samedi, août 13, 2016

Vivent des croisades !

L'épopée des croisades

Chesterton disait qu'on doit se méfier des chrétiens qui ont honte des croisades.

Je ne m'imagine  pas crier demain dans mon église « Vivent les croisades ! » et au Vatican non plus. Mais je suis cohérent : je me méfie beaucoup et du Vatican et de certaines gens que je rencontre au moutier.

On notera aussi que le terme « croisade » est très postérieur aux événements, que les contemporains voyaient comme des pèlerinages plus ou moins armés.




L'économie du couple

Un couple moderne : les parents se comportent comme des adolescents égoïstes et les enfants trinquent. Seule la grand-mère a des réflexions responsables et de bon sens.

On remarque aussi qu'il y a très peu d'autorité sur les enfants (normal : « L'autorité est la fille du courage sous toutes ces formes, physique, intellectuelle, morale ». Quand les parents n'ont pas le courage de se comporter comme des adultes, comment auraient-ils de l'autorité ?)

Donald, les sophismes collaborationnistes, que faire

Le site FiveThirtyEight évalue à 85 % les chances de victoire d'Hillary Clinton (en précisant que ça peut changer).

Le paradoxe de Donald Trump est toujours le même depuis le départ : pour s'opposer au Système, il faut être à demi-fou et un demi-fou n'est pas élu président des Etats-Unis (voir Donald fait du Gérard).

Ce n'est pas un hasard si les vrais opposants français au Système (De Villiers, Zemmour et compagnie) ne cherchent pas à être élus.

Pour l'instant, mon impression est que Donald Trump n'arrive pas à briser le paradoxe des anti-système. Il fera un score avec partisans limite fanatiques mais n'aura pas la majorité.

Il devrait s'inspirer du Brexit : à coté d'épisodes carnavalesques, il y avait un argumentaire solide. Il est vrai qu'une partie des journaux était pour le Breexit et ça change tout.

L'article ci-dessous est très clair et d'autant plus intéressant qu'il vient de Contrepoints, un site libéral :

7 sophismes dangereux sur le terrorisme

Un bout de réponse à mon éternelle question « Que faire ? ». C'est ingrat mais utile :

Impasse Gramsci. Quelques réflexions sur notre incapacité politique

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Ne croyant guère au hasard, je verrais volontiers dans l’affaire Adama Traoré un contrepoint providentiel qui éclaire la profondeur de nos incapacités. Alors que la cause défendue par le mouvement « Justice pour Adama » était manifestement illégitime (l’autopsie est très claire), un groupe constitué de jeunes afro-musulmans encadré par l’ultra-gauche a réussi à tenir la dragée haute à l’État, mobilisant des forces de l’ordre pourtant déjà très sollicitées en ce moment. Bilan : à l’avenir, tout sera fait pour éviter les « bavures » en banlieue, et de nouvelles concessions seront bientôt faites aux « quartiers » (impunité accrue, subventions diverses etc) pour éviter la jonction explosive, mais à terme inévitable, entre terrorisme et émeutes de type 2005.

Pourquoi une telle efficacité ? L’explication tient à la fois aux modalités d’action – la violence – et à la sociologie de ce mouvement – une population jeune, nombreuse, regroupée et solidaire – tout autant qu’aux considérations idéologiques – sentiment d’appartenance à fondement identitaire, objectifs clairement définis. On voit donc apparaître en négatif tout ce qui explique l’apathie des Européens. Il y a d’abord chez nous une incapacité presque atavique à la violence, même verbale et symbolique. On pourrait se réjouir de ce fait de civilisation s’il était compensé par le maintien d’un instinct de survie défensif, permettant de conserver un « horizon de guerre » (D. Venner) au sein d’un monde d’où la conflictualité ne saurait être définitivement expurgée.

Il y a aussi des réalités de nature sociologique, géographique ou urbanistique qui confinent à l’apathie. La structure par âge de la population (vieillissante), la faible taille des fratries, l’affaiblissement de la sociabilité (démantèlement de la famille, désaffection religieuse, syndicale etc) et la forte dispersion de l’habitat (périurbanisation) ne favorisent pas la mobilisation populaire sur le terrain. En outre, la promotion sociale qui a fait accéder aux classes moyennes une grande partie de la population autochtone depuis les Trente Glorieuses a fait de nous un peuple de petits-bourgeois, conservateur au sens le plus petit du terme, et qui se réfugie dans de dérisoires tours d’ivoire (quartiers sécurisés, lotissements pavillonnaires, arrondissements chics des métropoles etc).

Enfin, la comparaison avec les groupes qui nous menacent révèle une autre faiblesse, peut-être la principale : nous sommes passifs car nous ne savons plus qui nous sommes ni où nous allons. C’est sans doute l’effet le plus délétère de la sortie de la religion, mouvement dans lequel la France a joué un rôle pionnier depuis le XVIIIe siècle. L’absence de transcendance a pu être compensée – partiellement et temporairement – par des religions de substitution (culte du progrès, nationalisme civique et républicain, communisme et droit-de-l’hommisme) mais aucune d’elle n’a tenu la distance ; surtout, aucune n’a pu asseoir un sentiment d’appartenance assez solide pour fonder un véritable projet politique. On ne s’improvise pas prophète, on ne décrète pas le sacré, on ne dompte pas le temps avec de l’esprit.

De ce constat, le lecteur saura déduire les réponses possibles au choc historique que nous subissons. Le combat culturel est essentiel mais ne suffit pas : nous devons certes repenser et reconstruire notre civilisation, mais il nous faut également développer nos capacités pratiques. L’urgence est de compenser notre émiettement sociologique et géographique par un surcroît d’organisation et de sociabilité. Patriotes de toute l’Europe, unissez-vous !
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La conclusion est la partie la plus importante : il faut nouer des liens de sociabilité entre bons Français (pas tous forcément de souche). A la campagne, cela se fait naturellement, mais à la ville ...


Politique étrangère : que de fautes par suivisme américain !

Général Desportes : Obama n'a pas créé Daech, mais les Etats-Unis sont responsables

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C'est bien en effet de parler des Etats-Unis, mais ce serait encore mieux aujourd'hui de parler de la France car la première cible occidentale de Daech n'est pas Washington. C'est la France et la France ne fait rien. Elle se place dans le sillage des Etats-Unis qui se refusent à assumer leurs responsabilités et à s'engager de manière sérieuse contre l'Etat islamique. Nous sommes engagés, nous avons vu récemment les bombardements tragiques dans la ville de Manbij au Nord de la Syrie. Mais nous sommes engagés qu'à moitié. Les Etats-Unis aussi d'ailleurs. Nous nous refusons à mener une politique étrangère autonome alors que l'Europe pourrait le faire. L'Allemagne est aussi victime de Daech et d'autres pays européens le seront à l'avenir. Nous demeurons dans le suivisme européen vis-à-vis des Américains, qui n'apportent pourtant rien de bon. Nous avons suivi les Américains en Afghanistan et ce fut une faute majeure. Nous les suivons aujourd'hui dans leur semi-intervention et nous voyons bien que ce n'est pas une solution pertinente.
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Le suivisme américain des politiciens dits français ne laisse pas de m'inquiéter car il en résulte une politique étrangère qui oscille entre le mauvais et le catastrophique. Les intérêts des Etats-Unis et ceux de la France divergent. Ce ne serait pas un problème si la France menait une politique française, malheureusement elle mène une politique américaine.

Les causes sont bien connues :

1) Le noyautage américain de la politique française, les Young Leaders et compagnie.

2) Le manque de foi en la France de nos dirigeants, de droite et de gauche, qui entretiennent la conviction que la France ne peut pas avoir une politique étrangère autonome, qu'elle est doit se mettre impérativement à la remorque de quelqu'un, Etats-Unis, Allemagne ou même Russie.

3) La réduction drastique des moyens de nos armées. Aujourd'hui, aucune opération d'envergure ne peut être menée par la France sans appui américain (avions espions, drones, ravitailleurs, etc.).

Matériellement, la situation n'est pas si difficile à rétablir à condition de faire les bons choix.

Mais comment des politiciens qui ont une vision du monde erronée pourraient-ils faire les bons choix ?

A part les fusiller dans les fossés de Vincennes, je vois de moins en moins ce qu'on peut faire de nos politiciens

La circulaire passée sous silence qui supprime la notion d'immigration illégale

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De facto, le principe ainsi proclamé abroge l'idée de frontière ou de respect du droit de l'entrée et de séjour. Les associations humanitaires, les idéologues, les partisans de la liberté totale d'immigrer en rêvaient depuis au moins quarante ans. M. Cazeneuve et Mme Cosse l'ont fait. La question est de savoir quel sera l'ampleur de l'appel d'air que cette transformation profonde de tous les fondements de la politique d'immigration française est susceptible provoquer à terme. Le communiqué annonce une France ouverte, qui n'éloigne plus ses migrants illégaux mais au contraire les accueille. Le potentiel d'émigration est infini: des centaines de millions de personnes déshéritées et désœuvrées, dans ce monde en ébullition, ne songent qu'à trouver un point d'accueil. Le gouvernement, par ce communiqué officiel, leur ouvre les portes de la maison. Reste à savoir si la France, qui compte cinq millions de chômeurs, de gigantesques problèmes de logement, des centaines de milliers de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, un millier de cités sensibles dévastées par la violence, l'exclusion, le communautarisme, l'islamisme radical, si cette France a les moyens de ce grand appel généreux. Mais pour M. Cazeneuve et Mme Cosse, c'est une autre affaire. Et ce n'est visiblement pas la leur.
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Quand je parlais de fusiller nos politiciens dans les fossés de Vincennes, c'était une provocation. Aujourd'hui, je pense de plus en plus que c'est un châtiment mérité.

Autant je ne crois pas à l'assassinat politique (le système trouverait tout de suite des remplaçants et en profiterait pour supprimer l'opposition), autant punir les figures de l'ancien régime (le régime actuel devenu ancien) après un bouleversement politique me semble de moins en moins injuste.

Après tout, l'histoire de France ne manque pas de procès politiques qui se sont conclus par des condamnations à mort méritées.




vendredi, août 12, 2016

Stefan Zweig ou la tragédie d'être un citoyen du monde

Stefan Zweig ou la tragédie d'être un citoyen du monde

Stefan Zweig n'est pas mon auteur préféré, mais Le monde d'hier est émouvant. C'est son dernier livre avant son suicide, cela lui donne une résonance particulière : pas besoin de se triturer le cerveau pour comprendre la relation entre la perte de ce monde d'hier et son suicide.

La nostalgie de ce monde de 1914 m'habite aussi : une Europe entreprenante, riche, stable et fière. Et plus que tout, terre de liberté.

Life, Or a Way of Life?

Life, Or a Way of Life?

Comme d'habitude, avec son air de ne pas y toucher, Dalrymple est un délice. Il pense comme moi que l'annulation de la braderie de Lille est une victoire des terroristes musulmans.

La sauvage justice médiatique

Ca y est, on nous ressort l'affaire Sauvage, la gentille femme battue qui a tué de sang-froid son méchant mari.

Je n'ai pas confiance dans la justice de mon pays, mais je n'ai pas non plus confiance dans la justice médiatique.

Lisez ces deux articles (hé oui, je cite maître Eolas !) :

De grâce …

Affaire Sauvage : le culte des coupables innocents

Et lisez maintenant les commentaires des lecteurs du Figaro :

La libération de Jacqueline Sauvage rejetée par la justice

C'est assez terrifiant.

Certes, il y a des commentaires mesurés, mais au milieu de combien de commentaires hyperboliques voire délirants ?

Pour certains (certaines), il suffit pour une femme d'affirmer qu'elle est battue par son mari (un des problèmes de Jacqueline Sauvage est tout de même de ne pas avoir réussi à convaincre deux jurys qu'elle était battue) pour avoir le droit de tuer son mari de trois balles dans le dos.

Comprenez que je trouve cela flippant.

L'ignorance et la bêtise des commentateurs ne sont pas des excuses à la férocité.

jeudi, août 11, 2016

Apaisement catholique : le choix de la lâcheté

L'apaisement catholique ? Non merci. La réponse au Pape sans ambages de Dabiq, le magazine officiel de l'Etat islamique

C’est une remarque que j’ai déjà faite : l’EIIL mène très largement aux points question argumentaire.

Entre l’EIIL, qui prétend être le véritable islam, et ses contradicteurs qui répètent, à chaque attentat, comme des perroquets, y compris des catholiques et des politiciens dont on se demande bien ce qui les autorise à donner leur avis et d’où ils tiennent leur surprenante compétence islamique, « C’est pas ça l’islam » , il n’y a pas photo. L’EIIL publie des argumentaires charpentés, logiques. Je n’ai pas assez de compétences pour juger du fond mais la forme est intelligente, ils ne se contentent pas d’incantations creuses. En face, c’est léger, léger, léger.

Mon interprétation de ce déséquilibre est simple.

D’une part, je suis convaincu que l’islam est un système religieux, politique et juridique très violent. La position de l’EIIL n’est donc pas dépourvue de vérité, ce qui est plus facile à défendre et à argumenter.

D’autre part, ceux qui nous donnent des cours d’islam sortis d’on ne sait où pour nous expliquer que le terrorisme n’est pas le vrai islam n’en ont rien à foutre de savoir quel est le véritable islam. Leur préoccupation est ailleurs. Ce sont des lâches qui ne veulent pas affronter la violence de l’islam parce qu’il y a 10 millions de musulmans en France et je ne sais combien d’autres millions en Europe. Poser la question de la violence de l’islam revient donc à poser la question de millions de violents potentiels dans nos pays. La question gêne. Alors, par commodité, on décrète que l’islam n’est pas violent. Ce n’est donc pas une conclusion qu’on tire après réflexion, mais un postulat qu’on pose pour ne pas avoir à affronter les emmerdes. On dit ce qu’on a envie d’entendre pour avoir la paix. On comprend alors pourquoi leur argumentaire est si faible.

Sous couvert d'Evangiles, l'attitude du clergé est d'une grande lâcheté.

Comme l'explique très bien Chesterton, les vertus chrétiennes sont devenues folles parce qu'elles vivent séparées.

Si nous les réunissons comme il se doit, nous obtenons un tout autre discours que celui que l'on nous tient actuellement.

La Charité, tendre la joue gauche, très bien. Mais alors, il faut aussi la Foi, l'exigence de Vérité. Autrement dit, les catholiques doivent expliquer sans relâche aux musulmans qu'ils sont dans l'erreur et que leur dieu est un faux dieu et que la seule voie est celle du Christ. Cela , je ne l'entends pas du clergé.

Le Pardon ? D'accord. Mais il faut aussi la Justice, ne pas faire semblant qu'il n'y a pas d'ennemi, il faut désigner l'ennemi et expliquer en quoi il a tort et proposer des solutions pour le ramener à la paix. Cela, je ne l'entends pas du clergé.

D'où mon diagnostic de lâcheté.

Prenons un peu de recul. Le sujet n'est pas nouveau : islam et chrétienté sont confrontés depuis 1400 ans. Saint Bernard et Saint Thomas d'Aquin ont défini les conditions de la guerre juste, autorisée si nécessaire.

Croyez vous que nos évêques, nos cardinaux et notre pape sont meilleurs chrétiens que Saint Bernard et Saint Thomas ? Pour ma part, j'en doute très fortement.


mercredi, août 10, 2016

Chez les cathos et chez les Belges, la Soumission s'installe

Les catholiques, apôtres naïfs du vivre-ensemble ? Face aux terroristes, je ne tends pas l’autre joue.

Islamisme : déni et victimisation en Belgique aussi.




Donad Trump m'inquiéte

Qu'un conservateur de vieille souche, pour qui j'ai la plus grande estime, comme Thomas Sowell, déteste Trump, me fait douter. Pourtant, j'espère la victoire de Donald Trump :

1) c'est le centre le l'Empire qui donne le la aux dominions que nous sommes et je pense que la politique nationaliste et anti-hyperclasse mondiale de Trump est celle dont nous avons besoin.

2) l'isolationnisme de Trump pourrait redonner aux pays européens liberté et responsabilité (saurons nous saisir cette chance ? C'est une autre histoire).

Or, Trump m'inquiète : il multiplie les provocations idiotes et inutiles.

Il y a les fausses provocations, qui consistent simplement à dire quelque chose d'intelligent mais qui choque le politiquement correct.

Mais il y a aussi les vraies provocations, idiotes et inutiles : insulter un handicapé, moquer le physique d'une présentatrice, etc.

Donald Trump me semble atteint du syndrome Jean-Marie Le Pen : il préfère préserver son personnage de bouffon plutôt que conquérir le pouvoir.

François Mitterrand s'est fait limer les dents, François Hollande a maigri, ça vaut ce que ça vaut, mais cela montrait qu'ils étaient près à renoncer à une part d'eux-mêmes pour conquérir le pouvoir.

Jean-Marie Le Pen n'a jamais renoncé à rien et n'a jamais conquis le pouvoir (inversement, sa fille a renoncé à trop de choses  et n'arrivera pas au pouvoir non plus, peut-être sa petite-fille ...). J'ai peur que Donald Trump soit sur la même trajectoire que notre Jean-Marie.

Nota : je fais cette critique en connaissance de cause. Je ne m'abreuve pas aux seules sources du politiquement correct.


mardi, août 09, 2016

Islam et le reste : la politique n'est pas qu'une opposition de principes abstraits

Valls, Hollande, et la «réforme» de l’Islam. Le clientélisme pro-islamiste traverse toute la société

Ce que révèle l'affaire du Burkini

Comme d'habitude, Raymond Ibrahim est clair et net :

Forget Explanations, Focus on Reason Why West is Losing against Islam

Mais le plus intéressant, c'est Dalrymple :

Cover Clash. A swimming pool in Marseilles dramatizes France’s Muslim dilemmas.

La conclusion où il rappelle Burke vaut d'être méditée.

Dans cette affaire du burkini, on peut opposer deux principes : la dignité de l'homme et de la femme, tous deux insultés par le burkini, et la liberté de s'habiller comme on veut dans un lieu privé.

Si on en reste aux principes, c'est indécidable. Il faut s'attacher au concret.

Le concret, c'est la doctrine et la pratique conquérantes de l'islam, le fait que les Frères Musulmans proclament : « Avec vos droits de l'homme, nous vous conquerrons. Avec notre loi coranique, nous vous dominerons ».

Je discutais avec un collègue qui est d'accord avec les analyses de ce blog. Il veut interdire le burkini au nom de l'hygiène, arguant que la place publique étant ce qu'elle est, dominée par les medias traitres, il est malhabile de donner les vraies raisons.

Je ne suis pas d'accord : l'urgence impose de ne plus tortiller du cul. De plus, cette fausse habileté est malhabile à long terme, c'est un aveu de faiblesse.

Il faut donner les vraies raisons, assumer notre conviction que l'islam est incompatible avec l'Occident. Mais il faut argumenter dans le concret, ne pas rester dans l'abstrait, sans quoi on vous jettera « islamophobe » à la tête et vous l'aurez bien cherché.

Allez, je vous laisse avec le père Boulad :





Quand la bêtise à front de taureau est au pouvoir

Suède: les dérives de l'interdiction de la fessée

Ce qui me fait rager dans cette nouvelle, c’est la bêtise.

Tout cela était prévisible et prévu. Mais les idéologues hors sol sont sourds, arrogants et dépourvus du moindre bon sens. Hélas, ils ont le pouvoir. C’est rageant …


lundi, août 08, 2016

Erodgan, premier dictateur «national-islamiste»

Erodgan, premier dictateur «national-islamiste» ? [Le point d'interrogation est de trop.]

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Soit la population est tombée dans le piège des mots et de la démonstration de fermeté du pouvoir face à un putsch d'ailleurs fort mal monté et soigneusement éventé (via les Russes et peut-être même les Iraniens) ; soit - je penche plutôt pour cette seconde hypothèse -, en regardant ces images, nous prenons (bien trop tard) la mesure de la force de l'imprégnation islamiste de la société turque. L'AKP est au pouvoir depuis 2002. Il lui aura fallu moins de 15 ans pour transformer une société profondément laïque et tournée vers l'Occident (l'armée turque étant la garante sourcilleuse de cette laïcité!!) et aspirant à un rapprochement avec l'Europe en un peuple fortement islamisé (surtout dans ses couches populaires mais aussi désormais dans une partie de ses élites) ; un peuple que sa «frustration européenne» a convaincu que l'avenir était pour lui à l'Est, vers l'Asie (notamment centrale), vers le Moyen-Orient et vers un islamisme assumé comme véhicule d'une stratégie d'influence régionale et globale offensive.


[…]

La Turquie est donc en train de s'autonomiser radicalement et durablement par rapport au monde occidental et de faire renaître le rêve ottoman sous la férule d'un véritable dictateur qui fait croire à sa population médusée et admirative, qu'il sauve la démocratie en déracinant ses plus profonds soutiens. C'est aussi clairement une victoire massive des Frères musulmans (dont le parti politique du président est une émanation) qui va sans doute provoquer à moyen terme un appel d'air politique considérable dans toute la région, mais aussi en Europe. Mis en échec en Tunisie et en Egypte notamment, les Frères ont trouvé leur nouveau «champion» et Erdogan est en train de constituer en Turquie un pôle d'attraction au service de cette confrérie internationale toujours très influente et agissante qui ne manquera pas de faire des émules. [Le drame est que, désormais, la Turquie est un salopard de cheval de Troie islamique au coeur de l'OTAN].

[…]

Les Occidentaux, qui pensaient que Recep Erdogan mettait en place en Turquie une démocratie islamique sur le modèle de la démocratie chrétienne, déchantent. Comment expliquez-vous que la plupart des analystes n'aient pas vu la vraie nature du régime nationaliste, autoritaire et islamiste du nouveau sultan ?

[Le journaliste qui pose cette question est soit un con soit un un faux naïf : il ne manque pas de Cassandre qui étaient parfaitement lucides et qui ont annoncé les choses.]

Notre aveuglement [même commentaire : « notre aveuglement » ? Qui est « nous » ? Les gens qui nous gouvernent, indignes et incompétents ? Car il ne manque de Français qui ne se sont pas du tout aveuglés sur la Turquie et sur l'islamisme. Mme Galacteros ne fréquente pas assez de Français de base, qui ont plus de bon sens et de vision que les hautes sphères qui lui sont habituelles où, par manque d'oxygène à ses altitudes élevées, le cerveau s'atrophie] est confondant de naïveté et évidemment dangereux. Nous tenons, chez nous comme ailleurs, l'islamisme pour un inoffensif courant politico-religieux ; nous n'osons pas lui tenir tête au prétexte qu'il serait le légitime refuge des nouveaux «damnés de la terre» [là encore, parlez pour vous]. Et fait aggravant, nous ne pouvons pas concevoir que notre ethnocentrisme ignorant et pontifiant ait fait des ravages et provoque encore des réactions épidermiques dans lesquelles s'engouffrent l'autoritarisme et/ou et l'islam conquérant. Nous sommes face à un énième démenti de cette double faiblesse de jugement qui nous perd et nous aveugle face à la réalité du monde. Nous ne voulons pas voire la faillite manifeste de l'utopie du «Regime change» qui n'a provoqué que chaos et désolation et ouvert la voie à la pénétration massive de l'offensive islamiste.
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dimanche, août 07, 2016

Le devoir d'hospitalité, par le père Boulad

Petit mais agile et musclé

Depuis à peu près dix ans, je suis persuadé que l’avenir politique est aux petits Etats. La question a déjà été abordée sur ce blog.

Le raisonnement est le suivant : les grosses bureaucraties étaient nécessaires quand l’information était rare et chère, pour centraliser les précieuses données et faire des économies d’échelle dans le traitement de celles-ci. Maintenant que l’information est abondante et quasi-gratuite, le mouvement s’inverse, l’avenir est aux entités capables d’exploiter l’information disponible, donc agiles et réactives, c’est-à-dire petites. D’où les succès de la Suisse, de la Suède, de l’Islande, de Singapour … Et les relatifs échecs des pays plus gros (les pays fédéraux méritent à eux seuls un débat).

Le Brexit, l’indépendance de l’Ecosse, de la Catalogne, de la Corse, me semble dans un certain sens de l’histoire même si j’ai des objections dans chaque cas. Quant à l’UE, c’est évidemment à mes yeux une idée du XIXème siècle portée par des hommes nés au XIX ème siècle, prolongée au XXème siècle par des individus dont la principale caractéristique est de se tromper sur tout avec un aplomb stupéfiant, aucun intérêt.

La seule limite à ce raisonnement est militaire : en général, ce sont les plus grosses armées, donc les plus gros Etats, qui gagnent les guerres. On remarquera que la Suisse et Singapour sont très armés.

Cet article aborde beaucoup de sujets, dont celui-ci :

Olivier Rey : « Le discours sur les droits de l'homme est devenu fou »

C'est moi qui souligne :

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Il est indéniable que ce qu'on appelle aujourd'hui l'élite compte presque exclusivement des ravis de la planétarisation. Cela étant, ces soi-disant dirigeants dirigent très peu : leur rôle est d'accompagner le mouvement, de le favoriser, d'y adapter la société. C'est le sens, par exemple, du «En Marche !» d'Emmanuel Macron. En marche vers quoi ? Peu importe, l'important est d'«aller de l'avant», même si cela suppose d'accentuer encore les ravages. Les lois sociétales participent de ce « marchisme ». Par exemple, la famille à l'ancienne est un des derniers lieux de résistance au mouvement de contractualisation généralisée. Tout ce qui peut la démantibuler est donc bon à prendre, « va dans le bon sens ».

[…]

Politique vient de polis qui, en grec, désignait la cité. Pour les Grecs, les Perses étaient des barbares non parce qu'ils auraient été ethniquement inférieurs, mais parce qu'ils vivaient dans un empire. La politique ne s'épanouit qu'à des échelles limitées, au-delà desquelles elle dépérit. C'est pourquoi le grand argument qui a été seriné aux Européens, que leurs nations étaient trop petites pour exister encore politiquement et devaient transférer leur souveraineté à une entité continentale, où la politique retrouverait ses droits, a été une pure escroquerie. La politique n'a pas été transférée des nations à l'Union européenne, elle s'est simplement évaporée - à vrai dire tel était, sous les «éléments de langage» destinés à le masquer, le but recherché.

La nation mérite d'être défendue parce que c'est la seule échelle où une vie politique existe encore un peu. En même temps, des nations comme la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni sont déjà trop grandes pour que la politique y joue pleinement son rôle. Dans les années 1850, Auguste Comte déplorait l'unification italienne comme un mouvement rétrograde, et pensait qu'à l'inverse, c'était la France qui aurait dû se diviser en dix-sept petites républiques (soixante-dix en Europe). Selon lui, c'était seulement après s'être ancrées dans une vie à cette dimension que les petites patries auraient été à même de se réunir de façon féconde, afin de traiter ensemble les questions qui outrepassent leur échelle.

Aujourd'hui la Suisse, avec ses huit millions d'habitants et sa vie cantonale, est l'État européen où la démocratie est la plus vivace. Et historiquement, les cités de la Grèce classique, entre le VIe et le IVe siècle avant notre ère, ainsi que les cités-États italiennes de la Renaissance (Florence comptait moins de 100 000 habitants du temps de sa splendeur) constituent des réussites inégalées, qui montrent qu'en étant ouvertes sur le monde, des patries de petite taille sont capables de resplendir dans tous les domaines. Le problème est que même si beaucoup de petits États sont préférable à quelques gros, un gros État dispose d'un avantage: il est en mesure d'écraser un voisin plus petit. De là la tendance à la croissance en taille, quand bien même tout le monde, au bout du compte, devrait y perdre.

L'Autrichien Leopold Kohr (lauréat du prix Nobel alternatif en 1983) demeure malheureusement très méconnu. En 1957, dans son livre The Breakdown of Nations, il écrivait: « Il n'y a pas de détresse sur terre qui puisse être soulagée, sauf à petite échelle. […] C'est pourquoi par l'union ou par l'unification, qui augmente la taille, la masse et la puissance, rien ne peut être résolu. Au contraire, la possibilité de trouver des solutions diminue au fur et à mesure que le processus d'union avance. Pourtant, tous nos efforts collectivisés et collectivisants semblent précisément dirigés vers ce but fantastique - l'unification. Qui, bien sûr, est aussi une solution. La solution de l'effondrement spontané».

Les choses étant ce qu'elles sont, je crains qu'il ne faille en passer par de tels effondrements. Quand je dis cela, je me fais traiter de Cassandre. Je rappellerai toutefois que dans la mythologie grecque, les mises en garde de Cassandre étaient toujours fondées, le problème étant que personne ne la croyait. Ainsi, malgré ses avertissements, les Troyens firent-ils entrer le cheval de bois dans leur ville. On ne peut pas dire que cela leur ait réussi. Par ailleurs, si les effondrements qui se préparent ont de quoi faire peur, car ils engendreront de nombreuses souffrances, la perspective n'est pas seulement négative : ils peuvent aussi être l'occasion pour les peuples d'échapper aux fatalités présentes, et de revenir à la vie.
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France : après la troisième attaque djihadiste

France : après la troisième attaque djihadiste

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Les islamistes regardent le paysage et ne détestent pas ce qu'ils voient.

Sur leurs sites, ils citent souvent une phrase d'Oussama Ben Laden: « Quand les gens voient un cheval fort et un cheval faible, ils veulent naturellement se rallier au cheval fort ».

Ils pensent que la France est un cheval faible et que l'islam radical peut mettre la France à genoux dans la poussière et les gravats. Le temps, semblent-ils penser, est de leur côté, mais aussi la démographie. Les Musulmans sont maintenant environ 10% de la population française; ils sont un quart des moins de 25 ans.

Ils pensent avoir gagné la bataille des idées : le nombre de Musulmans français qui veulent que la loi islamique, la charia, soit appliquée en France, augmente année après année, tout comme le nombre des Musulmans français qui approuvent le djihad violent.

De plus en plus de Français ont une aversion pour l'Islam, mais sont emplis de peur, et même les politiciens qui semblent prêts à se battre ne s'en prennent pas à l'islam.

Les islamistes semblent penser qu'aucun politicien français n'a la volonté ou la force de surmonter ce qui ressemble de plus en plus à un orage parfait.

Ils semblent penser que l'Occident est déjà vaincu et n'a pas en lui ce qui est requis pour l'emporter. Ont-ils raison ?
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Martyr, c'est partir un peu

Le père Jacques Hamel ou l'héroïsme discret de la génération Vatican II

Le titre de ce billet est un calembour douteux mais j'ai une petite caution : le Christ, qui a commis au moins un calembour avec Pierre, et dont Chesterton disait que le secret est la joie.




Revenons au père Hamel :

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C'est un signe paradoxal de la Providence que le martyre soit tombé sur un prêtre aussi simple. On peut penser que du haut de sa toute puissance, Dieu a vu ce qu'avait eu d'héroïque cette génération postconciliaire que tant d'esprits forts prennent de haut. Une génération qui n'a sans doute pas fait d'éclat, qui n'a renversé aucune tendance de fond, mais qui a tenu le poste dans des temps qui furent peut-être parmi les plus difficiles de l'histoire de l'Eglise [cela me fait penser à la conclusion d'Ouragan sur le Caine (voir ci-dessous)].

Un signe pour les mauvais chrétiens que nous sommes, trop souvent portés à l'arrogance et au mépris devant la grisaille. Un signe aussi pour une population qui s'était habituée à ne pas remarquer ces curés devenus si discrets, les prenant au mieux pour les derniers des Mohicans.

Or si le djihadistes se sont attaqués à un prêtre de ce profil, de cet âge et qui ne sera probablement pas remplacé, dans un quartier où l'Eglise catholique gardait profil bas, c'est que, malgré son absence d'éclat, ce mince filet d'une Eglise catholique en crise signifiait bien plus qu'elle ne le croyait elle-même. Les djihadistes ont vu, eux, qu'il y avait là une réalité métaphysique redoutable, un symbole pour eux insupportable. Malgré sa bénignité, le père Jacques Hamel faisait encore peur à certains.

Or faire peur, c'est exister. N'en déplaise à Emmanuel Todd, l'Eglise n'est pas encore morte en France.
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Clint et Donald

Toutes les raisons que donne cet article de redouter l'élection de Donal Trump sont, pour moi, des raisons de l'espérer :

President Trump is a monster waiting behind a locked door. What happens if America opens it?

Les conservateurs, comme Thomas Sowell, qui font la fine bouche devant Trump, ne comprennent tout simplement pas à quel point la situation est désespérée.

Le Système est tellement verrouillé que certaines vérités ne peuvent être dites que par des gens qui ne sont pas dans le moule, qui font tache (Trump aux Etats-Unis, Grillo en Italie, Farage en Grande-Bretagne, etc).

Que préférez-vous ? Des politiciens qui sont dans le moule, propres sur eux, mais dont nous avons une certitude : ils accentueront notre décadence. Ou des politiciens qui font tache, qui ont tous les défauts de la terre, mais qui offrent une petite chance de bousculer le Système qui nous tue ?

Il faut choisir, nous sommes, hélas, dans une situation où nous ne pouvons plus avoir les deux.

Il y a tout de même un motif d'espoir.

La génération des salopards soixante-huitards et de leurs descendants directs n'a jamais été si forte. Après tout, depuis dix ans, ils ont grandement accéléré leurs destructions. Mais, là où grandit le péril, grandit le remède : une partie des jeunes est constituée d'abrutis lobotomisés, mais une autre ressent douloureusement,ce qui lui manque.

Génération mauviettes ? Quand Clint Eastwood se trompe lourdement en pensant que ce sont les "jeunes" qui se noient dans le politiquement correct






samedi, août 06, 2016

Nous ne céderons jamais aux terroristes ! Jamais ! Jamais ! ... Euh ... Finalement ... Nous avons réfléchi ... Nous allons céder un petit peu beaucoup.

Il y a encore peu, on nous expliquait que boire une bière en terrasse était une petite victoire contre le terrorisme musulman. Vu le nombre de bières qui ne seront pas bues, on peut dire que l'annulation de la grande braderie de Lille est une défaite majeure face au terrorisme musulman.

Et c'en est une, une vraie.

Car il y a le contexte.

Nous ferions une guerre implacable au terrorisme musulman, où il faut la faire, c'est-à-dire en France, les concessions à l'impératif de sécurité s'inscriraient dans un tout cohérent qui ne les ferait pas apparaître comme des défaites.

Mais ce n'est pas du tout la réalité.

La réalité, c'est que nos politiciens parlent d'autant plus de guerre qu'ils sont bien décidés à ne surtout pas la faire. L'impératif sécuritaire est une gesticulation, il sert de paravent à toutes les renonciations, à toutes les mesures indispensables qui ne sont pas prises (arrêt de l'immigration musulmane, construction de prisons, reprise en main des juges rouges, intégration forcée, expulsion des indésirables, ...).

Dans ce contexte, où les reculades sous prétexte sécuritaire ne sont compensées par rien de concret, l'annulation de la grande braderie de Lille doit être vue pour ce qu'elle est : une des nombreuses étapes de la soumission. Ce qui n'est d'ailleurs pas étonnant venant d'une ville et d'une région déjà très islamisées.

Si la politique actuelle a une cohérence, ce n'est pas celle du combat, mais celle de la soumission.



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A Lille, on brade la braderie …