cette assemblée de citoyens unis par le même souci de préserver la République laïque, une et indivisible, des incursions de l'islam politique. «Je rêve du jour où la France exportera sa laïcité au lieu de laisser les fondamentalistes importer leur salafisme, leur khomeynisme, leur évangélisme outre-Atlantique», écrit l'écrivain franco-iranienne Fariba Hachtroudi (Le Monde de vendredi). C'est à ce recul que se prêtent les belles âmes qui, y compris à l'UMP, diabolisent ceux qui sonnent le tocsin.
Soumission
Quand Libération, mercredi, défend les prières dans les rues, l'électorat de gauche peut s'estimer trahi par cette soumission à un culte. Une élimination du PS dès le premier tour [je n'y crois pas, mais sait-on jamais ?] de 2012 pourrait être le prix de cette capitulation si elle devait se confirmer.
Joyeux Noël et bonne année !
Le Mediator, symbole des alertes ignorées.
L' année 2010 se clôt sur le drame sanitaire du Mediator, médicament dangereux, maintenu trente-trois ans sur le marché malgré les alertes ignorées par les experts et les autorités compétentes. Ces démissions en chaîne pourraient avoir causé près de 2000 décès. Or cette issue, rendue possible par la dissimulation d'une réalité, peut être comparée aux processus d'endormissement qui ont conduit aux désastres sociaux, éducatifs, culturels, produits par trente ans de politiques indifférentes aux résultats et aux mises en garde. Le syndrome du Mediator symbolise les défaillances de ceux qui avaient mission de protéger les gens.
Le rejet des élites, fil rouge de cette année, est le fruit de ces comportements. Durant des décennies, la France silencieuse a été l'objet de l'indifférence des puissants et de leurs conseillers. Ces jours-ci, les pouvoirs publics reprochent à Météo-France d'avoir sous-estimé les chutes de neige. Mais la gauche et la droite n'ont jamais tenu compte des avis des annonciateurs d'orages qui s'alarmaient d'une mondialisation non maîtrisée. Les bouleversements économiques et identitaires se soldent par les faillites de l'État providence et de la société multiculturelle. Or ces déclins étaient prévisibles.
Un procès en incompétence s'est ouvert, au sein du peuple, contre ses représentants et leurs partis. L'erreur pour 2011 serait d'y répondre par le mépris. Car ce populisme qui s'installe a des raisons de se plaindre du déclassement de la France, de la paupérisation de la classe moyenne, des tensions identitaires, du décrochage de l'Éducation nationale qui fait fuir les enseignants, du recul du sentiment d'appartenance chez de nouveaux compatriotes, etc. L'UMP et le PS doivent répondre à ces sujets, s'ils veulent faire barrage au FN.
La perte de confiance oblige les politiques à revenir vers les citoyens, à redécouvrir l'humilité de la démocratie, à abandonner les dogmes saugrenus. Mais ont-ils saisi l'enjeu? «La réalité est qu'il n'y a pas assez d'immigrés», assure le politologue libéral Dominique Reynié (Le Monde 19-20 décembre) en dépit du fiasco de l'intégration. Pour leur part, Christian Jacob et Jean-François Copé, responsables de la majorité, ont trouvé opportun, lundi, de s'opposer aux élus UMP qui voulaient une loi menaçant de prison les députés fraudeurs sur la réalité de leur patrimoine. Le syndrome du Mediator n'a pas fini ses ravages…
Accepter la réalité
Marine Le Pen va exploiter ce divorce, au nom des Français oubliés. Même si son parti n'est guère sérieux dans ses visions économiques à l'emporte-pièce, la vie quotidienne reste son meilleur allié. Il ne se passe plus de jour sans qu'un fait illustre la déculturation des déshérités, le viol de la laïcité par de nouveaux intégrismes, le glissement vers le grand banditisme de certaines cités. À Grenoble, lundi soir, une famille de La Villeneuve a été séquestrée et dévalisée à son domicile par des jeunes encagoulés qui ont jeté le sapin de Noël à terre. Ces habitants expliquent vouloir quitter désormais, à leur tour, ce quartier jadis modèle, qui se ghettoïse par l'insécurité et la terreur qui y règnent.
Ces évidences sont niées par le discours conformiste, qui cite Marseille en exemple de «vivre ensemble» alors que la ville se déchire. Mais il devient absurde de persister dans ces fables, au prétexte de ne pas vouloir faire le jeu du FN. Les politiques, qui aimeraient ne voir dans ces désordres que des causes sociales pouvant se corriger par des prestations du même nom, sont contraints de se frotter aux élémentaires exercices de lucidité sur la difficulté que rencontre la France à se faire respecter, chez elle, de peuples étrangers à sa culture. Quand une enquête CSA assure que l'origine ethnique est le principal critère de discrimination au travail, elle passe sous silence le handicap essentiel que constitue, pour la «diversité», la méconnaissance ou le refus des codes sociaux.
Assises sur l'islamisation
Ce syndrome du Mediator, adepte de la tête dans le sable, peut être mortel pour les politiques. Sauront-ils, par exemple, corriger leur abandon face aux minorités ethnico-religieuses qui entendent négocier en permanence leurs relations avec la nation? «S'il n'y a pas un sursaut, nous allons vers une catastrophe et nous entrons dans une ère de barbarie», estimait plus généralement l'académicienne et helléniste, Jacqueline de Romilly, morte samedi à 97 ans. Mais il n'est déjà plus possible de s'inquiéter, comme elle le faisait, de «l'avenir de notre civilisation», sans être soupçonné, par la pensée automatique, de visées réactionnaires, extrémistes, racistes, xénophobes, islamophobes.
Ainsi, la quasi-totalité des médias a qualifié d'extrême droite les Assises sur l'islamisation, qui se sont déroulées samedi à Paris sous protection policière. Pourtant, rien n'était plus hétéroclite que cette assemblée de citoyens unis par le même souci de préserver la République laïque, une et indivisible, des incursions de l'islam politique. «Je rêve du jour où la France exportera sa laïcité au lieu de laisser les fondamentalistes importer leur salafisme, leur khomeynisme, leur évangélisme outre-Atlantique», écrit l'écrivain franco-iranienne Fariba Hachtroudi (Le Monde de vendredi). C'est à ce recul que se prêtent les belles âmes qui, y compris à l'UMP, diabolisent ceux qui sonnent le tocsin.
Soumission
Quand Libération, mercredi, défend les prières dans les rues, l'électorat de gauche peut s'estimer trahi par cette soumission à un culte. Une élimination du PS dès le premier tour [je n'y crois pas, mais sait-on jamais ?] de 2012 pourrait être le prix de cette capitulation si elle devait se confirmer.
Joyeux Noël et bonne année !
Pourquoi l'invasion migratoire échouera à prendre le pouvoir
Notre pays est menacé dans son essence par l'invasion migratoire, qui ne manque pas de «collabos» dans nos (prétendues) élites dénationalisées pour nous inciter à ne pas nous défendre.
Je crois que ça sera difficile, sanglant, angoissant, mais que les envahisseurs échoueront à prendre le pouvoir, pour deux raisons :
1) quoiqu'on dise, ils sont arriérés, incapables de faire fonctionner un pays moderne (voire incapables de faire fonctionner un pays quel qu'il soit, hors le leur, où ils ont toute légitimité à faire ce que bon leur plaît, y compris des conneries). Cela finira par réveiller les Français les plus nobles.
2) de notre point de vue d'envahis, nous les catégorisons grossièrement, les «Africains», les «Nords-Africains». Mais leurs divisions sont bien plus nombreuses et irréconciliables. Regardez les guerres ethniques qui ont ensanglanté toute l'Afrique dès que les blancs n'ont plus été là pour maintenir l'ordre.
Ce n'est pas pour rien qu'à Fresnes (meuh non, les «issus de l'immigration» ne sont pas sur-représentés dans les prisons), on sépare les Algériens des Marocains (même ceux Français de papiers. Face à la pression de la nécessité, il arrive que la réalité reprenne le dessus sur le mirage bien-pensant).
Plus ils arriveront près du pouvoir, plus ils se diviseront. Et les Français de France reprendront les vieilles techniques du temps des colonies : payer des supplétifs dans un camp pour combattre l'autre camp.
Je crois que ça sera difficile, sanglant, angoissant, mais que les envahisseurs échoueront à prendre le pouvoir, pour deux raisons :
1) quoiqu'on dise, ils sont arriérés, incapables de faire fonctionner un pays moderne (voire incapables de faire fonctionner un pays quel qu'il soit, hors le leur, où ils ont toute légitimité à faire ce que bon leur plaît, y compris des conneries). Cela finira par réveiller les Français les plus nobles.
2) de notre point de vue d'envahis, nous les catégorisons grossièrement, les «Africains», les «Nords-Africains». Mais leurs divisions sont bien plus nombreuses et irréconciliables. Regardez les guerres ethniques qui ont ensanglanté toute l'Afrique dès que les blancs n'ont plus été là pour maintenir l'ordre.
Ce n'est pas pour rien qu'à Fresnes (meuh non, les «issus de l'immigration» ne sont pas sur-représentés dans les prisons), on sépare les Algériens des Marocains (même ceux Français de papiers. Face à la pression de la nécessité, il arrive que la réalité reprenne le dessus sur le mirage bien-pensant).
Plus ils arriveront près du pouvoir, plus ils se diviseront. Et les Français de France reprendront les vieilles techniques du temps des colonies : payer des supplétifs dans un camp pour combattre l'autre camp.
Libellés :
invasion migratoire,
petite guerre d'Algérie
Le coeur rebelle (D. Venner)
Dominique Venner, sexagénaire, revient sur le jeune homme qu'il a été, engagé dans un commando de chasse en Algérie, puis membre de l'OAS projetant d'assassiner De Gaulle, puis détenu à la Santé.
Nul doute que la prison puis les années l'ont fait réfléchir. Il en ressort une vision faite de contradictions, comme souvent la vie.
Il reconnaît que la guerre est une chose horrible et, pourtant, il pense qu'il manque quelque chose dans la formation de tout homme qui n'a pas participé à une guerre. Il se sent plus d'accointances avec des guerriers de camps opposés qu'avec des puceaux de la guerre.
Avec le recul, il considère que sa participation à la guerre d'Algérie était une défense aux avant-postes de la civilisation occidentale dans la lutte millénaire qui l'oppose à la civilisation musulmane. Dans ces guerres de civilisation, la bonne défense se fait au-delà des frontières. Défendre ses frontières, c'est déjà avoir trop reculé. Sans aller jusqu'à écrire que les accords d'Evian sont l'équivalent moderne de la chute de Constantinople, il y voit un très mauvais signe.
Ce qui ne l'empêche pas de donner raison à De Gaulle dans sa célèbre tirade sur Colombey-les-deux-mosquées.
Ayant tour à tour admiré De Gaulle puis projeté de l'assassiner, il présente son analyse dans La grandeur et le néant.
L'abandon des harkis et des pieds-noirs restera une tache indélébile dans la vie de Charles De Gaulle. Il est difficile de ne pas penser que la paix en Algérie aurait pu se faire en évitant ces massacres.
Mais Venner partage la responsabilité : ce crime de De Gaulle (appelons les choses par leur nom) n'aurait pu avoir lieu sans la totale indifférence des Français de métropole et la non moins totale froideur de l'appareil d'Etat. N'oubliez jamais la phrase de De Gaulle (justement): «L'Etat est le plus froid des monstres froids».
Aujourd'hui, quand on me parle de l'indispensable protection de l'Etat, je ne peux m'empêcher de songer à ces Français émasculés et égorgés, à ces Françaises violées et éventrées, alors que la gendarmerie était à deux pas avec l'ordre de ne pas intervenir, à ces harkis débarquant à Marseille renvoyés à la mort par l'administration (1).
Plutôt que de devoir compter sur la protection de l'Etat, en laquelle je n'ai aucune confiance, je préférerai qu'on me laisse les moyens de me défendre.
Remarquons qu'une des raisons de De Gaulle de refuser les harkis était son opposition à l'immigration algérienne. On trouvera donc ironique qu'un prétendu gaulliste, Jacques Chirac, soit à l'origine du funeste regroupement familial.
On a bien pitié du sort des juifs pendant la guerre, on en accuse l'administration française, bien souvent à tort, et on s'en repent. Mais, là, où nul envahisseur ne faisait pression, où l'administration française est pleinement coupable, nulle repentance.
*****************
(1) : on estime les massacres de harkis après la guerre à 60 000 / 70 000 (pour donner une comparaison, c'est du même ordre de grandeur que les pertes de l'armée française en 1940).
Nul doute que la prison puis les années l'ont fait réfléchir. Il en ressort une vision faite de contradictions, comme souvent la vie.
Il reconnaît que la guerre est une chose horrible et, pourtant, il pense qu'il manque quelque chose dans la formation de tout homme qui n'a pas participé à une guerre. Il se sent plus d'accointances avec des guerriers de camps opposés qu'avec des puceaux de la guerre.
Avec le recul, il considère que sa participation à la guerre d'Algérie était une défense aux avant-postes de la civilisation occidentale dans la lutte millénaire qui l'oppose à la civilisation musulmane. Dans ces guerres de civilisation, la bonne défense se fait au-delà des frontières. Défendre ses frontières, c'est déjà avoir trop reculé. Sans aller jusqu'à écrire que les accords d'Evian sont l'équivalent moderne de la chute de Constantinople, il y voit un très mauvais signe.
Ce qui ne l'empêche pas de donner raison à De Gaulle dans sa célèbre tirade sur Colombey-les-deux-mosquées.
Ayant tour à tour admiré De Gaulle puis projeté de l'assassiner, il présente son analyse dans La grandeur et le néant.
L'abandon des harkis et des pieds-noirs restera une tache indélébile dans la vie de Charles De Gaulle. Il est difficile de ne pas penser que la paix en Algérie aurait pu se faire en évitant ces massacres.
Mais Venner partage la responsabilité : ce crime de De Gaulle (appelons les choses par leur nom) n'aurait pu avoir lieu sans la totale indifférence des Français de métropole et la non moins totale froideur de l'appareil d'Etat. N'oubliez jamais la phrase de De Gaulle (justement): «L'Etat est le plus froid des monstres froids».
Aujourd'hui, quand on me parle de l'indispensable protection de l'Etat, je ne peux m'empêcher de songer à ces Français émasculés et égorgés, à ces Françaises violées et éventrées, alors que la gendarmerie était à deux pas avec l'ordre de ne pas intervenir, à ces harkis débarquant à Marseille renvoyés à la mort par l'administration (1).
Plutôt que de devoir compter sur la protection de l'Etat, en laquelle je n'ai aucune confiance, je préférerai qu'on me laisse les moyens de me défendre.
Remarquons qu'une des raisons de De Gaulle de refuser les harkis était son opposition à l'immigration algérienne. On trouvera donc ironique qu'un prétendu gaulliste, Jacques Chirac, soit à l'origine du funeste regroupement familial.
On a bien pitié du sort des juifs pendant la guerre, on en accuse l'administration française, bien souvent à tort, et on s'en repent. Mais, là, où nul envahisseur ne faisait pression, où l'administration française est pleinement coupable, nulle repentance.
*****************
(1) : on estime les massacres de harkis après la guerre à 60 000 / 70 000 (pour donner une comparaison, c'est du même ordre de grandeur que les pertes de l'armée française en 1940).
Libellés :
De Gaulle,
invasion migratoire,
petite guerre d'Algérie,
Venner
dimanche, décembre 26, 2010
Tête brulée, ma véritable histoire (Gregory «Pappy» Boyington)
Ces mémoires ont été écrits en 1959,bien avant la série télévisée.La face brillante du héros : pilote de grande classe, tacticien de génie, Médaille d'Honneur à titre posthume de son vivant. C'était aussi un grand chef, qui menait par l'exemple. Il a fait en quelques semaines de pilotes inexpérimentés une des unités les efficaces de l'histoire. Il ne faut pas oublier ces qualités militaires pour comprendre le personnage. Et quelle gueule !
La face sombre : alcoolique, instable, multi-divorcé, père indigne. Après une courte période de célébrité suite à sa libération des camps japonais, il végète dans des emplois minables, arbitre de catch, vendeur de bières ...
Il pilote à nouveau à partir de 1959, après treize ans d'interruption, grâce au concours d'amis.
Ces mémoires sont un tournant qui fournit à Boyington l'occasion de reprendre sa vie en mains. Il s'arrache de l'alcoolisme à la force du poignet, si je puis dire.
Quant à la série télévisée, elle n'a qu'un lointain rapport avec l'histoire.
jeudi, décembre 23, 2010
Les cabris de BFM
Beaucoup des invités de BFM sautent comme des cabris en criant : «Fédéralisme européen ! Fédéralisme européen ! Fédéralisme européen !».
Cela m'effraie, car c'est un signe de profonde bêtise chez des gens censément intelligents ou de grand aveuglement, ce qui est toujours inquiétant.
En effet, l'Euro est une étape vers le fédéralisme européen. Donc la crise de l'Euro est aussi une crise du fédéralisme européen. Cela devrait interpeller les invités de BFM avant de recommander encore plus de fédéralisme européen. Il se pourrait que leur recommandation revienne à conseiller de persévérer dans l'erreur. Cela mérite plus de réflexion que la façon dont certains de vos invités tiennent pour une évidence que LA solution, c'est plus de fédéralisme.
Voici comment j'interprète la situation actuelle. La «colle» politique entre les peuples européens n'est pas très forte, plus colle de Post-IT que Superglu. Donc, les politiques ont choisi à chaque fois de suivre la pente la plus facile, d'étape en étape, pour ne pas brusquer les peuples.
C'est ainsi que d'une communauté du charbon et de l'acier, nous sommes passés petit à petit à une monnaie commune. Avec des peuples de plus en plus réticents et qui sont en train de devenir carrément hostiles.
Si mon analyse est bonne, le fédéralisme européen est condamné par un vice fondamental : les peuples n'en veulent pas vraiment, donc il est obligé de suivre la pente de la facilité, qui n'est pas toujours la plus judicieuse. Ainsi, on n'a pas fait une monnaie commune parce que c'était le plus intelligent, mais parce que c'était la pente naturelle de l'union économique.
Si l'on avait pu être intelligent, on aurait d'abord fait le gouvernement économique, mais on ne pouvait pas, les peuples s'y seraient opposés. Donc, à défaut de faire ce qu'on devait, on a fait ce que l'on a pu. C'est ce manque de soutien, et donc de marges de manœuvres qui, à mon avis, condamne à mort le fédéralisme européen.
Je pense que seule une guerre où tous les pays européens seraient attaqués pourrait vaincre les réticences nationales. Mais cette guerre n'est pas à l'horizon.
Je crois que tout cela se finira par l'éclatement de l'Euro (sans que j'arrive à me faire une opinion si c'est une bonne chose ou une mauvaise) parce que les peuples refuseront les efforts pour le soutenir.
Cela m'effraie, car c'est un signe de profonde bêtise chez des gens censément intelligents ou de grand aveuglement, ce qui est toujours inquiétant.
En effet, l'Euro est une étape vers le fédéralisme européen. Donc la crise de l'Euro est aussi une crise du fédéralisme européen. Cela devrait interpeller les invités de BFM avant de recommander encore plus de fédéralisme européen. Il se pourrait que leur recommandation revienne à conseiller de persévérer dans l'erreur. Cela mérite plus de réflexion que la façon dont certains de vos invités tiennent pour une évidence que LA solution, c'est plus de fédéralisme.
Voici comment j'interprète la situation actuelle. La «colle» politique entre les peuples européens n'est pas très forte, plus colle de Post-IT que Superglu. Donc, les politiques ont choisi à chaque fois de suivre la pente la plus facile, d'étape en étape, pour ne pas brusquer les peuples.
C'est ainsi que d'une communauté du charbon et de l'acier, nous sommes passés petit à petit à une monnaie commune. Avec des peuples de plus en plus réticents et qui sont en train de devenir carrément hostiles.
Si mon analyse est bonne, le fédéralisme européen est condamné par un vice fondamental : les peuples n'en veulent pas vraiment, donc il est obligé de suivre la pente de la facilité, qui n'est pas toujours la plus judicieuse. Ainsi, on n'a pas fait une monnaie commune parce que c'était le plus intelligent, mais parce que c'était la pente naturelle de l'union économique.
Si l'on avait pu être intelligent, on aurait d'abord fait le gouvernement économique, mais on ne pouvait pas, les peuples s'y seraient opposés. Donc, à défaut de faire ce qu'on devait, on a fait ce que l'on a pu. C'est ce manque de soutien, et donc de marges de manœuvres qui, à mon avis, condamne à mort le fédéralisme européen.
Je pense que seule une guerre où tous les pays européens seraient attaqués pourrait vaincre les réticences nationales. Mais cette guerre n'est pas à l'horizon.
Je crois que tout cela se finira par l'éclatement de l'Euro (sans que j'arrive à me faire une opinion si c'est une bonne chose ou une mauvaise) parce que les peuples refuseront les efforts pour le soutenir.
Accident A380 Quantas
Le récit de l'explosion de moteur de l'A380 de Quantas que je viens de lire dans Air & Cosmos est assez inquiétant.On y décrit des pertes de fonctions qui n'ont priori aucun rapport avec une perte de moteur ou de circuit hydraulique. Par exemple, il est étrange que la perte du moteur 3 provoque l'impossibilité, une fois l'avion posé, d'éteindre les moteurs 1 et 2, qui ont du être noyés par les pompiers. Bien sûr, il y a toujours une explication logique, mais logique ne veut pas dire satisfaisante.
Quand il arrive des événements qui n'ont rien à voir avec la choucroute (genre les chiottes qui tombent en panne quand le pilote change de fréquence -je caricature), cela sent à plein nez les études système bâclées. C'est juste une impression, quelqu'un connaissant l'A380 a-t-il un avis plus autorisé ?
mercredi, décembre 22, 2010
Sortie de l'Euro : une remarque intéressante
Une remarque intéressante : alors que les dettes des Etats du tiers-monde sont contractées suivant une loi étrangère (suisse ou anglaise, la plupart du temps), les dettes des Etats européens sont contractées suivant les lois locales.
Les Etats européens ne seraient pas forcés de rembourser en euros leurs dettes contractés en euros. Ils suffiraient qu'ils changent leurs propres lois. Certes, ça seraient un vol des créanciers. Mais dans la question de savoir si la sortie de l'Euro est possible, c'est un point positif.
Les Etats européens ne seraient pas forcés de rembourser en euros leurs dettes contractés en euros. Ils suffiraient qu'ils changent leurs propres lois. Certes, ça seraient un vol des créanciers. Mais dans la question de savoir si la sortie de l'Euro est possible, c'est un point positif.
«Les Arabes nous ont tout apporté» : Luc Ferry remis en place par Rémi Brague
Ah, comme c'est bon de voir un bien-pensant remis en place avec deux claques par un érudit.
Ce qui m'agace dans les propos du style de Luc Ferry, c'est que je sens qu'ils ne sont pas issus d'un amour passionné de la philosophie, mais de la lâcheté, de la peur de constater les différences (c'est coquet, pour des gens qui nous cassent les c..illes avec le «respect des différences») et les possibles sujets d'affrontement.
Si nous étions envahis par les Chinois au lieu d'être envahis par les Arabes, je ne doute pas un instant que les plateaux de télévision seraient submergés de Luc Ferrys nous expliquant doctement que Confucius et Saint Thomas d'Aquin sont tellement compatibles qu'ils couchaient ensemble.
Ce qui m'agace dans les propos du style de Luc Ferry, c'est que je sens qu'ils ne sont pas issus d'un amour passionné de la philosophie, mais de la lâcheté, de la peur de constater les différences (c'est coquet, pour des gens qui nous cassent les c..illes avec le «respect des différences») et les possibles sujets d'affrontement.
Si nous étions envahis par les Chinois au lieu d'être envahis par les Arabes, je ne doute pas un instant que les plateaux de télévision seraient submergés de Luc Ferrys nous expliquant doctement que Confucius et Saint Thomas d'Aquin sont tellement compatibles qu'ils couchaient ensemble.
Tout ce que l'idéologie interdit ...
Fromage Plus défend une thèse qui a le mérite de la simplicité : dans notre société socialiste, tout ce que l'idéologie interdit, le marché le permet. Tout ce qu'il est condamnable de dire ouvertement peut être signifié par l'intermédiaire de la publicité.
Il traque donc les publicités où sont exprimées les différences hommes-femmes, les différences entre races, les discours communautaristes, religieux, etc ...
La moisson est très abondante.
Dans son dernier billet Joyeux, il montre à quel point nous sommes, c'est bien connu, une société sans racines chrétiennes.
Il traque donc les publicités où sont exprimées les différences hommes-femmes, les différences entre races, les discours communautaristes, religieux, etc ...
La moisson est très abondante.
Dans son dernier billet Joyeux, il montre à quel point nous sommes, c'est bien connu, une société sans racines chrétiennes.
mardi, décembre 21, 2010
L'Europe ! L'Europe ! L'Europe !
Il est de coutume, depuis au moins la présidence de Charles De Gaulle, de sauter comme des cabris en criant «L'Europe ! L'Europe ! L'Europe !».
Je m'avoue un peu perdu sur le sujet. J'ai bien quelques repères fondamentaux :
> L'Europe est géographique, historique et culturelle, pas politique et financière. L'Euro et l'UE peuvent bien crever, l'Europe n'en disparaitra pas pour autant.
> L'Europe à la mode bruxelloise est une usurpation.
En dehors de cela, j'ai les idées floues sur ce qu'est l'Europe. Les histoires d'Hyperboréens me séduisent, mais comme de gentils contes plus qu'en tant qu'une base intellectuelle solide.
Pour m'être beaucoup baigné dans ses eaux, il me reste quelques notions du moyen-âge (cette imposture, dirait Jacques Heers).
J'ai aussi quelques idées sur l'histoire plus récente.
Il ne faut pas me raconter trop de calembredaines. Mais, tout cela ne fait une idée travaillée et mûrie. Je sens bien qu'il faut que j'aille voir du coté de la romanité. Ca me rappellera ma jeunesse, puisque le latin était ma seconde langue au bac. Pour prendre le problème par un bout, j'ai commandé La voie romaine, de Rémi Brague.
Suite au prochain numéro.
Je m'avoue un peu perdu sur le sujet. J'ai bien quelques repères fondamentaux :
> L'Europe est géographique, historique et culturelle, pas politique et financière. L'Euro et l'UE peuvent bien crever, l'Europe n'en disparaitra pas pour autant.
> L'Europe à la mode bruxelloise est une usurpation.
En dehors de cela, j'ai les idées floues sur ce qu'est l'Europe. Les histoires d'Hyperboréens me séduisent, mais comme de gentils contes plus qu'en tant qu'une base intellectuelle solide.
Pour m'être beaucoup baigné dans ses eaux, il me reste quelques notions du moyen-âge (cette imposture, dirait Jacques Heers).
J'ai aussi quelques idées sur l'histoire plus récente.
Il ne faut pas me raconter trop de calembredaines. Mais, tout cela ne fait une idée travaillée et mûrie. Je sens bien qu'il faut que j'aille voir du coté de la romanité. Ca me rappellera ma jeunesse, puisque le latin était ma seconde langue au bac. Pour prendre le problème par un bout, j'ai commandé La voie romaine, de Rémi Brague.
Suite au prochain numéro.
lundi, décembre 20, 2010
Le cercle vicieux : Etat-providence, immigration, mondialisme
Ce que je vais raconter là est évident à mes yeux, évident aux yeux de beaucoup de lecteurs, mais il reste encore certains commentateurs auxquels mon raisonnement échappe, peut-être parce que je me suis mal expliqué. Essayons de clarifier.
Etat-providence, immigration et mondialisme ont partie liée. Certains disent : «Fermons nos frontières, excluons les immigrés des prestations sociales, et ainsi nous sauverons notre bien-aimé Etat-providence». A mon avis, ce raisonnement est erroné et j'ai bien pourtant bien peur que ça soit celui du FN.
Commençons par le cercle vicieux :
> l'Etat-providence a besoin qu'il y ait des pauvres pour justifier son existence, d'où son appétence pour l'immigration, inépuisable réservoir de pauvres. Ainsi, il y a symbiose entre l'immigration et l'Etat-providence : l'Etat fournit aux immigrés des services inaccessibles dans leurs pays et, en retour, ceux-ci fournissent à l'assistanat sa raison d'être.
> l'Etat-providence est par nature déficitaire : ses coûts sont énormes et tout politicien normalement constitué hésite à faire porter la totalité sur ses électeurs contribuables. Il faut donc trouver des créanciers, et, après avoir fait appel à l'épargne national, on fait appel à l'épargne étrangère : il devient impossible de fermer les frontières.
> le mondialisme fournit l'idéologie justifiant ce cercle vicieux : puisque, selon cette idéologie, les hommes sont interchangeables et peuvent s'installer partout sans problèmes, faisons venir d'ailleurs de la main d'œuvre bon marché.
Où pèche le raisonnement de ceux qui pensent que fermer les frontières et exclure les étrangers de l'Etat-providence résoudraient nos problèmes ?
Certes, ils ont raison au premier abord : JP Gourevitch a estimé à -27 Mds d'€ le bilan annuel de l'immigration africaine et nord-africaine pour l'Etat français (au sens large). L'exclusion des immigrés des prestations sociales réduirait les déficits. Mais on remarque qu'ils ne seraient pas annulés pour autant.
Plus grave : le mécanisme infernal serait toujours en place. Au bout de cinq ans, de dix ans, de quinze ans, de vingt ans, le système se chercherait de nouveaux clients (probablement au nom de «il faut une main d'œuvre bon marché pour payer nos retraites et, ce coup ci, nous ne recommencerons pas les erreurs de l'immigration de peuplement. Promis, craché, juré.») et de nouveaux financements à l'étranger.
Pour casser ce cercle vicieux, je préconise «le libéralisme dans un seul pays», c'est-à-dire zéro déficit public, un Etat minimal, des assurances sociales privées, mais une liberté d'installation des étrangers restreinte. Même si j'ai quelquefois des doutes sur la question, la liberté de circulation des capitaux et des marchandises, sans naïveté, pourrait rester la règle.
Je ne doute pas que les Français, délivrés de l'effet débilitant de l'Etat-providence (1), trouveraient en eux toutes les ressources pour faire à nouveau de la France un pays prospère et admiré.
*************
(1) : je rappelle à ceux qui prétendent que l'identité française serait l'addition du camembert et de la Sécu que l'Etat-Providence existe depuis moins de trois générations et que la fin de celui-ci ne signifie pas, bien au contraire, la fin de la solidarité.
Etat-providence, immigration et mondialisme ont partie liée. Certains disent : «Fermons nos frontières, excluons les immigrés des prestations sociales, et ainsi nous sauverons notre bien-aimé Etat-providence». A mon avis, ce raisonnement est erroné et j'ai bien pourtant bien peur que ça soit celui du FN.
Commençons par le cercle vicieux :
> l'Etat-providence a besoin qu'il y ait des pauvres pour justifier son existence, d'où son appétence pour l'immigration, inépuisable réservoir de pauvres. Ainsi, il y a symbiose entre l'immigration et l'Etat-providence : l'Etat fournit aux immigrés des services inaccessibles dans leurs pays et, en retour, ceux-ci fournissent à l'assistanat sa raison d'être.
> l'Etat-providence est par nature déficitaire : ses coûts sont énormes et tout politicien normalement constitué hésite à faire porter la totalité sur ses électeurs contribuables. Il faut donc trouver des créanciers, et, après avoir fait appel à l'épargne national, on fait appel à l'épargne étrangère : il devient impossible de fermer les frontières.
> le mondialisme fournit l'idéologie justifiant ce cercle vicieux : puisque, selon cette idéologie, les hommes sont interchangeables et peuvent s'installer partout sans problèmes, faisons venir d'ailleurs de la main d'œuvre bon marché.
Où pèche le raisonnement de ceux qui pensent que fermer les frontières et exclure les étrangers de l'Etat-providence résoudraient nos problèmes ?
Certes, ils ont raison au premier abord : JP Gourevitch a estimé à -27 Mds d'€ le bilan annuel de l'immigration africaine et nord-africaine pour l'Etat français (au sens large). L'exclusion des immigrés des prestations sociales réduirait les déficits. Mais on remarque qu'ils ne seraient pas annulés pour autant.
Plus grave : le mécanisme infernal serait toujours en place. Au bout de cinq ans, de dix ans, de quinze ans, de vingt ans, le système se chercherait de nouveaux clients (probablement au nom de «il faut une main d'œuvre bon marché pour payer nos retraites et, ce coup ci, nous ne recommencerons pas les erreurs de l'immigration de peuplement. Promis, craché, juré.») et de nouveaux financements à l'étranger.
Pour casser ce cercle vicieux, je préconise «le libéralisme dans un seul pays», c'est-à-dire zéro déficit public, un Etat minimal, des assurances sociales privées, mais une liberté d'installation des étrangers restreinte. Même si j'ai quelquefois des doutes sur la question, la liberté de circulation des capitaux et des marchandises, sans naïveté, pourrait rester la règle.
Je ne doute pas que les Français, délivrés de l'effet débilitant de l'Etat-providence (1), trouveraient en eux toutes les ressources pour faire à nouveau de la France un pays prospère et admiré.
*************
(1) : je rappelle à ceux qui prétendent que l'identité française serait l'addition du camembert et de la Sécu que l'Etat-Providence existe depuis moins de trois générations et que la fin de celui-ci ne signifie pas, bien au contraire, la fin de la solidarité.
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dimanche, décembre 19, 2010
J'ai la nostalgie du Franc
J'ai la nostalgie du Franc. Au-delà des arguments rationnels qu'on peut donner dans un sens ou dans l'autre, j'ai la nostalgie d'une monnaie qui soit nôtre, qui porte nos figures et notre histoire, qui remonte à 1360. Quand je dis "nous", je pense "nous, Français". Je me sens européen, mais mon attachement charnel va à la France. Je peux envisager de mourir pour la France, pas pour l'Europe.
J'ai la nostalgie du Franc.
J'ai la nostalgie du Franc.
Histoire et traditions des Européens, 30 000 ans d'identité (D.Venner)
Selon Dominique Venner l'Europe commence il y a 30 000 ans, avec l'apparition des langues indo-européennes.
Les textes fondateurs de l'Europe sont l'Iliade et l'Odyssée.
La culture européenne se caractérise par le tropisme hyperboréen, l'attraction vers le nord.
Résumons :
> la division ternaire : chevalier, prêtre, paysan. Il n'y a pas en Europe de fusion du sacré et du temporel, même si les rois de France s'en sont approchés.
> l'idéal noble, l'histoire faite par des groupes d'hommes libres, des Achéens aux Conquistadores ; des Thermopyles à la Résistance.
> la virtu et la dignitas. L'honneur, au sens européen, qui consiste pour un homme libre à se sacrifier à la Cité, ne se retrouve nulle part ailleurs , sauf peut-être au Japon.
> l'esprit d'aventure et la curiosité, dans la lignée d'Ulysse. Pas plus curieux et aventureux que les Européens, peut-être à cause d'une hantise perpétuelle du déclin et de la décadence.
> les religions d'origine européenne, faites pour une nature riche, s'opposent aux arides religions du désert. Le christianisme a tiré sa puissance de savoir se concilier les anciens paganismes. Quand il a coupé cette liaison à partir du XVIIIè siècle, il a perdu sa puissance.
> une conception originale des rapport hommes - femmes (qui ne consiste pas, comme le voudraient les féministes, à transformer les femmes en hommes). L'homme, une fois qu'il a prouvé sa force et sa vaillance, peut se dévouer au service de sa dame.
D. Venner conclut par l'histoire de Miracea Eliade, qui s'est voulu indien parmi les Indiens jusqu'au jour où il a tenté d'épouser le fille de la maison et s'est fait jeté dehors.
Même quand on le veut (et Dieu sait que beaucoup d'Européens le veulent plus que tout au monde en ce moment), on ne peut être autre chose que ce qu'on est.
Europeens, nous sommes de race blanche, fortement imprégnés de christianisme, de culture grecque et latine. Se mentir, prétendre autre chose, nier ce qu'on est et ce que les autres sont (des étrangers), c'est tenter la colère des dieux.
Le nihilisme consiste à se prétendre sans racines, alors, effectivement, on ne doit plus rien à rien ni à personne et plus rien ne vaut. C'est le discours «je suis français par hasard donc je ne dois à rien à la France». Discours ridicule à force de vanité. Les gens qui le tiennent se sentent supérieurs au point de prétendre pouvoir se détacher de ce qui les a faits (culture, patrie, histoire, famille, éducation, parents, enfance) et de n'accepter d'être soumis qu'à leur volonté propre. Vanité ? Ou bêtise ?
D. Venner est assez optimiste. L'histoire en Europe a toujours été faite par une poignée d'hommes nobles. Certes, la démographie compte, mais moins que l'esprit. Il encourage les Européens à retrouver leurs racines, dans Homère, dans Sénèque ...
On connaît l'histoire de la Reconquista : les musulmans qui montent vers le nord, les potentats locaux qui font des alliances à courte vue avec l'envahisseur, puis quelques hommes qui préfèrent la lutte, avec les souffrances qu'elles impliquent et qui retournent la situation.
Les textes fondateurs de l'Europe sont l'Iliade et l'Odyssée.
La culture européenne se caractérise par le tropisme hyperboréen, l'attraction vers le nord.
Résumons :
> la division ternaire : chevalier, prêtre, paysan. Il n'y a pas en Europe de fusion du sacré et du temporel, même si les rois de France s'en sont approchés.
> l'idéal noble, l'histoire faite par des groupes d'hommes libres, des Achéens aux Conquistadores ; des Thermopyles à la Résistance.
> la virtu et la dignitas. L'honneur, au sens européen, qui consiste pour un homme libre à se sacrifier à la Cité, ne se retrouve nulle part ailleurs , sauf peut-être au Japon.
> l'esprit d'aventure et la curiosité, dans la lignée d'Ulysse. Pas plus curieux et aventureux que les Européens, peut-être à cause d'une hantise perpétuelle du déclin et de la décadence.
> les religions d'origine européenne, faites pour une nature riche, s'opposent aux arides religions du désert. Le christianisme a tiré sa puissance de savoir se concilier les anciens paganismes. Quand il a coupé cette liaison à partir du XVIIIè siècle, il a perdu sa puissance.
> une conception originale des rapport hommes - femmes (qui ne consiste pas, comme le voudraient les féministes, à transformer les femmes en hommes). L'homme, une fois qu'il a prouvé sa force et sa vaillance, peut se dévouer au service de sa dame.
D. Venner conclut par l'histoire de Miracea Eliade, qui s'est voulu indien parmi les Indiens jusqu'au jour où il a tenté d'épouser le fille de la maison et s'est fait jeté dehors.
Même quand on le veut (et Dieu sait que beaucoup d'Européens le veulent plus que tout au monde en ce moment), on ne peut être autre chose que ce qu'on est.
Europeens, nous sommes de race blanche, fortement imprégnés de christianisme, de culture grecque et latine. Se mentir, prétendre autre chose, nier ce qu'on est et ce que les autres sont (des étrangers), c'est tenter la colère des dieux.
Le nihilisme consiste à se prétendre sans racines, alors, effectivement, on ne doit plus rien à rien ni à personne et plus rien ne vaut. C'est le discours «je suis français par hasard donc je ne dois à rien à la France». Discours ridicule à force de vanité. Les gens qui le tiennent se sentent supérieurs au point de prétendre pouvoir se détacher de ce qui les a faits (culture, patrie, histoire, famille, éducation, parents, enfance) et de n'accepter d'être soumis qu'à leur volonté propre. Vanité ? Ou bêtise ?
D. Venner est assez optimiste. L'histoire en Europe a toujours été faite par une poignée d'hommes nobles. Certes, la démographie compte, mais moins que l'esprit. Il encourage les Européens à retrouver leurs racines, dans Homère, dans Sénèque ...
On connaît l'histoire de la Reconquista : les musulmans qui montent vers le nord, les potentats locaux qui font des alliances à courte vue avec l'envahisseur, puis quelques hommes qui préfèrent la lutte, avec les souffrances qu'elles impliquent et qui retournent la situation.
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nos racines
Jacqueline de Romilly est morte
Jacqueline de Romilly est morte.
Sa défense acharnée de l'enseignement du grec portait en elle une vision de l'homme.
L'homme n'était pas un être déraciné livré aux pulsions utilitaristes de la société de consommation. L'homme avait des racines et devait pouvoir apprendre des choses qui ne servaient à rien (en apparence). C'est pourquoi il était important pour la dictature du Bien, toute au culte de l'immédiateté et de l'homme universel, déraciné, de «ringardiser» ce combat porteur de conceptions si opposées et si dangereuses.
Comprenez bien l'enjeu : apprendre le latin ou le grec, c'est apprendre des traditions européennes, toutes différentes des traditions orientales dont on nous répète à tue-tête qu'elles sont solubles dans l'Europe comme le miel dans le lait chaud. Apprendre la dignitas et la virtu, c'est être armé des moyens de dévoiler l'imposture de la bien-pensance.
L'honneur à la romaine n'a rien à voir avec le crime d'honneur à l'orientale. Les deux sont profondément incompatibles.
Mais voilà. Pour atteindre le bienfaisant oubli de nous-mêmes, il faut aussi bruler les livres. Tant qu'il restera un Bailly et un Gaffiot, le grec ancien et le latin pourront renaitre, comme l'hébreu, avec les valeurs qu'ils portent, cataclysme pour la bien-pensance.
Sa défense acharnée de l'enseignement du grec portait en elle une vision de l'homme.
L'homme n'était pas un être déraciné livré aux pulsions utilitaristes de la société de consommation. L'homme avait des racines et devait pouvoir apprendre des choses qui ne servaient à rien (en apparence). C'est pourquoi il était important pour la dictature du Bien, toute au culte de l'immédiateté et de l'homme universel, déraciné, de «ringardiser» ce combat porteur de conceptions si opposées et si dangereuses.
Comprenez bien l'enjeu : apprendre le latin ou le grec, c'est apprendre des traditions européennes, toutes différentes des traditions orientales dont on nous répète à tue-tête qu'elles sont solubles dans l'Europe comme le miel dans le lait chaud. Apprendre la dignitas et la virtu, c'est être armé des moyens de dévoiler l'imposture de la bien-pensance.
L'honneur à la romaine n'a rien à voir avec le crime d'honneur à l'orientale. Les deux sont profondément incompatibles.
Mais voilà. Pour atteindre le bienfaisant oubli de nous-mêmes, il faut aussi bruler les livres. Tant qu'il restera un Bailly et un Gaffiot, le grec ancien et le latin pourront renaitre, comme l'hébreu, avec les valeurs qu'ils portent, cataclysme pour la bien-pensance.
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samedi, décembre 18, 2010
2012, Marine et moi
Voici un commentaire que j'ai posté sur Justice au singulier :
Je suis tenté de voter pour Marine Le Pen, par désespoir. Je n'ai bien entendu pas encore pris ma décision (2012, c'est loin).
Je reconnais qu'elle est volontiers caricaturale et que ses idées économiques, pour le peu qu'on en connaît, sont stupides.
Et pourtant ...
Dans les autres partis, personne ne parle de la France et des Français, pour la France et pour les Français.
C'est toujours l'Autre qu'il faut défendre, qui est une chance, et l'ouverture, et patati patata.... Et ceux qui, comme moi, considèrent qu'on doit d'abord défendre les siens, que les chances pour la France, ce sont les Français de France, qu'avant d'ouvrir, il faut protéger ? Qui parle pour eux ?
La démocratie française est malade de politiciens détachés et dénationalisés. Pour eux, se revendiquer français, c'est obligatoirement se montrer franchouillard.
Je me languis d'un parti de gouvernement véritablement conservateur comme il en existe dans d'autres démocraties, un parti de l'ordre qui pourrait se revendiquer du travail, de la famille et de la patrie, si cette devise n'avait pas servi à couvrir une trahison.
C'est dans ce désarroi de ne trouver aucun parti de gouvernement qui corresponde, même de loin, à mes convictions que je suis tenté de voter pour Marine Le Pen.
Je ne crois pas être le seul Français à souffrir de ce qui est ressenti comme une folle inversion des valeurs : des Français qui ne sont plus chez eux, une justice qui protège les voleurs, les assassins et les récidivistes, des politiciens qui se préoccupent plus d'Europe que de France, les mauvais élèves qui dictent leur loi à l'école, les individus aux mœurs déréglées cités en exemple, l'économie dirigée par la collusion des banquiers et des hauts fonctionnaires, la technologie vendue à nos concurrents...
On n'en finirait pas de citer les raisons qui, avec plus ou moins de justesse, alimentent le trouble des Français.
Mais tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse : à force d'expliquer aux Français que leurs craintes sont illégitimes, qu'ils doivent se taire et ne pas poser certaines questions, qu'ils sont cons comme des bûches et quasiment fascistes, le microcosme politico-médiatique se prépare des lendemains qui déchantent. S'il y a une justice, on ne méprise pas un vieux peuple sans devoir un jour s'en repentir.
Bien sûr, le Front National n'est pas un parti de gouvernement : beaucoup de ses critiques sont justes, mais la plupart de ses propositions manquent de profondeur.
De plus, il présente le défaut majeur de ne pas avoir compris l'articulation entre l'Etat providence, l'invasion migratoire et l'européisme. Il croit qu'on peut sauver l'Etat providence en expulsant les immigrés et en sortant de l'Europe bruxelloise, mais c'est le contraire : le bruxellisme et l'invasion migratoire légitiment l'Etat providence. Pour arrêter l'invasion migratoire et sortir de l'UE, il faut retrouver un Etat efficace et droit.
Je suis tenté de voter pour Marine Le Pen, par désespoir. Je n'ai bien entendu pas encore pris ma décision (2012, c'est loin).
Je reconnais qu'elle est volontiers caricaturale et que ses idées économiques, pour le peu qu'on en connaît, sont stupides.
Et pourtant ...
Dans les autres partis, personne ne parle de la France et des Français, pour la France et pour les Français.
C'est toujours l'Autre qu'il faut défendre, qui est une chance, et l'ouverture, et patati patata.... Et ceux qui, comme moi, considèrent qu'on doit d'abord défendre les siens, que les chances pour la France, ce sont les Français de France, qu'avant d'ouvrir, il faut protéger ? Qui parle pour eux ?
La démocratie française est malade de politiciens détachés et dénationalisés. Pour eux, se revendiquer français, c'est obligatoirement se montrer franchouillard.
Je me languis d'un parti de gouvernement véritablement conservateur comme il en existe dans d'autres démocraties, un parti de l'ordre qui pourrait se revendiquer du travail, de la famille et de la patrie, si cette devise n'avait pas servi à couvrir une trahison.
C'est dans ce désarroi de ne trouver aucun parti de gouvernement qui corresponde, même de loin, à mes convictions que je suis tenté de voter pour Marine Le Pen.
Je ne crois pas être le seul Français à souffrir de ce qui est ressenti comme une folle inversion des valeurs : des Français qui ne sont plus chez eux, une justice qui protège les voleurs, les assassins et les récidivistes, des politiciens qui se préoccupent plus d'Europe que de France, les mauvais élèves qui dictent leur loi à l'école, les individus aux mœurs déréglées cités en exemple, l'économie dirigée par la collusion des banquiers et des hauts fonctionnaires, la technologie vendue à nos concurrents...
On n'en finirait pas de citer les raisons qui, avec plus ou moins de justesse, alimentent le trouble des Français.
Mais tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse : à force d'expliquer aux Français que leurs craintes sont illégitimes, qu'ils doivent se taire et ne pas poser certaines questions, qu'ils sont cons comme des bûches et quasiment fascistes, le microcosme politico-médiatique se prépare des lendemains qui déchantent. S'il y a une justice, on ne méprise pas un vieux peuple sans devoir un jour s'en repentir.
Bien sûr, le Front National n'est pas un parti de gouvernement : beaucoup de ses critiques sont justes, mais la plupart de ses propositions manquent de profondeur.
De plus, il présente le défaut majeur de ne pas avoir compris l'articulation entre l'Etat providence, l'invasion migratoire et l'européisme. Il croit qu'on peut sauver l'Etat providence en expulsant les immigrés et en sortant de l'Europe bruxelloise, mais c'est le contraire : le bruxellisme et l'invasion migratoire légitiment l'Etat providence. Pour arrêter l'invasion migratoire et sortir de l'UE, il faut retrouver un Etat efficace et droit.
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VA : deux articles, un réjouissant, un navrant
Un article réjouissant sur une société privée qui fait mieux que La NASA (l'esprit de conquête n'est pas mort en occident) :
Une start-up dans les étoiles
Et un article navrant :
Pourquoi je ne sera pas prof
Une start-up dans les étoiles
Et un article navrant :
Pourquoi je ne sera pas prof
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