Certains traitent les partisans du «mariage homosexuel» de débiles. Si c'était si simple, cela serait un moindre mal.
Hélas, ils ont au contraire une vison du monde très articulée, très cohérente (et complètement folle : les fous sont souvent cohérents dans leur folie).
Leur idéal est l'abolition des frontières sous toutes les formes : frontières entre nationaux et étrangers, entre humains et animaux, entre hommes et femmes, entre la vie et la mort etc.
Quel est le fond de leur pensée ?
Il est que la condition humaine, du fait des progrès scientifiques, a évolué et que, en conséquence, les vieilles traditions, les héritages, liés à une condition humaine désormais disparue, doivent faire place à de nouvelles pratiques, cohérentes avec la nouvelle condition humaine.
Effectivement, avec la contraception facile et abondante, les machines dociles et la vie prolongée, on peut croire que la condition humaine a changé. Ce n'est pourtant qu'une illusion.
Les fondements de la condition humaine n'ont pas véritablement évolué : il faut toujours un homme et une femme pour faire un enfant, cet enfant doit être élevé, devenir adulte, gagner sa vie, il doit vivre en société, éventuellement se reproduire, il est menacé par la maladie et l'accident et finira de toute façon par mourir.
C'est pourquoi le projet faustien de faire comme si la condition humaine avait changé est voué à un échec dramatique : on ne manipule pas des lois si fondamentales sans en être punis un jour ou l'autre.
Hélas encore, ce ne sont pas toujours les coupables les plus actifs qui sont punis le plus sévèrement.
vendredi, novembre 30, 2012
jeudi, novembre 29, 2012
La bulle socialiste
La France vit dans une bulle socialiste qui l'isole du monde et l'empêche d'envisager les solutions à son déclin, qu'elle aurait pourtant sous les yeux si elle crevait cette bulle.
On peut être anti-socialiste en France, mais dans son privé, pas sur la place publique.
Pas un homme public ne dira cette simple vérité :
«Le socialisme est une doctrine immorale et dangereuse. Elle provoque la misère et l'oppression partout où elle est mise en oeuvre. Cette affirmation est justifiée par des considérations théoriques et par l'expérience historique».
Jamais vous n'entendrez ces phrases devant un vaste public.
Pauvre France !
On peut être anti-socialiste en France, mais dans son privé, pas sur la place publique.
Pas un homme public ne dira cette simple vérité :
«Le socialisme est une doctrine immorale et dangereuse. Elle provoque la misère et l'oppression partout où elle est mise en oeuvre. Cette affirmation est justifiée par des considérations théoriques et par l'expérience historique».
Jamais vous n'entendrez ces phrases devant un vaste public.
Pauvre France !
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la France qui coule,
le socialisme partout
mercredi, novembre 28, 2012
mardi, novembre 27, 2012
Et si on privatisait Montebourg, Guaino, Borloo ... ?
Cet abruti de Montebourg veut nationaliser Mittal. Les connards de service applaudissent. Et le maire de Londres se fout de notre gueule.
Moi, j'ai une solution simple et qui rapporte gros : privatisons les Montebourg, Guaino, Borloo et compagnie. Ne pas oublier d'inclure Duflot, Taubira, Batho, Moscovici, enfin, bref, tout le gouvernement, plus l'assemblée nationale et le sénat, et aussi vingt ou trente mille élus.
Pas la peine de les vendre, d'ailleurs, nous ne trouverions pas acheteur. Il suffit de les donner, on pourrait même ajouter un petit cadeau par exemple, un sex-toy écolo-festiviste de Florence Lamblin).
Entre les coûts exorbitants de leur train de vie de nababs et les catastrophes que provoquent leurs idées pitoyables, nous ferions des économies fantastiques.
Je suis sûr que le chômage disparaitrait en une semaine.
Au lieu de les donner (ce qui nous créerait inutilement des ennemis), nous pourrions les fusiller, ils le méritent plutôt deux fois qu'une. Mais je n'ai pas la tripe sanguinaire.
Moi, j'ai une solution simple et qui rapporte gros : privatisons les Montebourg, Guaino, Borloo et compagnie. Ne pas oublier d'inclure Duflot, Taubira, Batho, Moscovici, enfin, bref, tout le gouvernement, plus l'assemblée nationale et le sénat, et aussi vingt ou trente mille élus.
Pas la peine de les vendre, d'ailleurs, nous ne trouverions pas acheteur. Il suffit de les donner, on pourrait même ajouter un petit cadeau par exemple, un sex-toy écolo-festiviste de Florence Lamblin).
Entre les coûts exorbitants de leur train de vie de nababs et les catastrophes que provoquent leurs idées pitoyables, nous ferions des économies fantastiques.
Je suis sûr que le chômage disparaitrait en une semaine.
Au lieu de les donner (ce qui nous créerait inutilement des ennemis), nous pourrions les fusiller, ils le méritent plutôt deux fois qu'une. Mais je n'ai pas la tripe sanguinaire.
Le fillonisme est un sanscouillisme
Jean-François a foutu une mandale carabinée à François, appliquée dans les règles de l'art politique, avec force magouilles, bourrages d'urnes et saloperies qui offensent les vertueux.
Qu'a fait François, qui s'y voyait déjà, ce con ? Il est allé chialer comme un veau dans le giron de la mère Taubira, autrement dit il a porté plainte et fait venir les huissiers.
D'aucuns pourraient d'ailleurs me faire remarquer sur le mode sexiste que, dans «Fillon», il y a «fille». Cette assonance, fâcheuse pour un dirigeant a-t-elle joué un rôle dans la psychologie de François le mou ?
Bien sûr, s'il avait eu, ô surprise, quelque panache, il aurait été conséquent avec lui-même : «Je suis le véritable élu des militants, j'ai les notables pour moi. Je vous emmerde et qui m'aime me suive.» Mais le panache, chez un politicien français de 2012, il faut le chercher au microscope électronique.
En réalité, le doute le tenaille, le Françoué. L'élu des médias, qui sont tous de gauche, il l'est sans aucun doute. L'élu des militants, c'est une autre histoire ...
Tout cela n'est pas fondamental : au-delà des oppositions de styles, François et Jean-François, c'est drapeau blanc et blanc drapeau.
Mais on a le droit d'en rire.
Qu'a fait François, qui s'y voyait déjà, ce con ? Il est allé chialer comme un veau dans le giron de la mère Taubira, autrement dit il a porté plainte et fait venir les huissiers.
D'aucuns pourraient d'ailleurs me faire remarquer sur le mode sexiste que, dans «Fillon», il y a «fille». Cette assonance, fâcheuse pour un dirigeant a-t-elle joué un rôle dans la psychologie de François le mou ?
Bien sûr, s'il avait eu, ô surprise, quelque panache, il aurait été conséquent avec lui-même : «Je suis le véritable élu des militants, j'ai les notables pour moi. Je vous emmerde et qui m'aime me suive.» Mais le panache, chez un politicien français de 2012, il faut le chercher au microscope électronique.
En réalité, le doute le tenaille, le Françoué. L'élu des médias, qui sont tous de gauche, il l'est sans aucun doute. L'élu des militants, c'est une autre histoire ...
Tout cela n'est pas fondamental : au-delà des oppositions de styles, François et Jean-François, c'est drapeau blanc et blanc drapeau.
Mais on a le droit d'en rire.
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dimanche, novembre 25, 2012
L'opposition capital-travail est un fantasme socialiste
Bruno Le Roux, chef des députés socialistes (ça promet), nous explique que, pour créer du travail, il faut taxer le capital.
C'est parfaitement idiot, crétin au possible, digne d'une gifle si c'était dit par un gamin de dix ans (d'ailleurs, comme c'est dit par un adulte, c'est passible d'une double paire de gifles et d'un coup de pied au cul).
Cela serait aussi intelligent si mon garagiste m'expliquait que, pour réparer mon moteur en panne, il fallait mettre des gueuses de plomb dans mon coffre pour ne pas favoriser injustement le châssis.
On n'a pas idée d'être con à ce point.
Et comme il est fier de sa connerie (les socialistes sont toujours très fiers d'eux-mêmes et de leurs conneries, au point de susciter des envies de meurtre à la petite cuillère même pas aiguisée), il baptise cela «une mesure de progrès que toute la gauche doit avoir à coeur de défendre».
Voilà la décadence : on fait une connerie à pleurer et on a le culot de d'appeler cela «une mesure de progrès que toute la gauche doit avoir à coeur de défendre». Sortez vos mouchoirs, bonnes gens.
C'est vrai qu'il est illusoire d'attendre d'un socialiste qu'il comprenne quoi que ce soit à l'économie : s'il comprenait l'économie, il ne serait pas socialiste.
Mais on a quand même le droit d'en rire.
C'est parfaitement idiot, crétin au possible, digne d'une gifle si c'était dit par un gamin de dix ans (d'ailleurs, comme c'est dit par un adulte, c'est passible d'une double paire de gifles et d'un coup de pied au cul).
Cela serait aussi intelligent si mon garagiste m'expliquait que, pour réparer mon moteur en panne, il fallait mettre des gueuses de plomb dans mon coffre pour ne pas favoriser injustement le châssis.
On n'a pas idée d'être con à ce point.
Et comme il est fier de sa connerie (les socialistes sont toujours très fiers d'eux-mêmes et de leurs conneries, au point de susciter des envies de meurtre à la petite cuillère même pas aiguisée), il baptise cela «une mesure de progrès que toute la gauche doit avoir à coeur de défendre».
Voilà la décadence : on fait une connerie à pleurer et on a le culot de d'appeler cela «une mesure de progrès que toute la gauche doit avoir à coeur de défendre». Sortez vos mouchoirs, bonnes gens.
C'est vrai qu'il est illusoire d'attendre d'un socialiste qu'il comprenne quoi que ce soit à l'économie : s'il comprenait l'économie, il ne serait pas socialiste.
Mais on a quand même le droit d'en rire.
Nihilisme gouvernemental
Le nihilisme tient en ceci : puisqu'il y a toujours des raisons (bonnes ou mauvaises, peu importe) de détruire chaque chose, rien ne mérite d'exister.
C'est exactement l'esprit de la politique gouvernementale
Il y a des raisons de détruire le mariage, la nation, l'enseignement de l'histoire, les entreprises, les riches, le peuple français, la liberté, l'éducation, l'héritage, les racines. Donc rien de tout cela ne mérite d'exister.
Mme Taubira n'a pas tort quand elle dit que les prisons transforment certains délinquants en criminels. En revanche, elle se trompe en inférant que c'est une raison suffisante pour éliminer les peines de prison. Elle oublie sciemment toutes les bonnes raisons de garder les peines de prisons.
Le nihilisme gouvernemental se traduit dans les décisions par ce mécanisme : toujours choisir l'argument qui penche en faveur de la destruction.
Finalement, le gouvernement ne sauve plus que les instruments de la destruction : la Halde, la judiciarisation de la vie sociale et la politique «familiale» (il n'y a pas plus destructeur que le vagabondage sexuel) ne sont pas menacées.
Le gouvernement n'est pas seul responsable : ce nihilisme était inscrit dans le programme du candidat Hollande. Soit les électeurs de Hollande ne l'ont pas compris, soit ils ont compris et approuvé, soit ils s'en foutaient. Rien, en tout cas, qui mérite compliments.
Et la France roule vers le néant et la mort, but de tout nihilisme.
******************
Je rappelle la citation de Lévi-Strauss :
«On a mis dans la tête des gens que la société relevait de la pensée abstraite alors qu’elle est faite d’habitudes, d’usages, et qu’en broyant ceux-ci sous les meules de la raison, on pulvérise des genres de vie fondés sur une longue tradition, on réduit les individus à l’état d’atomes interchangeables et anonymes.»
C'est exactement l'esprit de la politique gouvernementale
Il y a des raisons de détruire le mariage, la nation, l'enseignement de l'histoire, les entreprises, les riches, le peuple français, la liberté, l'éducation, l'héritage, les racines. Donc rien de tout cela ne mérite d'exister.
Mme Taubira n'a pas tort quand elle dit que les prisons transforment certains délinquants en criminels. En revanche, elle se trompe en inférant que c'est une raison suffisante pour éliminer les peines de prison. Elle oublie sciemment toutes les bonnes raisons de garder les peines de prisons.
Le nihilisme gouvernemental se traduit dans les décisions par ce mécanisme : toujours choisir l'argument qui penche en faveur de la destruction.
Finalement, le gouvernement ne sauve plus que les instruments de la destruction : la Halde, la judiciarisation de la vie sociale et la politique «familiale» (il n'y a pas plus destructeur que le vagabondage sexuel) ne sont pas menacées.
Le gouvernement n'est pas seul responsable : ce nihilisme était inscrit dans le programme du candidat Hollande. Soit les électeurs de Hollande ne l'ont pas compris, soit ils ont compris et approuvé, soit ils s'en foutaient. Rien, en tout cas, qui mérite compliments.
Et la France roule vers le néant et la mort, but de tout nihilisme.
******************
Je rappelle la citation de Lévi-Strauss :
«On a mis dans la tête des gens que la société relevait de la pensée abstraite alors qu’elle est faite d’habitudes, d’usages, et qu’en broyant ceux-ci sous les meules de la raison, on pulvérise des genres de vie fondés sur une longue tradition, on réduit les individus à l’état d’atomes interchangeables et anonymes.»
Le duel à l'UMP arbitré par les medias de gauche
Il y a une duel en cours à l'UMP.
Or, qui l'arbitre, en réalité ? Qui fait pression ? Les médias de gauche, qui ont clairement choisi François Fillon depuis des mois.
Je peux les comprendre : Fillon est le prototype du gentil toutou de la gauche, le caniche de compétition, ayant entièrement intériorisé le chantage au progressisme et aux «Valeurs républicaines».
Comme Alain Juppé, choisi par les fillonistes comme médiateur, c'est un fervent remplaciste (suivant le néologisme forgé par Renaud Camus).
Cela, je le comprends de la part de la gauche. C'set de bonne guerre que d'encourager ses ennemis à la faute, que de les pousser à choisir le chef le moins combatif. Mais pourquoi la droite se laisse-t-elle faire ?
Les militants ne se sont certes pas entièrement laissés faire, puisqu'ils ont mis Copé et Fillon à égalité à une poignée de voix près, alors que la médiacratie mettait tout son poids en faveur de Fillon.
Mais, tout de même, cette soumission, même partielle, est bien navrante.
Le mieux serait que l'UMP éclate, mais pour des questions financières, cela n'arrivera pas.
Or, qui l'arbitre, en réalité ? Qui fait pression ? Les médias de gauche, qui ont clairement choisi François Fillon depuis des mois.
Je peux les comprendre : Fillon est le prototype du gentil toutou de la gauche, le caniche de compétition, ayant entièrement intériorisé le chantage au progressisme et aux «Valeurs républicaines».
Comme Alain Juppé, choisi par les fillonistes comme médiateur, c'est un fervent remplaciste (suivant le néologisme forgé par Renaud Camus).
Cela, je le comprends de la part de la gauche. C'set de bonne guerre que d'encourager ses ennemis à la faute, que de les pousser à choisir le chef le moins combatif. Mais pourquoi la droite se laisse-t-elle faire ?
Les militants ne se sont certes pas entièrement laissés faire, puisqu'ils ont mis Copé et Fillon à égalité à une poignée de voix près, alors que la médiacratie mettait tout son poids en faveur de Fillon.
Mais, tout de même, cette soumission, même partielle, est bien navrante.
Le mieux serait que l'UMP éclate, mais pour des questions financières, cela n'arrivera pas.
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samedi, novembre 24, 2012
L'acédie française
L'acédie, plus connue sous la désignation populaire de paresse, est l'un des sept péchés capitaux. Elle désigne la paresse de vivre, le refus de lutter pour vivre, le laisser-aller physique et moral, l'ennui, la dépression, la perte de foi.
Il en existe une variante, l'aboulie, quand on n'a plus goût à rien, plus d'envies.
L'acédie se traduit par une mollesse générale coupée par de brèves périodes d'excitation sans queue ni tête.
C'est le mal dont souffre la France. On l'a même inscrit dans la constitution, sous la forme du principe de précaution. Inutile que je vous en fasse un tableau clinique, vous l'avez chaque jour sous les yeux si vous vivez en France.
Comme l'écrit Jean Clair : «Un pays qui n'est plus conscient ni fier de ses propres idéaux finit seulement par appeler pluralisme ou tolérance ce qui n'est qu'impuissance».
Que faire ?
D'abord, respecter les rites. C'est simple et facile. Continuer à faire les gestes de la foi quand elle vacille n'est pas inutile, ni ridicule, comme le croient les rationalistes qui ne connaissent rien aux subtilités de l'esprit humain.
Respecter le drapeau, le 14 juillet, la culture, la langue et le petit salé aux lentilles. Ce n'est pas par hasard que ceux dont le but avoué est la destruction de notre nation tournent en ridicule ses rites et symboles.
Ensuite, se souvenir du général Lee : «"Devoir" est le plus beau mot de notre langue». En français, on dit : fais ce que dois, advienne que pourra. Quand on songe à ses devoirs plutôt que de se regarder le nombril, la dépression est finie.
Si les Français songeaient un peu plus à leurs devoirs vis-à-vis de leurs ancêtres, ils ne seraient pas si vulnérables à toutes les propagandes. Là encore, ceux qui détruisent l'enseignement de l'histoire savent ce qu'ils font.
Enfin, ne pas perdre espoir. Entretenir la foi.
Tout cela est bien entendu une démarche individuelle ou locale. La traduction politique ne sera que la conséquence.
Cette traduction politique se verra nettement : la France aura gagné et sortira du coma quand le principe de précaution disparaitra de la constitution (peut-être à la faveur d'une disparition de la constitution actuelle) et un tas d'autres choses que je vous laisse imaginer : il suffit de prendre le contrepied de ce qui est à la mode aujourd'hui dans la classe jacassante.
Allons, ce n'est pas le première fois que la France a été en péril de mort.
Aujourd'hui, notre ennemi est la bêtise à front de taureau, celle par exemple, qui voulut interdire Ronsard sous prétexte qu'il préférait les jeunes femmes aux vieilles. Alors terminons avec lui :
Que diront tant de Ducs et tant d'hommes guerriers
Qui sont morts d'une plaie au combat les premiers,
Et pour la France ont souffert tant de labeurs extrêmes,
La voyant aujourd'hui détruire par soi-même ?
Ils se repentiront d'avoir tant travaillé,
Assailli, défendu, guerroyé, bataillé,
Pour un peuple mutin divisé de courage
Qui perd en se jouant un si bel héritage
Il en existe une variante, l'aboulie, quand on n'a plus goût à rien, plus d'envies.
L'acédie se traduit par une mollesse générale coupée par de brèves périodes d'excitation sans queue ni tête.
C'est le mal dont souffre la France. On l'a même inscrit dans la constitution, sous la forme du principe de précaution. Inutile que je vous en fasse un tableau clinique, vous l'avez chaque jour sous les yeux si vous vivez en France.
Comme l'écrit Jean Clair : «Un pays qui n'est plus conscient ni fier de ses propres idéaux finit seulement par appeler pluralisme ou tolérance ce qui n'est qu'impuissance».
Que faire ?
D'abord, respecter les rites. C'est simple et facile. Continuer à faire les gestes de la foi quand elle vacille n'est pas inutile, ni ridicule, comme le croient les rationalistes qui ne connaissent rien aux subtilités de l'esprit humain.
Respecter le drapeau, le 14 juillet, la culture, la langue et le petit salé aux lentilles. Ce n'est pas par hasard que ceux dont le but avoué est la destruction de notre nation tournent en ridicule ses rites et symboles.
Ensuite, se souvenir du général Lee : «"Devoir" est le plus beau mot de notre langue». En français, on dit : fais ce que dois, advienne que pourra. Quand on songe à ses devoirs plutôt que de se regarder le nombril, la dépression est finie.
Si les Français songeaient un peu plus à leurs devoirs vis-à-vis de leurs ancêtres, ils ne seraient pas si vulnérables à toutes les propagandes. Là encore, ceux qui détruisent l'enseignement de l'histoire savent ce qu'ils font.
Enfin, ne pas perdre espoir. Entretenir la foi.
Tout cela est bien entendu une démarche individuelle ou locale. La traduction politique ne sera que la conséquence.
Cette traduction politique se verra nettement : la France aura gagné et sortira du coma quand le principe de précaution disparaitra de la constitution (peut-être à la faveur d'une disparition de la constitution actuelle) et un tas d'autres choses que je vous laisse imaginer : il suffit de prendre le contrepied de ce qui est à la mode aujourd'hui dans la classe jacassante.
Allons, ce n'est pas le première fois que la France a été en péril de mort.
Aujourd'hui, notre ennemi est la bêtise à front de taureau, celle par exemple, qui voulut interdire Ronsard sous prétexte qu'il préférait les jeunes femmes aux vieilles. Alors terminons avec lui :
Que diront tant de Ducs et tant d'hommes guerriers
Qui sont morts d'une plaie au combat les premiers,
Et pour la France ont souffert tant de labeurs extrêmes,
La voyant aujourd'hui détruire par soi-même ?
Ils se repentiront d'avoir tant travaillé,
Assailli, défendu, guerroyé, bataillé,
Pour un peuple mutin divisé de courage
Qui perd en se jouant un si bel héritage
vendredi, novembre 23, 2012
Juppé la brêle
Alain Juppé revient comme sauveur de l'UMP, poussé par les mous soumis au diktat médiatico-gaucho contre Jean-François Copé, un faux dur. Même un faux dur, c'est encore trop de dureté pour l'aile molle mollissime de l'UMP.
Pour vous rappeler toute l'estime que je porte à la vedette du jour :
Juppé 1 et Juppé 2.
Pour vous rappeler toute l'estime que je porte à la vedette du jour :
Juppé 1 et Juppé 2.
Libellés :
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Juppé,
Sanscouillisme
jeudi, novembre 22, 2012
La défaite de Fillon n'est pas une victoire pour la France
Le perdant de l'élection UMP est François Fillon, même s'il finit par être proclamé vainqueur. Comme François Hollande, il était le préféré des medias, celui devant qui l'adversaire devait renoncer tellement sa victoire était certaine et proclamée à l'avance.
Cette technique de pression médiatique a réussi (moins bien que prévu) pour François Hollande. Elle a échoué pour François Fillon.
L'UMP et le PS souffrent du même mal : ce sont des écuries pour les ambitions personnelles cherchant à s'accomplir aux dépens de la collectivité. Autrement dit, elles sont fondées sur des valeurs strictement inverses de celles qui sont traditionnelles en politique : le service du bien commun.
Bien sûr, cet idéal n'était pas souvent atteint, mais il restait la référence. Aujourd'hui, l'idéal de nos politiciens est celui des aristocrates décadents de la fin de l'ancien régime : profiter, parce que je le vaux bien, de privilèges exorbitants, rouler carrosse, vivre dans des palais somptueux et me faire servir par une domesticité pléthorique et soumise.
Les aristocrates avaient au moins une excuse : l'obligation d'avoir du goût et le devoir de mourir à la guerre. Rien de cela avec nos carriéristes.
A droite, le problème est aggravée par le fait que, contrairement à la gauche, elle n'a même pas une haine idéologique permettant de dissimuler la férocité des ambitions sous un vernis politique.
Cette technique de pression médiatique a réussi (moins bien que prévu) pour François Hollande. Elle a échoué pour François Fillon.
L'UMP et le PS souffrent du même mal : ce sont des écuries pour les ambitions personnelles cherchant à s'accomplir aux dépens de la collectivité. Autrement dit, elles sont fondées sur des valeurs strictement inverses de celles qui sont traditionnelles en politique : le service du bien commun.
Bien sûr, cet idéal n'était pas souvent atteint, mais il restait la référence. Aujourd'hui, l'idéal de nos politiciens est celui des aristocrates décadents de la fin de l'ancien régime : profiter, parce que je le vaux bien, de privilèges exorbitants, rouler carrosse, vivre dans des palais somptueux et me faire servir par une domesticité pléthorique et soumise.
Les aristocrates avaient au moins une excuse : l'obligation d'avoir du goût et le devoir de mourir à la guerre. Rien de cela avec nos carriéristes.
A droite, le problème est aggravée par le fait que, contrairement à la gauche, elle n'a même pas une haine idéologique permettant de dissimuler la férocité des ambitions sous un vernis politique.
mercredi, novembre 21, 2012
UMP : qu'est-ce qu'on rigole !
Le plus drôle dans cette histoire, c'est la tête de tous les chouchous des médias, les NKM, Le Maire, Baroin, qui avaient volé, avec le courage qu'on leur connaît, au secours de la prétendue certaine victoire fillonesque.
Ce qui est encore plus rigolo, c'est que ces imbéciles qui sont trompés à longueur d'année par les sondages, se soient une fois de plus décidés sur la foi de sondages débiles.
Ce qui est encore plus rigolo, c'est que ces imbéciles qui sont trompés à longueur d'année par les sondages, se soient une fois de plus décidés sur la foi de sondages débiles.
Libellés :
droite escouillée,
droite la plus bête du monde,
fausse droite
La « Phobie » des Réformes Structurelles !
Excellent article de Christian Vanneste sur son blog :
S’il fallait réécrire le Mal Français que son auteur, Alain Peyrefitte avait désigné comme la société de méfiance, incapable d’affronter le grand large de la compétition internationale, il faudrait employer systématiquement le pluriel : la France se méfie de tout, de son passé, de son avenir, des réformes, par-dessus tout. La France classique, disant beaucoup en peu de mots, pensant clairement, bâtissant avec ordre et élégance, réformant méthodiquement mais fermement, affrontant avec courage le monde entier au besoin, est devenue une société byzantine où des élites formées par un enseignement suicidaire, ressassent les idées creuses et les formules compliquées qui justifient leur impuissance ou leur nocivité. Georges Pompidou avait écrit le « Noeud Gordien ». Le dernier grand Président avait vu juste : il fallait trancher. On n’a pas dénoué. On a au contraire noué davantage avec le regard brillant du fort en thème ravi de son intelligence inutile.
La suite :
La « Phobie » des Réformes Structurelles !
S’il fallait réécrire le Mal Français que son auteur, Alain Peyrefitte avait désigné comme la société de méfiance, incapable d’affronter le grand large de la compétition internationale, il faudrait employer systématiquement le pluriel : la France se méfie de tout, de son passé, de son avenir, des réformes, par-dessus tout. La France classique, disant beaucoup en peu de mots, pensant clairement, bâtissant avec ordre et élégance, réformant méthodiquement mais fermement, affrontant avec courage le monde entier au besoin, est devenue une société byzantine où des élites formées par un enseignement suicidaire, ressassent les idées creuses et les formules compliquées qui justifient leur impuissance ou leur nocivité. Georges Pompidou avait écrit le « Noeud Gordien ». Le dernier grand Président avait vu juste : il fallait trancher. On n’a pas dénoué. On a au contraire noué davantage avec le regard brillant du fort en thème ravi de son intelligence inutile.
La suite :
La « Phobie » des Réformes Structurelles !
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Christian Vanneste,
la France qui coule
mardi, novembre 20, 2012
Le retour des impôts massifs ?
Dans cet article, François Lenglet prédit un retour durable des impôts massifs. A vrai dire, je n'avais pas vu qu'ils étaient partis ...
Admettons.
Cela suppose le protectionnisme : quand les ponctionnaires rançonnent les moutontribuables, il faut les empêcher de fuir et d'acheter moins cher à l'étranger. Ce n'est pas impossible : l'économie était moins libre en 1920 qu'en 1910. Mais une guerre mondiale était passée par là.
C'est très con, la première conséquence du protectionnisme est l'écroulement du pouvoir d'achat, déjà pas très vaillant : plus de téléphones ni de voitures bon marché.
Un mien collègue très naïf dit à propos du «mariage homosexuel» que c'est tellement con que cela ne va pas se faire. Il est gentil ! Comme si la connerie manifeste était un argument politique.
Le protectionnisme est très con, mais il va peut-être se faire. C'est encore là une manifestation de la décadence de l'Occident : plutôt que se battre, on va se réfugier à l'abri de murailles, qui finissent toujours par tomber.
Alors que nous avons la recette de la réussite sous les yeux (Suède, Suisse, Nouvelle-Zélande, Australie, etc.), nous allons faire toutes les erreurs avant de nous résigner, au final, en ayant perdu encore vingt ans, à la bonne solution. C'est un trait de la démocratie selon Churchill : trouver la bonne solution après avoir essayé toutes les autres.
Admettons.
Cela suppose le protectionnisme : quand les ponctionnaires rançonnent les moutontribuables, il faut les empêcher de fuir et d'acheter moins cher à l'étranger. Ce n'est pas impossible : l'économie était moins libre en 1920 qu'en 1910. Mais une guerre mondiale était passée par là.
C'est très con, la première conséquence du protectionnisme est l'écroulement du pouvoir d'achat, déjà pas très vaillant : plus de téléphones ni de voitures bon marché.
Un mien collègue très naïf dit à propos du «mariage homosexuel» que c'est tellement con que cela ne va pas se faire. Il est gentil ! Comme si la connerie manifeste était un argument politique.
Le protectionnisme est très con, mais il va peut-être se faire. C'est encore là une manifestation de la décadence de l'Occident : plutôt que se battre, on va se réfugier à l'abri de murailles, qui finissent toujours par tomber.
Alors que nous avons la recette de la réussite sous les yeux (Suède, Suisse, Nouvelle-Zélande, Australie, etc.), nous allons faire toutes les erreurs avant de nous résigner, au final, en ayant perdu encore vingt ans, à la bonne solution. C'est un trait de la démocratie selon Churchill : trouver la bonne solution après avoir essayé toutes les autres.
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le socialisme partout,
oppression fiscale
lundi, novembre 19, 2012
«Mariage pour tous» et inceste à la lumière de l'actualité
Dans cette affaire, un père a couché avec ses filles, il a même eu un fils de l'une d'elle dont il est à la fois le père et le grand-père.
Or, il se trouve que les filles clament qu'elles étaient consentantes.
Si deux hommes ou deux femmes sont autorisés à se marier au nom de l'amour et de la non-discrimination, pourquoi une fille et son père ne le seraient-ils pas, avec les mêmes arguments ? Ces arguments seraient d'ailleurs d'autant plus forts que la faculté de procréer entre un père et sa fille n'est pas factice, comme le prouve cet exemple, contrairement à la situation des couples homosexuels. Un père et sa fille peuvent en quelque sorte fonder une famille de manière naturelle, jamais deux homosexuels.
Pourquoi l'amour entre un père et sa fille serait-il interdit de mariage quand celui entre deux hommes ou deux femmes ne le serait pas ? A partir du moment où l'on rejette les références à la tradition et au droit naturel et que la seule argumentation tolérée est à base de non-discrimination et de sentiment, l'interdit de l'inceste devient difficile à justifier.
L'exemple de l'inceste est évidemment extrême, avant qu'on le légalise (c'est la pente que nous suivons, quoi qu'en disent les ravis du «mariage pour tous»), on aura légalisé depuis longtemps la polygamie (au nom des mêmes arguments). Mais à partir du moment où l'on affaiblit, voire supprime, les notions de père et de mère, comme le prévoit le «mariage pour tous», on ouvre la porte à l'inceste, prétendre le contraire c'est mentir ou être con comme un balai.
La technique de la pente glissante est toujours très puissante en politique : en juin 1940, les démarches vers le honteux armistice ont été entamées par une demande d'information «qui n'engage à rien».
Lors du débat sur le PACS, des gauchistes (dont E. Badinter et L. Jospin) avaient juré leurs grands dieux que jamais il ne serait question du mariage des homosexuels entre eux et de l'adoption par iceux. Voyez où nous en sommes.
Les mêmes nous jurent aujourd'hui qu'il ne saurait être question, après le «mariage homosexuel» de légaliser la polygamie et l'inceste. Il faut bien de la naïveté ou de la pusillanimité pour ignorer que ce serment d'ivrogne est une raison de plus pour se méfier et pour les combattre. Il faut bien que l'expérience serve, nom de Dieu !
Il est temps d'infliger une leçon aux amis du désastre.
dimanche, novembre 18, 2012
Liberté ! Liberté chérie !
Audrey Pulvar annonce sa rupture avec Arnaud Montebourg
La journaliste Audrey Pulvar a annoncé à l'AFP ce soir la fin de sa relation avec le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.
"La journaliste Audrey Pulvar annonce la fin de sa relation avec Monsieur Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et poursuivra tout auteur d'atteinte à sa vie privée ou à celle de ses proches", a écrit la directrice du magazine Les Inrocks dans un texte transmis par SMS à l'AFP.
***************************C'est marrant et très révélateur : en annonçant cette rupture par SMS (quelle élégance), Audrey Pulvar a pour réflexe de menacer la terre entière de procès. Quelle douce colombe ! Elle doit être charmante à vivre !
Je ne connais pas les circonstances de cette rupture. Je n'aime pas Arnaud Montebourg. Mais il y a des joies qui transcendent le ressentiment politique. Je ne peux que présenter à M. le ministre mes plus chaudes et mes plus sincères félicitations pour cette libération anticipée.
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Arnaud Modeste Monteàrebours
La joie d'être conservateur
C'est une joie d'être conservateur.
Bien sûr, c'est infiniment triste de voir notre monde s'écrouler par pans entiers.
Mais, tout de même, tandis que les imbéciles festivistes courent comme des canards sans tête, d'une connerie à l'autre, du «mariage homosexuel» à la théorie du genre en passant par les «salles de shoot» sans oublier le «vivrensemble», ça fait du bien d'avoir des racines, un passé, une histoire, un pays, une culture, une langue, d'être à l'aise avec la réalité, tandis que les autres zombies sautent de mensonge médiatique en mensonge médiatique, flottant dans l'air du temps, insignifiants et fragiles comme des bulles de savon.
Et, de temps en temps, nous nous retrouvons entre vieux cons (dont certains sont jeunes), plutôt autour d'un boeuf bourguignon que d'un couscous, et nous nous payons une tranche de rigolade contre l'époque, avec quelques bons mots que n'aurait pas reniés Audiard.
Bien sûr, la Halde, Caroline Fourest et Christiane Taubira partiraient comme des bonnes soeurs épouvantées par le diable, mais ce n'est pas méchant. En tout cas, la réalité est plus méchante que nos plaisanteries.
Nous avons l'impression de constituer un ilot de sains d'esprit cerné par les fous et c'est assez réjouissant de regarder les fous de l'oeil clinique du médecin.
Bien sûr, c'est infiniment triste de voir notre monde s'écrouler par pans entiers.
Mais, tout de même, tandis que les imbéciles festivistes courent comme des canards sans tête, d'une connerie à l'autre, du «mariage homosexuel» à la théorie du genre en passant par les «salles de shoot» sans oublier le «vivrensemble», ça fait du bien d'avoir des racines, un passé, une histoire, un pays, une culture, une langue, d'être à l'aise avec la réalité, tandis que les autres zombies sautent de mensonge médiatique en mensonge médiatique, flottant dans l'air du temps, insignifiants et fragiles comme des bulles de savon.
Et, de temps en temps, nous nous retrouvons entre vieux cons (dont certains sont jeunes), plutôt autour d'un boeuf bourguignon que d'un couscous, et nous nous payons une tranche de rigolade contre l'époque, avec quelques bons mots que n'aurait pas reniés Audiard.
Bien sûr, la Halde, Caroline Fourest et Christiane Taubira partiraient comme des bonnes soeurs épouvantées par le diable, mais ce n'est pas méchant. En tout cas, la réalité est plus méchante que nos plaisanteries.
Nous avons l'impression de constituer un ilot de sains d'esprit cerné par les fous et c'est assez réjouissant de regarder les fous de l'oeil clinique du médecin.
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