mercredi, novembre 07, 2018

mardi, novembre 06, 2018

Todd sur Macron

Emmanuel Todd est un vaniteux mais ce qu'il dit sur Macron est très juste :



Si vous êtes pressé, vous pouvez commencer à 1h15.

Résumé :

1) Macron est idiot (plus que Sarkozy ! Ce qui dans la bouche de Todd veut dire quelque chose). C'est un énarque dont l'intellect n'a pas évolué depuis sa sortie de l'école. Il n'a aucune profondeur. Macron est aussi éloigné de la réalité qu'une copie de l'ENA.

Le monde change avec Trump-Brexit-Salvini comme il a changé dans les années 80 avec Reagan-Thatcher et Macron est incapable de le prendre en compte.

Todd est assez rigolo quand il parle de l'âge de Brigitte Macron : soit Emmanuel Macron est un vrai rebelle soit, au contraire, il a épousé une copie de sa mère et ne sera jamais adulte. Je vous laisse choisir.

2) Le macronisme est le produit du fantasme (pétainiste, c'est moi qui l'ajoute) de la bourgeoisie française de régler les problèmes sans faire d'efforts, sans risquer son patrimoine, c'est-à-dire sans sortir de l'Euro (comme Pétain laissait croire que tout allait se régler sans combattre les Allemands).

La France est sortie de l'histoire en perdant sa souveraineté monétaire (l'Euro), sa souveraineté judiciaire (la CEDH), sa souveraineté législative (les directives européennes) et sa souveraineté militaire (rien sans l'aide des Américains -sauf le nucléaire) et ne veut pas faire les efforts nécessaires pour y rentrer. Les Français peuvent donc se montrer irresponsables et se laisser aller à la puérilité de voter Macron.

De plus la bourgeoisie française a une longue tradition de soumission à l'Allemagne (thème connu sur ce blog).

En somme, le contenu intellectuel et moral du macronisme est donc très médiocre : pas de vision, pas de courage, pas de générosité, pas de patriotisme.

En conséquence, le macronisme est « le produit de la médiocrité morale et intellectuelle de la bourgeoisie française et, plus largement, de la France ». Les élus et les électeurs du macronisme sont profondément médiocres.

3) Macron a pris le Front National au mot : l'UMPS existe, il l'a incarné et il a gagné. La mascarade étant révélée, le paysage politique est ravagée et l'avenir inconnu. Dans ce chaos, Macron a une bonne chance d'être réélu.

4) La classe moyenne supérieure est presque aussi loser de la mondialisation que la France d'en bas (les vrais winners de la mondialisation sont en réalité très peu nombreux - comme dit Warren Buffet « la guerre des classes existe et c'est ma classe (sous-entendu, celle des milliardaires) qui l'a gagnée ». Si vous n'êtes pas an moins multi-millionaire, vous n'êtes pas un vrai gagnant de la mondialisation). Elle se rassure en votant contre la France d'en bas, pour se donner l'illusion qu'elle est séparée de ces losers.

5) La société française est atomisée et, dans ces cas là, c'est toujours l'Etat le grand gagnant.

Le règne des énarques ne se dissimule même plus sous une alternance droite-gauche factice, la répression est de plus en plus directe (Zemmour est interdit de médias publics, Todd suit la même trajectoire. On ne parlera pas des attaques judiciaires contre Fillon, la FI et le FN).

La porte est maintenant ouverte pour une suppression des élections. Soit directement, soit, plus subtilement, en décourageant les gens d'aller voter en paralysant les partis d'opposition (c'est déjà commencé) et en ne tenant pas compte du résultat des élections (précédent célèbre : le référendum de 2005).

Au regard de l'histoire, tout cela est cohérent et sans surprise : les peuples qui ne peuvent ou veulent plus défendre leur liberté finissent toujours par la perdre.

Mais, comme Todd, ça me met en rage à en pleurer de voir que notre pays qui fut si grand se laisse décliner parce que les bourgeois ont peur de perdre leur patrimoine au moindre mouvement de sursaut et que les autres ne savent plus faire une révolution.


lundi, novembre 05, 2018

Violence à l'école : les profs méritent ce qui leur arrive

Stains : une grève pour contester l'arrivée d'un gendarme comme proviseur adjoint du lycée

Depuis 50 ans, les enseignants, par bêtise, par inconscience, n'ont cessé de soutenir la contestation de l'autorité sous toutes ses formes. Ils ont soutenu par leurs manifestations, leurs grèves, leurs votes, leur enseignement.

Aujourd'hui, leur autorité d'enseignant est nulle et ils s'en plaignent. Moi, je ne les plains pas : ils récoltent ce qu'ils ont semé, depuis deux ou trois générations. La punition est méritée.

Je reconsidérerais ma position le jour où ils auront tiré les leçons de ce qui leur arrive, qu'il voteront à 80 % Front National et qu'ils manifesteront pour qu'on augmente les moyens de la police et qu'on expulse les immigrés illégaux.

Jusqu'à ce jour que je ne suis pas près de voir, les plaintes des profs rencontreront en moi un coeur de pierre, fermé à leurs cris. On ne donne l'absolution qu'au pécheur qui se repent.

Macron trahison !

La politique française est facile à comprendre aujourd'hui : Emmanuel Macron est un traitre, au vrai sens du terme, et ceux qui ont voté pour lui, des imbéciles ou des salauds (ou les deux).

Je serai à la manifestation du 17 Novembre

Macron Trahison !

Ils n’effaceront pas la Victoire

Mais, que faire ?

Quand ce connard intersidéral d'Edouard Philippe nous dit « J'assume » (à propos de n'importe quoi, dernièrement des hausses de prix des carburants), le sous-texte est évident pour tous : « Pas la peine de perdre mon temps à vous écouter, les grouillots, je vous emmerde : vous êtes des veaux, vous êtes les sans-dents. J'ai l'armée, la police, la gendarmerie et le fisc de mon coté. Ils sont à ma botte, et vous aussi par la même occasion ». Et comme il dit « J'assume » souvent, nous savons à quoi nous en tenir, même les plus durs d'oreille.

Le problème, c'est qu'il n'a pas tort : on peut mépriser Macron et ses clowns autant qu'on veut, ils ont les commandes.



Criminalité (X. Raufer)

« Enfin, je vous rappelle les trois immuables phases du comportement d'une administration française devant un phénomène brutalement nouveau et dérangeant (ici, criminel) :

a) c'est un bobard,

b) on le savait depuis longtemps, rien de nouveau sous le soleil ;

enfin, c) le problème réel quoique minime, est résolu. M. Collomb commençait à y voir clair ; M. Castaner, lui, retourne à la case départ. Attendons sereinement ( ?) la suite. »

Flair à la Bertrand : pourquoi l’insécurité du quotidien pourrait bien être l’arme gagnante pour les opposants à Emmanuel Macron

Lance-roquettes découvert en Seine-Saint-Denis : mais que préparent donc ceux qui trafiquent ces armes ?




dimanche, novembre 04, 2018

La guerre civile par d'autres moyens

Trouvé chez Bruno Bertez :

American Politics Is Now Just Civil War by Other Means

Le passage essentiel est celui-ci (veuillez me pardonner ma flemme de traduire) :

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When Trump calls the establishment media the enemies of the people, that’s because they – together with their passive NPC drones and active Antifa enforcers – are enemies, if by “the people” we mean the historic American nation. Trump’s sin is that he calls them out for what they are.

Trump didn’t cause today’s polarization, he only exacerbates it because he punches back. Good, may he continue to do so. Pining for a more well-mannered time in a country that belongs to another, long-gone era is futile.
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Ce point me paraît essentiel : l'appel aux bonnes manières est une façon de conforter ceux qui tiennent le manche. Dans une situation de péril extrême, il est sain que les opposants soient cohérents, c'est-à-dire extrêmes eux aussi (je n'ai pas dit « extrémistes », il y a une nuance).

Alain Finkielkraut, qui est une personne estimable mais, en tant qu'intellectuel, pas loin d'être un imbécile, ne comprend rien à Trump  et en appelle, sincèrement me semble-t-il, à la civilité, sans comprendre qu'elle joue contre ce qu'il défend.

Il y a les imbéciles, il y a aussi les lâches (voir le commentaire de Wil 04 novembre 2018 à 01:47).

Ludovic Monnerat, un colonel suisse qui tenait un blog et a disparu des radars (si quelqu'un a des nouvelles ...), affectionnait le dicton : « Il y a deux sortes de militaires : les herbivores et les carnivores ». C'est à la guerre qu'on fait la différence. En temps de paix, les herbivores les plus habiles se donnent une image de carnivores.

Dans l'ordre intellectuel et politique (1), c'est pareil. Nous sommes dans un temps où il faut des carnivores.

De Gaulle et Thatcher ont souvent râlé d'être cernés par les mous, même parmi leurs fidèles. Il y a des moments où il faut des gens qui grimpent à l'échelle pour l'assaut sans tergiverser.

Trump et Salvini sont de ceux-là. En France, Wauquiez ... (je plaisante. Hélas. C'est un herbivore qui n'arrive même pas à se donner une image de carnivore. C'est dire s'il est con).

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(1) : je mélange volontairement les ordres intellectuel et politique. Dans l'ordre intellectuel, les ronds-de-jambe sont tout simplement grotesques. Montaigne a déjà tout dit :

De l'art de conférer

Dans l'ordre politique, on peut nuancer, puisque les violences rhétoriques débouchent parfois sur des violences physiques.

Mais nos ennemis ont choisi depuis une cinquantaine d'années d'établir une continuité entre ces deux ordres. De faire la guerre dans l'ordre intellectuel comme ils font la guerre dans l'ordre politique, et vice-versa. J'en tire les conséquences : vous avez voulu la guerre ? Hé bien, vous l'avez. Vous avez Trump, vous avez Orban, vous avez Salvini ...

Asia Bibi : les cris indignés des féministes percent les oreilles

Le mari d’Asia Bibi réclame l’asile pour sa famille aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et au Canada

Pas à la France, le péhi des drouâts de loume ? Comme c'est étrange ...





Peter Hitchens en grande forme

If moaning cut crime we'd have the best police in the world




samedi, novembre 03, 2018

Macron : « Z'est le retour des zheures les plus zombres de notre histoire. Mein Führeur ! »

J'avais décidé de ne pas parler des pauvres conneries de Macron sur le retour des années 30 puisque tout le monde l'a fait : 3 articles dans Causeur, 2 dans Atlantico, 2 dans le Figaro, 1 chez Bruno Bertez, 1 chez de Castelnau, ...

Mais, bon allez, deux, trois, petits articles :

Macron Trahison !

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Sur les déclarations de Manu l’extra-lucide, on ne peut que déplorer une fois encore l’argent public gaspillé à produire des énarques qui parlent avec assurance de choses dont ils ignorent tout. Comme d’habitude, il a plaqué sur la réalité une vision idéologique de l’histoire, celle qui lui a été enseignée.
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« Retour des années 30 » : Macron fait joujou avec l’histoire

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Comme le montre sa dernière sortie sur « le retour des années 30 », le rapport du jeune Macron à la vieille histoire fonctionne comme un extraordinaire révélateur. Du conformisme des jeunes élites, de l’inaptitude à penser l’irréductibilité des événements sans recourir à des cadres pré-établis, et de l’hubris de l’hyper-contemporanéité.
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Macron est un crétin narcissique inculte qui a de petites habiletés, bref, un François Hollande avec encore moins de retenue  (ne pas oublier cette parole fondamentale de François Hollande : « Macron, c'est moi en mieux » c'est-à-dire en pire).

Je me souviens de gens autour de moi disant « Macron, il est brillant », ce à quoi je répondais en riant « La brillance, une qualité de cireur de pompes ». Et je pensais à part moi que l'appétit de servilité dénoncé par La Boétie n'est pas mort.

Ces admirateurs transis ramènent moins leur fraise, ces temps-ci. Mais ont-ils compris que la source de leur erreur est une combinaison de superficialité, de conformisme et probablement d'irresponsabilité ? Bien sûr que non. Ils sont prêts à refaire exactement la même erreur pour un autre : répéter la pensée conforme du moment, c'est tout de même moins fatigant, et moins dangereux, que de réfléchir.

Mais ils ont une excuse : la « communication » est devenue une extraordinaire machine à  biaiser les problèmes, à ne jamais poser les questions droit, à susciter des impressions plutôt que des réflexions, à jouer sur l'image plutôt que sur la pensée, à tout noyer dans un maelström de sentiments au lieu de construire un discours.

Il y a toujours eu une grande part d'irrationnel dans la politique. L'innovation moderne est de l'avoir industrialisée. Les « communicants » au service du pouvoir sont des milliers, si on compte les administrations et leurs satellites. La question est de savoir si cette industrialisation de la perversion de la politique par la communication permet encore à la démocratie de vivre.

J'ai des doutes si gros que je considère que nous ne sommes déjà plus en démocratie. Car le vote éclairé n'existe plus.

EDITORIAL, DE LA FONCTION CLIVANTE DU POPULISME, SON UTILITÉ POUR MAINTENIR LA FICTION DE LA DÉMOCRATIE LIBÉRALE.


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L’accusation de populisme , c’est une arme qui est utilisée par les élites et leurs suiveurs, leurs harkis pour essayer de tuer socialement, démocratiquement ou républicainement ceux qui ne pensent pas comme eux. C’est le contraire d’un mot inclusif, c’est un mot qui disqualifie. Ce mot est balancé comme une insulte parce qu’il est chargé de connections soigneusement tracées et entretenues: racisme, antisémite, nazisme. Grâce à cela il est utilisé comme disqualification à la parole, comme une nullification : vous êtes un populiste , donc vous n’avez ni le droit à la parole ni le droit d’exister .

Il est frappant de voir que ceux qui l’utilisent se présentent comme centristes, comme refusant le clivage droite/gauche comme Macron. En fait ils tracent un autre clivage, celui du centre marécageux qui rejette les extrêmes. Ce clivage c’est d’un côté le camp du bien massifié, dont on a fait disparaître les identités et les déterminations et de l’autre le camp du mal, le camp de ceux qui sont structurés qui ont une colonne vertébrale, qui tiennent debout par des références et des convictions. Le camp du bien martelle: « vous devriez avoir honte de ce que votre populisme évoque; votre devriez avoir honte des associations d’idées que nous y accolons car en dernière analyse, quand tout le cheminement des associations d’idées a été parcouru, vous êtes raciste, antisémite, ringard, égoïste, bref nazi ».

[…]

ll faut cesser de s’interroger sur « nazi » car le contenu du mot est un piège, c’est une diversion. Il faut s’interroger sur l’utilisation du mot, démystifier cette utilisation, montrer en quoi elle est scélérate. Si vous entrez dans la discussion sur le nazisme vous êtes foutus, car là on touche au sacré, on touche à des interdits qui sont maintenant définitifs. La seule chose à faire est de discuter de l’utilisation du mot, de contester l’usage de cette arme que constitue la nazification de l’adversaire. Mais attention l’adversaire est rusé et quelque fois il ne vous nazifie pas directement, il joue par la bande! Ainsi Macron varie les attaques et quelquefois il se borne a évoquer … la similitude avec les Années Trente. Il joue sur les amalgames, la polysémie, les associations d’idées. Ce que bien sur tout le monde comprend , mais il ne l’a pas dit n’est ce pas que vous êtes un nazi, c’est vous qui le dites.

Désigner, nommer des populistes, c’est diviser le champ social pour régner

J’y insiste car pour lire régulièrement les travaux des think tanks européistes, je sais que c’est une stratégie élaborée, pensée, qui a été mise au point dans la perspective des élections européennes de 2019; faute de pouvoir se vanter d ‘un succès de gestion les européistes ont mis au point une fois de plus une stratégie scélérate qui consiste à cliver salement, honteusement, à diviser les peuples. Ils se contentent de gagner, ils n’ambitionnent plus de recueillir des adhésions. Ils se foutent d’être légitimes. Et à cette stratégie il faut reconnaître que les partis de gauche type Mélenchon prêtent leur concours. Pour avoir une place à table, un strapontin, et pour survivre ces pseudo partis de gauche comme Diem 25 ou les Insoumis, se soumettent au clivage imposé par les dominants et les européistes.

[…]

L’opposition entre les libéraux et les populistes ou entre les libéraux et les il-libéraux est, vue sous cet angle une mystification de plus, un piège et à mon sens il fait la récuser dès maintenant car c’est cette opposition qui permet au système des élites de se maintenir.

La vraie opposition n’a pas besoin de nom. Elle n’est même pas à inventer , même pas à formuler, elle s’imposera d’elle même sans mot d’ordre et sans discours. Sans mise en forme car elle sera pure force de rejet brutal. Car les inventions ne sont que prolongements du passé; non la vraie opposition se produira d’elle même sous une forme inconnue, elle sera produite par le réel , par la souffrance, par le mal être, pas par les hommes ou par des guides.

Il n’y a pas de prophète de ce qui n’existe pas encore et n’est donc pas nommable. La vraie révolution se fera bien sur, elle sera d’abord révolte des forces vives, brutes, dionysiaques, non canalisées, non mises en mots.
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Tout espoir est-il perdu ? Non.

Car l'histoire ne s'arrête jamais. La fabrique industrielle du consentement ne rencontre pas d'ennemi terme à terme. En revanche, elle a un tel effet dissolvant sur les sociétés que se créent des ilots en retrait, des gens qui arrêtent de jouer le jeu.

Nous ne sommes pas si loin de la lutte contre la tyrannie préconisée par La Boétie. Non pas la lutte armée, mais le retrait : arrêter d'écouter et, dans la mesure du possible, d'obéir. Cela semble bien faible, puisque le Système continue à prélever les impôts qui le font vivre.

Et pourtant, c'est de ces interstices hors-Système que viendra sa chute. Une révolte des bonnets rouges en plus grand, une révolution islamiste, une croisade chrétienne ... on peut imaginer tout ce qu'on veut, puisque, de toute façon, on ne peut prévoir l'avenir (seul quelqu'un d'aussi con qu'un énarque prend au sérieux la prospective).

Il faut adopter une approche systémique antifragile, à la Taleb : non pas s'épuiser à prévoir un avenir imprévisible, mais se bâtir les moyens intellectuels, financiers, sociaux et politiques de saisir par le cheveux les chances qui surgiront.

Le révolution française ne s'est pas faite autrement : c'est parce que les sociétés de pensée et les salons parisiens d'un coté, l'armée d'un autre coté, avaient préparé le terrain qu'on vit surgir à la première occasion les Mirabeau, Danton, Robespierre, Hoche,  Bonaparte, Lannes, Davout ...



vendredi, novembre 02, 2018

Disqus déconne

Des commentaires disparaissent. Je n'y suis pas rien, je ne censure pas.

Pas la peine de gueuler (en tout cas, pas contre moi), je n'y peux rien.



Pourquoi l'autorité de l'Etat en France ne sera pas rétablie

Ecole, police, immigration ... Les articles se multiplient disant que qu'il faut rétablir l'autorité de l'Etat en France. Je n'ai même pas besoin de vous mettre des liens tellement il y en a.

Pourtant, cela ne sera pas fait. Il n'y aura même pas le début d'un commencement. Les raisons :

1) Les hommes des partis dits de gouvernement croient avoir un intérêt électoral à l'anarchie. Ils rêvent tous d'être celui qui affrontera le Front National et gagnera sans effort.

2) Plus profondément, nos politiciens aiment bien la France mais malade, nécessitant leurs soins constants, consentant sans rechigner à disparaître dans le grand blob mondialiste, ils ne veulent surtout pas d'une France en ordre, puissante et qui marche toute seule. Bref, ils détestent la France.

Je rencontre toujours une certaine réticence quand je dis que nos politiciens sont des traitres qui haïssent la France, c'est qu'il est difficile de voir ce que l'on voit quand c'est trop dérangeant.

Pourtant, tout le monde connaît le proverbe : « Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour ». Or, on cherche en vain les preuves d'amour de la France de nos politiciens, en revanche, les preuves de haine abondent. La conclusion est facile à tirer, si on a du courage intellectuel.

Que faire pour remettre de l'ordre en France ? Se débarrasser de notre classe dirigeante (pas seulement les politiciens) faillie. Comment ? Je ne sais pas.

jeudi, novembre 01, 2018

La marine libre : un instrument de souveraineté gaullienne 1940-1945

Vous connaissez mon obsession maritime : la mer et les territoires d'outremer sont les moyens essentiels de nous délivrer du joug continental berlinois. C'est pourquoi les européistes, que ce soient les traitres français ou les ennemis étrangers, les détestent tant et mènent une action sournoise pour affaiblir notre souveraineté en ces domaines.

Comme il est maintenant habituel, les destructeurs comprennent beaucoup mieux les enjeux de pouvoir actuels que les conservateurs, peut-être parce que cela fait longtemps que ces derniers en sont éloignés.

De plus, on constate encore dans cette vidéo à quel point De Gaulle est très au-dessus du lot :





Éric Zemmour : « Scènes de la vie future »

Éric Zemmour : « Scènes de la vie future »


Je n’aime pas notre époque (à quelques nuances près : sans la médecine moderne, je ne serais peut-être déjà mort). Alors, le monde qui vient, vous imaginez comme je le déteste, un seul mot le caractérise : « déshumanisation » (ce que Bernanos a très bien vu : « On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure » et comme la vie intérieure caractérise l’homme ... Et pour ceux que ça défriserait : « L'optimisme est un faux espoir à l'usage des lâches et des imbéciles »).

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On peut reprocher [à Géraldine Smith] ses illusions, pas son honnêteté intellectuelle. Bien sûr, elle ne décèle dans ce qu'elle dénonce que « des effets pervers » d'idées justes, puisque provenant du fonds idéaliste de gauche, sans comprendre - ou admettre - que c'est son idéalisme de gauche qui est pervers. Géraldine Smith est une des innombrables incarnations contemporaines de la fameuse phrase de Bossuet: «  Dieu rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » [vraie citation : « Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je ? Quand on l’approuve et qu’on y souscrit »].

Pourtant, à part Dieu, personne n'a envie de rire après avoir lu ce qu'elle raconte. Installée depuis dix ans en Caroline du Nord, elle nous montre une Amérique toujours plus riche avec toujours plus de pauvres ; avec moins de chômeurs que jamais, mais toujours moins de protection sociale aussi. Le travail du dimanche désagrège une vie de famille déjà minée par le divorce de masse ; le règne du « cool » dans les vêtements fait songer à la célèbre phrase d'Einstein sur « l'Amérique passée directement de la barbarie à la décadence ». Un Américain sur quatre va quotidiennement au fast-food ; et les autres se nourrissent de pizzas ou de sushis avalés n'importe comment, n'importe où, à n'importe quelle heure. Bien la peine de dépenser des milliards de dollars dans des campagnes contre l'obésité !

[...]

Le chapitre sur les enfants traités par amphétamines pour obtenir de meilleurs résultats scolaires fait froid dans le dos. Un médecin explique: « Notre société a décidé que modifier l'environnement de l'enfant coûterait trop cher. Nous avons donc décidé de modifier l'enfant. » Un professeur de psychiatrie analyse les conséquences du laxisme des parents et des profs: « À l'école, on punissait les enfants qui ne restaient pas assis. Aujourd'hui, on les envoie en thérapie et on les drogue. »

Pas étonnant que l'Amérique soit aussi le pays où des millions de malades sont devenus de véritables « drogués » après qu'on les eut soignés avec des dérivés de l'opium pour atténuer les effets de la douleur. Le pays également où des parents conduisent leurs enfants de 10 ans chez des médecins afin que ceux-ci bloquent par des traitements chimiques leur puberté, parce que leur fille ne se sent pas à l'aise dans son identité de genre.

Mais c'est à l'université, sur les campus que le monde entier leur envie, que l'Amérique fabrique son avenir. Et le nôtre. Un avenir paradoxal, à la fois hyperprotecteur et hyperconflictuel. La protection de tous ceux qui ne peuvent supporter les « microagressions  » concernant leur sexe, leur genre, leur couleur de peau, leurs origines. Ceuxl-à ont le droit à des « trigger warnings » (déclencheurs d'alerte) et des «lecteurs de sensibilité» pour éviter tout ce qui pourrait les choquer :  « Les livres ne sont pas le lieu où un lecteur doit faire face à une représentation nocive ou stéréotypée de ce qu'il est. »

En clair, les femmes ne doivent plus lire Madame Bovary, les Juifs ne s'aventureront plus dans la lecture de Rebatet ou de Barrès, ou même de Balzac ou Voltaire ; les homosexuels ne chanteront plus du Brassens ou du Brel et les hétérosexuels ne liront pas Jean Genet. Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées, disait le dicton populaire d'antan. C'est exactement ce que nous montre Géraldine Smith, lorsqu'elle nous relate la mésaventure de son fils et d'un de ses amis noirs, à qui la «fraternité noire» (sorte de confrérie étudiante, NDLR) interdit de s'installer ensemble dans le campus. Ou ces femmes noires qui refusent la promiscuité avec les femmes blanches accusées d'être des « privilégiées ». Ou ces filles qui s'écrient: « Stop ! You are making me really unconfortable! » dès qu'elles ont un désaccord avec un garçon. Ou cet étudiant sanctionné par l'université pour une « danse sexuellement agressive ».

L'Amérique qui sort de ce tableau édifiant est à rebours des idéaux de ceux qui l'ont forgée: les féministes et les militants noirs organisent leur propre ségrégation. Les existentialistes les plus fanatiques inventent l'essentialisme des races et des genres le plus implacable. Ressuscitent le vieux principe de l'apartheid: « séparé mais égal ». Comme le reconnaît, effarée, Géraldine Smith: « Les parents noirs cherchaient à se fondre dans l'Amérique blanche ; leurs enfants les accusent de white washing ; les premiers luttaient pour le droit de s'asseoir à la même table, les seconds veulent qu'on leur dresse une table de même taille, mais séparée. »

Elle voit juste : tout ce qu'elle décrit viendra en France - y est déjà. Nous allons vivre une nouvelle vague d'américanisation : après celle des années 30 (décrite par Georges Duhamel), celle de l'après-guerre (le yé-yé et la société de consommation), celle des années 80 (McDonald's et antiracisme multiculturel), nous subirons celle qui vient: séparation de plus en plus conflictuelle des races et des sexes. Comme si, contrairement à tous les lieux communs progressistes, c'était le patriarcat blanc, assis sur la civilisation occidentale, qui s'avérait en dépit de ses limites et de ses crimes le plus « inclusif », car porteur d'une raison universaliste, héritée de l'Antiquité grecque, romaine et chrétienne. Georges Duhamel l'aurait volontiers expliqué à Géraldine Smith, qui ne l'aurait sans doute pas cru.
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Comme dit Régis Debray, nous serons un peu plus des « gallo-ricains ».

Or, la société américaine est profondément inhumaine, probablement à cause de la représentation du monde des puritains. Il me semble que les Amish ont compris quelque chose : on peut être américain sans devenir fou, à condition de refuser les facilités de la modernité, mais ce n'est déjà plus tout à fait être américain.





mercredi, octobre 31, 2018

Autrefois, les plaisirs de la vie étaient plus forts (2)

Je retrouve ce texte d'il y a cinq ans, il est plus que jamais d'actualité :



Philosophant de comptoir avec un ami, évoquant les interdictions de fumer, de stationner, de rouler vite, de piloter où on veut etc. qui entravent nos vies, nous constatâmes qu'autrefois les plaisirs de la vie étaient plus forts et les libertés plus grandes.

Les gens étaient mieux habillés et les mariages duraient trois jours.

On pourrait multiplier les comparaisons. Je ne pense pas que cela soit seulement une poussée de nostalgie de vieux cons.

Bien sûr, la guerre, la maladie, l'accident et la mort étaient plus présents.  Ce n'est pas contradictoire.

Nous sommes en quelque sorte devant le dilemme d'Achille revisité : voulons nous une vie courte et intense ou une vie longue et morne ?

Comme nous ne croyons plus en rien de spirituel, que nous célébrons le culte du matérialisme, nous plaçons notre vie biologique au-dessus de toute autre considération. C'est pourquoi nous choisissons collectivement une vie longue et morne.

Autrement dit, entre une vie de chevalier et une vie de cheval, nous avons choisi la seconde, nous avons choisi l'animalité contre la civilisation. Comme disait Philippe Muray, nous allons vers des lendemains qui rampent.

Il est donc dans l'ordre des choses que l'on bride les plaisirs typiquement humains. Un boeuf à l'étable n'a jamais ressenti le besoin de fumer un havane après le déjeuner.


Bernard Lugan sur le Mali

Comme d'habitude, c'est limpide :


1) Si pour l’armée française les ennemis sont les islamistes, pour Bamako, ces derniers sont au contraire des « alliés » contre les séparatistes touareg.

2) Comment donner une conscience « nationale » aux populations de cet Etat sans Nation qu’est le Mali où, légitimé par l’ethno-mathématique électorale, le régime sudiste refuse de prendre en compte les revendications nordistes ?

3) Comment prétendre faire vivre ensemble les agriculteurs noirs sédentaires du sud, les nomades berbères ou arabes du nord et les éleveurs peul du centre quand le contentieux qui les oppose est à la fois inscrit dans la nuit des temps et amplifié par la suicidaire démographie régionale ?

La question malienne, et plus généralement celle du Sahel, est donc sans issue à court et à moyen terme. Quant au « développement », il s’agit d’une illusion à destination des gogos. Le déversement de ses populations vers le nord de la méditerranée est donc programmé.

Pour l’Europe, l’urgence est alors d’établir des partenariats avec les pays d’Afrique du Nord qui constituent sa première frontière, tout en adoptant des mesures militaires d’une absolue fermeté contre les passeurs et ceux qui les aident.



mardi, octobre 30, 2018

Charles Gave : « Banques : panique allemande ! »



Charles Gave fait des analyses qui rejoignent celles de Bruno Bertez.

Elle se venge ... (la décivilisation par les connasses)



Finalement, donner la parole et l'indépendance aux femmes n'était pas une bonne idée : avant, nous étions cerné par les cons, aujourd'hui il faut y ajouter les connes. Ca fait double encerclement.

Les rappels de l’affaire Kashoggi

Le Canard Enchainé s’est amusé à titrer « Affaire Kashoggi : une enquête en dents de scie ».

Trêve de plaisanteries, l’affaire Kashoggi rappelle deux choses (si, pour vous, ce ne sont pas des rappels mais des informations, c’est dommage) :

1) L’Arabie Saoudite est un DAECH qui a du pétrole et un siège à l’ONU. Ce sont des animaux sadiques. C’est une honte et un danger pour n’importe quel pays occidental d’avoir une relation quelconque avec ce pays autre que l’hostilité ouverte.

2) Conséquence directe du premier point, les pays occidentaux n’ont absolument plus aucun crédit moral (comparez par exemple les traitements des affaires Skripal et Kashoggi). C'est un point essentiel






Le néo-féminisme en action (et après, vous me direz que nous ne sommes pas cernés par les cons)



Je me pose tout de même une question : cette connasse débile a un chose avec des trucs entre les jambes (je n'ose écrire « un homme »), le père de son enfant ? Et il ne lui a pas passé un savon d'anthologie ?

Nota : le titre de ce billet porte « cernés par les cons » et pas « cernés par les connes » parce que, chez les néo-féministes abrutis, les hommes et les femmes se valent dans la bêtise crasse.

Addendum : je m'aperçois que le hasard du blog fait que ce billet est juste au-dessus de celui cur Neil Armstrong. Il ne peut y avoir contraste plus saisissant entre cet homme modeste et taiseux qui fait son devoir et de grandes choses et cette poule bavarde, narcissique et creuse.

dimanche, octobre 28, 2018

First man



Excellent film.

J'ai un faible pour Neil Armstrong. C'était un taiseux à l'ancienne, loin du blabla obligatoire pour magazines féminins des hommes « sensibles ». C'était un homme de peu de mots. Bien que cela ne soit pas tout le thème du film, on pense à Milan Kundera  : « les misogynes n'aiment pas la féminité. Les machistes aiment la féminité mais ne s'y soumettent pas ». Armstrong est un mec classe, le type du decent man, common man. Il ne ramène pas sa fraise, il fait son devoir, y compris quand il consiste à risquer sa vie.

Le film en fait peut-être un peu trop sur la petite fille d'Armstrong morte d'une tumeur au cerveau.

Mais c'était un pilote extraordinaire, d'un sang-froid à la limite de la distraction. Il n'a pas été choisi pour être le premier homme sur la Lune simplement parce qu'il avait une bonne tête.

Ce film a été plutôt un flop aux Etats-Unis, ce qui n'est pas péjoratif à mes yeux : vu les thèmes à la mode, s'en abstenir mérite louange.

J'ai un petit point commun avec Neil Armstrong mais je le garde pour moi.




Et un documentaire sur cet avion extraordinaire que ce fut le X15 (un pilote de X15 se plaignait récemment « J'ai 90 ans et mes records n'ont toujours pas été battus »).