mardi, mars 15, 2016

A la niche !

    Question écrite n° 20545 de Mme Nathalie Goulet (Orne - UDI-UC)

    publiée dans le JO Sénat du 10/03/2016 - page 911

    Mme Nathalie Goulet attire l'attention de M. le secrétaire d'État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget sur la réglementation actuelle qui permet aux Français et Françaises qui font des dons à l'armée israélienne (Tsahal), de défiscaliser leurs dons et leur donne le droit à 60 % de réduction d'impôts, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Il s'agit donc d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère. 

    Elle souhaiterait avoir l'explication de cette disposition exorbitante du droit commun.


    En attente de réponse du Secrétariat d'État, auprès du ministère des finances et des comptes publics, chargé du budget

dimanche, mars 13, 2016

Verdun : pourquoi l'armée française a-t-elle vaincu ?

Livre dans le même esprit que Soutou. Je reproduis donc la présentation que j'ai faite de l'ouvrage  de Soutou :

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Livre passionnant, qui commence par une introduction fracassante qu'on peut résumer ainsi : la guerre vue d'en bas, qui est tellement à la mode, c'est bien gentil, mais c'est étroit, mesquin et, finalement, sans grand intérêt.

Les états d'âme du poilu Tartempion tels que rendus par ses carnets, la monographie sur la tranchée 22 du secteur 425 ou l'étude sociologique sur la petite cuillère comme arme de tranchée, ça va cinq minutes. C'est voyeur et, par définition, ça ne vole pas haut.

Pour comprendre la guerre, rien ne vaut d'aller voir là où tout se décide, dans les ministères et dans les chancelleries. Soutou assume crânement son parti-pris d'historien à l'ancienne.
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On peut se demander si notre attirance contemporaine pour la guerre au ras de la tranchée n'est pas l'expression inconsciente de notre défiance vis-à-vis des institutions. Si les choses vraiment importantes se passent dans les ministères, les chancelleries et les états-majors, nous sommes très très mal barrés.

Claude Franc, lui, s'intéresse aux états-majors français et allemands pendant la bataille de Verdun.

Et sa réponse est limpide : l'armée française était mieux organisée que l'armée allemande, la hiérarchie et les responsabilités de chaque niveau mieux définies.

Joffre, Pétain et Nivelle sont conjointement vainqueurs de Verdun. L'auteur est plutôt joffriste.

Malheureusement, les leçons tirées de Verdun sont fausses et Nivelle croit à tort que la percée décisive est de nouveau possible.

En réalité, la percée décisive, d'un coté comme de l'autre, est rendue impossible par la différence de vitesse entre l'attaquant à pied et le défenseur qui déplace ses réserves en chemin de fer. Il faudra en 1918 que l'armée allemande n'ait plus de réserves à déplacer et que l'infanterie alliée se déplace en camions, appuyée par des chars et des avions, pour que la percée ait lieu.

On classe souvent Verdun comme la dernière victoire française (alors que l'offensive des cent jours de 1918 le mérite plus).

L'auteur conclut par le martyrologe de l'infanterie française, déviant de son dessein initial. Les actes d'héroïsme furent innombrables. Claude Franc en cite un parmi tant d'autres : le colonel Delaperche à la tête de son régiment contre-attaquant dans l'urgence à la côte de Talou « Sac à terre. Baïonnette au canon. Pour la France » (les discours lyriques, c'est Hollywood). Il est tué par un lieutenant allemand qui faisait mine de se rendre alors que l'objectif est atteint.







Trump, Brexit : des révélateurs

Trump et le Brexit sont des révélateurs de ce qui est habituellement caché sous des propos lénifiants.

Brexit : Obama va expliquer aux Anglais comment « bien » voter. On ne saurait être plus clair, qui est le maître et à quoi sert l'UE.

Trump : alors que les gauchistes pourraient souscrire à certains propos de Trump sur Wall Street, ils sont hystériques, convulsifs, la bave aux lèvres, à cause de l'immigration et de l'islam. On voit à qui va leur sollicitude.

Brooklyn

Film mélo mais qui sait éviter d'en faire trop. L'actrice au nom imprononçable compose un personnage de jeune fille à la fois forte et émouvante comme il n'y en a plus (la jeune fille a disparu sous les attaques conjuguées du cynisme et la bêtise soit disant libérée).

La clé du Moyen-Orient : l'entente avec la Russie

Un article du Figaro pour expliquer qu'Assad, comme les militaires algériens dans les années 90 et aujourd'hui encore, a favorisé sciemment les islamistes, par exemple, en ouvrant les prisons. Un cas supplémentaire de : je crée un désordre pour me rendre indispensable contre lui (c'est ce que l'Etat français pratique tous les jours en France : il crée des désordres qu'il se propose ensuite de résoudre - le chômage, l'immigration, la stagnation, la déséducation- et bien sûr qu'il ne les résoudra pas puisqu'ils justifient son pouvoir).

La position fabusienne de renvoyer dos à dos Assad et les islamistes était idiote parce qu'elle ne correspondait pas aux intérêts de la France. L'islamisme est bien plus dangereux pour la France qu'Assad.

Il n'empêche que virer Assad tout en combattant les islamistes est un objectif louable et il y a un moyen, qu'on ne veut pas se donner : s'entendre avec les Russes, protecteurs d'Assad. Mais cela signifie s'opposer à la Turquie donc aux Ricains, aux Saoudiens et aux Israeliens. C'est un peu trop pour des gens sans courage et sans perspective.

Pourtant, il y a moyen d'une politique moyen-orientale conforme à la tradition et à l'intérêt de la France. Mais elle est impossible avec les politiciens français vendus à tout le monde sauf à la France.

samedi, mars 12, 2016

Les Chinois à Paris

Je soupçonne que cela manquait à la culture de beaucoup :



Après, le film baisse un peu mais c'est assez rigolo. J'aime beaucoup l'évêque.

Trump annule un meeting pour éviter les violences

Ca y est, la machine anti-Trump est lancée à fond.

Trump annule un meeting pour éviter les violences mais on explique que le vrai violent, c'est Trump, pas ses opposants.

C'est une technique bien connue qu'utilisent les ennemis de Trump : on provoque des violences, on accuse celui qui les subit puis on se présente comme un rempart  contre les violences et contre la victime, présentée comme facteur de violence. C'est une technique qu'Hitler a élevé au rang d'art, mais il est loin d'être seul.

Je ne crois pas à l'élection de Trump pour les mêmes raisons que je crois pas au Brexit. Je pense qu'il faudra passer par une décomposition encore plus avancée avant que de le redressement ne débute localement. Pour l'instant, il est surhumain de renverser le Système.

Mais j'espère me tromper. Et Trump est pour le moment la meilleure chance que je me trompe.


La France de Jean Yanne (D. de Roux)

Livre de 1974. D'actualité. Excellente préface de Richard Millet.

La France est un cadavre. On s'interroge sur la date du début du pourrissement : 1968 ? 1917 ? 1815 ? 1789 ? Pour ma part, je penche pour 1715, mort de Louis XIV. C'est le moment où la France est passée psychologiquement dans une position subordonnée, où elle a commencée, et elle n'a pas cessé depuis, à chercher des modèles à l'étranger, tour à tour anglais, prussien, américain, puis de nouveau anglais, allemand, etc.

Ce cadavre est aux ordres d'une bourgeoisie molle, elle-même très morte, mais qui ne cesse pas pour autant d'être impérieuse, tour à tour pétainiste, pro-chinoise, pro-khmer rouge, mitterrandiste, européiste, aujourd'hui hollando-juppéiste, elle a pour caractéristique, comme l'avait bien dit De Gaulle, d'être anti-nationale et de préférer ce qui est bas à ce qui est haut, ce qui est laid à ce qui est beau, ce qui est mou à ce qui est dur.

Le livre de Dominique de Roux est souvent obscur ou daté, mais il y a quelques pépites, comme celle-ci :

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Les nouveaux primates : l'ENA, les curés, les archevêques, combien de journalistes. Cet énarque, parce qu'il avait lu « Fins Bois » sur les étiquette, était persuadé que le cognac provenait de la distillation des branches.
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les-chinois-a-paris-jean-yanne-extrait-francais... par pixelvid

François Hollande ne préparerait-il pas un coup de Jarnac ?

François Hollande ne préparerait-il pas un coup de Jarnac ?

J'ai trouvé cet article assez marrant.

Postulat : Hollande n'a une chance d'être ré-élu que si Sarkozy  est le candidat de la droite. Problème : comment Hollande peut-il faire pour favoriser Sarkozy ?

Facile : dissoudre l'assemblée nationale et nommer Sarkozy premier ministre après la victoire de la droite et Sarko 2 devient le candidat « naturel » de la droite.

Ensuite, le temps fait son oeuvre, Sarkozy premier ministre devient impopulaire, Hollande lui savonne la planche de façon très mitterrandienne et hop, Hollande est ré-élu. Les Français sont tellement cons !

Ce scénario, qui n'a rien d'invraisemblable, se heurte à un obstacle : Hollande n'est pas Mitterrand.

Mitterrand était un salaud. Hollande est un minable.

Bien qu'il soit obsédé par sa ré-élection, il n'aura jamais les couilles de dissoudre.




vendredi, mars 11, 2016

L'invasion migratoire : Zemmour contre Goupil

Zemmour et Naulleau 09 Mars 2016

Il me semble (mais je peux me tromper) que c'est la première fois que j'entends Eric Zemmour prononcer aussi nettement deux idées, qui pour nombre de Français sont des évidences :

♘ l'immigration continue que nous subissons depuis quarante ans est une invasion. Les « migrants » de Calais sont des envahisseurs.

♘ on n'accueille pas les envahisseurs, on les repousse.

Cela semble élémentaire, mais c'est déjà beaucoup pour la télé française.







Type 35 à Monaco

Juste pour le plaisir :


Et, puis, faut avoir un peu de tripes pour arsouiller une voiture à 1 M€.

On vous le répète : la gauche, c'est l'intelligence et la droite, la bêtise

Je vous laisse juger :


BEZIERS – 2016 - Carole DELGA à Robert MENARD... par Herault-Tribune


jeudi, mars 10, 2016

Où sont les hommes ?



Nous crevons de cette féminisation excessive. Un monde dominé à l'excès par les hommes, c'est Sparte, dont il ne reste rien ou le monde arabe, qui n'est rien. Mais un monde dominé à l'excès par les femmes, c'est nous : l'anarchie, le désordre, la violence pulsionnelle, la bêtise, la mollesse, l'égoïsme, l'immaturité, la consommation compulsive, l'imprévoyance, tout ce qui arrive quand on a enlevé ce qui oblige à se tenir droit.





La stratégie de la dinde

La stratégie de la dinde

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Une dinde qui analyserait le comportement des hommes en conclurait, après une série d’observations, que ceux-ci sont faits pour nourrir les dindes…jusqu’à ce que vienne Noël qui l’obligerait à changer très vite de vision du monde.
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Hé bien, la stratégie de la dinde, c'est celle que suit la France, par pusillanimité, imprévoyance, égoïsme des dirigeants ...






Deux chiffres pour prouver que les eurocrates sont fous à lier

1) aide promise à la Grèce pour faire face à l'invasion migratoire : 700 millions d'€.

2)  aide promise à la Turquie pour faire face à l'invasion migratoire : 6 milliards d'€.

Est-il besoin d'en dire plus ?

Le bazooka à Mario va faire « pshitt »

Les taux d'intérêt négatifs pour les nuls

Quelques rappels d'économie élémentaire :

1) On nous présente la déflation comme un affreux épouvantail. C'est aller un peu vite en besogne. Cela n'est un problème que pour les débiteurs. Comme l'Etat est surendetté partout en occident, les hommes de l'Etat et leurs affiliés qui font le discours public nous terrorisent mais c'est du flan.

La déflation est au contraire le signe d'une économie saine qui améliore sa productivité. L'automobile et l'informatique sont en déflation depuis leur naissance et personne ne s'en est jamais plaint.

Il faut donc raison garder vis-à-vis de la déflation. Oui, si les Etats faisaient banqueroute, cela ne serait pas très agréable, mais cela vaudrait peut-être mieux qu'une maladie de langueur entretenue pour sauver les Etats mauvais gestionnaires.

2) Les taux d'intérêt sont les prix de l'argent et du temps. Vivre dans un monde aux taux d'intérêt est une absurdité. On peut raconter tout ce qu'on veut, c'est d'idiot, d'autant plus si le but avoué est d'éviter la déflation.

3) Les taux négatifs sont une politique fondamentalement communiste : elle permet aux Etats de s'endetter toujours plus pour phagocyter toujours plus l'économie libre. Tout se vaut et c'est le mammouth le moins productif, c'est-à-dire l'Etat, qui emporte la mise. A l'inverse, des taux raisonnablement élevés favorisent les entrepreneurs aux bonnes idées. Remember Volcker.

La solution est bien connue : des taux de la BCE à 3 % et beaucoup d'helicopter money pour compenser le ralentissement de la circulation de monétaire.

Mais cela mettrait les Etats et les banques dans l'obligation d'apurer leurs comptes, ce qui est précisément ce que la BCE veut éviter.










Les politiciens sont des traitres : la preuve par la nouvelle loi sur l'immigration

Immigration : cette loi votée en catimini qui élargit le droit du sol

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En pleine crise migratoire européenne, la loi socialiste du 8 mars 2016 affaiblit l'Etat dans la lutte contre l'immigration illégale. Aujourd'hui, seule une décision de reconduite à la frontière sur quatre prises par les préfets est appliquée (environ 15000 par an). Avec le nouveau dispositif, la paralysie du système ne peut que s'aggraver. Alors pourquoi une telle omerta sur un sujet aussi sensible ? Le silence général face à cette réforme reflète la situation politique. Le pouvoir socialiste n'est pas fier de cette concession à sa base militante, qui contraste si fortement avec ses postures de fermeté. Si le porte- parole des Républicains, Guillaume Larrivé s'est battu ardemment contre le projet de loi (il est intervenu 204 fois contre le texte), les grands leaders de la droite sont préoccupés par autre chose, tout comme d'ailleurs ceux d'extrême droite, plongés dans la course à la «dédiabolisation». Cette réforme, adoptée en catimini dans le dos des Français, alors que plusieurs pays d'Europe renforcent la rigueur de leurs lois sur l'immigration irrégulière, est un nouveau coup dur pour la démocratie.
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On remarque qu'ils sont tous à mettre dans le même sac, FN compris.

Quand j'écris qu'il faut fusiller des politiciens dans les fossés de Vincennes, cela devrait rester une fleur de rhétorique, que certains auraient loisir de juger d'assez mauvais goût. Pourtant, nos politiciens s'acharnent, jour après jour, à transformer cette tartarinade de comptoir en une nécessité vitale. Faut-il qu'ils soient convaincus de notre impuissance de sans-dents pour se laisser aller à ce comportement suicidaire. Mais tant va la cruche à l'eau ...





En complément, Zemmour sur Merkel :



Crise des migrants : "Le temps de toutes les... par rtl-fr






Et le Brexit fera avorter les vaches, noircir la laine des moutons, une pluie de météorites tombera du ciel ...

La campagne de terreur continue :

Le Brexit serait un « désastre » pour la science

Cette campagne est tellement excessive qu'elle en prend un coté comique. Le ridicule est plus marrant quand on le pousse à fond sans aucun scrupule ni retenue. Est-ce l'humour anglais ?

Bien que partisan du Brexit, je n'y crois pas, pour les raisons que je vous ai exposées. Cependant, j'éprouve une satisfaction, toute intellectuelle et sans conséquences pratiques, hélas, à voir les partisans de l'UE sombrer dans le grotesque.

Redevenons sérieux et, si possible, intelligents :

L’Union européenne tombera d’un coup. Comme un château de cartes.

Tout ce texte de Roland Hureaux est à lire. Cependant, un extrait :

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Même si l’Union européenne n’a, bien entendu, jamais généré à ce jour les horreurs du système communiste, elle n’en est pas moins, elle aussi, un système idéologique, d’une sorte différente. On pourrait dire un système utopique ou encore, selon l’expression de Hayek, constructiviste. De Gaulle disait une « chimère ».

Des effets contraires aux buts poursuivis

Pour le décrire, nous pourrions commencer par ses effets : toujours le contraire de ceux qui sont recherchés. Lénine avait promis « le pain, la paix, la liberté », l’URSS eut la famine, une économie de guerre et l’esclavage. Les promesses des pères fondateurs de la construction européenne : la prospérité, une influence mondiale, la fraternité, la paix sont les unes après les autres démenties. La récession, la désindustrialisation, la crise agricole, la vassalisation au sein de l’OTAN, l’ignorance de plus en plus grande des cultures et des langues des partenaires (au bénéfice du basic english) disqualifient chaque jour ces promesses. Il n’est jusqu’à la guerre en Yougoslavie et en Ukraine, où la Commission de Bruxelles, comme l’a dit Helmut Schmidt, a eu sa part de responsabilités, qui ne démente l’idée que la construction européenne pourrait être une entreprise de paix. On ajoutera : pensée pour contrôler l’Allemagne, elle lui a assuré la suprématie.

Il en résulte un sentiment d’absurdité suscité non seulement par ces contre-performances mais aussi par l’accumulation de règles qui paraissent arbitraires […], un sentiment qui n’est pas sans rappeler celui qui prévalait au sein du système soviétique. Les anciens dissidents de ce dernier (Soljenitsyne, Zinoviev, Boukovski) furent d’ailleurs unanimes à souligner les ressemblances. Chez les nouveaux adhérents de l’Est, les mêmes qui soutenaient le communisme sont devenus les meilleurs partisans de l’intégration européenne et ceux qui résistaient résistent toujours.

On pourra trouver notre tableau noir. Ceux qui ont étudié le processus idéologique ont abouti à un constat sans appel : il n’en sort jamais rien de bon. Ce qui semble prospérer et qu’on met de manière fallacieuse sur le compte de l’Europe de Bruxelles s’est en réalité développé en dehors, sous la forme d’une coopération naturelle sans caractère idéologique : Airbus, Ariane [Le scandale européen passé inaperçu : comment la Commission étouffe Airbus et Ariane], l’OCCAR. A l’inverse, Galileo, pur produit de l’Europe de Bruxelles ne sort pas des limbes.

Un principe unique

Le processus idéologique a été défini par Hannah Arendt ou Jean Baechler : il consiste à gouverner à partir d’une idée simple, trop simple, et par là fausse, réductrice du réel, dont toutes les conséquences y compris les plus folles sont tirées (puisque aucune idée concurrente ne vient se mettre en travers). Le communisme disait : les hommes sont aliénés par la propriété, supprimons la propriété et ils seront heureux. Les partisans de l’Europe supranationale disent : la guerre a ravagé l’Europe, c’est la faute des Etats-nations, supprimons les Etats-nations pour ne faire qu’un seul Etat continental, ce sera la paix perpétuelle et, par la grâce de la concurrence et de la monnaie unique, la prospérité. Tout le reste en découle. On ne se demande pas si la guerre ne proviendrait pas plutôt des idéologies que des nations.

Ceux qui fondent leur politique sur une seule idée pensent qu’elle est géniale et qu’elle apportera le salut. Si elle s’oppose à certaines tendances naturelles de l’homme (le sens de la propriété, le sens national), il faut passer en force, au besoin contre le peuple : le jeu en vaut la chandelle. On le voit : chez les idéologues de l’Europe supranationale, la confiance ne règne pas ; ils se sentent assiégés par le chauvinisme, le protectionnisme, le nationalisme, le populisme assimilés depuis peu au racisme. D’où le déficit démocratique (Junker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »), l’intolérance à toute opposition, la pensée unique, la bureaucratie et il faut bien le dire le centralisme (l’Europe qui s’est construite, en particulier depuis l’Acte unique de 1987, est tout sauf fédérale).

[…]

Il faut donc s’attendre à ce que les pressions les plus fantastiques soient exercées sur le peuple britannique d’ici juin. A moins que les promoteurs de l’utopie aient cessé d’y croire, comme le pouvoir soviétique au temps de Gorbatchev. Tout était alors allé très vite. Il faut espérer dès lors que l’Europe qui est déjà tombée bien bas n’ait pas à subir encore dix ou quinze ans d’ère Eltsine, avec tous les désordres que cela suppose, avant de repartir de l’avant, les égarements surmontés, sur des bases assainies, c’est à dire libérées de toute idéologie.
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Un témoignage glaçant sur l'armée

Ce n'est qu'un témoignage, mais Philippe de Villiers, qui a travaillé sur le sujet, dit la même chose. De plus, cela n'a rien de surprenant : l'armée ne vit pas sur une autre planète, elle partage les maux de la France.






mercredi, mars 09, 2016

Défense civile : l'armée a tort

Je lis plusieurs articles dans les journaux sur le thème « l'armée se félicite de son rôle dans l'opération Sentinelle ».

Cela ne me semble pas très futé.

L'opération Sentinelle est un désastre en terme d'utilisation des moyens : employer des militaires professionnels à faire de la garde statique alors qu'ils devraient plutôt s'entrainer pour rester au top niveau, ce n'est pas un sommet d'intelligence.

Et quand surviendra le prochain gros attentat, que l'opération Sentinelle n'empêchera pas (le militaire a entre autre particularité d'être en uniforme : le moindre terroriste même con comme un balai sait le repérer de loin), le discrédit qui touchera le gouvernement et la police touchera aussi l'armée. J'ai du mal à trouver qu'il y a de quoi se féliciter.

Pour l'armée, l'opération Sentinelle, c'est perdant-perdant, qu'il y ait un attentat ou qu'il n'y en ait pas.

Bref, je ne comprends pas bien où sont les raisons de réjouissance. Mais je n'ai pas fait Saint Cyr.

Si quelqu'un veut bien m'expliquer ...