jeudi, octobre 01, 2015

François Hollande veut-il faire de la France un pays islamique ?

C'est une des thèses de Philippe de Villiers dans son dernier livre : François Hollande veut faire de la France un pays islamique.

Je le crois volontiers :

• Pour une raison psychologique : François est le fifils à sa maman, il déteste son père, donc il déteste sa patrie, la terre de ses pères.

• Pour une raison de bas calcul politicien : il pense que les muzes votent à gauche, donc pour lui.

• Pour une raison intellectuelle : il y a une forte affinité entre la musulmanie et le socialisme.

• Pour une raison grégaire, peut-être la plus forte de toutes : la détestation de la France et la soumission à l'islam sont à la mode chez les nihilistes socialistes.


mercredi, septembre 30, 2015

Les noirs, les blancs, les jaunes et Nadine

Nadine Morano a proféré une évidence : « La France est un pays majoritairement de race blanche et de culture chrétienne ».

Aussitôt, toute la classe jacassante lui tombe dessus, y compris ses « amis » de la fausse droite.

J’entends un argument censé être massue et tuer le débat : « La science prouve que les races n’existent pas ».

Cela m’inspire plusieurs réflexions :

♘ Tout débat politique qui utilise comme argument « La science prouve que … » me fait  aussitôt penser à Lyssenko, à Rosenberg et à la « cross de hockey » réchauffiste. Vous pouvez être sûr à 99 % que c’est une arnaque.

♘ La « science » en question est la génétique. Or, elle est beaucoup moins affirmative que le clament les tenants de « la science prouve que … ». Tous les généticiens ayant compris que le mot « race » est disqualifié pour parler des humains, ils vous soutiendront que les races humaines n’existent pas, sauf quelques isolés comme Watson. Mais c’est une position politique et sociale, pas scientifique. En réalité, il ne faut pas creuser beaucoup pour comprendre que, pour les généticiens, les races existent sous un autre nom (génotypes / phénotypes / variations alléliques). On parle même de médicaments « ethniques », ayant une efficacité variant avec les races.

♘ Si les partisans de « La science prouve que … » restent vagues sur la science en question, c’est que la génétique n’est pas la science adaptée. Les races, telles qu’on en parle en politique, ne sont pas une problématique génétique mais sociale. Les noirs se marient avec des noirs, font des enfants noirs et vivent avec des noirs ; les blancs se marient avec des blancs, font des enfants blancs et vivent avec des blancs, les jaunes se marient avec des jaunes, font des enfants jaunes et vivent avec des jaunes. Certains idéologues aimeraient bien que ça change, faire advenir le règne de l’Homme Nouveau, le Métis Suprême, qui remplace désormais le Messie, d’où l’engouement stupide pour cette tanche d’Obama. Les blancs ont été beaucoup rééduqués, mais les autres ne sont pas si ouverts. L’homme est ce qu’il est : il se rassemble avec qui lui ressemble et peu importe que cette ressemblance soit génétique ou culturelle.

Notre monde n’a jamais été aussi obsédé de races que depuis qu’il nie que les races existent (si les races n'existent pas, la discrimination positive et le métissage tant vantés sont des mots absurdes, vides de sens). Vraiment, nous sommes cernés par les cons. Et Mme Morano, avec son bon sens, est loin d’être la plus conne.

Juste avant de publier ce billet, j'apprends que Nicolas Sarkozy, toujours aussi crétin, bien plus que Nadine Morano, vient de tourner dans le sens du vent médiatique et de retirer la tête de liste des régionales à la dame qui a commis le crime d'enfreindre les interdits bien-pensants. Je ne sais pas si notre droite est la plus bête du monde mais elle peut en avoir la prétention.

Je ne suis pas le seul à trouver cette histoire à la fois ridicule et inquiétante :

Philippe Bilger : «Comme il est doux de se payer Nadine Morano !»

C'est une évidence que la France est de race blanche et de culture chrétienne. Il peut y avoir des Français colorés et de culture autre que chrétienne, mais s'ils deviennent trop nombreux, la France n'est plus la France, la France cesse d'exister.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit, de la disparition de la France. En effet, si la France est quelque chose, elle est de race blanche et de culture chrétienne. Si, comme le sous-entendent ceux qui condamnent Mme Morano, il est faux d'affirmer que la France est de race blanche et de culture chrétienne, alors la France n'est rien.

Il faut être logique : Nicolas Sarkozy vient de se ranger dans le camp de ceux qui pensent que la France n'est rien. Bravo !

Et ce n'est pas le maintien d'une fiction administrative qu'on continuera par habitude et par hypocrisie à appeler «France» qui y changera quelque chose. On a maintenu la fiction d'un empire romain (germanique) treize siècles après la disparition du véritable empire romain, l'homme n'est jamais en peine de se raconter des histoires.

Ce monde orwellien où énoncer une évidence qui crève les yeux est synonyme de mort sociale me terrifie.

Nous vivons un temps où la franchise et le goût de la vérité sont de terribles handicaps.




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Les subtiles sophistes reprochent à Nadine Morano d'avoir utilisé une phrase du général De Gaulle sortie de son contexte.

La réalité est toute autre : cette phrase est bien choisie, adaptée au contexte de 2015 et il ne fait aucun doute qu'elle représente la pensée gaullienne sur le peule français.

La vérité bête comme chou qu'essaient de dissimuler les sophistes grâce à ces arguties est que, si le général De Gaulle se réincarnait, ils se précipiteraient pour le lyncher, avec au premier rang ceux qui se réclament du gaullisme.
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Addendum :

S'il n'en reste qu'un !


"Tout le monde en France a été, est ou sera... par rtl-fr

Je vais finir par croire qu'Eric Zemmour est le seul homme de droite dans toute la classe jacassante.

Malgré mes désaccords avec Eric Zemmour, pour des chroniques comme celle-ci, je l'embrasserais.





Berlinetta Lusso Touring

A return to the golden era of elegance with Touring’s Berlinetta Lusso

Pour des raisons fort bien expliquées dans cet article, les voitures contemporaines, spécialement les voitures de sport, sont hideuses, à vomir. Des témoignages sur roues de l'incroyable vulgarité de notre époque. La nouvelle Ferrari 488 est un sommet de laideur.

Heureusement, il reste quelques sales riches, vous savez, ces ignobles ennemis du peuple qui ont droit tous les jours à leur quart d'heure de haine, avec encore un peu de bon goût.






Une dictée par jour : le mensonge de Najat Vallaud-Belkacem

Une dictée par jour : le mensonge de Najat Vallaud-Belkacem

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Malheureusement, rien n'a changé, depuis cet exercice enseigné aux élèves professeurs dans les IUFM où après qu'une phrase fut dictée à toute la classe, l'enseignant consignait sur le tableau «toutes les graphies différentes» afin que la classe «négocie oralement pour déterminer la graphie à retenir». S'il arrivait qu'une mauvaise graphie soit choisie, les formateurs invitaient les futurs enseignants à «réprimer leur adultité spontanée et à ne pas corriger», pour proposer plus tard «une phrase dans laquelle il s'agissait d'analyser la graphie exacte», en espérant que les élèves réinstitueront d'eux-mêmes la règle.

Rien n'a changé ? Enfin si, le niveau des élèves s'est effondré !
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mardi, septembre 29, 2015

Charles Gave sur l'affaire Volkswagen

La Saga Volkswagen

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Car, si les autorités de contrôle pour les voitures sont incapables ou corrompues, ou les deux à la fois, qu’en est-il des AUTRES autorités de contrôle ?

Citons quelques secteurs ou l’on peut avoir des doutes, sans espoir d’être exhaustif.

Les banques sont soi-disant contrôlées par les banques centrales. Qui contrôle ce contrôle et qui contrôle les banques centrales ? Au nom de quel mythe devraient elles être indépendantes et non responsables de leurs actions qui pourraient être délictuelles voir criminelles ?

Et qui contrôle :

Notre diplomatie ? A-t-elle été achetée pour un plat de lentilles par le Qatar ou l’Arabie Saoudite ?

Notre Souveraineté Nationale ? Vendue pour quelques sièges à la Commission ou au Conseil de la BCE… ?

Les dépenses de notre Etat ?

La Justice ?

Le Fisc ?

La Police?

La Sécu ?

L’Education Nationale ?

En principe me répondra le lecteur, notre système représentatif, nos élus, sont chargés de ce contrôle.

Mais qu’en est-il si nos institutions et nos élus sont tombés sous le contrôle de groupes de pression obscurs et puissants à la fois ?

Et si c’était le cas, ne sommes nous pas tombés dans un monde où les gens à qui nous avons confié le privilège exorbitant d’exercer en notre nom la «violence légitime», c’est-à-dire de faire respecter les Lois au besoin par la force ne sont plus légitimes et ne sont que des démagogues/ploutocrates manipulant le système à leur profit et au profit de ceux qui les commanditent ?

Et ces démagogues/ploutocrates ne sont ils pas en train d’utiliser à NOS DEPENS ce monopole de la Violence Légitime que nous leur avons confié, pour mettre en prison, ruiner ou forcer à se taire ceux qui déclarent que le Roi est nu ?

Sommes-nous tombés dans la Dictature molle dont parlait Tocqueville ?

Poser la question c’est y répondre …

Que faire me dira le lecteur ?

Ma réponse est : je ne sais pas trop.

Ce que nous essayons de faire à l’Institut des Libertés est d’informer, d’essayer de faire réfléchir, d’aider dans la mesure du possible à la formation des générations nouvelles, de créer un réseau de gens qui ont une sensibilité commune.

Ai je une solution miracle ? La réponse est non.

Y a-t-il un parti politique qui m’inspire, des hommes ou des femmes en qui j’aurais confiance ?

La réponse est encore non.

Vont -ils surgir dans un avenir proche ? Je le pense, si les difficultés s’aggravent.

Nous sommes à la fin des années Brejnev en Union Soviétique. Tout le monde sait que nous arrivons à la fin, mais personne ne peut deviner les contours de ce qui va suivre.

Et donc, chacun doit se préparer, individuellement, et faire passer le message autour de lui. Au moins, nous saurons que nous existons. Et c’est peut être de gens que nous aurons aidé à comprendre que viendra la solution ?

Le futur le dira.
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Le même en photo et en couleurs :





Macron ou le libéralisme Canada Dry

Macron ou le libéralisme Canada Dry

Cet article n'est pas sans lien avec mon billet précédent.

C'est presque tout le texte qu'il faut citer (c'est moi qui souligne) :

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Le paradoxe français est là. Alors que la dépense publique étrangle comme jamais la société française, l’imaginaire collectif se représente volontiers un libéralisme triomphant prêt à reprendre le pays en main. Et Macron donne un visage à cette angoisse.

L’histoire torturée du libéralisme en France

Il est vrai qu’au vingtième siècle, la France a validé le transfert au sein du service public des fonctions sociales de l’Eglise. L’Etat-Providence est devenu le refuge commode de ce que le clergé n’assume plus depuis l’émergence de la Troisième République. Ce mouvement a eu un effet immédiat : le gonflement massif de la part des dépenses publiques dans le PIB.

Le noeud gordien se trouve là : s’attaquer à la dépense publique aujourd’hui équivaut à un blasphème libertin sous l’Ancien Régime. Dire que l’Etat est trop présent, c’était comme dire, il y a trois cents ans, que Dieu occupait trop de place dans la société. L’excommunication n’est jamais loin pour ces hérétiques, et la réaction des socialistes aux propos de Macron sur les fonctionnaires en a donné une preuve éclatante. Pour un peu, le ministre de l’Economie eut été brûlé pour héliocentrisme.

Pour être libéral, en France, il faut imaginer et soutenir que l’individu peut survivre sans le saint Etat intercesseur terrestre auprès de Dieu. En ce sens, Macron est libéral : il appartient à cette gauche laïque, libertine au sens du siècle des Lumières, qui veut limiter le poids de la « collectivisation » dans les destins individuels. Cette posture rassemble, dans la pratique, un véritable courant au sein du Parti Socialiste, qui va de Cambadélis (même s’il s’en défend) à Sapin (dans une certaine mesure).

Chaque parti, de gauche comme de droite, recèle dans ses rangs ces « libertins-libéraux » qui tentent d’exister dans la cohue partisane des admirateurs de l’Etat.

Macron et la vulgate libérale

Pour autant, suffit-il d’enfoncer quelques portes ouvertes sur le rôle excessif de l’Etat pour être un authentique libéral?

Non, bien entendu, et c’est de ce point de vue que Macron apparaît comme un « libéral Canada-Dry ». Il a bien les apparences d’un libéral, mais sa composition idéologique est très différente.

D’abord par ses origines. Macron est par essence une créature de l’Etat : normalien, énarque, inspecteur général des finances, il se situe au coeur de ce faux libéralisme, de cette vulgate libérale volontiers pratiquée dans les allées administratives du pouvoir. On y dit, et on y répète dans les dîners, les couloirs et les alcôves, que le droit du travail est trop compliqué, mais on ne manque jamais de lui en rajouter une couche. On y parle du poids des 35 heures dans les entreprises, mais on se garde bien de les remettre en cause dans les services de l’Etat. On plaide pour la compétitivité, la performance, mais on évite de l’appliquer aux administrations, car les vagues produites dans les services par ces idées révolutionnaires pourraient nuire à la carrière.

Le libéral étatiste adore la concurrence chez les autres, mais pas chez lui.

Ensuite par ses choix politiques. L’oeuvre de Macron donne le sentiment de « libéraliser », mais elle favorise systématiquement les grandes entreprises rentières au détriment des nouveaux entrants sur les marchés. Prenons l’exemple de la libéralisation du transport routier de voyageurs: elle constitue une aubaine pour la SNCF qui diversifie ses activités et ne profitera marginalement qu’aux nouveaux transporteurs. Ouvrir des marchés avec la SNCF, convenons-en, n’est pas une logique libérale.

Cet exemple emblématique montre bien que le libéralisme d’Emmanuel Macron s’arrête là où la rente commence. Notre ministre de l’Economie a bien l’idée qu’il faut laisser le secteur privé respirer, mais sous un format post-soviétique : il s’agit de privatiser des activités publiques, ou de faire le jeu de grandes entreprises installées, et certainement pas d’instaurer une concurrence libre et parfaite où un Bill Gates, ou Steve Job, pourrait émerger.

Le libéralisme macronien, c’est le libéralisme d’une technostructure qui rêve de privatiser les leviers de l’Etat à son profit. Et pendant ce temps, le Mittelstand français se meurt.
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Pendant ce temps, Eric Zemmour fait une chronique tout à fait stupide sur le même sujet :

"Le fleuve de gauche est revenu dans son lit libéral", soutient Éric Zemmour

Comme si Burke était de gauche, lui qui défendait le libéralisme traditionnel de l'Angleterre au nom de son conservatisme ! Mais E. Zemmour perd tous ses neurones dès qu'on prononce le mot «libéralisme».

Par exemple, E. Zemmour prétend que ce sont des libéraux qui ont promu la loi Le Chapelier interdisant syndicats et corporations, ce qui est un contresens total. Décidément, il ne comprend rien au libéralisme. Je le soupçonne de ne pas vouloir comprendre pour une raison que je ne m'explique pas.

Evidemment, quand on se dit admirateur inconditionnel de Napoléon, on souffre de quelques déficiences dans l'analyse. Peut-être Eric zemmour n'a-t-il pas remarqué que la France de Napoléon a fini plus petite que la France de Louis XVI ?

Passons.





A Saint-Cyr aussi, les bureaucrates sévissent

Ce que je vais vous raconter est anecdotique. Pourtant, cela me navre car révélateur d’un état d’esprit : la merde est entièrement une création de l’administration qui fait du zèle pour résoudre un problème inexistant.

L’aérodrome de Saint-Cyr est un mignon petit terrain. Il a la chance d’être dans l’axe du château de Versailles. Cela donne des tours de piste plaisants.

Depuis quatre-vingts ans, l’aérodrome vivait sans panneaux indicateurs et, comme c’est de l’herbe partout, pistes et taxiways, tout le monde s’en portait fort bien. Tout le monde, sauf Aéroports de Paris qui a décrété « Achtung ! C’est contraire au règlement. On va mettre des panneaux ». Les aéroclubs ont répondu que c’était totalement crétin, vu la configuration du terrain, qu’il n’y a jamais eu d’accidents par manque de panneaux mais que, à cause des panneaux, la moindre sortie de piste, jusqu’à présent sans conséquence, allait se transformer en catastrophe du fait de ces nouveaux objets contondants trainant au bord des pistes.

Vous imaginez la suite. Aéroports de Paris n’a rien écouté, les panneaux ont été installé et, ça n’a pas manqué, on en est déjà à deux avions endommagés, dont un très gravement.

Résumé de l’affaire du point de vue d’AdP : « On a été con comme des balais, on a fait preuve de zéro bon sens, le pragmatisme ne passera pas par nous. Deux avions bousillés, mais l’essentiel est sauf : on a respecté le règlement, ce qui arrive est donc de la faute de personne, en tout cas pas de la nôtre, on peut se rendormir tranquille. »

Voilà comment va la France de 2015.

Une société à ce point sous la coupe de bureaucrates abrutis, qui l’accepte et qui, quelquefois, en redemande, est une société très malade.

Rappelons que l'administration soviétique faisait, comme la nôtre, des trucs totalement absurdes, juste histoire de rendre les gens fous.

Une video (fôtes d'orthographe comprises) :





lundi, septembre 28, 2015

La fin de l’économie de bulles ?

Nous vivons dans une économie de bulles spéculatives (immobilier, voitures de collection, « art » contemporain, actions, obligations etc.) alimentées par l’argent « gratuit » des banques centrales. Plus on est près du robinet, plus on touche (banquiers, capitalistes de connivence, hauts fonctionnaires, etc.) Ca dure depuis environ trente ans avec une accélération dans les années 90.

La cause fondamentale est bien connue : financer les déficits étatiques abyssaux, c’est-à-dire préserver le Système en évitant de solder les comptes de la faillite social-clientéliste. Ne pas oublier qu’en France, la grande libération de « mon ennemi la finance sans visage » est due à un certain Laurent F., premier ministre.

Or, depuis plusieurs mois, la Fed, la banque centrale américaine, envoie des signaux « Ce coup-ci, les gars, ça y est, on va commencer à fermer le robinet ». A chaque fois, quelle surprise, la main tremble et la fermeture, même minime, du robinet est repoussée au trimestre suivant.

Je ne crois pas à cette fin de l’économie de bulles : ce que des économistes martiens considéreraient comme des défauts (déformations des prix, écrasement des rendements, encouragement à l’endettement, pression sur les bas salaires) est vu par les apprentis sorciers comme des avantages.

On en revient encore et toujours au bon sens thatcherien : « Le socialisme vit de l'argent des autres. Il s'arrête quand les autres n'ont plus d'argent ». Et le corollaire est « Tant que les autres ont de l'argent, le socialisme continue ».

Pour que le socialisme s'arrête, il faut un épuisement total de l'hôte sur lequel ce parasite vit, c'est pourquoi il est pire qu'Attila.



dimanche, septembre 27, 2015

Les cèpes

Tout le monde connaît les cèpes à la sarladaise : cèpes revenus dans la graisse d’oie avec ail et persil. C’est classique et presque banal.

Je vous propose une autre recette, pour 2-3 personnes (comme j'adore les cèpes, j'ai du mal à calibrer les quantités, les proportions que je vous propose me conviennent très bien pour un repas solitaire !) :

500 g de cèpes

1 l de bouillon de poule

10 cl de vin blanc

5 g d'échalotes

Huile et, en option, crème


Faites revenir vos cèpes dans l’huile d’olive (très peu, une cuillère à soupe ou deux, juste pour que ça n'attache pas, et agitez vous, pour que ça n'attache pas) avec des échalotes dix minutes, (on peut aussi mettre des lardons, mais je les trouve superflus) puis déglacez au vin blanc. Ajoutez un litre de bouillon de poule par petites quantités, façon risotto, laissez réduire. Assaisonnez sel poivre.

Ensuite, deux options :

1) Mangez tel quel. C’est très bon. Ca fait un plat principal au diner. Ou un plat principal au déjeuner si vous accompagnez de langoustines ou de poulet fermier.

2) Mixez le tout. Ajoutez 30 cl de crème fraiche, portez à ébullition, rectifiez l’assaisonnement. Ca fait une excellente sauce aux cèpes qui accompagnera avantageusement viandes blanches, viandes froides, langoustines, langouste, homard.

Désolé, j'ai tout mangé avant de prendre des photos.



Affaire Volkswagen, le coût du dogmatisme écolo ?

J’ai traité l’affaire Volkswagen sous l’angle du mercantilisme teuton.

Mais on peut aussi penser qu’il s’agit d’un effet du dogmatisme écolo.

Car on peut traduire l’affaire Volkswagen de cette façon : VW a refusé de faire payer à ses clients (hausse des prix) et à ses actionnaires (baisse des profits) le coût des normes écologiques. Les gens de Volkswagen ont probablement jugé, en leur for intérieur, qu’elles étaient déraisonnables (quand ils arrivent que des gens a priori honnêtes contreviennent à une loi, c'est souvent parce qu'ils jugent celle-ci illégitime).

On remarquera que les Allemands ont démontré, avec l’arrêt des centrales nucléaires, qu’ils étaient eux-mêmes des abrutis du dogmatisme écolo le plus crétin. Ce retour de bâton est donc justice.





Marguerite

Elle se prend pour une cantatrice mais chante horriblement faux. Comme elle est milliardaire et généreuse, aucun des pique-assiettes qui gravitent autour d'elle, y compris son mari, n'ose le lui dire.

Un film poignant, qui m'a souvent mis  mal à l'aise.

D'autant plus quand on sait qu'il est inspiré d'une histoire vraie, y compris la fin.




Les « valeurs » de l’oligarchie contre l’être des patries

Les « valeurs » de l’oligarchie contre l’être des patries

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Dans Le Maître et Marguerite , de Boulgakov, le diable a un oeil vert pour séduire les hommes avec des « valeurs » et un oeil noir pour les conduire vers la mort. On tue l’être au nom des valeurs. La valeur est subjective et la philosophie des valeurs correspond au triomphe de la subjectivité qui nous a valu entre autres deux guerres mondiales. Orban défend l’être de la Hongrie, sa pérennité et ses traditions contre les valeurs brandies par les oligarques de Bruxelles. Sortir ses valeurs contre quelqu’un, c’est comme sortir un revolver mais, au niveau moral et spirituel, c’est une façon de vouloir nier son être, d’abattre sa personnalité. C’est aussi ce que voulait dire le proverbe allemand : Si tu ne veux pas être mon frère, alors je t’enfonce un poignard dans le corps (Wenn du willst nicht mein Bruder sein, so stech ich dich den Dolch hinein ). Belle fraternité que voilà qui conduit au meurtre !

Le respect de l’être de l’homme s’oppose au discours sur les valeurs qui vise à calomnier son être.

Par contre, le discours sur les vertus fait l’éloge des qualités de l’être de quelqu’un : il est courageux ! La pensée traditionnelle fait l’éloge des vertus et non des valeurs. On défendra, comme dans Corneille, les vertus de son père, non ses « valeurs » ! Le courage, par exemple, n’est pas une valeur mais une vertu. Une vertu s’accompagne d’efforts pour la réaliser. La sagesse, l’honneur, la fidélité sont des vertus. Elles sont attachées à l’être et l’on peut les posséder. Cet homme a de l’honneur . Les valeurs style égalité, ou même liberté ont un contenu à géométrie variable et peuvent incarner le meilleur comme le pire. Madame Roland sur l’échafaud crie : « Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! »

Il faut réhabiliter les vertus et se méfier des prétendues valeurs. Le critère est : qu’en est-il de l’être ? Ce qui détruit l’être est à écarter. Ce qui renforce l’être est à cultiver.
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samedi, septembre 26, 2015

Il y a des femmes humoristes depuis qu'il n'y a plus d'humour

On dit que les femmes apprécient les hommes qui ont de l'humour. C'est normal : elles trouvent en eux ce qu'elles n'ont pas.

Une collègue a une théorie explicative du manque d'humour des femmes mais j'ai oublié.

Toujours est-il qu'on comprend qu'il y ait des femmes humoristes quand on n'a plus le droit de rire de rien ni de personne.

De là qu'elles arrivent à la cheville de Pierre Dac, Fernand Raynaud, Raymond Devos, Jean Yanne ou Pierre Desproges, c'est une autre paire de manches.

Fabius est un imbécile diplômé comme il y en a beaucoup dans la classe jacassante

Un graphique pour le pape François (et quelques autres ...)

Posté par un gentil commentateur :

Deux pays qui partent du même point il y a un siècle. D'un coté, l'Argentine qui mène une politique corporatiste et protectionniste, de l'autre les Etats-Unis qui mènent une politique libérale.

Un siècle plus tard, le revenu par habitant d'un de ces pays est le triple de l'autre. Lequel, à votre avis ? Hé oui, les Etats-Unis.

Le libéralisme économique, ça marche.

Deux remarques :

1) Les imbéciles peuvent confondre le capitalisme de connivence actuel avec le libéralisme. Mais si vous venez sur ce blog, c'est que vous n'êtes pas des imbéciles.

Nous vivons dans le régime du faux et du mensonge : un régime de libre-échangisme parfois féroce mais sans véritable liberté. Nous n'avons jamais été aussi encadrés et contrôlés que depuis nous sommes censés vivre dans un régime de «concurrence libre et non faussée». C'est cette articulation entre fausse liberté et contrainte insidieuse qu'il faut penser pour comprendre notre monde.

Je pense que la solution passe par la disparition de l'Etat-mamma, prêt à tout et bon à rien, qui néglige ses missions régaliennes au profit d'une immixtion toujours plus approfondie et toujours plus illégitime dans nos vies.

Cette disparition se fera-t-elle par le naufrage (l'anarchie et la guerre civile) ou par une reprise en main de l'Etat (un Etat fort mais seulement régalien) ? Je ne sais.

En tout cas, la disparition à terme de l'Etat-mamma ne fait aucun doute, il est caprice d'enfants gâtés qui cassent leurs jouets : il vit à crédit, financier, démographique, politique, intellectuel, culturel, moral ... Il épuise le capital accumulé pendant des siècles. Quand il ne restera plus rien, il s'écroulera.

2) Je pense que l'économisme ne doit pas envahir toutes les relations sociales et politiques. Je ne suis pas libertarien. Mais il y a de la marge de manoeuvre dans nos contrées. Nous sommes plus menacés par le péril communiste que par le danger libertarien.





vendredi, septembre 25, 2015

Une analyse israelienne de la situation syrienne

Je ne connais pas assez la situation pour donner un avis détaillé. Mais ce n'est pas la première fois que Vladimir Poutine m'apparaît comme un dirigeant classique, pragmatique, poursuivant des buts compréhensibles, pesant les risques et les gains et mesurant ses moyens.

A contrario, les dirigeants occidentaux oscillent sans cesse entre un messianisme universaliste si naïf qu'il en devient criminel et un cynisme sans retenue tout aussi criminel. Ils me semblent déséquilibrés. Sans doute est-ce là l'effet destructeur de la sondagite et de l'obsession de la «com'».

Michèle Cointet, dans un livre dont je vous reparlerai, fait une analyse qui s'applique parfaitement à nos politiciens actuels : à la mi-juin 1940, Paul Reynaud est tellement pris par le souci de son image, tant dans son entourage que dans le public, qu'il essaie de concilier des positions irréconciliables, qu'il se transforme en petit arrangeur et qu'il devient ainsi incapable de s'élever aux terribles devoirs de sa charge.

On peut détester Charles De Gaulle. Il n'empêche que les pages qu'il a écrites sur la nécessité pour le gouvernant de savoir se détacher de l'agitation du quotidien et de prendre pleinement à sa charge les actions importantes sont plus que jamais d'actualité.


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Assad est cuit, salam Poutine (info # 012509/15) [Analyse]
Par Jean Tsadik © Metula News Agency

La quasi-totalité des banlieues nord de Damas est entre les mains de l’opposition, à l’instar des quartiers d’Al Assad, Adra, et de Tal Kurdi, tombé très récemment dans l’escarcelle de l’Armée Islamique, un groupe soutenu par l’Arabie Saoudite et encadré par des mercenaires pakistanais.

Comme on le distingue sur cette première carte montrant la capitale syrienne, l’unique axe routier en direction des grandes villes du Nord-Ouest, Homs, Hama et Alep, l’autoroute M5, est désormais fermement sous le contrôle de la rébellion, principalement composée, sur ce front, de l’Etat Islamique et de l’Armée Islamique.


Le contrôle alaouite sur Damas se réduit comme une peau de chagrin
Service cartographique © Metula News Agency

Au sud de Damas, la pression est exercée par le Front du Sud, au sein duquel l’Armée Syrienne Libre, Al Qaeda et une cinquantaine d’organisations islamisantes œuvrent en commun dans le but de faire tomber le régime alaouite.

L’encerclement total de Damas n’est plus qu’une question de quelques semaines, d’un ou deux mois tout au plus.

On a vu le "Président" Bachar al Assad prier dans la grande mosquée de la ville au premier jour de l’Aïd al-Adkha (la fête du sacrifice). La présence d’Assad à Damas se fait de plus en plus rare, du fait des risques d’un attentat dirigé contre sa personne, ou d’un bombardement. Ceux-ci sont de plus en plus fréquents, le cœur de la cité étant désormais à portée de mortier ou de roquette depuis toutes les positions ennemies.

Pour plus de sécurité, sans publicité, Bachar passe le plus clair de son temps dans le réduit alaouite de Lattaquié, où ses conditions de sécurité sont meilleures.

C’est dans ce prisme qu’il convient de comprendre le déploiement des Russes, ces dernières semaines. Il ne s’agit pas de reprendre les territoires perdus, comme cela a été hâtivement prétendu ci et là, mais uniquement d’assurer un havre sécurisé à leur allié en déroute et à sa tribu, forte d’un million et demi de personnes.

Vous l’aurez compris, la situation militaire des forces du régime et de leurs alliés chiites libanais et iraniens est irréversible. Et ce ne sont pas les 500 militaires russes envoyés dans la bande côtière, les deux mille Gardiens de la Révolution khomeyniste, ni même les cinq mille miliciens hezbollani qui y changeront quelque chose.

D’ailleurs, depuis leur arrivée, on n’a pas observé d’incursion aérienne ou terrestre significative des hommes de Poutine dans le territoire tenu par la rébellion.

Pour une fois, c’est assez rare pour être mentionné, nous sommes d’accord avec le Secrétaire d’Etat U.S. John Kerry : le déploiement des soldats de Moscou est essentiellement défensif.

Ils disposent maintenant, en plus de l’aéroport de Lattaquié qu’ils se sont appropriés, d’un vaste complexe militaire qu’ils aménagent actuellement à Al Sanobar, ainsi que d’un dépôt de munitions, à Istamo, tous deux situés au nord de Lattaquié.


Al Sanobar, avant les travaux entrepris par les Russes
On pourrait y accommoder encore 2 000 soldats

Ce n’est pas avec leur quinzaine de Sukhoï – de très bons appareils multi-rôles -, leurs dix chars et leurs missiles sol-air que les Russes vont reconquérir la Syrie ; en revanche, en disposant intelligemment ce qu’il reste de l’Armée alaouite sur le pourtour du réduit de Lattaquié, deux ou trois mille soldats d’élite russes devraient pouvoir empêcher les rebelles de s’y introduire.

A ce propos, il n’est pas dit que les principaux détracteurs d’al Assad entendent, temporairement en tout cas, venir se frotter aux guerriers de Poutine. Témoin, le très significatif accord intervenu cette semaine sous l’égide de l’ONU.

Il s’agit d’une sorte de cessez-le-feu conclu entre Ahrār ash-Shām, (le mouvement islamique des hommes libres du Levant), - une armée comptant environ vingt-mille hommes, alliée d’al Qaeda mais hostile au Califat islamique -, d’une part, et le Hezbollah et les forces du régime, de l’autre.

En fait, on se situe plus dans un retrait mutuel et simultané coordonné, que dans un authentique cessez-le-feu : les insurgés se sont engagés à permettre le transfert des occupants des deux dernières villes chiites résistant encore dans la province d’Idlib, Fou’a et Kafraya (voir carte), vers la zone contrôlée par le régime. Ce sont 10 000 personnes, totalement encerclées et régulièrement soumises à des bombardements, qui vont être transportées de la sorte à l’aide de véhicules de la Croix Rouge Internationale.


Fou’a et Kafraya, la province d’Idlib et le réduit alaouite
Service cartographique © Metula News Agency

En contrepartie, les forces gouvernementales autoriseront le retrait des cinq cents combattants rebelles de la ville de Zabadani - aux confins du Liban et à 27 kilomètres au Nord-Ouest de Damas - vers la province d’Idlib.

Ces combattants, eux aussi encerclés, résistent depuis juillet à une offensive majeure lancée par les soldats d’Assad et les miliciens du Hezbollah.

L’accord est important en cela qu’il démontre qu’une frange majoritaire de l’insurrection n’a pas l’intention de procéder à un massacre systématique d’ "incroyants" [alaouites, chrétiens, Druzes, etc.] après la prise de Damas, et qu’elle pourrait accepter, surtout après l’arrivée des Russes, que soit recréé dans la bande de Lattaquié l’ "Etat Alaouite", qui existât brièvement, dans l’entre-deux-guerres, sous l’impulsion des Français.

Resterait encore à solutionner le problème posé par le fait que la bande en question constitue l’unique accès de la Syrie à la mer, et que ses ports sont absolument nécessaires à la survie économique de l’ensemble du pays.

A propos de l’adhésion gouvernementale à ce compromis, nous déduisons d’abord que le pouvoir alaouite et ses alliés ont définitivement perdu l’espoir de libérer la province d’Idlib dans un avenir tangible. Nous observons ensuite, qu’il a accepté de négocier avec ceux qu’il appelle régulièrement les "terroristes", ce qu’il ne faisait pas auparavant, démontrant qu’il n’est pas capable, malgré tous les moyens employés, d’enlever Zabadani par les armes [Damas et le Hezb avaient souvent affirmé que c’était chose faite. Ndlr.].

Nous sommes d’autre part intuitivement convaincus que le Kremlin est intervenu pour parvenir à ce troc, et que son protégé à genoux, dépendant de Poutine pour sa survie, n’a plus la capacité de s’opposer à ses volontés.

En plus de ce qui précède, nous suivrons avec un intérêt humanitaire certain le déroulement du transfert des populations de Fou’a et Kafraya. Son succès aurait un effet capital sur la suite, en démontrant qu’à une échelle autrement plus large, il serait envisageable de véhiculer les alaouites ainsi que ceux qui préféreraient lier leur avenir à la destinée des al Assad, vers Lattaquié.

Il n’existe aucun doute sur le fait que ces derniers développements découlent du déploiement des cinq cents soldats russes dans la bande côtière. Ceci illustre un des aspects stratégiques du conflit qui ravage la région : même sans tirer un seul coup de fusil, il suffit parfois de positionner une force restreinte, au bon endroit et au bon moment, pour influer sur l’issue d’un conflit.

Dans une approche plus globale des choses, nous notons que l’action entreprise par Poutine possède l’avantage stratégiquement incontestable de poursuivre un but clair et réalisable ; dans le cas qui nous intéresse, il s’agit de la sécurisation de la province de Lattaquié.

Le Pentagone et le président des Etats-Unis se voient ainsi infliger une nouvelle leçon de pragmatisme par celui qui a déjà réalisé l’annexion de la Crimée ; à tel point que, même si c’est de mauvaise grâce, les Américains, qui balbutient péniblement leur campagne contre l’Etat Islamique en y ayant consacré des moyens énormes, ont décidé de consulter Vladimir Poutine au sujet de l’avenir de la Syrie.

Ce cours de stratégie vaut également pour Binyamin Netanyahu, qui avait engagé Tsahal dans l’opération Pilier Inébranlable en 2014 face à Gaza, mobilisant des dizaines de milliers de soldats, paralysant Israël pendant un mois et demi, causant 66 morts et 470 blessés, sans avoir indiqué à nos militaires d’objectif à atteindre, et mettant fin à cette confrontation, évidemment, sans l’avoir atteint.

Les 500 pioupious et les seize coucous envoyés par le président russe ont suffi pour faire immédiatement accourir Netanyahu à Moscou, comme si Jérusalem avait désormais besoin de l’accord de Poutine pour préserver les intérêts vitaux qu’elle s’est réservée.

Nous n’avons certes rien contre une "synchronisation des activités" avec le détachement de Lattaquié "pour éviter des malentendus", mais nous relevons que l’on fait peser un danger réel sur nos pilotes en communiquant aux Russes nos plans d’opérations et la position de nos avions.

Il n’est en effet pas sérieux de songer que l’hyper-opportuniste-rationaliste qu’est Poutine hésitera plus de trente secondes – surtout après avoir constaté que ses techniques barbares fonctionnent à merveille en Ukraine – pour communiquer ces précieuses données aux Iraniens, par exemple, s’il peut en tirer un profit quelconque.

Le maître du Kremlin n’a-t-il pas déjà reçu par deux fois le Major General Qassem Soleimani, le chef de la force spéciale Quds (Jérusalem) des gardiens de la Révolution perse, n’attendant pas même la levée des sanctions internationales, qui interdisent à cet énergumène aux commandes de la formation militaire la plus hostile au monde à Israël, de se déplacer à l’étranger.

Netanyahu est passablement naïf s’il s’est laissé persuader que Poutine lui accorde plus de crédit qu’à Soleimani.

Quant au fait de savoir où volent ses Sukhoï, je ne saisis pas bien quel avantage cela nous procure, prévoit-on une panne prochaine de nos radars ? Ou Netanyahu craint-il que cinq cents Russes envahissent Tel-Aviv ?

Ce qui est certain est que le déploiement minuscule de ce contingent à Lattaquié a limité notre liberté d’action. Dorénavant, lorsque nous envisagerons de frapper un stock d’armes sophistiquées destinées au Hezbollah, il faudra en parler à Yvan ou, à tout le moins, prévoir sa réaction.

Cela ne pourra que compliquer nos affaires. Et s’il prenait à Yvan l’étrange idée de placer ces mêmes armes, qu’il destinerait à ses alliés anti-DAESH du Hezb ou des Pasdaran, dans son nouveau dépôt de Lattaquié, devra-t-on lui demander la permission de les détruire ? Ou devrons-nous nous accoutumer d’un nouveau péril pesant sur Israël.


Efficience maximale pour Poutine, quasi-inexistante pour tous les autres. Poutine, qui sait ce qu’il se veut et qui ne change pas d’avis chaque mois comme c’est leur cas. Le président russe, dont la khutzpa incommensurable pourrait peut-être ouvrir des perspectives de solution à la boucherie syrienne.

Paul Reynaud a vaincu De Gaulle (l'article 16, symbole de la victoire politique du Système)

Le Système a un talent et un seul, mais il le pousse à fond : la malhonnêteté intellectuelle, pervertir les mots et les idées.

Ainsi, nous sommes encore en théorie en Vème république, mais la constitution gaullienne a été, de révision en révision, vidée de son esprit et remplacée par une constitution taillée pour le Système. La perversité est que le Système peut se défendre en invoquant De Gaulle alors qu'il a sciemment détruit sa constitution, remplaçant l'exécutif fort responsable devant le peuple par le gouvernement irresponsable des juges non élus et des «bidules» (comités de technocrates supranationaux, eux aussi non élus, en langage gaullien).

Rien n'est plus symbolique de cette victoire insidieuse du Système (où, comme d'habitude, ce salaud de Chirac a eu une grande part) que l'article 16.

C'est le fameux article qui donne au président de la république la possibilité d'exercer les pleins pouvoirs quand le pays (et non la raie publique) est en danger. Celui-ci a une grande importance symbolique, car il marque une rupture totale avec le gouvernement des comités, des conciliabules et des couloirs, et une grande importance pratique, car il est la garantie de l'existence d'une bouée de sauvetage face à la tentation du renoncement et de la médiocrité, la version XXème siècle de la dictature provisoire à la romaine.

Cet article a été utilisé une seule fois, lors de la guerre d'Algérie. Mais il était une menace constante pour les lapins de coursive et les manoeuvriers d'antichambres. C'est pourquoi les comitards se sont ligués pour avoir sa peau (on ne s'étonnera pas de retrouver aux avant-postes un autre salopard, Bayrou).

Selon un usage désormais bien établi, on a baisé ces naïfs de Français en laissant en place le symbole tout en le vidant de sa substance. Bien sûr, tout cela au nom de la «démocratie».

Ironie de l'histoire, Paul Reynaud, l'homme du 16 juin 40, l'homme du renoncement, s'était opposé sur cet article à De Gaulle, l'homme du 18 juin 40, l'homme du sursaut.

Paul Reynaud a fini par vaincre De Gaulle. Tout un symbole.

mercredi, septembre 23, 2015

L’Allemagne, le pays excessif ?

Une thèse bien connue des anti-allemands (1) : l’Allemagne, de constitution tardive et bancale, est le pays de tous les excès. Excès de racisme hier, excès de masochisme universaliste aujourd’hui. On entend, par exemple, Eric Zemmour soutenir assez souvent cette thèse.

La France, la Chine de l'Europe, plus vaste et plus peuplée, a longtemps tenu ce rôle du fauteur de troubles.

Je connais moins bien l’Allemagne, avec laquelle je me sens peu d’affinités, malgré les Rhénanes d’Apollinaire, que la Grande-Bretagne. Je n’ai donc pas d’avis. Je me sens aussi mal à l’aise avec ces grandes idées générales, indémontrables, qu’avec l’Allemagne elle-même. Qu’en pensez vous ?

Au final, je suis très chagriné de la situation, c'est un euphémisme, très peiné que la communauté européenne de 2015 réalise le rêve géopolitique hitlérien (et réalise le rêve raciste hitlérien inversé) : une Europe dominée par l'Allemagne où la France est soumise et tient le rôle d'un parc d'attractions géant tandis que la Grande-Bretagne vit sa vie à part.

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(1) : « anti-allemands » et non pas « germanophobes » : être opposé à l’Allemagne n’est, pas plus qu’être opposé à l’islam, une maladie mentale.


Affaire Volkswagen : un cygne noir ?

Résumé de l’affaire Volkswagen

On appelle cygne noir un événement très inattendu. Comme la découverte de cygnes noirs en Australie alors qu’on ne connaissait que des cygnes blancs. De plus, le cygne noir a des conséquences importantes : par exemple, les attentats du 11 septembre.

Le cygne noir est corrélé au problème de la détection des signaux faibles. En effet, l’inattendu absolu est rarissime (pour qu’une chose se produise, il faut qu’elle ait des prémisses et ceux-ci sont, en théorie, détectables). Les attentats du 11 septembre ont été précédés de signaux faibles mis en évidence par l’enquête, après. L’affaire Volkswagen nous surprend, mais pour le type qui se bourrait la gueule le samedi soir avec son copain loquace qui écrivait des logiciels pour Volkswagen, ce n’est pas du tout une surprise. L’inattendu du cygne noir est donc une question de point de vue.

Disons qu’un cygne noir surprend 99 % du public et des décideurs.

Maintenant, les conséquences.

L’affaire Volkswagen aura-t-elle de grandes conséquences ?

Directement, non. Ce n’est que Volkswagen, un groupe industriel parmi tant d’autres.

Mais on peut imaginer une réaction en chaine : le producteur principal (Volkswagen) de l’industrie principale (automobile) du principal pays (Allemagne) de la principale zone (Europe) de l’économie mondiale est touché. Chaque maillon de la chaine est une occasion d’atténuation ou d’amplification. C’est le paradoxe de nos sociétés en réseaux : à la fois très vulnérables et très résistantes.

On voit bien que cette affaire Volkswagen est la résultante du mercantilisme allemand (1), qui est la forme économique du militarisme prussien : en effet, le mercantilisme revient à considérer le commerce international comme une guerre (et, à la guerre, tous les coups sont permis, d’où l’affaire Volkswagen), une exportation comme une victoire et une importation comme une défaite, ce qui est parfaitement idiot. Le Luxembourg et Monaco n’exportent pas une seule voiture et sont plus prospères que l’Allemagne. On voit bien que ce ne sont pas les exportations qui font la prospérité et que le commerce n’est pas une guerre où ce que l’un gagne, l’autre le perd. L’erreur mercantiliste est très largement partagée, cela ne l’empêche pas d’être une erreur.

Les Américains sont plus fins. Ils se foutent comme d’une guigne de la balance commerciale. Leur obsession est de protéger le roi-dollar, dont ils font désormais un instrument d’impérialisme juridique, et ça marche assez bien. Il est d’ailleurs amusant que l’affaire Volkswagen ait pris naissance aux Etats-Unis.




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(1) : petit rappel sur mercantilisme allemand (article de Charles Gave de 2013) :

Et si l’Allemagne était le problème ?

Le but est de dégager des excédents extérieurs que les autorités allemandes, encore et toujours mercantilistes, ont toujours considéré comme le signe d’une bonne gestion, ce qui est une erreur intellectuelle gigantesque. La majorité peut avoir tort aussi, comme trop souvent l’histoire nous l’a prouvé ne serait-ce que pendant la dernière guerre.

Par Institut Des Libertés

Mon raisonnement depuis un moment fait remarquer que notre voisin d’outre Rhin subventionne sa production, taxe sa consommation (hausse de la TVA) et refuse de déréglementer les secteurs de services ou il n’est pas concurrentiel. Le but était de dégager des excédents extérieurs que les autorités allemandes, encore et toujours mercantilistes, ont toujours considéré comme le signe d’une bonne gestion, ce qui est une erreur intellectuelle gigantesque. La majorité peut avoir tort aussi, comme trop souvent l’histoire nous l’a prouvé ne serait-ce que pendant la dernière guerre. Une erreur reste une erreur, même si elle est partagée par 90 % de la population. Le mercantilisme a toujours amené à des désastres économiques ou financiers et nous en avons encore une preuve aujourd’hui.

Nous sommes en effet en train d’arriver au point ou le monstre que l’Allemagne a réveillé va se retourner contre elle.

L’Allemagne a accumulé depuis 10 ans un surplus commercial d’environ 700 milliards d’euro avec ses partenaires de l’Euro.

Ce qui veut dire en termes simples que l’Allemagne a vendu pour 700 milliards de plus qu’elle n’a acheté et qu’en contrepartie, elle a reçu plein de jolis bouts de papiers émis par des Grecs, des Italiens ou des Espagnols reconnaissant qu’ils doivent de l’argent aux allemands pour la Mercedes dans laquelle ils roulent.

Eh oui, si vous avez un excédent des comptes courants, vous avez un déficit de la balance des capitaux, c’est-à-dire que vous prêtez de l’argent à ceux qui achètent vos produits. Et si vous êtes dans une monnaie unique, vous ne pouvez pas demander aux Irlandais de vous filer une partie de leurs réserves de change pour solder vos dépenses. Le règlement des différences de balance commerciale se fait par l’Allemagne acceptant de la dette émise par des Irlandais. Pas d’autre solution [en effet, les Allemands reçoivent des Euros en échange de leurs ternes bagnoles. Pour que la chose continue à tourner, ils doivent redonner les Euros à leurs clients afin qu’ils puissent continuer à acheter des bagnoles teutonnes. Comment les Allemands redonnent-ils des Euros à leurs clients ? En leur achetant la seule chose qu’ils vendent en quantité : de la dette. C’est pourquoi le mauvis papier dans les coffres allemands est la contrepartie directe des voitures qui sortent des usines allemandes]. Sauf pour les Allemands à bâtir des usines en Espagne, ce qu’ils n’ont pas fait puisque c’était moins cher chez eux.

Et tous ces bouts de papier sont domiciliés dans les coffres des banques allemandes. Par exemple, les banques allemandes auraient prêté 1500 milliards d’euro aux banques irlandaises en achetant leurs obligations ou en leur prêtant directement, ce qui correspond à près de trois fois le PNB Irlandais.

Ce qui laisse à penser que les autorités de contrôle des banques allemandes, Bundesbank en tête, ont complètement failli à leur devoir de surveiller les banques allemandes.

Qui, en Allemagne, a été assez fou pour laisser les banques allemandes s’engager à ce point sans y mettre le holà ? Et en faire autant en Espagne, en Grèce, dans les subprimes Américain etc …

L’irresponsabilité des autorités financières de contrôle en Allemagne dépasse l’entendement.

Et maintenant, les Allemands, ces préteurs irresponsables, se retournent vers les Espagnols ou les Irlandais et leur disent qu’il est hors de question qu’ils ne soient pas remboursés, et que s’il faut, les populations locales doivent être réduites à la misère pour sauver ces banquiers incompétents s’il en fut, outre Rhin

Si j’étais ministre des finances Irlandais ou Espagnol (ce que grâce au ciel je ne suis pas), je mettrais en avant les faits suivants.

Si je dois $ 1 million à ma banque, j’ai un problème.

Si je luis dois $ 1 milliard, c’est elle qui a un problème.

Ce ne sont pas, ou pas seulement les Espagnols ou les Irlandais qui ont un problème : après tout, eux ils roulent en Mercedes. Ce sont les banques et compagnies d’assurance allemandes qui sont bourrées des papiers émis par ces braves gens. Et que l’on ne me dise pas que la bonne foi des banquiers allemands a été surprise : prêter trois fois le PNB pour aider les banques en Irlande à spéculer a du laisser de grasses commissions qui n’ont sans doute pas été perdue pour tout le monde, suivez mon regard.

Bref, avec sa politique mercantiliste imbécile, l’Allemagne a créé un problème financier monstrueux, dont, par un juste retour des choses, elle va être la victime, et c’est pour cela que le mercantilisme est une imbécillité

Je dirai donc simplement à Madame Merkel (même et surtout parce qu’elle ne demande rien):

« Vous êtes à l’origine du problème, les banques qui sauteront en premier ce sont les vôtres, il serait urgent que vous trouviez une solution comme de continuer à financer le reste de l’Europe et à déréglementer à toute allure les secteurs où vous n’êtes pas concurrentiels pour nous permettre de vous vendre quelque chose. Etre créditeur, ne vous donne aucun droit spécial tant vous avez été nuls dans la distribution des crédits . »

En termes simples:

Abandonnez votre politique mercantiliste désastreuse, qui nous a mené là où nous en sommes. Ce n’est pas en appauvrissant les autres européens que les dettes que vous avez accumulées seront remboursées, bien au contraire. Au lieu de cela : coupez les impôts sur la consommation,


  • déréglementez,



  • cessez de pressurer les salaires,



  • ouvrez vos frontières et redevenez ce que l’Allemagne d’Adenauer et de Kohl a toujours été, une force de croissance.


L’Europe ne se renforcera que si les économies, toutes les économies croissent. Sinon, elle échouera, ce qui serait tragique.

Et l’Allemagne en portera la responsabilité. Encore.

La chasse est ouverte

Voici un dialogue que j'ai péché dans les commentaires du Figaro, à propos de l'ouverture de la chasse :

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LAVEGANE

Si la chasse a longtemps été une nécessité alimentaire, elle est maintenant devenue un loisir. Or une distraction consistant à tuer des animaux n’est pas acceptable d’un point de vue éthique. Cette incompatibilité avec l’éthique est accentuée par la présence de modes de chasse particulièrement cruels. C’est le cas de la chasse à courre, où l’animal est poursuivi pendant des heures jusqu’à l’épuisement, mordu voire déchiqueté vivant par les chiens, puis achevé à coups de dague s’il n’est pas mort noyé. Le déterrage occasionne également de nombreuses souffrances (morsures, saisie de l’animal avec des pinces, mise à mort à coups de dague ou de talon, etc). La chasse à l’arc, autorisée depuis 1995, est, elle aussi, cruelle : la plupart du temps, les flèches ne font que blesser les animaux. Souvent non retrouvés, ils sont ainsi des milliers à agoniser cachés. Il existe pourtant de nombreuses activités pacifiques en lien avec la nature et les animaux. L’observation ou la photographie de la faune ne procurerait-elle pas plus de plaisir ? Ne serait-ce pas plus respectueux ?

Le 21/09/2015 à 15:27

Pierre de Boisguilbert

Madame La Vegane

Souvenez vous tout de même que depuis la moitié du néolithique, c'est à dire 15.000 ans avant notre ère, l'homme ne chasse plus pour se nourrir. Il a en effet commencé à domestiquer des animaux, pratiqué l'élevage et l'agriculture. Ce n'est donc pas une affaire tout à fait nouvelle! En réalité il y a toujours eu, et il y aura toujours des hommes et des femmes qui ressentent au plus profond d'eux mêmes ce besoin de chasser, de se confronter à la nature et aux animaux sauvages qui les fascinent, de s'immiscer dans le règne du sauvage, dans le cycle de la vie dont la mort fait partie, ne vous en déplaise. Il n'y a rien de '' non éthique'' dans une chasse bien pratiquée, sauf à s'en remettre au dictat d'une société nouvelle, devenue urbaine, déconnectée de la vie sauvage, et qui ne connait de l'animal que celui de compagnie, de zoo ou dans son assiette. Que l'on aime pas la chasse se comprend parfaitement, mais de grâce ne portez pas de jugement moral sur une activité consubstantielle à l'histoire de l'humanité et qui ne vous cause aucun tort. Des milliers d'oeuvres littéraires, picturales, plastiques, architecturales, musicales ... ont façonné l'histoire de la chasse,et l'ont installée dans le patrimoine culturel de ce pays. N'en déplaise aux écolos, bobos et autre vegans auxquels je souhaite de découvrir un jour l'émotion d'un petit matin d'hiver au bord d'un étang !
Le 22/09/2015 à 17:46
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Vous connaissez mon attachement au Vieil Homme et ma répulsion sans bornes pour l'Homme Nouveau. Vous n'aurez donc aucun mal à deviner de quel coté mon coeur penche.

J'ai donc laissé ce commentaire :

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D'accord avec vous : je hais tout ce qui ressemble à un Homme Nouveau.

L'homme a des pulsions, un instinct. Mais aussi une conscience et une âme qui le placent infiniment au-dessus des animaux (ce qui ne l'empêche pas de les respecter, en tant qu'animaux) et qui lui permettent de ritualiser ses instincts, comme la corrida et la chasse, manières d'assumer le tragique de sa propre vie.
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J'aurais pu ajouter que je refuse un monde hypocrite où l'homme tue pour manger, mais de façon cachée et industrielle.

Dominique Venner avait sous-titré son livre sur la chasse «Le dernier refuge du sauvage». Je préfère un homme qui assume sa part de sauvagerie en chassant qu'à un homme qui la nie et la fait resurgir sous une autre forme, bien plus cruelle. Cela ne me paraît pas un complet hasard que les premières lois écologiques allemandes datent des nazis et qu'Hitler fut végétarien (on trouve un écologisme moins pervers aux Etats-Unis, mais c'est une autre histoire).

Allez, ce sketch est tellement marrant que je ne peux me retenir :





Addendum : La chasse, une chance pour la brousse ?