vendredi, août 31, 2018
jeudi, août 30, 2018
Typique de la bourgeoisie française
Qu’un président français critique à l’étranger le peuple français, en des termes relâchés assez méprisants, ne choque pas une majorité des bourgeois lecteurs du Figaro.
On retrouve la vieille scie pétainiste (et très XIXème) du peuple coupable qui ne mérite pas ses géniaux dirigeants, sa merveilleuse classe dirigeante.
Qu’écrivais-je il y a peu, à propos de la bourgeoisie française ?
Aucune fierté nationale. Pas d’amour du peuple. Aucun sentiment de ses devoirs envers lui. Un égoïsme de classe forcené. La bourgeoisie française mérite ces insultes et bien d'autres.
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bourgeoisie,
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Toute l’Eglise en clameurs (RL Bruckberger)
La Providence fait vraiment bien les choses. Parce que le Figaro a publié un article d’été sur l’amitié entre le RP Bruckberger et Albert Camus, j’ai sorti ce nom de ma mémoire enfouie et acheté quelques livres d’occasion pour une bouchée de pain (mais on sait l’importance du pain pour les chrétiens !).
Or celui-ci, de 1977, Toute l’Eglise en clameurs, recueil de chroniques hebdomadaires post-Vatican 2, tombe pile-poil dans l’actualité. Celle du drame que vit l’Eglise aujourd'hui. Drame directement relié aux errements doctrinaux et comportementaux de Vatican 2.
Extrait.
Son jugement général de Vatican 2 est le suivant : l’Eglise s’est ralliée à la modernité (mouvement commencé avant Vatican 2, mais qu’elle aurait dû arrêter au lieu de le prolonger) au moment même où celle-ci avait perdu son crédit et jetait ses derniers feux (le positivisme qui fonde la modernité est largement discrédité). Alors que l’Eglise, restant elle-même, aurait pu être le secours de ceux qui cherchaient une voie hors de la modernité, elle les a trahis en se soumettant à la moribonde.
Je pense qu’il y a dans cette vision des restes de ses conversations avec Camus.
Comme tout bon dominicain, Bruck a une dent rageuse contre les jésuites. Là encore, il est difficile de dire qu'il s'est trompé.
Il ne cache pas son accord avec Mgr Lefebvre, avant le schisme.
Bien sûr, ce point de vue est vivement contesté par les progressistes et la bataille fait rage autour du scandale pédophile, qui est en réalité un scandale homosexuel, qui est en réalité le scandale de la fin de la croyance au péché et à l’enfer de certains prêtres, qui ont cessé d'être des apôtres du Christ.
La seule faute d’analyse de Bruckberger a été de croire que le problème serait résolu, certes dans la douleur, mais assez rapidement. Il a cru que Jean-Paul II serait ce sauveteur, il ne fut qu’un ralentisseur de la chute.
Or celui-ci, de 1977, Toute l’Eglise en clameurs, recueil de chroniques hebdomadaires post-Vatican 2, tombe pile-poil dans l’actualité. Celle du drame que vit l’Eglise aujourd'hui. Drame directement relié aux errements doctrinaux et comportementaux de Vatican 2.
Extrait.
Son jugement général de Vatican 2 est le suivant : l’Eglise s’est ralliée à la modernité (mouvement commencé avant Vatican 2, mais qu’elle aurait dû arrêter au lieu de le prolonger) au moment même où celle-ci avait perdu son crédit et jetait ses derniers feux (le positivisme qui fonde la modernité est largement discrédité). Alors que l’Eglise, restant elle-même, aurait pu être le secours de ceux qui cherchaient une voie hors de la modernité, elle les a trahis en se soumettant à la moribonde.
Je pense qu’il y a dans cette vision des restes de ses conversations avec Camus.
Comme tout bon dominicain, Bruck a une dent rageuse contre les jésuites. Là encore, il est difficile de dire qu'il s'est trompé.
Il ne cache pas son accord avec Mgr Lefebvre, avant le schisme.
Bien sûr, ce point de vue est vivement contesté par les progressistes et la bataille fait rage autour du scandale pédophile, qui est en réalité un scandale homosexuel, qui est en réalité le scandale de la fin de la croyance au péché et à l’enfer de certains prêtres, qui ont cessé d'être des apôtres du Christ.
La seule faute d’analyse de Bruckberger a été de croire que le problème serait résolu, certes dans la douleur, mais assez rapidement. Il a cru que Jean-Paul II serait ce sauveteur, il ne fut qu’un ralentisseur de la chute.
Quand le vice est aux commandes, le résultat ne peut être bon
Douglas Murray : « Sur les migrants, que cela plaise ou non, l'Italie sera un test »
************
De façon générale, nous tous, en Europe, attendrons que la situation [des flux migratoires] empire, tout en prétendant que tout va bien et en essayant de faire taire toute personne qui dit le contraire. Un jour, ce ne sera plus dissimulable. Et nous allons paniquer.
************
Notre problème de fond est que notre classe dirigeante, à commencer par les medias, est composée de vicieux, de gens profondément malades dans leur tête, avec les mauvaises références, les mauvaises idées, les mauvais comportements. Ils ont une préférence pathologique et suicidaire pour un Autre abstrait que Jean Raspail baptisait Big Other (mais ne tolèrent absolument les vraies différences concrètes dans les peuples autochtones), Emmanuel Macron, Angela Merkel et le pape François en sont des exemples typiques.
Ce suicide de l'Europe de l'ouest par l'abstraction et par le mépris des réalités (les nations, le peuples, l'ami, l'ennemi, l'étranger ...) semble inexorable. Il paraît impossible d'éviter une phase de grande violence, qu'elle soit la révolte des peuples européens ou la soumission de ceux-ci à l'islam.
Et comme il n'y a pas de justice en ce monde, les responsables de ce chaos mourront tranquillement dans leur lit.
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De façon générale, nous tous, en Europe, attendrons que la situation [des flux migratoires] empire, tout en prétendant que tout va bien et en essayant de faire taire toute personne qui dit le contraire. Un jour, ce ne sera plus dissimulable. Et nous allons paniquer.
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Notre problème de fond est que notre classe dirigeante, à commencer par les medias, est composée de vicieux, de gens profondément malades dans leur tête, avec les mauvaises références, les mauvaises idées, les mauvais comportements. Ils ont une préférence pathologique et suicidaire pour un Autre abstrait que Jean Raspail baptisait Big Other (mais ne tolèrent absolument les vraies différences concrètes dans les peuples autochtones), Emmanuel Macron, Angela Merkel et le pape François en sont des exemples typiques.
Ce suicide de l'Europe de l'ouest par l'abstraction et par le mépris des réalités (les nations, le peuples, l'ami, l'ennemi, l'étranger ...) semble inexorable. Il paraît impossible d'éviter une phase de grande violence, qu'elle soit la révolte des peuples européens ou la soumission de ceux-ci à l'islam.
Et comme il n'y a pas de justice en ce monde, les responsables de ce chaos mourront tranquillement dans leur lit.
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mercredi, août 29, 2018
Vel d'Hiv, Vichy, Collaboration : la France est-elle coupable ?
Les super élites protègent leurs enfants des ravages de ce qui a rendues riches
LES SUPER ÉLITES PROTÈGENT LEURS ENFANTS DES RAVAGES DE CE QUI LES A RENDU RICHES !
Le fait pour des dirigeants de refuser pour soi comme mauvaises des pratiques dont on fait la promotion auprès du peuple est un cas gravissime de forfaiture. C'est comme si le patron de Ricard était abstinent ou le pape athée (non, merde, dans ce dernier cas, il y a un doute).
Le fait pour des dirigeants de refuser pour soi comme mauvaises des pratiques dont on fait la promotion auprès du peuple est un cas gravissime de forfaiture. C'est comme si le patron de Ricard était abstinent ou le pape athée (non, merde, dans ce dernier cas, il y a un doute).
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Bourgeoisie française : Asselineau rêve
Ca fait plusieurs videos où je vois François Asselineau mettre en garde les bourgeois français.
Macron est un adolescent attardé. Il nous fait une crise d’adolescence permanente. Il veut détruire tout ce qui s’est fait avant lui, spécialement la bourgeoisie (sûrement un vieux compte à régler avec la bourgeoisie amiénoise). C’est d’ailleurs cet appétit de destruction qui l’a fait sélectionner comme marionnette par la coterie mondialiste. Elle ne veut que des individus atomisés, déliés de tout héritage, assujettis à un Etat dominateur (voir l’excellente chronique sur « l’exemple scandinave » de Peter Hitchens) et à qui il ne reste plus comme raison de vivre que la consommation compulsive.
Le discours sur « la start up nation » (qui suppose que la France part de zéro !) habille cette envie de destruction.
Dans ce cadre, la destruction de ce qui structure la société civile française est au programme. A commencer par la bourgeoisie et ses professions réglementées (notaires, huissiers, médecins, petits maires etc.).
Asselineau lance donc un avertissement aux bourgeois français : « Faites très attention à ce que vous votez ». Sous-entendu : « C’est après vous que Macron en a, ne soyez pas assez bêtes pour voter pour lui ».
Asselineau rêve tout debout s’il espère être entendu : la bourgeoisie française est parmi les plus stupides du monde. Dès qu’il y a une connerie à faire, elle tombe dedans à pieds joints. Louis-Philippe, Napoléon III : chaque fois qu’un bloc bourgeois a eu le pouvoir, ça s’est mal terminé. Aucune vision collective, aucune fierté nationale : plutôt disparaître demain pourvu qu’aujourd’hui rien ne change à ma petite vie.
L'existence de ce bloc bourgeois conditionne notre avenir : le vrai changement viendra de l’extérieur, probablement dans la catastrophe nationale, ou ne viendra pas.
Macron est un adolescent attardé. Il nous fait une crise d’adolescence permanente. Il veut détruire tout ce qui s’est fait avant lui, spécialement la bourgeoisie (sûrement un vieux compte à régler avec la bourgeoisie amiénoise). C’est d’ailleurs cet appétit de destruction qui l’a fait sélectionner comme marionnette par la coterie mondialiste. Elle ne veut que des individus atomisés, déliés de tout héritage, assujettis à un Etat dominateur (voir l’excellente chronique sur « l’exemple scandinave » de Peter Hitchens) et à qui il ne reste plus comme raison de vivre que la consommation compulsive.
Le discours sur « la start up nation » (qui suppose que la France part de zéro !) habille cette envie de destruction.
Dans ce cadre, la destruction de ce qui structure la société civile française est au programme. A commencer par la bourgeoisie et ses professions réglementées (notaires, huissiers, médecins, petits maires etc.).
Asselineau lance donc un avertissement aux bourgeois français : « Faites très attention à ce que vous votez ». Sous-entendu : « C’est après vous que Macron en a, ne soyez pas assez bêtes pour voter pour lui ».
Asselineau rêve tout debout s’il espère être entendu : la bourgeoisie française est parmi les plus stupides du monde. Dès qu’il y a une connerie à faire, elle tombe dedans à pieds joints. Louis-Philippe, Napoléon III : chaque fois qu’un bloc bourgeois a eu le pouvoir, ça s’est mal terminé. Aucune vision collective, aucune fierté nationale : plutôt disparaître demain pourvu qu’aujourd’hui rien ne change à ma petite vie.
L'existence de ce bloc bourgeois conditionne notre avenir : le vrai changement viendra de l’extérieur, probablement dans la catastrophe nationale, ou ne viendra pas.
lundi, août 27, 2018
François Zéro : le pape des cardinaux homosexuels et progressistes
Yves Daoudal nous éclaire :
Le puzzle
Le puzzle est de moins en moins une énigme (OK, le calembour franco-anglais est douteux). Je mentirais si je disais que je suis le moins du monde surpris. Depuis l'élection du pape François, je lisais que la démission de Benoit XVI et l'élection de son successeur s'étaient déroulé dans des conditions très douteuses.
A noter qu'il y a probablement une double histoire d'argent : le système de paiement Swift du Vatican a été mystérieusement bloqué dans les jours précédant l'élection et il se dit que les grosses contributions allemande et américaine aux finances du Vatican ne sont pas pour rien dans l'indulgence pour les errements des catholiques de ces pays.
Comme on juge l'arbre à ses fruits, le doute n'est plus guère permis. Au moins, cette histoire a le mérite de mettre en lumière (pour ceux qui ont des yeux pour voir. Les autres, ce n'est même pas la peine d'en causer) le fait que le problème de l'Eglise n'est pas la pédophilie mais l'homosexualité (cette dernière ne dérivant que de la première).
François Zéro est-il l'homme de la situation ? Bien sûr que non : il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes (ou les ont couverts) pour les résoudre.
D'où vient cet envahissement de l'Eglise par la perversion homosexuelle ? Du changement d'état d'esprit du monde, certes. Mais, surtout, de la perte de foi, de la vraie foi, celle enracinée dans les traditions et non dans les lubies modernistes, la foi charnelle pas un vague déisme éthéré, des clercs. Evêque, cardinal, c'est une carrière comme une autre.
Le puzzle
Le puzzle est de moins en moins une énigme (OK, le calembour franco-anglais est douteux). Je mentirais si je disais que je suis le moins du monde surpris. Depuis l'élection du pape François, je lisais que la démission de Benoit XVI et l'élection de son successeur s'étaient déroulé dans des conditions très douteuses.
A noter qu'il y a probablement une double histoire d'argent : le système de paiement Swift du Vatican a été mystérieusement bloqué dans les jours précédant l'élection et il se dit que les grosses contributions allemande et américaine aux finances du Vatican ne sont pas pour rien dans l'indulgence pour les errements des catholiques de ces pays.
Comme on juge l'arbre à ses fruits, le doute n'est plus guère permis. Au moins, cette histoire a le mérite de mettre en lumière (pour ceux qui ont des yeux pour voir. Les autres, ce n'est même pas la peine d'en causer) le fait que le problème de l'Eglise n'est pas la pédophilie mais l'homosexualité (cette dernière ne dérivant que de la première).
François Zéro est-il l'homme de la situation ? Bien sûr que non : il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes (ou les ont couverts) pour les résoudre.
D'où vient cet envahissement de l'Eglise par la perversion homosexuelle ? Du changement d'état d'esprit du monde, certes. Mais, surtout, de la perte de foi, de la vraie foi, celle enracinée dans les traditions et non dans les lubies modernistes, la foi charnelle pas un vague déisme éthéré, des clercs. Evêque, cardinal, c'est une carrière comme une autre.
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dimanche, août 26, 2018
Crashed (A Tooze)
Livre sur l'économie depuis la crise de 2008.
C'est très intéressant mais :
1) C'est pratiquement illisible. L'auteur n'a de talent ni pour la concision ni pour la clarté.
2) L'auteur mélange ses opinions (démocrates anti-Trump) et ses analyses (qui, en gros, contredisent ses opinions). C'est assez facile de faire le tri, mais c'est tout de même chiant. Au fond, tout le livre explique et, par bien des cotés, justifie l'élection de Trump !
3) Charles Gave raconte la même chose, en français et en plus clair.
Prenons tout de même la peine de résumer, car c'est, à ma connaissance, le premier livre qui essaie de fournir une explication exhaustive à la crise de 2008.
Il y a un paradoxe apparent : la crise de 2008 est partie des Etats-Unis avec les subprimes et a surtout affecté l'Europe. Ce hiatus n'est qu'apparence.
Je vous livre dès le début la conclusion : en super-macroscopique, la crise de 2008 est la crise de sortie de l'Europe des puissances de premier rang du jeu politico-stratégique mondial.Et elle n'est pas finie.
Rapidement :
1) La crise de 2008 est la première (et peut-être la dernière) crise du mondialisme, cette idéologie qui nie les nations.
En effet, on ne peut pas comprendre cette crise à la lumière des comptes nationaux (PIB, comptes publics, balances des paiements ...). C'est pourquoi les experts se sont, comme d'habitude, plantés. En revanche, elles s'analysent très bien en termes d'entités trans-nationales (banques, compagnies d'assurances, places boursières, etc...) et de flux financiers.
2) La crise de 2008 s'explique par le fait que les banques européennes étaient engagées au-delà de leurs capacités réelles. Elles ont eu les yeux plus gros que le ventre. Les réaménagements post-crise ont eu pour effet de remettre les banques européennes à leur vraie place : secondes.
3) La résolution court-terme s'est faite par injections massives de liquidités (des trillions de dollars) par la Banque Fédérale américaine, décidées dans des cénacles fort restreints de techniciens bancaires (quelques dizaines de personnes), hors de tout contrôle démocratique. Ainsi que par la réaction de la Chine, qui a augmenté ses investissements intérieurs pour que l'économie mondiale continue à tourner. L'Europe n'a eu aucune part dans ces décisions.
4) Le résultat a été une spoliation massive bien que discrète, parce que passant par des instruments très techniques, et une perversion de toute l'économie. Les prix ne sont plus les prix. L'exemple le plus frappant est celui de l'immobilier (mais on pourrait ajouter les voitures de collection, les oeuvres d'art ...). Dans une économie où les taux d'intérêt sont à zéro, on prête à ceux peuvent apporter des garanties, donc aux possédants.
L'analyse européiste que la crise était due au « manque de réformes » n'a aucune base solide d'après Tooze. Mais, en détricotant les systèmes qui protégeaient les classes moyennes et inférieures, on trouvait l'argent pour renflouer les banquiers.
Tooze dit que le sauvetage des banques est « socialism for the bankers, austerity for the many and a historic defeat for European capitalism ». Au moins, c'est clair.
C'est le sytème de Matthieu (suivant une citation des Evangiles) : ceux qui ont beaucoup auront encore plus ; ceux qui ont peu, on leur enlèvera le peu qu'ils ont.
La financiarisation de l'économie n'est pas un problème économique mais politique : elle ôte le pouvoir des mains des peuples pour le mettre dans les mains des technocrates et des nantis.
Tooze insiste aussi sur l'incompétence crasse des dirigeants européens, notamment les teutons casques à pointe. La volonté de punir les Grecs était à la fois immoral (punir es Grecs de quel péché ? Avoir acheté trop de Mercedes ?), sadique et dangereux. Il a fallu les Anglo-Saxons, Obama en tête, qui eux comprennent la finance, pour empêcher les Boches de faire des conneries catastrophiques.
5) Comme cette crise n'a pas été résolue par les acteurs privés mais par les banques centrales, qui sont encore nationales, elle a provoqué un retour des nations. La Chine et la Russie en particulier n'ont aucune envie d'être à la merci de la Fed. Inversement, en Europe, on voit les pays du sud se soumettre (pour combien de temps encore ?) aux diktats de la BCE.
6) Pour Tooze, l'élection de « populistes » (Trump et compagnie) est une saine réaction démocratique au scandaleux sauvetage d'intérêts privés oligopolistiques (les banquiers) par de l'argent public. Le coup de génie de Trump (en plus du timing remarquable de sa campagne électorale) a été de comprendre que les conservateurs avaient non seulement des arguments « culturels » mais aussi économiques (ce que Wauquiez ne comprend absolument pas. Il est vrai que c'est un technocrate pur jus. Comment pourrait-il comprendre alors que c'est le « technocratisme » qui est attaqué ?).
Remarque personnelle : l'élection de Macron prouve que les Français n'ont rien compris à ce qui se passe autour d'eux.
Autre remarque personnelle : il n'est pas incohérent que cette sortie de l'Europe, coeur spirituel de la démocratie, de l'histoire s'accompagne d'un recul de la démocratie, y compris en Europe même.
7) La crise n'est pas finie parce que le mouvement de re-nationalisation et de « dédollarisation » n'en est qu'à ses débuts.
On remarquera que l'Euro nous avait été présenté comme l'instrument de la « dédollarisation » (j'ai bonne mémoire) et qu'il n'en a rien été, bien au contraire. Les banques européennes n'ont jamais été aussi engagées en dollars que depuis qu'il y a l'Euro. Mais bon, en 2018, il n'y a plus que les imbéciles (hélas encore très nombreux) pour croire la propagande européiste.
8) Tooze est inquiet pour la suite : la défiance entre nations grandit, il est peu probable qu'au prochain soubresaut, il y ait la concertation de 2008.
C'est très intéressant mais :
1) C'est pratiquement illisible. L'auteur n'a de talent ni pour la concision ni pour la clarté.
2) L'auteur mélange ses opinions (démocrates anti-Trump) et ses analyses (qui, en gros, contredisent ses opinions). C'est assez facile de faire le tri, mais c'est tout de même chiant. Au fond, tout le livre explique et, par bien des cotés, justifie l'élection de Trump !
3) Charles Gave raconte la même chose, en français et en plus clair.
Prenons tout de même la peine de résumer, car c'est, à ma connaissance, le premier livre qui essaie de fournir une explication exhaustive à la crise de 2008.
Il y a un paradoxe apparent : la crise de 2008 est partie des Etats-Unis avec les subprimes et a surtout affecté l'Europe. Ce hiatus n'est qu'apparence.
Je vous livre dès le début la conclusion : en super-macroscopique, la crise de 2008 est la crise de sortie de l'Europe des puissances de premier rang du jeu politico-stratégique mondial.Et elle n'est pas finie.
Rapidement :
1) La crise de 2008 est la première (et peut-être la dernière) crise du mondialisme, cette idéologie qui nie les nations.
En effet, on ne peut pas comprendre cette crise à la lumière des comptes nationaux (PIB, comptes publics, balances des paiements ...). C'est pourquoi les experts se sont, comme d'habitude, plantés. En revanche, elles s'analysent très bien en termes d'entités trans-nationales (banques, compagnies d'assurances, places boursières, etc...) et de flux financiers.
2) La crise de 2008 s'explique par le fait que les banques européennes étaient engagées au-delà de leurs capacités réelles. Elles ont eu les yeux plus gros que le ventre. Les réaménagements post-crise ont eu pour effet de remettre les banques européennes à leur vraie place : secondes.
3) La résolution court-terme s'est faite par injections massives de liquidités (des trillions de dollars) par la Banque Fédérale américaine, décidées dans des cénacles fort restreints de techniciens bancaires (quelques dizaines de personnes), hors de tout contrôle démocratique. Ainsi que par la réaction de la Chine, qui a augmenté ses investissements intérieurs pour que l'économie mondiale continue à tourner. L'Europe n'a eu aucune part dans ces décisions.
4) Le résultat a été une spoliation massive bien que discrète, parce que passant par des instruments très techniques, et une perversion de toute l'économie. Les prix ne sont plus les prix. L'exemple le plus frappant est celui de l'immobilier (mais on pourrait ajouter les voitures de collection, les oeuvres d'art ...). Dans une économie où les taux d'intérêt sont à zéro, on prête à ceux peuvent apporter des garanties, donc aux possédants.
L'analyse européiste que la crise était due au « manque de réformes » n'a aucune base solide d'après Tooze. Mais, en détricotant les systèmes qui protégeaient les classes moyennes et inférieures, on trouvait l'argent pour renflouer les banquiers.
Tooze dit que le sauvetage des banques est « socialism for the bankers, austerity for the many and a historic defeat for European capitalism ». Au moins, c'est clair.
C'est le sytème de Matthieu (suivant une citation des Evangiles) : ceux qui ont beaucoup auront encore plus ; ceux qui ont peu, on leur enlèvera le peu qu'ils ont.
La financiarisation de l'économie n'est pas un problème économique mais politique : elle ôte le pouvoir des mains des peuples pour le mettre dans les mains des technocrates et des nantis.
Tooze insiste aussi sur l'incompétence crasse des dirigeants européens, notamment les teutons casques à pointe. La volonté de punir les Grecs était à la fois immoral (punir es Grecs de quel péché ? Avoir acheté trop de Mercedes ?), sadique et dangereux. Il a fallu les Anglo-Saxons, Obama en tête, qui eux comprennent la finance, pour empêcher les Boches de faire des conneries catastrophiques.
5) Comme cette crise n'a pas été résolue par les acteurs privés mais par les banques centrales, qui sont encore nationales, elle a provoqué un retour des nations. La Chine et la Russie en particulier n'ont aucune envie d'être à la merci de la Fed. Inversement, en Europe, on voit les pays du sud se soumettre (pour combien de temps encore ?) aux diktats de la BCE.
6) Pour Tooze, l'élection de « populistes » (Trump et compagnie) est une saine réaction démocratique au scandaleux sauvetage d'intérêts privés oligopolistiques (les banquiers) par de l'argent public. Le coup de génie de Trump (en plus du timing remarquable de sa campagne électorale) a été de comprendre que les conservateurs avaient non seulement des arguments « culturels » mais aussi économiques (ce que Wauquiez ne comprend absolument pas. Il est vrai que c'est un technocrate pur jus. Comment pourrait-il comprendre alors que c'est le « technocratisme » qui est attaqué ?).
Remarque personnelle : l'élection de Macron prouve que les Français n'ont rien compris à ce qui se passe autour d'eux.
Autre remarque personnelle : il n'est pas incohérent que cette sortie de l'Europe, coeur spirituel de la démocratie, de l'histoire s'accompagne d'un recul de la démocratie, y compris en Europe même.
7) La crise n'est pas finie parce que le mouvement de re-nationalisation et de « dédollarisation » n'en est qu'à ses débuts.
On remarquera que l'Euro nous avait été présenté comme l'instrument de la « dédollarisation » (j'ai bonne mémoire) et qu'il n'en a rien été, bien au contraire. Les banques européennes n'ont jamais été aussi engagées en dollars que depuis qu'il y a l'Euro. Mais bon, en 2018, il n'y a plus que les imbéciles (hélas encore très nombreux) pour croire la propagande européiste.
8) Tooze est inquiet pour la suite : la défiance entre nations grandit, il est peu probable qu'au prochain soubresaut, il y ait la concertation de 2008.
vendredi, août 24, 2018
Trump = Poutine = raciste = Hitler ? La guerre totale anti-Trump.
Je suis d'accord avec Bruno Bertez.
Seuls les fayots abrutis de l'hyperclasse mondialiste (comme P. Gélie, le correspondant du Figaro à Washington) n'ont pas compris que Trump et l'hyperclasse mondialiste, représentée aux Etats-Unis par l'establishment américain et l'Etat Profond se livraient une guerre à mort, où tous les coups étaient permis.
Mis à part ces crétins, les partisans de Trump d'un coté et ceux du mondialisme de l'autre ont bien compris l'enjeu.
Notez par exemple qu'il y a d'un coté le FBI, la CIA et le Department of Justice et de l'autre le Pentagone, beaucoup plus proche des analyses de Trump.
L’IMPEACHMENT. LA GUERRE CONTRE TRUMP EST UNE GUERRE À MORT GLOBALE
***********
On aurait cependant tort de négliger la guerre qui est menée contre Trump, elle est féroce, elle va durer et elle ira jusqu’au bout car une partie des élites , celle qui s’est enrichie sur la globalisation, cette partie des élites joue son statut, son existence même. Nous sommes dans la lutte à mort et je pèse mes mots.
Nous sommes engagés dans une course à la guerre, guerre contre Trump et contre la Russie. Il faut que vous compreniez le lien entre les deux.
Trump a bravé les élites en rencontrant Poutine seul à seul Helsinki. La presse aux ordres, c’est à dire toute la presse a crié à la trahison. Trump semble même avoir accompli quelques progrès dans l’établissement d’une relation directe entre Washington et Moscou. Ceci a été complété par le voyage de Rand Paul en Russie. Lui aussi a été qualifié de traître.
La riposte ne s’est pas faite attendre, de nouvelles sanctions , des « sanctions d’enfer », ont été passées au Senat, sans que Trump ait eu son mot à dire, et il a de nouveau été forcé à la défensive. Il n’a rien pu faire pour s’y opposer. l’establishment ne laisse rien passer et chaque fois qu’une possibilité de rapprochement entre la Russie et les Etats-Unis se dessinent, elle est tuée dans l’oeuf. Le durcissement des relations est à chaque fois imposé à Trump. Poutine a d’ailleurs souligné dans un discours récent le fait que Trump ne contrôlait pas grand chose et que l’état profond menait une politique totalement opposée aux désirs de Trump. Il est rare qu’un chef d’état fasse référence au « deep state » d’un autre état souverain.
L’opposition à Trump est considérable aussi bien chez les démocrates que chez une partie des républicains, dans sa propre administration et même chez les gens qu’il a nommés !
[…]
Attendez vous à ce que le glissement des contenus touche la question du racisme: on voit poindre la stratégie des élites, cousue de fil blanc contre tout ce qui est populiste, contre tout ce qui est de gauche extrême comme Corbyn par exemple ; il s ‘agit d’opérer le glissement magique, populiste =Russie et Russie = racisme.
Il faut réussir à coller l’étiquette « raciste » sur tout ce qui s ‘oppose aux prétentions des globalisateurs. C’est pour cela que les opposants à Trump s’efforcent de le peindre comme une supporter de l’Alt-Right. On voit la jonction quand Hillary Clinton elle même montre la voie puisqu’elle a osé déclarer que le président Poutine était le parrain, le god-father de l’Alt Right. Trump est le parrain des déplorables, des racistes, des white supremacistes, des xénophobes, des homophobes, des séparatistes, et ils se rejoignent … nous sommes en présence d’une vraie conspiration d’une entente afin de créer des liens des amalgames utiles pour influencer les opinions publiques et évincer tous ceux qui contestent l’ordre globaliste.
Nous sommes pris dans un gigantesque narrative, un roman qui est imposé jour après jour afin de repousser, de marginaliser, d’atomiser, de diviser et garder le pouvoir finalement , même sans gagner les élections. c’est le coup de Macron à la puissance dix.
***********
Quelle doit être la stratégie des partisans de Trump ?
Arracher aux bien-pensants leur magistère moral. Leur contester le privilège de dire le Bien et le Mal. Non seulement en argumentant avec rigueur (cela, tout le monde comprend) Mais aussi (cela, peu le comprennent) en exagérant, en faisant trop, en explosant la communication « raisonnable », car la communication pondérée est étouffée par le Système. Il faut tenir des propos tellement provocateurs que l'irrésistible goût du scandale l'emporte sur l'envie de censure.
Enfin, il faut faire le boa constrictor. Encercler, attaquer à la périphérie, ne pas attaquer l'essentiel, parce que c'est trop compliqué, parce que ça tourne à l'incompréhensible bataille de philosophes. Non. Il faut saper l'emprise du Système en minant la crédibilité de ses médias, sur des points simples et facilement démontrables.
Seuls les fayots abrutis de l'hyperclasse mondialiste (comme P. Gélie, le correspondant du Figaro à Washington) n'ont pas compris que Trump et l'hyperclasse mondialiste, représentée aux Etats-Unis par l'establishment américain et l'Etat Profond se livraient une guerre à mort, où tous les coups étaient permis.
Mis à part ces crétins, les partisans de Trump d'un coté et ceux du mondialisme de l'autre ont bien compris l'enjeu.
Notez par exemple qu'il y a d'un coté le FBI, la CIA et le Department of Justice et de l'autre le Pentagone, beaucoup plus proche des analyses de Trump.
L’IMPEACHMENT. LA GUERRE CONTRE TRUMP EST UNE GUERRE À MORT GLOBALE
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On aurait cependant tort de négliger la guerre qui est menée contre Trump, elle est féroce, elle va durer et elle ira jusqu’au bout car une partie des élites , celle qui s’est enrichie sur la globalisation, cette partie des élites joue son statut, son existence même. Nous sommes dans la lutte à mort et je pèse mes mots.
Nous sommes engagés dans une course à la guerre, guerre contre Trump et contre la Russie. Il faut que vous compreniez le lien entre les deux.
Trump a bravé les élites en rencontrant Poutine seul à seul Helsinki. La presse aux ordres, c’est à dire toute la presse a crié à la trahison. Trump semble même avoir accompli quelques progrès dans l’établissement d’une relation directe entre Washington et Moscou. Ceci a été complété par le voyage de Rand Paul en Russie. Lui aussi a été qualifié de traître.
La riposte ne s’est pas faite attendre, de nouvelles sanctions , des « sanctions d’enfer », ont été passées au Senat, sans que Trump ait eu son mot à dire, et il a de nouveau été forcé à la défensive. Il n’a rien pu faire pour s’y opposer. l’establishment ne laisse rien passer et chaque fois qu’une possibilité de rapprochement entre la Russie et les Etats-Unis se dessinent, elle est tuée dans l’oeuf. Le durcissement des relations est à chaque fois imposé à Trump. Poutine a d’ailleurs souligné dans un discours récent le fait que Trump ne contrôlait pas grand chose et que l’état profond menait une politique totalement opposée aux désirs de Trump. Il est rare qu’un chef d’état fasse référence au « deep state » d’un autre état souverain.
L’opposition à Trump est considérable aussi bien chez les démocrates que chez une partie des républicains, dans sa propre administration et même chez les gens qu’il a nommés !
[…]
Attendez vous à ce que le glissement des contenus touche la question du racisme: on voit poindre la stratégie des élites, cousue de fil blanc contre tout ce qui est populiste, contre tout ce qui est de gauche extrême comme Corbyn par exemple ; il s ‘agit d’opérer le glissement magique, populiste =Russie et Russie = racisme.
Il faut réussir à coller l’étiquette « raciste » sur tout ce qui s ‘oppose aux prétentions des globalisateurs. C’est pour cela que les opposants à Trump s’efforcent de le peindre comme une supporter de l’Alt-Right. On voit la jonction quand Hillary Clinton elle même montre la voie puisqu’elle a osé déclarer que le président Poutine était le parrain, le god-father de l’Alt Right. Trump est le parrain des déplorables, des racistes, des white supremacistes, des xénophobes, des homophobes, des séparatistes, et ils se rejoignent … nous sommes en présence d’une vraie conspiration d’une entente afin de créer des liens des amalgames utiles pour influencer les opinions publiques et évincer tous ceux qui contestent l’ordre globaliste.
Nous sommes pris dans un gigantesque narrative, un roman qui est imposé jour après jour afin de repousser, de marginaliser, d’atomiser, de diviser et garder le pouvoir finalement , même sans gagner les élections. c’est le coup de Macron à la puissance dix.
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Quelle doit être la stratégie des partisans de Trump ?
Arracher aux bien-pensants leur magistère moral. Leur contester le privilège de dire le Bien et le Mal. Non seulement en argumentant avec rigueur (cela, tout le monde comprend) Mais aussi (cela, peu le comprennent) en exagérant, en faisant trop, en explosant la communication « raisonnable », car la communication pondérée est étouffée par le Système. Il faut tenir des propos tellement provocateurs que l'irrésistible goût du scandale l'emporte sur l'envie de censure.
Enfin, il faut faire le boa constrictor. Encercler, attaquer à la périphérie, ne pas attaquer l'essentiel, parce que c'est trop compliqué, parce que ça tourne à l'incompréhensible bataille de philosophes. Non. Il faut saper l'emprise du Système en minant la crédibilité de ses médias, sur des points simples et facilement démontrables.
Libellés :
bertez,
Ca Trump énormément,
l'imposture Macron,
pilier
lundi, août 20, 2018
Non, pape François, je ne jeûnerai pas.
Le pape François demande aux catholiques de jeûner en pénitence des affaires de pédophilie aux Etats-Unis.
L’Eglise est une, certes, mais je ne suis absolument pas engagé par les errements d’un clergé que je désapprouve depuis longtemps. C’est un amalgame : vouloir englober tous les catholiques dans une responsabilité qui n’est pas la leur.
Il faut dire la vérité : ces histoires de pédophilie ne sont que la conséquence de la trop grande tolérance vis-à-vis de l’homosexualité dans les séminaires et les sacristies (car tous les pys le savent –mais, chut, il ne faut pas le dire- l’homosexualité incline bien souvent à la pédophilie). Le Figaro dit que « les catholiques sont sous le choc ». Je ne sais pas pour les autres, mais moi, je ne suis pas surpris, il n'y a hélas aucun choc.
Je ne suis responsable que d’une chose : ne pas avoir gueulé assez fort.
Je peux aussi, éventuellement, être responsable d’une deuxième chose : trouver que le niveau intellectuel et moral du clergé n’est pas terrible terrible et préférer être marié que prêtre.
Mais bon, rien qui justifie à mes yeux de jeûner et je n’ai pas assez de respect pour le pape François pour le suivre aveuglément. Qu’il fasse le ménage (bien que je pense qu’il n’est absolument pas l’homme pour ça) et on en reparlera. A ce moment-là, je voudrai bien jeûner pour sa réussite.
L’Eglise est une, certes, mais je ne suis absolument pas engagé par les errements d’un clergé que je désapprouve depuis longtemps. C’est un amalgame : vouloir englober tous les catholiques dans une responsabilité qui n’est pas la leur.
Il faut dire la vérité : ces histoires de pédophilie ne sont que la conséquence de la trop grande tolérance vis-à-vis de l’homosexualité dans les séminaires et les sacristies (car tous les pys le savent –mais, chut, il ne faut pas le dire- l’homosexualité incline bien souvent à la pédophilie). Le Figaro dit que « les catholiques sont sous le choc ». Je ne sais pas pour les autres, mais moi, je ne suis pas surpris, il n'y a hélas aucun choc.
Je ne suis responsable que d’une chose : ne pas avoir gueulé assez fort.
Je peux aussi, éventuellement, être responsable d’une deuxième chose : trouver que le niveau intellectuel et moral du clergé n’est pas terrible terrible et préférer être marié que prêtre.
Mais bon, rien qui justifie à mes yeux de jeûner et je n’ai pas assez de respect pour le pape François pour le suivre aveuglément. Qu’il fasse le ménage (bien que je pense qu’il n’est absolument pas l’homme pour ça) et on en reparlera. A ce moment-là, je voudrai bien jeûner pour sa réussite.
Libellés :
Eglise de gauche,
François Zéro,
mitres molles
Plus blanche que blanche (telle est prise qui croyait prendre) : je me maaaaarre
Asia Argento, elle aussi. Figure de proue du mouvement #Metoo, elle vient d'être à son tour balancée.
*************
Le New York Times a révélé hier, dimanche 19 août, un nouveau « scandale sexuel » touchant, comme l’affaire Weinstein, la sphère du cinéma mondialisé. Paradoxe : cette affaire n’est cependant pas du tout une énième résurrection de la dénonciation de la bestialité masculine. De façon particulièrement embarrassante, c’est cette fois-ci une des figures du mouvement #metoo, l’actrice et réalisatrice Asia Argento, qui se retrouve accusée d’affreux forfaits sexuels sur la personne d’un jeune acteur « traumatisé », Jimmy Bennett, de vingt ans de moins qu’elle, et mineur (17 ans) au moment des faits supposés.
[…]
Soyons sérieux : si tout cela se révèle exact, il est probable que le jeune Jimmy Bennett ait simplement voulu se faire de l’argent sur le dos de sa maîtresse d’un ou plusieurs jours. Le moment où il a menacé de porter plainte correspond exactement à celui de la surexposition médiatique d’Asia Argento, en pleine affaire Weinstein ; celle-ci, mise par là même en position de faiblesse, a vraisemblablement cédé à sa demande pour éviter que naisse le procès d’ « arroseur arrosé » qu’on lui fait aujourd’hui.
Car c’est bien, finalement, ce qui ressort de cette affaire : les blanches colombes maudissant la domination masculine peuvent aussi se retrouver sur le banc des accusés. Et si notre société a des coupables fétiches, nul n’est absolument à l’abri de la culture de la dénonciation.
Non sans ironie, les médias ont exhumé les grandes déclarations d’Asia Argento de ces derniers mois : Le Monde nous rappelle ainsi qu’au festival de Cannes de cette année, elle avait lancé : « Les choses ont changé. On ne va plus vous permettre de vous en tirer sans être inquiétés ». Phénomène classique : le monde nouveau, malheureusement pour la pauvre Asia Argento, élimine souvent ses premiers annonciateurs.
*************
Je marre, mais tout ce néo-puritanisme est tout de même à gerber. Nous savons ce que c'est, nous avons déjà vécu cela 100 fois dans l'histoire du monde (dont 99 fois chez les Anglo-Saxons et les Nordiques : que ces culs gelés se gardent leur vérole).
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Le New York Times a révélé hier, dimanche 19 août, un nouveau « scandale sexuel » touchant, comme l’affaire Weinstein, la sphère du cinéma mondialisé. Paradoxe : cette affaire n’est cependant pas du tout une énième résurrection de la dénonciation de la bestialité masculine. De façon particulièrement embarrassante, c’est cette fois-ci une des figures du mouvement #metoo, l’actrice et réalisatrice Asia Argento, qui se retrouve accusée d’affreux forfaits sexuels sur la personne d’un jeune acteur « traumatisé », Jimmy Bennett, de vingt ans de moins qu’elle, et mineur (17 ans) au moment des faits supposés.
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Soyons sérieux : si tout cela se révèle exact, il est probable que le jeune Jimmy Bennett ait simplement voulu se faire de l’argent sur le dos de sa maîtresse d’un ou plusieurs jours. Le moment où il a menacé de porter plainte correspond exactement à celui de la surexposition médiatique d’Asia Argento, en pleine affaire Weinstein ; celle-ci, mise par là même en position de faiblesse, a vraisemblablement cédé à sa demande pour éviter que naisse le procès d’ « arroseur arrosé » qu’on lui fait aujourd’hui.
Car c’est bien, finalement, ce qui ressort de cette affaire : les blanches colombes maudissant la domination masculine peuvent aussi se retrouver sur le banc des accusés. Et si notre société a des coupables fétiches, nul n’est absolument à l’abri de la culture de la dénonciation.
Non sans ironie, les médias ont exhumé les grandes déclarations d’Asia Argento de ces derniers mois : Le Monde nous rappelle ainsi qu’au festival de Cannes de cette année, elle avait lancé : « Les choses ont changé. On ne va plus vous permettre de vous en tirer sans être inquiétés ». Phénomène classique : le monde nouveau, malheureusement pour la pauvre Asia Argento, élimine souvent ses premiers annonciateurs.
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Je marre, mais tout ce néo-puritanisme est tout de même à gerber. Nous savons ce que c'est, nous avons déjà vécu cela 100 fois dans l'histoire du monde (dont 99 fois chez les Anglo-Saxons et les Nordiques : que ces culs gelés se gardent leur vérole).
dimanche, août 19, 2018
Varoufakis : l'Etat Profond existe-il ?
On the Deep State – an audio essay in seven parts
L'Etat Profond est une notion popularisée par l'extrême-gauche et reprise par l'extrême-doite.
Il existerait une collusion internationale de hauts fonctionnaires, ceux qui ont beaucoup de pouvoir et qui restent quand les politiciens passent, de connivence avec leurs homologues technocrates du privé, pour mener une politique conforme aux intérêts de l'oligarchie technocrate, au mépris de la démocratie, ou carrément en opposition avec elle. C'est pourquoi le vote ne serait plus qu'un simulacre, les vrais décisions étant prises ailleurs, dans le secret des cabinets (de là à dire que ce sont des décisions de merde ...).
L'Etat Profond existe-il ?
Varoufakis, lancien ministre grec des finances, répond positivement et explique pourquoi : l'abolition des frontières (entre public et privé, entre nations) a créé une classe de technocrates qui ont tous les mêmes intérêts et communient dans la même idéologie saint-simonienne (remplacer le gouvernement des hommes par l'administration des choses). C'est la partie haut-fonctionnaire de ce que l'extrême-droite appelle « l'hyper-classe mondiale ».
C'est un complot sans complotistes, c'est d'ailleurs ce qui fait sa force. Les opposants qui s'obnubilent de Bildelberg et de Trilatérale ne se rendent pas compte que ce sont des leurres : la convergence est suffisamment forte pour que cette collusion existe même sans ces complots.
Varoufakis décrit les 4 armes de l'Etat Profond, que je vous laisse en anglais :
1) Manufacturing prices (i.e. subverting the very market mechanism that capitalism is supposed to rely on)
2) Manufacturing desires
3) Manufacturing money (e.g. the black magic by which central and private banks conjure up the supply of money)
4) Manufacturing consent
J'ai mi les points 1 et 3 à l'étude : je suis en train de lire Crashed, d'Adam Tooze, sur la crise de 2008 et ses conséquences (je rame, c'est un pavé écrit en style universitaire : aussi agréable à lire que d'avaler de l'huile de foie de morue. Et c'est un bidon de 5 litres). C'est exactement ce qu'il décrit : une perversion des marchés et de la monnaie, mais qui s'est faite par des mesures très techniques, décidées dans des cénacles sans aucune consultation démocratique, les dirigeants élus étant la plupart du temps tenus à l'écart (par exemple, l'élargissement des collatéraux acceptés par les banques centrales a de grandes conséquences pratiques mais reste très techniques). Pour une vulgarisation de ces notions, voir Charles Gave.
Quant aux points 2 et 4, c'est presque une obsession chez moi de considérer que le perfectionnement depuis un siècle des techniques de manipulation des foules est un danger mortel pour la démocratie en ce sens qu'on ne peut plus dire que le vote est libre et éclairé.
Je connais des gens qui ont voté Macron au second tour, qui n'ont toujours pas compris qu'ils s'étaient faits manipuler (pour ne pas écrire un autre mot, commençant par « b »), qu'il n'y a jamais eu de danger Le Pen en France, qu'il n'y a jamais aucune nécessité qu'ils votent Macron.
Après Varoufakis part dans une déconnade de gauchiste. Il baptise Trump, Salvini et compagnie « néo-fascistes », explique qu'ils dénoncent l'Etat Profond pour mieux en prendre le contrôle, comme Mussolini et que, en conséquence, les démocrates authentiques, coincés entre l'Etat Profond et les « néo-fascistes », n'ont pour seule solution de ne rien changer et de continuer comme depuis trente ans.
Bien entendu, la peur du « néo-fascisme » est pur fantasme : Trump et Salvini dérivent vers le fascisme comme moi je m'apprête à être champion du monde du 110 m haies parce que j'ai enjambé la clôture du jardin ce matin. Ils n'ont pas de théorie fasciste ni de pratique (ou alors, j'ai raté la marche sur Rome ?).
Bref, Varoufakis prouve une fois de plus que les gauchistes sont les meilleurs gardiens du Système. Et c'est bien normal, puisque le Système reprend leurs idées sous une autre forme (avant-garde éclairée, science plutôt que politique).
En fait, la solution ce sont bien les « populistes », car, en tentant de refermer les frontières, ils attaquent le pouvoir de l'oligarchie mondialiste et de l'Etat profond à son fondement. Si vous en voulez une preuve, il suffit de regarder les réactions des mondialistes eux-mêmes. Je me moquais d'un Iranien qui me disait que la mauvaise météo était provoquée par les juifs, mais les démocrates sont au même niveau de délire sur Trump.
L'Etat Profond est une notion popularisée par l'extrême-gauche et reprise par l'extrême-doite.
Il existerait une collusion internationale de hauts fonctionnaires, ceux qui ont beaucoup de pouvoir et qui restent quand les politiciens passent, de connivence avec leurs homologues technocrates du privé, pour mener une politique conforme aux intérêts de l'oligarchie technocrate, au mépris de la démocratie, ou carrément en opposition avec elle. C'est pourquoi le vote ne serait plus qu'un simulacre, les vrais décisions étant prises ailleurs, dans le secret des cabinets (de là à dire que ce sont des décisions de merde ...).
L'Etat Profond existe-il ?
Varoufakis, lancien ministre grec des finances, répond positivement et explique pourquoi : l'abolition des frontières (entre public et privé, entre nations) a créé une classe de technocrates qui ont tous les mêmes intérêts et communient dans la même idéologie saint-simonienne (remplacer le gouvernement des hommes par l'administration des choses). C'est la partie haut-fonctionnaire de ce que l'extrême-droite appelle « l'hyper-classe mondiale ».
C'est un complot sans complotistes, c'est d'ailleurs ce qui fait sa force. Les opposants qui s'obnubilent de Bildelberg et de Trilatérale ne se rendent pas compte que ce sont des leurres : la convergence est suffisamment forte pour que cette collusion existe même sans ces complots.
Varoufakis décrit les 4 armes de l'Etat Profond, que je vous laisse en anglais :
1) Manufacturing prices (i.e. subverting the very market mechanism that capitalism is supposed to rely on)
2) Manufacturing desires
3) Manufacturing money (e.g. the black magic by which central and private banks conjure up the supply of money)
4) Manufacturing consent
J'ai mi les points 1 et 3 à l'étude : je suis en train de lire Crashed, d'Adam Tooze, sur la crise de 2008 et ses conséquences (je rame, c'est un pavé écrit en style universitaire : aussi agréable à lire que d'avaler de l'huile de foie de morue. Et c'est un bidon de 5 litres). C'est exactement ce qu'il décrit : une perversion des marchés et de la monnaie, mais qui s'est faite par des mesures très techniques, décidées dans des cénacles sans aucune consultation démocratique, les dirigeants élus étant la plupart du temps tenus à l'écart (par exemple, l'élargissement des collatéraux acceptés par les banques centrales a de grandes conséquences pratiques mais reste très techniques). Pour une vulgarisation de ces notions, voir Charles Gave.
Quant aux points 2 et 4, c'est presque une obsession chez moi de considérer que le perfectionnement depuis un siècle des techniques de manipulation des foules est un danger mortel pour la démocratie en ce sens qu'on ne peut plus dire que le vote est libre et éclairé.
Je connais des gens qui ont voté Macron au second tour, qui n'ont toujours pas compris qu'ils s'étaient faits manipuler (pour ne pas écrire un autre mot, commençant par « b »), qu'il n'y a jamais eu de danger Le Pen en France, qu'il n'y a jamais aucune nécessité qu'ils votent Macron.
Après Varoufakis part dans une déconnade de gauchiste. Il baptise Trump, Salvini et compagnie « néo-fascistes », explique qu'ils dénoncent l'Etat Profond pour mieux en prendre le contrôle, comme Mussolini et que, en conséquence, les démocrates authentiques, coincés entre l'Etat Profond et les « néo-fascistes », n'ont pour seule solution de ne rien changer et de continuer comme depuis trente ans.
Bien entendu, la peur du « néo-fascisme » est pur fantasme : Trump et Salvini dérivent vers le fascisme comme moi je m'apprête à être champion du monde du 110 m haies parce que j'ai enjambé la clôture du jardin ce matin. Ils n'ont pas de théorie fasciste ni de pratique (ou alors, j'ai raté la marche sur Rome ?).
Bref, Varoufakis prouve une fois de plus que les gauchistes sont les meilleurs gardiens du Système. Et c'est bien normal, puisque le Système reprend leurs idées sous une autre forme (avant-garde éclairée, science plutôt que politique).
En fait, la solution ce sont bien les « populistes », car, en tentant de refermer les frontières, ils attaquent le pouvoir de l'oligarchie mondialiste et de l'Etat profond à son fondement. Si vous en voulez une preuve, il suffit de regarder les réactions des mondialistes eux-mêmes. Je me moquais d'un Iranien qui me disait que la mauvaise météo était provoquée par les juifs, mais les démocrates sont au même niveau de délire sur Trump.
samedi, août 18, 2018
Sécession des élites : un bon résumé
D'un commentateur (vous remarquerez que Todd pointe également le rôle catastrophique de la télévision) :
L'alphabétisation, partie d'Allemagne gagne la totalité des hommes et encourage la démocratie.
L'enseignement secondaire massif a démarré aux USA en 1900. Il est aussi largement universel et encourage la démocratie.
La troisième révolution éducative est l'éducation du supérieur. La massification de l'enseignement supérieur a démarré au USA dans les années 1940... mais à la différence de l'éducation primaire et secondaire, l'éducation supérieure cela n'a pas gagné toute la population. Dès 1965 aux usa, et malgré des efforts de démocratisation de l'enseignement supérieur, le nombre et la qualité des diplômés du supérieur américains a commencé a régresser dans les classes d'âge jeune. Malgré cette baisse qualitative de la jeunesse, la qualification des adultes américains ont continué à progressé par vieillissement entre 1965 et 2005 : des jeunes éduqués remplaçant des vieux moins éduqués.
Depuis 2005, le remplacement des générations non éduquées du supérieur est achevé, et le niveau intellectuel moyen des actifs américains régresse. E. Todd accuse la télévision qui prend de la place à la lecture. La lecture précoce avait permis de modifier le cerveau et la personnalité des humains (plus introverti, plus intellectuel...). La télévision, largement présente aux USA depuis les 50's, a produit des effets négatif s dans les jeunes adultes américains à partir de 1965. Ce mouvement semble universel. Le niveau des jeunes français régresse depuis 1995. Pas un pays n'a encore dépassé les américains... (peut être la Corée du sud -me souviens plus- mais au prix de gravissimes dysfonctionnement démographiques).
Ce constat a mis à mal la valeur d'égalité des américains. Tous les homo sapiens ne seront pas diplômés du supérieur. 1/3 des gens arrivent au niveau supérieur et 2/3 n'y arrivent pas même s'ils ont l'occasion. 1/3 est cependant une minorité importante suffisante pour vivre entre soi.
Academia est persuadé collectivement d'avoir raison. Ils pensent mériter leur place, ils estiment que les autres ont eu leur chance. Les autres sont stupides et méritent leurs sorts. Academia domine dans l'enseignement, la presse, les partis politiques. C'est la façon de voir des "élites" française et américaines. Elles dénient la démocratie, le nombre, le référendum, tout cela ne comptent plus. Le peuple peut se tromper, pas eux.
Avant, dans les 60's 80's, les éduqués du supérieurs étaient moins nombreux. Ils ne faisaient pas peuple entre eux et ils côtoyaient leurs compatriotes moins éduqués. Ils pensaient que le peuple pouvait s'élever par l'éducation. Ils avaient à coeur d'élever le peuple. Ou au moins, il pensaient qu'il y avait des gens intelligents n'ayant pas eu la chance de faire des étude s dans le peuple. Et de fait, l'éducation des masses progressait (progressions des études secondaires puis supérieures).
Mais les peuples d'occident stagnent puis reculent intellectuellement, malgré des moyens mis dans l'éducation. Aux USA d'abord à partir de la deuxième moitié des 60's, puis en Europe (France à la fin de la deuxième moitié des 90's). La stagnation éducative américaine au départ a renforcé les valeurs d'inégalité. Elle a permis le grand retour de l'inégalité qui a porté l'idéologie de la globalisation et du moins d'Etat.
Academia est une machine a fabriquer de l'inégalité politique et du mépris social.
L'alphabétisation, partie d'Allemagne gagne la totalité des hommes et encourage la démocratie.
L'enseignement secondaire massif a démarré aux USA en 1900. Il est aussi largement universel et encourage la démocratie.
La troisième révolution éducative est l'éducation du supérieur. La massification de l'enseignement supérieur a démarré au USA dans les années 1940... mais à la différence de l'éducation primaire et secondaire, l'éducation supérieure cela n'a pas gagné toute la population. Dès 1965 aux usa, et malgré des efforts de démocratisation de l'enseignement supérieur, le nombre et la qualité des diplômés du supérieur américains a commencé a régresser dans les classes d'âge jeune. Malgré cette baisse qualitative de la jeunesse, la qualification des adultes américains ont continué à progressé par vieillissement entre 1965 et 2005 : des jeunes éduqués remplaçant des vieux moins éduqués.
Depuis 2005, le remplacement des générations non éduquées du supérieur est achevé, et le niveau intellectuel moyen des actifs américains régresse. E. Todd accuse la télévision qui prend de la place à la lecture. La lecture précoce avait permis de modifier le cerveau et la personnalité des humains (plus introverti, plus intellectuel...). La télévision, largement présente aux USA depuis les 50's, a produit des effets négatif s dans les jeunes adultes américains à partir de 1965. Ce mouvement semble universel. Le niveau des jeunes français régresse depuis 1995. Pas un pays n'a encore dépassé les américains... (peut être la Corée du sud -me souviens plus- mais au prix de gravissimes dysfonctionnement démographiques).
Ce constat a mis à mal la valeur d'égalité des américains. Tous les homo sapiens ne seront pas diplômés du supérieur. 1/3 des gens arrivent au niveau supérieur et 2/3 n'y arrivent pas même s'ils ont l'occasion. 1/3 est cependant une minorité importante suffisante pour vivre entre soi.
Academia est persuadé collectivement d'avoir raison. Ils pensent mériter leur place, ils estiment que les autres ont eu leur chance. Les autres sont stupides et méritent leurs sorts. Academia domine dans l'enseignement, la presse, les partis politiques. C'est la façon de voir des "élites" française et américaines. Elles dénient la démocratie, le nombre, le référendum, tout cela ne comptent plus. Le peuple peut se tromper, pas eux.
Avant, dans les 60's 80's, les éduqués du supérieurs étaient moins nombreux. Ils ne faisaient pas peuple entre eux et ils côtoyaient leurs compatriotes moins éduqués. Ils pensaient que le peuple pouvait s'élever par l'éducation. Ils avaient à coeur d'élever le peuple. Ou au moins, il pensaient qu'il y avait des gens intelligents n'ayant pas eu la chance de faire des étude s dans le peuple. Et de fait, l'éducation des masses progressait (progressions des études secondaires puis supérieures).
Mais les peuples d'occident stagnent puis reculent intellectuellement, malgré des moyens mis dans l'éducation. Aux USA d'abord à partir de la deuxième moitié des 60's, puis en Europe (France à la fin de la deuxième moitié des 90's). La stagnation éducative américaine au départ a renforcé les valeurs d'inégalité. Elle a permis le grand retour de l'inégalité qui a porté l'idéologie de la globalisation et du moins d'Etat.
Academia est une machine a fabriquer de l'inégalité politique et du mépris social.
Libellés :
trahison de la classe dirigeante
Il y a dix ans, embuscade d'Uzbin, un grand classique
L'embuscade Uzbin (18 août 2008) Un col trop loin
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La foudre était finalement tombée. Elle a servi de révélateur de faiblesses structurelles ou circonstancielles de notre armée. Elle a permis aussi de révéler le courage, la force et la compétence admirables de beaucoup de nos soldats. Retenons les deux.
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On passe sur les défaillances individuelles (cette histoire de colonels en pleurs ...), elle font partie du tableau d'ensemble.
On retrouve en fait un grand classique :
> un commandement occupé à une tâche subalterne : faire de la politique politicienne pour sauver ses places et ses budgets.
> un excès de confiance et même un laisser-aller dus à de mauvaises habitudes issues de situations particulières. On a beaucoup dit que les guerres coloniales avaient préparé la défaite de 1870.
> il y a toujours parmi les militaires, notamment les officiers, une proportion plus grande de technocrates en uniforme et de carriéristes que de vrais guerriers (qui dérangent toujours en temps de paix). C'est d'autant plus vrai à notre époque qui n'est pas vraiment à l'exaltation des valeurs guerrières (le nombre de ministres de la défense européens qui sont des femmes est tout simplement terrifiant. Qu'une femme soit ministre de la défense par exception, pourquoi pas ? Que cela devienne la norme est révélateur de notre baisse de culotte devant l'adversité. Quelle manière plus explicite de confirmer ce que ceux qui nous méprisent pensent de nous, « L'Europe est femelle » et ce n'est pas un compliment, que de confier notre défense à des femmes ?).
Dix ans après, le même drame (une mauvaise surprise mortelle, avec les trois causes décrites ci-dessus) est-elle possible ? Evidemment ! L'opération Sentinelle et le macronisme anti-national (je soupçonne Macron de brader notre armée et notre industrie d'armement pour complaire à l'adversaire allemand) ne sont pas la meilleure préparation à la guerre.
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La foudre était finalement tombée. Elle a servi de révélateur de faiblesses structurelles ou circonstancielles de notre armée. Elle a permis aussi de révéler le courage, la force et la compétence admirables de beaucoup de nos soldats. Retenons les deux.
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On passe sur les défaillances individuelles (cette histoire de colonels en pleurs ...), elle font partie du tableau d'ensemble.
On retrouve en fait un grand classique :
> un commandement occupé à une tâche subalterne : faire de la politique politicienne pour sauver ses places et ses budgets.
> un excès de confiance et même un laisser-aller dus à de mauvaises habitudes issues de situations particulières. On a beaucoup dit que les guerres coloniales avaient préparé la défaite de 1870.
> il y a toujours parmi les militaires, notamment les officiers, une proportion plus grande de technocrates en uniforme et de carriéristes que de vrais guerriers (qui dérangent toujours en temps de paix). C'est d'autant plus vrai à notre époque qui n'est pas vraiment à l'exaltation des valeurs guerrières (le nombre de ministres de la défense européens qui sont des femmes est tout simplement terrifiant. Qu'une femme soit ministre de la défense par exception, pourquoi pas ? Que cela devienne la norme est révélateur de notre baisse de culotte devant l'adversité. Quelle manière plus explicite de confirmer ce que ceux qui nous méprisent pensent de nous, « L'Europe est femelle » et ce n'est pas un compliment, que de confier notre défense à des femmes ?).
Dix ans après, le même drame (une mauvaise surprise mortelle, avec les trois causes décrites ci-dessus) est-elle possible ? Evidemment ! L'opération Sentinelle et le macronisme anti-national (je soupçonne Macron de brader notre armée et notre industrie d'armement pour complaire à l'adversaire allemand) ne sont pas la meilleure préparation à la guerre.
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armée,
le pays sait qu'il n'est pas défendu
vendredi, août 17, 2018
Air France : nous avons les conséquences
L'historien et chroniqueur Jacques Bainville avait l'habitude d'écrire, quand il voyait une politique stupide, « Vous aurez les conséquences ».
Hé bien voilà, pour Air France, nous avons les conséquences.
Les syndicats ont raison, la nomination de Benjamin Smith comme Directeur général est doublement scandaleuse :
1) J'espère que pour diriger une compagnie nationale française, il y a en France toutes les compétences. Nous ne sommes pas un pays du Golfe qui était encore au cul des chameaux il y a cinquante ans.
2) C'est un sous-marin de Delta Airlines.
Mais quoi ? A force de grèves à répétition et de savonnage de planche pour tous les candidats français, les syndicats ont fini par mériter ce qui arrive.
Les directions successives d'Air France et les syndicats ont un point commun : être cons à tuer. Car, ils communiaient, par delà leurs différends, dans une hypothèse stupide : quelles que soient leurs folies, l'Etat, c'est-à-dire vous et moi, remettrait toujours des sous au pot.
Le jeu était donc bien huilé : les directions, nommées sur des critères politiques, menaient des stratégies particulièrement stupides, dont le point commun était de ne jamais mettre les pieds dans le plat. Et les syndicats de pilotes équilibraient la stupidité patronale en mettant en oeuvre une stupidité syndicale de compétition.
Maintenant, nous sommes au bout du rouleau. L'Etat a signifié, en laissant nommer un étranger, qu'il se désintéressait d'Air France. Game Over.
Hé bien voilà, pour Air France, nous avons les conséquences.
Les syndicats ont raison, la nomination de Benjamin Smith comme Directeur général est doublement scandaleuse :
1) J'espère que pour diriger une compagnie nationale française, il y a en France toutes les compétences. Nous ne sommes pas un pays du Golfe qui était encore au cul des chameaux il y a cinquante ans.
2) C'est un sous-marin de Delta Airlines.
Mais quoi ? A force de grèves à répétition et de savonnage de planche pour tous les candidats français, les syndicats ont fini par mériter ce qui arrive.
Les directions successives d'Air France et les syndicats ont un point commun : être cons à tuer. Car, ils communiaient, par delà leurs différends, dans une hypothèse stupide : quelles que soient leurs folies, l'Etat, c'est-à-dire vous et moi, remettrait toujours des sous au pot.
Le jeu était donc bien huilé : les directions, nommées sur des critères politiques, menaient des stratégies particulièrement stupides, dont le point commun était de ne jamais mettre les pieds dans le plat. Et les syndicats de pilotes équilibraient la stupidité patronale en mettant en oeuvre une stupidité syndicale de compétition.
Maintenant, nous sommes au bout du rouleau. L'Etat a signifié, en laissant nommer un étranger, qu'il se désintéressait d'Air France. Game Over.
Libellés :
Air France,
l'Etat pire ennemi de la France
jeudi, août 16, 2018
Dans la tête des négociateurs de l’UE, la Grande-Bretagne en 2019, ce n’est pas différent de la Grèce en 2015
Edouard Husson m'énerve à se faire passer pour Disraeli, je trouve cette coquetterie grotesque. Mais je suis d'accord avec son analyse.
J'entends un tas de propos anti-britanniques : « Ils veulent les avantages de l'UE sans les inconvénients », « Ils ont agi sur un coup de tête, ils ne savent pas ce qu'ils font, ils vont le regretter » etc.
Pourtant, l'argument de fond des Brexiters était clair et ne souffrait aucune ambiguïté : cesser d'être soumis aux technocrates de Bruxelles et à la CJUE, retrouver la pleine et entière souveraineté. Bien sûr, un européiste, convaincu ou non, juste simplet suffit, ne peut pas entendre cela, qui le classe immédiatement chez les dominés.
Je serais très heureux que la classe dirigeante française tienne le même raisonnement que les Brexiters.
Rappel pour ceux qui vivraient sur la planète Mars, la classe dirigeante française tient le raisonnement suivant : « La France est trop petite pour survivre indépendante, elle doit s'accrocher à un ensemble plus vaste, c'est-à-dire à l'Europe et l'Europe, c'est l'Allemagne. Autrement dit, la politique la plus intelligente pour la France, c'est de se soumettre à l'Allemagne sans réticence, bien servile, bien obséquieux, en espérant ramasser le maximum de miettes ». C'est le pétainisme, c'est totalement idiot (Pierre Gaxotte, à quelqu'un qui lui disait suivre le maréchal aveuglément, répondit : « Aveuglément, bien sûr ! Comment pourriez vous faire sinon ? »), même si c'est fait par des gens qui se croient très intelligents.
**************
Arezzo15 août 2018
Mon cher ami,
Je n’ai pas le coeur à vous entretenir des trésors que me fait découvrir ma visite de l’Etrurie. L’Italie est en deuil, depuis l’effondrement d’un viaduc à Gênes. La grandeur de la civilisation occidentale est de ne pas se précipiter dans la chasse aux boucs émissaires mais de rechercher les causes objectives d’une catastrophe. D’après ce que je lis, il semble que le problème n’ait pas été des coupes bugétaires dans la maintenance mais d’avoir préféré bricoler des réparations - toujours plus dispendieuses - plutôt que de reconstruire un pont à la place de celui-ci, qui datait de 1967. Malgré tout, je ne serais pas étonné que l’on découvre que l’Italie, essorée par l’appartenance à la zone euro, n’a pas suffisamment investi, ces dernières années, dans l’entretien de ses infrastructures [bien sûr : tous les indicateurs économiques des pays de la zone Euro, dont l'investissement public, subissent une inflexion vers le bas, sauf ceux de l'Allemagne et de ses copains, dès la mise en oeuvre des politiques de préparation au passage à l'Euro dans les années 90. C'est limpide]. A suivre.
L’UE ne négocie pas avec les pays déviationnistes : rappelez-vous Syriza.
Le sujet que je veux aborder ce soir ne me mettra pas d’humeur meilleure. Mais je tenais à vous faire part de l’impression de plus en plus forte qui s’impose à moi quand je réfléchis à ce qui attend mon pays dans les six prochains mois. A vrai dire, je voudrais recueillir votre sentiment sur une idée, à première vue trop simple mais que je crois profondément vraie. Il n’y a rien à attendre des négociateurs européens concernant le Brexit. Et la meilleure façon de s’en rendre compte est de se rappeler comment se sont déroulées les négociations avec la Grèce, après l’installation d’un gouvernement de bonne volonté et authentiquement européen en janvier 2015.
Nous disposons de l’extraordinaire récit de ce qui s’est passé entre Bruxelles, Berlin et Athènes au printemps 2015, que nous en a livré Yanis Varoufakis. Vous vous rappelez, nous en avions parlé; Varoufakis est pour moi, le plus souvent, un homme de gauche un peu fumeux. Mais son livre Conversations entre adultes est une catégorie au-dessus de ce qu’il a publié par ailleurs. Et l’ouvrage vaut par ce qu’il raconte, le plus souvent sans aucun écran idéologique, sans autre lunette grossissante que le sens psychologique aigu de l’auteur. Précisément, ce que rapporte l’ancien ministre des Finances grec c’est que durant six mois il ne s’est rien passé en termes de négociations !
Le ministre et ses collaborateurs arrivaient, systématiquement, avec des documents travaillés, des propositions concrètes de restructuration de la dette, des échéanciers redessinés, des contre-propositions aux documents européens datant des négociations menées avec les gouvernements précédents. Eh bien, il y avait un total refus de négocier, d’ouvrir les documents, d’évoluer, de la part des négociateurs de l’Eurogroup. Il n’y avait qu’une solution possible : que le premier gouvernement Tsipras cesse de parler de restructuration de la dette, accepte de signer le Mémorandum européen déjà signé par ses prédécesseurs et s’engage, plus généralement, à signer des documents sans croire un seul instant à leur contenu - les membres de l’Eurogroup savaient pertinemment que la Grèce ne pourrait pas tenir ce à quoi elle s’engageait. Mais ce n’était pas le sujet.
Il s’agissait de faire comprendre à un gouvernement qu’on pouvait bien raconter ce qu’on voulait aux électeurs ; une fois élu, on ne pouvait suivre qu’une seule politique, celle de l’UE. Surtout, la société grecque devait être punie, indéfiniment, pour l’exemple. Il n’était pas pensable de ne pas respecter la discipline budgétaire européenne ; d’amorcer un mouvement de restructuration des dettes à l’échelle de l’UE. Sinon, où le mouvement s’arrêterait-il ?
Theresa May, nouveau Tsipras ?
Dans le cas de la Grande-Bretagne, l’enjeu est un peu différent. Mais il s’agit aussi d’exemplarité et de punition. Il n’est pas pensable qu’un pays ose sortir de l’Union Européenne. La Grande-Bretagne a osé, eh bien elle doit être punie ! Regardez bien comment Theresa May a beau changer de tactique de négociation, cela ne fait pas bouger d’un iota Michel Barnier. La Commission Européenne ne veut pas de négociation. Elle veut une capitulation. Barnier négocie avec la Grande-Bretagne comme Dijsselbloem, président de l’Eurogroup, naguère, avec la Grèce. C’est-à-dire qu’il ne négocie pas, il attend que son interlocuteur soit définitivement désemparé. Et Theresa May perd progressivement ses moyens, exactement comme Alexis Tsipras entra sur le chemin de la capitulation, au printemps 2015, malgré le sens tactique de son ministre des Finances.
Il n’est jusqu’au dénouement de l’affaire grecque, qui résume, de façon essentielle, ce que l’Union Européenne a en tête. Nous nous rappelons tous l’extraordinaire référendum organisé par Tsipras, début juillet, qui fut un triomphe politique pour lui : plus de 60% des votants soutenant la fermeté face à Bruxelles et Berlin. Eh bien, ce fut le prélude à la capitulation définitive : l’Eurogroup ne bougeant pas d’un iota devant ce vote massif, le résultat fut réduit à néant dans l’esprit de Tsipras aussi, qui poussa Varoufakis à la démission et signa une soumission financière encore plus léonine que celle acceptée par ses prédécesseurs. De même, pour la Commission européenne et la plupart des membres du Conseil, le vote des Britanniques n’a aucune valeur. Et si l’on réussit à faire convoquer un deuxième référendum, ce sera dans le but que le vote Remain l’emporte, cette fois. Mais si ce n’était pas le cas, cela n’aurait aucune importance par rapport à l’objectif final : empêcher la Grande-Bretagne de sortir, l’humilier et lui faire payer très cher dans tous les cas, si on ne peut l’empêcher de sortir. Peut-être Theresa May cherchera-t-elle, comme Tsipras, le salut dans un vote populaire qui la dédouane (j’ai conscience de faire involontairement un très mauvais jeu de mots) ou la requinque mais elle n’en tirera pas le bénéfice escompté.
L’Etoile de la Mort
Certes, la Grande-Bretagne, c’est un peu plus gros que la Grèce et plus difficile à abattre. Il est même certain que l’application de la même tactique à deux pays aussi différents, par leur potentiel de représailles, que la Grèce et la Grande-Bretagne, témoigne de la complète perte du sens des réalités à Bruxelles, Berlin ou Paris. Cependant, la Grèce aurait pu gagner le bras de fer si, à la ruse de Varoufakis, Tsipras avait ajouté le courage d’un combattant des Thermopyles. Et, à l’inverse, je me méfie beaucoup de la perte de courage qui traverse les rangs d’une partie de notre Parlement. Et, surtout, il règne à Bruxelles, une mentalité digne de l’Etoile de la Mort dans notre série de science-fiction favorite. Le Léviathan bruxellois est terrifié par les forces de désagrégation qu’il sent en lui-même et il est prêt à l’anéantissement de ses adversaires.
J’ai rendez-vous avec Theresa dans deux semaines exactement. Je ne crois pas que je vais comparer notre pays à la Grèce, elle ne me prendrait pas au sérieux. Ni que je lui proposerai de se prendre pour la princesse Léia. En revanche, je vais lui décrire la quintessence du comportement européen et tâcher de lui faire comprendre que ses interlocuteurs bruxellois ne bougeront pas d’un pouce jusqu’à ce qu’elle ait capitulé.
Theresa doit faire son devoir de Premier ministre et tirer les conséquences de l’inertie mortifère de la partie adverse. Il est encore temps, pour elle, de sauver l’honneur de notre drapeau, les intérêts de notre peuple et son mandat de Premier ministre. Elle aura fait montre de suffisamment de patience pour qu’on l’encourage, désormais, à changer de registre et de stratégie de négociation.
Bien fidèlement
Benjamin Disraëli
**************
Un peuple qui a vaincu Napoléon (un siècle pour apurer les dettes des guerres napoléoniennes) et Hitler, mis à genoux par Michel Barnier ? Difficile à croire.
Les eurotyrans devraient se méfier : la Grande-Bretagne n'est pas la Grèce. J'ai peu d'estime pour les Grecs, un peuple de petits magouilleurs ; les Anglais, c'est autre chose. Ce qui me permet un certain optimisme, c'est que des remainers commencent à trouver que le père Barnier pousse un peu la mère Theresa dans les orties.
Et puis, il y a l'Italie, elle a des liens historiques avec les Britanniques et verse aussi dans l'anti-européisme. Et l'Europe de l'est.
Je regrette que mon pays bien-aimé ne participe pas à cette fête qui s'annonce de l'anti-européisme et de la libération des peuples. Voir ce cher et vieux pays, si longtemps un phare de la liberté, se vautrer dans la servitude teutonne ... c'est plus que je ne peux écrire.
J'entends un tas de propos anti-britanniques : « Ils veulent les avantages de l'UE sans les inconvénients », « Ils ont agi sur un coup de tête, ils ne savent pas ce qu'ils font, ils vont le regretter » etc.
Pourtant, l'argument de fond des Brexiters était clair et ne souffrait aucune ambiguïté : cesser d'être soumis aux technocrates de Bruxelles et à la CJUE, retrouver la pleine et entière souveraineté. Bien sûr, un européiste, convaincu ou non, juste simplet suffit, ne peut pas entendre cela, qui le classe immédiatement chez les dominés.
Je serais très heureux que la classe dirigeante française tienne le même raisonnement que les Brexiters.
Rappel pour ceux qui vivraient sur la planète Mars, la classe dirigeante française tient le raisonnement suivant : « La France est trop petite pour survivre indépendante, elle doit s'accrocher à un ensemble plus vaste, c'est-à-dire à l'Europe et l'Europe, c'est l'Allemagne. Autrement dit, la politique la plus intelligente pour la France, c'est de se soumettre à l'Allemagne sans réticence, bien servile, bien obséquieux, en espérant ramasser le maximum de miettes ». C'est le pétainisme, c'est totalement idiot (Pierre Gaxotte, à quelqu'un qui lui disait suivre le maréchal aveuglément, répondit : « Aveuglément, bien sûr ! Comment pourriez vous faire sinon ? »), même si c'est fait par des gens qui se croient très intelligents.
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Arezzo15 août 2018
Mon cher ami,
Je n’ai pas le coeur à vous entretenir des trésors que me fait découvrir ma visite de l’Etrurie. L’Italie est en deuil, depuis l’effondrement d’un viaduc à Gênes. La grandeur de la civilisation occidentale est de ne pas se précipiter dans la chasse aux boucs émissaires mais de rechercher les causes objectives d’une catastrophe. D’après ce que je lis, il semble que le problème n’ait pas été des coupes bugétaires dans la maintenance mais d’avoir préféré bricoler des réparations - toujours plus dispendieuses - plutôt que de reconstruire un pont à la place de celui-ci, qui datait de 1967. Malgré tout, je ne serais pas étonné que l’on découvre que l’Italie, essorée par l’appartenance à la zone euro, n’a pas suffisamment investi, ces dernières années, dans l’entretien de ses infrastructures [bien sûr : tous les indicateurs économiques des pays de la zone Euro, dont l'investissement public, subissent une inflexion vers le bas, sauf ceux de l'Allemagne et de ses copains, dès la mise en oeuvre des politiques de préparation au passage à l'Euro dans les années 90. C'est limpide]. A suivre.
L’UE ne négocie pas avec les pays déviationnistes : rappelez-vous Syriza.
Le sujet que je veux aborder ce soir ne me mettra pas d’humeur meilleure. Mais je tenais à vous faire part de l’impression de plus en plus forte qui s’impose à moi quand je réfléchis à ce qui attend mon pays dans les six prochains mois. A vrai dire, je voudrais recueillir votre sentiment sur une idée, à première vue trop simple mais que je crois profondément vraie. Il n’y a rien à attendre des négociateurs européens concernant le Brexit. Et la meilleure façon de s’en rendre compte est de se rappeler comment se sont déroulées les négociations avec la Grèce, après l’installation d’un gouvernement de bonne volonté et authentiquement européen en janvier 2015.
Nous disposons de l’extraordinaire récit de ce qui s’est passé entre Bruxelles, Berlin et Athènes au printemps 2015, que nous en a livré Yanis Varoufakis. Vous vous rappelez, nous en avions parlé; Varoufakis est pour moi, le plus souvent, un homme de gauche un peu fumeux. Mais son livre Conversations entre adultes est une catégorie au-dessus de ce qu’il a publié par ailleurs. Et l’ouvrage vaut par ce qu’il raconte, le plus souvent sans aucun écran idéologique, sans autre lunette grossissante que le sens psychologique aigu de l’auteur. Précisément, ce que rapporte l’ancien ministre des Finances grec c’est que durant six mois il ne s’est rien passé en termes de négociations !
Le ministre et ses collaborateurs arrivaient, systématiquement, avec des documents travaillés, des propositions concrètes de restructuration de la dette, des échéanciers redessinés, des contre-propositions aux documents européens datant des négociations menées avec les gouvernements précédents. Eh bien, il y avait un total refus de négocier, d’ouvrir les documents, d’évoluer, de la part des négociateurs de l’Eurogroup. Il n’y avait qu’une solution possible : que le premier gouvernement Tsipras cesse de parler de restructuration de la dette, accepte de signer le Mémorandum européen déjà signé par ses prédécesseurs et s’engage, plus généralement, à signer des documents sans croire un seul instant à leur contenu - les membres de l’Eurogroup savaient pertinemment que la Grèce ne pourrait pas tenir ce à quoi elle s’engageait. Mais ce n’était pas le sujet.
Il s’agissait de faire comprendre à un gouvernement qu’on pouvait bien raconter ce qu’on voulait aux électeurs ; une fois élu, on ne pouvait suivre qu’une seule politique, celle de l’UE. Surtout, la société grecque devait être punie, indéfiniment, pour l’exemple. Il n’était pas pensable de ne pas respecter la discipline budgétaire européenne ; d’amorcer un mouvement de restructuration des dettes à l’échelle de l’UE. Sinon, où le mouvement s’arrêterait-il ?
Theresa May, nouveau Tsipras ?
Dans le cas de la Grande-Bretagne, l’enjeu est un peu différent. Mais il s’agit aussi d’exemplarité et de punition. Il n’est pas pensable qu’un pays ose sortir de l’Union Européenne. La Grande-Bretagne a osé, eh bien elle doit être punie ! Regardez bien comment Theresa May a beau changer de tactique de négociation, cela ne fait pas bouger d’un iota Michel Barnier. La Commission Européenne ne veut pas de négociation. Elle veut une capitulation. Barnier négocie avec la Grande-Bretagne comme Dijsselbloem, président de l’Eurogroup, naguère, avec la Grèce. C’est-à-dire qu’il ne négocie pas, il attend que son interlocuteur soit définitivement désemparé. Et Theresa May perd progressivement ses moyens, exactement comme Alexis Tsipras entra sur le chemin de la capitulation, au printemps 2015, malgré le sens tactique de son ministre des Finances.
Il n’est jusqu’au dénouement de l’affaire grecque, qui résume, de façon essentielle, ce que l’Union Européenne a en tête. Nous nous rappelons tous l’extraordinaire référendum organisé par Tsipras, début juillet, qui fut un triomphe politique pour lui : plus de 60% des votants soutenant la fermeté face à Bruxelles et Berlin. Eh bien, ce fut le prélude à la capitulation définitive : l’Eurogroup ne bougeant pas d’un iota devant ce vote massif, le résultat fut réduit à néant dans l’esprit de Tsipras aussi, qui poussa Varoufakis à la démission et signa une soumission financière encore plus léonine que celle acceptée par ses prédécesseurs. De même, pour la Commission européenne et la plupart des membres du Conseil, le vote des Britanniques n’a aucune valeur. Et si l’on réussit à faire convoquer un deuxième référendum, ce sera dans le but que le vote Remain l’emporte, cette fois. Mais si ce n’était pas le cas, cela n’aurait aucune importance par rapport à l’objectif final : empêcher la Grande-Bretagne de sortir, l’humilier et lui faire payer très cher dans tous les cas, si on ne peut l’empêcher de sortir. Peut-être Theresa May cherchera-t-elle, comme Tsipras, le salut dans un vote populaire qui la dédouane (j’ai conscience de faire involontairement un très mauvais jeu de mots) ou la requinque mais elle n’en tirera pas le bénéfice escompté.
L’Etoile de la Mort
Certes, la Grande-Bretagne, c’est un peu plus gros que la Grèce et plus difficile à abattre. Il est même certain que l’application de la même tactique à deux pays aussi différents, par leur potentiel de représailles, que la Grèce et la Grande-Bretagne, témoigne de la complète perte du sens des réalités à Bruxelles, Berlin ou Paris. Cependant, la Grèce aurait pu gagner le bras de fer si, à la ruse de Varoufakis, Tsipras avait ajouté le courage d’un combattant des Thermopyles. Et, à l’inverse, je me méfie beaucoup de la perte de courage qui traverse les rangs d’une partie de notre Parlement. Et, surtout, il règne à Bruxelles, une mentalité digne de l’Etoile de la Mort dans notre série de science-fiction favorite. Le Léviathan bruxellois est terrifié par les forces de désagrégation qu’il sent en lui-même et il est prêt à l’anéantissement de ses adversaires.
J’ai rendez-vous avec Theresa dans deux semaines exactement. Je ne crois pas que je vais comparer notre pays à la Grèce, elle ne me prendrait pas au sérieux. Ni que je lui proposerai de se prendre pour la princesse Léia. En revanche, je vais lui décrire la quintessence du comportement européen et tâcher de lui faire comprendre que ses interlocuteurs bruxellois ne bougeront pas d’un pouce jusqu’à ce qu’elle ait capitulé.
Theresa doit faire son devoir de Premier ministre et tirer les conséquences de l’inertie mortifère de la partie adverse. Il est encore temps, pour elle, de sauver l’honneur de notre drapeau, les intérêts de notre peuple et son mandat de Premier ministre. Elle aura fait montre de suffisamment de patience pour qu’on l’encourage, désormais, à changer de registre et de stratégie de négociation.
Bien fidèlement
Benjamin Disraëli
**************
Un peuple qui a vaincu Napoléon (un siècle pour apurer les dettes des guerres napoléoniennes) et Hitler, mis à genoux par Michel Barnier ? Difficile à croire.
Les eurotyrans devraient se méfier : la Grande-Bretagne n'est pas la Grèce. J'ai peu d'estime pour les Grecs, un peuple de petits magouilleurs ; les Anglais, c'est autre chose. Ce qui me permet un certain optimisme, c'est que des remainers commencent à trouver que le père Barnier pousse un peu la mère Theresa dans les orties.
Et puis, il y a l'Italie, elle a des liens historiques avec les Britanniques et verse aussi dans l'anti-européisme. Et l'Europe de l'est.
Je regrette que mon pays bien-aimé ne participe pas à cette fête qui s'annonce de l'anti-européisme et de la libération des peuples. Voir ce cher et vieux pays, si longtemps un phare de la liberté, se vautrer dans la servitude teutonne ... c'est plus que je ne peux écrire.
Chronique des cinglés : le téléphone tue
German lifeguards warn children are drowning as parents increasingly distracted by their mobile phones
Et on ne parle pas du téléphone au volant qui enrichit les pompes funèbres.
Et de la télévision qui augmente la violence.
Mais, bien sûr, ce que je reproche au téléphone (j'inclus, évidemment, les « rézosocios ») et à la télévision, ce n'est pas de tuer, car on me sortira toujours l'argument bateau qu'il y a des circonstances où ils sauvant des vies (quoique, pour la télé, c'est pas gagné), ce que je leur reproche, c'est d'être des abrutissoirs de masse très puissants.
Cet aspect abrutissoir de masse est désormais bien documenté, en notre époque où le bon sens ne suffit pas, où il faut vingt ans d'études pour prouver un truc que n'importe quelle personne de bon sens vous dit en vingt secondes.
Cela finit par avoir des conséquences politiques : si notre société peut se diriger tranquillement, sans émeutes ni révoltes, vers une hiérarchie type Meilleur des mondes, où il y a en bas les abrutis de sexe et de distractions et en haut les dirigeants initiés, c'est en grande partie à cause de la télévision.
Je suis frappé par l'incapacité, style addiction à la drogue, ce certains à se détacher de la télévision (et maintenant, du téléphone). Et j'ai bien peur que cela soit corrélé au niveau social (votre avis ?).
Et on ne parle pas du téléphone au volant qui enrichit les pompes funèbres.
Et de la télévision qui augmente la violence.
Mais, bien sûr, ce que je reproche au téléphone (j'inclus, évidemment, les « rézosocios ») et à la télévision, ce n'est pas de tuer, car on me sortira toujours l'argument bateau qu'il y a des circonstances où ils sauvant des vies (quoique, pour la télé, c'est pas gagné), ce que je leur reproche, c'est d'être des abrutissoirs de masse très puissants.
Cet aspect abrutissoir de masse est désormais bien documenté, en notre époque où le bon sens ne suffit pas, où il faut vingt ans d'études pour prouver un truc que n'importe quelle personne de bon sens vous dit en vingt secondes.
Cela finit par avoir des conséquences politiques : si notre société peut se diriger tranquillement, sans émeutes ni révoltes, vers une hiérarchie type Meilleur des mondes, où il y a en bas les abrutis de sexe et de distractions et en haut les dirigeants initiés, c'est en grande partie à cause de la télévision.
Je suis frappé par l'incapacité, style addiction à la drogue, ce certains à se détacher de la télévision (et maintenant, du téléphone). Et j'ai bien peur que cela soit corrélé au niveau social (votre avis ?).
mercredi, août 15, 2018
Les technocrates, c'est notre calamité des sauterelles à nous
« Les villages du Tarn menacés par une nouvelle autoroute, résumé du mal français »
**************
Pour résoudre le problème d'un bassin d'emploi, la vitesse, la pollution et la destruction de l'environnement sont les premiers, voire les seuls remèdes envisagés. La ringardise tient lieu d'imagination à des élus, des chefs d'entreprise, des promoteurs immobiliers qui n'ont pas compris qu'à l'avenir les territoires comme ce petit morceau de Tarn seront des richesses convoitées pour leur rareté, pour leur silence, pour leur terre. La situation devient cocasse si l'on se souvient que dans le même temps les routes nationales sont soumises à une vitesse, ou plutôt à une lenteur de 80 km à l'heure qui pénalise les ruraux.
**************
Les technocrates, combinent deux caractéristiques qui donnent envie de les breumer instantanément et sans pitié :
1) Le mépris : la condescendance est affichée d'entrée. Le message est clair : « J'ai un beau diplôme d'intelligence, j'ai du pouvoir, j'ai le poids de la bureaucratie froide et impitoyable derrière moi, c'est déjà gentil de ma part de bien vouloir m'apercevoir de ton existence, vermisseau ».
2) Le conformisme : une absence d'imagination à toute épreuve, une lâcheté d'acier (« Fort avec les faibles, faible avec les forts », c'est leur devise), une méconnaissance sans remède des réalités. Notre ami de Campagnol fait ses chroniques de leur profonde bêtise.
Les deux séparément seraient presque supportables, mais des abrutis qui prouvent depuis 40 ans leur incompétence et qui vous prennent de haut, ça fait beaucoup.
Comme Edouard Philippe est un prototype de techno de merde :
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Pour résoudre le problème d'un bassin d'emploi, la vitesse, la pollution et la destruction de l'environnement sont les premiers, voire les seuls remèdes envisagés. La ringardise tient lieu d'imagination à des élus, des chefs d'entreprise, des promoteurs immobiliers qui n'ont pas compris qu'à l'avenir les territoires comme ce petit morceau de Tarn seront des richesses convoitées pour leur rareté, pour leur silence, pour leur terre. La situation devient cocasse si l'on se souvient que dans le même temps les routes nationales sont soumises à une vitesse, ou plutôt à une lenteur de 80 km à l'heure qui pénalise les ruraux.
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Les technocrates, combinent deux caractéristiques qui donnent envie de les breumer instantanément et sans pitié :
1) Le mépris : la condescendance est affichée d'entrée. Le message est clair : « J'ai un beau diplôme d'intelligence, j'ai du pouvoir, j'ai le poids de la bureaucratie froide et impitoyable derrière moi, c'est déjà gentil de ma part de bien vouloir m'apercevoir de ton existence, vermisseau ».
2) Le conformisme : une absence d'imagination à toute épreuve, une lâcheté d'acier (« Fort avec les faibles, faible avec les forts », c'est leur devise), une méconnaissance sans remède des réalités. Notre ami de Campagnol fait ses chroniques de leur profonde bêtise.
Les deux séparément seraient presque supportables, mais des abrutis qui prouvent depuis 40 ans leur incompétence et qui vous prennent de haut, ça fait beaucoup.
Comme Edouard Philippe est un prototype de techno de merde :
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