Le social-libéralisme, voilà l'ennemi !
Pour une fois je suis d'accord avec l'analyse économique d'Eric Zemmour. Est-ce moi qui me suis rapproché de lui ou l'inverse ? Je ne sais.
Deux articles connexes :
Rémunérations des dirigeants du CAC 40 : un mauvaisrapport qualité-prix
Archer est beaucoup plus cinglant que Zemmour :
Qu'on le veuille ou non, et par-delà le talent de ces capitaines de grands groupes, il
faut savoir demeurer en phase avec la société au sein de laquelle vous évoluez.
C'est ce qu'avaient compris feu François Michelin, Xavier Fontanet (Essilor) ou
Bertrand Collomb (Lafarge) à la suite du regretté Olivier Lecerf.
C'est ce que ne parviendra jamais à intégrer Carlos Ghosn dont la rémunération
globale chez Renault est de 7,2 millions d'euros et de 7,4 millions chez Nissan.
Notre société, certes capitaliste et matérialiste, peut elle se satisfaire de payer
quelqu'un plus d'un million par mois à la lumière d'un chiffre simple que les
analystes financiers gomment parfois: il y a dix ans, Renault produisait (et vendait)
près d'un million de véhicules en France. Aujourd'hui, la firme au losange est endeçà
de 400.000 unités. Était-il si génial de délocaliser à tour de bras et de se
focaliser sur du low-cost ? Pourquoi avoir tué la stratégie de redressement de
Raymond Lévy qui n'excluait pas le haut de gamme ou l'alliance avec Volvo en
1988? Un jour, un bilan de l'ère d'un manager fort soucieux de ses intérêts (n'est-il
pas de surcroît patron de Lada en Russie...) devra être établi.
C'est un de mes points d'accord avec la CGT (si, si) : Carlos Ghosn est un enfoiré de compétition, cupide, avide, narcissique, égoïste, inhumain, froid, sans scrupules ... Un escroc de grand chemin qui a compris qu'il y avait plus d'argent à se faire dans les couloirs des ministères et dans les salles des conseils d'administration qu'en casant des assurances-vie bidons aux dans les maisons de retraite de Carpentras.
Et Emmanuel Macron aussi :
De nos jours, les temps ont changé et un ministre de l'Économie a fait inscrire dans
sa fameuse future loi Macron un allègement de la fiscalité relative aux attributions
d'actions. Chacun pensera librement: on peut vouloir vivre comme un footballeur
ou comme Jean Guitton. On peut vouloir introduire une loi innovante ou à
l'inverse glisser des dispositions qui ménagent l'appréciation que les hautes
sphères dirigeantes privées ressentent à votre égard. Une vraie application du
principe de précaution appliquée à la notion de carrière personnelle, en somme.
«C'est pas ma faute» : le livre que doit lire Agnès Saal
jeudi, avril 30, 2015
mercredi, avril 29, 2015
La relève de l'escadre de Perse (P. Fabry)
Passionnant.
Extraits du journal de bord du vaisseau du roi Le Breton parti en mars 1671 relever l'escadre dite de Perse, qui est en réalité celle des Indes.
Je suis très étonné de la prégnance du scorbut alors que, depuis l'expédition de Jacques Cartier en 1535, on en connaissait le remède. Plus exactement, des Français en connaissaient le remède, mais ils ne devaient pas être aux bonnes places de l'administration royale.
Il arrive toutes sortes d'aventures dignes de l'Odyssée.
On reste stupéfait devant l'audace de nos ancêtres, les explorateurs, Colomb, Magellan, Cartier, de La Salle, ou les coloniaux, Cortes, Francis Garnier ... Il y eut aussi les scientifiques. Nos derniers aventuriers furent les aviateurs. Les astronautes ne furent pas aussi aventuriers, ils étaient pris dans une organisation bureaucratique tentaculaire.
L'hiatus entre la France du principe de précaution et la France de Pasteur est navrant.
Extraits du journal de bord du vaisseau du roi Le Breton parti en mars 1671 relever l'escadre dite de Perse, qui est en réalité celle des Indes.
Je suis très étonné de la prégnance du scorbut alors que, depuis l'expédition de Jacques Cartier en 1535, on en connaissait le remède. Plus exactement, des Français en connaissaient le remède, mais ils ne devaient pas être aux bonnes places de l'administration royale.
Il arrive toutes sortes d'aventures dignes de l'Odyssée.
On reste stupéfait devant l'audace de nos ancêtres, les explorateurs, Colomb, Magellan, Cartier, de La Salle, ou les coloniaux, Cortes, Francis Garnier ... Il y eut aussi les scientifiques. Nos derniers aventuriers furent les aviateurs. Les astronautes ne furent pas aussi aventuriers, ils étaient pris dans une organisation bureaucratique tentaculaire.
L'hiatus entre la France du principe de précaution et la France de Pasteur est navrant.
Les hauts fonctionnaires, ces sangsues : l'argent des cultureux
Les hauts fonctionnaires, cette caste incompétente, irresponsable, intouchable et ruineuse.
INA : pourquoi Agnès Saal n'a pas vraiment démissionné
Taxis d'Agnès Saal, budgets culturels : quand la valsedes euros fait tourner les têtes
Tout ça, c'est pas grave, c'est cet imbécile de contribuable qui paye.
INA : pourquoi Agnès Saal n'a pas vraiment démissionné
Taxis d'Agnès Saal, budgets culturels : quand la valsedes euros fait tourner les têtes
Tout ça, c'est pas grave, c'est cet imbécile de contribuable qui paye.
Finkielkraut, Le Goff, Delsol : qu'est ce que le conservatisme ?
Finkielkraut, Le Goff, Delsol : qu'est ce que le conservatisme ?
Je me félicite qu'il y ait de plus en plus d'articles tentant de cerner ce qu'est le conservatisme politique.
Je me félicite qu'il y ait de plus en plus d'articles tentant de cerner ce qu'est le conservatisme politique.
Libellés :
conservatisme à la française
Eric Zemmour sur RTL : "Le territoire national est en train de redevenir un lieu de guerre"
Décidément, Zemmour est très en forme en mmoment.
Libellés :
armée,
guerre contre l'islamisme,
invasion migratoire,
zemmour
mardi, avril 28, 2015
Le drame de Prosper
Prosper est un réseau du Special Operations Executive qui couvre Paris et le nord de la France.
A l'été 1943, il tombe par pans entiers. Il y a un traitre.
Nous n'avons aucune preuve formelle de ce qui suit. Juste des conjectures et des coïncidences troublantes. Cette histoire constitua le sujet du roman de Larry Colins, Fortitude. Je vous fais ce récit à l'indicatif, moins lourd que le conditionnel, mais j'aurais pu tout aussi bien utiliser ce mode pour chaque verbe. Allons-y.
Le traitre ? Henri Déricourt, le responsable des opérations aériennes, qui a passé un pacte faustien avec les Allemands. Ils peuvent voir le courrier transmis. En échange, ils ne touchent pas aux agents. Le responsable pour la France du SD, le contre-espionnage allemand, a même assisté à un atterrissage clandestin caché dans les fourrés.
Seulement voilà, Déricourt n'est ni un agent simple, ni un agent double, c'est un agent triple ! Il travaille pour le SOE, qu'il trahit au profit du SD, mais sur ordre du MI6.
Pourquoi des Anglais trahissent-ils d'autres Anglais, et beaucoup de Français ?
D'une part pour induire les Allemands à penser que le Nord est primordial, laissant deviner un débarquement dans le Pas de Calais. L'opération Jéricho n'a pas un but différent. D'autre part pour ouvrir des canaux de communication, en laissant les Allemands briser des codes, qui permettront le moment venu de les intoxiquer.
Comble de perversité, nombre de jolies jeunes femmes, agents de liaison, radios, sont livrées à cette occasion. Les machiavels de cette machination savent bien qu'on a tendance à croire des renseignements obtenus difficilement, par la torture par exemple. Si, en plus, ils viennent de jolies femmes, comment croire à une intoxication ? Comment croire qu'il y a des gens assez pervers pour les livrer sciemment afin d'intoxiquer l'ennemi ?
En comparaison de l'Anglais, l'Allemand est brutal mais naïf.
Ce récit est édifiant.
Mais cela a fonctionné : jusqu'à la fin juin 1944, Adolf Hitler a eu des doutes sur un éventuel second débarquement dans la Pas-de-Calais.
Comme je l'ai dit, il n'y a aucune preuve indiscutable et il n'y en aura probablement jamais : ce ne sont pas des choses qui laissent des traces écrites.
Mais si un jour on vous explique que l'expression «perfide Albion» est exagérée, souvenez vous du réseau Prosper.
Le monument de Valençay a une première signification limpide : un hommage aux agents du SOE tués. Mais il pourrait aussi avoir une seconde signification cryptée : un hommage aux victimes de manipulations.
A l'été 1943, il tombe par pans entiers. Il y a un traitre.
Nous n'avons aucune preuve formelle de ce qui suit. Juste des conjectures et des coïncidences troublantes. Cette histoire constitua le sujet du roman de Larry Colins, Fortitude. Je vous fais ce récit à l'indicatif, moins lourd que le conditionnel, mais j'aurais pu tout aussi bien utiliser ce mode pour chaque verbe. Allons-y.
Le traitre ? Henri Déricourt, le responsable des opérations aériennes, qui a passé un pacte faustien avec les Allemands. Ils peuvent voir le courrier transmis. En échange, ils ne touchent pas aux agents. Le responsable pour la France du SD, le contre-espionnage allemand, a même assisté à un atterrissage clandestin caché dans les fourrés.
Seulement voilà, Déricourt n'est ni un agent simple, ni un agent double, c'est un agent triple ! Il travaille pour le SOE, qu'il trahit au profit du SD, mais sur ordre du MI6.
Pourquoi des Anglais trahissent-ils d'autres Anglais, et beaucoup de Français ?
D'une part pour induire les Allemands à penser que le Nord est primordial, laissant deviner un débarquement dans le Pas de Calais. L'opération Jéricho n'a pas un but différent. D'autre part pour ouvrir des canaux de communication, en laissant les Allemands briser des codes, qui permettront le moment venu de les intoxiquer.
Comble de perversité, nombre de jolies jeunes femmes, agents de liaison, radios, sont livrées à cette occasion. Les machiavels de cette machination savent bien qu'on a tendance à croire des renseignements obtenus difficilement, par la torture par exemple. Si, en plus, ils viennent de jolies femmes, comment croire à une intoxication ? Comment croire qu'il y a des gens assez pervers pour les livrer sciemment afin d'intoxiquer l'ennemi ?
En comparaison de l'Anglais, l'Allemand est brutal mais naïf.
Ce récit est édifiant.
Mais cela a fonctionné : jusqu'à la fin juin 1944, Adolf Hitler a eu des doutes sur un éventuel second débarquement dans la Pas-de-Calais.
Comme je l'ai dit, il n'y a aucune preuve indiscutable et il n'y en aura probablement jamais : ce ne sont pas des choses qui laissent des traces écrites.
Mais si un jour on vous explique que l'expression «perfide Albion» est exagérée, souvenez vous du réseau Prosper.
Le monument de Valençay a une première signification limpide : un hommage aux agents du SOE tués. Mais il pourrait aussi avoir une seconde signification cryptée : un hommage aux victimes de manipulations.
Noirs aux Etats-Unis : les ravages de la position victimaire
Il arrive que de policiers blancs se comportent mal avec des noirs certes. Mais cela n'enlève rien aux statistiques affolantes des noirs aux USA (criminalité, grossesses précoces, familles éclatées, drogue ...).
La problème est dans la tête des noirs : d'authentiques salauds blancs leur ont seriné qu'ils étaient des victimes. Ils se comportent comme des victimes (irresponsables de leur propre destin). C'est pourquoi les programmes d'affirmative action n'ont aucune influence que néfaste, parce qu'ils renforcent cette position de victime à qui tout est du et qui n'est responsable de rien.
Remarquez bien qu'en France, nous avons les mêmes belles âmes qui tiennent un discours tout aussi irresponsable vis-à-vis de nos immigrés.
La problème est dans la tête des noirs : d'authentiques salauds blancs leur ont seriné qu'ils étaient des victimes. Ils se comportent comme des victimes (irresponsables de leur propre destin). C'est pourquoi les programmes d'affirmative action n'ont aucune influence que néfaste, parce qu'ils renforcent cette position de victime à qui tout est du et qui n'est responsable de rien.
Remarquez bien qu'en France, nous avons les mêmes belles âmes qui tiennent un discours tout aussi irresponsable vis-à-vis de nos immigrés.
lundi, avril 27, 2015
2017 : pourquoi François Hollande va gagner et pourquoi ce n'est (presque) pas pire qu'autre chose
2017 : Pourquoi François Hollande n'a pas encore perdu
Je suis plus radical que l'article en lien : mon pronostic est que François Hollande va être réélu en 2017.
En effet, il y a toujours un élu à la fin. La question n'est donc pas d'aimer François Hollande dans l'absolu, mais de mépriser cette raclure un peu moins que les autres ordures qui s'opposeront à lui.
Or, François Hollande a deux énormes atouts :
La seule différence avec François Hollande est, comme nous l'avons vu, que le «progrès», c'est-à-dire le nihilisme décadent et mortifère, irait plus vite. C'est juste une question de vitesse, pas de direction. C'est du second ordre, même si c'est important.
Je suis plus radical que l'article en lien : mon pronostic est que François Hollande va être réélu en 2017.
En effet, il y a toujours un élu à la fin. La question n'est donc pas d'aimer François Hollande dans l'absolu, mais de mépriser cette raclure un peu moins que les autres ordures qui s'opposeront à lui.
Or, François Hollande a deux énormes atouts :
- un socle clientéliste de bons-à-rien, de feignasses, de nantis du système, de profiteurs de tout poil, d'arcboutés sur leurs avantages exquis, de naïfs, de cons, qui ne le lâcheront pas. Il faut vraiment se comporter comme ce couillon de Jospin pour ne pas passer le premier tour quand on est socialiste.
- une presse toujours inclinée en sa faveur (imaginez le traitement de Sarkozy par la presse s'il avait eu les mêmes histoires). Ce fut son principal atout en 2012, cela le sera de nouveau en 2017. Ce mollusque inodore et sans saveur est le candidat idéal pour les journalistes, qui sont sans personnalité, sans intelligence et sans droiture.
Est-ce si grave que François Hollande soit réélu ?
Tous les candidats susceptibles de le vaincre, Sarkozy, Juppé, Bayrou, mèneraient la même politique : européiste, immigrationniste, soumise à l'islam, capitaliste de connivence, atlantiste, progressiste, clientéliste, rentière ... Même Marine Le Pen, reniant son père, penche dans ce sens conformiste. Tous ont des projets par catégories de Français, aucun n'a de projet pour la France. Ou plutôt si, ils ont un projet implicite qu'ils n'osent articuler à haute voix : la France est morte, noyons la dans l'Europe technocratique, noyons la dans l'Humanité basanée, dans le marché mondialisé, dans l'OTAN américanisé. Qu'on en finisse une bonne fois pour toutes avec cette emmerdeuse qui n'en finit pas d'agoniser ! L'euthanasie pour tous, commençons par euthanasier la France.
La seule différence avec François Hollande est, comme nous l'avons vu, que le «progrès», c'est-à-dire le nihilisme décadent et mortifère, irait plus vite. C'est juste une question de vitesse, pas de direction. C'est du second ordre, même si c'est important.
Libellés :
anti-France,
Joseph Djougachvili Hollande,
La lie
La fin de la ” Pax Americana” ?
La fin de la ” Pax Americana” ?
Je suis d'accord avec Charles Gave : il y a chez les Américains une tentation très forte de repasser l'Atlantique comme les légions romaines ont retraversé la Manche en l'an 410. L'affaire ukrainienne masque provisoirement cette tendance, mais elle va revenir.
L'histoire s'est remise en marche en Europe après la parenthèse enchantée entre 1962 (affaire des missiles de Cuba, la guerre froide refroidit encore) et 1991 (démantèlement de l'URSS). Et l'histoire est toujours tragique et violente. Et aussi, très pénible pour ceux qui veulent pas se battre pour leur liberté. Elle est cruelle avec les faibles.
Beaucoup d'Européens vivent encore au pays des Bisounours. Pour combien de temps ?
Je suis d'accord avec Charles Gave : il y a chez les Américains une tentation très forte de repasser l'Atlantique comme les légions romaines ont retraversé la Manche en l'an 410. L'affaire ukrainienne masque provisoirement cette tendance, mais elle va revenir.
L'histoire s'est remise en marche en Europe après la parenthèse enchantée entre 1962 (affaire des missiles de Cuba, la guerre froide refroidit encore) et 1991 (démantèlement de l'URSS). Et l'histoire est toujours tragique et violente. Et aussi, très pénible pour ceux qui veulent pas se battre pour leur liberté. Elle est cruelle avec les faibles.
Beaucoup d'Européens vivent encore au pays des Bisounours. Pour combien de temps ?
Verhaeghe : Emmanuel Macron, la rente contre le capital
Emmanuel Macron: la rente contre le capital
[…]
On s’étonne toutefois de ne voir à aucun moment apparaître la notion de valeur créée par les entrepreneurs dans cette tribune. Pour Emmanuel Macron, le capitalisme, ce sont des détenteurs de capital qui financent la croissance, mais pas des entrepreneurs qui créent de la valeur ex nihilo. Cet aveu involontaire méritait d’être commis: Emmanuel Macron est décidément l’homme de la banque, ce n’est pas un entrepreneur. Il incarne bien cette caste dominante en France pour laquelle l’économie est un jeu capitalistique où l’action des hommes et des innovations tient un rôle secondaire par rapport à la préservation des rentes acquises.
L’étonnante absence du mot « innovation »
De façon encore plus révélatrice, le mot « innovation » ne figure d’ailleurs pas dans le texte d’Emmanuel Macron. Il est assez curieux de voir comment un ministre devenu la figure de la modernité au sein du gouvernement, peut à ce point rater l’exercice attendu. A le lire, on croirait presque que son enjeu est de reconstruire la puissance industrielle française des années 1860, quand il s’agit précisément de basculer vers des modèles totalement nouveaux.
[…]
Les élites françaises ne comprennent pas la nouvelle économie
En bout de course, il ressort de cette tribune le sentiment diffus qu’Emmanuel Macron est bien l’homme de la rente. Il lit l’économie française sous le prisme d’un capitalisme mature, qui ne comprend pas les nouveaux paradigmes et qui cherchent simplement à faire fructifier un acquis en profitant d’innovations qui lui sont étrangères. Et c’est probablement cela, le mal français: le pays est dirigé par une élite tournée vers le passé, même lorsqu’elle prend les accents de la modernité. Son enjeu est de préserver une structure de capital, et certainement pas d’en faire émerger une nouvelle, adaptée aux besoins de notre temps et reposant sur des entrepreneurs qui changent le monde.
[…]
On s’étonne toutefois de ne voir à aucun moment apparaître la notion de valeur créée par les entrepreneurs dans cette tribune. Pour Emmanuel Macron, le capitalisme, ce sont des détenteurs de capital qui financent la croissance, mais pas des entrepreneurs qui créent de la valeur ex nihilo. Cet aveu involontaire méritait d’être commis: Emmanuel Macron est décidément l’homme de la banque, ce n’est pas un entrepreneur. Il incarne bien cette caste dominante en France pour laquelle l’économie est un jeu capitalistique où l’action des hommes et des innovations tient un rôle secondaire par rapport à la préservation des rentes acquises.
L’étonnante absence du mot « innovation »
De façon encore plus révélatrice, le mot « innovation » ne figure d’ailleurs pas dans le texte d’Emmanuel Macron. Il est assez curieux de voir comment un ministre devenu la figure de la modernité au sein du gouvernement, peut à ce point rater l’exercice attendu. A le lire, on croirait presque que son enjeu est de reconstruire la puissance industrielle française des années 1860, quand il s’agit précisément de basculer vers des modèles totalement nouveaux.
[…]
Les élites françaises ne comprennent pas la nouvelle économie
En bout de course, il ressort de cette tribune le sentiment diffus qu’Emmanuel Macron est bien l’homme de la rente. Il lit l’économie française sous le prisme d’un capitalisme mature, qui ne comprend pas les nouveaux paradigmes et qui cherchent simplement à faire fructifier un acquis en profitant d’innovations qui lui sont étrangères. Et c’est probablement cela, le mal français: le pays est dirigé par une élite tournée vers le passé, même lorsqu’elle prend les accents de la modernité. Son enjeu est de préserver une structure de capital, et certainement pas d’en faire émerger une nouvelle, adaptée aux besoins de notre temps et reposant sur des entrepreneurs qui changent le monde.
dimanche, avril 26, 2015
Européisme et frontières : revenons aux fondamentaux
Pourquoi il faut démembrer l’Allemagne
Le titre décape !
Extraits :
L’Allemagne conçue comme un espace politique unique de la Prusse au Rhin est une source de déséquilibre systémique pour le continent européen. Il est urgent de procéder à son démembrement, sans quoi l’Europe court à sa perte, comme ce fut le cas en 1914 ou en 1933.
Le premier signal du dysfonctionnement européen est envoyé par la Commission Européenne. Présidée par un Luxembourgeois sauvé des eaux grâce à Angela Merkel, la Commission a perdu toute existence politique et n’a plus qu’une utilité: endosser les décisions prises à Berlin. Pour le reste, les affaires sont directement négociées par maman Angela ou par ses sbires.
Tsipras, redisons-le, est bien téméraire d’accorder à l’Allemagne une intelligence suffisante pour éviter le scénario du pire. On penche plutôt pour l’inverse: l’Allemagne ne se fera pas prier face au défaut grec, et sortira les impétrants sans ménagement de la zone euro.
Thierry Baudet : «Le risque de guerre civile paneuropéenne est réel»
L'UE, par conséquent, est, et sera toujours, fondamentalement incapable de se doter d'une personnalité politique. Elle ne peut pas être un véritable acteur politique. Elle ne peut fonctionner que dans l'ombre, en se contentant d'une gestion administrative, quasi-universelle, en toute sécurité dans les brumes technocratiques de Bruxelles. C'est d'ailleurs ainsi que le voulait Jean Monnet. Lorsque l'UE veut se montrer en pleine lumière, comme elle l'a fait en 2005 en soumettant honnêtement ses projets réels aux suffrages populaires par le biais de référendums, c'est l'échec. Les gens ont rejeté massivement la Constitution européenne, comme ils rejeteraient une «politique européenne d'immigration». Par conséquence, nous sommes maintenant reclus sur une terre désolée: l'UE ne peut agir, et les États membres ne le peuvent plus non plus. L'abandon des frontières nous a rendu impuissants.
[…]
En raison de l'immigration de masse et des aspirations politiques naturelles des musulmans devenus très nombreux, nous prenons le risque d'un retour à l'état de guerre civile paneuropéenne. C'est une raison supplémentaire pour ne pas permettre l'arrivée de ces réfugiés sur nos côtes.
[…]
Selon vous, la construction européenne s'est arrêtée dans un entre-deux indéfini, «en rejetant à la fois le fédéralisme et le confédéralisme». Le retour à l'État-nation, que vous prônez, n'est-il pas utopique? Pourquoi ne pas assumer plutôt une logique fédérale ?
Parce qu'une telle construction ne serait pas soutenue par les différents peuples européens. Et ils auraient raison parce qu'une Europe sous administration centralisée serait contraire à l'idée même de l'Europe, démocratique et diverse.
[…]
Dans votre livre, vous rapprochez supranationalisme et multiculturalisme. En quoi ces deux phénomènes sont-ils liés ?
Le supranationalisme est le résultat d'un dépassement de la pensée des Lumières dans le sens où il manifeste concrètement la croyance que des principes universels régissent la vie de l'homme. Le multiculturalisme, de son côté, vient de la perception romantique de l'Autre, envisagé comme fondamentalement bon et doté d'une identité immuable.
[…]
Malgré leurs origines philosophiquement divergentes, ils ont le même effet: le démantèlement de l'État-nation. Et de façon étrange, ils semblent avoir fusionné pour s'arrêter sur la même vision de l'avenir: un monde sans frontières, sans distinction entre «nous» et «eux», sans nations, un monde pour l'Humanité, gouverné par des principes universels, géré par une bureaucratie mondiale et, meme si c'est incompatible, respectant les caprices de chaque sous-groupe culturel.
Mais le problème le plus profond avec l'islam, c'est la charia, une loi de compétence universelle et non-territoriale qui affronte donc frontalement la philosophie universaliste de l'UE et de la Cour européenne des droits de l'homme. Il est absolument urgent de réaffirmer devant les communautés islamiques l'importance de la loi territoriale séculaire. Et la seule façon de le faire est d'être d'une fermeté absolue en matière de loyauté nationale. Autant de choses qu'une administration bureaucratique et universelle comme l'UE ne pourra, par définition, jamais mettre en oeuvre. Les musulmans doivent faire passer la loi nationale avant les règles du Coran (un récent sondage en Hollande montre que 70% d'entre eux s'y refusent). Atteindre ce très difficile objectif est la seule solution pour surmonter nos tensions actuelles.
Un peu moins fondamental, mais intéressant :
Réflexions iconoclastes sur l'asile
Le titre décape !
Extraits :
L’Allemagne conçue comme un espace politique unique de la Prusse au Rhin est une source de déséquilibre systémique pour le continent européen. Il est urgent de procéder à son démembrement, sans quoi l’Europe court à sa perte, comme ce fut le cas en 1914 ou en 1933.
Le premier signal du dysfonctionnement européen est envoyé par la Commission Européenne. Présidée par un Luxembourgeois sauvé des eaux grâce à Angela Merkel, la Commission a perdu toute existence politique et n’a plus qu’une utilité: endosser les décisions prises à Berlin. Pour le reste, les affaires sont directement négociées par maman Angela ou par ses sbires.
Tsipras, redisons-le, est bien téméraire d’accorder à l’Allemagne une intelligence suffisante pour éviter le scénario du pire. On penche plutôt pour l’inverse: l’Allemagne ne se fera pas prier face au défaut grec, et sortira les impétrants sans ménagement de la zone euro.
Thierry Baudet : «Le risque de guerre civile paneuropéenne est réel»
L'UE, par conséquent, est, et sera toujours, fondamentalement incapable de se doter d'une personnalité politique. Elle ne peut pas être un véritable acteur politique. Elle ne peut fonctionner que dans l'ombre, en se contentant d'une gestion administrative, quasi-universelle, en toute sécurité dans les brumes technocratiques de Bruxelles. C'est d'ailleurs ainsi que le voulait Jean Monnet. Lorsque l'UE veut se montrer en pleine lumière, comme elle l'a fait en 2005 en soumettant honnêtement ses projets réels aux suffrages populaires par le biais de référendums, c'est l'échec. Les gens ont rejeté massivement la Constitution européenne, comme ils rejeteraient une «politique européenne d'immigration». Par conséquence, nous sommes maintenant reclus sur une terre désolée: l'UE ne peut agir, et les États membres ne le peuvent plus non plus. L'abandon des frontières nous a rendu impuissants.
[…]
En raison de l'immigration de masse et des aspirations politiques naturelles des musulmans devenus très nombreux, nous prenons le risque d'un retour à l'état de guerre civile paneuropéenne. C'est une raison supplémentaire pour ne pas permettre l'arrivée de ces réfugiés sur nos côtes.
[…]
Selon vous, la construction européenne s'est arrêtée dans un entre-deux indéfini, «en rejetant à la fois le fédéralisme et le confédéralisme». Le retour à l'État-nation, que vous prônez, n'est-il pas utopique? Pourquoi ne pas assumer plutôt une logique fédérale ?
Parce qu'une telle construction ne serait pas soutenue par les différents peuples européens. Et ils auraient raison parce qu'une Europe sous administration centralisée serait contraire à l'idée même de l'Europe, démocratique et diverse.
[…]
Dans votre livre, vous rapprochez supranationalisme et multiculturalisme. En quoi ces deux phénomènes sont-ils liés ?
Le supranationalisme est le résultat d'un dépassement de la pensée des Lumières dans le sens où il manifeste concrètement la croyance que des principes universels régissent la vie de l'homme. Le multiculturalisme, de son côté, vient de la perception romantique de l'Autre, envisagé comme fondamentalement bon et doté d'une identité immuable.
[…]
Malgré leurs origines philosophiquement divergentes, ils ont le même effet: le démantèlement de l'État-nation. Et de façon étrange, ils semblent avoir fusionné pour s'arrêter sur la même vision de l'avenir: un monde sans frontières, sans distinction entre «nous» et «eux», sans nations, un monde pour l'Humanité, gouverné par des principes universels, géré par une bureaucratie mondiale et, meme si c'est incompatible, respectant les caprices de chaque sous-groupe culturel.
Mais le problème le plus profond avec l'islam, c'est la charia, une loi de compétence universelle et non-territoriale qui affronte donc frontalement la philosophie universaliste de l'UE et de la Cour européenne des droits de l'homme. Il est absolument urgent de réaffirmer devant les communautés islamiques l'importance de la loi territoriale séculaire. Et la seule façon de le faire est d'être d'une fermeté absolue en matière de loyauté nationale. Autant de choses qu'une administration bureaucratique et universelle comme l'UE ne pourra, par définition, jamais mettre en oeuvre. Les musulmans doivent faire passer la loi nationale avant les règles du Coran (un récent sondage en Hollande montre que 70% d'entre eux s'y refusent). Atteindre ce très difficile objectif est la seule solution pour surmonter nos tensions actuelles.
Un peu moins fondamental, mais intéressant :
Réflexions iconoclastes sur l'asile
samedi, avril 25, 2015
Russie, signe de la soumission chieninne de la diplomatie française
Poutine, Hollande et les Mistral perdants
Je ne partage pas l'enthousiasme poutinien de certains Français parce que je ne suis pas sûr que Vladimir Poutine fasse plus de bien que de mal à son pays, ce qui est tout de même le premier critère sur lequel on devrait juger un chef d'Etat.
Cependant, je ressens la soumission de la diplomatie française à la vision américaine, droit-de-lhommiste à géométrie variable, et anti-russe comme une catastrophe et comme le symptôme d'une catastrophe encore plus profonde.
La catastrophe, c'est que l'intérêt de la France est de travailler à une entente européenne de l'Atlantique à l'Oural tandis que les intérêts américains, de plus en plus orientés vers une confrontation avec la Chine, sont différents.
Cette politique vient de loin. Elle a toujours été complexe, les périodes d'entente avec la Russie alternant avec les périodes de tensions ou de guerre. Il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui, notre intérêt est à l'entente, pour faire contrepoids à la Chine d'un coté, aux Etats-Unis de l'autre. Nous n'en prenons pas le chemin.
François Hollande est en train de faire avec la Russie le même genre d'erreur dramatique que Nicolas Sarkozy avec la Libye. Et pour les mêmes raisons : absence de culture historique, absence de de vision stratégique, manque de profondeur temporelle (une semaine, c'est long), excitation médiatique, sentimentalisme ridicule, confort du prêt-à penser atlantiste. Bref, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont un point commun en tant qu'hommes d'Etat : la nullité crasse, qui nous fait honte.
Mais le mal est encore plus profond : en perdant son indépendance militaire (1) (on préfère subventionner les bons-à-rien et les djihadistes potentiels, c'est souvent les mêmes) et sa souveraineté juridique, économique et sociale abandonnée à Bruxelles, la France a perdu sa souveraineté tout court.
Sa faiblesse l'oblige à se trouver un protecteur. Tout le reste est baratin. Et puis, c'est si confortable de ne plus penser, de ne plus décider, de ne plus agir, de ne plus tenter de se tenir droit. Juste se laisser aller à adopter la vision élaborée par d'autres, à les suivre mollement, seul effort : baratiner les journalistes et le public, pas bien difficile. La soumission a ses délices, surtout pour les hommes de peu que sont nos politiciens et nos hauts fonctionnaires.
L'alternative ? Rebâtir le puissance de la France dans tous les domaines et secouer le joug. Vous n'y pensez pas ! Trop d'efforts ! Nous sommes déjà morts alors à quoi bon essayer de ressusciter ?
*************
(1) : faute d'investissements, la France ne peut mener d'opération militaire en toute indépendance au-delà de ce qu'elle fait en ce moment au Mali, où les nombres de Rafale, de Tigre et de Caracal engagés se comptent sur une main de menuisier maladroit.
Seules les forces nucléaires conservent une véritable indépendance. Cependant, grandit la tentation d'attaquer leur budget pour gagner à court terme quelques sous faciles. Mais aucun politicien ne pense au-delà du court terme.
Je ne partage pas l'enthousiasme poutinien de certains Français parce que je ne suis pas sûr que Vladimir Poutine fasse plus de bien que de mal à son pays, ce qui est tout de même le premier critère sur lequel on devrait juger un chef d'Etat.
Cependant, je ressens la soumission de la diplomatie française à la vision américaine, droit-de-lhommiste à géométrie variable, et anti-russe comme une catastrophe et comme le symptôme d'une catastrophe encore plus profonde.
La catastrophe, c'est que l'intérêt de la France est de travailler à une entente européenne de l'Atlantique à l'Oural tandis que les intérêts américains, de plus en plus orientés vers une confrontation avec la Chine, sont différents.
Cette politique vient de loin. Elle a toujours été complexe, les périodes d'entente avec la Russie alternant avec les périodes de tensions ou de guerre. Il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui, notre intérêt est à l'entente, pour faire contrepoids à la Chine d'un coté, aux Etats-Unis de l'autre. Nous n'en prenons pas le chemin.
François Hollande est en train de faire avec la Russie le même genre d'erreur dramatique que Nicolas Sarkozy avec la Libye. Et pour les mêmes raisons : absence de culture historique, absence de de vision stratégique, manque de profondeur temporelle (une semaine, c'est long), excitation médiatique, sentimentalisme ridicule, confort du prêt-à penser atlantiste. Bref, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont un point commun en tant qu'hommes d'Etat : la nullité crasse, qui nous fait honte.
Mais le mal est encore plus profond : en perdant son indépendance militaire (1) (on préfère subventionner les bons-à-rien et les djihadistes potentiels, c'est souvent les mêmes) et sa souveraineté juridique, économique et sociale abandonnée à Bruxelles, la France a perdu sa souveraineté tout court.
Sa faiblesse l'oblige à se trouver un protecteur. Tout le reste est baratin. Et puis, c'est si confortable de ne plus penser, de ne plus décider, de ne plus agir, de ne plus tenter de se tenir droit. Juste se laisser aller à adopter la vision élaborée par d'autres, à les suivre mollement, seul effort : baratiner les journalistes et le public, pas bien difficile. La soumission a ses délices, surtout pour les hommes de peu que sont nos politiciens et nos hauts fonctionnaires.
L'alternative ? Rebâtir le puissance de la France dans tous les domaines et secouer le joug. Vous n'y pensez pas ! Trop d'efforts ! Nous sommes déjà morts alors à quoi bon essayer de ressusciter ?
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(1) : faute d'investissements, la France ne peut mener d'opération militaire en toute indépendance au-delà de ce qu'elle fait en ce moment au Mali, où les nombres de Rafale, de Tigre et de Caracal engagés se comptent sur une main de menuisier maladroit.
Seules les forces nucléaires conservent une véritable indépendance. Cependant, grandit la tentation d'attaquer leur budget pour gagner à court terme quelques sous faciles. Mais aucun politicien ne pense au-delà du court terme.
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vendredi, avril 24, 2015
Le scandale des politiciens à double nationalité en une image
Au Maroc, elle n'est plus Vallaud :
Vous noterez que, à moins que ce site ne soit pas à jour, un ministre de la république française fait partie d'un conseil du royaume du Maroc. Bien entendu, aucun conflit d'intérêt ni de loyauté.
Vous noterez que, à moins que ce site ne soit pas à jour, un ministre de la république française fait partie d'un conseil du royaume du Maroc. Bien entendu, aucun conflit d'intérêt ni de loyauté.
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La lie,
Mme Vallaud,
saloperies gauchistes
Pourquoi l'UERSS est anti-démocratique par essence
La démocratie selon Barroso : Les souverainistes ? De sales vichystes !
Article très intéressant de Jacques Sapir, qui rejoint ce qu’écrit Roger Scruton, et qu’on peut résumer par le syllogisme suivant :
1) La souveraineté nationale (donc l’existence d’un peuple, d’une nation et de frontières nationales) est la condition nécessaire de la démocratie, car pour voter, il faut un peuple, et, pour que le vote ait un sens, il faut que son domaine d’application soit circonscrit et défendu, qu’il y ait un «nous», les citoyens et un «eux», les non-citoyens, donc des frontières cohérentes avec le peuple en question et que ces frontières filtrent quelque chose.
2) L’UE est, par son essence idéologique, sans-frontiériste et anti-nationale. Le traitre stipendié de la CIA qui a organisé sa naissance, Jean Monnet, était convaincu que les nations étaient fauteuses de guerre et qu’il fallait les saper.
3) En conséquence, l’UE est, par essence, anti-démocratique. Démocratie et Union Européenne sont irréconciliables, non pour des raisons circonstancielles, mais pour des raisons fondamentales.
Une union européenne démocratique ne peut être qu'une confédération de nations souveraines ou une nation avec un peuple unique. Le passage de l'une à l'autre s'est fait aux Etats-Unis par une guerre civile très meurtrière.
L'UE refuse l'une et l'autre, puisqu'il est dans sa nature de refuser la souveraineté et donc la démocratie.
Il est donc absolument vain de penser que le machin européiste nous défendra contre l’invasion migratoire en cours. Au contraire, il fera tout ce qui est en son pouvoir (et celui-ci est grand, ne serait-ce que son pouvoir de paralysie) pour nous empêcher de nous défendre.
C’est pourquoi vous reconnaîtrez les éventuelles mesures efficaces contre l’invasion migratoire à un signe sûr : elles seront nationales et condamnées par Bruxelles et ses affidés.
Les Britanniques qui, malgré leurs turpitudes modernes, restent les Européens qui ont la plus grande (la seule ?) culture démocratique se posent sérieusement la question de sortir de l'UE et des organismes supra-nationaux européens. Il est réjouissant de voir que les arguments échangés tournent autour de ce que j'écris ci-dessus.
Quand ils se demandent s'il est tolérable que les décisions de la CEDH s'imposent en Grande-Bretagne sans aucun contrôle démocratique, qui leur dira que c'est une mauvaise question ?
Article très intéressant de Jacques Sapir, qui rejoint ce qu’écrit Roger Scruton, et qu’on peut résumer par le syllogisme suivant :
1) La souveraineté nationale (donc l’existence d’un peuple, d’une nation et de frontières nationales) est la condition nécessaire de la démocratie, car pour voter, il faut un peuple, et, pour que le vote ait un sens, il faut que son domaine d’application soit circonscrit et défendu, qu’il y ait un «nous», les citoyens et un «eux», les non-citoyens, donc des frontières cohérentes avec le peuple en question et que ces frontières filtrent quelque chose.
2) L’UE est, par son essence idéologique, sans-frontiériste et anti-nationale. Le traitre stipendié de la CIA qui a organisé sa naissance, Jean Monnet, était convaincu que les nations étaient fauteuses de guerre et qu’il fallait les saper.
3) En conséquence, l’UE est, par essence, anti-démocratique. Démocratie et Union Européenne sont irréconciliables, non pour des raisons circonstancielles, mais pour des raisons fondamentales.
Une union européenne démocratique ne peut être qu'une confédération de nations souveraines ou une nation avec un peuple unique. Le passage de l'une à l'autre s'est fait aux Etats-Unis par une guerre civile très meurtrière.
L'UE refuse l'une et l'autre, puisqu'il est dans sa nature de refuser la souveraineté et donc la démocratie.
Il est donc absolument vain de penser que le machin européiste nous défendra contre l’invasion migratoire en cours. Au contraire, il fera tout ce qui est en son pouvoir (et celui-ci est grand, ne serait-ce que son pouvoir de paralysie) pour nous empêcher de nous défendre.
C’est pourquoi vous reconnaîtrez les éventuelles mesures efficaces contre l’invasion migratoire à un signe sûr : elles seront nationales et condamnées par Bruxelles et ses affidés.
Les Britanniques qui, malgré leurs turpitudes modernes, restent les Européens qui ont la plus grande (la seule ?) culture démocratique se posent sérieusement la question de sortir de l'UE et des organismes supra-nationaux européens. Il est réjouissant de voir que les arguments échangés tournent autour de ce que j'écris ci-dessus.
Quand ils se demandent s'il est tolérable que les décisions de la CEDH s'imposent en Grande-Bretagne sans aucun contrôle démocratique, qui leur dira que c'est une mauvaise question ?
Zemmour : Immigration clandestine, "Ce sont les Droits de l'Homme qui tuent"
C'est tout à fait le Camp des Saints : quelques voix se font entendre dans le bon sens mais elles n'ont aucun effet.
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Frontières souveraines
Il ne faut pas surveiller les migrants, il faut les repousser.
Comme d'habitude, l'UE fait sciemment une erreur fondamentale. Il ne faut pas surveiller les migrants et encore moins accroitre les moyens de les accueillir, il faut les repousser, par la force
évidemment.
C'est le même problème qu'avec les pacifistes : on refuse, par pusillanimité, par bêtise, par lâcheté, par vice aussi (certains européistes sont lâches et bêtes, mais je crois que d'autres sont vicieux), de prendre ses responsabilités tout de suite et on se retrouve plus tard avec une catastrophe cent fois pire.
Le programme australien que nous devrions imiter de toute urgence s'appelle Frontières Souveraines, mais comme le mot «frontière» est anathème pour ces salauds d'européistes ...
Comme d'habitude, l'UE fait sciemment une erreur fondamentale. Il ne faut pas surveiller les migrants et encore moins accroitre les moyens de les accueillir, il faut les repousser, par la force
évidemment.
C'est le même problème qu'avec les pacifistes : on refuse, par pusillanimité, par bêtise, par lâcheté, par vice aussi (certains européistes sont lâches et bêtes, mais je crois que d'autres sont vicieux), de prendre ses responsabilités tout de suite et on se retrouve plus tard avec une catastrophe cent fois pire.
Le programme australien que nous devrions imiter de toute urgence s'appelle Frontières Souveraines, mais comme le mot «frontière» est anathème pour ces salauds d'européistes ...
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