Le Mauboussin 125 “Corsaire” de Mauboussin Aéro Collection revole !
Superbe avion !
lundi, octobre 08, 2018
dimanche, octobre 07, 2018
Les Marcheurs : des connards bourgeois qui n'ont aucun savoir-vivre
Gastronomie : changement de régime au Palais Bourbon
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Le député de Charente-Maritime non inscrit est l'un des rares à avoir conservé son siège face à la déferlante LaREM. Il a assisté à l'arrivée de la nouvelle génération « qui voulait changer le monde ». Il a vu les serveurs un peu «désarçonnés» par les demandes, constaté le remplacement du « vin rouge-entrecôte frites », plat phare de la buvette, au profit du « coca-menu végétarien ». Il a eu vent des tentatives de selfies vite refrénées. « Photographier la buvette fait partie des derniers tabous. » Il a aussi entendu la remise au pas, après des rumeurs de fête «s ans respect pour ce lieu de la République qui n'est ni un food truck, ni une boîte de nuit ». Mais ce qu'il déplore le plus dans ce «nouveau monde» LaREM, c'est « l'absence de convivialité ». Olivier Falorni se souvient avec nostalgie du temps où droite et gauche confondues dînaient ensemble quand les débats se prolongeaient. L'occasion de « faire tomber la température après le chaudron de l'Hémicycle. La République est née de la table, des grands buffets républicains », rappelle-t-il.
**********
En même temps, on ne peut pas dire que c'est la surprise du siècle.
Que les députés "marcheurs" soient des crétins vaniteux et égocentriques, sans aucun savoir-vivre, au sens littéral, on a connu révélation plus radicale. Ils sont à l'image de leur maitre et, pour ce que j'en connais, de leurs électeurs.
Ce n'est qu'une étape dans le mouvement de sélection inversée qui fait que nos politiciens sont des abrutis méprisables qui ne présentent aucune espèce d'intérêt.
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Le député de Charente-Maritime non inscrit est l'un des rares à avoir conservé son siège face à la déferlante LaREM. Il a assisté à l'arrivée de la nouvelle génération « qui voulait changer le monde ». Il a vu les serveurs un peu «désarçonnés» par les demandes, constaté le remplacement du « vin rouge-entrecôte frites », plat phare de la buvette, au profit du « coca-menu végétarien ». Il a eu vent des tentatives de selfies vite refrénées. « Photographier la buvette fait partie des derniers tabous. » Il a aussi entendu la remise au pas, après des rumeurs de fête «s ans respect pour ce lieu de la République qui n'est ni un food truck, ni une boîte de nuit ». Mais ce qu'il déplore le plus dans ce «nouveau monde» LaREM, c'est « l'absence de convivialité ». Olivier Falorni se souvient avec nostalgie du temps où droite et gauche confondues dînaient ensemble quand les débats se prolongeaient. L'occasion de « faire tomber la température après le chaudron de l'Hémicycle. La République est née de la table, des grands buffets républicains », rappelle-t-il.
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En même temps, on ne peut pas dire que c'est la surprise du siècle.
Que les députés "marcheurs" soient des crétins vaniteux et égocentriques, sans aucun savoir-vivre, au sens littéral, on a connu révélation plus radicale. Ils sont à l'image de leur maitre et, pour ce que j'en connais, de leurs électeurs.
Ce n'est qu'une étape dans le mouvement de sélection inversée qui fait que nos politiciens sont des abrutis méprisables qui ne présentent aucune espèce d'intérêt.
Les mini-drones rendent-ils l'arme atomique obsolète ?
Bien entendu, nous avons de grands stratèges qui réfléchissent à tout ça. Faites leur confiance, ça va bien se passer.
Ce film est de la science-fiction, hélas très vraisemblable :
Ce film est de la science-fiction, hélas très vraisemblable :
Libellés :
le monde qui vient,
stratégie
Kavanaugh à la Cour Suprême
Après des manoeuvres gauchistes qui font honte à tout démocrate digne de ce nom, Brett Kavanaugh est enfin nommé à la Cour Suprême américaine. Je n'aime pas particulièrement ce personnage mais c'est ainsi.
Sur le plan de la politique intérieure américaine et de la guerre culturelle entre progressistes et conservateurs (qui, hélas, puisque nous sommes une colonie américaine, a des répercussions chez nous), le mandat de Donald Trump est fini, il a accompli sa mission.
Rappelons que les conservateurs conséquents donnaient à Donald Trump deux missions : empêcher l'élection d'Hillary Clinton et le mandat démocrate de trop ; faire basculer durablement (les juges sont nommés à vie) la Cour Suprême du coté conservateur. Carton plein des deux cotés. Le reste, les élections de mi-mandat, la lutte contre l'Etat Profond, c'est du bonus.
Les Américains ayant sacralisé leur constitution et ne la faisant plus évoluer, le pouvoir d'interprétation de la Cour Suprême est devenu un enjeu essentiel (probablement à l'opposé des idées des pères fondateurs). Toutes les damnables innovations « sociétales » de ces cinquante dernières années ont un rapport avec une décision de la Cour Suprême.
Si vous ne le comprenez pas, il y a des gens qui l'ont bien compris : les ennemis (à ce stade de violence, on ne dit plus adversaires) de Trump.
Sur le plan de la politique intérieure américaine et de la guerre culturelle entre progressistes et conservateurs (qui, hélas, puisque nous sommes une colonie américaine, a des répercussions chez nous), le mandat de Donald Trump est fini, il a accompli sa mission.
Rappelons que les conservateurs conséquents donnaient à Donald Trump deux missions : empêcher l'élection d'Hillary Clinton et le mandat démocrate de trop ; faire basculer durablement (les juges sont nommés à vie) la Cour Suprême du coté conservateur. Carton plein des deux cotés. Le reste, les élections de mi-mandat, la lutte contre l'Etat Profond, c'est du bonus.
Les Américains ayant sacralisé leur constitution et ne la faisant plus évoluer, le pouvoir d'interprétation de la Cour Suprême est devenu un enjeu essentiel (probablement à l'opposé des idées des pères fondateurs). Toutes les damnables innovations « sociétales » de ces cinquante dernières années ont un rapport avec une décision de la Cour Suprême.
Si vous ne le comprenez pas, il y a des gens qui l'ont bien compris : les ennemis (à ce stade de violence, on ne dit plus adversaires) de Trump.
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Ca Trump énormément,
pilier
samedi, octobre 06, 2018
Le président des Autres
Macron-De Gaulle : le coup d’Etat ne fait pas le moine
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Emmanuel Macron a donc fait le pèlerinage de Colombey. Sans attendre le mois de novembre et le 47ème anniversaire de la mort du connétable, il a préféré marquer le coup de façon incongrue, avec le 60ème anniversaire de la promulgation de la Constitution de la Ve République. Où qu’il soit, en France ou à l’étranger, le président se sent obligé de manifester son aversion pour les Français et de s’en plaindre.
************
Sur TV Libertés, Jean-Yves Le Gallou ne cesse de répéter qu'Emmanuel Macron est le président des Autres. C'est très bien vu.
Jean Raspail, dans la préface à réédition du Camp des Saints, explique que nous sommes désormais fliqués par Big Other, l'Autre absolutisé, abstrait, sans rapport avec la réalité, qui a ses grands prêtres, son service de désordre et ses cours d'injustice, féroces.
Emmanuel Macron est le président du braqueur noir qu'il enlace contre le garçon blanc qu'il engueule (ce deux poids-deux mesures fait les gorges chaudes d'internet), de l'homosexuel contre l'homme normal, de l'immigré contre l'autochtone, de la bourgeoisie mondialisée contre le peuple enraciné, de la finance contre le travail, du rappeur contre le chansonnier, du luthérien contre le catholique ... La liste est interminable.
On peut psychanalyser Manu-pet-au-casque (quoique je pense que la vioque est encore plus atteinte, elle n'a pas officiellement le pouvoir) mais le résultat politique est là : Emmanuel Macron est le président des Autres. Pas étonnant dans ces conditions que sa côte de popularité s'écroule chez les Nôtres qui, tout franchouillards abrutis que les pense Jupiter. ont bien compris le message.
Tout cela n'est possible que parce qu'Emmanuel Macron est l'élu de la bourgeoisie mondialisée, de droite et de gauche, elle-même apatride et traitresse.
C'est aussi ce qui fait sa fragilité : Macron est l'élu du passé, le dernier avatar du giscardisme. Il termine un cycle. La mondialisation se referme, la bourgeoisie mondialisée, c'est le passé.
Mais les bons Français auraient bien tort de croire qu'il y a un sens de l'histoire et qu'il suffit de se laisser porter. La pression de la mode politique est contre le mondialisation mais le basculement n'a pas encore eu lieu et la bourgeoisie mondialisée détient tous les leviers.
Il faut se battre pour les lui faire lâcher. Et c'est une bataille sans quartiers, il n'y a pas de prisonniers. Il faut penser en stratèges pour gagner et c'est le plus difficile. Et pour commencer à parler stratégie, faut-il accepter le manichéisme de la position macronienne, même si nous sommes de l'autre coté ? N'est-ce pas un mauvais combat ? Quel est notre vrai combat ?
J'avoue ma tentation, ma réflexion, mon interrogation : ne vaut-il pas mieux se ré-orienter vers le grand large, mais nationalement, en ayant une politique de puissance nationale ?
La suite de l'article de Castelneau :
************
Grâce à la stratégie du barrage au FN, et à une abstention massive, la France s’est trouvée ainsi dotée d’un président de la République parfaitement inconnu, sorti de nulle part, et à qui l’élection partiellement entachée de fraude donnait une légitimité faible. Pour avoir suivi en détail tout ce processus et en particulier l’opération judiciaire dont j’appréhende tous les détails, je considère que cette présentation et ce constat ne sont pas factuellement contestables. J’ai toujours eu cependant la surprise de me heurter à un surprenant déni, parfois véhément, souvent assorti par les imbéciles de l’accusation de complotisme. Comme si, après le calamiteux mandat de Hollande, l’envie de faire confiance au jeune roi amenait à refouler et conjurer cette tare initiale dans son avènement. Le problème est que l’opinion publique a découvert la réalité de la personnalité de son nouveau président jusque-là inconnu. Au-delà de l’amateurisme politique parfois confondant, des traits de caractère inquiétants sont apparus. Narcissisme, instabilité, tendance aux caprices, désinvolture méprisante, et fascinations surprenantes brossent le portrait d’un homme à qui il n’est pas possible de raisonnablement faire confiance. Et c’est là que le déficit criant de légitimité juridique et politique initiale revient en force et peut devenir insurmontable. Les difficultés qu’il rencontre dans la conduite de l’État et la violence des mises en cause dont il est l’objet en sont à mon sens le symptôme, comme si la rage qui s’exprime à chacun de ses manquements, chacune de ses foucades était le fruit du sentiment de s’être fait avoir. Et sur ce point, on voit mal comment il pourrait échapper au sentiment d’imposture qu’il provoque.
Quoi que lui-même et ses soutiens les plus niais essaient de nous faire croire, il n’a non seulement pas l’étoffe de l’homme d’État qu’il devrait être, mais la comparaison avec De Gaulle est simplement ridicule. Le problème est que nous sommes en début de mandat et qu’il est impossible, pour l’instant, d’apercevoir la moindre perspective politique.
Il est à craindre que nous gardions encore un moment ce président-boulet. Avec Alain Juppé Premier ministre ? [C'est déjà le cas : Philippe, c'est Juppé avec la barbe.]
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Emmanuel Macron a donc fait le pèlerinage de Colombey. Sans attendre le mois de novembre et le 47ème anniversaire de la mort du connétable, il a préféré marquer le coup de façon incongrue, avec le 60ème anniversaire de la promulgation de la Constitution de la Ve République. Où qu’il soit, en France ou à l’étranger, le président se sent obligé de manifester son aversion pour les Français et de s’en plaindre.
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Sur TV Libertés, Jean-Yves Le Gallou ne cesse de répéter qu'Emmanuel Macron est le président des Autres. C'est très bien vu.
Jean Raspail, dans la préface à réédition du Camp des Saints, explique que nous sommes désormais fliqués par Big Other, l'Autre absolutisé, abstrait, sans rapport avec la réalité, qui a ses grands prêtres, son service de désordre et ses cours d'injustice, féroces.
Emmanuel Macron est le président du braqueur noir qu'il enlace contre le garçon blanc qu'il engueule (ce deux poids-deux mesures fait les gorges chaudes d'internet), de l'homosexuel contre l'homme normal, de l'immigré contre l'autochtone, de la bourgeoisie mondialisée contre le peuple enraciné, de la finance contre le travail, du rappeur contre le chansonnier, du luthérien contre le catholique ... La liste est interminable.
On peut psychanalyser Manu-pet-au-casque (quoique je pense que la vioque est encore plus atteinte, elle n'a pas officiellement le pouvoir) mais le résultat politique est là : Emmanuel Macron est le président des Autres. Pas étonnant dans ces conditions que sa côte de popularité s'écroule chez les Nôtres qui, tout franchouillards abrutis que les pense Jupiter. ont bien compris le message.
Tout cela n'est possible que parce qu'Emmanuel Macron est l'élu de la bourgeoisie mondialisée, de droite et de gauche, elle-même apatride et traitresse.
C'est aussi ce qui fait sa fragilité : Macron est l'élu du passé, le dernier avatar du giscardisme. Il termine un cycle. La mondialisation se referme, la bourgeoisie mondialisée, c'est le passé.
Mais les bons Français auraient bien tort de croire qu'il y a un sens de l'histoire et qu'il suffit de se laisser porter. La pression de la mode politique est contre le mondialisation mais le basculement n'a pas encore eu lieu et la bourgeoisie mondialisée détient tous les leviers.
Il faut se battre pour les lui faire lâcher. Et c'est une bataille sans quartiers, il n'y a pas de prisonniers. Il faut penser en stratèges pour gagner et c'est le plus difficile. Et pour commencer à parler stratégie, faut-il accepter le manichéisme de la position macronienne, même si nous sommes de l'autre coté ? N'est-ce pas un mauvais combat ? Quel est notre vrai combat ?
J'avoue ma tentation, ma réflexion, mon interrogation : ne vaut-il pas mieux se ré-orienter vers le grand large, mais nationalement, en ayant une politique de puissance nationale ?
La suite de l'article de Castelneau :
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Grâce à la stratégie du barrage au FN, et à une abstention massive, la France s’est trouvée ainsi dotée d’un président de la République parfaitement inconnu, sorti de nulle part, et à qui l’élection partiellement entachée de fraude donnait une légitimité faible. Pour avoir suivi en détail tout ce processus et en particulier l’opération judiciaire dont j’appréhende tous les détails, je considère que cette présentation et ce constat ne sont pas factuellement contestables. J’ai toujours eu cependant la surprise de me heurter à un surprenant déni, parfois véhément, souvent assorti par les imbéciles de l’accusation de complotisme. Comme si, après le calamiteux mandat de Hollande, l’envie de faire confiance au jeune roi amenait à refouler et conjurer cette tare initiale dans son avènement. Le problème est que l’opinion publique a découvert la réalité de la personnalité de son nouveau président jusque-là inconnu. Au-delà de l’amateurisme politique parfois confondant, des traits de caractère inquiétants sont apparus. Narcissisme, instabilité, tendance aux caprices, désinvolture méprisante, et fascinations surprenantes brossent le portrait d’un homme à qui il n’est pas possible de raisonnablement faire confiance. Et c’est là que le déficit criant de légitimité juridique et politique initiale revient en force et peut devenir insurmontable. Les difficultés qu’il rencontre dans la conduite de l’État et la violence des mises en cause dont il est l’objet en sont à mon sens le symptôme, comme si la rage qui s’exprime à chacun de ses manquements, chacune de ses foucades était le fruit du sentiment de s’être fait avoir. Et sur ce point, on voit mal comment il pourrait échapper au sentiment d’imposture qu’il provoque.
Quoi que lui-même et ses soutiens les plus niais essaient de nous faire croire, il n’a non seulement pas l’étoffe de l’homme d’État qu’il devrait être, mais la comparaison avec De Gaulle est simplement ridicule. Le problème est que nous sommes en début de mandat et qu’il est impossible, pour l’instant, d’apercevoir la moindre perspective politique.
Il est à craindre que nous gardions encore un moment ce président-boulet. Avec Alain Juppé Premier ministre ? [C'est déjà le cas : Philippe, c'est Juppé avec la barbe.]
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jeudi, octobre 04, 2018
Le christianisme n'est pas un humanisme
La faute théologique consistant à faire du christianisme un humanisme date de Paul VI. Elle est donc très récente.
Mais elle est gravissime et elle n'est pas pour rien (euphémisme : elle est même tout) dans la crise des affaires pédérastiques dans l'Eglise.
mercredi, octobre 03, 2018
Déçus de Macron ? Vraiment ?
Les imbéciles sont déçus de Macron :
Le président m'inquiète ...
Bien entendu, tout cela était prévisible et prévu, Ivan Rioufol (avec d'autres) avait détaillé les raisons de ne surtout pas voter Macron et ne peut que déplorer avoir vu juste :
Le naufrage annoncé du macronisme
Bertez aussi :
MACRON, NON CE N’EST PAS UNE CRISE DE RÉGIME, C’EST UNE CRISE DE LA POLITIQUE EN FRANCE.
************
La séquence depuis l’élection est terrible, quasi sans écart en regard des prévisions que nous -et beaucoup d’autres- avions faites : le désenchantement est inéluctable mais il ne sera pas beau, propre et grandiose, il sera petit, mesquin, médiocre.
Il eut fallu, après une élection remportée de façon douteuse, non pas profiter de la légitimité temporaire, artificielle qui suit l’apparence du succès, pour imposer aux Français ce dont ils ne voulaient pas, non il eut fallu commencer par les conquérir, par les réconcilier, par les raccommoder. Il eut fallu donner un contenu à une image, donner des gages à leur confiance.
Au lieu de cela on est parti dans la grande dérive du culte de la personnalité, du narcissisme, de la surestimation de soi et des gesticulations internationales dont les citoyens n’ont que faire.
************
Il faut relativiser : au premier tour, Macron n'a fait que 17 % des Français en âge de voter (8,6 M sur 50 M).
Avec le recul, le deuxième tour est plus grave : qu'il se soit trouvé 12 millions de Français (les voix en supplément entre les deux tours pour Macron) pour participer à cette mascarade de la « castorisation » de l'élection, faire barrage à ... , est plus gênant. Cela veut dire 12 millions de Français qui n'ont aucun recul sur les faux émois médiatiques, 12 millions d'imbéciles.
Les Américains, eux, jamais en retard d'un mirage scientiste, proposent de faire passer des tests d'aptitude aux candidats :
Fit to Serve? Perhaps it’s time to consider cognitive and psychological testing of politicians.
De toute façon, les déçus du macronisme voteront Macron comme un seul homme en 2022.
Le président m'inquiète ...
Bien entendu, tout cela était prévisible et prévu, Ivan Rioufol (avec d'autres) avait détaillé les raisons de ne surtout pas voter Macron et ne peut que déplorer avoir vu juste :
Le naufrage annoncé du macronisme
Bertez aussi :
MACRON, NON CE N’EST PAS UNE CRISE DE RÉGIME, C’EST UNE CRISE DE LA POLITIQUE EN FRANCE.
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La séquence depuis l’élection est terrible, quasi sans écart en regard des prévisions que nous -et beaucoup d’autres- avions faites : le désenchantement est inéluctable mais il ne sera pas beau, propre et grandiose, il sera petit, mesquin, médiocre.
Il eut fallu, après une élection remportée de façon douteuse, non pas profiter de la légitimité temporaire, artificielle qui suit l’apparence du succès, pour imposer aux Français ce dont ils ne voulaient pas, non il eut fallu commencer par les conquérir, par les réconcilier, par les raccommoder. Il eut fallu donner un contenu à une image, donner des gages à leur confiance.
Au lieu de cela on est parti dans la grande dérive du culte de la personnalité, du narcissisme, de la surestimation de soi et des gesticulations internationales dont les citoyens n’ont que faire.
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Il faut relativiser : au premier tour, Macron n'a fait que 17 % des Français en âge de voter (8,6 M sur 50 M).
Avec le recul, le deuxième tour est plus grave : qu'il se soit trouvé 12 millions de Français (les voix en supplément entre les deux tours pour Macron) pour participer à cette mascarade de la « castorisation » de l'élection, faire barrage à ... , est plus gênant. Cela veut dire 12 millions de Français qui n'ont aucun recul sur les faux émois médiatiques, 12 millions d'imbéciles.
Les Américains, eux, jamais en retard d'un mirage scientiste, proposent de faire passer des tests d'aptitude aux candidats :
Fit to Serve? Perhaps it’s time to consider cognitive and psychological testing of politicians.
De toute façon, les déçus du macronisme voteront Macron comme un seul homme en 2022.
mardi, octobre 02, 2018
Beaugency
Il paraît que j’ai des lecteurs à Beaugency. Je les salue.
Pour ceux qui ne connaissent pas : Beaugency est une petite ville du Val de Loire entre Beauce et Sologne, assez mignonne (même si je préfère un peu plus à l'ouest, Tours, Amboise, Saumur), du coté nord, donc civilisé (je plaisante).
A ma connaissance (très partielle), le niveau de magouille politique y est normal. Aujourd’hui, les cravates du maire sont un sujet de discussion. Bon, il y a sûrement des magouilles plus sordides, du genre le cousin de la belle-sœur du maire qui a acheté des terrains inconstructibles devenus miraculeusement constructibles, mais ça, je ne sais pas.
Le maire a aussi défiguré le Petit Mail. Vous aurez reconnu l’esprit mitterrandien du bourgeois de province, sans goût ni sensibilité ni retenue ni modestie, qui veut épater son monde en posant un étron de verre au milieu de la cour du Louvre. Même cuistrerie à Beaugency.
Rien de sensationnel. Juste la bêtise désormais ordinaire en politique française. C’est normal : les gens biens, les notables, ne font plus de politique depuis longtemps. Ils se sont trouvé d’autres occupations. Maintenant, la politique, ça occupe les profs, les petits fonctionnaires et les bureaucrates.
Ce naufrage n'a rien de secret : à partir du moment où on fait de la politique pour se servir (ne serait-ce que son narcissisme) et pas pour servir, la décadence commence. Venise avait tout compris : elle faisait en sorte qu''être Doge soit couteux, dans tous les sens du terme. Elle a tenu 800 ans.
Heureusement, on peut aller à Beaugency sans se soucier de politique.
C'est une victoire de Jeanne d'Arc sur le chemin de Patay et de Reims (bon, c'est encore de la politique). Le monument de Vernon (accueil du connétable de Richemont : à la guerre, on rassemble toutes les bonnes volontés, on oublie les querelles mesquines) :
La mairie Renaissance est très jolie :
Et le pont :
Pour ceux qui ne connaissent pas : Beaugency est une petite ville du Val de Loire entre Beauce et Sologne, assez mignonne (même si je préfère un peu plus à l'ouest, Tours, Amboise, Saumur), du coté nord, donc civilisé (je plaisante).
A ma connaissance (très partielle), le niveau de magouille politique y est normal. Aujourd’hui, les cravates du maire sont un sujet de discussion. Bon, il y a sûrement des magouilles plus sordides, du genre le cousin de la belle-sœur du maire qui a acheté des terrains inconstructibles devenus miraculeusement constructibles, mais ça, je ne sais pas.
Le maire a aussi défiguré le Petit Mail. Vous aurez reconnu l’esprit mitterrandien du bourgeois de province, sans goût ni sensibilité ni retenue ni modestie, qui veut épater son monde en posant un étron de verre au milieu de la cour du Louvre. Même cuistrerie à Beaugency.
Rien de sensationnel. Juste la bêtise désormais ordinaire en politique française. C’est normal : les gens biens, les notables, ne font plus de politique depuis longtemps. Ils se sont trouvé d’autres occupations. Maintenant, la politique, ça occupe les profs, les petits fonctionnaires et les bureaucrates.
Ce naufrage n'a rien de secret : à partir du moment où on fait de la politique pour se servir (ne serait-ce que son narcissisme) et pas pour servir, la décadence commence. Venise avait tout compris : elle faisait en sorte qu''être Doge soit couteux, dans tous les sens du terme. Elle a tenu 800 ans.
Heureusement, on peut aller à Beaugency sans se soucier de politique.
C'est une victoire de Jeanne d'Arc sur le chemin de Patay et de Reims (bon, c'est encore de la politique). Le monument de Vernon (accueil du connétable de Richemont : à la guerre, on rassemble toutes les bonnes volontés, on oublie les querelles mesquines) :
La mairie Renaissance est très jolie :
PYR de septembre
Bien que n’étant pas toujours d’accord avec PYR (il snobe certains de manière assez ridicule, il a gardé un goût adolescent du sarcasme), je trouve ses entretiens intéressants.
Il explique l’affaire Benalla par un avatar de la théorie des socialement proches : la bourgeoisie est aussi immorale que la racaille, c’est donc toujours une tentation pour elle d’utiliser la racaille pour contrôler le peuple qu’elle craint, et qu’elle hait à la mesure de sa peur. Je suis d’accord. La bourgeoisie française est une plaie.
A partir de la 50ème minute, il fait une assez bonne critique du dernier livre de Zemmour (d'accord globalement, mais je pense que Zemmour a raison sur Hugo -lire les analyses de JL Harouel sur la gnose moderne. PYR se croit très savant mais dès qu'il aborde la religion, c'est zéro ; « les monothéismes », quel être intelligent met encore les religions monothéistes dans le même sac ? On croirait du Sylvain Tesson ! Et puis, croire que Zemmour a tort en disant l’islam inintégrable en France, c’est ignorer ce qu’est l’islam. PYR manque sérieusement de sérieux sur les religions) :
Il explique l’affaire Benalla par un avatar de la théorie des socialement proches : la bourgeoisie est aussi immorale que la racaille, c’est donc toujours une tentation pour elle d’utiliser la racaille pour contrôler le peuple qu’elle craint, et qu’elle hait à la mesure de sa peur. Je suis d’accord. La bourgeoisie française est une plaie.
A partir de la 50ème minute, il fait une assez bonne critique du dernier livre de Zemmour (d'accord globalement, mais je pense que Zemmour a raison sur Hugo -lire les analyses de JL Harouel sur la gnose moderne. PYR se croit très savant mais dès qu'il aborde la religion, c'est zéro ; « les monothéismes », quel être intelligent met encore les religions monothéistes dans le même sac ? On croirait du Sylvain Tesson ! Et puis, croire que Zemmour a tort en disant l’islam inintégrable en France, c’est ignorer ce qu’est l’islam. PYR manque sérieusement de sérieux sur les religions) :
Les liaisons dangereuses (Choderlos de Laclos) et les lettres de Madame de Sévigné
Les liaisons dangereuses font partie de ces livres que j’ai essayés plusieurs fois de lire sans succès.
Puis là, après le film Mlle de Joncquières, c’est venu tout seul.
Je ne vais pas vous analyser cette œuvre. Cela a déjà été fait cent fois.
Quelques remarques.
La langue classique du XVIIème et du XVIIIème est très agréable.
Le Valmont et la Merteuil sont des enfoirés, je n’arrive pas à m’attacher ces personnages immoraux. Je ne suis pas spécialement puritain, mais des héros qui prennent plaisir à corrompre des innocences
Les traits de caractère des personnages sont très bien vus. Lire la lettre CXXX, le « viol » de la petite Volanges (15 ans). Nous sommes des kilomètres d’intelligence au–dessus de #MeToo. Laclos est à Caroline de Haas ce qu’une Ferrari 250 California est à un tracto-pelle.
Et la petite Marie de Rabutin-Chantal, épouse, puis veuve, Sévigné ? C’est un peu avant.
J’ai du mal avec les beautés classiques. En regardant les portraits, je les trouve rarement extraordinaires, à part Diane de Poitiers, à la beauté très moderne avec ses longues jambes, et la Pompadour, qui a l’air d’avoir de la tenue ... La Sévigné me paraît assez moche.
Mais ses lettres sont d’une finesse et d’une élégance qu’on ne trouve plus de nos jours.
Puis là, après le film Mlle de Joncquières, c’est venu tout seul.
Je ne vais pas vous analyser cette œuvre. Cela a déjà été fait cent fois.
Quelques remarques.
La langue classique du XVIIème et du XVIIIème est très agréable.
Le Valmont et la Merteuil sont des enfoirés, je n’arrive pas à m’attacher ces personnages immoraux. Je ne suis pas spécialement puritain, mais des héros qui prennent plaisir à corrompre des innocences
Les traits de caractère des personnages sont très bien vus. Lire la lettre CXXX, le « viol » de la petite Volanges (15 ans). Nous sommes des kilomètres d’intelligence au–dessus de #MeToo. Laclos est à Caroline de Haas ce qu’une Ferrari 250 California est à un tracto-pelle.
Et la petite Marie de Rabutin-Chantal, épouse, puis veuve, Sévigné ? C’est un peu avant.
J’ai du mal avec les beautés classiques. En regardant les portraits, je les trouve rarement extraordinaires, à part Diane de Poitiers, à la beauté très moderne avec ses longues jambes, et la Pompadour, qui a l’air d’avoir de la tenue ... La Sévigné me paraît assez moche.
Mais ses lettres sont d’une finesse et d’une élégance qu’on ne trouve plus de nos jours.
A l’exemple de Manuel Valls et de l’ONU : où l’on commence par un petit personnage et on finit par la grande stratégie
« Manuel Valls met en lumière l'absence cruelle de la figure de l'homme d'État »
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La politique n'est plus qu'un « job » parmi d'autres. Et, en vertu de la flexibilité alliée au boniment du développement personnel, on serait en droit de changer de « nation » comme on change d'entreprise quand on n'y trouve plus son compte [quand je vois le nombre de Français de souche qui fuient à l’étranger, ça me fait mal]. La traversée du désert ? Rester fidèle à son engagement d'élu national malgré les aléas de la basse-cour politicienne ? Très peu pour Manuel Valls. Qu'à cela ne tienne, puisque la France est mauvaise mère d'adoption, il retourne dans les jupons de sa mère biologique, la Catalogne. Rappelons quand même que Manuel Valls n'a fait que naître à Barcelone, volonté de ses parents qui étaient déjà installés en France où il a donc grandi et vécut toute sa vie. Puisque l'horizon semble désormais bouché en France, allons voir si l'herbe est plus verte chez le voisin. Ce qui compte n'est-ce pas d'abord l'épanouissement personnel du petit Manuel, et non, en homme d'État, le dévouement à la patrie ?
Oui, un grand mot que la patrie. Elle mérite ici, dans toute sa noblesse, d'être interpellée car Manuel Valls n'a pas manqué au cours de plus de trente ans de vie politique de faire de grandes déclarations d'amour à la France. Tout cela sonne aujourd'hui comme un mensonge à celle qu'il disait aimer follement, une tromperie des plus ordinaires. La France qu'il prétendait aimer ne lui donne pas ce qu'il veut, il va voir ailleurs. La France se sent trahie, il ne peut venir lui en faire le reproche puisqu'il lui avait conté fleurette pour s'en détourner à la moindre déconvenue. Osera-t-il une fois perdue l'élection à la mairie de Barcelone lui demander de «passer l'éponge» pour le reprendre au sein du chaleureux foyer ?
[…]
Les Français attendent d'un homme d'État qu'il serve les intérêts de la nation avant ceux de l'Europe ou d'une virtuelle « communauté internationale », et qu'il ne serve pas d'abord ses intérêts personnels. Un homme d'État lucide, dont la vision serait fondée sur une analyse de la situation ne cédant pas aux appréciations moralistes du moment et/ou aux injonctions de technocrates, de lobbies, qui n'ont comme boussole que la loi du Marché. Un homme d'État peut avoir une ambition démesurée, mais à condition que celle-ci serve la France et non son narcissisme. L'homme d'État a de la patience dans l'adversité, il accueille les traversées du désert comme des occasions de reprendre contact avec une réalité qu'il a perdue de vue, avec des composantes de la nation qu'il a négligées, il n'est pas cet homme pressé qui continue à s'agiter dans le landerneau politico-médiatique pour exister. Le désamour des Français pour leur classe politique n'est pas prêt de cesser, à observer « les profils » aujourd'hui sous nos yeux.
Depuis la naissance de l'État moderne théorisé par le français Jean Bodin (XVIè) puis l'anglais Thomas Hobbes (XVIIè), les qualités attendues d'un homme d'État ont pu connaître quelques inflexions suivant l'évolution du système politique démocratique. Néanmoins, la mission ultime de l'homme d'État demeure la défense des intérêts de sa nation, la loyauté à l'égard de sa patrie, dans le dépassement de sa vanité individuelle et ses petites ambitions personnelles. En cela donc on peut dire que Manuel Valls n'était pas un homme d'État français. Mais catalan, qui sait : chaque patrie a les grands hommes qu'elle mérite …
******************
Certains, ici, s’insurgent quand je dis qu’il y a trop de métèques en politique française, trop de politiciens aux origines douteuses et au patriotisme de même, aux doubles, voire aux triples, allégeances. Mais c’est tout de même bien un problème de fond : comment obéir à quelqu’un qu’on peut légitimement soupçonner d’être un traitre ou, du moins, un homme au patriotisme douteux ?
On me citera Mazarin et Gambetta. Mais cela renforce mon propos : le patriotisme d’un métèque doit être insoupçonnable, plus que celui d’un Français de France, pour que le soupçon ne puisse accrocher. Quand un métèque fait une politique qui ne paraît pas au service du pays mais d’autre chose, il faut se débarrasser du métèque.
Les organisations internationales sont-elles une forteresseprogressiste imprenable dans la lutte entre libéraux etconservateurs ?
******************
Aujourd’hui - Trump le premier - se heurtent aux plus grosses oppositions [dans les organisations internationales].
Les organisations internationales sont les forteresses dans lesquelles le progressisme, battant en retraite sur une partie de la planète, va se réfugier pour tâcher de résister - et d’où il pourrait bien, si nous sommes naïfs, nous empêcher de prendre le pouvoir. Nous autres conservateurs sommes sans doute trop optimistes lorsque nous faisons confiance aux forces de l’histoire pour substituer une ère conservatrice à l’ère du libéralisme dominant en train de s’achever. Il faut plutôt nous préparer à un combat sans merci. Et les progressistes disposent, dans la bataille, de positions très solides qui peuvent leur permettre de rester au pouvoir de bien des manières. Avez-vous jamais réfléchi à ce paradoxe : Emmanuel Macron élu, dans votre pays, alors qu’il est le plus fervent des européistes et que la cause de l’Europe fédérale est devenue minoritaire en France au plus tard lors du référendum de 2005 ? Mais le jeu politique est bloqué par l’appartenance de votre pays à cette fédération qu’est l’Union Européenne: les candidats pro-Union partent avec un avantage compétitif quasi-insurmontable pour leurs adversaires; ils peuvent s’appuyer sur un appareil médiatique, des réseaux de grandes entreprises et une « sainte alliance » des gouvernants quasi-unanimement acquis à la cause européiste. Avec l’élection présidentielle française de 2002 au plus tard, il est devenu clair que le jeu normal des forces politiques ne pouvait plus s’exprimer - quelle que soit l’expression du vote populaire, à la fin c’est l’européisme qui gagne. C’est au nom de l’Union Européenne que vos gouvernements successifs font passer la plupart des réformes qu’ils entreprennent. C’est au nom de l’Europe que toute position économique ou politique réaliste est systématiquement écartée. Je m’attarde sur l’Union Européenne mais je pourrais prendre d’autres exemples. Prenons la question du réchauffement climatique.
Personne d’honnête intellectuellement n’en connaît les causes ni n’est capable d’en dire avec certitude l’ampleur. C’est une question qui devrait être laissée aux scientifiques, sans récupération. Mais vous trouverez toujours suffisamment d’hommes politiques et de hauts fonctionnaires internationaux prêts - contre leur discours affiché de souci pour l’environnement - à brûler des millions de litres de kérosène pour se rencontrer à différents points de la planète, décréter que c’est l’activité humaine qui explique le réchauffement et décider ensemble de contre-mesures dont ils vous diront, aussitôt prises, qu’elles sont tout à fait insuffisantes. il faudra à nouveau brûler beaucoup de kérosène pour la réunion suivante.
[…]
Une fois que l’on a cela en tête, on comprend mieux ce qui se joue à l’échelle mondiale. Dans l’euphorie progressiste de l’après-Seconde Guerre mondiale, les organisations internationales se sont multipliées, sur à peu près tous les sujets de la vie collective. Des bureaucraties internationales se sont établies; elles sont devenues pléthoriques, au service d’intérêts puissants - de l’intérêt des puissants, devrait-on dire: les logiques transnationales sont des logiques oligarchiques, où la voix des dominants est prépondérante. Aujourd’hui, ces organisations et ces intérêts sont d’autant plus solides qu’au progressisme socialiste de l’après-guerre a succédé le progressisme libéral à la fin du XXè siècle. De Roosevelt à Obama, il existe une profonde continuité « multilatéraliste ». La puissance des réseaux ainsi mise en place est telle qu’elle conduit à verrouiller de plus en plus les politiques nationales, qui adoptent des objectifs « collectifs » dont il est quasiment impossible de sortir puisqu’ils ont été adoptés dans des traités signés par les gouvernements et ratifiés par les parlements. Assez naturellement, les classes aisées de la société produisent, à chaque génération, toujours plus de défenseurs des systèmes trans- ou supranationaux mis en place. Et lorsque se lève un politique prêt à défendre d’autres intérêts, il le fait, le plus souvent, au nom du peuple, c’est-à-dire des couches précarisées par l’ordre international.
C’est moins souvent, au départ, l’outrance du propos qui fait traiter de populisme ce qui est dit, que l’opposition exprimée aux objectifs partagés par les élites nationales et internationales. Ou, pour le dire autrement, le système progressiste ne laisse souvent pas d’autre choix aux opposants que celui de l’outrance pour se faire entendre.
Les organisations supranationales de toute sorte sont des machines à générer des populismes: et ceux-ci, au fond, les arrangent bien car ils ne mettent pas fondamentalement en cause le système. En 2002, la gauche s’est bouché le nez mais elle a voté Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen. En 2005, les « populistes » ont réussi, en s’additionnant, à faire voter non, majoritairement, au traité constitutionnel européen; mais Nicolas Sarkozy a repris les choses en main, depuis la droite, en mettant ce qu’il fallait de populisme dans son discours pour être élu puis en faisant adopter le traité de Lisbonne, à peine élu. Sarkozy avait le potentiel d’un Donald Trump mais il n’était pas fait de la même trempe: il ne voulait pas lutter pendant cinq ou dix ans contre l’establishment libéral. Nous en sommes arrivés au moment où les populismes se sont tellement multipliés partout dans le monde qu’ils semblent en mesure de l’emporter. Certains prédisent par exemple une victoire des populistes aux prochaines élections européennes. Mais cela produirait-il quelque chose? Le problème des populismes, c’est qu’ils n’ont pas encore pu effectuer leur mue conservatrice. Ils restent fort démunis face à la puissance de ces forteresses progressistes que sont les organisations inter-, trans- ou supranationales. L’establishment libéral dispose encore d’une puissance de feu considérable. Regardez comme le parti démocrate a passé deux ans à tenter de renverser Trump, par une série de coups d’Etat institutionnels avortés ; regardez la multiplication des lois sur les fake news , expression de la connivence entre élites politiques, médias, et GAFA au service de la préservation de l’ordre progressiste. Regardez comment, malgré la méfiance profonde des populations, un véritable eugénisme progressiste s’est mis en place depuis quelques décennies, les travaux de l’ONU ou les votes du Parlement européen servant à préparer le vote des parlements nationaux.
Bien entendu, il s’agit de faire en sorte que les conservateurs s’emparent des bastions du progressisme.
Remarquez que je dis bien : les conservateurs ! Le populisme doit effectuer sa mue conservatrice. C’est-à-dire qu’il doit s’assurer le soutien d’une partie des élites. Personnellement je ne crois pas au populisme de gauche. Il fabrique des faire-valoirs du système progressiste, tels Tsipras ou Mélenchon. Au contraire, on voit bien, dans le cas britannique, comme UKIP est susceptible de perdre ses électeurs au profit des grands partis, à commencer par le parti conservateur, à partir du moment où les partis de gouvernement respectent les intérêts populaires. C’est ce qui s’est passé dans les mois qui ont suivi le référendum sur le Brexit. Remarquez aussi comme UKIP remonte dans les sondages, mécaniquement, dès que le parti conservateur faiblit dans sa volonté d’appliquer le Brexit. Theresa May n’est pas une conservatrice complète car elle cherche un compromis avec les principes l’Union Européenne au lieu d’établir un rapport de force qui débouche sur un accord politique.
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La politique n'est plus qu'un « job » parmi d'autres. Et, en vertu de la flexibilité alliée au boniment du développement personnel, on serait en droit de changer de « nation » comme on change d'entreprise quand on n'y trouve plus son compte [quand je vois le nombre de Français de souche qui fuient à l’étranger, ça me fait mal]. La traversée du désert ? Rester fidèle à son engagement d'élu national malgré les aléas de la basse-cour politicienne ? Très peu pour Manuel Valls. Qu'à cela ne tienne, puisque la France est mauvaise mère d'adoption, il retourne dans les jupons de sa mère biologique, la Catalogne. Rappelons quand même que Manuel Valls n'a fait que naître à Barcelone, volonté de ses parents qui étaient déjà installés en France où il a donc grandi et vécut toute sa vie. Puisque l'horizon semble désormais bouché en France, allons voir si l'herbe est plus verte chez le voisin. Ce qui compte n'est-ce pas d'abord l'épanouissement personnel du petit Manuel, et non, en homme d'État, le dévouement à la patrie ?
Oui, un grand mot que la patrie. Elle mérite ici, dans toute sa noblesse, d'être interpellée car Manuel Valls n'a pas manqué au cours de plus de trente ans de vie politique de faire de grandes déclarations d'amour à la France. Tout cela sonne aujourd'hui comme un mensonge à celle qu'il disait aimer follement, une tromperie des plus ordinaires. La France qu'il prétendait aimer ne lui donne pas ce qu'il veut, il va voir ailleurs. La France se sent trahie, il ne peut venir lui en faire le reproche puisqu'il lui avait conté fleurette pour s'en détourner à la moindre déconvenue. Osera-t-il une fois perdue l'élection à la mairie de Barcelone lui demander de «passer l'éponge» pour le reprendre au sein du chaleureux foyer ?
[…]
Les Français attendent d'un homme d'État qu'il serve les intérêts de la nation avant ceux de l'Europe ou d'une virtuelle « communauté internationale », et qu'il ne serve pas d'abord ses intérêts personnels. Un homme d'État lucide, dont la vision serait fondée sur une analyse de la situation ne cédant pas aux appréciations moralistes du moment et/ou aux injonctions de technocrates, de lobbies, qui n'ont comme boussole que la loi du Marché. Un homme d'État peut avoir une ambition démesurée, mais à condition que celle-ci serve la France et non son narcissisme. L'homme d'État a de la patience dans l'adversité, il accueille les traversées du désert comme des occasions de reprendre contact avec une réalité qu'il a perdue de vue, avec des composantes de la nation qu'il a négligées, il n'est pas cet homme pressé qui continue à s'agiter dans le landerneau politico-médiatique pour exister. Le désamour des Français pour leur classe politique n'est pas prêt de cesser, à observer « les profils » aujourd'hui sous nos yeux.
Depuis la naissance de l'État moderne théorisé par le français Jean Bodin (XVIè) puis l'anglais Thomas Hobbes (XVIIè), les qualités attendues d'un homme d'État ont pu connaître quelques inflexions suivant l'évolution du système politique démocratique. Néanmoins, la mission ultime de l'homme d'État demeure la défense des intérêts de sa nation, la loyauté à l'égard de sa patrie, dans le dépassement de sa vanité individuelle et ses petites ambitions personnelles. En cela donc on peut dire que Manuel Valls n'était pas un homme d'État français. Mais catalan, qui sait : chaque patrie a les grands hommes qu'elle mérite …
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Certains, ici, s’insurgent quand je dis qu’il y a trop de métèques en politique française, trop de politiciens aux origines douteuses et au patriotisme de même, aux doubles, voire aux triples, allégeances. Mais c’est tout de même bien un problème de fond : comment obéir à quelqu’un qu’on peut légitimement soupçonner d’être un traitre ou, du moins, un homme au patriotisme douteux ?
On me citera Mazarin et Gambetta. Mais cela renforce mon propos : le patriotisme d’un métèque doit être insoupçonnable, plus que celui d’un Français de France, pour que le soupçon ne puisse accrocher. Quand un métèque fait une politique qui ne paraît pas au service du pays mais d’autre chose, il faut se débarrasser du métèque.
Les organisations internationales sont-elles une forteresseprogressiste imprenable dans la lutte entre libéraux etconservateurs ?
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Aujourd’hui - Trump le premier - se heurtent aux plus grosses oppositions [dans les organisations internationales].
Les organisations internationales sont les forteresses dans lesquelles le progressisme, battant en retraite sur une partie de la planète, va se réfugier pour tâcher de résister - et d’où il pourrait bien, si nous sommes naïfs, nous empêcher de prendre le pouvoir. Nous autres conservateurs sommes sans doute trop optimistes lorsque nous faisons confiance aux forces de l’histoire pour substituer une ère conservatrice à l’ère du libéralisme dominant en train de s’achever. Il faut plutôt nous préparer à un combat sans merci. Et les progressistes disposent, dans la bataille, de positions très solides qui peuvent leur permettre de rester au pouvoir de bien des manières. Avez-vous jamais réfléchi à ce paradoxe : Emmanuel Macron élu, dans votre pays, alors qu’il est le plus fervent des européistes et que la cause de l’Europe fédérale est devenue minoritaire en France au plus tard lors du référendum de 2005 ? Mais le jeu politique est bloqué par l’appartenance de votre pays à cette fédération qu’est l’Union Européenne: les candidats pro-Union partent avec un avantage compétitif quasi-insurmontable pour leurs adversaires; ils peuvent s’appuyer sur un appareil médiatique, des réseaux de grandes entreprises et une « sainte alliance » des gouvernants quasi-unanimement acquis à la cause européiste. Avec l’élection présidentielle française de 2002 au plus tard, il est devenu clair que le jeu normal des forces politiques ne pouvait plus s’exprimer - quelle que soit l’expression du vote populaire, à la fin c’est l’européisme qui gagne. C’est au nom de l’Union Européenne que vos gouvernements successifs font passer la plupart des réformes qu’ils entreprennent. C’est au nom de l’Europe que toute position économique ou politique réaliste est systématiquement écartée. Je m’attarde sur l’Union Européenne mais je pourrais prendre d’autres exemples. Prenons la question du réchauffement climatique.
Personne d’honnête intellectuellement n’en connaît les causes ni n’est capable d’en dire avec certitude l’ampleur. C’est une question qui devrait être laissée aux scientifiques, sans récupération. Mais vous trouverez toujours suffisamment d’hommes politiques et de hauts fonctionnaires internationaux prêts - contre leur discours affiché de souci pour l’environnement - à brûler des millions de litres de kérosène pour se rencontrer à différents points de la planète, décréter que c’est l’activité humaine qui explique le réchauffement et décider ensemble de contre-mesures dont ils vous diront, aussitôt prises, qu’elles sont tout à fait insuffisantes. il faudra à nouveau brûler beaucoup de kérosène pour la réunion suivante.
[…]
Une fois que l’on a cela en tête, on comprend mieux ce qui se joue à l’échelle mondiale. Dans l’euphorie progressiste de l’après-Seconde Guerre mondiale, les organisations internationales se sont multipliées, sur à peu près tous les sujets de la vie collective. Des bureaucraties internationales se sont établies; elles sont devenues pléthoriques, au service d’intérêts puissants - de l’intérêt des puissants, devrait-on dire: les logiques transnationales sont des logiques oligarchiques, où la voix des dominants est prépondérante. Aujourd’hui, ces organisations et ces intérêts sont d’autant plus solides qu’au progressisme socialiste de l’après-guerre a succédé le progressisme libéral à la fin du XXè siècle. De Roosevelt à Obama, il existe une profonde continuité « multilatéraliste ». La puissance des réseaux ainsi mise en place est telle qu’elle conduit à verrouiller de plus en plus les politiques nationales, qui adoptent des objectifs « collectifs » dont il est quasiment impossible de sortir puisqu’ils ont été adoptés dans des traités signés par les gouvernements et ratifiés par les parlements. Assez naturellement, les classes aisées de la société produisent, à chaque génération, toujours plus de défenseurs des systèmes trans- ou supranationaux mis en place. Et lorsque se lève un politique prêt à défendre d’autres intérêts, il le fait, le plus souvent, au nom du peuple, c’est-à-dire des couches précarisées par l’ordre international.
C’est moins souvent, au départ, l’outrance du propos qui fait traiter de populisme ce qui est dit, que l’opposition exprimée aux objectifs partagés par les élites nationales et internationales. Ou, pour le dire autrement, le système progressiste ne laisse souvent pas d’autre choix aux opposants que celui de l’outrance pour se faire entendre.
Les organisations supranationales de toute sorte sont des machines à générer des populismes: et ceux-ci, au fond, les arrangent bien car ils ne mettent pas fondamentalement en cause le système. En 2002, la gauche s’est bouché le nez mais elle a voté Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen. En 2005, les « populistes » ont réussi, en s’additionnant, à faire voter non, majoritairement, au traité constitutionnel européen; mais Nicolas Sarkozy a repris les choses en main, depuis la droite, en mettant ce qu’il fallait de populisme dans son discours pour être élu puis en faisant adopter le traité de Lisbonne, à peine élu. Sarkozy avait le potentiel d’un Donald Trump mais il n’était pas fait de la même trempe: il ne voulait pas lutter pendant cinq ou dix ans contre l’establishment libéral. Nous en sommes arrivés au moment où les populismes se sont tellement multipliés partout dans le monde qu’ils semblent en mesure de l’emporter. Certains prédisent par exemple une victoire des populistes aux prochaines élections européennes. Mais cela produirait-il quelque chose? Le problème des populismes, c’est qu’ils n’ont pas encore pu effectuer leur mue conservatrice. Ils restent fort démunis face à la puissance de ces forteresses progressistes que sont les organisations inter-, trans- ou supranationales. L’establishment libéral dispose encore d’une puissance de feu considérable. Regardez comme le parti démocrate a passé deux ans à tenter de renverser Trump, par une série de coups d’Etat institutionnels avortés ; regardez la multiplication des lois sur les fake news , expression de la connivence entre élites politiques, médias, et GAFA au service de la préservation de l’ordre progressiste. Regardez comment, malgré la méfiance profonde des populations, un véritable eugénisme progressiste s’est mis en place depuis quelques décennies, les travaux de l’ONU ou les votes du Parlement européen servant à préparer le vote des parlements nationaux.
Bien entendu, il s’agit de faire en sorte que les conservateurs s’emparent des bastions du progressisme.
Remarquez que je dis bien : les conservateurs ! Le populisme doit effectuer sa mue conservatrice. C’est-à-dire qu’il doit s’assurer le soutien d’une partie des élites. Personnellement je ne crois pas au populisme de gauche. Il fabrique des faire-valoirs du système progressiste, tels Tsipras ou Mélenchon. Au contraire, on voit bien, dans le cas britannique, comme UKIP est susceptible de perdre ses électeurs au profit des grands partis, à commencer par le parti conservateur, à partir du moment où les partis de gouvernement respectent les intérêts populaires. C’est ce qui s’est passé dans les mois qui ont suivi le référendum sur le Brexit. Remarquez aussi comme UKIP remonte dans les sondages, mécaniquement, dès que le parti conservateur faiblit dans sa volonté d’appliquer le Brexit. Theresa May n’est pas une conservatrice complète car elle cherche un compromis avec les principes l’Union Européenne au lieu d’établir un rapport de force qui débouche sur un accord politique.
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dimanche, septembre 30, 2018
TÉLÉFILM SAUVAGE SUR TF1 : AUTOPSIE D’UNE IMPOSTURE
TÉLÉFILM SAUVAGE SUR TF1 : AUTOPSIE D’UNE IMPOSTURE
Je dis juste cela pour mes lecteurs, rares j'espère, qui ne sont pas encore convaincus que la télévision est un instrument du Diable.
Je dis juste cela pour mes lecteurs, rares j'espère, qui ne sont pas encore convaincus que la télévision est un instrument du Diable.
vendredi, septembre 28, 2018
Bonne nouvelle italienne
Suivant les mots mêmes de l'ennemi (le journal Les Echos) :
************
En Italie, le populisme vient de marquer un point contre la finance. Après un bras de fer interne au gouvernement, opposant le ministre des Finances, Giovanni Tria, qui souhaitait maintenir le projet de budget avec un déficit inférieur à 2% du PIB, et les leaders de la coalition victorieuse des élections, le Mouvement 5 étoiles et la Ligue, désireux de tenir leurs promesses de campagne quitte à faire s'envoler le déficit, les seconds l'ont emporté. L'annonce d'un projet de déficit de 2,4% en 2019 a fait l'effet d'une douche froide pour les marchés, provoquant une brusque remontée des taux ce vendredi mation, à 3,23%, et une chute de 4% de la bourse de Milan à l'ouverture. Les relations de l'Italie avec la Commission européenne vont forcément se tendre, et les agences de notation ne vont pas tarder à revoir leurs notations. Le plus redoutable pour l'avenir est le fait que le ministre des Finances,Giovanni Tria, qui avait la confiance des milieux financiers, ait été battu dès son premier combat: son rôle de garde-fou s'en trouve forcément très relativisé. Dans la coalition, il y a désormais un inquiétant partage des tâches entre Matteo Salvini, le leader de la Ligue chargé de mener une politique de démolition de la politique européenne en matière de circulation des personnes, et Luigi di Maio, le patron du Mouvement 5 étoiles, engagé lui dans la mise en place de dispendieuses mesures sociales, creusant fatalement le déficit et la dette au-delà des limites permises par Bruxelles.
Un grand écart par rapport aux règles communautaires qui pourrait rapidement transformer l'euro-zone en cocotte minute.
************
Tout ce qui inquiète les Echos est bon pour la France ... à long terme (ce long terme où nous serons peut-être tous morts mais auquel nous aurons légué quelque chose).
En attendant, si les Italiens vont au bout de leur logique, ça va turbuler fort.
Rappelons la logique italienne :
> l'Euro est la prison des peuples et l'instrument d'asservissement au bénéfice de l'Allemagne (vrai). Les politiques austéritaires, conséquences naturelles de l'Euro, étouffent les pays du sud de l'Europe (vrai).
> il faut mettre les Allemands devant leurs responsabilités, en creusant un déficit maousse costaud. Soit la BCE le monétise, soit l'Italie sort de l'Euro, le faisant éclater au passage, et fait banqueroute (seule cette dernière solution est viable à long terme).
Le gouvernement italien aura-t-il le courage de suivre sa logique jusqu'au bout ? J'en doute. Mais peut-être Salvini se couchera-t-il moins vite que Tsipras, ce traitre au peuple grec.
Note aux commentateurs : ne me resortez pas les conneries habituelles « Ah si les Italiens (ou les Grecs, ou les Français) étaient des Allemands, nous pourrions "réformer" à coups de schlague sans faire éclater l'Euro ». La politique économique sadique-punitive qui préserve les intérêts de la bourgeoisie mondialisée européiste, ça va cinq minutes. Quand on s'intéresse à l'avenir de son pays au lieu de se préoccuper exclusivement de ses intérêts de classe, on comprend que l'éclatement de l'Euro est un impératif patriotique.
Compléments :
LA COMÉDIA ITALIENNE RECOMMENCE
************
Je prétends que la position de Macron est stratégiquement intenable ; il recherche l’alliance des pays du Nord contre l’Italie alors qu’il devrait s’allier aux pays du sud contre Merkel. La France a voulu l’entrée des pays méditerranéens dans la construction européenne pour faire contre poids à l’Allemagne et il fallait rester sur cette ligne. La culture et la politique allemande sont suicidaires.
L’euro est intenable sans transferts massifs.
************
Italie : le « budget du peuple » contre le budget de l’Europe
************
Fleurissent en effet des dizaines de chroniques intitulées : « Et si Trump avait raison ? » Ce n’est bien sûr pas évident pour ceux qui se rassurent en régurgitant des manuels scolaires d’économie ou les chroniques des hebdomadaires mainstream. Or, aucun pays ne peut s’en sortir s’il ne défend pas ses industries, ses fermes et ses travailleurs. Ce que Friedrich List appelle « le principe national d’économie politique » et la « théorie des forces productives ». Tout le monde parle de Ricardo (qui fut un spéculateur), et personne de List (son contemporain) qui réussit la mise en œuvre de véritables politiques économiques et industrielles (aux Etats-Unis, puis en Allemagne).
La question qui se pose désormais est : et si Conte avait raison ?
************
Nota : Trump propose de racheter la dette italienne ! C'est directement contribuer à l'explosion de l'Euro, donc de l'UE. Ce n'est sans doute qu'un effet d'annonce mais c'est pour des idées comme cela que j'apprécie Trump : c'est un briseur des chaines du politiquement correct.
Est-ce une évolution stratégique américaine ?
Je rappelle que, depuis 70 ans, la stratégie américaine vis-à-vis de l'Europe est limpide : oui à une Europe unie mais qui fonctionne mal et qui reste soumise à Washington sur l'essentiel (aujourd'hui, la Russie, la Chine et l'Iran), de manière à ne pas devenir une concurrente stratégique de l'Amérique. Ce programme pleinement réalisé a donné cette saloperie d'UE à la Monnet (payé par la CIA, qui n'a pas distribué son argent en l'air pour des prunes).
L'UE n'a jamais été aussi dysfonctionnelle et soumise à Washington. Je ne vois pas l'intérêt des Etats-Unis à faire éclater l'UE. Cet éclatement que je souhaite de tout mon coeur ne peut qu'aboutir à revitaliser l'Europe en réveillant le génie qui a toujours été le sien : la puissance et l'innovation par l'émulation entre nations.
Nous vivons des temps intéressants.
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En Italie, le populisme vient de marquer un point contre la finance. Après un bras de fer interne au gouvernement, opposant le ministre des Finances, Giovanni Tria, qui souhaitait maintenir le projet de budget avec un déficit inférieur à 2% du PIB, et les leaders de la coalition victorieuse des élections, le Mouvement 5 étoiles et la Ligue, désireux de tenir leurs promesses de campagne quitte à faire s'envoler le déficit, les seconds l'ont emporté. L'annonce d'un projet de déficit de 2,4% en 2019 a fait l'effet d'une douche froide pour les marchés, provoquant une brusque remontée des taux ce vendredi mation, à 3,23%, et une chute de 4% de la bourse de Milan à l'ouverture. Les relations de l'Italie avec la Commission européenne vont forcément se tendre, et les agences de notation ne vont pas tarder à revoir leurs notations. Le plus redoutable pour l'avenir est le fait que le ministre des Finances,Giovanni Tria, qui avait la confiance des milieux financiers, ait été battu dès son premier combat: son rôle de garde-fou s'en trouve forcément très relativisé. Dans la coalition, il y a désormais un inquiétant partage des tâches entre Matteo Salvini, le leader de la Ligue chargé de mener une politique de démolition de la politique européenne en matière de circulation des personnes, et Luigi di Maio, le patron du Mouvement 5 étoiles, engagé lui dans la mise en place de dispendieuses mesures sociales, creusant fatalement le déficit et la dette au-delà des limites permises par Bruxelles.
Un grand écart par rapport aux règles communautaires qui pourrait rapidement transformer l'euro-zone en cocotte minute.
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Tout ce qui inquiète les Echos est bon pour la France ... à long terme (ce long terme où nous serons peut-être tous morts mais auquel nous aurons légué quelque chose).
En attendant, si les Italiens vont au bout de leur logique, ça va turbuler fort.
Rappelons la logique italienne :
> l'Euro est la prison des peuples et l'instrument d'asservissement au bénéfice de l'Allemagne (vrai). Les politiques austéritaires, conséquences naturelles de l'Euro, étouffent les pays du sud de l'Europe (vrai).
> il faut mettre les Allemands devant leurs responsabilités, en creusant un déficit maousse costaud. Soit la BCE le monétise, soit l'Italie sort de l'Euro, le faisant éclater au passage, et fait banqueroute (seule cette dernière solution est viable à long terme).
Le gouvernement italien aura-t-il le courage de suivre sa logique jusqu'au bout ? J'en doute. Mais peut-être Salvini se couchera-t-il moins vite que Tsipras, ce traitre au peuple grec.
Note aux commentateurs : ne me resortez pas les conneries habituelles « Ah si les Italiens (ou les Grecs, ou les Français) étaient des Allemands, nous pourrions "réformer" à coups de schlague sans faire éclater l'Euro ». La politique économique sadique-punitive qui préserve les intérêts de la bourgeoisie mondialisée européiste, ça va cinq minutes. Quand on s'intéresse à l'avenir de son pays au lieu de se préoccuper exclusivement de ses intérêts de classe, on comprend que l'éclatement de l'Euro est un impératif patriotique.
Compléments :
LA COMÉDIA ITALIENNE RECOMMENCE
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Je prétends que la position de Macron est stratégiquement intenable ; il recherche l’alliance des pays du Nord contre l’Italie alors qu’il devrait s’allier aux pays du sud contre Merkel. La France a voulu l’entrée des pays méditerranéens dans la construction européenne pour faire contre poids à l’Allemagne et il fallait rester sur cette ligne. La culture et la politique allemande sont suicidaires.
L’euro est intenable sans transferts massifs.
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Italie : le « budget du peuple » contre le budget de l’Europe
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Fleurissent en effet des dizaines de chroniques intitulées : « Et si Trump avait raison ? » Ce n’est bien sûr pas évident pour ceux qui se rassurent en régurgitant des manuels scolaires d’économie ou les chroniques des hebdomadaires mainstream. Or, aucun pays ne peut s’en sortir s’il ne défend pas ses industries, ses fermes et ses travailleurs. Ce que Friedrich List appelle « le principe national d’économie politique » et la « théorie des forces productives ». Tout le monde parle de Ricardo (qui fut un spéculateur), et personne de List (son contemporain) qui réussit la mise en œuvre de véritables politiques économiques et industrielles (aux Etats-Unis, puis en Allemagne).
La question qui se pose désormais est : et si Conte avait raison ?
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Nota : Trump propose de racheter la dette italienne ! C'est directement contribuer à l'explosion de l'Euro, donc de l'UE. Ce n'est sans doute qu'un effet d'annonce mais c'est pour des idées comme cela que j'apprécie Trump : c'est un briseur des chaines du politiquement correct.
Est-ce une évolution stratégique américaine ?
Je rappelle que, depuis 70 ans, la stratégie américaine vis-à-vis de l'Europe est limpide : oui à une Europe unie mais qui fonctionne mal et qui reste soumise à Washington sur l'essentiel (aujourd'hui, la Russie, la Chine et l'Iran), de manière à ne pas devenir une concurrente stratégique de l'Amérique. Ce programme pleinement réalisé a donné cette saloperie d'UE à la Monnet (payé par la CIA, qui n'a pas distribué son argent en l'air pour des prunes).
L'UE n'a jamais été aussi dysfonctionnelle et soumise à Washington. Je ne vois pas l'intérêt des Etats-Unis à faire éclater l'UE. Cet éclatement que je souhaite de tout mon coeur ne peut qu'aboutir à revitaliser l'Europe en réveillant le génie qui a toujours été le sien : la puissance et l'innovation par l'émulation entre nations.
Nous vivons des temps intéressants.
Libellés :
éclatement de l'Euro,
Italie
jeudi, septembre 27, 2018
Accusations contre Brett Kavanaugh : les gauchistes, piliers du Système, sont de grands dégueulasses
Stéphane Montabert rappelle (bien que cela soit difficile à oublier) à quel point les gauchistes, piliers du Système, sont de grands dégueulasses :
Brett Kavanaugh, prédateur sexuel : plus c'est gros plus ça passe
L'enjeu est simple : Kavanaugh est le candidat de Donald Trump à la Cour Suprême américaine. S'il est validé, les progressistes perdront pour longtemps (les juges sont nommés à vie) la majorité dans ce tribunal dont l'importance peut difficilement être surestimée. Sans la validation de la Cour Suprême, pas de dérive sociétale.
Imaginer que l'irruption, pile-poil au moment névralgique des auditions, de témoignages d'universitaires ouvertement démocrates dénonçant des comportements plus ou moins sexuels de Kavanaugh (38 ans auparavant !) soit le fait du hasard et d'un goût aigu de la vérité relève de la naïveté la plus attendrissante.
Bien sûr, c'est un coup soigneusement monté.
Les faits allégués sont anodins et il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Qui n'a pas pas fait de conneries lors de soirées étudiantes trop arrosées lui jette la première pierre. Et puis même ..
Dans un monde bien fait, ces comportements, s'ils étaient vrais, ne devraient pas empêcher Kavanaugh d'accéder à la Cour Suprême.
Mais, hélas, nous ne sommes pas dans un monde bien fait. Nous sommes dans le monde satanique de l'hystérie médiatique, de la mauvaise foi massive, de l'obsession puritaine et, il faut bien le dire, de l'effondrement de l'intelligence des électeurs (au fait, quelqu'un a entendu parler récemment de l'affaire Fillon ?) et des dirigeants.
Les gauchistes sont d'autant plus à vomir qu'ils ont idolâtré deux authentiques prédateurs sexuels : John Kennedy et Bill Clinton (et DSK en France).
La conclusion de Montabert fait froid dans le dos :
***************
Nommé en 1991, le juge Clarence Thomas fut le premier à être accusé d'agression sexuelle juste au moment de sa nomination. Encore un Républicain, encore une accusatrice démocrate, encore un timing parfait. Sa réponse reste dans les mémoires. Les Démocrates comprirent alors l'intérêt d'amener plusieurs accusatrices.
Nous ne savons pas encore si Brett Kavanaugh sera élu juge de la Cour Suprême ou non, mais cette affaire laissera des traces. Dans la famille du candidat à la Cour Suprême, pour commencer. Dire que Brett Kavanaugh a été traîné dans la boue serait bien en-deçà de la réalité. L'affaire remet aussi en question la présomption d'innocence et l'exercice du droit: il n'y a plus de procès, plus de confrontation contradictoire, plus d'éléments à charge ou à décharge. Il suffit d'une volée d'accusations portant sur des faits invérifiables remontant à plus de trente ans et un individu parfaitement qualifié peut être jeté au rebut sans autre forme de procès.
Les Démocrates se sont lancés dans un pari extrêmement risqué. Quoi qu'affirment les sondages, il n'est pas certain que le citoyen américain se reconnaisse beaucoup dans les élucubrations de Mme Blasey Ford. La manœuvre pourrait ne pas réussir non plus: le vote se déroule au Congrès, entre des politiciens expérimentés, qui ne sont normalement pas aussi influençables que le quidam moyen. La volonté des Démocrates de jouer la montre est par trop évidente.
Que les Démocrates réussissent ou non, la carrière de Brett Kavanaugh sera définitivement entachée, et à travers lui la réputation de la Cour Suprême et la confiance du peuple américain dans ses institutions. Gageons que toutes les prochaines nominations républicaines verront surgir leur lot de "scandales de la onzième heure".
Et si Brett Kavanaugh l'emporte et rejoint finalement la Cour Suprême, espérons pour les Démocrates qu'il soit aussi bon juge qu'il doive l'être, parce qu'il est peu probable qu'il oublie la façon dont il aura été traité lors de sa nomination.
***************
Pour vous rasséréner, la conclusion cinglante du juge Thomas, qui est maintenant à la Cour Suprême depuis 27 ans :
Et une conclusion bien française, trouvée dans un commentaire :
***************
Les Américains sont pusillanimes et paradoxaux : ils n'hésitent pas à balancer deux bombes atomiques sur le Japon, et à tuer plus de 100 000 civils innocents sans états d’âme, mais une simple main aux fesses datant de près d'un demi-siècle les choque, les pauvres choux. Allez comprendre !
***************
Et, pour ces raisons, je regrette que nous nous américanisions à la vitesse grand V :
Compléments :
Peter Hitchens partage mon dégoût de la saloperie gauchiste, se draper dans la vertu tout en faisant un deux-poids-deux mesures de compétition :
It's one rule for Clinton, and another for Trump's Judge
***************
But here is the inconsistency. Why is Judge Kavanaugh being barbecued by the US Senate, while Bill Clinton goes unscathed? Well, yes, they did try and fail to impeach Mr Clinton, but it was the very people who voted against his impeachment who are now trying to unhorse Judge Kavanaugh. It is plainly about politics, not personal morals.
But nobody wants to revisit this because, really, this issue is about politics, not about principle. The outrage, as so often, is selective and so not real. I am, above all, sorriest for the families of those accused, and of their accusers. And I wish it wasn’t futile to suggest that a return to the stricter sexual morals of the pre-Pill years would make relations between men and women a lot kinder and more civilised than they seem to be now.
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Brett Kavanaugh, prédateur sexuel : plus c'est gros plus ça passe
L'enjeu est simple : Kavanaugh est le candidat de Donald Trump à la Cour Suprême américaine. S'il est validé, les progressistes perdront pour longtemps (les juges sont nommés à vie) la majorité dans ce tribunal dont l'importance peut difficilement être surestimée. Sans la validation de la Cour Suprême, pas de dérive sociétale.
Imaginer que l'irruption, pile-poil au moment névralgique des auditions, de témoignages d'universitaires ouvertement démocrates dénonçant des comportements plus ou moins sexuels de Kavanaugh (38 ans auparavant !) soit le fait du hasard et d'un goût aigu de la vérité relève de la naïveté la plus attendrissante.
Bien sûr, c'est un coup soigneusement monté.
Les faits allégués sont anodins et il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Qui n'a pas pas fait de conneries lors de soirées étudiantes trop arrosées lui jette la première pierre. Et puis même ..
Dans un monde bien fait, ces comportements, s'ils étaient vrais, ne devraient pas empêcher Kavanaugh d'accéder à la Cour Suprême.
Mais, hélas, nous ne sommes pas dans un monde bien fait. Nous sommes dans le monde satanique de l'hystérie médiatique, de la mauvaise foi massive, de l'obsession puritaine et, il faut bien le dire, de l'effondrement de l'intelligence des électeurs (au fait, quelqu'un a entendu parler récemment de l'affaire Fillon ?) et des dirigeants.
Les gauchistes sont d'autant plus à vomir qu'ils ont idolâtré deux authentiques prédateurs sexuels : John Kennedy et Bill Clinton (et DSK en France).
La conclusion de Montabert fait froid dans le dos :
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Nommé en 1991, le juge Clarence Thomas fut le premier à être accusé d'agression sexuelle juste au moment de sa nomination. Encore un Républicain, encore une accusatrice démocrate, encore un timing parfait. Sa réponse reste dans les mémoires. Les Démocrates comprirent alors l'intérêt d'amener plusieurs accusatrices.
Nous ne savons pas encore si Brett Kavanaugh sera élu juge de la Cour Suprême ou non, mais cette affaire laissera des traces. Dans la famille du candidat à la Cour Suprême, pour commencer. Dire que Brett Kavanaugh a été traîné dans la boue serait bien en-deçà de la réalité. L'affaire remet aussi en question la présomption d'innocence et l'exercice du droit: il n'y a plus de procès, plus de confrontation contradictoire, plus d'éléments à charge ou à décharge. Il suffit d'une volée d'accusations portant sur des faits invérifiables remontant à plus de trente ans et un individu parfaitement qualifié peut être jeté au rebut sans autre forme de procès.
Les Démocrates se sont lancés dans un pari extrêmement risqué. Quoi qu'affirment les sondages, il n'est pas certain que le citoyen américain se reconnaisse beaucoup dans les élucubrations de Mme Blasey Ford. La manœuvre pourrait ne pas réussir non plus: le vote se déroule au Congrès, entre des politiciens expérimentés, qui ne sont normalement pas aussi influençables que le quidam moyen. La volonté des Démocrates de jouer la montre est par trop évidente.
Que les Démocrates réussissent ou non, la carrière de Brett Kavanaugh sera définitivement entachée, et à travers lui la réputation de la Cour Suprême et la confiance du peuple américain dans ses institutions. Gageons que toutes les prochaines nominations républicaines verront surgir leur lot de "scandales de la onzième heure".
Et si Brett Kavanaugh l'emporte et rejoint finalement la Cour Suprême, espérons pour les Démocrates qu'il soit aussi bon juge qu'il doive l'être, parce qu'il est peu probable qu'il oublie la façon dont il aura été traité lors de sa nomination.
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Pour vous rasséréner, la conclusion cinglante du juge Thomas, qui est maintenant à la Cour Suprême depuis 27 ans :
Et une conclusion bien française, trouvée dans un commentaire :
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Les Américains sont pusillanimes et paradoxaux : ils n'hésitent pas à balancer deux bombes atomiques sur le Japon, et à tuer plus de 100 000 civils innocents sans états d’âme, mais une simple main aux fesses datant de près d'un demi-siècle les choque, les pauvres choux. Allez comprendre !
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Et, pour ces raisons, je regrette que nous nous américanisions à la vitesse grand V :
Compléments :
Peter Hitchens partage mon dégoût de la saloperie gauchiste, se draper dans la vertu tout en faisant un deux-poids-deux mesures de compétition :
It's one rule for Clinton, and another for Trump's Judge
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But here is the inconsistency. Why is Judge Kavanaugh being barbecued by the US Senate, while Bill Clinton goes unscathed? Well, yes, they did try and fail to impeach Mr Clinton, but it was the very people who voted against his impeachment who are now trying to unhorse Judge Kavanaugh. It is plainly about politics, not personal morals.
But nobody wants to revisit this because, really, this issue is about politics, not about principle. The outrage, as so often, is selective and so not real. I am, above all, sorriest for the families of those accused, and of their accusers. And I wish it wasn’t futile to suggest that a return to the stricter sexual morals of the pre-Pill years would make relations between men and women a lot kinder and more civilised than they seem to be now.
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La désinformation par le fait accompli
Ornellas/Neumann: faut-il arrêter d'inviter Eric Zemmour dans les médias ?
Je tombe sur cette video par hasard.
Je connais Natacha Polony mais pas le salaud qu'elle a en face. Je dis « salaud » car il trahit ses spectateurs et, plus largement, le devoir d'honnêteté. Dans chacune de ses phrases, il y a une information fausse ou biaisée.
Le moment qui m'a le plus intéréssé est celui sur Jacqueline Sauvage. Polony se défend fort mal (argument d'autorité de la chose jugée) parce qu'elle ne revient pas aux faits.
Le salaud insiste sur l'affirmation que Jacqueline Sauvage était battue depuis des années et ses enfants violentés de même. Or, c'est précisément cette affirmation que deux jurys d'assise n'ont pas crue.
Autrement dit, le salaud nous présente comme une évidence une affirmation plus que contestée.
Tout le reste en découle : si on tient pour vérité incontestable ce que les jurés n'ont pas cru, ils sont des salauds.
Voilà un mécanisme très puissant de la désinformation : répétez un mensonge comme si c'était une vérité et on finira par oublier que c'est un mensonge.
Sauf les gens qui ont de la mémoire et se souviennent que c'est un mensonge, mais ils sont si peu nombreux qu'ils ne comptent pas.
Je tombe sur cette video par hasard.
Je connais Natacha Polony mais pas le salaud qu'elle a en face. Je dis « salaud » car il trahit ses spectateurs et, plus largement, le devoir d'honnêteté. Dans chacune de ses phrases, il y a une information fausse ou biaisée.
Le moment qui m'a le plus intéréssé est celui sur Jacqueline Sauvage. Polony se défend fort mal (argument d'autorité de la chose jugée) parce qu'elle ne revient pas aux faits.
Le salaud insiste sur l'affirmation que Jacqueline Sauvage était battue depuis des années et ses enfants violentés de même. Or, c'est précisément cette affirmation que deux jurys d'assise n'ont pas crue.
Autrement dit, le salaud nous présente comme une évidence une affirmation plus que contestée.
Tout le reste en découle : si on tient pour vérité incontestable ce que les jurés n'ont pas cru, ils sont des salauds.
Voilà un mécanisme très puissant de la désinformation : répétez un mensonge comme si c'était une vérité et on finira par oublier que c'est un mensonge.
Sauf les gens qui ont de la mémoire et se souviennent que c'est un mensonge, mais ils sont si peu nombreux qu'ils ne comptent pas.
lundi, septembre 24, 2018
Le bonheur de mal penser
Polony-Quatrepoint : que leur volonté soit faite ! Un livre pour nous "delivrer du bien"
************
À noter que les féministes militantes sont statistiquement lesbiennes à 37% : « Déléguer la réflexion sur les rapports hommes-femmes essentiellement à des lesbiennes, c’est un peu comme confier la critique gastronomique à des anorexiques ou à des vegans [c'est d'ailleurs ce qui est en train de se passer, comme quoi notre époque est folle], cela détermine légèrement le propos. » (le jeu, dans ce livre, est d’essayer de déterminer ce qui a été écrit plutôt par Polony, ou plutôt par Quatrepoint — ici, c’est assez manifeste…). Les analyses détaillées de l’affaire Sauvage, de son exploitation et de sa déclinaison en produits dérivés sont d’une précision clinique. Comment, vous n’avez pas votre mug « Sauvage » ? Cessez en tout cas de vous parfumer chez Guerlain, l’héritier dit sur les « nègres » des choses affreuses-affreuses-affreuses.
[…]
Au tout début de mon western préféré, la Horde sauvage, une petite ville est soumise au militantisme de la South Texas Temperance Union, qui prône le régime sec. Grâce au ciel et au scénario mal-pensant de Sam Peckinpah, ces imbéciles tempérants, pris au milieu d’une attaque de banque, se font tous transpercer de balles de calibres divers : ainsi finissent les gens vertueux, qui comme le disent très bien Polony et Quatrepoint, sont des anti-humanistes. À force de faire dans l’anti-spécisme, ils parviennent peu à peu à déshumaniser l’humanité — parce que rien de grand, jamais, n’est sorti du conformisme et de l’absence de désir que prônent tous ces crétins dangereux.
************
Je n'ai aucune admiration pour les chevènementistes dans le genre Polony. D'ailleurs, qui se souvient de Chevènement ? Pour les jeunes, j'explique : Jean-Pierre Chevènement est un homme politique français du XXème siècle qui a toujours eu raison avec vingt ans de retard. Il prône toujours la politique qu'il aurait du faire vingt vingt avant, mais, vingt ans avant, justement, il faisait toujours la politique qu'il n'aurait pas du faire et qu'il reproche vingt ans plus tard. Bref, un abruti de première grandeur, mais avec un certain talent de plume. Et, comme quoi il ya parfois une justice, il a complètement raté sa vie politique.
Ah, petite précision utile : Chevènement était et reste socialiste. Comme ce sont le socialisme, ses formes dégradées et ses conséquences qui nous mènent dans le mur, il est logique que les chevènementistes racontent n'importe quoi et ne comprennent pas vraiment ce qui se passe.
Mais, il leur arrive de dire des choses marrantes.
************
À noter que les féministes militantes sont statistiquement lesbiennes à 37% : « Déléguer la réflexion sur les rapports hommes-femmes essentiellement à des lesbiennes, c’est un peu comme confier la critique gastronomique à des anorexiques ou à des vegans [c'est d'ailleurs ce qui est en train de se passer, comme quoi notre époque est folle], cela détermine légèrement le propos. » (le jeu, dans ce livre, est d’essayer de déterminer ce qui a été écrit plutôt par Polony, ou plutôt par Quatrepoint — ici, c’est assez manifeste…). Les analyses détaillées de l’affaire Sauvage, de son exploitation et de sa déclinaison en produits dérivés sont d’une précision clinique. Comment, vous n’avez pas votre mug « Sauvage » ? Cessez en tout cas de vous parfumer chez Guerlain, l’héritier dit sur les « nègres » des choses affreuses-affreuses-affreuses.
[…]
Au tout début de mon western préféré, la Horde sauvage, une petite ville est soumise au militantisme de la South Texas Temperance Union, qui prône le régime sec. Grâce au ciel et au scénario mal-pensant de Sam Peckinpah, ces imbéciles tempérants, pris au milieu d’une attaque de banque, se font tous transpercer de balles de calibres divers : ainsi finissent les gens vertueux, qui comme le disent très bien Polony et Quatrepoint, sont des anti-humanistes. À force de faire dans l’anti-spécisme, ils parviennent peu à peu à déshumaniser l’humanité — parce que rien de grand, jamais, n’est sorti du conformisme et de l’absence de désir que prônent tous ces crétins dangereux.
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Je n'ai aucune admiration pour les chevènementistes dans le genre Polony. D'ailleurs, qui se souvient de Chevènement ? Pour les jeunes, j'explique : Jean-Pierre Chevènement est un homme politique français du XXème siècle qui a toujours eu raison avec vingt ans de retard. Il prône toujours la politique qu'il aurait du faire vingt vingt avant, mais, vingt ans avant, justement, il faisait toujours la politique qu'il n'aurait pas du faire et qu'il reproche vingt ans plus tard. Bref, un abruti de première grandeur, mais avec un certain talent de plume. Et, comme quoi il ya parfois une justice, il a complètement raté sa vie politique.
Ah, petite précision utile : Chevènement était et reste socialiste. Comme ce sont le socialisme, ses formes dégradées et ses conséquences qui nous mènent dans le mur, il est logique que les chevènementistes racontent n'importe quoi et ne comprennent pas vraiment ce qui se passe.
Mais, il leur arrive de dire des choses marrantes.
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vendredi, septembre 21, 2018
Psychiatrisation de l'opposant : ah, cette nostalgie des soviets ...
L’expertise psychologique ordonnée contre Marine Le Pen est-elle obligatoire ?
****************
Même son de cloche chez l'ancien avocat du PCF :
EXPERTISE PSYCHIATRIQUE DE MARINE LE PEN : LA FARCE CONTINUE.
****************
La dérive totalitaire molle à l'oeuvre depuis quarante ans, par mépris du peuple, est une honte pour la France. Mais quoi ? Cette dérive des partis du Système est bien connue, identifiée, publiée et les Français continuent à voter pour eux.
Quand on a plus peur du changement que du déclin, on finit par avoir les tyrans qu'on mérite (conversation très éclairante il y a quelques jours avec un électeur, réticent mais trouillard, de Macron). La liberté a un prix et, si ce prix est de voter Marine Le Pen pour éviter Emmanuel Macron, hé bien, qu'il en soit ainsi. Quand on refuse de le payer, il est normal qu'on reste dans les chaines.
Erratum :
Il semble que l'expertise psychiatrique est bien obligatoire dans le cadre de l'article utilisé contre Marine Le Pen. Mais cela rend le problème encore pire : l'article en question est fait pour être utilisé contre les délinquants sexuels !
Marine Le Pen peut-elle avoir confiance en la justice de son pays ?
Heureusement que la justice française a perdu toute crédibilité depuis longtemps et que nous savons que les juges sont pourris, abrutis et partiaux, sinon nous aurions été amèrement déçus.
****************
Après avoir mis en examen Marine Le Pen pour avoir dénoncé, dans un tweet, une photo montrant les atrocités de Daech, le juge d’instruction de Versailles vient d’ordonner une expertise psychiatrique à la demande du parquet.
Cette décision n’a pas manqué de susciter une intense polémique dans la presse et sur les réseaux sociaux. À juste titre.
Non seulement le choix du parquet, censé représenter la société, de poursuivre une représentante politique légitimement élue, pour avoir dénoncé les atrocités de l’État islamique, apparaît plus que contestable et relever d’une incroyable partialité idéologique.
Mais cette ordonnance donne à cette procédure un caractère totalitaire et soviétique rappelant la triste époque de la psychiatrisation des opposants au point que même Jean-Luc Mélenchon s’en est ému.
À décharge, certains journalistes s’érigeant en juristes se sont empressés de faire valoir que le juge était tenu d’ordonner une telle expertise en vertu des dispositions de l’article 706-47 qui prévoit, de manière précise, les infractions pour lesquelles celle-ci est ordonnée et que, par conséquent, elle était automatique.
Sauf que cette mesure ne constitue en rien une obligation dont l’omission constituerait une faute du juge et même une cause de nullité.
C’est ce qu’a jugé la Cour de cassation dans un arrêt récent du 24 août 2016.
Dans cette affaire, l’avocat du mis en examen avait formé un pourvoi à l’encontre de l’arrêt de la chambre d’instruction qui s’était prononcée sur le profil psychologique de son client sans avoir, au préalable, ordonné une mesure d’expertise confiée à un médecin ou psychologue.
Dans cette procédure, aucune expertise psychiatrique ou psychologique concernant monsieur X n’avait été ordonnée.
La chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté le pourvoi en rappelant qu’aucune disposition du Code de procédure pénale ne faisait obligation au juge d’instruction d’ordonner, dans le cadre d’une information ouverte en matière criminelle, une expertise psychiatrique ou psychologique. Cela est encore plus évident, donc, en matière délictuelle.
Par conséquent, le choix de la juge d’instruction madame Carole Booster d’ordonner, à la suite d’une demande du parquet, une telle expertise apparaît comme un choix inutile et humiliant à l’encontre d’une responsable politique parfaitement consciente de ses actes et de ses propos et qui relèvent, en tout état de cause, d’un débat d’intérêt général au sens de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme. Un pas supplémentaire vers le totalitarisme vient d’être franchi. Aucun juriste digne de ce nom (quelle que soit son appartenance politique) ne peut cautionner une telle dérive.
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Même son de cloche chez l'ancien avocat du PCF :
EXPERTISE PSYCHIATRIQUE DE MARINE LE PEN : LA FARCE CONTINUE.
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Il existe donc en Europe un pays, où le premier parti d’opposition, après s’être fait saisir ses ressources légales, voit sa présidente convoquée pour subir une expertise psychiatrique judiciaire. Non ? C’est dans la Russie de Poutine ça ? Dans la Hongrie de Orban ? En Autriche ? En un mot dans les pays où les lépreux ont mal voté ?
Non non, il s’agit bien de la France où se multiplient les exemples qui donnent à penser qu’une partie de la magistrature a décidé de veiller à protection du pouvoir en place et à apporter sa pierre à la lutte contre la bête immonde.
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Toute cette histoire sent le bon vieux procès politique, à commencer par l'accusation qui confond délibérément « dénoncer le terrorisme » et « faire l'apologie du terrorisme ». On remarquera, comme d'habitude, le rôle de gardes-chiourme des journalistes.Non non, il s’agit bien de la France où se multiplient les exemples qui donnent à penser qu’une partie de la magistrature a décidé de veiller à protection du pouvoir en place et à apporter sa pierre à la lutte contre la bête immonde.
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La dérive totalitaire molle à l'oeuvre depuis quarante ans, par mépris du peuple, est une honte pour la France. Mais quoi ? Cette dérive des partis du Système est bien connue, identifiée, publiée et les Français continuent à voter pour eux.
Quand on a plus peur du changement que du déclin, on finit par avoir les tyrans qu'on mérite (conversation très éclairante il y a quelques jours avec un électeur, réticent mais trouillard, de Macron). La liberté a un prix et, si ce prix est de voter Marine Le Pen pour éviter Emmanuel Macron, hé bien, qu'il en soit ainsi. Quand on refuse de le payer, il est normal qu'on reste dans les chaines.
Erratum :
Il semble que l'expertise psychiatrique est bien obligatoire dans le cadre de l'article utilisé contre Marine Le Pen. Mais cela rend le problème encore pire : l'article en question est fait pour être utilisé contre les délinquants sexuels !
Marine Le Pen peut-elle avoir confiance en la justice de son pays ?
Heureusement que la justice française a perdu toute crédibilité depuis longtemps et que nous savons que les juges sont pourris, abrutis et partiaux, sinon nous aurions été amèrement déçus.
jeudi, septembre 20, 2018
Une irresponsabilité sidérante
Journées parlementaires LR : pourquoi la droite se prend les pieds dans le problème de l’immigration
**************
L’éthique de la conviction est abstraite et ... irresponsable.
On est assez sidéré, par exemple, de l’effondrement de la pensée théologique chez le pape François par rapport à ses prédécesseurs sur le trône de Saint Pierre. Ni les évangiles ni la tradition de l’Eglise catholique ne plaident pour un « accueil inconditionnel ».
La charité est exigeante et réaliste. Dans la pensée de l’Eglise, l’accueil de l’étranger n’est pas un impératif catégorique : il est une injonction morale à confronter à la situation réelle dans laquelle on vit. Si je suis père de famille, la pensée de l’Eglise m’interdit de mettre en danger, même au nom de l’accueil des étrangers, ce que je dois à mes enfants. Si je suis professeur de lycée en charge d’un certain nombre d’enfants de réfugiés, j’ai le droit, et même le devoir, de m’opposer à mon proviseur qui voudrait accueillir toujours plus de migrants dans la mesure où cet afflux m’empêcherait de mener à bien le travail d’éducation des enfants étrangers dont je m’occupe déjà ...
La « droite d’en haut » se complait à écouter quelques évêques coupés des réalités sociales de leurs diocèses ; une partie du clergé a abandonné - sous l’influence de François et par absence de formation intellectuelle appropriée - tout discours réaliste sur l’immigration. On aboutit, globalement, à une situation où la position en fait immorale - l’accueil illimité, impossible à réaliser - est présentée comme la seule à être éthique; et la position morale, celle d’un accueil proportionné aux moyens de la société, est ridiculisée.
[…]
Il faudrait que les dirigeants de droite cessent de croire que la gauche a toujours culturellement raison. Il est urgent de casser avec la bonne conscience libérale de beaucoup de responsables européens. IL est urgent de casser avec la bonne conscience libérale de beaucoup de responsables européens. Il faudrait que la droite soit elle-même, qu’elle soit de droite, tout simplement, c’est-à-dire respectueuse des réalités, à l’écoute de la France périphérique. Il faudrait que la droite se rappelle sa vocation : préserver l’héritage de cinquante générations de Français, d’origines très différentes mais progressivement rassemblés par un projet politique ambitieux, généreux, universaliste, assimilateur.
Nous autres Français sommes fondamentalement les enfants de Rome : nous savons prendre les individus de partout pour en faire des citoyens, des hommes libres. Il faudrait que la droite croie dans la France, tout simplement, et travaille, humblement, pour les cinquante générations à venir de Français.
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L’éthique de la conviction est abstraite et ... irresponsable.
On est assez sidéré, par exemple, de l’effondrement de la pensée théologique chez le pape François par rapport à ses prédécesseurs sur le trône de Saint Pierre. Ni les évangiles ni la tradition de l’Eglise catholique ne plaident pour un « accueil inconditionnel ».
La charité est exigeante et réaliste. Dans la pensée de l’Eglise, l’accueil de l’étranger n’est pas un impératif catégorique : il est une injonction morale à confronter à la situation réelle dans laquelle on vit. Si je suis père de famille, la pensée de l’Eglise m’interdit de mettre en danger, même au nom de l’accueil des étrangers, ce que je dois à mes enfants. Si je suis professeur de lycée en charge d’un certain nombre d’enfants de réfugiés, j’ai le droit, et même le devoir, de m’opposer à mon proviseur qui voudrait accueillir toujours plus de migrants dans la mesure où cet afflux m’empêcherait de mener à bien le travail d’éducation des enfants étrangers dont je m’occupe déjà ...
La « droite d’en haut » se complait à écouter quelques évêques coupés des réalités sociales de leurs diocèses ; une partie du clergé a abandonné - sous l’influence de François et par absence de formation intellectuelle appropriée - tout discours réaliste sur l’immigration. On aboutit, globalement, à une situation où la position en fait immorale - l’accueil illimité, impossible à réaliser - est présentée comme la seule à être éthique; et la position morale, celle d’un accueil proportionné aux moyens de la société, est ridiculisée.
[…]
Il faudrait que les dirigeants de droite cessent de croire que la gauche a toujours culturellement raison. Il est urgent de casser avec la bonne conscience libérale de beaucoup de responsables européens. IL est urgent de casser avec la bonne conscience libérale de beaucoup de responsables européens. Il faudrait que la droite soit elle-même, qu’elle soit de droite, tout simplement, c’est-à-dire respectueuse des réalités, à l’écoute de la France périphérique. Il faudrait que la droite se rappelle sa vocation : préserver l’héritage de cinquante générations de Français, d’origines très différentes mais progressivement rassemblés par un projet politique ambitieux, généreux, universaliste, assimilateur.
Nous autres Français sommes fondamentalement les enfants de Rome : nous savons prendre les individus de partout pour en faire des citoyens, des hommes libres. Il faudrait que la droite croie dans la France, tout simplement, et travaille, humblement, pour les cinquante générations à venir de Français.
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