vendredi, juin 07, 2019

Nigel à l'épreuve

Le Brexit Party de Nigel Farage n'a pas réussi à conquérir le siège de Peterborough, lors d'une législative partielle, alors que toute les conditions favorables semblaient réunies.
On peut faire un tas d'hypothèses « et si », mais le résultat est là.

On peut en dire la même chose que du score du RN aux Européennes : sans être mauvais, il est tout de même décevant.

Je me demande si les Français et les Anglais ne manquent pas de courage : ils votent pour des partis plus ou moins anti-Système quand ceux-ci sont loin du pouvoir, mais quand ils s'en approchent, certains hésitent.

Je me demande si ces électeurs ne se seraient pas dégonflés au moment de glisser le bulletin dans l'urne, si le Brexit avait été donné en tête par les sondages lors du référendum.

Erreurs sur le Mal français ou le trompe-l'oeil de M. Peyrefitte (J. Dumont)

Grâce à internet, on trouve des pépites pour une bouchée de pain en livres d'occasion.

Jean Dumont est un historien spécialiste de l'Espagne et du catholicisme. C'est un contre-révolutionnaire ardent (je vous ferai plus tard une recension de La révolution française ou les prodiges du sacrilège). Il porte la contradiction à Alain Peyrefitte, ministre à répétition et auteur prolifique.

Le Mal français est publié en 1976, la réplique de Dumont en 1979.

Alain Peyrefitte est un styliste.

Quand on compare le style des deux normaliens Peyrefitte et Pompidou, un vrai délice à lire, à celui de deux autres normaliens de 2019 Juppé et Wauquiez (et « style » est pour ces olibrius un bien grand mot : mélange, qui arrache les yeux et fait vomir, de circulaire administrative et de prospectus pour exposition d'art contemporain) la décadence n'est pas une idée farfelue mais une réalité.

L'oeuvre de Peyrefitte abonde en formules : « En 1940, ce n'est pas l'insuffisance du matériel qui a perdu, c'est le blindage des mentalités »,  « C'est Lacan, encore inconnu, mais déjà obscur ».

Attaquons le vif du sujet : quelle est la thèse de Peyrefitte dans Le Mal français ?

Un croisement de Weber et de Tocqueville.

Weber : le catholicisme, notamment la Contre-Réforme, est un frein au développement économique, contrairement au protestantisme qui le favorise.

Tocqueville : le centralisme français est un continuum entre l'Ancien Régime et la Révolution. Le jacobinisme est consubstantiel à la France. Et Peyrefitte ajoute que ce centralisme est un héritage de l'Eglise romaine.

Bref, Peyrefitte reproche à la France son catholicisme romain. Thèse qui est devenue une vulgate pour imbéciles façon Sciences-Po ou ENA. Malheureusement, elle fut adoptée par des gens un peu moins bêtes qu'un énarque, Pompidou par exemple.

Je suis toujours gêné par ces Français qui reprochent à la France ce qu'elle est (c'est différent de pointer des problèmes ponctuels susceptibles de solutions). Non seulement, cela m'apparaît comme une trahison, mais cette opinion engendre le découragement, c'est un problème sans solution (changer la France ? Je ne veux pas !).

Pour Weber, cela fait longtemps que j'en suis revenu. La banque moderne a trouvé naissance en Italie, on ne peut pas dire que la péninsule soit un refuge du protestantisme. Carl Schmitt et sa distinction des puissances maritimes intrinsèquement pirates et mercantilistes (je caricature à peine) et des puissances maritimes plus traditionnelles et moins entreprenantes me paraissent plus féconds.

Tocqueville, j'en reviens aussi, mais plus récemment. Je suis piégé par son style (encore !) et son érudition.

Dumont commence par dresser un catalogues des erreurs historiques de Peyrefitte, qui ont pour résultats d'attribuer trop d'échecs au catholicisme et trop de réussites au protestantisme. Je passe (sauf sur le nazisme, puisque c'est une obsession de notre époque : non, du fait que la Bavière était catholique, on ne peut déduire que le nazisme est un produit du catholicisme. J'apprécie que Dumont prenne en compte la duplicité d'Hitler, c'est assez rare).

Puis Dumont attaque le vif du sujet.

Il démontre à quel point l'étatisme français est d'origine protestante et non catholique.

Fondamentalement, ce n'est pas surprenant : le libre examen protestant favorise une atomisation des individus sous un Etat tutélaire (la crainte de Tocqueville) alors que, dans les pays catholiques, se multiplient les corps intermédiaires dans un joyeux foutoir.

Quant à la mecque du libéralisme, l'Angleterre, il faut bien mettre les causes dans l'ordre : son protestantisme découle de son libéralisme et non l'inverse.

De vigoureuses graines de l'étatisme français moderne sont semées sous Henri IV, entouré de conseillers protestants. Pas une grosse découverte pour moi : c'est une période que je maitrise assez.

Dumont dresse la liste des acteurs de l'étatisation de l'enseignement dans les années 1880, les Ferry, Buisson et compagnie. Ce sont tous des protestants ! Et pas par hasard. L'un d'eux avoue benoitement : « Nous faisons par l'enseignement au XIXème siècle la réforme que nous n'avons pu faire par la religion au XVIème siècle ».


Dumont insiste lourdement pour conclure, et avec raison me semble-t-il, sur le fait que les fameuses « sociétés de confiance » protestantes de Peyrefitte sont les sociétés du racisme, de l’exclusion et du génocide. Il faut rappeler que les catholiques ne jouissent de leurs pleins droits dans la Suède protestante que depuis le XXème siècle (1787 en France pour les protestants). Les Français d’Amérique s’entendaient plutôt bien avec les Indiens, que les protestants ont exterminés.

Au fait, à quoi attribue-t-il le décollage économique précoce des pays protestants ? A la spoliation des richesses de l'Eglise et à l'oppression des pauvres.

Conclusion

Le protestantisme est erroné, pour les raisons expliquées maintes fois par le magistère romain. Pas étonnant qu'il donne à la France, quand son influence néfaste se fait sentir, des institutions erronées.

Mais Dumont est trop systématique (il faut dire que c'est sujet de son livre). Bien des spécificités nationales françaises s'expliquent non par l'opposition protestantisme/catholicisme, même inversée pour condamner l'influence protestante, mais par les circonstances historiques et la géographie.

De plus, il fait des prévisions que l'on sait fausses. En 1979, il pense que la natalité des pays catholiques baissera moins que celle des pays protestants. On sait ce qu'il en est.




jeudi, juin 06, 2019

Mon Amérique à moi

Iran, Otan : faudra-t-il un jour rompre l’alliance américaine – Jean-Philippe Immarigeon

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Non, ce n’est pas l’accord nucléaire qui est en jeu, ce n’est pas l’Iran que les Américains veulent mettre à genoux, c’est l’Europe. D’aucuns diront qu’il s’agit de la doctrine Bush, de son avertissement aux Européens au surlendemain du 11 septembre 2001 : si vous n’êtes pas derrière nous, c’est que vous êtes contre nous. Les historiens répondront que l’Amérique n’a jamais eu qu’une seule obsession, l’Europe et la France en particulier, que ces inscriptions sur les chars Abrams envahissant l’Irak résumaient parfaitement : Today Baghdad, tomorrow Paris. Et ce n’était pas une boutade : il n’y a pas de second degré dans le discours américain, il faut le prendre brut de décoffrage.

Aussi, lorsque Le Maire s’indigne du délai de soixante jours que nous donne l’Iran pour tenir nos promesses, claironnant que l’Europe ne céderait pas à un ultimatum, réalise-t-il qu’il se trompe de cible ? Car sa collègue des armées a dû répondre ces jours-ci à un autre ultimatum, un vrai celui-là, et pas de Téhéran. Le 1er mai dernier, deux responsables du Pentagone ont dénoncé le Fonds européen de la Défense qui doit financer l’innovation technologique et les projets de coopération dans le domaine militaire, mais qui exclue toute filiale d’une entité installée hors de l’UE. Pour le Pentagone, ces dispositions « ne nuiraient pas seulement aux relations constructives entre l’OTAN et l’UE que nous avons nouées au cours des dernières années, mais pourraient aussi ramener aux discussions parfois conflictuelles sur la défense européenne d’il y a quinze ans ». A cette lettre était jointe une seconde, signée de Gordan Sondland, ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE, exigeant une réponse avant le lundi 10 juin (soit au lendemain de la visite de Trump sur les plages normandes du DDay) sous peine d’actions réciproques – mots diplomatiques pour sanctions.

Que vont faire nos moutons face au loup ? Rien.

[…]

Il ne s’agira pas simplement de sortir de telle ou telle structure intégrée, comme de claquer la porte de l’OTAN, mais de se dégager de son emprise, de retrouver notre souveraineté dans les normes technologiques et la règle de droit, dans les industries au prix sans doute de quelques nationalisations, et surtout – le plus difficile – de retrouver un mode de pensée libre qui ne soit ni celui du management ni celui de l’économie libérale. En un mot revenir peut-être au temps du grand basculement, lorsqu’il y a deux cent cinquante ans un roi de France fit cadeau aux colons anglo-américains des Treize colonies d’une indépendance qu’ils étaient bien incapables d’obtenir seuls sans nos canons et nos vaisseaux. L’heure est venue de réparer cette erreur [il propose que la Grande-Bretagne et la France re-colonise l'Amérique ?].

Jean-Philippe IMMARIGEON

Co-responsable Défense de « République souveraine »
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L'Amérique est notre ennemie parce qu'elle a une stratégie mondiale. Sur cette scène, elle n'a que deux rivales possibles : la Chine aidée de la Russie et l'Europe menée par la France. Il est normal quelle essaie d'abaisser l'Europe (ce qui est insupportable, c'est que cela s'accompagne de leçons de morale).

Je pense que toute idée d'opposition française un peu sérieuse est illusoire mais il est sain d'avoir en tête la bonne perspective.

A l'heure où Macron, cette anti-France en chair et en os, brade les Iles Eparses à Madagascar, je répète l'importance primordiale que j'attache au fait de conserver toutes nos possessions d'outremer.

C'est faisable, ce n'est pas aussi violent qu'une confrontation directe avec les Etas-Unis, et ça préserve la vocation mondiale de la France pour le jour où il se trouvera un homme capable de la relever (c'est aussi en prévision de ce jour que tous les Macron de la terre se dépêchent de nous en débarrasser).

mercredi, juin 05, 2019

Retrouver une élite

La France est en manque d'élite véritable.

La caste au pouvoir aujourd'hui est anti-française et on peut de plus en plus difficilement la qualifier d'élite.

La bourgeoisie catholique a trahi en votant massivement pour l'anti-France macronienne (Zemmour et Joffrin sont d'accord !), elle a préféré son portefeuille à son pays.

Rien d'étonnant quand on la connaît : elle est plus proche d'un conclave de Pharisiens que d'une veillée d'armes de chevaliers des Croisades. Bloy et Péguy la méprisaient déjà et les choses ont empiré depuis.

Je ne sais pas quoi faire, sur qui compter : l'armée, l'université, l'entreprise, la littérature, les fournisseurs traditionnels d'élites sont aux abonnés absents, quand ils ne sont pas à la pointe de l'anti-France.

Je me demande si cette élite ne se constituera pas des meilleurs de chaque catégorie sociale, ses membres se reconnaissant par leur patriotisme et non par leurs origines sociales, un peu comme la Résistance qui mêlait, au point que certains en plaisantaient, maurrassiens et juifs.




Pendant qu'on discute, le bradage continue.

Accord imminent France-Madagascar : éparpillement de la souveraineté française dans l’Océan Indien.

Il n'y a pas de secret, tout est simple : Macron, c'est l'anti-France et ceux qui votent pour lui sont des traitres.

mardi, juin 04, 2019

Poutine pas invité le 6 juin. Par contre, la grosse vache teutonne ... Quelle classe, la France de 2019 !

20 millions de morts, ça ne suffit peut-être pas pour être invité à batifoler sur les plages normandes avec Trump.

Rappelons que l'offensive Bagration est la plus grosse opération de l'été 1944. Les Allemands vont y perdre plus de troupes qu'à l'ouest.



C'est toujours la même histoire : Macron, c'est l'anti-fidélité, l'anti-héritage, l'ingratitude, la trahison du bien commun. Bref, en un mot comme en cent, l'anti-France.

J'ai honte.

Bourgeoisie anti-nationale : Zemmour met les pieds dans le plat.



Pauvre fille ! Ce n'est pas « énorme ». C'est une banalité pour les trois-quarts des Français, qui connaissent cette bourgeoisie anti-nationale et souffrent de ses exactions. Evidemment, Mère Ruth se sent un peu beaucoup visée.

Dans le même entretien, Mère Ruth corrige une tirade de Zemmour par un sermon sur les musulmans français patriotes qui sont, d'après elle (comment le sait-elle ?) plus nombreux qu'on croit (qui est « on » ?). C'est une pure pétition de principe.

Citation du jour :


« Le révolutionnarisme verbal d’une fraction des intellectuels ne contredit pas le conservatisme borné d’une fraction de la bourgeoisie. Les deux phénomènes sont contrastés mais solidaires. Les révolutionnaires du style de Jean-Paul Sartre n’ont jamais troublé le sommeil d’aucun banquier du monde ».

Raymond Aron, "Le Figaro Littéraire" du 27 septembre 1952, reproduit dans "Polémiques", Gallimard, 1955.



samedi, juin 01, 2019

"Les grands leaders de la droite sont des niais" dit Éric Zemmour sur RTL

Ca ne nous apprend évidemment rien, mais ça fait du bien de l'entendre dans un media officiel :



Je suis plus sévère que Zemmour. Je pense, que, comme tous ceux qui finissent par voter Macron, les LR sont des salauds qui préfèrent leurs intérêts à court terme à leur pays à long terme.

Certes, Macron est la châtiment des Français pour des décennies de pusillanimité politique. Mais, Dieu bon, que la punition est sévère (et nous n'en sommes qu'au début) !

vendredi, mai 31, 2019

Là, je décroche, je ne suis pas assez intelligent.

Des électeurs de Macron (pas de noms) m’ont expliqué en long en large et en travers que j’ai tort de me foutre leur gueule (il faut dire à leur décharge que « lourd » est un gentil euphémisme pour qualifier mon comportement avec eux. Le plomb est léger comme une plume en comparaison. Mais c'est mérité) parce que ça aurait été pire avec Le Pen.

Là, je décroche, je ne dois pas être assez intelligent pour voter Macron car je vois de moins en moins ce qui aurait été pire avec Le Pen.

Mais, bon, si on m’explique lentement, avec des mots simples et en articulant bien, peut-être que je vais finir par comprendre quand même.

A moins que je ne sois un cas désespéré.

A moins que ça soit les électeurs de Macron, les cas désespérés.







L'avenir de la « droite » française, c'est simple : elle n'en a plus.

La bourgeoisie d'argent anti-française est partie chez Macron (vive Versailles !).

La bourgeoisie patriote (très ténue) est partie dans les confettis (NDA, Asselineau, etc).

Le peuple français est parti au RN ou s'abstient.

Le peuple immigré est parti chez FI ou s'abstient.

Qu'est-ce qui reste à la « droite » et à la gauche ? Rien, parce qu'elles ont trahi.

jeudi, mai 30, 2019

Gloire à Pagenaud !

Avec un peu de retard :

Salvini et l'Euro : nous vivons des temps passionnats

Matteo Salvini s’apprêterait à lancer une monnaie parallèle à l'Euro :

Italy to activate its 'parallel currency' in defiant riposte to EU ultimatum

Bien sûr, tout cela est une histoire de souveraineté et donc de liberté. Comme disait De Gaulle à qui on opposait le respect des traités : « On n’a jamais vu un grand pays rester lié par un traité défavorable. Un grand pays dit "Je suis couillonné" et il s'en va ». L’Euro couillonne l’Italie (la France aussi), on va bientôt savoir si notre soeur latine est encore un grand pays (pour la France, hélas, je n’ai plus guère de doutes. En tout cas, dans la tête des traitres qui la dirigent).

Salvini, c'est l’anti-Macron : Macron n’a pas de stratégie, pas de vision (ou plutôt, il a une vision périmée de 40 ans), pas de patriotisme, il se contente d’obéir à ses maitres et de frapper le peuple français. Il est raccord avec ses crétins d’électeurs.

Bref, Salvini est des années-lumières au dessus. Et en plus, on va bientôt savoir s’il a des couilles.

Prochain rendez-vous ? Septembre, pour le budget italien.

Mon pronostic ? 50/50, je ne me mouille pas : introduire une monnaie parallèle à l’Euro, ça serait une remise en cause du mondialisme aussi spectaculaire, et plus lourde de conséquences immédiates, que l’élection de Trump et la victoire du Brexit. Car, évidemment, c’est la fin de l’Euro et la crise financière assurées. Ça fait quand même un gros pas à sauter pour Salvini. Mais s’il veut le bien de l’Italie à long terme, il doit le faire. Le patriotisme fait quelquefois trouver des trésors de courage (Macron n’étant pas patriote, il ne craint rien. Ses électeurs non plus).

Si Salvini sort l'Italie de l'Euro sans trop de casse, il aura sa place dans l'histoire à l'égal d'un général vainqueur.

Autant pour tous les imbéciles qui me disent que l’Euro existe pour l’éternité. : si ce n’est pas ce coup-ci, ça sera pour le prochain.

Au moins, je vous aurais prévenus.

Nous vivons des temps intéressants, de ceux où l'histoire accélère (voir aussi la guerre larvée Etats-Unis/Chine).


L'autre Grand Remplacement

Le triste destin du droitard gauchiste.

Cela fait plusieurs années que je réfléchis non sans ironie au triste destin de celui que j’avais alors appelé le « droitard gauchiste ».
Le déroulement de la vie politique française ne semble pas me donner tort (même si j’assume quand même une marge d’erreur dans le chiffre du fiasco de dimanche : nous avions senti un tassement de Bellamy, pas un tel crash).
Il me semble utile de revenir sur quelques points pour mieux comprendre cette situation.
Tout d’abord, je rappelle que les lois liberticides et de répression du mouvement des Gilets Jaunes, notamment la loi inique visant à restreindre de manière arbitraire le droit de manifester, est un projet émanant de cette droite-là qui trouvait même que l’exécutif n’en avait pas fait assez, indifférente au peuple et préférant toujours un ordre injuste à un désordre qui fondamentalement l’effraie. Il n’est donc en effet pas exagéré de dire que le vote de dimanche, à l’exception du corps électoral solide et renforcé du RN, a voté en réaction au mouvement de révolte populaire. Le bourrage de crâne phobophique du parti au pouvoir, la propagande, les fake news, les coups montés, les incendies et opérations chelous etc, tout cela n’aura pas dérangé le droitard qui tient surtout à préserver ses mocassins à glands sans se poser trop de questions.
Par ailleurs, on semble surpris que les cathos aient en grande majorité replié leurs voix sur la Macronie. Comment s’étonner lorsqu’on voit la propagande mondialiste, résolument pro-migrants, hostile aux frontières, suicidaire, à laquelle se livre jour après jour le Pape François? Car là aussi, le bourrage de crâne est massif, et le propre des ouailles, c’est d’être manipulables et disciplinées. Le temps n’est plus ni aux bâtisseurs de cathédrales ni aux Templiers. Eh puis, vous n’aurez pas ma haine, tendre l’autre joue, toussa…
Dans tous les cas, le droitard gauchiste n’aime rien tant que battre sa coulpe, se repentir, se faire fustiger pour les maigres vestiges de son conservatisme rance. Il redoute par dessus tout l’idée de passer pour un réac, pour un facho. On le jurerait, sur ce point, tout droit sorti du PS. Il voudrait tellement qu’on l’aime, qu’on le trouve trop cool et sympa et branché. Il se caractérise par une absence totale d’ambition et d’ossature intellectuelle. Il a intériorisé toutes les armes du combat culturel mené contre la France par le gauchisme culturel, et comme en plus il est catho, il se met à genoux promptement et demande pardon. Séquence BDSM.
Bref, à quelques détails vestimentaires près, les bobos de droite comme de gauche savent où sont leurs intérêts et ils l’ont bien montré. Leurs intérêts ne seront jamais ceux de l’intérêt général, du peuple non plus que de la France.
Je trouve cela très bien que le paysage se décante.
Jadot est le rabatteur macronien de gauche. Larcher et sa bande de lamantins sont les rabatteurs macroniens de droite.
Le paysage au moins est clair et dégagé.

 Anne Sophie CHAZAUD

La droite décidément la plus bête du monde…

Les réactions qui s’enchaînent à droite depuis sa déconvenue de dimanche ne font que confirmer qu’elle est décidément bien la plus bête du monde.
En déconsidérant son candidat et ses choix idéologiques, qu’il a pourtant portés avec talent et conviction, en brûlant aujourd’hui ce qu’elle semblait adorer hier à l’image du veule Geoffroy Didier critiquant subitement son candidat de la veille, elle fait une nouvelle fois la preuve de sa pusillanimité et de son absence profonde de convictions.
«La droite doit abandonner son conservatisme sociétal», déclare-t-il ainsi dans un grand élan stupide et de courte vue.
Croire que son salut consisterait à se gauchiser sur le plan sociétal est d’une bêtise sans nom : cela existe déjà, ça s’appelle le macronisme (économiquement plutôt de droite, idéologiquement gauchiste car caffi d’anciens socialistes). Je ne vois pas de raisons pour quoi ceux des Français qui se reconnaissent dans ce bloc élitaire-là et dans ce projet so cool qui est tout de même au pouvoir bien que profondément contesté par le peuple, se détourneraient soudain de Macron pour aller voter subitement pour des tocards opportunistes qui changent de convictions comme de chemise.
Si nous n’avions certes pas anticipé l’ampleur du resserrement frileux du bloc élitaire dimanche autour de son actuel leader qui a toutefois perdu et plafonné malgré le déploiement des moyens de l’État pour mener propagande, il serait tout à fait inexact de prétendre que Bellamy a raté sa campagne au motif qu’il a perdu dans les urnes : celle-ci était riche et réussie quand bien même les résultats ont été infructueux et que l’on partage ou non ses opinions.
La droite est en vérité placée devant les mêmes questions fondamentales que la gauche qui a implosé faute de n’avoir su y répondre intelligemment : faire enfin des choix idéologiques clairs, assumés, et surtout se déterminer clairement par rapport à la question des frontières.
Cette droite a trahi depuis longtemps le gaullisme dont elle était issue. Elle a notamment abdiqué la question de la souveraineté. Elle s’est par ailleurs vidée de toute forme d’intelligence et de projet culturel conservateur au lieu d’en assumer le réarmement théorique, prête plutôt à toutes les compromissions pour tenter d’exister en tant que système partisan et préserver quelques prébendes.
Elle le paie aujourd’hui, tout comme la gauche paie le fait d’avoir trahi le peuple en se boboïsant stupidement.
Plus que jamais, le défi à venir pour cette partie de l’échiquier nous apparaît comme de nature profondément culturelle et identitaire et l’on imagine mal quelques yoyos opportunistes en capacité de le conduire, d’autant que le macronisme fait déjà le job sans s’embarrasser d’intellect.
 Anne Sophie CHAZAUD

C'est pas le réchauffement climatique l'urgence, c'est le Grand Remplacement



L’évêque aux armées dit que c’est pas sa faute : pas de couilles, pas d’embrouilles.

La Dictature En Marche : nous sommes punis par là où nous avons péché

Et maintenant, réduction du temps de parole de l'opposition au parlement (car la majorité aura toujours pour elle le temps de parole du gouvernement).




Comme je l'ai déjà écrit, nous n'avons que ce que nous méritons : chaque fois que nous avons pu depuis quarante ans, nous avons voté pour la facilité immédiate. La politique s'est donc peu à peu vidée de son sens et nous nous retrouvons avec un parti quasi unique (l'opposition n'est qu'un artifice, puisqu'elle ne pourra jamais parvenir au pouvoir) ménageant les intérêts de la haute bourgeoisie.

Ce constat désabusé n'exonère pas les politiciens de leurs responsabilités écrasantes qui, dans un monde bien fait, leur vaudraient le peloton d'exécution.

Alstom : le prédateur, le traitre et les gogos

1000 emplois supprimés par General Electric: l’histoire d’un piège américain et d’une trahison française.

Le traitre s’appelle Emmanuel Macron. Nous ne remercierons jamais assez ceux qui ont voté pour lui (des conneries et des trahisons de cette taille, on n’en fait pas tous les jours).

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Quels enseignements tirer de cette catastrophe?

Tout d’abord, le rappel du caractère fondamentalement prédateur des États-Unis d’Amérique, un État qui n’hésite pas à mettre sa puissance financière et militaire au service direct de ses multinationales.

Ensuite, les désastres provoqués par la cupidité du capitalisme français, privilégiant avec constance les profits financiers à court terme aux stratégies industrielles.

L’oligarchie française a cédé aux sirènes des marchés et des analystes financiers, notamment en démantelant les grands conglomérats industriels comme la CGE ou Thomson, à qui elle reprochait d’utiliser les profits des branches en bonne santé pour aider celles qui traversaient de mauvaises passes à se redresser. Soumis à l’idéologie néo-libérale, donnant la priorité à la dérégulation et à la «concurrence libre et non faussée», protestant comme le fit Lionel Jospin que «l’État ne peut pas tout», l’État a encouragé en France ces tendances suicidaires.

Enfin, la clarté est faite quant à la complicité entre Emmanuel Macron et GE tout au long de cette affaire, jusqu’au point où c’est son conseiller industrie lors du rachat qui est nommé à la tête de GE France pour mettre en oeuvre le plan de restructuration ...
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« La France néglige ses intérêts et ne doit accuser qu’elle : l’exemple des barrages »

Le titre de cet article est trompeur : ce n'est pas « la France » qui néglige ses intérêts. C'est une caste de traitres apatrides qui massacrent la France parce qu'ils la détestent, parce qu'elle les rattache encore à leurs devoirs.

De toute façon, cette obsession de « l’ouverture » est un suicide : aucun peuple sûr de lui et dominateur n’est obsédé par l’idée de « s’ouvrir » aux autres.

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Prenons un exemple. Le barrage de Serre-Ponçon est le barrage maître d’une série de barrages qui produisent de l’électricité sur le Verdon et la Durance, alimentent les canaux d’irrigation de la Provence, gèrent les débits d’eau pour remplir les nappes phréatiques qui permettent aux populations de boire (des millions de «vraies personnes» pour ceux qui l’ignorent à Paris) et contribuent au développement d’une économie touristique en amont et en aval des barrages. Est-on prêt à confier la gestion de cette série de barrages à des intérêts chinois, russes ou cubains? C’est ce qu’exige la directive européenne, telle qu’elle a été transposée en droit français, si ce sont les mieux-disants.


Dans ce contexte, la Commission européenne nous met actuellement en demeure d’ouvrir la gestion de nos barrages à tous les intérêts qui veulent bien se présenter. La Commission peut arguer que c’est la loi Sapin de 1993 qui a ordonné la mise en concurrence de toutes les concessions et que les autorités françaises n’ont jamais songé à la défense de leurs intérêts stratégiques gérés dans le cadre de concessions. Mais évidemment, le contexte européen et mondial a changé.
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mercredi, mai 29, 2019

Politique : cathos paumés

Commentaires sous un billet :





Je ne renie pas pas ma phrase « Les cathos et les bourgeois sont cons comme des bites », mais elle demande une explication.

L'aspect moral est déjà vomitif : les bourgeois ont voté Macron pour ce qu'ils pensent être leurs intérêts à court terme sans se préoccuper un seul instant de la France, de son peuple; de ses besoins, de son destin.

Jean Sevilla a des mots cinglants à ce sujet :

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Comment expliquer le vote des catholiques aux élections européennes ?

Ils ont participé en masse (pour 78 % d’entre eux) ; plus ils se déclarent pratiquants, plus leurs choix se sont portés vers les listes LREM (à 37 %) et LR (22 %). Les « non-pratiquants », eux, ont plutôt choisi le vote du Rassemblement national.

Le taux de participation des catholiques au dernier scrutin avoisine les 78 %. Ce chiffre est largement au-dessus de la moyenne nationale. Est-ce étonnant ?

Ce n’est pas étonnant. Les catholiques ont le souci de la vie en société, du bien commun et de la vie politique. De ce point de vue là, il y a une grande tradition d’intérêt. Les catholiques ne sont pas simplement en prière toute la journée, ils sont aussi impliqués dans la vie de tous les jours.

Un sondage montre que plus les catholiques sont pratiquants plus ils votent la République En Marche à 37 % ou Les Républicains à 22 %. Au contraire, les catholiques non pratiquants ont voté majoritairement le Rassemblement national.

Comment l’expliquez-vous ?

Une grande tradition démocrate-chrétienne a marqué l’Église de France. Cette tradition pousse une grande partie des catholiques à la modération politique. Les catholiques sont facilement centristes, du centre droit ou d’une droite modérée.

Par ailleurs, il y a une évolution sociologique de l’Église de France qui fait que les classes populaires sont moins pratiquantes. Les catholiques pratiquants sont plutôt de la catégorie sociale supérieure. Or, les catégories sociales supérieures ont voté Macron aux Européennes. Il y a une sorte d’embourgeoisement des catholiques qui fait qu’ils ont embrassé le vote majoritaire du milieu social qui est le leur.

C’est assez étonnant quand on sait que la République En Marche est plutôt favorable à la légalisation de la PMA et de la GPA. Comment expliquez-vous que les catholiques pratiquants normalement opposés à ces pratiques maintiennent majoritairement leur confiance vis-à-vis de la République En Marche ?

Je crains que ces catholiques pratiquants soient plus intéressés par ce qu’ils considèrent être l’intérêt de leur portefeuille. Ils pensent que Macron va satisfaire leurs attentes. Ils mettent les questions sociétales au second rang de leurs préoccupations. Le jour où le progressisme sociétal de Macron se développera totalement, ces catholiques-là n’auront plus que leurs yeux pour pleurer. Il suffit de regarder la configuration dans laquelle on est. Emmanuel Macron a toutes les chances d’être réélu en 2022. Quand nous aurons la PMA, la GPA, l’euthanasie et je sais ne sais quoi encore…

Pensez-vous que l’affaire Vincent Lambert a pu influencer le vote des catholiques lors de ces Européennes ?

Je ne crois pas du tout ou alors c’est vraiment marginal. Malheureusement, beaucoup de catholiques sont sur une position majoritaire sur le fait que Vincent Lambert serait un homme en fin de vie. L’idée de l’euthanasie progresse dans l’opinion publique et même chez les catholiques. C’est un constat absolument désolant.
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Mais, en plus d'être immoral, ce vote n'est même pas intelligent d'un point de vue égoïste, comme je l'explique dans les commentaires de cet article :

Vers un nouvel “Ancien régime” ? Ces minorités qui contrôlent de plus en plus la vie de leurs concitoyens.

Alors ? Un vote à la fois immoral et con, ça fait beaucoup.

Je pense que les catholiques (beaucoup d'entre eux, en tout cas) sont des paumés parmi les paumés : ils ne savent plus vraiment en quoi ils croient tout en croyant croire, ils se « protestantisent » sans être protestants. Ils prennent des bouts de doctrine par ci, en rejettent par là. Et ça finit par la croyance qu'accueillir en France toute la misère du monde est un devoir. Il n'y a pas plus immigrationnistes givrés que certains catholiques type folles à la messe. Décidément, les valeurs chrétiennes égarées de Chesterton.

Quel rapport avec le vote Macron ? Quand on a la tête en vrac sur la religion, il est peu probable qu'on ait la tête bien rangée en politique, tant les deux sujets sont connexes.



Décomposition et dictature : voilà, c'est fait (et on vous l'avait bien dit).

Le temps politique ne s'écoule pas régulièrement. Il connaît des périodes d'accélération où l'addition d'années d'erreurs est présentée en quelques semaines, voire en quelques jours. Ce fut le cas en mai 1940.

C'est de nouveau le cas avec la dictature Macron.

Depuis des décennies, la droite française a refusé de se battre sur le terrain des idées. Elle a laissé la mainmise à la gauche sur le système éducatif et sur les medias, avec la perception stupide que, puisque cela n'avait pas de conséquence immédiate, ce n'était pas grave.

Elle s'est ralliée à l'européisme et approuve les réformes dites sociétales. La droite est devenue une gauche avec trois ans de retard.

La note de ces lâchetés collectives nous est présentée depuis 2017 et elle est salée : un homme, portant le projet de détruire la France et qui regroupe sur son nom 10 % des inscrits, détient le pouvoir absolu et aucune opposition ne semble capable de le chasser avant des années.

Et le seul signe d'espoir, les Gilets jaunes, est aussi une note de désespoir : aucun débouché politique à l'horizon.

Pauvre France !

mardi, mai 28, 2019

Sur un champ de ruines

Le destructeur de la France (1), Emmanuel Macron est debout au milieu d'un champ de ruines politiques.

Pourquoi ?

Certains imbéciles diplômés accusent le « présidentialisme ». C'est une resucée de la vieille thèse Sciences Po/ENA : « Ah, si les Français étaient protestants au lieu d'être catholiques, tout irait mieux. Et, si les Français pouvaient carrément cesser d'être français pour devenir des Anglais et le régime devenir parlementaire, ça serait encore mieux ».

Sauf que, mon couillon, le parlementarisme à l'anglaise aussi connaît en ce moment quelques ratés.

Et les raisons des ratés anglais sont fort instructifs pour le cas français.

Le Telegraph et Peter Hitchens (et d'autres, bien entendu ! Mais j'ai les ces liens sous la main) convergent pour dire qu'un vrai choix politique est essentiel à la démocratie. Que, lorsque voter ne change plus rien, lorsqu'on vote à droite ou à gauche et qu'on a toujours la même politique, la démocratie est profondément et durablement mise en péril.

Il est très facile de ramener cette analyse au cas français, je ne vous fais pas un dessin. Merci Juppé, merci Chirac.

La gauche a remporté une victoire de plusieurs décennies en gauchisant les sans-couilles, genre Sarkozy, Wauquiez, Pécresse, Raffarin. mais, à la fin, elle est engloutie dans le même discrédit.





Quelques commentaires de professionnels de la profession (de commentateur) :






Un peu hors sujet, mais pas tant que ça :








Je suis persuadé que notre situation actuelle doit beaucoup à l'appareil d'influence soviétique.

Dans ces vieilles videos, Bezmenov (alias Schuman –à moins que cela ne se soit l’inverse) explique les mécanismes de perversion d’une société et que, à un certain stade de pourrissement, il est vain d’attendre d’une société qu’elle se réforme de l’intérieur. Le salut ne peut plus venir que d’une intervention extérieure. La France a atteint ce stade de décomposition.

Les élections de ce week-end, même si elles étaient sans enjeu (surtout parce qu’elles étaient sans enjeu ?), montrent que la France n’a plus l’élan vital pour s’en sortir seule. Si les Français avaient encore de la tripe, du cœur et de la cervelle, la liste Macron devrait être à 5% des suffrages exprimés.


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(1) : je pense qu'il est inutile de revenir sur la psychologie et sur la politique du personnage. Si vous n'avez toujours pas compris de quoi il s'agit, je ne peux rien pour vous.