Comme Gabriel Matzneff, j'ai été consterné par la niaiserie de certaines réactions aux récents attentats, y compris des réactions officielles (chanter Quand on n'a que l'amour dans la cour des Invalides … Franchement ! J'ai cru entendre Phillippe Muray rire par delà la tombe et Mongénéral grincer « Tous des jeanfoutres »).
J'aimerais bien coincer un Bisounours pur jus dans un coin et le trifouiller sur le problème du Mal. Hélas (ou heureusement), je n'en ai pas tant que cela dans mon entourage et mes rares tentatives se sont soldées par des échecs : fuite sur le thème de la folie (je vois bien l'idée : l'homme étant naturellement bon, tout homme qui fait le mal est un fou. Un rousseauisme pour les crétins) et impossibilité pour moi de porter le fer dans la plaie, les circonstances ne s'y prêtant pas.
Pour un chrétien, le Mal est un mystère, mais un mystère circonscrit, borné, intégré à une vision de l'homme et du monde cohérente.
J'aimerais connaître ce que les Bisounours, qui sont si nombreux et n'ont pas lu Rousseau, en pensent (s'ils pensent).
samedi, décembre 05, 2015
Cambadélis, l’ami du communautarisme
Pour ceux qui ne lirait pas régulièrement le blog d'Eric Verhaeghe :
Cambadélis, l’ami du communautarisme
Cambadélis, l’ami du communautarisme
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Les trois petits cochons
Les trois petits cochons
Je partage le point de vue de Gabriel Matzneff, Je le trouve très juste. C'est pourquoi je le cite in extenso, me contentant de souligner en bleu.
Cela ne m'empêche pas d'éprouver du respect pour les victimes en tant que victimes.
************
Les trois petits cochons
Trafalgar Square et la gare de Waterloo sont à Londres. La gare d'Austerlitz et la rue d'Arcole sont, elles, à Paris. Aux lieux, aux monuments, on donne des noms de victoires, non de défaites. De même, dans les écoles militaires les promotions de jeunes officiers prennent les noms de soldats victorieux : « Maréchal de Turenne », « Général Lassalle », « Lieutenant-Colonel Amilakvari ». Quand, par extraordinaire, il s'agit de vaincus, ce sont des vaincus qui se sont battus héroïquement jusqu'au bout, ont été vaincus avec tous les honneurs de la guerre : une des promotions de Saint-Cyr se nomme « Ceux de Diên Biên Phu ». Quel est le suicidaire crétin qui a donné le nom de « génération Bataclan » aux jeunes femmes et jeunes hommes qui ont l'âge des victimes du vendredi 13 novembre 2015 ? C'est l'État islamique qui doit donner ce nom à ses jeunes citoyens, non la France, pour qui ce vendredi 13 novembre 2015 demeurera la date d'une de ses plus spectaculaires et déprimantes défaites.
La médiocrité de cette « génération Bataclan »
Ce choix de « génération Bataclan » exprime un masochisme, un mépris de soi ahurissant. Et l'on est accablé par la médiocrité petite-bourgeoise, l'insignifiance des propos tenus par les survivants de cette « génération Bataclan » lorsqu'ils sont interrogés par les journalistes ou s'expriment sur les réseaux sociaux. Le zozo qui s'est mis une ceinture de cœurs autour de la taille, l'autre imbécile qui se balade avec une pancarte « Vous êtes tous super ! », le troisième qui déclare fièrement que son but dans la vie est de continuer à se distraire, à voir les copains, ces petits bourgeois qui tiennent pour un acte de courage de dîner au restaurant le vendredi soir.
S'il s'agissait de gamins de douze ans, ce serait admissible. Hélas, ce n'est pas le cas. Ceux qui se comportent de manière si niaise, si médiocre sont des adultes, des barbus. J'ai dit « ahurissant », mais le mot juste est « consternant ». Comme a été consternante la cérémonie d'hommage aux victimes dans la cour des Invalides. J'adore Barbara et je connais par cœur certaines de ses chansons, mais ce jour-là, c'est le « Dies irae » qui, après La Marseillaise, devait retentir en ce haut lieu, non une gentille chansonnette, et nous aurions été autrement saisis aux tripes si, à la place du discours fadasse de M. Hollande, un acteur de la Comédie-Française nous avait lu le Sermon sur la mort de Bossuet.
Ils ne vivent pas, ils existent
Cette niaiserie, cette médiocrité s'expliquent par le total vide spirituel de tant de nos compatriotes. Ils ne vivent pas, ils existent, ils ont une vue horizontale des êtres et des choses. Ce sont les trois petits cochons d'une chanson que M. Hollande aurait dû faire chanter aux Invalides, elle lui va comme un gant : « Qui a peur du grand méchant loup ? C'est pas nous, c'est pas nous ! Nous sommes les trois petits cochons qui dansons en rond. »
À part le pape de Rome et le patriarche de Moscou, qui, en Europe, fait appel aux forces de l'Esprit, invite les gens à la transcendance ? Personne. En tout cas, personne en France où les responsables politiques pleurnichent contre la montée de l'islamisme, mais leur unique réponse, pour endiguer cette montée, est d'interdire les crèches de Noël dans les mairies. Bientôt, j'en fais le pari, la passionnante fête de la Nativité, du mystère de l'incarnation, du Verbe qui se fait Chair, du Christ Dieu et homme, sera, comme en Union soviétique à l'époque de la persécution antichrétienne, remplacée par une fête du Bonhomme Hiver, Diadia Moroz, mouture léniniste du père Noël.
Ce qu'ils désirent, c'est continuer à boire des bocks de bière
Jadis, du général de Gaulle à François Mitterrand, certains chefs d'État surent parler de transcendance aux petits cochons à béret basque et baguette de pain, les inviter à se dépasser, à lire Sénèque, Plutarque et Pascal. Aujourd'hui, l'État n'invite pas les Français à renouer avec les vivifiants trésors de leur patrimoine gréco-romain et chrétien, il en est incapable. L'État ne parle jamais de leur âme aux Français de la « génération Bataclan », et ceux-ci persistent à n'avoir d'autre souci que de gagner de l'argent, en foutre le moins possible, partir en vacances et s'amuser. Les trois petits cochons tiennent à leur vie pépère, le tragique leur fait horreur, ils ne veulent pas entendre parler de la mort, ni de l'éternité, ni du salut de leurs âmes, ni de l'ascèse, ni du jeûne, ni de Dieu ; ce qu'ils désirent, c'est continuer à boire des bocks de bière et surtout, surtout, que les vilains terroristes du méchant calife Abou Bakr al-Baghdadi les laissent tranquilles, na !
Pendant ce temps-là, dans nos banlieues où l'on s'ennuie, où au lieu d'inviter les jeunes Français d'origine maghrébine à – comme le firent naguère les jeunes Français d'origine arménienne, russe, espagnole, italienne, polonaise – lire Les Trois Mousquetaires, visiter le Louvre, voir Les Enfants du paradis, l'État n'enseigne que le football et d'abstraites « vertus républicaines » qui ne font bander personne, c'est le méchant calife qui leur parle de leur âme ; leur enseigne la transcendance ; leur explique que ce qui fait la grandeur de l'homme, comme l'enseignèrent jadis le Bouddha, Épicure, le Christ, ce n'est pas le Sum, mais le Sursum ; non pas le soi, mais le dépassement de soi ; non pas le confort, mais le sacrifice. C'est ce que ces adolescents rebelles, écorchés vifs, comme le sont depuis toujours les adolescents sensibles, ont soif d'entendre. Éduqués, instruits, ils pourraient devenir de lumineux Aliocha Karamazov, mais, grandissant parmi des adultes plats comme des limandes, ils basculent du côté du calife, de l'archange noir de la mort, du grand méchant loup. Il faut être très bête, ou d'une extraordinaire mauvaise foi, pour s'en étonner.
************
Je complète ce qui n'est jusqu'ici qu'un constat : je crois qu'un noyau, une élite, le sel de la terre, se préoccupe encore de l'âme de la France. Saura-t-elle prévaloir ? Je le crois. Après bien des souffrances.
C'est une constante de l'histoire de France : l'impéritie de la France d'en haut finit toujours par être compensée par le sang de la France d'en bas.
Je partage le point de vue de Gabriel Matzneff, Je le trouve très juste. C'est pourquoi je le cite in extenso, me contentant de souligner en bleu.
Cela ne m'empêche pas d'éprouver du respect pour les victimes en tant que victimes.
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Les trois petits cochons
Trafalgar Square et la gare de Waterloo sont à Londres. La gare d'Austerlitz et la rue d'Arcole sont, elles, à Paris. Aux lieux, aux monuments, on donne des noms de victoires, non de défaites. De même, dans les écoles militaires les promotions de jeunes officiers prennent les noms de soldats victorieux : « Maréchal de Turenne », « Général Lassalle », « Lieutenant-Colonel Amilakvari ». Quand, par extraordinaire, il s'agit de vaincus, ce sont des vaincus qui se sont battus héroïquement jusqu'au bout, ont été vaincus avec tous les honneurs de la guerre : une des promotions de Saint-Cyr se nomme « Ceux de Diên Biên Phu ». Quel est le suicidaire crétin qui a donné le nom de « génération Bataclan » aux jeunes femmes et jeunes hommes qui ont l'âge des victimes du vendredi 13 novembre 2015 ? C'est l'État islamique qui doit donner ce nom à ses jeunes citoyens, non la France, pour qui ce vendredi 13 novembre 2015 demeurera la date d'une de ses plus spectaculaires et déprimantes défaites.
La médiocrité de cette « génération Bataclan »
Ce choix de « génération Bataclan » exprime un masochisme, un mépris de soi ahurissant. Et l'on est accablé par la médiocrité petite-bourgeoise, l'insignifiance des propos tenus par les survivants de cette « génération Bataclan » lorsqu'ils sont interrogés par les journalistes ou s'expriment sur les réseaux sociaux. Le zozo qui s'est mis une ceinture de cœurs autour de la taille, l'autre imbécile qui se balade avec une pancarte « Vous êtes tous super ! », le troisième qui déclare fièrement que son but dans la vie est de continuer à se distraire, à voir les copains, ces petits bourgeois qui tiennent pour un acte de courage de dîner au restaurant le vendredi soir.
S'il s'agissait de gamins de douze ans, ce serait admissible. Hélas, ce n'est pas le cas. Ceux qui se comportent de manière si niaise, si médiocre sont des adultes, des barbus. J'ai dit « ahurissant », mais le mot juste est « consternant ». Comme a été consternante la cérémonie d'hommage aux victimes dans la cour des Invalides. J'adore Barbara et je connais par cœur certaines de ses chansons, mais ce jour-là, c'est le « Dies irae » qui, après La Marseillaise, devait retentir en ce haut lieu, non une gentille chansonnette, et nous aurions été autrement saisis aux tripes si, à la place du discours fadasse de M. Hollande, un acteur de la Comédie-Française nous avait lu le Sermon sur la mort de Bossuet.
Ils ne vivent pas, ils existent
Cette niaiserie, cette médiocrité s'expliquent par le total vide spirituel de tant de nos compatriotes. Ils ne vivent pas, ils existent, ils ont une vue horizontale des êtres et des choses. Ce sont les trois petits cochons d'une chanson que M. Hollande aurait dû faire chanter aux Invalides, elle lui va comme un gant : « Qui a peur du grand méchant loup ? C'est pas nous, c'est pas nous ! Nous sommes les trois petits cochons qui dansons en rond. »
À part le pape de Rome et le patriarche de Moscou, qui, en Europe, fait appel aux forces de l'Esprit, invite les gens à la transcendance ? Personne. En tout cas, personne en France où les responsables politiques pleurnichent contre la montée de l'islamisme, mais leur unique réponse, pour endiguer cette montée, est d'interdire les crèches de Noël dans les mairies. Bientôt, j'en fais le pari, la passionnante fête de la Nativité, du mystère de l'incarnation, du Verbe qui se fait Chair, du Christ Dieu et homme, sera, comme en Union soviétique à l'époque de la persécution antichrétienne, remplacée par une fête du Bonhomme Hiver, Diadia Moroz, mouture léniniste du père Noël.
Ce qu'ils désirent, c'est continuer à boire des bocks de bière
Jadis, du général de Gaulle à François Mitterrand, certains chefs d'État surent parler de transcendance aux petits cochons à béret basque et baguette de pain, les inviter à se dépasser, à lire Sénèque, Plutarque et Pascal. Aujourd'hui, l'État n'invite pas les Français à renouer avec les vivifiants trésors de leur patrimoine gréco-romain et chrétien, il en est incapable. L'État ne parle jamais de leur âme aux Français de la « génération Bataclan », et ceux-ci persistent à n'avoir d'autre souci que de gagner de l'argent, en foutre le moins possible, partir en vacances et s'amuser. Les trois petits cochons tiennent à leur vie pépère, le tragique leur fait horreur, ils ne veulent pas entendre parler de la mort, ni de l'éternité, ni du salut de leurs âmes, ni de l'ascèse, ni du jeûne, ni de Dieu ; ce qu'ils désirent, c'est continuer à boire des bocks de bière et surtout, surtout, que les vilains terroristes du méchant calife Abou Bakr al-Baghdadi les laissent tranquilles, na !
Pendant ce temps-là, dans nos banlieues où l'on s'ennuie, où au lieu d'inviter les jeunes Français d'origine maghrébine à – comme le firent naguère les jeunes Français d'origine arménienne, russe, espagnole, italienne, polonaise – lire Les Trois Mousquetaires, visiter le Louvre, voir Les Enfants du paradis, l'État n'enseigne que le football et d'abstraites « vertus républicaines » qui ne font bander personne, c'est le méchant calife qui leur parle de leur âme ; leur enseigne la transcendance ; leur explique que ce qui fait la grandeur de l'homme, comme l'enseignèrent jadis le Bouddha, Épicure, le Christ, ce n'est pas le Sum, mais le Sursum ; non pas le soi, mais le dépassement de soi ; non pas le confort, mais le sacrifice. C'est ce que ces adolescents rebelles, écorchés vifs, comme le sont depuis toujours les adolescents sensibles, ont soif d'entendre. Éduqués, instruits, ils pourraient devenir de lumineux Aliocha Karamazov, mais, grandissant parmi des adultes plats comme des limandes, ils basculent du côté du calife, de l'archange noir de la mort, du grand méchant loup. Il faut être très bête, ou d'une extraordinaire mauvaise foi, pour s'en étonner.
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Je complète ce qui n'est jusqu'ici qu'un constat : je crois qu'un noyau, une élite, le sel de la terre, se préoccupe encore de l'âme de la France. Saura-t-elle prévaloir ? Je le crois. Après bien des souffrances.
C'est une constante de l'histoire de France : l'impéritie de la France d'en haut finit toujours par être compensée par le sang de la France d'en bas.
Quand le politiquement correct tue
The Too-Friendly City
Je résume : les familiers du couple terroriste islamiste de San Bernardino se posaient des questions mais n'ont rien dit de peur d'être accusés de racisme. Bilan : 14 morts.
Je résume : les familiers du couple terroriste islamiste de San Bernardino se posaient des questions mais n'ont rien dit de peur d'être accusés de racisme. Bilan : 14 morts.
vendredi, décembre 04, 2015
Attentats : la synthèse d'Eric Verhaeghe
Attentats: la piste de la 4è équipe se confirme
On notera :
**********
Selon Valeurs Actuelles, repris par le Figaro, Abaaoud, tué à Saint-Denis et probable coordonnateur des attentats du 13 novembre, serait arrivé en France deux mois avant les attentats, c’est-à-dire en septembre, dans le flot des réfugiés venus de Syrie. Les services de renseignement le pensaient encore en Syrie à ce moment-là.
Toujours selon Valeurs Actuelles, son frère Younès, âgé de 15 ans, serait venu en France pour venger son frère.
**********
Cette question des immigrés illégaux (vrai nom des «migrants» et des «réfugiés») et de leur rapport avec les terroristes n'est déjà plus posée par personne, ou presque. Une fois de plus, on constate la trahison de la classe dirigeante, majorité et opposition réunies, vis-à-vis de leur pays et de leur peuple.
On notera :
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Selon Valeurs Actuelles, repris par le Figaro, Abaaoud, tué à Saint-Denis et probable coordonnateur des attentats du 13 novembre, serait arrivé en France deux mois avant les attentats, c’est-à-dire en septembre, dans le flot des réfugiés venus de Syrie. Les services de renseignement le pensaient encore en Syrie à ce moment-là.
Toujours selon Valeurs Actuelles, son frère Younès, âgé de 15 ans, serait venu en France pour venger son frère.
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Cette question des immigrés illégaux (vrai nom des «migrants» et des «réfugiés») et de leur rapport avec les terroristes n'est déjà plus posée par personne, ou presque. Une fois de plus, on constate la trahison de la classe dirigeante, majorité et opposition réunies, vis-à-vis de leur pays et de leur peuple.
Nuit rhénane
Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds
Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n’entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées
Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été
Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire
Écoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds
Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n’entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées
Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été
Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire
Zemmour et la CEDH : le point d'appui de la souveraineté
État d'urgence : "L'État est de retour... par rtl-fr
Zemmour a raison : la suspension de la CEDH est fondamentale. J'espère comme Zemmour qu'elle va devenir définitive, même si je n'y crois pas.
Zemmour en rajoute une couche dans ZEN :
Zemmour et Naulleau 02 Decembre 2015
Vous me direz : « L'état d'urgence et la suspension de la CEDH ouvrent la voie à une répression des Français et non des islamistes».
Oui, c'est vrai. Et pourtant, je suis d'accord avec Zemmour.
Je vous rappelle mon équation.
♘ démocratie => souveraineté => frontières => nation
En bonne logique, la contraposée coule de source :
♘ supranationalisme (européisme ou mondialisme) => effacement des frontières => abandon de souveraineté => fin de la démocratie
Donc, la sortie définitive de toutes les instances supranationales est la condition nécessaire du retour à la démocratie. Après, nous nous démerderons entre Français.
Histoire des services secrets (R. Kauffer)
C’est assez mal écrit, pas mal de laisser-aller. C’est bien dommage, car l’auteur est visiblement passionné, bien informé et l’ensemble est agréable.
Il y a quelques anecdotes amusantes : la CIA très vexée du putsch des colonels en Grèce … parce qu’elle préparait un putsch des généraux.
Un des problèmes les plus intéressants du livre traite du relais politique des services de renseignement :
♘ Les services secrets doivent fournir aux décideurs un avis circonstancié et non une liste interminable d’hypothèses, bien plus confortable. Pour cela il faut qu’ils se sentent raisonnablement protégés en cas d’erreur.
♘ Ce n’est pas le tout de faire bonnes analyses, encore faut-il qu’elles parviennent aux décideurs et soient traitées avec considération. Or, en France, nos dirigeants ne prennent pas le renseignement au sérieux, le limitant à des affaires de trou de serrure. On peut se demander dans quelle mesure cette désinvolture a joué dans les positions toutes plus inconséquentes les unes que les autres prises par Laurent Fabius.
Il y a quelques anecdotes amusantes : la CIA très vexée du putsch des colonels en Grèce … parce qu’elle préparait un putsch des généraux.
Un des problèmes les plus intéressants du livre traite du relais politique des services de renseignement :
♘ Les services secrets doivent fournir aux décideurs un avis circonstancié et non une liste interminable d’hypothèses, bien plus confortable. Pour cela il faut qu’ils se sentent raisonnablement protégés en cas d’erreur.
♘ Ce n’est pas le tout de faire bonnes analyses, encore faut-il qu’elles parviennent aux décideurs et soient traitées avec considération. Or, en France, nos dirigeants ne prennent pas le renseignement au sérieux, le limitant à des affaires de trou de serrure. On peut se demander dans quelle mesure cette désinvolture a joué dans les positions toutes plus inconséquentes les unes que les autres prises par Laurent Fabius.
jeudi, décembre 03, 2015
Bombardements français en Syrie, fausse bonne idée ? Vraie mauvaise idée ?
Une note liminaire : je déteste la bouillie de mots de la communication médiatique. Les occidentaux ne «frappent» pas en Syrie, ils bombardent.
La stratégie vis-à-vis de l’Etat Islamique me semble assez simple à exposer et beaucoup plus difficile à mettre en œuvre. Jusque là rien que de très normal.
L’EIIL a un discours messianique : «Nous sommes le vrai califat. La seule terre où les musulmans authentiques peuvent vivre selon les règles de l’islam. Nos victoires sont le signe qu’Allah bénit nos actions».
Il se peut donc qu’une stratégie de containment suffise, comme face à l’URSS, autre messianisme. Une fois contenu, soit l’EIIL se normalise façon Arabie Saoudite (normalisation toute relative, je l’admets), soit il s’écroule sous le poids de ses contradictions (est-il possible de faire vivre ensemble et par la force des populations naturellement divisées, selon une loi rigoriste ? A coté de l’EIIL, la Corée du Nord va passer pour un paradis de la joie de vivre).
Avant même de contenir l’EIIL en Irak, en Syrie et en Libye, nous avons quelques problèmes à résoudre :
Nous ferions mieux d’abandonner ce combat aux Russes et aux Américains (après avoir résolu les problèmes dont je vous parle ci-dessus, histoire que notre choix stratégique n’apparaisse pas comme une reculade) et de nous concentrer où nous pouvons réellement avoir un effet, en Afrique.
Cela suppose que nous ayons une stratégie intelligente, ce qui est loin d'être le cas, comme le prouvent nos errements diplomatiques. Je n'aime pas Laurent Fabius mais c'est un peu facile de tout lui mettre sur le dos. Il a toute une administration et tout un gouvernement derrière lui et le résultat n'est pas brillant.
Bref, nous sommes mal partis et nous ne sommes pas près d'arriver.
La stratégie vis-à-vis de l’Etat Islamique me semble assez simple à exposer et beaucoup plus difficile à mettre en œuvre. Jusque là rien que de très normal.
L’EIIL a un discours messianique : «Nous sommes le vrai califat. La seule terre où les musulmans authentiques peuvent vivre selon les règles de l’islam. Nos victoires sont le signe qu’Allah bénit nos actions».
Il se peut donc qu’une stratégie de containment suffise, comme face à l’URSS, autre messianisme. Une fois contenu, soit l’EIIL se normalise façon Arabie Saoudite (normalisation toute relative, je l’admets), soit il s’écroule sous le poids de ses contradictions (est-il possible de faire vivre ensemble et par la force des populations naturellement divisées, selon une loi rigoriste ? A coté de l’EIIL, la Corée du Nord va passer pour un paradis de la joie de vivre).
Avant même de contenir l’EIIL en Irak, en Syrie et en Libye, nous avons quelques problèmes à résoudre :
- Le containment à domicile. Chez nous, il faut aussi remettre les islamistes à leur place, c'est prioritaire par rapport à la guerre lointaine, qui paraît une diversion d'une guerre plus proche. Malgré les rodomontades et les belles déclarations, nous n’en prenons pas le chemin. Nous sommes à mille lieues de la solution napoléonienne : mettre les musulmans face à leurs responsabilités en leur posant des questions précises (mise à mort des apostats, obligation du djihad, soumission de la femme, interdits alimentaires et vestimentaires, etc.).
- Les « amitiés » avec des pays, pétromonarchies et Turquie, alliés à l’EIIL.
Nous ferions mieux d’abandonner ce combat aux Russes et aux Américains (après avoir résolu les problèmes dont je vous parle ci-dessus, histoire que notre choix stratégique n’apparaisse pas comme une reculade) et de nous concentrer où nous pouvons réellement avoir un effet, en Afrique.
Cela suppose que nous ayons une stratégie intelligente, ce qui est loin d'être le cas, comme le prouvent nos errements diplomatiques. Je n'aime pas Laurent Fabius mais c'est un peu facile de tout lui mettre sur le dos. Il a toute une administration et tout un gouvernement derrière lui et le résultat n'est pas brillant.
Bref, nous sommes mal partis et nous ne sommes pas près d'arriver.
Libellés :
Les conneries de Hollande,
Syrie
Victoires du FN aux régionales : une excellente nouvelle
Depuis des années, le Front National vit d’un sous-texte simple : « Vous avez essayé l’UMPS pendant des décennies. Ils ont échoué. Essayez nous, ça ne pourra pas être pire ».
Ce message comporte une bonne part de vérité, c’est ce qui le rend si populaire.
Même si les pouvoirs des régions sont limités, il sera instructif de voir le FN à l’œuvre. Nous serons moins dans l’imprécation et dans le fantasme. Je suis curieux de l’expérience, je pense qu’il n’y aura pas d’étincelle, que la gestion FN sera banale, mais j’attends de voir.
Je suis également curieux de savoir ce que la jeune Marion Maréchal donnerait comme présidente de région.
Ce message comporte une bonne part de vérité, c’est ce qui le rend si populaire.
Même si les pouvoirs des régions sont limités, il sera instructif de voir le FN à l’œuvre. Nous serons moins dans l’imprécation et dans le fantasme. Je suis curieux de l’expérience, je pense qu’il n’y aura pas d’étincelle, que la gestion FN sera banale, mais j’attends de voir.
Je suis également curieux de savoir ce que la jeune Marion Maréchal donnerait comme présidente de région.
mardi, décembre 01, 2015
Le gouvernement de la peur
Le Gouvernement de la Peur …
***********
On se trouve à nouveau dans un contexte où le pouvoir politique couvert par la légitimité du protecteur va contrôler davantage les comportements individuels. La « Big Mother » de l’Etat social-démocrate, selon l’excellent glissement opéré par Michel Schneider sur le « Big Brother » orwellien, prévenant, infantilisant, accompagnant les individus les plus fragiles sur les chemins d’une vie où ils ne seront jamais adultes, va étendre son emprise. Le danger rend tous les hommes fragiles. Il faudra donc tous les surveiller.
***********
Ce gouvernement de la peur n'est possible qu'avec la complicité des medias :
Voix du Nord, voix de ses maîtres
***********
Cette affaire s’inscrit dans un contexte malsain où le pouvoir hollandiste est de plus en plus traversé par la tentation autoritaire vis-à-vis de la presse. Le spectacle est assez comique d’ailleurs. Depuis mai 2012, le pouvoir exécutif ressemble à un triomphe de la docilité en cascade: François Hollande a écarté du pouvoir tous les gêneurs qui à leur tour caporalisent l’ensemble du « système » et interdisent toute forme de pluralisme.
L’évolution discrète du pouvoir exécutif ne manque pas d’inquiéter. Elle souligne que la profonde crise politique que le pays traverse se traduit par une partialité grandissante de l’Etat et une stratégie de repli sur « le système » qui ressemble de plus en plus à une forteresse assiégée. On ne peut évidemment évoquer ce point sans faire le parallèle avec la fièvre obsidionale qui domine les esprits gouvernementaux. Avant même la proclamation de l’état d’urgence, Valls pilotait en réalité un virage autoritaire dont la sécurité est devenue le prétexte commode.
[…]
Les petits caniches de la gauche au pouvoir, Bruno Leroux en tête, peuvent bien aboyer autant qu’ils veulent contre les violations de Droits de l’Homme en Russie. Ils peuvent rouler le bonhomme Poutine dans toute la boue qu’ils veulent: la méthode de gouvernement qui se met en place en France n’a rien à envier à ces logiques qui paraissent scandaleusement autoritaires au pied de l’Oural.
Que n’aurait pas dit la gauche si Poutine, dans la foulée des attentats tchétchènes en Russie, avait décrété un état d’urgence se traduisant par l’assignation à résidence de militants écologistes manifestement étrangers à ces attentats, et avait conduit une politique d’aide à la presse godillot comme celle à laquelle nous assistons en France? Les mots de « dictature » et de « coup d’Etat » auraient fusé.
Ceux-là mêmes qui justifiaient la dangereuse politique anti-russe de l’Allemagne en Ukraine au nom de la démocratie sont les premiers à justifier, au nom de cette sacro-sainte démocratie, les entorses de plus en plus flagrantes à l’impartialité de l’Etat et au droit. La France a non seulement annoncé au Conseil de l’Europe qu’elle violait désormais la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme, mais elle pousse le vice jusqu’à piquer sa presse prétendument pluraliste à l’étrange morphine d’une dictature dont on n’aurait pu soupçonner l’existence il y a encore quelques mois.
C’est ainsi que les démocraties finissent: par la lente soumission à l’autorité, sous l’effet d’une passivité, d’une résignation, d’une complaisance des élites qui illustrent avec excellence les ravages produits par la décadence morale de toute une classe sociale. La confort plutôt que la liberté! l’affection plutôt que la vertu! la collusion plutôt que le droit!
Dieu ! que l’agonie du régime est longue, glauque et navrante.
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Je le répète, ce gouvernement de la peur n'est possible qu'avec la complicité des medias et d'une opposition factice.
Admettons, pure hypothèse sans rapport avec la réalité, qu'il se produise en France un horrible attentat islamiste précédé de nombreux signes et avertissements. Le gouvernement se trouve devant une alternative :
♘ Il assume ses responsabilités et démissionne.
♘ Il nous fait part de sa compassion et profite des mesures sécuritaires prises dans l'urgence pour s'accrocher au pouvoir.
Vous sentez bien que la deuxième hypothèse n'est possible que si la presse jette un voile pudique et se mure dans un silence complice vis-à-vis des responsabilités du gouvernement et si l'opposition manque de mordant au point de paraître complice.
Et pourtant, Philippe de Villiers voit un espoir (ça tient autrement la route que la harengère) :
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On se trouve à nouveau dans un contexte où le pouvoir politique couvert par la légitimité du protecteur va contrôler davantage les comportements individuels. La « Big Mother » de l’Etat social-démocrate, selon l’excellent glissement opéré par Michel Schneider sur le « Big Brother » orwellien, prévenant, infantilisant, accompagnant les individus les plus fragiles sur les chemins d’une vie où ils ne seront jamais adultes, va étendre son emprise. Le danger rend tous les hommes fragiles. Il faudra donc tous les surveiller.
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Ce gouvernement de la peur n'est possible qu'avec la complicité des medias :
Voix du Nord, voix de ses maîtres
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Cette affaire s’inscrit dans un contexte malsain où le pouvoir hollandiste est de plus en plus traversé par la tentation autoritaire vis-à-vis de la presse. Le spectacle est assez comique d’ailleurs. Depuis mai 2012, le pouvoir exécutif ressemble à un triomphe de la docilité en cascade: François Hollande a écarté du pouvoir tous les gêneurs qui à leur tour caporalisent l’ensemble du « système » et interdisent toute forme de pluralisme.
L’évolution discrète du pouvoir exécutif ne manque pas d’inquiéter. Elle souligne que la profonde crise politique que le pays traverse se traduit par une partialité grandissante de l’Etat et une stratégie de repli sur « le système » qui ressemble de plus en plus à une forteresse assiégée. On ne peut évidemment évoquer ce point sans faire le parallèle avec la fièvre obsidionale qui domine les esprits gouvernementaux. Avant même la proclamation de l’état d’urgence, Valls pilotait en réalité un virage autoritaire dont la sécurité est devenue le prétexte commode.
[…]
Les petits caniches de la gauche au pouvoir, Bruno Leroux en tête, peuvent bien aboyer autant qu’ils veulent contre les violations de Droits de l’Homme en Russie. Ils peuvent rouler le bonhomme Poutine dans toute la boue qu’ils veulent: la méthode de gouvernement qui se met en place en France n’a rien à envier à ces logiques qui paraissent scandaleusement autoritaires au pied de l’Oural.
Que n’aurait pas dit la gauche si Poutine, dans la foulée des attentats tchétchènes en Russie, avait décrété un état d’urgence se traduisant par l’assignation à résidence de militants écologistes manifestement étrangers à ces attentats, et avait conduit une politique d’aide à la presse godillot comme celle à laquelle nous assistons en France? Les mots de « dictature » et de « coup d’Etat » auraient fusé.
Ceux-là mêmes qui justifiaient la dangereuse politique anti-russe de l’Allemagne en Ukraine au nom de la démocratie sont les premiers à justifier, au nom de cette sacro-sainte démocratie, les entorses de plus en plus flagrantes à l’impartialité de l’Etat et au droit. La France a non seulement annoncé au Conseil de l’Europe qu’elle violait désormais la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme, mais elle pousse le vice jusqu’à piquer sa presse prétendument pluraliste à l’étrange morphine d’une dictature dont on n’aurait pu soupçonner l’existence il y a encore quelques mois.
C’est ainsi que les démocraties finissent: par la lente soumission à l’autorité, sous l’effet d’une passivité, d’une résignation, d’une complaisance des élites qui illustrent avec excellence les ravages produits par la décadence morale de toute une classe sociale. La confort plutôt que la liberté! l’affection plutôt que la vertu! la collusion plutôt que le droit!
Dieu ! que l’agonie du régime est longue, glauque et navrante.
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Je le répète, ce gouvernement de la peur n'est possible qu'avec la complicité des medias et d'une opposition factice.
Admettons, pure hypothèse sans rapport avec la réalité, qu'il se produise en France un horrible attentat islamiste précédé de nombreux signes et avertissements. Le gouvernement se trouve devant une alternative :
♘ Il assume ses responsabilités et démissionne.
♘ Il nous fait part de sa compassion et profite des mesures sécuritaires prises dans l'urgence pour s'accrocher au pouvoir.
Vous sentez bien que la deuxième hypothèse n'est possible que si la presse jette un voile pudique et se mure dans un silence complice vis-à-vis des responsabilités du gouvernement et si l'opposition manque de mordant au point de paraître complice.
Et pourtant, Philippe de Villiers voit un espoir (ça tient autrement la route que la harengère) :
« Ca fait le jeu de DAECH»
Après « Ca fait le jeu du Front National », la nouvelle mode de petits curés de la censure est « Ca fait le jeu de DAECH».
Remarquez bien que les deux s’emboitent à la perfection, puisqu’il est assez facile de montrer que « faire le jeu du Front National » revient à « faire le jeu du DAECH ».
En effet, l’Etat Islamique nous en veut à mort de ce que nous sommes, donc tout ce qui, de notre part, revient au refus de nous soumettre et de perdre notre identité, fonds de commerce du Front National, provoque son hostilité, lui donne un prétexte de nous tuer et «fait le jeu du DAECH » qui ne désire rien tant que la guerre.
En vérité, la seule manière pacifique de se comporter avec DAECH est de se soumettre. Même cela « fait le jeu de DAECH» ! C’est sans doute ce que souhaitent les censeurs qui, au fond, sont houellebecquiens. Nous sommes dans une impasse logique : nous nous soumettons, nous faisons le jeu de DAECH, nous nous défendons, nous faisons encore le jeu de DAECH. Ce type d’injonction est bien connu comme moyen de manipulation. En anglais, on dit doublebind, en français injonction paradoxale : elle aboutit à la paralysie de celui qui y est soumis.
Pour les autres, ceux qui ne tiennent pas particulièrement à devenir fous ou à manipuler leurs concitoyens, la question n’est pas de faire ou non le jeu de l’Etat Islamique mais de faire le jeu de la France (tout comme d’ailleurs, la question n’est pas de faire ou non le jeu du Front National, mais de faire la bonne politique). Mais cette question là, qui permettrait de sortir des effets de manche médiatiques et de revenir au réel, ne sera pas posée : les censeurs gauchistes craignent le réel comme les vampires craignent la lumière.
Remarquez bien que les deux s’emboitent à la perfection, puisqu’il est assez facile de montrer que « faire le jeu du Front National » revient à « faire le jeu du DAECH ».
En effet, l’Etat Islamique nous en veut à mort de ce que nous sommes, donc tout ce qui, de notre part, revient au refus de nous soumettre et de perdre notre identité, fonds de commerce du Front National, provoque son hostilité, lui donne un prétexte de nous tuer et «fait le jeu du DAECH » qui ne désire rien tant que la guerre.
En vérité, la seule manière pacifique de se comporter avec DAECH est de se soumettre. Même cela « fait le jeu de DAECH» ! C’est sans doute ce que souhaitent les censeurs qui, au fond, sont houellebecquiens. Nous sommes dans une impasse logique : nous nous soumettons, nous faisons le jeu de DAECH, nous nous défendons, nous faisons encore le jeu de DAECH. Ce type d’injonction est bien connu comme moyen de manipulation. En anglais, on dit doublebind, en français injonction paradoxale : elle aboutit à la paralysie de celui qui y est soumis.
Pour les autres, ceux qui ne tiennent pas particulièrement à devenir fous ou à manipuler leurs concitoyens, la question n’est pas de faire ou non le jeu de l’Etat Islamique mais de faire le jeu de la France (tout comme d’ailleurs, la question n’est pas de faire ou non le jeu du Front National, mais de faire la bonne politique). Mais cette question là, qui permettrait de sortir des effets de manche médiatiques et de revenir au réel, ne sera pas posée : les censeurs gauchistes craignent le réel comme les vampires craignent la lumière.
Libellés :
classe jacassante,
trahison de la classe dirigeante
lundi, novembre 30, 2015
En mal d'admiration
Nous souffrons tous d’un déficit d’admiration
Vous vous doutez que je partage l'opinion de Charles Gave même si je ne partage son admiration de Mandela, qui fut une catastrophe pour l'Afrique du Sud (de toutes les manières d'organiser l'après-apartheid, Mandela a probablement choisi la plus mauvaise, pour des raisons idéologiques).
Un homme qui conseille de se passer de télévision ne peut être entièrement mauvais.
La télévision est un drogue dure, comme le téléphone portable et pour des raisons assez proches. Je connais des gens qui deviennent nerveux quand ils sont loin d'une télévision ou de leur portable. Ils sont pathétiques.
Comprenez bien mon insistance, que vous pouvez juger obsessionnelle : l'abrutissement télévisuel est le premier outil de contrôle des populations. «Pendant qu'ils sont devant la télévision, ils ne pensent pas à faire la révolution». On m'explique souvent, comme si j'étais un demeuré (je le suis peut-être, mais pas à cause de l'absence de télé !), «Tu sais, il passe des choses bien à la télé, il n'y a pas que des crétineries». Et alors ? Ce n'est pas la question (même si les gens regardent à 99 % des conneries, les «choses bien» n'étant qu'un alibi).
Le problème de la télé : c'est le divertissement pascalien à la puissance dix.
« Rien n’est si insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passions, sans affaire, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. Incontinent il sortira du fond de son âme l’ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le dépit, le désespoir».
La télévision nous empêche de nous ennuyer en nous abrutissant. C'est bien ? Non, c'est mal ! Car l'ennui, c'est la condition de la méditation. Et la méditation, c'est la condition de la sagesse.
Là encore, Pascal (Blaise, pour les intimes), le dit mieux que moi :
« La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement, et cependant c’est la plus grande de nos misères. Car c’est cela qui nous empêche principalement de songer à nous, et qui nous fait perdre insensiblement. Sans cela, nous serions dans l’ennui, et cet ennui nous pousserait à chercher le moyen le plus sûr d’en sortir. Mais le divertissement nous amuse, et nous fait arriver insensiblement à la mort. »
Bien sûr, il y a d'autres affreux divertissements que la télévision. Mais celle-ci est quand même l'éléphant dans le magasin de porcelaine de la pensée.
Après la télévision, on peut attaquer la téléphone portable.
Mme de Sévigné, quand elle écrivait ces délicieuses lettres à sa fille faisait une oeuvre. Tandis qu'Unetelle, quand elle abrutit le téléphone de son babil incessant et répétitif, fait une chose que la décence m'interdit de préciser d'avantage (il est vrai que, pour certains «artistes contemporains», c'est aussi une oeuvre).
Vous vous doutez que je partage l'opinion de Charles Gave même si je ne partage son admiration de Mandela, qui fut une catastrophe pour l'Afrique du Sud (de toutes les manières d'organiser l'après-apartheid, Mandela a probablement choisi la plus mauvaise, pour des raisons idéologiques).
Un homme qui conseille de se passer de télévision ne peut être entièrement mauvais.
La télévision est un drogue dure, comme le téléphone portable et pour des raisons assez proches. Je connais des gens qui deviennent nerveux quand ils sont loin d'une télévision ou de leur portable. Ils sont pathétiques.
Comprenez bien mon insistance, que vous pouvez juger obsessionnelle : l'abrutissement télévisuel est le premier outil de contrôle des populations. «Pendant qu'ils sont devant la télévision, ils ne pensent pas à faire la révolution». On m'explique souvent, comme si j'étais un demeuré (je le suis peut-être, mais pas à cause de l'absence de télé !), «Tu sais, il passe des choses bien à la télé, il n'y a pas que des crétineries». Et alors ? Ce n'est pas la question (même si les gens regardent à 99 % des conneries, les «choses bien» n'étant qu'un alibi).
Le problème de la télé : c'est le divertissement pascalien à la puissance dix.
« Rien n’est si insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passions, sans affaire, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. Incontinent il sortira du fond de son âme l’ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le dépit, le désespoir».
La télévision nous empêche de nous ennuyer en nous abrutissant. C'est bien ? Non, c'est mal ! Car l'ennui, c'est la condition de la méditation. Et la méditation, c'est la condition de la sagesse.
Là encore, Pascal (Blaise, pour les intimes), le dit mieux que moi :
« La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement, et cependant c’est la plus grande de nos misères. Car c’est cela qui nous empêche principalement de songer à nous, et qui nous fait perdre insensiblement. Sans cela, nous serions dans l’ennui, et cet ennui nous pousserait à chercher le moyen le plus sûr d’en sortir. Mais le divertissement nous amuse, et nous fait arriver insensiblement à la mort. »
Bien sûr, il y a d'autres affreux divertissements que la télévision. Mais celle-ci est quand même l'éléphant dans le magasin de porcelaine de la pensée.
Après la télévision, on peut attaquer la téléphone portable.
Mme de Sévigné, quand elle écrivait ces délicieuses lettres à sa fille faisait une oeuvre. Tandis qu'Unetelle, quand elle abrutit le téléphone de son babil incessant et répétitif, fait une chose que la décence m'interdit de préciser d'avantage (il est vrai que, pour certains «artistes contemporains», c'est aussi une oeuvre).
dimanche, novembre 29, 2015
Playing with Fire
Playing with Fire
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When a minute’s silence was called for before the match as a mark of respect or mourning for the victims of the November 13 terrorist attacks in Paris, it provoked a counter-demonstration. The crowd—what proportion of it will never be known—began to whistle and to chant Allahu akbar, “God is great.”
The most obvious interpretation of this disgusting episode is that a considerable public feeling exists in Turkey (whose extent is necessarily unknown) that rejoices in the mass murder of “infidels.” But the Le Monde reporter struggled, or rather squirmed, to avoid this most obvious interpretation.
The combination of ‘Allahu akbar’ and ‘The country is indivisible’ signals the return to the ideology of the ultra- nationalists in vogue in the 1970s . . .
We should not allow such evasion—a mere 13 days after the bombings!—to go unremarked.
**********
Le Monde est vraiment un journal d'ordures. C'est ainsi que le considérait le général De Gaulle. Rien n'a changé.
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When a minute’s silence was called for before the match as a mark of respect or mourning for the victims of the November 13 terrorist attacks in Paris, it provoked a counter-demonstration. The crowd—what proportion of it will never be known—began to whistle and to chant Allahu akbar, “God is great.”
The most obvious interpretation of this disgusting episode is that a considerable public feeling exists in Turkey (whose extent is necessarily unknown) that rejoices in the mass murder of “infidels.” But the Le Monde reporter struggled, or rather squirmed, to avoid this most obvious interpretation.
The combination of ‘Allahu akbar’ and ‘The country is indivisible’ signals the return to the ideology of the ultra- nationalists in vogue in the 1970s . . .
We should not allow such evasion—a mere 13 days after the bombings!—to go unremarked.
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Le Monde est vraiment un journal d'ordures. C'est ainsi que le considérait le général De Gaulle. Rien n'a changé.
Libellés :
Armagnacs et Bourguignons,
journalopes
Un éloge funèbre qui a de la gueule
Evidemment, c'est autre chose que du Hollande :
Oraison funèbre prononcée par Périclès
Et moi, à la place de Hollande, qu'aurais-je dit ?
Quelque chose comme :
************
La France est un vieux pays.
A travers les âges, elle a élaboré un mode de vie et une culture uniques, comme un vin qui se bonifie et se complexifie avec le temps. Un mode de vie que, sans exagération, le monde entier nous envie.
De la France, nous aimons tout, des plages normandes aux calanques marseillaises, de la potée auvergnate au lièvre à la royale, de Bossuet à Malraux. Qui n'a pas bu un Cognac au coin du feu un soir d'hiver solognot ou mangé une bouillabaisse au soleil en compagnie de naïades rate quelque chose de la douceur de vivre. Et c'est avec raison que les Allemands disent «heureux comme Dieu en France».
Mais ce bonheur français n'aurait pas été possible si, de siècle en siècle, des jeunes gens n'avaient pas estimé la France digne du sacrifice de leur vie. En ces années où nous commémorons le centenaire de la guerre de 14, nous ne devons pas l'oublier.
D'habitude, la Nation se réunit dans cette cour pour célébrer les héros tombés à son service.
L'hommage d'aujourd'hui est différent parce que l'ennemi est différent.
Les jeunes gens qui se rendaient à un concert de rock ou buvaient en terrasse après une semaine de travail n'avaient pas l'intention de mourir pour la France. Pourtant, les témoignages ne laissent aucun doute : les actes de courage et de dévouement furent nombreux en ces heures tragiques.
Les victimes ont été choisies par leurs bourreaux parce qu'elles représentaient la France à leurs yeux.
Ces bourreaux sont l'anti-France : ils aiment la mort comme nous aimons la vie. Ils se réclament de l'islam, c'est aux musulmans de dire ce qu'il en est, mais une chose est sûre : tout ce que nous aimons, ils le détestent. Notre culture, notre histoire, nos origines chrétiennes.
Nous devons nous interroger, profondément méditer, pour comprendre pourquoi ces fanatiques sont issus de notre sein, ont, pour beaucoup, été élevés en France et détestent la France. Cette interrogation sans concession, n'épargnant personne, ne se laissant limiter par aucun tabou, fait partie de notre combat. Cela aussi, le débat, c'est la France.
En 2015, on peut être tué en France parce qu'on vit à la française. Nous sommes donc tous attaqués à travers les victimes de ces attentats. Notre douceur de vivre a pu faire oublier que la France est un pays guerrier. Pas seulement guerrier à l'extérieur, avec une armée de professionnels. Mais guerrier dans ses profondeurs. Pas un Français qui n'ait un ancêtre tombé au champ d'honneur.
C'est le pays tout entier qui a été attaqué, c'est le pays tout entier qui se bat, par la vigilance au quotidien, par la discipline et par l'intelligence, par le courage dans l'épreuve. C'est le sens de l'hommage d'aujourd'hui : nous saluons ceux qui sont morts parce que vivant comme des Français et leur mort est un appel au combat.
Il est temps alors de nous tourner vers l'avenir. Montrons nous dignes d'eux, que leur mort ne soit pas vaine. Français, tous au combat !
************
Il faudrait peut-être allonger mais c'est l'esprit. Il faudrait aussi remanier la fin qui est peu trop guerrière pour un éloge funèbre.
Oraison funèbre prononcée par Périclès
Et moi, à la place de Hollande, qu'aurais-je dit ?
Quelque chose comme :
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La France est un vieux pays.
A travers les âges, elle a élaboré un mode de vie et une culture uniques, comme un vin qui se bonifie et se complexifie avec le temps. Un mode de vie que, sans exagération, le monde entier nous envie.
De la France, nous aimons tout, des plages normandes aux calanques marseillaises, de la potée auvergnate au lièvre à la royale, de Bossuet à Malraux. Qui n'a pas bu un Cognac au coin du feu un soir d'hiver solognot ou mangé une bouillabaisse au soleil en compagnie de naïades rate quelque chose de la douceur de vivre. Et c'est avec raison que les Allemands disent «heureux comme Dieu en France».
Mais ce bonheur français n'aurait pas été possible si, de siècle en siècle, des jeunes gens n'avaient pas estimé la France digne du sacrifice de leur vie. En ces années où nous commémorons le centenaire de la guerre de 14, nous ne devons pas l'oublier.
D'habitude, la Nation se réunit dans cette cour pour célébrer les héros tombés à son service.
L'hommage d'aujourd'hui est différent parce que l'ennemi est différent.
Les jeunes gens qui se rendaient à un concert de rock ou buvaient en terrasse après une semaine de travail n'avaient pas l'intention de mourir pour la France. Pourtant, les témoignages ne laissent aucun doute : les actes de courage et de dévouement furent nombreux en ces heures tragiques.
Les victimes ont été choisies par leurs bourreaux parce qu'elles représentaient la France à leurs yeux.
Ces bourreaux sont l'anti-France : ils aiment la mort comme nous aimons la vie. Ils se réclament de l'islam, c'est aux musulmans de dire ce qu'il en est, mais une chose est sûre : tout ce que nous aimons, ils le détestent. Notre culture, notre histoire, nos origines chrétiennes.
Nous devons nous interroger, profondément méditer, pour comprendre pourquoi ces fanatiques sont issus de notre sein, ont, pour beaucoup, été élevés en France et détestent la France. Cette interrogation sans concession, n'épargnant personne, ne se laissant limiter par aucun tabou, fait partie de notre combat. Cela aussi, le débat, c'est la France.
En 2015, on peut être tué en France parce qu'on vit à la française. Nous sommes donc tous attaqués à travers les victimes de ces attentats. Notre douceur de vivre a pu faire oublier que la France est un pays guerrier. Pas seulement guerrier à l'extérieur, avec une armée de professionnels. Mais guerrier dans ses profondeurs. Pas un Français qui n'ait un ancêtre tombé au champ d'honneur.
C'est le pays tout entier qui a été attaqué, c'est le pays tout entier qui se bat, par la vigilance au quotidien, par la discipline et par l'intelligence, par le courage dans l'épreuve. C'est le sens de l'hommage d'aujourd'hui : nous saluons ceux qui sont morts parce que vivant comme des Français et leur mort est un appel au combat.
Il est temps alors de nous tourner vers l'avenir. Montrons nous dignes d'eux, que leur mort ne soit pas vaine. Français, tous au combat !
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Il faudrait peut-être allonger mais c'est l'esprit. Il faudrait aussi remanier la fin qui est peu trop guerrière pour un éloge funèbre.
Réchauffisme : la terrifiante puissance de la propagande
Le réchauffisme (c'est-à-dire la thèse disant qu'il y a un réchauffement climatique provoqué par l'homme, qu'il est néfaste et qu'on doit mettre en place une machinerie planétaire pour l'empêcher) est une idiotie. J'ai épuisé mon intérêt pour le sujet. J'ai cessé d'en écrire en 2010, considérant que je n'avais plus rien à en dire.
Ne revenons pas sur l'erreur fondamentale de croire que le climat pourrait ne pas changer. Depuis que la Terre existe, le climat change et l'homme s'y est toujours adapté sans recours à un gouvernement mondial pour la simple raison que la vie humaine est courte à l'échelle des changements climatiques et donc que l'homme a plusieurs générations pour s'adapter par des décisions individuelles de migration ou d'évolution de mode de vie.
J'ai beau être cynique et ne rien espérer de mes contemporains, il y a tout de même un truc qui m'étonne.
Les premières prévisions catastrophistes ont trente ans, elles se sont depuis accumulées. Toujours démenties par la réalité. Dans un monde idéal, le réchauffisme devrait être aujourd'hui une veille chose oubliée, éventuel objet de moqueries.
Hé bien, pas du tout. Au fond, cela m'intrigue. Je sais bien que le réchauffisme survit parce que des milliers de gens en tirent profit ( la COP21 en est une caricature). Mais tout de même ... J'aimerais bien avoir une explication. Tiens, pour une fois, les sociologues feraient un boulot utile.
Le réchauffisme a cependant un avantage politique majeur. Il nous incite à réduire notre consommation de pétrole, ce qui accélère le retour au cul des chameaux de mes amis des pétromonarchies. Quand on fait les bonnes choses pour de mauvaises raisons, ça ne finit pas forcément bien.
Ne revenons pas sur l'erreur fondamentale de croire que le climat pourrait ne pas changer. Depuis que la Terre existe, le climat change et l'homme s'y est toujours adapté sans recours à un gouvernement mondial pour la simple raison que la vie humaine est courte à l'échelle des changements climatiques et donc que l'homme a plusieurs générations pour s'adapter par des décisions individuelles de migration ou d'évolution de mode de vie.
J'ai beau être cynique et ne rien espérer de mes contemporains, il y a tout de même un truc qui m'étonne.
Les premières prévisions catastrophistes ont trente ans, elles se sont depuis accumulées. Toujours démenties par la réalité. Dans un monde idéal, le réchauffisme devrait être aujourd'hui une veille chose oubliée, éventuel objet de moqueries.
Hé bien, pas du tout. Au fond, cela m'intrigue. Je sais bien que le réchauffisme survit parce que des milliers de gens en tirent profit ( la COP21 en est une caricature). Mais tout de même ... J'aimerais bien avoir une explication. Tiens, pour une fois, les sociologues feraient un boulot utile.
Le réchauffisme a cependant un avantage politique majeur. Il nous incite à réduire notre consommation de pétrole, ce qui accélère le retour au cul des chameaux de mes amis des pétromonarchies. Quand on fait les bonnes choses pour de mauvaises raisons, ça ne finit pas forcément bien.
samedi, novembre 28, 2015
Le pape ? A-t-il lu le Coran ?
Pour sourire (ou pleurer) :
Des selfies, des tweets : halte au patriotisme des bisounours
Moins anecdotique :
La déchéance de nationalité : un symbole insuffisant face à la menace intérieure
**************
À la suite de l'ex-juge antiterroriste Marc Trévidic, on peut déplorer que, «confrontés à des personnes qui n'ont plus aucun sens de l'appartenance nationale, nous nous gardons bien d'utiliser des infractions teintées de nationalisme», comme si nous avions «honte d'affirmer judiciairement que c'est un crime pour un Français de combattre l'armée française» ou de menacer les intérêts fondamentaux de la nation. Au lieu de déchoir nos djihadistes de la nationalité française, nous serions sans doute mieux inspirés de prendre au sérieux la notion d'ennemi intérieur et d'en tirer les conséquences judiciaires. D'autant plus que la réhabilitation de l'infraction d'intelligence avec une puissance étrangère aurait le mérite de concerner tous les Français sans distinction, et de préserver l'intégrité de notre ordre juridique contre ceux qui tentent subrepticement d'y introduire, à la faveur d'un moment de sidération, le concept d'ennemi issu de l'immigration.
**************
Rémi Brague est, comme d'habitude, excellent :
Rémi Brague : «La législation d'origine divine constitue le centre de l'islam»
**************
LE FIGARO. - Les djihadistes qui ont mené les attentats de janvier et du 13 novembre en appellent à Allah. Ont-ils quelque chose à voir avec l'Islam ?
Rémi BRAGUE. - De quel droit mettrais-je en doute la sincérité de leur islam, ni même le reproche qu'ils adressent aux «modérés» d'être tièdes. Rien à voir avec l'islam ? Si cela veut dire que les djihadistes ne forment qu'une minorité parmi les musulmans, c'est clair. Dans quelle mesure ont-ils la sympathie, ou du moins la compréhension, des autres ? J'aimerais avoir là-dessus des statistiques précises, au lieu qu'on me serine «écrasante majorité» sans me donner des chiffres.
[…]
Comment expliquer que la religion musulmane apparaisse plus focalisée sur la forme (vêtements, nourriture…) que sur le fond et qu'elle rechigne à accepter les lois de la République ?
Ce qui nous semble à nous purement formel dans une religion peut apparaître à ceux qui la professent comme central. Pensez au turban des sikhs. Dans l'islam, la mystique est permise, pas toujours bien vue, mais en tout cas seulement facultative. En revanche, les règles de la vie quotidienne sont obligatoires pour tous. Les lois sur lesquelles la nation musulmane se règle ont été, selon elle, dictées par Dieu en personne et littéralement. Quelle République peut s'imaginer faire le poids contre Dieu ?
[…]
Le Pape a dit que le Coran s'oppose à la violence. Partagez-vous ce point de vue ?
A-t-il jamais lu le Coran ?
[…]
Plutôt que de communautarisme islamique on parle de plus en plus souvent d'une montée du fait religieux. Peut-on faire l'amalgame entre la religion catholique, la religion juive et l'islam ?
Il est vrai que le christianisme, surtout mais pas seulement dans sa variante «évangélique», connaît actuellement un bouillonnement. Ou que l'hindouisme se raidit, ou que le bouddhisme attire de plus en plus de monde. Ce qui est vrai en tout cas, c'est que l'idée d'un effacement inexorable de la religion devant «la science» en a pris un sacré coup.
On répète «padamalgam !» comme une sorte de mantra ; d'ailleurs, cela sonne sanscrit… Cette règle doit s'appliquer aussi aux religions. Au lieu de dire que «les religions» sont ou font ceci ou cela, en les mettant dans le même sac, distinguons, traitons au cas par cas. Une religion est nationale ou universelle, naturelle ou révélée, etc.
Au fond, le mot même de «religion» est trompeur. Il recouvre des phénomènes incomparables. Il est d'origine occidentale et a été fait sur les mesures du christianisme. En conséquence, nous nous imaginons qu'une religion doit être une sorte de christianisme avec quelque chose en plus ou en moins. D'où notre mal à penser le bouddhisme, qui se passe de révélation, voire de l'idée de Dieu. Et notre mal à comprendre que l'idée d'une législation d'origine divine n'est pas accessoire dans l'islam, mais en constitue le centre.
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J'ai choisi le titre de ce billet parce que le pape François (que j'estime autant que, disons, Alain Juppé) me semble symptomatique de ces imbéciles qui affirment que l'islam est une religion de paix, par confort, par conformisme et par lâcheté, sans jamais avoir pris la peine de se renseigner sérieusement et de méditer la question. Par exemple, dans la collection bon marché Quarto de Gallimard, on trouve d'occasion un recueil de Bernard Lewis sobrement intitulé Islam, qui est tout à fait à la portée de la bourse d'un ecclésiastique, même s'il a la pauvreté ostentatoire. Cela serait un bon investissement.
De la part d'un pape, l'imbécilité islamophile est d'autant plus difficile à pardonner qu'il me semble bien, à moins qu'on m'ait menti, qu'il y a en ce moment des chrétiens persécutés au nom de l'islam. Un pasteur qui explique à ses brebis que le loup est un brave type sans avoir pris la peine d'examiner la question, cela s'appelle comment ?
Des selfies, des tweets : halte au patriotisme des bisounours
Moins anecdotique :
La déchéance de nationalité : un symbole insuffisant face à la menace intérieure
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À la suite de l'ex-juge antiterroriste Marc Trévidic, on peut déplorer que, «confrontés à des personnes qui n'ont plus aucun sens de l'appartenance nationale, nous nous gardons bien d'utiliser des infractions teintées de nationalisme», comme si nous avions «honte d'affirmer judiciairement que c'est un crime pour un Français de combattre l'armée française» ou de menacer les intérêts fondamentaux de la nation. Au lieu de déchoir nos djihadistes de la nationalité française, nous serions sans doute mieux inspirés de prendre au sérieux la notion d'ennemi intérieur et d'en tirer les conséquences judiciaires. D'autant plus que la réhabilitation de l'infraction d'intelligence avec une puissance étrangère aurait le mérite de concerner tous les Français sans distinction, et de préserver l'intégrité de notre ordre juridique contre ceux qui tentent subrepticement d'y introduire, à la faveur d'un moment de sidération, le concept d'ennemi issu de l'immigration.
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Rémi Brague est, comme d'habitude, excellent :
Rémi Brague : «La législation d'origine divine constitue le centre de l'islam»
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LE FIGARO. - Les djihadistes qui ont mené les attentats de janvier et du 13 novembre en appellent à Allah. Ont-ils quelque chose à voir avec l'Islam ?
Rémi BRAGUE. - De quel droit mettrais-je en doute la sincérité de leur islam, ni même le reproche qu'ils adressent aux «modérés» d'être tièdes. Rien à voir avec l'islam ? Si cela veut dire que les djihadistes ne forment qu'une minorité parmi les musulmans, c'est clair. Dans quelle mesure ont-ils la sympathie, ou du moins la compréhension, des autres ? J'aimerais avoir là-dessus des statistiques précises, au lieu qu'on me serine «écrasante majorité» sans me donner des chiffres.
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Comment expliquer que la religion musulmane apparaisse plus focalisée sur la forme (vêtements, nourriture…) que sur le fond et qu'elle rechigne à accepter les lois de la République ?
Ce qui nous semble à nous purement formel dans une religion peut apparaître à ceux qui la professent comme central. Pensez au turban des sikhs. Dans l'islam, la mystique est permise, pas toujours bien vue, mais en tout cas seulement facultative. En revanche, les règles de la vie quotidienne sont obligatoires pour tous. Les lois sur lesquelles la nation musulmane se règle ont été, selon elle, dictées par Dieu en personne et littéralement. Quelle République peut s'imaginer faire le poids contre Dieu ?
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Le Pape a dit que le Coran s'oppose à la violence. Partagez-vous ce point de vue ?
A-t-il jamais lu le Coran ?
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Plutôt que de communautarisme islamique on parle de plus en plus souvent d'une montée du fait religieux. Peut-on faire l'amalgame entre la religion catholique, la religion juive et l'islam ?
Il est vrai que le christianisme, surtout mais pas seulement dans sa variante «évangélique», connaît actuellement un bouillonnement. Ou que l'hindouisme se raidit, ou que le bouddhisme attire de plus en plus de monde. Ce qui est vrai en tout cas, c'est que l'idée d'un effacement inexorable de la religion devant «la science» en a pris un sacré coup.
On répète «padamalgam !» comme une sorte de mantra ; d'ailleurs, cela sonne sanscrit… Cette règle doit s'appliquer aussi aux religions. Au lieu de dire que «les religions» sont ou font ceci ou cela, en les mettant dans le même sac, distinguons, traitons au cas par cas. Une religion est nationale ou universelle, naturelle ou révélée, etc.
Au fond, le mot même de «religion» est trompeur. Il recouvre des phénomènes incomparables. Il est d'origine occidentale et a été fait sur les mesures du christianisme. En conséquence, nous nous imaginons qu'une religion doit être une sorte de christianisme avec quelque chose en plus ou en moins. D'où notre mal à penser le bouddhisme, qui se passe de révélation, voire de l'idée de Dieu. Et notre mal à comprendre que l'idée d'une législation d'origine divine n'est pas accessoire dans l'islam, mais en constitue le centre.
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J'ai choisi le titre de ce billet parce que le pape François (que j'estime autant que, disons, Alain Juppé) me semble symptomatique de ces imbéciles qui affirment que l'islam est une religion de paix, par confort, par conformisme et par lâcheté, sans jamais avoir pris la peine de se renseigner sérieusement et de méditer la question. Par exemple, dans la collection bon marché Quarto de Gallimard, on trouve d'occasion un recueil de Bernard Lewis sobrement intitulé Islam, qui est tout à fait à la portée de la bourse d'un ecclésiastique, même s'il a la pauvreté ostentatoire. Cela serait un bon investissement.
De la part d'un pape, l'imbécilité islamophile est d'autant plus difficile à pardonner qu'il me semble bien, à moins qu'on m'ait menti, qu'il y a en ce moment des chrétiens persécutés au nom de l'islam. Un pasteur qui explique à ses brebis que le loup est un brave type sans avoir pris la peine d'examiner la question, cela s'appelle comment ?
Journal de guerre : sous l’hommage, les lézardes
Journal de guerre : sous l’hommage, les lézardes
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Face à ces menaces, le gouvernement continue à jouer avec le feu en ménageant les chèvres islamistes et en frappant le chou des Français. Les dirigeants d’EELV ont par exemple protesté contre l’assignation de l’un des leurs à résidence dans le cadre de l’état d’urgence. Il s’agit de Joël Domenjoud, adversaire de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, soupçonné de vouloir faire une action d’éclat à l’occasion de la COP21.
Les mêmes dénoncent une perquisition en Dordogne, chez des maraîchers bio qui avaient participé à un blocage routier pour protester, il y a trois ans, contre la construction de ce fameux aéroport.
Répétons-le, la politique sécuritaire vise à contrôler les citoyens honnêtes avant de contrôler les délinquants. Nous vivons les premiers signaux faibles envoyés par un Etat plus soucieux de se protéger contre les libertés que de protéger la liberté. [C'est une constante de toutes les organisations : d'abord se protéger, ensuite, éventuellement, remplir une mission et l'organisation est plus importante que la mission]
[…]
Pendant que la police a pris les choses en main dans le pays, François Hollande s’est envolé pour un tour du monde où il a répété inlassablement aux grands de ce monde sa doctrine de stagiaire ENA: faut faire la guerre à tous les méchants, Bachar el-Assad, Daesh et consors. Faisons une omelette, mais ne cassons pas d’oeufs.
Obama, qui préfère Daesh à Assad, lui a gentiment dit d’aller se faire foutre, avec sa force aérienne de lilliputiens. Poutine lui a fait une offre, mais Hollande a répété qu’il ne voulait plus d’Assad.
Être incapable de choisir et de décider, ça passe quand on est directeur de cabinet d’un Préfet de seconde zone. Pour un président de la République, ça craint. Lorsque le prochain attentat frappera, l’engagement de Daesh sera au même point, et j’entends déjà Hollande dire: « il faut frapper les terroristes au coeur » comme s’il découvrait le sujet.
[…]
Aujourd’hui, la Russie est seule sur le front anti-Daesh et Hollande commet une grave erreur en ne la soutenant pas.
[…]
Une première phase de sanctions économiques [de la Russie contre la Turquie] n’exclut pas de futurs dérapages sur le terrain. L’ennui, dans cette affaire , est que la France a choisi le mauvais camp.
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Nota : «celui qui mange du porc se transforme en porc» (que vous trouverez dans l'article complet) est un classique musulman. Je l'ai entendu dans la bouche de plusieurs musulmans «de base». Cette grande sophistication de la pensée est une caractéristique enthousiasmante du célèbre «Islam des lumières».
Je vous rappelle les composantes d'une politique souhaitable, à l'inverse de la politique de Hollande :
♘ Zéro immigration musulmane. Accueillir seulement des réfugiés chrétiens. (Sortir de Schengen et de la CEDH).
♘ Répression de la petite et grande délinquance. Reconquête des territoires perdus. Construction de trente mille places de prisons.
♘ Remettre l'enseignement, le vrai, au centre de l'école.
♘ Remettre l'église au centre du village et la responsabilité au centre de la vie sociale. Fin de la l'assistanat et la politique «de la ville» (c'est-à-dire le social-clientélisme avec les z'y vas).
♘ Zéro concession au communautarisme musulman (menus, voiles, construction de mosquées, prêches, polygamie, etc.).
♘ Arrêter les conneries en Syrie où nos moyens militaires ridicules sont tout juste suffisants pour nous attirer des emmerdes et rien d'autre. Concentrons nous sur le Mali.
♘ Lâchage de la Turquie, du Qatar, de l'Arabie Saoudite et, autant que nécessaire, des USA. Rapprochement avec la Russie.
Si tout cela était fait, même si ce sont des mesures de long terme, l'état d'urgence ne serait pas nécessaire. En effet, l'espoir changerait de camp et le combat changerait d'âme.
Mais c'est, hélas, parce que nos gouvernants ne veulent pas traiter les problèmes au fond qu'ils se trouvent obligés de réprimer les bons Français.
Allez, terminons par une blague de Tanguy Pastureau : «Si boire de l'alcool, c'est résister, Gérard Depardieu, c'est Jean Moulin».
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Face à ces menaces, le gouvernement continue à jouer avec le feu en ménageant les chèvres islamistes et en frappant le chou des Français. Les dirigeants d’EELV ont par exemple protesté contre l’assignation de l’un des leurs à résidence dans le cadre de l’état d’urgence. Il s’agit de Joël Domenjoud, adversaire de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, soupçonné de vouloir faire une action d’éclat à l’occasion de la COP21.
Les mêmes dénoncent une perquisition en Dordogne, chez des maraîchers bio qui avaient participé à un blocage routier pour protester, il y a trois ans, contre la construction de ce fameux aéroport.
Répétons-le, la politique sécuritaire vise à contrôler les citoyens honnêtes avant de contrôler les délinquants. Nous vivons les premiers signaux faibles envoyés par un Etat plus soucieux de se protéger contre les libertés que de protéger la liberté. [C'est une constante de toutes les organisations : d'abord se protéger, ensuite, éventuellement, remplir une mission et l'organisation est plus importante que la mission]
[…]
Pendant que la police a pris les choses en main dans le pays, François Hollande s’est envolé pour un tour du monde où il a répété inlassablement aux grands de ce monde sa doctrine de stagiaire ENA: faut faire la guerre à tous les méchants, Bachar el-Assad, Daesh et consors. Faisons une omelette, mais ne cassons pas d’oeufs.
Obama, qui préfère Daesh à Assad, lui a gentiment dit d’aller se faire foutre, avec sa force aérienne de lilliputiens. Poutine lui a fait une offre, mais Hollande a répété qu’il ne voulait plus d’Assad.
Être incapable de choisir et de décider, ça passe quand on est directeur de cabinet d’un Préfet de seconde zone. Pour un président de la République, ça craint. Lorsque le prochain attentat frappera, l’engagement de Daesh sera au même point, et j’entends déjà Hollande dire: « il faut frapper les terroristes au coeur » comme s’il découvrait le sujet.
[…]
Aujourd’hui, la Russie est seule sur le front anti-Daesh et Hollande commet une grave erreur en ne la soutenant pas.
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Une première phase de sanctions économiques [de la Russie contre la Turquie] n’exclut pas de futurs dérapages sur le terrain. L’ennui, dans cette affaire , est que la France a choisi le mauvais camp.
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Nota : «celui qui mange du porc se transforme en porc» (que vous trouverez dans l'article complet) est un classique musulman. Je l'ai entendu dans la bouche de plusieurs musulmans «de base». Cette grande sophistication de la pensée est une caractéristique enthousiasmante du célèbre «Islam des lumières».
Je vous rappelle les composantes d'une politique souhaitable, à l'inverse de la politique de Hollande :
♘ Zéro immigration musulmane. Accueillir seulement des réfugiés chrétiens. (Sortir de Schengen et de la CEDH).
♘ Répression de la petite et grande délinquance. Reconquête des territoires perdus. Construction de trente mille places de prisons.
♘ Remettre l'enseignement, le vrai, au centre de l'école.
♘ Remettre l'église au centre du village et la responsabilité au centre de la vie sociale. Fin de la l'assistanat et la politique «de la ville» (c'est-à-dire le social-clientélisme avec les z'y vas).
♘ Zéro concession au communautarisme musulman (menus, voiles, construction de mosquées, prêches, polygamie, etc.).
♘ Arrêter les conneries en Syrie où nos moyens militaires ridicules sont tout juste suffisants pour nous attirer des emmerdes et rien d'autre. Concentrons nous sur le Mali.
♘ Lâchage de la Turquie, du Qatar, de l'Arabie Saoudite et, autant que nécessaire, des USA. Rapprochement avec la Russie.
Si tout cela était fait, même si ce sont des mesures de long terme, l'état d'urgence ne serait pas nécessaire. En effet, l'espoir changerait de camp et le combat changerait d'âme.
Mais c'est, hélas, parce que nos gouvernants ne veulent pas traiter les problèmes au fond qu'ils se trouvent obligés de réprimer les bons Français.
Allez, terminons par une blague de Tanguy Pastureau : «Si boire de l'alcool, c'est résister, Gérard Depardieu, c'est Jean Moulin».
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Dalrymple, Molenbeek et la journaliste dhimmi
Molenbeek. Time to declare it an Islamic Republic ?
The author of the article says, inter alia :
Molenbeek, while it has its problems with unemployment, crime and drugs, is also a place where anyone can easily hide.
Surely it's because it's a place where people can easily hide that it has its problems with crime and drugs - and terrorism. Thought is perhaps not the author's strong point. Then again there are those who would have written an article about Munich in 1932 with the headline:
Is Munich Germany's Nazism central? It's not as simple as that. After all, the cafés were still open, people still had lunch, etc., and not everyone was a Nazi.
The author of the article says, inter alia :
Molenbeek, while it has its problems with unemployment, crime and drugs, is also a place where anyone can easily hide.
Surely it's because it's a place where people can easily hide that it has its problems with crime and drugs - and terrorism. Thought is perhaps not the author's strong point. Then again there are those who would have written an article about Munich in 1932 with the headline:
Is Munich Germany's Nazism central? It's not as simple as that. After all, the cafés were still open, people still had lunch, etc., and not everyone was a Nazi.
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