Un mot de Serge Galam : «c'est la capacité à affirmer des choses infondées qui est la clef de la victoire dans le débat public et médiatique bien plus qu'une attitude mesurée fondée sur des faits précis et vérifiables»
Je ne pense pas trahir Serge Galam en vous citant un extrait de notre correspondance :
La parution du livre « choc » de Sylvester Huet « L'imposteur c'est lui ! », ne semble pas avoir ramené l'opinion publique à la raison climatique. Il est cependant remarquable que ce soit un journaliste qui joue les Zorros pour défendre l'honneur bafoué des gentils climato-alarmistes maltraités par le méchant" Allègre.
Je profite donc de ce calme relatif pour vous annoncer la parution prochaine d'un article scientifique qui me tient particulièrement à coeur car il s'agit de ma première contribution « spécialisée » à la question climatique, du point de vue des mécanismes qui régissent la dynamique de l'opinion publique qui lui est associée.
C'est un article de sociophysique, basé sur un modèle, et bien sûr, ayant critiqué depuis longtemps, la confusion entretenue par les climato-alarmistes entre la réalité et leurs modèles, je ne pécherai pas de la même façon. Je précise donc bien que mes conclusions sont obtenues à partir d'une modélisation de la dynamique d'opinion prolongeant une série de travaux que j'effectue depuis maintenant plusieurs décennies. S'ils éclairent la réalité, ils ne sont pas la
réalité.
Une fois, cette mise en perspective affirmée, j'en viens au contenu de cet article, qui je dois dire me perturbe. C'est l'intérêt, entre autre, d'une mise en équations d'un problème complexe, que de parfois produire des résultats non seulement contre-intuitifs, mais qui peuvent même être surprenants et dérangeants. J'avoue ne pas trop savoir ce qu'il faut en conclure et surtout quoi en faire à ce stade.
Ce travail repose sur une étude comparative de trois débats publics qui ont chacun fait appel à des données scientifiques incomplètes, en l'occurrence, le réchauffement climatique, la théorie de l'évolution et la pandémie de grippe A. Il semblerait que dans de tels cas, c'est la capacité à affirmer des choses infondées qui soient la clef de la victoire dans le débat public et médiatique bien plus qu'une attitude mesurée fondée sur des faits précis et vérifiables.
Je suis en train de lire l'article de Serge. Je n'ai pas d'avis pour l'instant. Cependant, la phrase qui sert de titre à ce billet a été écrite sous une forme plus littéraire par Luc Ferry, ayant en tête Allègre et Hulot : «Quand un scientifique et un charlatan débattent à la télévision, c'est le charlatan qui gagne.»
Ce se comprend d'ailleurs aisément au niveau individuel : le discours scientifique authentique est cerné d'hypothèses, de caveats, de domaines de validité, d'incertitudes, il est fatigant intellectuellement (l'effort) et psychologiquement (le doute). A contrario, le discours du charlatan est affirmatif, net, sans nuances.
Cependant, comment passe-t-on de l'individu à l'opinion collective, sachant que tous les individus ne sont pas des pigeons comme les aiment les Hulot ?
Serge s'occupe plus de la proportion entre les inflexibles (ceux qui ne changeront pas d'avis quoiqu'il arrive) et les indécis et des mécanismes d'interaction, dans un modèle itératif de débat.
Il montre que, pour emporter l'opinion publique, il vaut mieux augmenter le nombre des inflexibles, plutôt que de convaincre les indécis.
vendredi, avril 30, 2010
Burqa : une loi pour de mauvaises raisons
La burqa dans un article du Figaro :
«Le gouvernement a bien veillé à ne pas rejeter le niqab au nom de la laïcité». Déjà, ça démarre mal : pourquoi ne pas invoquer le laïcité ? C'est une coutume bien française qui était fort bienvenue dans ce cas.
«Le gouvernement n'a pas souhaité clarifier plus avant les bases de l'interdiction, qui repose implicitement sur la dignité» Phrase consternante, le gouvernement a honte de défendre la dignité.
«De toute façon, le Conseil d'État n'a trouvé aucun motif qui permette, selon lui, l'interdiction totale. Donc nous ne sommes pas étendus sur les fondements». Ils se foutent vraiment du monde.
«La dignité est le seul fondement valable. Mais ce n'est pas gagné, croit-on à Matignon, car cette notion n'est pas définie dans la Constitution» Là c'est trop : le fondement de l'interdiction de la burqa est l'insulte faite à ceux qui la voient.
«Le gouvernement a bien veillé à ne pas rejeter le niqab au nom de la laïcité». Déjà, ça démarre mal : pourquoi ne pas invoquer le laïcité ? C'est une coutume bien française qui était fort bienvenue dans ce cas.
«Le gouvernement n'a pas souhaité clarifier plus avant les bases de l'interdiction, qui repose implicitement sur la dignité» Phrase consternante, le gouvernement a honte de défendre la dignité.
«De toute façon, le Conseil d'État n'a trouvé aucun motif qui permette, selon lui, l'interdiction totale. Donc nous ne sommes pas étendus sur les fondements». Ils se foutent vraiment du monde.
«La dignité est le seul fondement valable. Mais ce n'est pas gagné, croit-on à Matignon, car cette notion n'est pas définie dans la Constitution» Là c'est trop : le fondement de l'interdiction de la burqa est l'insulte faite à ceux qui la voient.
mercredi, avril 28, 2010
Banqueroute des Etats surdendettés : y a-t-il une solution ?
Y a-t-il une solution évitant la banqueroute des Etats surendettés ?
Oui, cette solution s'appelle la croissance. Comment avoir de la croissance ? Non pas en la décrétant de manière ridicule comme un certain nabot présidentiel français monté sur son tabouret.
Non, pour avoir de la croissance, la recette est connue : il faut la provoquer, en l'attirant, en la séduisant.
La technique de séduction a déjà été expérimentée avec succès : elle s'appelle le libéralisme. Et en plus, la France a une grande chance : parmi tous les outils libéraux pour établir une croissance saine, il en est un qui s'appelle la retraite par capitalisation. Ca tombe bien, à la veille du débat sur les retraites.
Bien sûr, la transition de la répartition vers la capitalisation est délicate, mais si nos zhommes politiques vivent dans un luxe digne des grands courtisans versaillais d'Ancien Régime, c'est à cause de leurs aptitudes exceptionnelles, non ?
Alors, ça ne devrait pas leur poser de problème.
Oui, cette solution s'appelle la croissance. Comment avoir de la croissance ? Non pas en la décrétant de manière ridicule comme un certain nabot présidentiel français monté sur son tabouret.
Non, pour avoir de la croissance, la recette est connue : il faut la provoquer, en l'attirant, en la séduisant.
La technique de séduction a déjà été expérimentée avec succès : elle s'appelle le libéralisme. Et en plus, la France a une grande chance : parmi tous les outils libéraux pour établir une croissance saine, il en est un qui s'appelle la retraite par capitalisation. Ca tombe bien, à la veille du débat sur les retraites.
Bien sûr, la transition de la répartition vers la capitalisation est délicate, mais si nos zhommes politiques vivent dans un luxe digne des grands courtisans versaillais d'Ancien Régime, c'est à cause de leurs aptitudes exceptionnelles, non ?
Alors, ça ne devrait pas leur poser de problème.
Banqueroute des Etats surdendettés : je l'avais bien dit
Necker ou Turgot ?
La malédiction des gouvernements sans principes
Il s'agit surtout de me vanter, ça fait du bien !
La malédiction des gouvernements sans principes
Il s'agit surtout de me vanter, ça fait du bien !
L'écroulement du modèle européen
Ne nous méprenons pas : l'écroulement de la Grèce auquel nous assistons actuellement est celui du modèle européen, qui, pour certains aspects, s'étend jusqu'aux Etats-Unis.
Simplement, suivant les particularités de chaque pays, cet écroulement est plus ou moins proche. Il se trouve qu'il faut bien commencer par quelqu'un et que ce quelqu'un, c'est la Grèce. Il n'empêche : les autres suivront.
L'écroulement du modèle socio-économique européen
Le modèle socio-économique européen est fait d'un Etat-providence tentaculaire et envahissant, l'Etat-mamma, d'une économie organisée pour les vieux (1) et d'une démographie en berne. Les phénomènes sont liés : l'Etat providence n'est pas victime d'un phénomène exogène de démographie déclinante, c'est lui qui la provoque en infantilisant les citoyens.
Nous sommes à la conjonction de trois phénomènes qui s'entremêlent. Je ne sais pas quelle est la cause et quel est l'effet, mais je sais qu'il se renforcent l'un lautre.
> une mentalité d'après-guerre, maternaliste et féministe, qui pense les citoyens comme des enfants, qui répugne aux conflits, aux décisions difficiles, aux sacrifices, aux avis tranchés. Une telle pensée est idiote : la vie est conflictuelle, c'est ainsi. Ca ne sert à rien de le nier, il faut avoir l'intelligence de faire avec. Cela signifie : la politique plutôt que la morale, le débat plutôt que le consensus, la parole, même grossière, plutôt que la censure, le combat plutôt que la soumission, la réalité imparfaite plutôt que l'utopie.
> Un Etat-mamma qui soulage les citoyens de leurs responsabilités et les enfonce dans la puérilité. Un tel monde, protégé de tout, et pourquoi pas, de la mort, est un fantasme privé de réalité. C'est profondément con (en plus d'être immoral) : les adultes doivent se comporter comme des adultes et ne compter que sur eux-mêmes. Le refuge dans l'irréel que suscite l'assistanat généralisé aboutit au comble de l'irresponsabilité : vivre depuis trente ans à crédit.
> une démographie qui s'écroule. C'est cohérent avec le reste : les enfants-citoyens, trop narcissiques, comme tous les enfants, n'ont pas envie de faire des enfants, ils n'ont pas assez le sens des responsabilités. On notera qu'une fois que l'éducation à la responsabilité a été ratée, l'irresponsabilité se poursuit tout au long de la vie, c'est ainsi qu'on voit la génération des soixante-huitards spolier sans hésitation leurs (rares) enfants.
L'écroulement du modèle politique européen
Le modèle politique est cohérent avec le modèle socio-économique. Puisque les citoyens sont des enfants, on leur demande leur avis en permanence, c'est l'hyperdémocratie, pour leur faire plaisir, mais on n'en tient aucun compte, c'est la non-représentativité.
L'instrument de cette non-représentativité est le chartisme : les élites signent des chartes internationales qui étouffent la latitude de décisions des enfants-citoyens. Dernier exemple en date : la fessée. Peu importe que les Français soient pour ou contre la fessée, la France a signé une charte des droits de l'enfant, supérieure aux lois nationales, qui finira par imposer l'interdiction de la fessée. Et ainsi du reste. La bureaucratie européenne est le chef d'oeuvre du chartisme. Par exemple, l'invasion migratoire et le multiculturalisme inquiétent les Français ? Ca n'a aucune importance : la France a signé des textes qui l'empêchent d'agir contre efficacement.
Nous vivons donc dans une hyper-démocratie non-représentative. C'est un système particulièrement hypocrite, son penchant vers l'oligarchie est évident. Le coup de génie du système actuel est d'avoir suffisamment étendu l'ologarchie pour que ceux qui voudraient protester rencontrent une opposition assez nombreuse pour les étouffer. Partager le pouvoir entre mille, ça rapporte plus, mais partager le pouvoir entre cent mille, ça dure plus longtemps (2). Ca entretient une dictature molle et diffuse qu'il est bien plus difficile de combattre qu'une vraie dictature.
On remarquera que la seule tendance politique qui est combattue et pourchassée, forcée aux catacombes, est le conservatisme. L'ancien monde était bien plus viril, c'est insupportable.
Il est tout à fait logique que ce système néfaste soit tué par une crise financière : l'argent a peut-être beaucoup d'inconvénients, mais il a un avantage, il n'est pas sensible au baratin. Un sou est un sou et la loi des intérêts composés est la même partout dans le monde. Tous les boniments, les embrassades, les bisounourseries ne peuvent rien contre ce petit fait : quand on dépense constamment plus qu'on gagne, ça finit mal.
Bien sûr, la solution est connue, elle s'appelle le libéralisme et un peu de conservatisme.
***************
(1) : hé oui, retraite précoce, prix de l'immobilier élevés et inflation faible : c'est une économie organisée pour les vieux. Signe qui ne trompe pas : les retraités sont la tranche d'âge en France où il y a la proportion de pauvres la plus faible.
(2) : c'est une estimation à la va vite, mais je pense que si on fait le compte de ceux qui perpétuent activement ce système mauvais et empêchent toute réforme, entre les journalistes, les politiciens, les syndicalistes et les activistes de toutes sortes, on est dans cet ordre de grandeur. Bien sûr, les troupes sont plus nombreuses, mais pas ceux qui donnent le mouvement.
Simplement, suivant les particularités de chaque pays, cet écroulement est plus ou moins proche. Il se trouve qu'il faut bien commencer par quelqu'un et que ce quelqu'un, c'est la Grèce. Il n'empêche : les autres suivront.
L'écroulement du modèle socio-économique européen
Le modèle socio-économique européen est fait d'un Etat-providence tentaculaire et envahissant, l'Etat-mamma, d'une économie organisée pour les vieux (1) et d'une démographie en berne. Les phénomènes sont liés : l'Etat providence n'est pas victime d'un phénomène exogène de démographie déclinante, c'est lui qui la provoque en infantilisant les citoyens.
Nous sommes à la conjonction de trois phénomènes qui s'entremêlent. Je ne sais pas quelle est la cause et quel est l'effet, mais je sais qu'il se renforcent l'un lautre.
> une mentalité d'après-guerre, maternaliste et féministe, qui pense les citoyens comme des enfants, qui répugne aux conflits, aux décisions difficiles, aux sacrifices, aux avis tranchés. Une telle pensée est idiote : la vie est conflictuelle, c'est ainsi. Ca ne sert à rien de le nier, il faut avoir l'intelligence de faire avec. Cela signifie : la politique plutôt que la morale, le débat plutôt que le consensus, la parole, même grossière, plutôt que la censure, le combat plutôt que la soumission, la réalité imparfaite plutôt que l'utopie.
> Un Etat-mamma qui soulage les citoyens de leurs responsabilités et les enfonce dans la puérilité. Un tel monde, protégé de tout, et pourquoi pas, de la mort, est un fantasme privé de réalité. C'est profondément con (en plus d'être immoral) : les adultes doivent se comporter comme des adultes et ne compter que sur eux-mêmes. Le refuge dans l'irréel que suscite l'assistanat généralisé aboutit au comble de l'irresponsabilité : vivre depuis trente ans à crédit.
> une démographie qui s'écroule. C'est cohérent avec le reste : les enfants-citoyens, trop narcissiques, comme tous les enfants, n'ont pas envie de faire des enfants, ils n'ont pas assez le sens des responsabilités. On notera qu'une fois que l'éducation à la responsabilité a été ratée, l'irresponsabilité se poursuit tout au long de la vie, c'est ainsi qu'on voit la génération des soixante-huitards spolier sans hésitation leurs (rares) enfants.
L'écroulement du modèle politique européen
Le modèle politique est cohérent avec le modèle socio-économique. Puisque les citoyens sont des enfants, on leur demande leur avis en permanence, c'est l'hyperdémocratie, pour leur faire plaisir, mais on n'en tient aucun compte, c'est la non-représentativité.
L'instrument de cette non-représentativité est le chartisme : les élites signent des chartes internationales qui étouffent la latitude de décisions des enfants-citoyens. Dernier exemple en date : la fessée. Peu importe que les Français soient pour ou contre la fessée, la France a signé une charte des droits de l'enfant, supérieure aux lois nationales, qui finira par imposer l'interdiction de la fessée. Et ainsi du reste. La bureaucratie européenne est le chef d'oeuvre du chartisme. Par exemple, l'invasion migratoire et le multiculturalisme inquiétent les Français ? Ca n'a aucune importance : la France a signé des textes qui l'empêchent d'agir contre efficacement.
Nous vivons donc dans une hyper-démocratie non-représentative. C'est un système particulièrement hypocrite, son penchant vers l'oligarchie est évident. Le coup de génie du système actuel est d'avoir suffisamment étendu l'ologarchie pour que ceux qui voudraient protester rencontrent une opposition assez nombreuse pour les étouffer. Partager le pouvoir entre mille, ça rapporte plus, mais partager le pouvoir entre cent mille, ça dure plus longtemps (2). Ca entretient une dictature molle et diffuse qu'il est bien plus difficile de combattre qu'une vraie dictature.
On remarquera que la seule tendance politique qui est combattue et pourchassée, forcée aux catacombes, est le conservatisme. L'ancien monde était bien plus viril, c'est insupportable.
Il est tout à fait logique que ce système néfaste soit tué par une crise financière : l'argent a peut-être beaucoup d'inconvénients, mais il a un avantage, il n'est pas sensible au baratin. Un sou est un sou et la loi des intérêts composés est la même partout dans le monde. Tous les boniments, les embrassades, les bisounourseries ne peuvent rien contre ce petit fait : quand on dépense constamment plus qu'on gagne, ça finit mal.
Bien sûr, la solution est connue, elle s'appelle le libéralisme et un peu de conservatisme.
***************
(1) : hé oui, retraite précoce, prix de l'immobilier élevés et inflation faible : c'est une économie organisée pour les vieux. Signe qui ne trompe pas : les retraités sont la tranche d'âge en France où il y a la proportion de pauvres la plus faible.
(2) : c'est une estimation à la va vite, mais je pense que si on fait le compte de ceux qui perpétuent activement ce système mauvais et empêchent toute réforme, entre les journalistes, les politiciens, les syndicalistes et les activistes de toutes sortes, on est dans cet ordre de grandeur. Bien sûr, les troupes sont plus nombreuses, mais pas ceux qui donnent le mouvement.
lundi, avril 26, 2010
dimanche, avril 25, 2010
Le mythe climatique (B. Rittaud)
Ce livre d'un mathématicien complète utilement L'homme est-il responsable du réchauffement climatique ?Dans son introduction, pour montrer que le consensus en sciences ne prouve rien («Tant de gens si éminents peuvent-ils se tromper ?» Sans hésiter, oui), Benoit Rittaud ressuscite un exemple que j'avais oublié. J'avais en tête l'asepsie, l'eugénisme, la dérive des continents.
Benoit Rittaud sort du placard les canaux martiens. L'exemple est très bien choisi : une théorie alléchante, des gens convaincus, un précurseur de Nicolas Hulot, Camille Flammarion, un précurseur d'Al Gore, Lowell.
Fidèle à sa spécialité d'origine, il prouve la fausseté de deux affirmations fortes des réchauffistes :
> Les affirmations du GIEC «Il y a X % de chances que ...» n'ont aucune valeur prédictive : elles résultent indirectement d'un vote des membres du GIEC, non d'une étude probabiliste. Elles montrent ce que les membres du GIEC pensent, pas la probabilité qu'il arrive telle ou telle chose.
> la thèse, très proche du stupide principe de précaution, «dans l'incertitude, réduisons tout de même nos émissions de CO2, ça ne peut pas faire de mal», repose sur une approche probabiliste biaisée. On suppose qu'on maitrise suffisamment les mécanismes climatiques d'un coté et les mécanisme politico-économiques de l'autre, pour savoir qu'une réduction des émissions de CO2 a plus d'avantages que d'inconvénients. Or, c'est justement ce que l'on ne sait pas.
De plus, c'est lâcher la proie pour l'ombre, car on sait que les coûts d'une réduction des émissions de CO2 sont exorbitants, alors que les gains sont tout à fait hypothétiques. Même dans une approche probabiliste, les réchauffistes sont aveugles ou malhonnêtes.
Evidemment, il en passe aussi par la capacité prédictive totalement inexistante des modèles climatiques informatiques. L'argument vous est connu.
Une partie très intéressante concerne les forces et les faiblesses de la notion de température globale, qui n'a rien de l'évidence qu'on nous présente.
Benoit Rittaud finit sur une note philosophique. Il remarque que les sciences dans l'enfance vivent en couple avec une pseudo-science : astronomie / astrologie, chimie / alchimie, physique / parapsychisme, algèbre / numérologie, médecine / «médecines parallèles» etc ...
La climatologie vit en couple avec la climatomancie, pseudo-science qui consiste à faire des prédictions basées sur le climat, c'est ainsi qu'on nous a prédit que le climat provoquerait des guerres, une augmentation du nombe de prostituées et de caries, de moustiques et de malaria.
C'est un signe de maturité d'une science de se détacher de sa pseudo-science soeur.
Pour l'instant, ce n'est pas le cas pour la climatologie. On a encore des raisons de douter que la climatologie soit une science. En effet, le célèbre critère de Popper, à savoir qu'une science doit être réfutable, n'est pas rempli par la climatologie.
L'exemple le plus flagrant de cette absence de réfutabilité réside dans les arguments glissants : on nous présente la courbe en crosse de hockey comme la preuve frappante du réchauffisme, celle-ci est invalidée, on nous explique alors que ce n'était qu'une preuve parmi d'autres et que le réchauffisme n'est pas remis en cause. Ensuite, on nous explique que les carottages de glace montrent que température et CO2 sont liés, malheureusement des études plus précises constatent que la température précède le C02, on nous explique alors qu'il faut chercher plus et qu'en attendant, le réchauffisme n'est pas invalidé. Puis, les fameux modèles numériques prédisent que la troposhère équatoriale se réchauffe, or on ne voit pas ce réchauffement, on nous explique donc que ce n'est qu'un détail et que le réchauffement n'est pas remis en cause. Et ainsi du reste.
A chaque fois qu'une preuve du réchauffement anthropique est invalidée, on nous explique qu'il s'agit d'un élément mineur et que la théorie globale n'est pas atteinte. Un tel comportement est la marque d'une foi, non d'une attitude scientifique.
En vérité, si le réchauffisme n'était que de la science, les réchauffistes auraient dit quelque chose comme «notre théorie déconne complètement, on va se remettre au travail».
Benoit Rittaud va encore plus loin : il pense que le réchauffisme est déjà à bout de course et se demande quelle pseudo-science va le remplacer.
Je pense qu'il va trop vite en besogne, mais on peut quand même jouer. La pseudo-science qui remplacera le réchauffisme aura les caractéristiques suivantes : elle fera peur, elle sera globale et elle proposera une solution à condition de faire des sacrifices. Des idées ?
Bref, un livre instructif assez facile à lire.
Ca sent le roussi pour le réchauffisme.
D'ailleurs, à part l'inénarrable trio infernal des journalistes réchauffistes Huet, Kempf, Foucart (1), qui sont cons à se taper la tête contre les murs, complété quelquefois de Jouzel et de Le Treut, proches de la malhonnêteté, tant leur parti-pris est flagrant, les réchauffistes montrent quand même quelques signes de flottement.
(1) : guère de doute qu'en 1950, ils auraient fait de bons staliniens : l'état d'esprit est identique.
Un petit sursis pour Pink Lady
Je vous avais parlé des déboires de Pink Lady.
Comme la piste de la Ferté est trop courte pour qu'elle puisse décoller, on pouvait considérer que l'administration l'avait tuée.
Jean Salis nous explique dans le dernier Fana, qu'il a intention de faire allonger la piste (si il pouvait en profiter pour la faire raboter ...)
Acceptons en, avec scepticisme, l'augure.
Comme la piste de la Ferté est trop courte pour qu'elle puisse décoller, on pouvait considérer que l'administration l'avait tuée.
Jean Salis nous explique dans le dernier Fana, qu'il a intention de faire allonger la piste (si il pouvait en profiter pour la faire raboter ...)
Acceptons en, avec scepticisme, l'augure.
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Un exemple de demi-habile : Caroline Fourest
En suivant le débat Zemmour Naullau Fourest, je me suis dit que je parlais souvent des demi-habiles et que, là, j'en voyais une à la télévision.
Elle a des religions une conception extrêmement grossière. Le spectre de la religion va du mysticisme à la politique, mais les choses sont étroitement mêlées, pensons à Port-Royal.
Elle a aussi une vision très sommaire des relations familiales et du patriarcat. Lorsqu'elle dit qu'une famille décomposée, mono-parentale (sous-entendu sans père), est une vraie famille, je peux témoigner tous les jours que c'est faux : une «famille» monoparentale n'est pas une famille car il lui manque l'équilibre et la complexité de la relation triangulaire. L'attaque de Zemmour sur le divorce des parents de Fourest était basse mais juste. Fourest méconnaît la richesse de la vie familiale.
Zemmour montre moins d'aplomb et a plus de mal à s'expliquer, ce qui est compréhensible pour une pensée plus complexe. Fourest a une pensée très adaptée à la télévision : claire, nette, ronflante mais creuse.
Elle a l'humanisme plein la bouche, et, comme beaucoup de ceux qui se proclament humanistes, elle conçoit un homme très particulier, sculpté pour lui convenir, qui n'a pas tous les mystères, les ombres et les lumières des vrais hommes.
Finalement, Caroline Fourest est épatante pour notre époque, bavarde et prétentieuse. Je crois que c'est ce qui me navre le plus.
Elle a des religions une conception extrêmement grossière. Le spectre de la religion va du mysticisme à la politique, mais les choses sont étroitement mêlées, pensons à Port-Royal.
Elle a aussi une vision très sommaire des relations familiales et du patriarcat. Lorsqu'elle dit qu'une famille décomposée, mono-parentale (sous-entendu sans père), est une vraie famille, je peux témoigner tous les jours que c'est faux : une «famille» monoparentale n'est pas une famille car il lui manque l'équilibre et la complexité de la relation triangulaire. L'attaque de Zemmour sur le divorce des parents de Fourest était basse mais juste. Fourest méconnaît la richesse de la vie familiale.
Zemmour montre moins d'aplomb et a plus de mal à s'expliquer, ce qui est compréhensible pour une pensée plus complexe. Fourest a une pensée très adaptée à la télévision : claire, nette, ronflante mais creuse.
Elle a l'humanisme plein la bouche, et, comme beaucoup de ceux qui se proclament humanistes, elle conçoit un homme très particulier, sculpté pour lui convenir, qui n'a pas tous les mystères, les ombres et les lumières des vrais hommes.
Finalement, Caroline Fourest est épatante pour notre époque, bavarde et prétentieuse. Je crois que c'est ce qui me navre le plus.
samedi, avril 24, 2010
«Le principe de précaution est un principe d'incohérence»
Je pense que l'inscription du principe de précaution dans notre constitution fait partie de ces quelques décisions mortelles pour un pays.
Vous croyez que j'exagère ?
Que dit le principe de précaution ? Que, face à un risque perçu mais non rationnellement mesuré, il faut faire quelque chose : agir sans savoir ... Comment a-t-on pu faire de ce principe fou un principe constitutionnel ?
Le principe de précaution attaque ce qui a fait le succès de l'Occident jusqu'à maintenant : la prise de risque rationnelle et la responsabilité assumée.
Le fait qu'il soit dans la constitution signifie que son poison va se diffuser dans toute la société.
«Le principe de précaution est un principe d'incohérence»
Vous croyez que j'exagère ?
Que dit le principe de précaution ? Que, face à un risque perçu mais non rationnellement mesuré, il faut faire quelque chose : agir sans savoir ... Comment a-t-on pu faire de ce principe fou un principe constitutionnel ?
Le principe de précaution attaque ce qui a fait le succès de l'Occident jusqu'à maintenant : la prise de risque rationnelle et la responsabilité assumée.
Le fait qu'il soit dans la constitution signifie que son poison va se diffuser dans toute la société.
«Le principe de précaution est un principe d'incohérence»
Remake : La burqa, surtout stigmatiser
Pas un mot à changer : La burqa, surtout stigmatiser
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burqa,
choc des civilisations,
petite guerre d'Algérie
La Grèce va faire défaut, et alors ?
La Grèce va faire défaut, c'est inscrit dans ses taux d'intérêts.
Le défaut de paiements est la forme étatique de la faillite.
Les salopards qui ont répété qu'«un Etat ne peut pas faire faillite», alors que ça arrive très régulièrement nous ont vraiment pris pour des cons. Passons.
Qu'est-ce que le défaut de paiement ?
C'est quand un Etat en déficit ne trouve plus de créanciers pour lui prêter de l'argent. A ce moment-là, il ne peut plus payer ce qu'il doit payer : les fournitures, les salaires des fonctionnaires, les subventions, les allocations, ses créances.
Il doit donc faire des choix : parmi tous ceux à qui je dois de l'argent, qui je choisis de ne pas payer en priorité ?
En général, tout le monde en prend pour son grade : les salaires des fonctionnaires sont diminués (on a vu jusqu'à un tiers), des allocations sont supprimées (1) et les créanciers sont spoliés.
La spoliation des créanciers s'appelle pudiquement «restructuration de la dette». L'Etat en défaut dit aux créanciers «Je vous dois 100, je ne vous rembourserai que 70. Et pas dans 10 ans comme prévu, mais dans 20 ans».
Le problème est le suivant : malgré les mesures d'urgence, un Etat en défaut reste en déficit, donc il doit trouver des créanciers, alors même qu'il vient de spolier ses anciens créanciers.
La seule manière d'y arriver est de prendre des mesures tellement drastiques que les créanciers n'aient aucun doute sur le fait qu'ils seront remboursés.
C'est là qu'intervient la FMI, à la fois comme prêteur et comme garant des mesures d'austérité.
Bon, après le défaut de la Grèce, que se passera-t-il ?
On passera au Portugal. Et à la France. Ca va être marrant de voir Strauss-Kahn, président du FMI, imposer à Nicolas Sarkozy ou à Martine Aubry les mesures d'austérité que nous refusons depuis quarante ans.
(1) : par exemple, en France, je supprime l'allocation parent isolé : un enfant, ça se fait à deux, ça s'élève à deux. Quand ce n'est pas le cas, cela résulte de choix personnels (pas obligatoirement du parent qui reste isolé, mais quoi ? On n'a qu'à mieux choisir avec qui on fait un enfant), ce n'est pas à la collectivité de payer pour des décisions personnelles idiotes et irresponsables (sauf éventuellement en cas de veuvage).
Le défaut de paiements est la forme étatique de la faillite.
Les salopards qui ont répété qu'«un Etat ne peut pas faire faillite», alors que ça arrive très régulièrement nous ont vraiment pris pour des cons. Passons.
Qu'est-ce que le défaut de paiement ?
C'est quand un Etat en déficit ne trouve plus de créanciers pour lui prêter de l'argent. A ce moment-là, il ne peut plus payer ce qu'il doit payer : les fournitures, les salaires des fonctionnaires, les subventions, les allocations, ses créances.
Il doit donc faire des choix : parmi tous ceux à qui je dois de l'argent, qui je choisis de ne pas payer en priorité ?
En général, tout le monde en prend pour son grade : les salaires des fonctionnaires sont diminués (on a vu jusqu'à un tiers), des allocations sont supprimées (1) et les créanciers sont spoliés.
La spoliation des créanciers s'appelle pudiquement «restructuration de la dette». L'Etat en défaut dit aux créanciers «Je vous dois 100, je ne vous rembourserai que 70. Et pas dans 10 ans comme prévu, mais dans 20 ans».
Le problème est le suivant : malgré les mesures d'urgence, un Etat en défaut reste en déficit, donc il doit trouver des créanciers, alors même qu'il vient de spolier ses anciens créanciers.
La seule manière d'y arriver est de prendre des mesures tellement drastiques que les créanciers n'aient aucun doute sur le fait qu'ils seront remboursés.
C'est là qu'intervient la FMI, à la fois comme prêteur et comme garant des mesures d'austérité.
Bon, après le défaut de la Grèce, que se passera-t-il ?
On passera au Portugal. Et à la France. Ca va être marrant de voir Strauss-Kahn, président du FMI, imposer à Nicolas Sarkozy ou à Martine Aubry les mesures d'austérité que nous refusons depuis quarante ans.
(1) : par exemple, en France, je supprime l'allocation parent isolé : un enfant, ça se fait à deux, ça s'élève à deux. Quand ce n'est pas le cas, cela résulte de choix personnels (pas obligatoirement du parent qui reste isolé, mais quoi ? On n'a qu'à mieux choisir avec qui on fait un enfant), ce n'est pas à la collectivité de payer pour des décisions personnelles idiotes et irresponsables (sauf éventuellement en cas de veuvage).
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jeudi, avril 22, 2010
Loi sur la burqa «inapplicable» ?
Ca y est, maintenant qu'il est possible que la burqa soit interdite en France, le chœur des bien-pensants nous explique qu'elle sera «inapplicable», dans l'espoir bien sûr qu'elle ne soit pas votée (à quoi ça sert de voter une loi inapplicable ?) ou pas appliquée.Pour le coup, ils se foutent vraiment de notre gueule (nous avons l'habitude) : rien n'est plus facile à repérer qu'une burqa et, quant à rédiger une contravention, il suffit de savoir lire et écrire, ce qui est, paraît-il, indispensable pour devenir policier.
Alors, inapplicable, la loi ?
Notez que , pour ma part, je faisais le raisonnement inverse : je trouve la loi tellement applicable que j'estime qu'une loi sur la burqa superflue, il suffit d'appliquer les lois existantes.
Mais, quand on est politicien et qu'on n'a pas de couilles, on vote des lois pour se donner du courage, comme le troufion boit du rhum avant l'assaut.
mercredi, avril 21, 2010
Il y en a marre des histoires de retraite
Il y en a marre des histoires de retraite.
Le problème est connu de puis trente ans. Les solutions aussi. Et ça discutaille, et ça discutaille. Dans l'attente d'un consensus qui, comme Godot, ne viendra jamais.
Pendant ce temps, le déficit s'aggrave, devient dramatique et fait courir à l'économie française un grand péril.
Sur tous les discours lus, sur toutes les tables rondes réunies, sur tous les rapports de prétendus sages publiés, sur toutes les concertations annoncées, procrastination, j'écris ton nom.
La solution ? La capitalisation matinée de répartition pour les plus démunis et les plus imprévoyants. C'est le seul système qui, par conception, est indépendant (ou presque) de la démographie.
Je signale, ce n'est pas la moindre ironie de ce théâtre de mensonges et d'à peu près idéologiques, que les fonctionnaires et les professions libérales sont les seuls à avoir doit à un fonds de pension. Vous avez dit «égalité» ?
S'y prendre si tard a plein d'inconvénients, mais un avantage : on peut s'enrichir de l'expérience des pays qui nous ont précédés.
Alors, on arrête de raconter des foutaises sur la «solidarité», qui dissimule, à peine, la spoliation des jeunes par les vieux et des salariés du privé par les fonctionnaires, et on le fait ?
Hélas, je ne vois partout chez nos politiciens que bêtise, paresse et lâcheté. CPEF. Nous boirons le calice jusqu'à la lie.
Le problème est connu de puis trente ans. Les solutions aussi. Et ça discutaille, et ça discutaille. Dans l'attente d'un consensus qui, comme Godot, ne viendra jamais.
Pendant ce temps, le déficit s'aggrave, devient dramatique et fait courir à l'économie française un grand péril.
Sur tous les discours lus, sur toutes les tables rondes réunies, sur tous les rapports de prétendus sages publiés, sur toutes les concertations annoncées, procrastination, j'écris ton nom.
La solution ? La capitalisation matinée de répartition pour les plus démunis et les plus imprévoyants. C'est le seul système qui, par conception, est indépendant (ou presque) de la démographie.
Je signale, ce n'est pas la moindre ironie de ce théâtre de mensonges et d'à peu près idéologiques, que les fonctionnaires et les professions libérales sont les seuls à avoir doit à un fonds de pension. Vous avez dit «égalité» ?
S'y prendre si tard a plein d'inconvénients, mais un avantage : on peut s'enrichir de l'expérience des pays qui nous ont précédés.
Alors, on arrête de raconter des foutaises sur la «solidarité», qui dissimule, à peine, la spoliation des jeunes par les vieux et des salariés du privé par les fonctionnaires, et on le fait ?
Hélas, je ne vois partout chez nos politiciens que bêtise, paresse et lâcheté. CPEF. Nous boirons le calice jusqu'à la lie.
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mardi, avril 20, 2010
L'homophobie, problème principal de notre temps
Theodore Dalrymple
When Freedom Isn’t Free
In Britain, compulsory virtue stifles individual liberty.
14 April 2010 City Journal
Liberal reformers, who might once have wished to extend the realm of liberty, now wish to restrict it in the name of compulsory political virtue.
There was a perfect recent illustration of this in Britain. An evangelical Christian couple, the Wilkinsons, ran a bed-and-breakfast business in a place called Cookham. They refused a middle-aged homosexual couple, Michael Black and John Morgan, accommodation because they believed that homosexuality was wrong; it is condemned in the Bible.
The spurned couple said that they felt like lepers; moreover, they felt that their legal rights, enshrined in the Equality Act of 2006, which makes it illegal to discriminate in the provision of services on the grounds of “sexual orientation,” had been infringed, and they complained to the police. As yet, no prosecution has followed. But shortly afterward a senior politician, Christopher Grayling, who might be a minister in the next government if David Cameron wins the forthcoming election, said that he thought that the owners of bed-and-breakfasts ought to be allowed to refuse homosexual couples if they so wished.
From the furious denunciation that Grayling’s remarks attracted, you might have thought that he had advocated medieval punishments for homosexuals. Instead, he was merely pointing out that the law as it stands is tyrannical, and that in a free society not everyone will make the same moral judgments. It is a necessary condition of freedom that private citizens should be allowed to treat with, or to refuse to treat with, whomever they choose, on any grounds that they choose, including those that strike others as repellent. Freedom is freedom, not the means by which everyone comes to precisely the same conclusion and conducts himself in precisely the same way.
The depressing, and perhaps sinister, aspect of the public commentary on the case is how largely it has ignored the question of freedom. For liberals, it seems, any trampling on freedom or individual conscience is now justified if it conduces to an end of which they approve. Thus liberalism turns into its opposite, illiberalism.
Messrs. Black and Morgan, who said they felt like lepers and went to the police as a result, condemned themselves out of their own mouths. They said that they had been together for decades, and that this was the first time they had ever experienced what they called “homophobia.” Not only does this suggest that the Equality Act was not, even on the false assumptions of liberals, necessary, but it means that anyone more mature than they would simply have found somewhere else to stay for the night.
Moreover, to waste police time on such a matter in a country with the highest crime rate in the Western world is nothing short of scandalous, a manifestation of the worst kind of inflamed egotism.
Theodore Dalrymple, a physician, is a contributing editor of City Journal and the Dietrich Weismann Fellow at the Manhattan Institute. His most recent book is The New Vichy Syndrome.
When Freedom Isn’t Free
In Britain, compulsory virtue stifles individual liberty.
14 April 2010 City Journal
Liberal reformers, who might once have wished to extend the realm of liberty, now wish to restrict it in the name of compulsory political virtue.
There was a perfect recent illustration of this in Britain. An evangelical Christian couple, the Wilkinsons, ran a bed-and-breakfast business in a place called Cookham. They refused a middle-aged homosexual couple, Michael Black and John Morgan, accommodation because they believed that homosexuality was wrong; it is condemned in the Bible.
The spurned couple said that they felt like lepers; moreover, they felt that their legal rights, enshrined in the Equality Act of 2006, which makes it illegal to discriminate in the provision of services on the grounds of “sexual orientation,” had been infringed, and they complained to the police. As yet, no prosecution has followed. But shortly afterward a senior politician, Christopher Grayling, who might be a minister in the next government if David Cameron wins the forthcoming election, said that he thought that the owners of bed-and-breakfasts ought to be allowed to refuse homosexual couples if they so wished.
From the furious denunciation that Grayling’s remarks attracted, you might have thought that he had advocated medieval punishments for homosexuals. Instead, he was merely pointing out that the law as it stands is tyrannical, and that in a free society not everyone will make the same moral judgments. It is a necessary condition of freedom that private citizens should be allowed to treat with, or to refuse to treat with, whomever they choose, on any grounds that they choose, including those that strike others as repellent. Freedom is freedom, not the means by which everyone comes to precisely the same conclusion and conducts himself in precisely the same way.
The depressing, and perhaps sinister, aspect of the public commentary on the case is how largely it has ignored the question of freedom. For liberals, it seems, any trampling on freedom or individual conscience is now justified if it conduces to an end of which they approve. Thus liberalism turns into its opposite, illiberalism.
Messrs. Black and Morgan, who said they felt like lepers and went to the police as a result, condemned themselves out of their own mouths. They said that they had been together for decades, and that this was the first time they had ever experienced what they called “homophobia.” Not only does this suggest that the Equality Act was not, even on the false assumptions of liberals, necessary, but it means that anyone more mature than they would simply have found somewhere else to stay for the night.
Moreover, to waste police time on such a matter in a country with the highest crime rate in the Western world is nothing short of scandalous, a manifestation of the worst kind of inflamed egotism.
Theodore Dalrymple, a physician, is a contributing editor of City Journal and the Dietrich Weismann Fellow at the Manhattan Institute. His most recent book is The New Vichy Syndrome.
The new Vichy syndrome : why European intellectuals surrender to barbarism (T. Dalrymple)
Comme d'habitude, Dalrymple est stimulant. Il raisonne et s'exprime très clairement. Voici un résumé, qui ne doit pas vous décourager de lire ce livre.L'Europe subit une invasion migratoire, du fait d'un effondrement de la natalité inconnu dans l'histoire (à part chez les Amérindiens à l'arrivée des Espagnols) et d'une immigration massive, de culture et religion très différentes.
Cependant, il ne faut s'exagérer le danger de cette substitution de population : Dalrymple prend exemple de la manière dont les jeunes musulmans se présentent sur des sites de rencontre pour montrer qu'ils se sécularisent très vite. Il ne sous-estime pas la violence de l'islamisme (ce n'est vraiment pas son genre), mais il pense que ce n'est pas le danger fondamental.
Rien n'est plus illusoire que de prolonger dans le futur les courbes du présent. La démographie peut changer.
Non, pour Dalrymple, le danger principal, celui qui donne naissance à tous les autres, c'est le relativisme culturel. En effet, il nous empêche croire en nous-mêmes et de donc de nous défendre, et, au fond, d'être nous-mêmes. De plus, ses effets sont irréversibles : une fois que la chaine de transmission d'une culture est rompue, il est impossible de la rétablir. Une génération ne peut transmettre à la suivante ce qu'elle n'a pas appris.
Il essaie d'en analyser les causes :
La montée du niveau d'instruction et l'envahissement par les demi-habiles
L'intelligence n'a pas suivi l'instruction. On peut savoir beaucoup et être incapable de réfléchir correctement et subtilement.
Ce qui fait ce qu'on se retrouve avec des masses de demi-intellectuels ayant appris des théories contestant l'existant (théories toujours valorisantes pour celui qui les professe : si le monde était différent, je serais empereur au lieu d'être grouillot) mais incapables de comprendre les limites du savoir humain et la nécessité de ne toucher à ce qui existe qu'avec des mains tremblantes. On retrouve la définition pascalienne des demi-habiles. Ils raisonnent beaucoup mais de travers. Comme disait Pascal, ils jugent mal de tout (voir Les gardiens de vaches diplomés). Ce sont typiquement les auditeurs deRadio Moscou France Inter, les profs, les journalistes, etc.
La mort de la religion
La religion mettait Dieu au-dessus de l'homme et l'aidait à assumer sa finitude. Maintenant qu'il n'y a plus rien au-dessus de l'homme, celui-ci est obsédé d'égoïsme et de narcissisme et torturé par sa finitude. Chacun devant alors être la mesure de toute chose, toutes les opinions, tous les comportements se valent du moment que quelqu'un soutient cette opinion et ce comportement. Comme on n'a qu'une vie, tous les moyens sont bons pour assouvir ses désirs.
Evidemment, dans ce contexte, les individus sont tout entiers dans le présent. La culture, nécessairement inscrite dans le temps, disparaît.
L'hyper-individualisme
Il aboutit à une dramatique uniformité : les individus n'étant plus structurés par la culture et l'éducation, ils retournent aux instincts les plus bas. Et l'instinct social le plus primitif, c'est de se regrouper en troupeaux. On doit penser et agir conforme. Quand les règles ne sont plus exprimées, cela ne signifie pas qu'il n'y a plus de règles, cela signifie que les règles sont implicites, et donc incontestables (on ne peut pas aisément contester des règles tacites). Elles sont d'autant plus oppressives.
Pour penser et agir différemment du troupeau, il faut une forte personnalité. La jouissance hédoniste et consumériste ayant enlevé toute force aux individus, ceux-ci se retrouvent incapables de manifester des pensées et des sentiments propres, on mime les pensées et les sentiments conformes.
Ce qui fait que les slogans à la con prétendument individualistes «parce que je le vaux bien» cachent une soumission au groupe comme jamais. On est libre de faire ce qu'on veut, à condition de vouloir faire comme tout le monde.
Le monde moderne a inventé l'individualisme sans l'individualité.
L'Europe
«L'Europe»,ce fantasme de bureaucrates, est une fausse identité. Elle se perpétue après que les raisons qui l'ont fondée ont disparu (peut-on sérieusement soutenir que, sans «l'Europe», les Européens s'entretueraient ?) car elle sert de maison de retraite aux politiciens au rencart. Elle permet à ces rejetés du suffrage universel de continuer à sucer la moelle des impots pour rouler avec chauffeur et vivre dans des palais somptueux avec des masses de personnel à leur service. Les politiciens étant des professionnels qui seraient bien incapables de faire autre chose, ils ont besoin, en cas d'accident de carrière, de ce point de chute à l'abri des turbulences démocratiques pour continuer à vivre leur vie de parasites, c'est pourquoi ils font ce qu'il faut pour prolonger ce moloch bureaucratique.
De plus, les eurocrates voient l'Europe comme un moyen d'étendre leur pouvoir et de se faire voir sur la scène mondiale. On ne sait pas si ce projet est partagé par les peuples, puisque le fonctionnement des instances européennes n'a que l'apparence de la démocratie.
Or, cette fausse identité européenne asphyxie les identités nationales des peuples européens. Ce n'est pas par hasard que les bureaucrates européens sont en pointe de l'immigrationnisme : un immigré, c'est l'Européen idéal, déjà dépouillé en partie de son identité d'origine, pas encore revêtu de sa nouvelle identité nationale, c'est un apatride, un vrai gibier de propagande européiste.
L'Union Européenne est un monstre politique qui finira par disparaitre (la chute est amorcée) mais cette disparition ne se fera pas sans catastrophe. C'est une chose de s'abstenir de créer un monstre, c'en est une autre de s'en débarrasser une fois qu'il existe.
Un récit historique misérabiliste.
A entendre ceux qui détiennent le pouvoir de la parole, médiatique ou pédagogique, l'histoire des pays européens ne serait qu'une succession de guerres, de génocides, de meurtres, de massacres et de persécutions. Bien sûr, il y en a eu, comme dans l'histoire de tout pays, mais réduire l'histoire européenne à sa face noire relève presque de la pathologie masochiste.
Peut-être a-t-on trop poussé le nationalisme par le passé. Les ravages psychologiques de la seconde guerre mondiale n'ont toujours pas cicatrisé. Il n'en reste pas moins qu'un patriotisme mesuré, sans tomber dans l'excès qu'est le chauvinisme, est une vertu. Se sentir participer à quelque chose de plus grand que soi donne un sens à sa vie. Les pauvres ne deviennent pas riches pour autant mais, au moins, ils ont une patrie dont ils peuvent s'enorgueillir.
Aujourd'hui, il y a des masses d'imbéciles qui qualifieraient de «nauséabond» (ah ! Ce vocabulaire moderne fabriqué pour les cuistres sans cervelle ...) le simple fait de se dire fier d'être français.
Dalrymple fait un détour par les USA pour signaler qu'ils sont atteints des mêmes maux que l'Europe sous une forme moins aigüe. En conclusion
L'Européen ne fait plus d'enfants, n'a plus de culture, ne transmet plus de culture, ne trouve plus de transcendance, ni dans la religion, ni dans le patriotisme, est sans personnalité, perdu dans le conformisme, infantilisé par l'Etat-providence, vit, tout entier dans le présent, une vie qui a perdu son sens à force d'égoïsme jouisseur. Réussir sa vie, pour un Européen, c'est aller plusieurs fois en vacances à Bali ?
Dalrymple ne conclut pas. Mais je peux le faire pour lui : l'Européen est digne de pitié. Et de mépris.
Je note que le titre et le sous-titre sont trompeurs : Dalrymple s'intéresse aux intellectuels mais le livre n'est pas centré dessus.
Cependant, il ne faut s'exagérer le danger de cette substitution de population : Dalrymple prend exemple de la manière dont les jeunes musulmans se présentent sur des sites de rencontre pour montrer qu'ils se sécularisent très vite. Il ne sous-estime pas la violence de l'islamisme (ce n'est vraiment pas son genre), mais il pense que ce n'est pas le danger fondamental.
Rien n'est plus illusoire que de prolonger dans le futur les courbes du présent. La démographie peut changer.
Non, pour Dalrymple, le danger principal, celui qui donne naissance à tous les autres, c'est le relativisme culturel. En effet, il nous empêche croire en nous-mêmes et de donc de nous défendre, et, au fond, d'être nous-mêmes. De plus, ses effets sont irréversibles : une fois que la chaine de transmission d'une culture est rompue, il est impossible de la rétablir. Une génération ne peut transmettre à la suivante ce qu'elle n'a pas appris.
Il essaie d'en analyser les causes :
La montée du niveau d'instruction et l'envahissement par les demi-habiles
L'intelligence n'a pas suivi l'instruction. On peut savoir beaucoup et être incapable de réfléchir correctement et subtilement.
Ce qui fait ce qu'on se retrouve avec des masses de demi-intellectuels ayant appris des théories contestant l'existant (théories toujours valorisantes pour celui qui les professe : si le monde était différent, je serais empereur au lieu d'être grouillot) mais incapables de comprendre les limites du savoir humain et la nécessité de ne toucher à ce qui existe qu'avec des mains tremblantes. On retrouve la définition pascalienne des demi-habiles. Ils raisonnent beaucoup mais de travers. Comme disait Pascal, ils jugent mal de tout (voir Les gardiens de vaches diplomés). Ce sont typiquement les auditeurs de
La mort de la religion
La religion mettait Dieu au-dessus de l'homme et l'aidait à assumer sa finitude. Maintenant qu'il n'y a plus rien au-dessus de l'homme, celui-ci est obsédé d'égoïsme et de narcissisme et torturé par sa finitude. Chacun devant alors être la mesure de toute chose, toutes les opinions, tous les comportements se valent du moment que quelqu'un soutient cette opinion et ce comportement. Comme on n'a qu'une vie, tous les moyens sont bons pour assouvir ses désirs.
Evidemment, dans ce contexte, les individus sont tout entiers dans le présent. La culture, nécessairement inscrite dans le temps, disparaît.
L'hyper-individualisme
Il aboutit à une dramatique uniformité : les individus n'étant plus structurés par la culture et l'éducation, ils retournent aux instincts les plus bas. Et l'instinct social le plus primitif, c'est de se regrouper en troupeaux. On doit penser et agir conforme. Quand les règles ne sont plus exprimées, cela ne signifie pas qu'il n'y a plus de règles, cela signifie que les règles sont implicites, et donc incontestables (on ne peut pas aisément contester des règles tacites). Elles sont d'autant plus oppressives.
Pour penser et agir différemment du troupeau, il faut une forte personnalité. La jouissance hédoniste et consumériste ayant enlevé toute force aux individus, ceux-ci se retrouvent incapables de manifester des pensées et des sentiments propres, on mime les pensées et les sentiments conformes.
Ce qui fait que les slogans à la con prétendument individualistes «parce que je le vaux bien» cachent une soumission au groupe comme jamais. On est libre de faire ce qu'on veut, à condition de vouloir faire comme tout le monde.
Le monde moderne a inventé l'individualisme sans l'individualité.
L'Europe
«L'Europe»,ce fantasme de bureaucrates, est une fausse identité. Elle se perpétue après que les raisons qui l'ont fondée ont disparu (peut-on sérieusement soutenir que, sans «l'Europe», les Européens s'entretueraient ?) car elle sert de maison de retraite aux politiciens au rencart. Elle permet à ces rejetés du suffrage universel de continuer à sucer la moelle des impots pour rouler avec chauffeur et vivre dans des palais somptueux avec des masses de personnel à leur service. Les politiciens étant des professionnels qui seraient bien incapables de faire autre chose, ils ont besoin, en cas d'accident de carrière, de ce point de chute à l'abri des turbulences démocratiques pour continuer à vivre leur vie de parasites, c'est pourquoi ils font ce qu'il faut pour prolonger ce moloch bureaucratique.
De plus, les eurocrates voient l'Europe comme un moyen d'étendre leur pouvoir et de se faire voir sur la scène mondiale. On ne sait pas si ce projet est partagé par les peuples, puisque le fonctionnement des instances européennes n'a que l'apparence de la démocratie.
Or, cette fausse identité européenne asphyxie les identités nationales des peuples européens. Ce n'est pas par hasard que les bureaucrates européens sont en pointe de l'immigrationnisme : un immigré, c'est l'Européen idéal, déjà dépouillé en partie de son identité d'origine, pas encore revêtu de sa nouvelle identité nationale, c'est un apatride, un vrai gibier de propagande européiste.
L'Union Européenne est un monstre politique qui finira par disparaitre (la chute est amorcée) mais cette disparition ne se fera pas sans catastrophe. C'est une chose de s'abstenir de créer un monstre, c'en est une autre de s'en débarrasser une fois qu'il existe.
Un récit historique misérabiliste.
A entendre ceux qui détiennent le pouvoir de la parole, médiatique ou pédagogique, l'histoire des pays européens ne serait qu'une succession de guerres, de génocides, de meurtres, de massacres et de persécutions. Bien sûr, il y en a eu, comme dans l'histoire de tout pays, mais réduire l'histoire européenne à sa face noire relève presque de la pathologie masochiste.
Peut-être a-t-on trop poussé le nationalisme par le passé. Les ravages psychologiques de la seconde guerre mondiale n'ont toujours pas cicatrisé. Il n'en reste pas moins qu'un patriotisme mesuré, sans tomber dans l'excès qu'est le chauvinisme, est une vertu. Se sentir participer à quelque chose de plus grand que soi donne un sens à sa vie. Les pauvres ne deviennent pas riches pour autant mais, au moins, ils ont une patrie dont ils peuvent s'enorgueillir.
Aujourd'hui, il y a des masses d'imbéciles qui qualifieraient de «nauséabond» (ah ! Ce vocabulaire moderne fabriqué pour les cuistres sans cervelle ...) le simple fait de se dire fier d'être français.
Dalrymple fait un détour par les USA pour signaler qu'ils sont atteints des mêmes maux que l'Europe sous une forme moins aigüe. En conclusion
L'Européen ne fait plus d'enfants, n'a plus de culture, ne transmet plus de culture, ne trouve plus de transcendance, ni dans la religion, ni dans le patriotisme, est sans personnalité, perdu dans le conformisme, infantilisé par l'Etat-providence, vit, tout entier dans le présent, une vie qui a perdu son sens à force d'égoïsme jouisseur. Réussir sa vie, pour un Européen, c'est aller plusieurs fois en vacances à Bali ?
Dalrymple ne conclut pas. Mais je peux le faire pour lui : l'Européen est digne de pitié. Et de mépris.
Je note que le titre et le sous-titre sont trompeurs : Dalrymple s'intéresse aux intellectuels mais le livre n'est pas centré dessus.
samedi, avril 17, 2010
Volcan, climat et poussières d'intelligence
Je ne sais pas si ça vous a frappé, on nous affirme que la récente éruption volcanique islandaise «n'a pas d'influence sur le climat».C'est doublement comique.
1) Pourquoi ce besoin de préciser que l'éruption n'a pas d'influence sur le climat ? Le climat, on s'en fout : le climat a toujours changé, les hommes se sont toujours adaptés et dans cent ans nous serons morts.
2) On nous dit que trois vaches qui pètent, c'est une catastrophe pour le climat. En revanche, un volcan qui rejette des tonnes et des tonnes de particules dans l'atmosphère, c'est sans importance. De qui se moque-t-on ? Je sais, je sais : de nous.
En réalité, si l'on se réfère aux précédents, il n'est pas totalement impossible que cette éruption ait plus d'influence sur le climat que tout le CO2 anthropique depuis dix ans.
Mais comme on ne peut pas accuser l'homme, et spécialement la variété sale capitaliste-automobiliste-consommateur, ça n'est pas intéressant.
Le catastrophisme climatique est à géométrie variable : quand c'est la faute de l'homme, c'est épouvantable ; quand c'est la faute de la nature, c'est bénin.
D'où vient mon impression étrange et pénétrante d'être cerné par les cons ?
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vendredi, avril 16, 2010
Zemmour : «Nicolas Sarkozy est-il prêt à prendre le risue d'une bavure en banlieue ?»
Zemmour : «Nicolas Sarkozy est-il prêt à prendre le risque d'une bavure en banlieue ?»
Ma réponse est clairement négative : Sarkozy est un faux dur. Comme on dit vulgairement, il n'a que de la gueule. Que ce soit avec les banquiers ou avec les cheminots ou avec la racaille ?
C'est encore pire qu'un lâche qui ne ramènerait pas sa fraise : il achève de dévaloriser la parole publique et le pouvoir.
Ma réponse est clairement négative : Sarkozy est un faux dur. Comme on dit vulgairement, il n'a que de la gueule. Que ce soit avec les banquiers ou avec les cheminots ou avec la racaille ?
C'est encore pire qu'un lâche qui ne ramènerait pas sa fraise : il achève de dévaloriser la parole publique et le pouvoir.
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mercredi, avril 14, 2010
Xavier Raufer : non, la violence n'est pas due à la pauvreté
C'est comme une réponse à l'affaire Zemmour, où beaucoup lui reprochait de ne pas avoir précisé que si il y a plus de noirs et d'arabes trafiquants, c'est parce qu'ils sont pauvres.
Xavier Raufer : non, la violence n'est pas due à la pauvreté
L'idée socialiste que tout est social, donc au fond, que tout est de la faute de la société est une connerie, mais hélas très imprégnée.
On est effaré de cette démission étatique.
On notera que ce qui est raconté concorde exactement avec mon analyse : on préfère s'attaquer aux missions régulièrement, dont les coupes budgétaires atteignent tout le monde, donc personne, plutôt que de s'attaquer aux clientélismes.
On notera également qu'affleurent aussi la question de l'immigration et du mélangisme.
Xavier Raufer : non, la violence n'est pas due à la pauvreté
L'idée socialiste que tout est social, donc au fond, que tout est de la faute de la société est une connerie, mais hélas très imprégnée.
On est effaré de cette démission étatique.
On notera que ce qui est raconté concorde exactement avec mon analyse : on préfère s'attaquer aux missions régulièrement, dont les coupes budgétaires atteignent tout le monde, donc personne, plutôt que de s'attaquer aux clientélismes.
On notera également qu'affleurent aussi la question de l'immigration et du mélangisme.
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