Comme trop peu de catholiques français, je suis anticlérical.
Le prêtre est d’abord un dispensateur de sacrements. Pour le reste, je suis plus que méfiant. Et mon mépris grandit à mesure qu’on grimpe dans la hiérarchie, jusqu’au sommet.
L’actualité n’a vraiment rien pour me rassurer.
Heureux comme Macron chez les évêques
***********
Derrière cette étrange démarche de la Conférence des évêques de France, puissance invitante au moins officiellement, qui suscite un certain malaise chez beaucoup de catholiques et même de non-catholiques, une nostalgie secrète du temps d’avant la Séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905. Quoiqu’ils célèbrent souvent la laïcité, les évêques ressentent encore cette séparation comme une blessure : « Le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé, et il nous importe de le réparer. » dit Macron. Peut-être y a-t-il de bons motifs à ces regrets, mais ce n’est pas une raison pour faire fête à un chef d’Etat qui fait mine de vouloir revenir dessus.
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Éric Zemmour : "Le jeu élégant mais dangereux de Macron avec les catholiques" et vice-versa.
vendredi, avril 13, 2018
jeudi, avril 12, 2018
États-Unis / Russie : David contre Goliath
Il ne faut jamais oublier, comme l’a d’ailleurs rappelé Trump, que la Russie est un nain économique, ce qui lui interdit le statut de grande puissance.
Un jour, Schauble a dit : « Je torture les Grecs pour que les Français et les Italiens entendent leurs cris ». Une jolie phrase, très allemande, qui rappelle d’excellents souvenirs (décidément, il faut être con comme un énarque pour se mettre avec enthousiasme aux ordres de Berlin).
Trump pourrait dire : « Je torture les Russes pour que les Chinois entendent leurs cris ».
On notera le relatif silence de Pékin, signe probable que la guerre commerciale de Trump n’est pas si bête.
Un jour, Schauble a dit : « Je torture les Grecs pour que les Français et les Italiens entendent leurs cris ». Une jolie phrase, très allemande, qui rappelle d’excellents souvenirs (décidément, il faut être con comme un énarque pour se mettre avec enthousiasme aux ordres de Berlin).
Trump pourrait dire : « Je torture les Russes pour que les Chinois entendent leurs cris ».
On notera le relatif silence de Pékin, signe probable que la guerre commerciale de Trump n’est pas si bête.
lundi, avril 09, 2018
Syrie : l'incendie du Reichstag, c'est tous les jours.
Le bombardement médiatique anti-russe, notamment des medias anglo-saxons, me rappelle furieusement la montée vers la guerre du Golfe de 2003.
Mêmes accusations d'atrocités avec des « preuves » qui n'en sont pas. Mêmes comportements supposés stupides des dictateurs dignes des méchants de dessins animés hollywoodiens (pourquoi Assad irait-il user de gaz alors qu'il a gagné ?). Même hystérie des commentateurs « il faut faire quelque chose tout de suite, sans attendre, sans réfléchir, sinon on est des Munichois ».
Les journalistes sont trop cons, ils n'apprennent jamais rien, mais nous ?
Visiblement, je ne suis pas le seul à avoir de très sérieux doutes sur l"histoire qu'on nous raconte : The Guns of April:Are we in a pre-War era, right now?
Le premier geste, salvateur, c'est de débrancher la télé et la radio, de vous mettre dans votre fauteuil et de réfléchir calmement, avec l'oeil de l'observateur de Sirius, comme si ces événements ne vous concernaient pas.
Quels sont les intérêts des acteurs d'une guerre avec la Russie ?
> les Etats-Unis, c'est clair : affaiblir la Chine en affaiblissant un de ses alliés. Maintenir son imperium par la peur du désordre en cas de changement.
> l'Allemagne, c'est clair aussi : la Russie l'empêche de dominer l'est sans partage.
> la Grande-Bretagne : c'est déjà beaucoup moins clair. Certes, la stratégie britannique a toujours été : pas de puissance dominante sur le continent. Mais la Grande-Bretagne doit-elle craindre la domination continentale de l'Allemagne ou celle de la Russie ?
> la France. Là, je ne vois pas. Au contraire, la France a tout intérêt à s'appuyer sur la Russie pour se délivrer du joug allemand.
Bien sûr, nous discutons dans le vide : si les Etats profonds américain, britannique et français (l'Allemagne poussera le feu mais restera lâchement sur la touche) ont décidé que la guerre aurait lieu, rien ne l'empêchera, même pas Trump.
Et Macron n'aura pas le courage iconoclaste de Chirac.
Au fond, mon analyse de la situation est simple et terrifiante. Une guerre avec la Russie serait un excellent dérivatif pour l'hyper-classe mondialiste de toutes les remises en cause qui lui sont tombées dessus, qui continuent à lui tomber dessus et de celles aussi qui se profilent à l'horizon. La Russie, qui fait de plus en plus figure de contre-modèle malgré ses énormes défauts, est l'objectif idéal.
Si j'étais Kim, en Corée du Nord, j'en tirerais une conclusion : les Etats-Unis sont trop belliqueux pour pouvoir leur faire confiance, rien ne vaut, comme protection, la dissuasion atomique.
Enfin, un rayon d'espoir : Trump n'arrivera pas à empêcher cette guerre si elle est décidée. Mais il pourra en rendre le cours moins catastrophique, en faisant beaucoup de bruit et peu de mal.
Et un deuxième : ce genre de cinéma, ça prend quand même un peu moins qu'en 2003 : la défiance des peuples vis-à-vis de la parole « officielle » des fauteurs de guerre relayée par les médias est palpable. Mais nous ne sommes plus en démocratie, alors cela ne compte pas beaucoup.
Quand tout est dit, je suis pessimiste : les mangeurs de peuples sont aux commandes. C'est cela, le vrai problème.
Mêmes accusations d'atrocités avec des « preuves » qui n'en sont pas. Mêmes comportements supposés stupides des dictateurs dignes des méchants de dessins animés hollywoodiens (pourquoi Assad irait-il user de gaz alors qu'il a gagné ?). Même hystérie des commentateurs « il faut faire quelque chose tout de suite, sans attendre, sans réfléchir, sinon on est des Munichois ».
Les journalistes sont trop cons, ils n'apprennent jamais rien, mais nous ?
Visiblement, je ne suis pas le seul à avoir de très sérieux doutes sur l"histoire qu'on nous raconte : The Guns of April:Are we in a pre-War era, right now?
Le premier geste, salvateur, c'est de débrancher la télé et la radio, de vous mettre dans votre fauteuil et de réfléchir calmement, avec l'oeil de l'observateur de Sirius, comme si ces événements ne vous concernaient pas.
Quels sont les intérêts des acteurs d'une guerre avec la Russie ?
> les Etats-Unis, c'est clair : affaiblir la Chine en affaiblissant un de ses alliés. Maintenir son imperium par la peur du désordre en cas de changement.
> l'Allemagne, c'est clair aussi : la Russie l'empêche de dominer l'est sans partage.
> la Grande-Bretagne : c'est déjà beaucoup moins clair. Certes, la stratégie britannique a toujours été : pas de puissance dominante sur le continent. Mais la Grande-Bretagne doit-elle craindre la domination continentale de l'Allemagne ou celle de la Russie ?
> la France. Là, je ne vois pas. Au contraire, la France a tout intérêt à s'appuyer sur la Russie pour se délivrer du joug allemand.
Bien sûr, nous discutons dans le vide : si les Etats profonds américain, britannique et français (l'Allemagne poussera le feu mais restera lâchement sur la touche) ont décidé que la guerre aurait lieu, rien ne l'empêchera, même pas Trump.
Et Macron n'aura pas le courage iconoclaste de Chirac.
Au fond, mon analyse de la situation est simple et terrifiante. Une guerre avec la Russie serait un excellent dérivatif pour l'hyper-classe mondialiste de toutes les remises en cause qui lui sont tombées dessus, qui continuent à lui tomber dessus et de celles aussi qui se profilent à l'horizon. La Russie, qui fait de plus en plus figure de contre-modèle malgré ses énormes défauts, est l'objectif idéal.
Si j'étais Kim, en Corée du Nord, j'en tirerais une conclusion : les Etats-Unis sont trop belliqueux pour pouvoir leur faire confiance, rien ne vaut, comme protection, la dissuasion atomique.
Enfin, un rayon d'espoir : Trump n'arrivera pas à empêcher cette guerre si elle est décidée. Mais il pourra en rendre le cours moins catastrophique, en faisant beaucoup de bruit et peu de mal.
Et un deuxième : ce genre de cinéma, ça prend quand même un peu moins qu'en 2003 : la défiance des peuples vis-à-vis de la parole « officielle » des fauteurs de guerre relayée par les médias est palpable. Mais nous ne sommes plus en démocratie, alors cela ne compte pas beaucoup.
Quand tout est dit, je suis pessimiste : les mangeurs de peuples sont aux commandes. C'est cela, le vrai problème.
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dimanche, avril 08, 2018
Les Anglais abandonnés, et vus d'un mauvais oeil, par leur police
Our police are as up to date as flares and Watneys Red Barrel
Peter Hitchens décrit les mêmes problèmes qu'en France.
Les policiers ne sont pas de méchants hommes mais ils sont au service d'un Etat et d'institutions imprégnés d'idées gauchistes sataniques : l'honnête homme est suspect par principe, la défense de la propriété immorale et le criminel une victime.
Et la police anglaise est à son maximum de motivation quand il s'agit de préserver son monopole de la violence pour rétablir l'ordre. Si on laissait les particuliers user de la violence pour rétablir l'ordre, on s'apercevrait que leurs critères ne sont pas ceux de la police et qu'ils font mieux le boulot. Hors de question.
Comme tous les monopoles qui négligent leur mission, la police est d'autant plus féroce dans la défense de son monopole qu'elle est moins efficace.
Peter Hitchens décrit les mêmes problèmes qu'en France.
Les policiers ne sont pas de méchants hommes mais ils sont au service d'un Etat et d'institutions imprégnés d'idées gauchistes sataniques : l'honnête homme est suspect par principe, la défense de la propriété immorale et le criminel une victime.
Et la police anglaise est à son maximum de motivation quand il s'agit de préserver son monopole de la violence pour rétablir l'ordre. Si on laissait les particuliers user de la violence pour rétablir l'ordre, on s'apercevrait que leurs critères ne sont pas ceux de la police et qu'ils font mieux le boulot. Hors de question.
Comme tous les monopoles qui négligent leur mission, la police est d'autant plus féroce dans la défense de son monopole qu'elle est moins efficace.
Ils vont finir par me rendre Jean-Vincent Placé sympathique, ces cons là !
Encore des commentaires pris chez Philippe Bilger :
Il fut un temps, en France, où on traitait les poivrots avec un certain amusement, sans en faire un drame : une nuit en cellule de dégrisement et, hop, dehors avec un coup de pied au cul.
Maintenant que les "pétasses bitophobes californiennes" (copyright Desproges) ont pris le pouvoir et donnent le ton de la bonne société, et aussi, hélas, de la loi, zéro humour, zéro distance, on prend tout au sérieux et au tragique et voilà le retour des précieuses ridicules qui font la police du langage et prohibent l'alcool.
Elles (ce "elles" englobe, une fois n'est pas coutume, des hommes) me rendent JV Placé sympathique. C'est un exploit !
Le monde dans lequel nous vivons est vraiment un monde de merde. On doit être bien au fin fond de l'Australie, avec les kangourous.
Rédigé par : Giuseppe | 07 avril 2018 à 14:32
@ Giuseppe | 07 avril 2018 à 14:32
Un Vert ça va, mais trois verres (ou plus) bonjour les dégâts !
Pauvre J-V Placé, après ses propos de pilier de bar, je doute qu’on le revoie un jour dans le marigot politique.
Dire à un vigile "on n'est pas au Maghreb ici, je vais t'envoyer à Ouagadougou dès le premier vol", lui qui est né à Séoul et qui n’a pas vraiment le morphotype du Français « de souche », ça ne manque pas de saveur.
Mais il est vrai qu’avec 1,16 g d’alcool dans le sang on a tendance à oublier les règles qu’on demande aux autres de respecter…
Rédigé par : Achille | 07 avril 2018 à 15:53
Il fut un temps, en France, où on traitait les poivrots avec un certain amusement, sans en faire un drame : une nuit en cellule de dégrisement et, hop, dehors avec un coup de pied au cul.
Maintenant que les "pétasses bitophobes californiennes" (copyright Desproges) ont pris le pouvoir et donnent le ton de la bonne société, et aussi, hélas, de la loi, zéro humour, zéro distance, on prend tout au sérieux et au tragique et voilà le retour des précieuses ridicules qui font la police du langage et prohibent l'alcool.
Elles (ce "elles" englobe, une fois n'est pas coutume, des hommes) me rendent JV Placé sympathique. C'est un exploit !
Le monde dans lequel nous vivons est vraiment un monde de merde. On doit être bien au fin fond de l'Australie, avec les kangourous.
samedi, avril 07, 2018
A peu près la France
Ce commentaire piqué chez Philippe Bilger, qui me semble une bonne synthèse du processus de décadence liberticide et anti-démocratique en cours :
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@ Mary Preud'homme
« Nous vivons dans un pays où le droit d'expression est à peu près respecté. »
C'est le à peu près qui me dérange.
Un pays où le droit à la vie serait à peu près respecté, où la personne humaine serait à peu près respectée, où la propriété serait à peu près respectée, où la famille serait à peu près respectée, où la liberté religieuse serait à peu près respectée, où la sécurité de chacun serait à peu près respectée, où le droit à une information objective serait à peu près respecté, où le droit à des élections honnêtes serait à peu près respecté, où le droit à bénéficier d'un procès impartial serait à peu près respecté, où le droit d'appeler un chat un chat serait à peu près respecté etc. serait-il vivable ?
Au fait, ce pays, c'est la France actuelle ...
Rédigé par : Exilé | 06 avril 2018 à 08:43
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@ Mary Preud'homme
« Nous vivons dans un pays où le droit d'expression est à peu près respecté. »
C'est le à peu près qui me dérange.
Un pays où le droit à la vie serait à peu près respecté, où la personne humaine serait à peu près respectée, où la propriété serait à peu près respectée, où la famille serait à peu près respectée, où la liberté religieuse serait à peu près respectée, où la sécurité de chacun serait à peu près respectée, où le droit à une information objective serait à peu près respecté, où le droit à des élections honnêtes serait à peu près respecté, où le droit à bénéficier d'un procès impartial serait à peu près respecté, où le droit d'appeler un chat un chat serait à peu près respecté etc. serait-il vivable ?
Au fait, ce pays, c'est la France actuelle ...
Rédigé par : Exilé | 06 avril 2018 à 08:43
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jeudi, avril 05, 2018
Big n’est pas forcément beautiful
La connerie qui sert à nous fourguer toutes les saloperies européistes depuis quarante ans est une idiotie de technocrates qui ne voient que les chiffres : « big is beautiful ».
D’après ce raisonnement d’abrutis, il faudrait absolument que les pays européens atteignent la taille des Etats-Unis ou de la Chine (on se demande bien pourquoi) et s'unissent à cet effet en un Frankenstein bureaucratique. Cette fausse évidence ne tient pas une minute dès qu'on prend la peine d'y réfléchir.
En réalité, comme toutes les idées des technocrates, c’est une fausse bonne idée et une vraie connerie, tout simplement parce que ces gens ont une vision erronée de l'humanité, maladie qui les condamne à se tromper sans cesse, mais comme ils ont une vanité proportionnelle à leur bêtise, cela ne les arrête pas (d'autant plus que ce sont les autres qui subissent les conséquences désastreuses de leurs conneries).
Prenons un exemple simple, il y a un pays qui n’a jamais été ni le plus peuplé ni le plus vaste. Il s’appelle l’Angleterre. C’est bien connu, ce pays a échoué, il n’a jamais vraiment compté dans l'histoire, personne ne l’a écouté et il a été régulièrement dominé.
On pourrait aussi parler de Venise, de la Suisse et même (tiens comme c'est étrange) de la France des années 60.
En réalité, bien plus que la taille, ce qui compte, ce sont la persévérance, la qualité de la stratégie et le patriotisme.
Il est possible cependant que les Anglais aient un secret : l'ennui de leurs dimanches et la fadeur de leur thé, qui obligent les entreprenants à aller voir ailleurs et à conquérir le monde.
Je fais un billet court, parce que c'est le sujet mais aussi parce que je ne cherche pas à vous convaincre mais à vous faire prendre conscience. Une fois que vous aurez réalisé quelle escroquerie est ce big is beautiful (je parle le Macron dans le texte) européiste au regard de l'histoire et du bon sens politique, vous trouverez vous-mêmes les arguments.
D’après ce raisonnement d’abrutis, il faudrait absolument que les pays européens atteignent la taille des Etats-Unis ou de la Chine (on se demande bien pourquoi) et s'unissent à cet effet en un Frankenstein bureaucratique. Cette fausse évidence ne tient pas une minute dès qu'on prend la peine d'y réfléchir.
En réalité, comme toutes les idées des technocrates, c’est une fausse bonne idée et une vraie connerie, tout simplement parce que ces gens ont une vision erronée de l'humanité, maladie qui les condamne à se tromper sans cesse, mais comme ils ont une vanité proportionnelle à leur bêtise, cela ne les arrête pas (d'autant plus que ce sont les autres qui subissent les conséquences désastreuses de leurs conneries).
Prenons un exemple simple, il y a un pays qui n’a jamais été ni le plus peuplé ni le plus vaste. Il s’appelle l’Angleterre. C’est bien connu, ce pays a échoué, il n’a jamais vraiment compté dans l'histoire, personne ne l’a écouté et il a été régulièrement dominé.
On pourrait aussi parler de Venise, de la Suisse et même (tiens comme c'est étrange) de la France des années 60.
En réalité, bien plus que la taille, ce qui compte, ce sont la persévérance, la qualité de la stratégie et le patriotisme.
Il est possible cependant que les Anglais aient un secret : l'ennui de leurs dimanches et la fadeur de leur thé, qui obligent les entreprenants à aller voir ailleurs et à conquérir le monde.
Je fais un billet court, parce que c'est le sujet mais aussi parce que je ne cherche pas à vous convaincre mais à vous faire prendre conscience. Une fois que vous aurez réalisé quelle escroquerie est ce big is beautiful (je parle le Macron dans le texte) européiste au regard de l'histoire et du bon sens politique, vous trouverez vous-mêmes les arguments.
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mercredi, avril 04, 2018
La folie allemande
UBU chez les allemands ou les chiffres officiels d'une combinaison perdante
L’article est un peu long. Si vous voulez, vous pouvez aller directement à la conclusion. Toujours est-il que l’Allemagne a déstabilisé durablement le marché européen de l'électricité.
Je suis de plus en plus persuadé que l’Allemagne est une force destructrice au centre de l’Europe. Il ne vous faudra guère d’efforts pour faire une liste longue, trop longue, des politiques allemandes nocives pour ses voisins (et souvent pour l’Allemagne elle-même, mais ce n’est pas notre problème, c'est celui des Allemands).
L’article est un peu long. Si vous voulez, vous pouvez aller directement à la conclusion. Toujours est-il que l’Allemagne a déstabilisé durablement le marché européen de l'électricité.
Je suis de plus en plus persuadé que l’Allemagne est une force destructrice au centre de l’Europe. Il ne vous faudra guère d’efforts pour faire une liste longue, trop longue, des politiques allemandes nocives pour ses voisins (et souvent pour l’Allemagne elle-même, mais ce n’est pas notre problème, c'est celui des Allemands).
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Finkielkraut à la ramasse
Décidément, si j’ai de l’estime pour la personne d’Alain Finkielkraut, on ne peut pas dire que je sois ébloui par sa pensée (sauf par son sens de la formule). Notamment, sa pensée politique ne m'impressionne vraiment pas, il fait dans le centrisme mou et consensuel à la Bilger alors que nous sommes pris dans un combat à mort.
Il dit dans le Figaro que nous progressons, qu’il est enfin licite de parler de l’islamisme et de la judéphobie (terme plus précis que « antisémitisme ») musulmane et que c'est un progrès.
Il n’a rien compris : nous ne progressons pas, ce sont les nihilistes qui actent une victoire.
Quand il devient licite de parler d’un sujet auparavant interdit, c’est qu’il est devenu trop tard pour y porter remède. C’est une manière d’acter le fait accompli. C’est une façon de cocher la case : « Et une destruction. Une ! ».
Aujourd’hui, il est licite de parler des méfaits de l’immigration, du naufrage de l’école ou de la violence de l’islam parce qu’il est trop tard pour y remédier. On permet la catharsis parce qu'elle ne peut plus déboucher sur une action et que, ce faisant, elle joue encore dans la main des destructeurs, en désamorçant la colère. A tout prendre, mieux vaudrait que le tabou persiste et que la colère soit entretenue souterrainement pour exploser un jour.
En revanche, il reste tabou de parler des ravages du divorce, de la catastrophe de l’avortement ou de la féminisation de certaines professions parce que nous ne sommes pas encore arrivés au bout de la destruction. Une fois que les Français auront cessé d’exprimer sondage après sondage (même si, dans les faits, c’est autre chose) leur attachement à la famille ou une fois que la médecine française, notamment rurale, aura été détruite par la féminisation, nous pourrons critiquer librement. Pas avant.
Finkielkraut prend les vessies pour des lanternes et les bulletins de victoire des nihilistes pour des progrès.
Comme disait un adjoint de Montgomery, quand celui-ci clamait que l’opération manquée Market-Garden était une victoire : « Encore beaucoup de victoires comme celle-ci et nous allons perdre la guerre ».
Il dit dans le Figaro que nous progressons, qu’il est enfin licite de parler de l’islamisme et de la judéphobie (terme plus précis que « antisémitisme ») musulmane et que c'est un progrès.
Il n’a rien compris : nous ne progressons pas, ce sont les nihilistes qui actent une victoire.
Quand il devient licite de parler d’un sujet auparavant interdit, c’est qu’il est devenu trop tard pour y porter remède. C’est une manière d’acter le fait accompli. C’est une façon de cocher la case : « Et une destruction. Une ! ».
Aujourd’hui, il est licite de parler des méfaits de l’immigration, du naufrage de l’école ou de la violence de l’islam parce qu’il est trop tard pour y remédier. On permet la catharsis parce qu'elle ne peut plus déboucher sur une action et que, ce faisant, elle joue encore dans la main des destructeurs, en désamorçant la colère. A tout prendre, mieux vaudrait que le tabou persiste et que la colère soit entretenue souterrainement pour exploser un jour.
En revanche, il reste tabou de parler des ravages du divorce, de la catastrophe de l’avortement ou de la féminisation de certaines professions parce que nous ne sommes pas encore arrivés au bout de la destruction. Une fois que les Français auront cessé d’exprimer sondage après sondage (même si, dans les faits, c’est autre chose) leur attachement à la famille ou une fois que la médecine française, notamment rurale, aura été détruite par la féminisation, nous pourrons critiquer librement. Pas avant.
Finkielkraut prend les vessies pour des lanternes et les bulletins de victoire des nihilistes pour des progrès.
Comme disait un adjoint de Montgomery, quand celui-ci clamait que l’opération manquée Market-Garden était une victoire : « Encore beaucoup de victoires comme celle-ci et nous allons perdre la guerre ».
Chine-USA : le duel des éclopés
Si vous trouvez que Trump est seulement un gros con, vous regardez trop la télé (je triche avec la plus parfaite mauvaise foi, puisque, quoi que vous fassiez, sauf si vous la foutez sur la gueule de quelqu’un qui le mérite, votre percepteur par exemple, je dirai toujours que vous regardez trop la télé).
Guerre commerciale : quand le monde s’éveillera, la Chine tremblera. La Chine pourrait vite s'essouffler face aux offensives des Etats-Unis.
Guerre commerciale : quand le monde s’éveillera, la Chine tremblera. La Chine pourrait vite s'essouffler face aux offensives des Etats-Unis.
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mardi, avril 03, 2018
Pathocratie ?
Sommes nous gouvernés par des malades mentaux ?
Notre système favorise-t-il l’accession au pouvoir de gens déséquilibrés ?
Cela fait longtemps que je me pose la question. Nos trois derniers présidents sont des enfants sans père ou violemment opposés au père, l’un a même épousé sa mère, ils sont restés bloqués à quinze ans d’âge psychologique et affectif. Ils sont narcissiques et immatures, nettement déséquilibrés.
Sarkozy, Hollande, Macron valident dans les grandes largeurs la définition de Delbecque : nos politiciens sont des « carencés en tout », qui « sont restés à l’école jusqu’à ce qu’elle ferme », qu’ « on place dans l’Etat et à qui on dit ‘Maintenant, c’est toi le chef’ ; c’est comme donner un flingue à un enfant de cinq ans en lui disant ‘Maintenant, fais toi plaisir’ ».
Certes, il y a eu des princes fous par le passé, mais il ne me semble pas que cela fût aussi systématique qu’aujourd’hui. Quels que soient les reproche qu’on peut leur faire, il est difficile de dire de Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac qu’ils étaient zinzins dans leur tête. Or, aujourd'hui, j'ai l'impression que nos politiciens sont tous givrés. Je me souviens de ce député en campagne expliquant qu'il était physiquement mal à l'aise quand il n'avait plus de mains à serrer.
La video de Michel Drac (à partir de 1h15) réactive cette interrogation.
Je ne sais plus qui (au secours, commentateurs) a dit que la communication moderne était un effort pour rendre les gens fous en niant ce qu’ils voient (l’insécurité, simple sentiment ; les immigrés, une chance ; l’Euro, une protection etc.) ou en les bombardant d'injonctions paradoxales.
Notre système ne favorise-t-il pas, de manière déraisonnable et inédite, les paranoïaques et les narcissiques obsessionnels et n'a-t-il pas pour but de nous rendre fous ?
Le livre d’Andrew M. Lobaczewski, La ponérologie (1) politique, date de l’ère soviétique. Il paraît que la traduction française de ce livre est assez illisible.
Dans l’article ci-dessous, notez la prescience de La Boetie décrivant quatre siècles à l’avance la cour de Staline.
La ponérologie politique : étude de la genèse du mal appliqué à des fins politiques – L’énigme de la servitude volontaire
Tout cela est assez jargonnant et manque de limpidité. C'est bien dommage, car les idées exprimées sont intéressantes.
Les fous obsessionnels se font un atout de leur maladie. Un homme équilibré ne mettra jamais toute son énergie (il n'a pas qu'un but dans la vie) à atteindre le pouvoir suprême comme un narcissique paranoïaque dévoré par son obsession. Inutile que je vous cite des noms, ils viennent en vagues.
Comment une société peut-elle empêcher les fous de conquérir le pouvoir malgré l'avantage que leur obsession leur donne sur les individus normaux ? J'ai des pistes, mais, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles ne fonctionnent pas bien en France.
***********
(1) : étymologiquement, la science du Mal.
Notre système favorise-t-il l’accession au pouvoir de gens déséquilibrés ?
Cela fait longtemps que je me pose la question. Nos trois derniers présidents sont des enfants sans père ou violemment opposés au père, l’un a même épousé sa mère, ils sont restés bloqués à quinze ans d’âge psychologique et affectif. Ils sont narcissiques et immatures, nettement déséquilibrés.
Sarkozy, Hollande, Macron valident dans les grandes largeurs la définition de Delbecque : nos politiciens sont des « carencés en tout », qui « sont restés à l’école jusqu’à ce qu’elle ferme », qu’ « on place dans l’Etat et à qui on dit ‘Maintenant, c’est toi le chef’ ; c’est comme donner un flingue à un enfant de cinq ans en lui disant ‘Maintenant, fais toi plaisir’ ».
Certes, il y a eu des princes fous par le passé, mais il ne me semble pas que cela fût aussi systématique qu’aujourd’hui. Quels que soient les reproche qu’on peut leur faire, il est difficile de dire de Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac qu’ils étaient zinzins dans leur tête. Or, aujourd'hui, j'ai l'impression que nos politiciens sont tous givrés. Je me souviens de ce député en campagne expliquant qu'il était physiquement mal à l'aise quand il n'avait plus de mains à serrer.
La video de Michel Drac (à partir de 1h15) réactive cette interrogation.
Je ne sais plus qui (au secours, commentateurs) a dit que la communication moderne était un effort pour rendre les gens fous en niant ce qu’ils voient (l’insécurité, simple sentiment ; les immigrés, une chance ; l’Euro, une protection etc.) ou en les bombardant d'injonctions paradoxales.
Notre système ne favorise-t-il pas, de manière déraisonnable et inédite, les paranoïaques et les narcissiques obsessionnels et n'a-t-il pas pour but de nous rendre fous ?
Le livre d’Andrew M. Lobaczewski, La ponérologie (1) politique, date de l’ère soviétique. Il paraît que la traduction française de ce livre est assez illisible.
Dans l’article ci-dessous, notez la prescience de La Boetie décrivant quatre siècles à l’avance la cour de Staline.
La ponérologie politique : étude de la genèse du mal appliqué à des fins politiques – L’énigme de la servitude volontaire
Tout cela est assez jargonnant et manque de limpidité. C'est bien dommage, car les idées exprimées sont intéressantes.
Les fous obsessionnels se font un atout de leur maladie. Un homme équilibré ne mettra jamais toute son énergie (il n'a pas qu'un but dans la vie) à atteindre le pouvoir suprême comme un narcissique paranoïaque dévoré par son obsession. Inutile que je vous cite des noms, ils viennent en vagues.
Comment une société peut-elle empêcher les fous de conquérir le pouvoir malgré l'avantage que leur obsession leur donne sur les individus normaux ? J'ai des pistes, mais, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles ne fonctionnent pas bien en France.
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(1) : étymologiquement, la science du Mal.
lundi, avril 02, 2018
La prière
Je reprends la présentation du Figaro :
*********
Après une overdose, Thomas (Anthony Bajon), 22 ans, échoue dans une petite communauté chrétienne perdue dans un coin splendide des Alpes, en Isère. Il n'a plus rien, et on lui promet qu'il n'aura rien : ni alcool, ni tabac, ni médicaments, ni argent, ni téléphone. On ne lui dore pas la pilule, il n'y a pas de pilule. On lui promet que ce sera dur, et qu'il va falloir tenir. Comment ? Avec la prière, le travail et l'amour fraternel. L'antique programme bénédictin.
*********
C'est un film sur le mensonge : comment cesser de se mentir à soi-même ?
Ce n'est pas un film politique, et pourtant, je n'ai pu m'empêcher de penser à Pilule Bleue, pilule rouge.
L'acteur principal est excellent. Il y a une vraie humanité, ça change des films anti-catholiques sans une once d'intelligence dont nous abreuvent les medias français- (aujourd'hui, la vraie rebellion, c'est d'être catholique !). Dommage que la fin soit téléphonée.
*********
Après une overdose, Thomas (Anthony Bajon), 22 ans, échoue dans une petite communauté chrétienne perdue dans un coin splendide des Alpes, en Isère. Il n'a plus rien, et on lui promet qu'il n'aura rien : ni alcool, ni tabac, ni médicaments, ni argent, ni téléphone. On ne lui dore pas la pilule, il n'y a pas de pilule. On lui promet que ce sera dur, et qu'il va falloir tenir. Comment ? Avec la prière, le travail et l'amour fraternel. L'antique programme bénédictin.
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C'est un film sur le mensonge : comment cesser de se mentir à soi-même ?
Ce n'est pas un film politique, et pourtant, je n'ai pu m'empêcher de penser à Pilule Bleue, pilule rouge.
L'acteur principal est excellent. Il y a une vraie humanité, ça change des films anti-catholiques sans une once d'intelligence dont nous abreuvent les medias français- (aujourd'hui, la vraie rebellion, c'est d'être catholique !). Dommage que la fin soit téléphonée.
La démocratie libérale est-elle encore d'actualité ?
Eric Verhaeghe pose une question qui ne cesse de me turlupiner :
Et soudain, la démocratie libérale s’est dérobée sous nos pieds
**********
La démocratie libérale est-elle encore un système politique adapté à notre temps ? La semaine qui vient s’écouler vient de multiplier les indices qui laissent à penser le contraire. Peu à peu, la recherche de l’unité nationale et du consensus supplantent le désir d’un débat contradictoire et ouvert sur les orientations à suivre. Plusieurs signaux faibles ont montré la profondeur de cette tendance.
On sait depuis assez longtemps que la démocratie libérale ne se porte pas bien dans le monde, et plus encore en Europe, et tout spécialement en France où une pensée unique, affinitaire, pour ainsi dire tribale, pétrie de bienveillance et d’altruisme prétend supplanter la liberté de penser – comme si celle-ci était devenue obsolète, ou inutile face à l’océan de bonté dans lequel il nous est suggéré quotidiennement de nous baigner. Puisqu’il existe la tribu du Bien que nos gouvernements incarnent (ou qu’ils sont intimés de représenter publiquement), pourquoi maintenir des divergences d’expression, d’appréciations, d’avis ou même de simples opinions ? Remettons-en nous au gouvernement qui décide à notre place et contentons-nous seulement de traquer les méchants, les réactionnaires, les fachos, et autres fous qui n’admettent pas la loi d’une majorité aussi vertueuse et aussi aimante.
La disparition de la démocratie libérale à laquelle il nous est demandé d’acquiescer ne procède donc pas par coup d’État, comme on avait pu le voir en Amérique Latine dans les années 70. Elle ne procède pas par la violence. Elle s’instille seulement par la culpabilisation, à des degrés plus ou moins directs, de ceux qui auraient le mauvais goût de ne pas épouser les opinions dominantes dans la tribu du Bien et d’abdiquer tout esprit critique par rapport aux politiques officielles ou au mainstream des grands médias subventionnés.
En ce sens, elle annonce très probablement l’avénement d’un régime totalitaire d’un esprit nouveau, où, au nom de la protection des individus par le groupe, il s’agira de les déposséder plus ou moins rigoureusement de leur trop dangereuse liberté de pensée et de s’exprimer. Protéger et libérer, comme aime à le répéter Emmanuel Macron.
Cette inversion démocratique est une vieille tendance. Mais il est assez nouveau qu’elle s’exprime sous les oriflammes de la vertu. On ne demande plus de remplacer la liberté par l’autorité brutale d’un chef. On invite fortement les citoyens libres à renoncer à leur autonomie réelle pour se fondre dans la masse indistincte d’une bienveillance policée qui entend pourvoir à notre bonheur sans que nous ne soucions plus clairement d’en comprendre le sens ni les tenants et aboutissants.
On peut sans témérité excessive fixer symboliquement à 2005 l’année où la démocratie libérale a commencé à se dérober sous nos pieds au profit d’une tribu suprême unie autour de l’amour intemporel de la vertu. Cette année-là, le Président Chirac avait organisé un referendum emblématique sur un hypothétique traité européen dont les Français ne voulurent pas. Dès 2007, le traité de Lisbonne permit de neutraliser l’opposition des Français (et de quelques autres) à cette construction forcée, en injectant les dispositions de la Constitution européenne, rejetée par referendum, dans les textes fondateurs de l’Union sans consulter les peuples.
À l’époque, Valéry Giscard d’Estaing avait signé une tribune particulièrement limpide sur ce mécanisme de substitution. Il s’en félicitait en ces termes :
Le jour où des femmes et des hommes, animés de grandes ambitions pour l’Europe, décideront de s’en servir, ils pourront réveiller, sous la cendre qui le recouvre aujourd’hui, le rêve ardent de l’Europe unie.
On retrouve sous la plume de cet ancien président de la République, promoteur inlassable de l’Europe, le discours qui justifie ce coup de force contre la démocratie libérale: l’Europe unie, l’Europe garante de la paix, l’Europe, construction bonne par essence. Au nom du bien, il faut neutraliser les peuples obscurantistes. Pour protéger les démocraties libérales d’elles-mêmes, il faut les dissoudre dans un amour universel qui les dépasse et auquel l’État, ciment de la tribu, pourvoit à leur place.
Sous la plume de Giscard, on retrouve déjà tous les thèmes qui font florès depuis : l’union de l’Europe, les grandes ambitions seulement possibles par cette unité, la nécessité de diluer le destin français dans un grand tout continental porteur de paix, de lumière, d’amour. On n’entendra pas autre chose dans le concert de réprobations qui a suivi le Brexit.
**********
S'en suivent, dans l'article de Verhaeghe, cinq illustrations de ces propos prises dans l'actualité (il fait, entre autres, remarquer que la menace russe très hypothétique est contrée beaucoup plus fermement que la menace musulmane très réelle).
Notons d'abord que ce totalitarisme au nom de la protection, le totalitarisme maternant, est celui redouté par Tocqueville et anticipé par Huxley. Il n'a donc rien de nouveau dans la réflexion. En revanche, il est inédit dans la pratique.
La démocratie libérale reposait sur l'idée que, dans toute la mesure du possible, le citoyen est libre et responsable, qu'il est légitime à prendre des décisions pour lui-même (décision de fumer et de boire, par exemple) et que, dans les cas espérés les plus rares possible, il devait y avoir des décisions collectives contraignantes, celles-ci devaient être prises à l'aide de procédures démocratiques dont l'un des piliers était le débat contradictoire entre citoyens adultes.
De ces hypothèses de départ, il découlait que les décisions ainsi prises étaient légitimes et devaient être appliquées par les gouvernants. Ceux-ci étaient, dans l'esprit, de simples exécutants de la volonté populaire.
Tout cela est très théorique mais sous-tendait tout de même notre idéal politique.
Deux phénomènes viennent mettre à mort cette conception démocratique :
1) La sécession des élites.
En quelques décennies, on est passé du modèle hérité du moyen-âge du roi souffrant, au service de son peuple, figure christique, mythe dans lequel s'inscrivaient très bien l'appel au secours de Louis XIV lu dans dans toutes les paroisses de France ou celui de De Gaulle en mai 68 « Français, aidez moi », à la figure archaïque du satrape oriental qui ne doit de comptes à personne « comment continuer à leur piquer le maximum d'impôts pour s'en foutre plein le lampe ? ».
Nos derniers présidents de la république font plus penser à Sardapanale qu'à Saint Louis.
2) Le relativisme et l'effondrement de l'intelligence des occidentaux (qui, à mes yeux, vont de pair).
Si on ne croit plus qu'il existe une vérité à chercher collectivement, si on considère que toutes les opinions se valent, alors il n'y a plus besoin de débat mais juste la nécessité de s'imposer par la force.
Les vrais débats politiques en France sont de plus en plus cantonnés aux bistros et aux piliers de comptoir.
Et soudain, la démocratie libérale s’est dérobée sous nos pieds
**********
La démocratie libérale est-elle encore un système politique adapté à notre temps ? La semaine qui vient s’écouler vient de multiplier les indices qui laissent à penser le contraire. Peu à peu, la recherche de l’unité nationale et du consensus supplantent le désir d’un débat contradictoire et ouvert sur les orientations à suivre. Plusieurs signaux faibles ont montré la profondeur de cette tendance.
On sait depuis assez longtemps que la démocratie libérale ne se porte pas bien dans le monde, et plus encore en Europe, et tout spécialement en France où une pensée unique, affinitaire, pour ainsi dire tribale, pétrie de bienveillance et d’altruisme prétend supplanter la liberté de penser – comme si celle-ci était devenue obsolète, ou inutile face à l’océan de bonté dans lequel il nous est suggéré quotidiennement de nous baigner. Puisqu’il existe la tribu du Bien que nos gouvernements incarnent (ou qu’ils sont intimés de représenter publiquement), pourquoi maintenir des divergences d’expression, d’appréciations, d’avis ou même de simples opinions ? Remettons-en nous au gouvernement qui décide à notre place et contentons-nous seulement de traquer les méchants, les réactionnaires, les fachos, et autres fous qui n’admettent pas la loi d’une majorité aussi vertueuse et aussi aimante.
La disparition de la démocratie libérale à laquelle il nous est demandé d’acquiescer ne procède donc pas par coup d’État, comme on avait pu le voir en Amérique Latine dans les années 70. Elle ne procède pas par la violence. Elle s’instille seulement par la culpabilisation, à des degrés plus ou moins directs, de ceux qui auraient le mauvais goût de ne pas épouser les opinions dominantes dans la tribu du Bien et d’abdiquer tout esprit critique par rapport aux politiques officielles ou au mainstream des grands médias subventionnés.
En ce sens, elle annonce très probablement l’avénement d’un régime totalitaire d’un esprit nouveau, où, au nom de la protection des individus par le groupe, il s’agira de les déposséder plus ou moins rigoureusement de leur trop dangereuse liberté de pensée et de s’exprimer. Protéger et libérer, comme aime à le répéter Emmanuel Macron.
Cette inversion démocratique est une vieille tendance. Mais il est assez nouveau qu’elle s’exprime sous les oriflammes de la vertu. On ne demande plus de remplacer la liberté par l’autorité brutale d’un chef. On invite fortement les citoyens libres à renoncer à leur autonomie réelle pour se fondre dans la masse indistincte d’une bienveillance policée qui entend pourvoir à notre bonheur sans que nous ne soucions plus clairement d’en comprendre le sens ni les tenants et aboutissants.
On peut sans témérité excessive fixer symboliquement à 2005 l’année où la démocratie libérale a commencé à se dérober sous nos pieds au profit d’une tribu suprême unie autour de l’amour intemporel de la vertu. Cette année-là, le Président Chirac avait organisé un referendum emblématique sur un hypothétique traité européen dont les Français ne voulurent pas. Dès 2007, le traité de Lisbonne permit de neutraliser l’opposition des Français (et de quelques autres) à cette construction forcée, en injectant les dispositions de la Constitution européenne, rejetée par referendum, dans les textes fondateurs de l’Union sans consulter les peuples.
À l’époque, Valéry Giscard d’Estaing avait signé une tribune particulièrement limpide sur ce mécanisme de substitution. Il s’en félicitait en ces termes :
Le jour où des femmes et des hommes, animés de grandes ambitions pour l’Europe, décideront de s’en servir, ils pourront réveiller, sous la cendre qui le recouvre aujourd’hui, le rêve ardent de l’Europe unie.
On retrouve sous la plume de cet ancien président de la République, promoteur inlassable de l’Europe, le discours qui justifie ce coup de force contre la démocratie libérale: l’Europe unie, l’Europe garante de la paix, l’Europe, construction bonne par essence. Au nom du bien, il faut neutraliser les peuples obscurantistes. Pour protéger les démocraties libérales d’elles-mêmes, il faut les dissoudre dans un amour universel qui les dépasse et auquel l’État, ciment de la tribu, pourvoit à leur place.
Sous la plume de Giscard, on retrouve déjà tous les thèmes qui font florès depuis : l’union de l’Europe, les grandes ambitions seulement possibles par cette unité, la nécessité de diluer le destin français dans un grand tout continental porteur de paix, de lumière, d’amour. On n’entendra pas autre chose dans le concert de réprobations qui a suivi le Brexit.
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S'en suivent, dans l'article de Verhaeghe, cinq illustrations de ces propos prises dans l'actualité (il fait, entre autres, remarquer que la menace russe très hypothétique est contrée beaucoup plus fermement que la menace musulmane très réelle).
Notons d'abord que ce totalitarisme au nom de la protection, le totalitarisme maternant, est celui redouté par Tocqueville et anticipé par Huxley. Il n'a donc rien de nouveau dans la réflexion. En revanche, il est inédit dans la pratique.
La démocratie libérale reposait sur l'idée que, dans toute la mesure du possible, le citoyen est libre et responsable, qu'il est légitime à prendre des décisions pour lui-même (décision de fumer et de boire, par exemple) et que, dans les cas espérés les plus rares possible, il devait y avoir des décisions collectives contraignantes, celles-ci devaient être prises à l'aide de procédures démocratiques dont l'un des piliers était le débat contradictoire entre citoyens adultes.
De ces hypothèses de départ, il découlait que les décisions ainsi prises étaient légitimes et devaient être appliquées par les gouvernants. Ceux-ci étaient, dans l'esprit, de simples exécutants de la volonté populaire.
Tout cela est très théorique mais sous-tendait tout de même notre idéal politique.
Deux phénomènes viennent mettre à mort cette conception démocratique :
1) La sécession des élites.
En quelques décennies, on est passé du modèle hérité du moyen-âge du roi souffrant, au service de son peuple, figure christique, mythe dans lequel s'inscrivaient très bien l'appel au secours de Louis XIV lu dans dans toutes les paroisses de France ou celui de De Gaulle en mai 68 « Français, aidez moi », à la figure archaïque du satrape oriental qui ne doit de comptes à personne « comment continuer à leur piquer le maximum d'impôts pour s'en foutre plein le lampe ? ».
Nos derniers présidents de la république font plus penser à Sardapanale qu'à Saint Louis.
2) Le relativisme et l'effondrement de l'intelligence des occidentaux (qui, à mes yeux, vont de pair).
Si on ne croit plus qu'il existe une vérité à chercher collectivement, si on considère que toutes les opinions se valent, alors il n'y a plus besoin de débat mais juste la nécessité de s'imposer par la force.
Les vrais débats politiques en France sont de plus en plus cantonnés aux bistros et aux piliers de comptoir.
Christ est ressuscité
Catéchisme : Le Christ est ressuscité le troisième jour, vainquant la mort pour les chrétiens (d'où la croyance en la résurrection de la chair et en la vie éternelle). Après quelques apparitions à ses disciples, il est monté aux cieux et leur a envoyé l'Esprit Saint, à la Pentecôte.
dimanche, avril 01, 2018
Les traitres
Je me suis longtemps demandé comment il se pouvait que nos gouvernants fassent depuis quarante ans une politique si nocive pour la France. Lâcheté ? Incompétence ? Ignorance ? Egoïsme ?
Le rasoir d'Ockham, qui veut qu'on se débarrasse des hypothèses superflues, m'amène aujourd'hui à une réponse simple : la trahison.
Ceux qui nous gouvernent détestent la France et les Français, telle qu'elle existe, tels qu'ils sont. C'est d'ailleurs pourquoi ils invoquent si souvent des abstractions et remplacent la France par « la république ».
J'ai longtemps cru (c'est la rubrique Trahison de la classe dirigeante de ce blog) que cette trahison était négative, en creux, manque de fidélité, manque de patriotisme, manque d'intelligence. Mais non, je crois désormais qu'il y a un noyau dur de traitres positifs, qui font ce qu'ils font en toute conscience.
Mon diagnostic est qu'ils trahissent consciemment, quitte à s'inventer, comme tous les vrais salauds, d'excellentes raisons pour cela.
Les traitres
A cet égard, le petit-bourgeois amiénois, blanc-bec narcissique à la folie, qui fait fonction de président de la république, est éclairant : il exprime son mépris de la France et des Français avec une franchise proche du foutage de gueule.
Je ne sais pas si cette histoire de Castaner riant pendant l'hommage au colonel Beltrame est véridique. Mais, comme disent les Italiens, si ce n'est pas vrai, c'est bien trouvé. Personne, à part les macronistes les plus naïfs, n'a de mal à le croire. Paraît-il que Mélenchon, qui est un sale con mais pas idiot, a réprimandé deux de ses voisines marcheuses un peu trop enjouées.
Mais c'est pareil de tout coté : quand NKM quitte la politique, elle ne va pas à Montluçon mais à New-York. Un fils Sarkozy est passé dans un lycée militaire américain (un fils de président français dans un lycée militaire américain ! Clemenceau et De Gaulle doivent faire le tourne-broche dans leur tombe). Et n'épiloguons pas sur Wauqiez, qui a mangé à tous les rateliers et dont je suis certain qu'il vendrait père, mère et la France pour un poste.
Ensuite, le noyau dur des traitres entraine derrière lui une masse molle de pas franchement traitres mais pas franchement patriotes non plus.
Le rasoir d'Ockham, qui veut qu'on se débarrasse des hypothèses superflues, m'amène aujourd'hui à une réponse simple : la trahison.
Ceux qui nous gouvernent détestent la France et les Français, telle qu'elle existe, tels qu'ils sont. C'est d'ailleurs pourquoi ils invoquent si souvent des abstractions et remplacent la France par « la république ».
J'ai longtemps cru (c'est la rubrique Trahison de la classe dirigeante de ce blog) que cette trahison était négative, en creux, manque de fidélité, manque de patriotisme, manque d'intelligence. Mais non, je crois désormais qu'il y a un noyau dur de traitres positifs, qui font ce qu'ils font en toute conscience.
Mon diagnostic est qu'ils trahissent consciemment, quitte à s'inventer, comme tous les vrais salauds, d'excellentes raisons pour cela.
Les traitres
A cet égard, le petit-bourgeois amiénois, blanc-bec narcissique à la folie, qui fait fonction de président de la république, est éclairant : il exprime son mépris de la France et des Français avec une franchise proche du foutage de gueule.
Je ne sais pas si cette histoire de Castaner riant pendant l'hommage au colonel Beltrame est véridique. Mais, comme disent les Italiens, si ce n'est pas vrai, c'est bien trouvé. Personne, à part les macronistes les plus naïfs, n'a de mal à le croire. Paraît-il que Mélenchon, qui est un sale con mais pas idiot, a réprimandé deux de ses voisines marcheuses un peu trop enjouées.
Mais c'est pareil de tout coté : quand NKM quitte la politique, elle ne va pas à Montluçon mais à New-York. Un fils Sarkozy est passé dans un lycée militaire américain (un fils de président français dans un lycée militaire américain ! Clemenceau et De Gaulle doivent faire le tourne-broche dans leur tombe). Et n'épiloguons pas sur Wauqiez, qui a mangé à tous les rateliers et dont je suis certain qu'il vendrait père, mère et la France pour un poste.
Ensuite, le noyau dur des traitres entraine derrière lui une masse molle de pas franchement traitres mais pas franchement patriotes non plus.
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samedi, mars 31, 2018
Lindsay Sheperd
Lindsay Sheperd, ça vous dit quelque chose ? Sinon, allez voir à ce lien.
La demoiselle ne se laisse pas démonter, elle ne perd pas le nord. Je l'avoue, elle m'épate :
D'Amato: Lindsay Shepherd is bitter medicine for Laurier. Grad student is roiling the campus as she tests its commitment to free speech, Luisa D’Amato writes.
Lindsay Shepherd has emerged as a kind of cosmic revenge on Wilfrid Laurier University.
Je n'ignore pas que c'est aussi une excellente stratégie personnelle, à la Trump (ce n'est pas par hasard une spécialiste des médias).
Plutôt que de se montrer discrète et de voir sa carrière ruinée par sa réputation d'hostilité au sectarisme gauchiste (car une telle réputation ruine aujourd'hui une carrière universitaire. C'est un drame), elle en rajoute de façon à ce que, exposée en pleine lumière, elle ne puisse être victime de coups en douce comme savent si bien faire les vertueux gauchistes.
La demoiselle ne se laisse pas démonter, elle ne perd pas le nord. Je l'avoue, elle m'épate :
D'Amato: Lindsay Shepherd is bitter medicine for Laurier. Grad student is roiling the campus as she tests its commitment to free speech, Luisa D’Amato writes.
Lindsay Shepherd has emerged as a kind of cosmic revenge on Wilfrid Laurier University.
Je n'ignore pas que c'est aussi une excellente stratégie personnelle, à la Trump (ce n'est pas par hasard une spécialiste des médias).
Plutôt que de se montrer discrète et de voir sa carrière ruinée par sa réputation d'hostilité au sectarisme gauchiste (car une telle réputation ruine aujourd'hui une carrière universitaire. C'est un drame), elle en rajoute de façon à ce que, exposée en pleine lumière, elle ne puisse être victime de coups en douce comme savent si bien faire les vertueux gauchistes.
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Dieu est mort
Puisqu'il paraît que la culture chrétienne se perd, ajoutons une petite leçon de catéchisme.
Les chrétiens croient que Jésus est Dieu fait homme et qu'il a accepté de mourir sur la croix pour racheter nos péchés, « pour nous les hommes et pour notre Salut ».
Pour les chrétiens, Dieu meurt le Vendredi Saint sur la croix (Nietzsche n'est pas très original) et ressuscite, vainqueur de la mort, le dimanche de Pâques. Les Impropères du Vendredi Saint sont un chant où Jésus-Dieu reproche à son peuple le mal qu'il lui a fait. C'est un des chants les plus anciens de la liturgie.
Le Samedi Saint est donc ce temps de latence où Dieu est mort, est descendu aux Enfers (qui, paraît-il, d'après le pape François, n'existent pas) et pas encore ressuscité. C'est un temps de ténèbres.
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christianisme
Terrorisme : le faux problème du passage à l’acte
Décidément, j'aime beaucoup Mme Ingrid :
Terrorisme : le faux problème du passage à l’acte
************
Je pense même que [cette focalisation exclusive sur le passage à l'acte ] est dangereuse parce qu’on en arrive à se convaincre que toute la solution réside dans l’anticipation et l’empêchement de ce passage à l’acte. Et voilà qui est grave et inquiétant. Voilà qui témoigne d’une résignation collective contre laquelle il est impératif de lutter. En effet, cette focalisation exclusive signifie que la même idéologie qui a poussé le terroriste à cet acte, pour peu qu’elle s’impose sans violence, ne rencontrera aucune résistance. Autrement dit, derrière la question obsessionnelle du passage à l’acte se cache l’acceptation tacite de la fin et la seule contestation des moyens.
Ainsi, par la manière même dont on se pose la question (cf. l’image de la bascule), on s’oblige à dissocier l’état théorique et la phase pratique comme s’ils n’entretenaient aucun rapport. On se refuse à envisager que le passage à l’acte soit, dans une certaine mesure au moins, une mise en acte, autrement dit, l’aboutissement d’un cheminement logique ; une manière de se mettre en cohérence avec ses propres principes. Il y a quelques jours, FrançoisXavier Bellamy signait dans le Figaro une belle tribune consacrée au sacrifice d’Arnaud Beltrame, texte qu’il est venu présenter également dans la matinale de France Inter et que l’on peut lire sur son blog. Le geste d’Arnaud Beltrame, explique-t-il, n’est pas l’impulsion d’un instant ; il a été préparé par toute une vie, par un parcours personnel et une adhésion profonde et totale à certains principes. Je suis tout à fait d’accord. Mais j’ajoute : pareil pour Radouane Lakdim. Et c’est sans doute là que réside le vrai problème, le véritable sujet d’interrogation et d’inquiétudes légitimes.
************
S'est-on jamais interrogé sur le « passage à l'acte » des nazis ?
Bon, on le savait, les journalistes français, il faut marcher dedans du pied droit, ça porte bonheur.
Terrorisme : le faux problème du passage à l’acte
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Je pense même que [cette focalisation exclusive sur le passage à l'acte ] est dangereuse parce qu’on en arrive à se convaincre que toute la solution réside dans l’anticipation et l’empêchement de ce passage à l’acte. Et voilà qui est grave et inquiétant. Voilà qui témoigne d’une résignation collective contre laquelle il est impératif de lutter. En effet, cette focalisation exclusive signifie que la même idéologie qui a poussé le terroriste à cet acte, pour peu qu’elle s’impose sans violence, ne rencontrera aucune résistance. Autrement dit, derrière la question obsessionnelle du passage à l’acte se cache l’acceptation tacite de la fin et la seule contestation des moyens.
Ainsi, par la manière même dont on se pose la question (cf. l’image de la bascule), on s’oblige à dissocier l’état théorique et la phase pratique comme s’ils n’entretenaient aucun rapport. On se refuse à envisager que le passage à l’acte soit, dans une certaine mesure au moins, une mise en acte, autrement dit, l’aboutissement d’un cheminement logique ; une manière de se mettre en cohérence avec ses propres principes. Il y a quelques jours, FrançoisXavier Bellamy signait dans le Figaro une belle tribune consacrée au sacrifice d’Arnaud Beltrame, texte qu’il est venu présenter également dans la matinale de France Inter et que l’on peut lire sur son blog. Le geste d’Arnaud Beltrame, explique-t-il, n’est pas l’impulsion d’un instant ; il a été préparé par toute une vie, par un parcours personnel et une adhésion profonde et totale à certains principes. Je suis tout à fait d’accord. Mais j’ajoute : pareil pour Radouane Lakdim. Et c’est sans doute là que réside le vrai problème, le véritable sujet d’interrogation et d’inquiétudes légitimes.
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S'est-on jamais interrogé sur le « passage à l'acte » des nazis ?
Bon, on le savait, les journalistes français, il faut marcher dedans du pied droit, ça porte bonheur.
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Ingrid Riocreux,
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La vie est injuste, certes J-V Placé n'est pas très reluisant mais en faire tout un pataquès pour une soirée bien arrosée, où va-t-on ?
Procès et tout le toutim en grande pompe... On ne peut plus bouger le petit doigt, que celui qui n'a pas fêté un peu lourdement un événement me jette la première pierre.
Etudiant à l'époque, la maréchaussée savait faire la part des choses, on ne peut plus rien faire, sous couvert de féminisme sans doute légitime tout a dérapé, tout est hypertrophié, démesuré, on confond tout, la liberté en moins à chaque fois, bientôt on ne sortira plus de chez soi.
La société est devenue folle.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/03/2772454-une-cour-speciale-pour-les-deux-toulousains-jihadistes.html,, leurs actes abominables passent inaperçus ou presque, ils n'auraient même pas mérité le prix de la corde et pourtant eux ils n'avaient rien bu.