Éric Zemmour : Terrorisme et vieilles recettes
Je n'aime pas beaucoup les experts médiatiques et François Heisbourg a un grand don pour m'énerver par ses propos en plein dans le Système et par son ton compassé.
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Il faut se méfier des experts. Pas seulement pour le style, souvent ampoulé et pédant. Mais leur science, incontestable, dans leur domaine d'excellence, les persuade qu'ils ont la même légitimité sur un terrain plus politique. Ils confondent science et idéologie et croient qu'ils assènent des connaissances alors qu'ils ne font que défendre des convictions.
[…]
Le livre alors change d'âme. Affolé par sa découverte [que la présence de fortes populations musulmanes en France mène à la guerre civile], l'expert se mue en prédicateur. Aucun poncif, aucun lieu commun sur la France des Lumières et des droits de l'homme ne nous seront épargnés. L'esprit du padamalgam règne en maître sur notre maître.
Heisbourg en appelle à l'esprit de la Résistance pour mieux renouer avec les réflexes pacifistes de la politique «d'apaisement» qui menèrent à la collaboration.
[…]
Heisbourg ridiculise l'éventuel rétablissement des frontières parce qu'on peut toujours les passer. Mais alors pourquoi interdire le vol et le meurtre puisqu'on peut toujours transgresser ces lois en volant ou en tuant ?
Il condamne la «dérive» de l'état d'urgence au nom de l'État de droit. Et si c'étaient les dérives laxistes de l'État de droit qui avaient conduit à notre tragique situation ?
Il reprend sans aucune distance l'antienne convenue sur « les discriminations au logement et à l'embauche » qui alimentent le « vivier de Daech ». Il est vrai que les millions de Français « de souche » qui végètent dans le périurbain deviennent tous trafiquants de drogue puis djihadistes, qu'Oussama Ben Laden était miséreux et que les frères Kouachi n'avaient pas bénéficié de tous les généreux bienfaits de la République sociale …
[…]
Il nous explique avec des accents apocalyptiques que l'échec de Schengen serait un « retour à l'Europe d'avant l'Union européenne et une belle victoire pour les djihadistes qui ne rêvent que de nous voir renier nos valeurs et revenir sur nos réalisations ». On ignorait qu'Oussama Ben Laden avait fait campagne pour le non à Maastricht !
Il refuse de voir que l'Union européenne est un handicap dans la lutte contre nos ennemis puisqu'elle a laminé les souverainetés nationales sans forger une souveraineté européenne.
Mais il est temps de conclure, impérieux et grandiloquent: « L'Histoire jugera durement ceux qui choisiront de persister dans l'incompétence et le contresens. » François Heisbourg a raison : l'Histoire jugera durement ceux qui ont choisi de persister dans l'aveuglément et le déni de réalité …
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Quel con, ce Heisbourg ! Mais je n'ai pas eu besoin de Zemmour pour m'en apercevoir.
Ce sont des types comme Heisbourg qui font un barrage médiatique pour empêcher la salutaire révolte des peuples.
J'admire Zemmour de garder son calme. Moi, Heisbourg, ça serait plutôt ça :
jeudi, mai 05, 2016
La fuite en avant eurocratique
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La trahison eurocratique
La Commission européenne a proposé l’instauration d’une amende de 250 000 euros par personne, envers les Etats refusant d’accueillir des réfugiés. Cette idée exhale un étrange parfum totalitaire. L’Union a lancé en septembre dernier un mot d’ordre d’accueil, par la voie du président de la Commission – « ouvrons leur les bras » – et désormais, elle se fait fort de châtier violemment les Etats qui refuseraient d’appliquer cet objectif. En soi, cette pénalisation du non accueil est la négation même de la liberté des Nations: le choix d’accueillir ou ne pas accueillir un ressortissant étranger. Même dans une fédération comme les Etats-Unis, l’Etat fédéral n’aurait pas – me semble-t-il – le pouvoir de châtier un Etat pour refus d’accueillir une personne venue de l’extérieur du pays. Cette proposition est révélatrice d’une image assez sordide de « l’étranger », considéré comme un pion que l’on affecte autoritairement depuis Bruxelles, sous le menace de lourdes sanctions dans tel ou tel lieu d’accueil. Bref, nous sommes en pleine trahison de l’idéal européen, « une union toujours plus étroite entre les peuples ». Cette idée étrange, tellement caractéristique de la mentalité eurocratique, semble destinée à mieux faire haïr l’Europe, à accélérer sa désintégration, à faciliter le Brexit, à donner un nouvel élan spectaculaire aux partis de la haine démagogique et nationaliste en Europe. Et si tel était le but recherché ? Et si cette eurocratie, dans sa fuite en avant, n’avait pas d’autre but, par idéologie, que la destruction de l’Europe, au sens d’une communauté de peuples liés par une histoire et un destin commun?
Maxime TANDONNET
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Pour ma part, je ne suis même pas révolté par une telle mesure : ma révolte a eu lieu il y a longtemps, chaque nouvelle de ce type ne fait que confirmer mon analyse et mon sentiment vis-à-vis de l'UE.
Nous sommes « simplement » victimes d'une mentalité idéologique de type soviétique : le communisme est intrinsèquement bon, s'il échoue, c'est que nous n'en avons pas fait encore assez. L'européisme est intrinsèquement bon, s'il échoue, si les peuples y sont de plus en plus opposés, si les Britanniques font un référendum pour se barrer, c'est que nous n'en avons pas fait encore assez.
Ces gens-là ne changent pas, il n'y a qu'un seul moyen de traiter avec eux : s'en débarrasser, politiquement ou physiquement ; la violence, symbolique si possible, réelle si nécessaire.
Au fait, est-ce que la harengère Le Pen continue à dire que le Grand Remplacement n'existe pas, que c'est un fantasme ?
mercredi, mai 04, 2016
La guerre civile n’aura-t-elle vraiment pas lieu ?
La guerre civile n’aura-t-elle vraiment pas lieu ?
Notons que le blocage des institutions dont il est question dans cet article ne tombe pas du ciel. Il est le fruit d’un patient travail de sape de la constitution de 1958, à la fois dans l’esprit et dans la lettre. Comme le fait remarquer Maxime Tandonnet, la constitution tient sur 30 pages et la jurisprudence du conseil constitutionnel sur 1 800 (alors que, contrairement à la cour suprême américaine, son rôle initial était subalterne).
Les sectateurs de « L’esprit de 68 » ont réussi un exploit intellectuel, ils ont installé dans la vie française un paradoxe qui serait fascinant s’il n’était pas si grave : ils ont à la fois rendu le pouvoir inamovible et sapé son l’autorité.
Enfin, je pense qu’Alexis Théas se trompe quand il dit que les politiciens n’ont pas conscience du malaise. Ils en ont conscience, et même ils le craignent. Mais ils sont incapables de l’analyser, leurs analyses sont fausses, quand ils en font. Alors ils le redoutent comme une fatalité sur laquelle ils n’auraient aucune prise, le ciel qui pourrait leur tomber sur la tête. Bien au contraire, ils sont la cause première de ce malaise, mais le comprendre supposerait qu’ils renoncent à ce qu’ils sont : cosmopolites, mondialistes, immigrationnistes, européistes, cupides, méprisants, hautains, magouilleurs, fraudeurs, bas, veules.
Il ne faut pas oublier la théorie et les la pratique Socialement Proche qui explique la collusion entre la racaille d'en haut et la racaille d'en bas pour en foutre plein la gueule à la France moyenne, qu'on voit très bien à l'oeuvre à propos de Nuit Debout :
Nuit debout : la police réclame des ordres clairs pour intervenir
Cazeneuve écarte l'idée d'interdire Nuit Debout
Tous les matins place de la République, le ras-le-bol face aux dégâts
Notons que le blocage des institutions dont il est question dans cet article ne tombe pas du ciel. Il est le fruit d’un patient travail de sape de la constitution de 1958, à la fois dans l’esprit et dans la lettre. Comme le fait remarquer Maxime Tandonnet, la constitution tient sur 30 pages et la jurisprudence du conseil constitutionnel sur 1 800 (alors que, contrairement à la cour suprême américaine, son rôle initial était subalterne).
Les sectateurs de « L’esprit de 68 » ont réussi un exploit intellectuel, ils ont installé dans la vie française un paradoxe qui serait fascinant s’il n’était pas si grave : ils ont à la fois rendu le pouvoir inamovible et sapé son l’autorité.
Enfin, je pense qu’Alexis Théas se trompe quand il dit que les politiciens n’ont pas conscience du malaise. Ils en ont conscience, et même ils le craignent. Mais ils sont incapables de l’analyser, leurs analyses sont fausses, quand ils en font. Alors ils le redoutent comme une fatalité sur laquelle ils n’auraient aucune prise, le ciel qui pourrait leur tomber sur la tête. Bien au contraire, ils sont la cause première de ce malaise, mais le comprendre supposerait qu’ils renoncent à ce qu’ils sont : cosmopolites, mondialistes, immigrationnistes, européistes, cupides, méprisants, hautains, magouilleurs, fraudeurs, bas, veules.
Il ne faut pas oublier la théorie et les la pratique Socialement Proche qui explique la collusion entre la racaille d'en haut et la racaille d'en bas pour en foutre plein la gueule à la France moyenne, qu'on voit très bien à l'oeuvre à propos de Nuit Debout :
Nuit debout : la police réclame des ordres clairs pour intervenir
Cazeneuve écarte l'idée d'interdire Nuit Debout
Tous les matins place de la République, le ras-le-bol face aux dégâts
mardi, mai 03, 2016
« Les dépenses en faveur des réfugiés relancent l'économie » : l'effroyable cynisme de Moscovici
« Les dépenses en faveur des réfugiés relancent l'économie » : l'effroyable cynisme de Moscovici
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En outre, une phrase de la même interview exprime à merveille l'état d'esprit du commissaire Moscovici: «En 2017, je serai toujours un socialiste engagé, défenseur d'une gauche moderne, mais vraiment à gauche». Par delà l'idéologie, il y a le culte du je, le narcissisme absolu. Peu importe les bidonvilles, peu importe, les 22 millions de chômeurs et 84 millions de pauvres, peu importe les noyades, peu importe l'exaspération des Européens face à un tel cynisme, peu importe la montée des haines, la poussée du vote extrémiste et de la violence, peu importe le risque d'un retour en Europe des haines nationalistes, peu importe. Tout ce qui compte: moi-je, moi je suis «vraiment de gauche». Voilà. Et tout le reste, on s'en fout …
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Moscou-Vichy, égal à lui-même. Que dire de plus ? Il y a des gens comme ça, jamais en retard d'une saloperie, qui nous surprendraient s'il disait quelque chose de droit, d'honnête, de juste.
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En outre, une phrase de la même interview exprime à merveille l'état d'esprit du commissaire Moscovici: «En 2017, je serai toujours un socialiste engagé, défenseur d'une gauche moderne, mais vraiment à gauche». Par delà l'idéologie, il y a le culte du je, le narcissisme absolu. Peu importe les bidonvilles, peu importe, les 22 millions de chômeurs et 84 millions de pauvres, peu importe les noyades, peu importe l'exaspération des Européens face à un tel cynisme, peu importe la montée des haines, la poussée du vote extrémiste et de la violence, peu importe le risque d'un retour en Europe des haines nationalistes, peu importe. Tout ce qui compte: moi-je, moi je suis «vraiment de gauche». Voilà. Et tout le reste, on s'en fout …
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Moscou-Vichy, égal à lui-même. Que dire de plus ? Il y a des gens comme ça, jamais en retard d'une saloperie, qui nous surprendraient s'il disait quelque chose de droit, d'honnête, de juste.
lundi, mai 02, 2016
Le putsch des généraux n’aura pas lieu !
Je pense que les généraux français sont, vis-à-vis des politiques, des lavettes et que c'est même principalement grâce à cette « qualité » qu'ils sont nommés généraux, comme Joffre et Gamelin en leur temps (voir Piquemal et les piquent bien : pas de couilles, pas d’embrouilles).
Le général Girier a démissionné à six mois de la retraite suite à des décisions inadmissibles et au comportement odieux d'un petit con conseiller de Le Drian. Il s'est retrouvé bien seul et a été remplacé sans problème.
Si dix ou vingt généraux avaient menacé de démissionner et que tous les remplaçants pressentis avaient refusé de prendre le poste, qui aurait été le plus emmerdé ? Les généraux ou le petit con ? Mais cela ne s'est pas produit. Cette anecdote confirme : « Quand on voit ce qu'on voit et qu'on entend ce qu'on entend, on se dit qu'on a raison de penser ce qu'on pense ».
De toute façon, il suffit de lire les publications militaires, prétendues françaises, truffées d'anglicismes et de sigles « otaniens » : on a compris, on n'a pas besoin d'un dessin.
Alors, quand je tombe sur une tribune comme celle de Jacques Sergent, je me sens moins seul :
Le putsch des généraux n’aura pas lieu !
**************
La donne stratégique née du choc migratoire, du réveil de l’islamisme, des nouveaux rapports de puissance mondiaux et du déclin européen échappe à la hiérarchie militaire parce que l’armée s’est coupée de la nation et de ses préoccupations.
L’armée française s’est, en effet, alignée sur le modèle anglo-saxon avec la fin de la conscription : elle est devenue une armée salariée, féminisée et composée d’une agrégation de minorités ethniques et religieuses – et où la radicalisation islamiste commence au surplus à apparaître. Merci Chirac.
Les militaires de Vigipirate font donc de la figuration pour rassurer le bon peuple à la demande expresse des élus. Mais la situation sur le terrain leur échappe, comme elle échappe aux forces de police. Dans la guerre de civilisation le front est partout ; mais nos stratèges ne sont plus nulle part.
En France on a beaucoup de généraux, comme le CNRS a beaucoup de chercheurs : mais les Bonaparte ou les De Gaulle sont aussi rares que les « trouveurs ». Cela augure mal de l’avenir.
**************
Rappelons qu'à la fin du Camp des Saints, de Jean Raspail, les derniers résistants français sont bombardés non par les envahisseurs mais par des militaires bien légalistes, bien obéissants.
Le seul espoir pouvant venir des officiers généraux, aussi ténu que les chances de gagner à l'Euromillions, c'est le malentendu, l'erreur de casting, comme on dit en franglais, le faux-soumis machiavélique, qui dissimule son opposition pendant des décennies et se révèle une fois nommé à un poste important. Après tout, on a des lettres de De Gaulle à Reynaud dans les années 30 étonnantes d'obséquiosité.
Entre ça et croire au père Noël ...
C'est le scénario Jean-Claude Dusse : sur un malentendu, ça peut marcher.
Le général Girier a démissionné à six mois de la retraite suite à des décisions inadmissibles et au comportement odieux d'un petit con conseiller de Le Drian. Il s'est retrouvé bien seul et a été remplacé sans problème.
Si dix ou vingt généraux avaient menacé de démissionner et que tous les remplaçants pressentis avaient refusé de prendre le poste, qui aurait été le plus emmerdé ? Les généraux ou le petit con ? Mais cela ne s'est pas produit. Cette anecdote confirme : « Quand on voit ce qu'on voit et qu'on entend ce qu'on entend, on se dit qu'on a raison de penser ce qu'on pense ».
De toute façon, il suffit de lire les publications militaires, prétendues françaises, truffées d'anglicismes et de sigles « otaniens » : on a compris, on n'a pas besoin d'un dessin.
Alors, quand je tombe sur une tribune comme celle de Jacques Sergent, je me sens moins seul :
Le putsch des généraux n’aura pas lieu !
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La donne stratégique née du choc migratoire, du réveil de l’islamisme, des nouveaux rapports de puissance mondiaux et du déclin européen échappe à la hiérarchie militaire parce que l’armée s’est coupée de la nation et de ses préoccupations.
L’armée française s’est, en effet, alignée sur le modèle anglo-saxon avec la fin de la conscription : elle est devenue une armée salariée, féminisée et composée d’une agrégation de minorités ethniques et religieuses – et où la radicalisation islamiste commence au surplus à apparaître. Merci Chirac.
Les militaires de Vigipirate font donc de la figuration pour rassurer le bon peuple à la demande expresse des élus. Mais la situation sur le terrain leur échappe, comme elle échappe aux forces de police. Dans la guerre de civilisation le front est partout ; mais nos stratèges ne sont plus nulle part.
En France on a beaucoup de généraux, comme le CNRS a beaucoup de chercheurs : mais les Bonaparte ou les De Gaulle sont aussi rares que les « trouveurs ». Cela augure mal de l’avenir.
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Rappelons qu'à la fin du Camp des Saints, de Jean Raspail, les derniers résistants français sont bombardés non par les envahisseurs mais par des militaires bien légalistes, bien obéissants.
Le seul espoir pouvant venir des officiers généraux, aussi ténu que les chances de gagner à l'Euromillions, c'est le malentendu, l'erreur de casting, comme on dit en franglais, le faux-soumis machiavélique, qui dissimule son opposition pendant des décennies et se révèle une fois nommé à un poste important. Après tout, on a des lettres de De Gaulle à Reynaud dans les années 30 étonnantes d'obséquiosité.
Entre ça et croire au père Noël ...
C'est le scénario Jean-Claude Dusse : sur un malentendu, ça peut marcher.
A propos de Géraldine Smith
Je vous ai parlé deux fois de Géraldine Smith récemment (dans Mathieu Bock-Côté : « L'homme sans civilisation est nu et condamné au désespoir » et Natacha Polony : s'aveugler à en mourir ). Ca fait beaucoup et je ne voudrais pas laisser s'installer un malentendu.
Je vous reproduis donc deux commentaires péchés chez Ivan Rioufol qui traduisent bien mon opinion de la dame (et on retrouve le bouillant Bob Marchenoir) :
Je vous reproduis donc deux commentaires péchés chez Ivan Rioufol qui traduisent bien mon opinion de la dame (et on retrouve le bouillant Bob Marchenoir) :
Exilé | 1 mai 2016 16h34 |
Le Monde du 27 avril accorde une place de choix au livre de Géraldine Smith dans lequel, femme de gauche, elle déplore son propre aveuglement volontaire face à l’emprise islamiste de la rue Jean-Pierre Timbaud, à Paris.
Que Géraldine Smith ait fait -partiellement- repentance de son aveuglement volontaire, est à porter à son crédit.
Toutefois, cet aveuglement nous oblige à nous poser les questions suivantes :
- Est-il normal qu'une personne supposée diplômée dont le journalisme est la profession ait ignoré des faits, des situations, des bouleversements d'ordre sociologique aussi importants voire graves alors que tant de Français lambda à qui l'on ne demande jamais rien mais plongés dans la vraie vie auraient pu lui faire un topo détaillé de la question ?
- Que dire de la formation (ou déformation?) dispensée par les écoles de journalisme, souvent aux mains de gauchistes forcenés ? Comment un tel sujet a-t-il pu être volontairement évacué du corpus des études, occulté, voire traité de façon caricaturalement hostile aux personnes qui en sont pourtant les victimes ?
- Que dire de la complaisance du monde journalistique -en violation de sa propre charte de déontologie- pour les milieux politiques indignes ayant imposé en catimini aux Français sous le couvert de prétextes tordus une immigration de masse qu'ils n'ont jamais approuvée en dépit de l'importance vitale de la question (alors que par exemple le passage à la monnaie unique a fait l'objet d'un référendum) ?
Robert Marchenoir | 1 mai 2016 17h43 |
Géraldine Smith, la gauchiste repentie de la rue Jean-Pierre Timbaud à Paris, n'est pas repentie du tout et n'a toujours rien compris.
Pour s'en assurer, il suffit de lire son interview dans Le Figaro :
"Ce n'est pas forcément dans la nature de l'islam de devenir ainsi un rouleau compresseur civilisationnel. La religion agressive n'est pas un archaïsme, une survivance ancestrale qui renaîtrait de ses cendres au beau milieu de Paris. Au contraire, c'est une production moderne, made in France, qui sert d'exutoire à ce qui ne va pas chez nous pour trop de gens depuis trop longtemps. Pour certains, c'est la seule issue quand l'ascenseur social est cassé."
Donc, après nous avoir narré par le menu les intimidations et les menaces perpétrées par les musulmans dans sa rue, elle nous explique... qu'elles n'ont rien à voir avec l'islam, et que c'est la faute des Français racistes -- et insuffisamment communistes : le fameux "ascenseur social cassé".
Soit exactement la thèse des musulmans eux-mêmes : quand un musulman est au chômage ou même quand il massacre 130 personnes à Paris, ce n'est jamais sa faute, c'est toujours la faute des non-musulmans et de leur société pervertie, qui ont détourné les musulmans de leur vertu naturelle.
Sous ses dehors de "born-again fasciste" qui la rendent si sympathique, Géraldine Smith est restée une islamo-gauchiste comme avant.
Au fait, j'aimerais bien qu'on me montre une photo d'ascenseur social en marche, celui qui était censé exister dans le bon vieux temps. La France est le seul pays au monde où existe un tel équipement, ou plus exactement où les gens s'imaginent qu'il a jadis existé.
Telle peuplade arriérée sur telle île du bout du monde entretient le culte de l'avion-cargo, celui du dieu blanc venu d'ailleurs d'où viennent toutes les richesses et tous les bienfaits. En effet, jadis, un explorateur s'est posé sur l'île et a offert aux indigènes des cadeaux jamais vus auparavant. Un jour, espère-t-on, le grand avion d'argent viendra à nouveau, et le dieu nous inondera de ses richesses...
Les Français, eux, croient dur comme fer à la religion de l'ascenseur social. Jadis, au bon vieux temps, quand les communistes étaient au pouvoir et que la CGT tenait la rue, il suffisait de rentrer dans la machine et d'appuyer sur le bouton pour passer d'ouvrier à patron du CAC 40.
Et d'ailleurs, si cet ascenseur n'existait pas, il devrait exister : c'est un drouadlôm.
La relation entre le travail et la richesse (y compris au niveau collectif) a entièrement disparu dans l'esprit des Français. Ce n'est pas le travail qui produit les richesses, c'est l'ascenseur social.
Même Jules Verne n'a jamais inventé une machine aussi invraisemblable... Heureusement que nous sommes "au pays de Descartes".
Libellés :
Armagnacs et Bourguignons,
journalopes,
marchenoir
Qui est vraiment le pape François ?
Je n'aime pas le pape François. Plus le temps passe, plus son comportement renforce mon idée que c'est un anti-pape (et non un sous-sape !). Je vais ai déjà fait part de mes gros gros doutes :
La Gauche a son Pape
François, le mauvais pape
Visiblement, je ne suis pas le seul :
Qui est vraiment le pape François ?
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Très prétentieux, avide de médiatisation, proche par le cynisme des papes florentins du XVIe siècle, excellent communicant, il se construit une posture de saint qui séduit les naïfs. Se prenant pour saint François d’Assise, dont il a repris le nom, il adopte une posture de faux pauvre (simulacre) en refusant d’habiter les appartements pontificaux. Cette humilité de façade sonne mal chez ce donneur de leçons et professeur de morale autoritaire. On note aussi chez lui un côté excessif, infantile, provocateur, dans beaucoup de ses propos et de ses actes. Comme une tentation de fanatisme. Au début, ça étonne, ça excite les journalistes. Mais au bout d’un moment, on finit par comprendre que son discours est pauvre et répétitif.
Sur le plan théologique, le pape François appartient à cette école jésuitique qui « politise » et désacralise la religion catholique. L’universalisme catholique, uniquement valable sur le plan spirituel (tous les humains fils du même Dieu, éligibles aux mêmes sacrements), est transformé en cosmopolitisme politique : abolition des frontières, libres migrations, mélange des peuples. Le problème, c’est que ce cosmopolitisme est biaisé. Car il est exclusivement dirigé, de manière suicidaire, contre la civilisation et l’ethnicité européennes. Tout cela pose un problème très grave qui peut provoquer un schisme au sein du catholicisme.
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La Gauche a son Pape
François, le mauvais pape
Visiblement, je ne suis pas le seul :
Qui est vraiment le pape François ?
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Très prétentieux, avide de médiatisation, proche par le cynisme des papes florentins du XVIe siècle, excellent communicant, il se construit une posture de saint qui séduit les naïfs. Se prenant pour saint François d’Assise, dont il a repris le nom, il adopte une posture de faux pauvre (simulacre) en refusant d’habiter les appartements pontificaux. Cette humilité de façade sonne mal chez ce donneur de leçons et professeur de morale autoritaire. On note aussi chez lui un côté excessif, infantile, provocateur, dans beaucoup de ses propos et de ses actes. Comme une tentation de fanatisme. Au début, ça étonne, ça excite les journalistes. Mais au bout d’un moment, on finit par comprendre que son discours est pauvre et répétitif.
Sur le plan théologique, le pape François appartient à cette école jésuitique qui « politise » et désacralise la religion catholique. L’universalisme catholique, uniquement valable sur le plan spirituel (tous les humains fils du même Dieu, éligibles aux mêmes sacrements), est transformé en cosmopolitisme politique : abolition des frontières, libres migrations, mélange des peuples. Le problème, c’est que ce cosmopolitisme est biaisé. Car il est exclusivement dirigé, de manière suicidaire, contre la civilisation et l’ethnicité européennes. Tout cela pose un problème très grave qui peut provoquer un schisme au sein du catholicisme.
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Libellés :
pape François,
trahison de la classe dirigeante
dimanche, mai 01, 2016
Islam et maffia
J'ai déjà abordé ce sujet sous l'angle limité du djihadisme :
Djihadistes et mafieux
En réalité, c'est à tout l'islam qu'on peut étendre la comparaison :
10 Ways the Mafia and Islam Are Similar
Le plus surprenant est la conclusion, qu'on retrouve pourtant dans un film :
Une remarque : vous comprenez à quel point l'amendement garantissant la liberté d'expression est fondamental pour la préservation du débat et à quel point, à l'inverse, nos lois liberticide Pleven, Gayssot, Taubira stérilise sont un sida mental, et même un sida politique, puisqu'elles empêchent la société française de penser son auto-défense.
Djihadistes et mafieux
En réalité, c'est à tout l'islam qu'on peut étendre la comparaison :
10 Ways the Mafia and Islam Are Similar
Le plus surprenant est la conclusion, qu'on retrouve pourtant dans un film :
Une remarque : vous comprenez à quel point l'amendement garantissant la liberté d'expression est fondamental pour la préservation du débat et à quel point, à l'inverse, nos lois liberticide Pleven, Gayssot, Taubira stérilise sont un sida mental, et même un sida politique, puisqu'elles empêchent la société française de penser son auto-défense.
James Dyson, un homme dans le vent
James Dyson un homme dans le vent
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« Les inventeurs n'ont jamais été les bienvenus. Ils posent des problèmes à l'establishment car ils cassent le cadre, et les gens ont horreur du changement », explique-t-il. Et c'est de cette expérience qu'il a tiré sa culture d'entreprise: liberté et indépendance d'esprit, of course. « Et il en faut plus que jamais. Aujourd'hui, les seules inventions permises sont celles des multinationales plus que celles des individus. Quant aux financiers, ils ne soutiennent l'innovation que si elle peut leur rapporter un profit immédiat. » D'où la nécessité, à ses yeux, de défendre avec acharnement ses idées, quitte à passer pour « borné, arrogant, impoli ». Mais un inventeur qui a une vision ne se doit-il pas d'être entêté et prêt à avaler toutes les couleuvres du monde ? « Une bonne trouvaille suscite bien plus de railleries et de jalousies que d'applaudissements. »
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Cet homme a tout pour me plaire : innovateur, authentique original (loin de l'individualisme sans individualité qui pourrit notre monde de narcissiques), anti-politiquement correct, nationaliste, entrepreneur.
C'est cet esprit qui fait l'occidental et qu'on ne retrouve jamais chez aucun de ces nombreux Autres qui sont censés nous enrichir mais qui ne nous arrivent pas à la cheville.
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« Les inventeurs n'ont jamais été les bienvenus. Ils posent des problèmes à l'establishment car ils cassent le cadre, et les gens ont horreur du changement », explique-t-il. Et c'est de cette expérience qu'il a tiré sa culture d'entreprise: liberté et indépendance d'esprit, of course. « Et il en faut plus que jamais. Aujourd'hui, les seules inventions permises sont celles des multinationales plus que celles des individus. Quant aux financiers, ils ne soutiennent l'innovation que si elle peut leur rapporter un profit immédiat. » D'où la nécessité, à ses yeux, de défendre avec acharnement ses idées, quitte à passer pour « borné, arrogant, impoli ». Mais un inventeur qui a une vision ne se doit-il pas d'être entêté et prêt à avaler toutes les couleuvres du monde ? « Une bonne trouvaille suscite bien plus de railleries et de jalousies que d'applaudissements. »
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Cet homme a tout pour me plaire : innovateur, authentique original (loin de l'individualisme sans individualité qui pourrit notre monde de narcissiques), anti-politiquement correct, nationaliste, entrepreneur.
C'est cet esprit qui fait l'occidental et qu'on ne retrouve jamais chez aucun de ces nombreux Autres qui sont censés nous enrichir mais qui ne nous arrivent pas à la cheville.
Libellés :
Dyson,
esprit,
inventivité
Mathieu Bock-Côté : « L'homme sans civilisation est nu et condamné au désespoir »
Certains m'ont réclamé cet article. Le voici :
Mathieu Bock-Côté : « L'homme sans civilisation est nu et condamné au désespoir »
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En un sens, le multiculturalisme ne peut pas gagner : il est désavoué par le réel, par la permanence de l'authentique diversité du monde. Il pousse à une société artificielle de carte postale, au mieux ou à la décomposition du corps politique et au conflit social, au pire. Et il est traversé par une vraie tentation autoritaire, chaque fois. Mais il peut tous nous faire perdre en provoquant un effritement de nos identités nationales, en déconstruisant leur légitimité, en dynamitant leurs fondements historiques.
Et pour la France, permettez-moi de lui souhaiter une chose: qu'elle ne devienne ni les États-Unis, ni le Canada, mais qu'elle demeure la France.
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J'ajoute celui-ci :
« Entre bobos et barbus, ma rue Jean-Pierre Timbaud »
Mathieu Bock-Côté : « L'homme sans civilisation est nu et condamné au désespoir »
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En un sens, le multiculturalisme ne peut pas gagner : il est désavoué par le réel, par la permanence de l'authentique diversité du monde. Il pousse à une société artificielle de carte postale, au mieux ou à la décomposition du corps politique et au conflit social, au pire. Et il est traversé par une vraie tentation autoritaire, chaque fois. Mais il peut tous nous faire perdre en provoquant un effritement de nos identités nationales, en déconstruisant leur légitimité, en dynamitant leurs fondements historiques.
Et pour la France, permettez-moi de lui souhaiter une chose: qu'elle ne devienne ni les États-Unis, ni le Canada, mais qu'elle demeure la France.
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J'ajoute celui-ci :
« Entre bobos et barbus, ma rue Jean-Pierre Timbaud »
samedi, avril 30, 2016
Surtout, ne pas « essentialiser » !
C'est la nouvelle tarte à la crème des abrutis et des salauds : surtout, ne pas « essentialiser » ! Evidemment, cela ne concerne que les populations à emmerdes. Surtout, ne pas « essentialiser » les musulmans, les roms, etc. En revanche, il est permis, voire recommandé, d' « essentialiser » les Français : racistes, colonialistes, réactionnaires, frileux, etc.
" Surtout, ne pas « essentialiser » ! " prend donc la digne succession de " Meuh non, il n'y a pas trop d'immigrés, c'est un fantasme nauséabond, il n'y a pas plus d'immigration qu'en 1950 " puis de "Ah bin si, il y a plus d'immigrés, mais c'est trop tard, il faut vous y faire. "
L'injonction de ne pas « essentialiser » les musulmans est particulièrement bouffone. En effet, il s'agit d'une population qui montre une remarquable constance dans les dogmes, les préceptes et les comportements à travers les siècles.
" Surtout, ne pas « essentialiser » ! " est intelligent, de cette intelligence qui fait dire que Juppé et Hollande sont intelligents, c'est-à-dire font preuve d'un goût pour les mots creux et d'une incapacité à prendre en compte le réel, qui sont très proches de la connerie à l'état pur.
La véritable intelligence, sans italique, consiste à distinguer, comme disait Montaigne, mais aussi à tirer la quintessence, comme disait Rabelais. Autrement dit, c'est un aller-retour incessant entre le raffinement et la généralisation. Si l'on ne garde que le raffinement, ce n'est pas de l'intelligence, mais du pinaillage.
Allons plus loin : les hommes d'action sont de grands « essentialisateurs ». On s'est moqué du gaullien « Fécamp, port de pêche et qui entend le rester ... ». Pourtant Malraux en a donné l'explication, à propos de Jeanne d'Arc, « aller à l'essentiel, tel est le génie de l'action depuis que le monde est monde ».
Sans « essentialisation », on est débordé par la complexité du monde, on n'agit jamais, faute d'une analyse parfaite et on procrastine dans l'espoir de cette perfection inaccessible. Il faut élaguer et simplifier pour agir.
On retombe alors sur nos pattes : pourquoi ne pas « essentialiser » les musulmans et les roms ? Parce que ceux qui énoncent cet interdit n'ont pas envie d'agir contre eux. Pourquoi les mêmes n'hésitent pas à « essentialiser » les Français ? Parce qu'ils ont envie d'agir contre eux.
Alors, n'hésitez pas à « essentialiser ». C'est la condition de l'action.
" Surtout, ne pas « essentialiser » ! " prend donc la digne succession de " Meuh non, il n'y a pas trop d'immigrés, c'est un fantasme nauséabond, il n'y a pas plus d'immigration qu'en 1950 " puis de "Ah bin si, il y a plus d'immigrés, mais c'est trop tard, il faut vous y faire. "
L'injonction de ne pas « essentialiser » les musulmans est particulièrement bouffone. En effet, il s'agit d'une population qui montre une remarquable constance dans les dogmes, les préceptes et les comportements à travers les siècles.
" Surtout, ne pas « essentialiser » ! " est intelligent, de cette intelligence qui fait dire que Juppé et Hollande sont intelligents, c'est-à-dire font preuve d'un goût pour les mots creux et d'une incapacité à prendre en compte le réel, qui sont très proches de la connerie à l'état pur.
La véritable intelligence, sans italique, consiste à distinguer, comme disait Montaigne, mais aussi à tirer la quintessence, comme disait Rabelais. Autrement dit, c'est un aller-retour incessant entre le raffinement et la généralisation. Si l'on ne garde que le raffinement, ce n'est pas de l'intelligence, mais du pinaillage.
Allons plus loin : les hommes d'action sont de grands « essentialisateurs ». On s'est moqué du gaullien « Fécamp, port de pêche et qui entend le rester ... ». Pourtant Malraux en a donné l'explication, à propos de Jeanne d'Arc, « aller à l'essentiel, tel est le génie de l'action depuis que le monde est monde ».
Sans « essentialisation », on est débordé par la complexité du monde, on n'agit jamais, faute d'une analyse parfaite et on procrastine dans l'espoir de cette perfection inaccessible. Il faut élaguer et simplifier pour agir.
On retombe alors sur nos pattes : pourquoi ne pas « essentialiser » les musulmans et les roms ? Parce que ceux qui énoncent cet interdit n'ont pas envie d'agir contre eux. Pourquoi les mêmes n'hésitent pas à « essentialiser » les Français ? Parce qu'ils ont envie d'agir contre eux.
Alors, n'hésitez pas à « essentialiser ». C'est la condition de l'action.
Et si le silence des musulmans était le plus puissant des carburants ?
Et si le silence des musulmans était le plus puissant des carburants ?
Je publie cet article uniquement pour ceux de mes rares lecteurs qui n'auraient pas encore compris comment fonctionne l'islam. Les autres savent qu'il y a continuité entre les musulmans prétendus modérés et les terroristes et que c'est ce qui fait la force de cette religion sectaire. L'islam, c'est l'islamisme au repos ; l'islamisme, c'est l'islam en action.
Je publie cet article uniquement pour ceux de mes rares lecteurs qui n'auraient pas encore compris comment fonctionne l'islam. Les autres savent qu'il y a continuité entre les musulmans prétendus modérés et les terroristes et que c'est ce qui fait la force de cette religion sectaire. L'islam, c'est l'islamisme au repos ; l'islamisme, c'est l'islam en action.
mercredi, avril 27, 2016
Nuit de debout et primaires partout : les deux visages du somnambulisme politique français
Nuit de debout et primaires partout : les deux visages du somnambulisme politique français
En résumé, la citation de Céline Pina corrigée. Elle a dit : "En France, il n'y a plus que les islamistes et le Front National pour faire de la politique." J'enlève le Front National.
En résumé, la citation de Céline Pina corrigée. Elle a dit : "En France, il n'y a plus que les islamistes et le Front National pour faire de la politique." J'enlève le Front National.
Libellés :
La France argentine,
La lie,
Maréchal Juppé nous voilà !
mardi, avril 26, 2016
Hollande bientôt réélu ?
Je maintiens contre vents et marées que Hollande, que je déteste au moins autant que les autres politiciens, va être réélu. Il est maintenant sûr que le chômage va baisser pendant quelques mois, style "rebond du chat mort".
Les Français étant des veaux avec une mémoire de poisson rouge (sinistre hybridation), Hollande va être réélu, dans une atmosphère exécrable qu'il se sera lui-même ingénié à pourrir.
Bien sûr, tout cela est anecdotique, puisque tous font la même politique, y compris le parti marino-philippotiste.
Céline Pina, dissidente du PS, a déclaré : "En France, il n'y a plus que les islamistes et le Front National à faire de la politique." Elle est encore optimiste : elle compte un acteur de trop.
Les Français étant des veaux avec une mémoire de poisson rouge (sinistre hybridation), Hollande va être réélu, dans une atmosphère exécrable qu'il se sera lui-même ingénié à pourrir.
Bien sûr, tout cela est anecdotique, puisque tous font la même politique, y compris le parti marino-philippotiste.
Céline Pina, dissidente du PS, a déclaré : "En France, il n'y a plus que les islamistes et le Front National à faire de la politique." Elle est encore optimiste : elle compte un acteur de trop.
lundi, avril 25, 2016
Donald Trump ou l’Amérique en crise
Donald Trump ou l’Amérique en crise
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On n’a jamais vu le suffrage universel vaincre le pouvoir de l’argent [donc Trump ne sera pas élu ou, s'il est élu, il sera paralysé par Washington]. Aussi, le « phénomène Trump » doit-il être interprété surtout comme un nouveau symptôme révélateur de la maladie sénile qui n’épargne plus aucune des démocraties libérales. Partout, les peuples, durement atteints dans leur niveau de vie et menacés jusque dans leur identité par une immigration programmée, découvrent dans la douleur que la réussite apparente des régimes démocratiques durant un court demi-siècle n’aura été que le fruit d’un faisceau de conditions favorables mais fortuites qui ont toutes disparu. Chacun prend conscience que le « modèle » est épuisé mais que son agonie et son remplacement inévitable n’iront pas sans d’éprouvantes convulsions.
*************
La démocratie représentative agonise depuis trente ans et la tyrannie technocratique-mondialiste s'est installé. Après ? Je ne sais pas. Continuation de la tyrannie ? Anarchie ? Islam (variante de la continuation de la tyrannie) ? Démocratie directe ? Féodalité ?
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On n’a jamais vu le suffrage universel vaincre le pouvoir de l’argent [donc Trump ne sera pas élu ou, s'il est élu, il sera paralysé par Washington]. Aussi, le « phénomène Trump » doit-il être interprété surtout comme un nouveau symptôme révélateur de la maladie sénile qui n’épargne plus aucune des démocraties libérales. Partout, les peuples, durement atteints dans leur niveau de vie et menacés jusque dans leur identité par une immigration programmée, découvrent dans la douleur que la réussite apparente des régimes démocratiques durant un court demi-siècle n’aura été que le fruit d’un faisceau de conditions favorables mais fortuites qui ont toutes disparu. Chacun prend conscience que le « modèle » est épuisé mais que son agonie et son remplacement inévitable n’iront pas sans d’éprouvantes convulsions.
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La démocratie représentative agonise depuis trente ans et la tyrannie technocratique-mondialiste s'est installé. Après ? Je ne sais pas. Continuation de la tyrannie ? Anarchie ? Islam (variante de la continuation de la tyrannie) ? Démocratie directe ? Féodalité ?
Libellés :
Ca Trump énormément,
trahison de la classe dirigeante
dimanche, avril 24, 2016
Les limites de l'angélisme judiciaire
Je n'ai pas parlé du nouveau procès Breivik, j'ai juste laissé un commentaire chez P. Bilger pour rappeler le sort fait au fétichisme juridique dans le discours Le déclin du courage. C'est l'un de ces cas navrants où j'ai honte d'être un occidental.
Mais Stéphane Montabert a écrit un billet qui me va bien :
Les limites de l'angélisme judiciaire
************
Dans une société saine d'esprit, Anders Breivik aurait été exécuté depuis longtemps et le monde serait passé à autre chose. La Norvège ne l'est plus - en bonne partie à cause de "progressistes" dont la jeunesse travailliste d'Utøya au sein de laquelle le néo-nazi fit un carnage.
Les bons sentiments sont toujours faciles lorsqu'on se donne le rôle d'observateur extérieur. L'exercice est plus difficile lorsqu'on endosse le rôle de victime. Les premiers concernés sont déboussolés:
« Que le tribunal tranche en faveur de Breivik est le signe que nous avons un système judiciaire qui fonctionne et respecte les droits de l’homme même dans des conditions extrêmes », a tweeté l'un [des survivants d'Utøya], Bjorn Ihler, appelant à prendre le jugement « sérieusement ». « Hourra pour l’Etat de droit et tout ça, mais ça, c'est absurde », a pour sa part réagi Viljar Hanssen, qui avait reçu cinq balles, dont une à la tête, pendant la fusillade.
Anders Breivik doit sa survie et sa victoire légale de cette semaine précisément à la culture de l'excuse entretenue par ses victimes. Ce n'est pas le moindre des paradoxes ; on pourrait pousser l'absurde encore plus loin et affirmer que maltraiter Breivik en prison reviendrait à trahir leur mémoire. Peut-on aller jusqu'à dire qu'il faudrait viser sa réinsertion et que c'est, selon la formule consacrée, "ce qu'ils auraient voulu"
Le cas Breivik n'est pas qu'un exercice de style. Les massacres refont leur apparition sur le continent européen et posent de façon urgente la question de sanctions appropriées, car il va de soi que des exemples de ce type ne dissuaderont aucun candidat de passer à l'acte.
************
J'aime bien aussi la formule de Christian Vanneste : «A force de ne pas tuer les loups, nous allons finir comme des moutons ».
Mais Stéphane Montabert a écrit un billet qui me va bien :
Les limites de l'angélisme judiciaire
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Dans une société saine d'esprit, Anders Breivik aurait été exécuté depuis longtemps et le monde serait passé à autre chose. La Norvège ne l'est plus - en bonne partie à cause de "progressistes" dont la jeunesse travailliste d'Utøya au sein de laquelle le néo-nazi fit un carnage.
Les bons sentiments sont toujours faciles lorsqu'on se donne le rôle d'observateur extérieur. L'exercice est plus difficile lorsqu'on endosse le rôle de victime. Les premiers concernés sont déboussolés:
« Que le tribunal tranche en faveur de Breivik est le signe que nous avons un système judiciaire qui fonctionne et respecte les droits de l’homme même dans des conditions extrêmes », a tweeté l'un [des survivants d'Utøya], Bjorn Ihler, appelant à prendre le jugement « sérieusement ». « Hourra pour l’Etat de droit et tout ça, mais ça, c'est absurde », a pour sa part réagi Viljar Hanssen, qui avait reçu cinq balles, dont une à la tête, pendant la fusillade.
Anders Breivik doit sa survie et sa victoire légale de cette semaine précisément à la culture de l'excuse entretenue par ses victimes. Ce n'est pas le moindre des paradoxes ; on pourrait pousser l'absurde encore plus loin et affirmer que maltraiter Breivik en prison reviendrait à trahir leur mémoire. Peut-on aller jusqu'à dire qu'il faudrait viser sa réinsertion et que c'est, selon la formule consacrée, "ce qu'ils auraient voulu"
Le cas Breivik n'est pas qu'un exercice de style. Les massacres refont leur apparition sur le continent européen et posent de façon urgente la question de sanctions appropriées, car il va de soi que des exemples de ce type ne dissuaderont aucun candidat de passer à l'acte.
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J'aime bien aussi la formule de Christian Vanneste : «A force de ne pas tuer les loups, nous allons finir comme des moutons ».
La Turquie va-t-elle relancer la crise des réfugiés ?
La Turquie va-t-elle relancer la crise des réfugiés ?
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Tous ces éléments plaident pour une ouverture des frontières… aux immigrés turcs, l’objectif majeur d’Erdogan aujourd’hui. Il est évidemment très regrettable que les citoyens européens soient privés d’un débat clair sur le sujet. L’alternative est simple : soit nous acceptons les conditions turques pour éviter un afflux massif de migrants, et nous nous résignons à augmenter de plusieurs millions les communautés turques très fermées qui peuplent déjà beaucoup de nos grandes villes, soit nous refusons les conditions turques et nous devons affronter la crise des migrants « en direct ».
Il existe évidemment un troisième terme à cette alternative, qui est politiquement très incorrect celui-là : admettre que la guerre en Syrie était une erreur, aider Bachar Al-Assad à mater Daesh et rompre les relations diplomatiques avec la Turquie en attendant que le régime islamiste tombe.
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Les dirigeants européens sont des traitres qu'il faut, au minimum, éloigner du pouvoir le plus vite possible.
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Tous ces éléments plaident pour une ouverture des frontières… aux immigrés turcs, l’objectif majeur d’Erdogan aujourd’hui. Il est évidemment très regrettable que les citoyens européens soient privés d’un débat clair sur le sujet. L’alternative est simple : soit nous acceptons les conditions turques pour éviter un afflux massif de migrants, et nous nous résignons à augmenter de plusieurs millions les communautés turques très fermées qui peuplent déjà beaucoup de nos grandes villes, soit nous refusons les conditions turques et nous devons affronter la crise des migrants « en direct ».
Il existe évidemment un troisième terme à cette alternative, qui est politiquement très incorrect celui-là : admettre que la guerre en Syrie était une erreur, aider Bachar Al-Assad à mater Daesh et rompre les relations diplomatiques avec la Turquie en attendant que le régime islamiste tombe.
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Les dirigeants européens sont des traitres qu'il faut, au minimum, éloigner du pouvoir le plus vite possible.
Les animaux sont-ils nos semblables ?
Les animaux sont-ils nos semblables ?
La répulsion totale que nous inspire désormais la souffrance animale peut paraître inquiétante à bien des égards.
J'aime à l'ancienne les animaux (comme j'aime à l'ancienne les enfants, les livres, les voitures et les femmes). Je ne leur fais pas de mal inutile (aux animaux, mais aussi aux femmes et aux enfants. Pour les voitures, c'est moins sûr !), j'en mange certains, mais je les respecte pour ce qu'ils sont, je ne les anthropomorphise pas, je ne les traite pas comme des pseudo-humains.
Ceux qui ont un trop grand amour des animaux me mettent mal à l'aise : je soupçonne une compensation, je les soupçonne de ne pas savoir aimer les hommes, voire de les haïr. Et je ne suis pas contredit par mon expérience : les grands amoureux des animaux que je connais sont tous déficients dans leurs relations humaines.
Je ne vois rien à changer à ma recension de 2006 d'un livre de Jean-Pierre Digard :
****************
Digard est sans ambiguïté sur ce point : traiter les animaux comme des hommes est une forme de maltraitance, certes plus douce que les traitements brutaux et négligents. Pour lui, pas de chien dans le lit ou sur le canapé, ce n'est pas sa place. Digard cite des chiens qui ressemblent à des bébés (même poids, peau lisse, grands yeux).
[…]
On peut facilement rattacher la passion animalitaire, les animaux comme substituts affectifs, à la violence symbolique ou réelle d'une société. Cela devrait nous interroger que la France soit le pays d'Europe où il y a le plus d'animaux familiers.
C'est brutal à dire, mais quelqu'un qui aime trop les animaux ou les enfants révèle souvent une incapacité à aimer les hommes dans leur diversité et dans leur complexité. L'amour des animaux d'Hitler et le fait que la législation nazie était la plus favorable aux animaux devraient nous interpeller.
En conclusion : Digard nous appelle à traiter les animaux comme des animaux et les hommes comme des hommes alors que nous sommes embarqués dans le schéma inverse.
****************
Et la situation ne s'est pas améliorée en dix ans :
****************
On peut se demander si la mort infligée aux animaux dans ces conditions ne nous affecte pas d’autant plus que, matériellement éloignés de ceux dont nous mangeons la chair, nous nous sommes peut-être rapprochés d’eux conceptuellement. Au début de L’Esprit des lois (I, 1), Montesquieu reconnaît aux bêtes « l’attrait du plaisir », pour ajouter qu’elles n’ont pas « d’espérances » et surtout qu’« elles n’ont pas avec Dieu de rapport plus intime que le reste du monde matériel », monde créé dont elles participent en toute inconscience. Si c’est le rapport personnel à Dieu qui caractérise l’humanité, voilà une distinction à quoi nous paraissons disposés à renoncer !
Il semble même qu’une autre spécificité humaine désormais nous pèse, celle que paraît indiquer Montesquieu avec le mot « espérances » et sur quoi insiste Jean-Jacques : la « faculté de (nous) perfectionner », à la fois comme individus et comme espèce. Nous sommes en effet une humanité contente d’elle-même, ne s’identifiant pas collectivement selon des actions à entreprendre mais à ses droits insuffisamment honorés. Un humanisme passif est notre horizon, plutôt conforté que compensé par l’activisme technique, cette épopée du quantitatif, donc du « même », où nous sommes enrôlés. Ainsi nous nous rapprochons peut-être sinon de l’animalité du moins de l’homme à l’état de nature selon Jean-Jacques, chez qui le « perfectionnement de soi » est en sommeil, qui ne sait pas ce que c’est que d’être bon ou juste et ne sort de lui-même que par la pitié. Nous pensons être humains par nos droits, mais les animaux aussi ont des droits, à la mesure de leurs désirs et de leurs souffrances : avec eux la frontière est ainsi devenue poreuse. Aussi justifiée que soit notre réprobation des conditions de « l’abattage », elle manifeste peut-être l’assoupissement et non l’élargissement du sentiment de notre humanité.
****************
Remarquez bien qu'il y a des maltraitances animales justifiées. Au moins celle-ci :
La répulsion totale que nous inspire désormais la souffrance animale peut paraître inquiétante à bien des égards.
J'aime à l'ancienne les animaux (comme j'aime à l'ancienne les enfants, les livres, les voitures et les femmes). Je ne leur fais pas de mal inutile (aux animaux, mais aussi aux femmes et aux enfants. Pour les voitures, c'est moins sûr !), j'en mange certains, mais je les respecte pour ce qu'ils sont, je ne les anthropomorphise pas, je ne les traite pas comme des pseudo-humains.
Ceux qui ont un trop grand amour des animaux me mettent mal à l'aise : je soupçonne une compensation, je les soupçonne de ne pas savoir aimer les hommes, voire de les haïr. Et je ne suis pas contredit par mon expérience : les grands amoureux des animaux que je connais sont tous déficients dans leurs relations humaines.
Je ne vois rien à changer à ma recension de 2006 d'un livre de Jean-Pierre Digard :
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Digard est sans ambiguïté sur ce point : traiter les animaux comme des hommes est une forme de maltraitance, certes plus douce que les traitements brutaux et négligents. Pour lui, pas de chien dans le lit ou sur le canapé, ce n'est pas sa place. Digard cite des chiens qui ressemblent à des bébés (même poids, peau lisse, grands yeux).
[…]
On peut facilement rattacher la passion animalitaire, les animaux comme substituts affectifs, à la violence symbolique ou réelle d'une société. Cela devrait nous interroger que la France soit le pays d'Europe où il y a le plus d'animaux familiers.
C'est brutal à dire, mais quelqu'un qui aime trop les animaux ou les enfants révèle souvent une incapacité à aimer les hommes dans leur diversité et dans leur complexité. L'amour des animaux d'Hitler et le fait que la législation nazie était la plus favorable aux animaux devraient nous interpeller.
En conclusion : Digard nous appelle à traiter les animaux comme des animaux et les hommes comme des hommes alors que nous sommes embarqués dans le schéma inverse.
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Et la situation ne s'est pas améliorée en dix ans :
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On peut se demander si la mort infligée aux animaux dans ces conditions ne nous affecte pas d’autant plus que, matériellement éloignés de ceux dont nous mangeons la chair, nous nous sommes peut-être rapprochés d’eux conceptuellement. Au début de L’Esprit des lois (I, 1), Montesquieu reconnaît aux bêtes « l’attrait du plaisir », pour ajouter qu’elles n’ont pas « d’espérances » et surtout qu’« elles n’ont pas avec Dieu de rapport plus intime que le reste du monde matériel », monde créé dont elles participent en toute inconscience. Si c’est le rapport personnel à Dieu qui caractérise l’humanité, voilà une distinction à quoi nous paraissons disposés à renoncer !
Il semble même qu’une autre spécificité humaine désormais nous pèse, celle que paraît indiquer Montesquieu avec le mot « espérances » et sur quoi insiste Jean-Jacques : la « faculté de (nous) perfectionner », à la fois comme individus et comme espèce. Nous sommes en effet une humanité contente d’elle-même, ne s’identifiant pas collectivement selon des actions à entreprendre mais à ses droits insuffisamment honorés. Un humanisme passif est notre horizon, plutôt conforté que compensé par l’activisme technique, cette épopée du quantitatif, donc du « même », où nous sommes enrôlés. Ainsi nous nous rapprochons peut-être sinon de l’animalité du moins de l’homme à l’état de nature selon Jean-Jacques, chez qui le « perfectionnement de soi » est en sommeil, qui ne sait pas ce que c’est que d’être bon ou juste et ne sort de lui-même que par la pitié. Nous pensons être humains par nos droits, mais les animaux aussi ont des droits, à la mesure de leurs désirs et de leurs souffrances : avec eux la frontière est ainsi devenue poreuse. Aussi justifiée que soit notre réprobation des conditions de « l’abattage », elle manifeste peut-être l’assoupissement et non l’élargissement du sentiment de notre humanité.
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Remarquez bien qu'il y a des maltraitances animales justifiées. Au moins celle-ci :
Natacha Polony : s'aveugler à en mourir
Natacha Polony : s'aveugler à en mourir
**************
Dans son ouvrage, Rue Jean-Pierre Timbaud, une vie de famille entre barbus et bobos (Stock), Géraldine Smith parle de sa naïveté devant les prières de rue, elle qui se scandalisait qu'on ne construisît pas davantage de lieux de culte, et qui apprend que même quand la mosquée est en partie vide, l'imam invite les fidèles à prier dans la rue pour «occuper le territoire». Elle raconte les intimidations envers un commerçant musulman dont le crime est de ne pas vendre seulement du Coca arabe. Elle explique surtout comment elle et ses amies, insensiblement, se sont mises à éviter les rues où elles se faisaient insulter, et le temps qu'il leur a fallu pour trouver cela inacceptable. Parce qu'au début, ce n'est qu'une petite gêne. «On intègre tellement l'ambiance de la rue, réfléchit l'une d'elles, qu'on finit par se convaincre qu'on prend un gilet parce qu'il fait frais, au lieu de s'avouer qu'on n'ose plus se promener les épaules nues.» Elle repense également à ses gentils rêves de «citoyens du monde», à son agacement devant des voisins bretons affichant leur identité bretonne, leurs binious et leurs crêpes si ridicules et archaïques, alors que les marques d'identité marocaine ou camerounaise lui semblaient tellement sympathiques.
Mais les épisodes les plus édifiants concernent l'école. La maternelle publique où son enfant végète parce que les enfants francophones, explique la directrice, sont des «poissons-pilotes» qui poussent la classe vers le haut. Tout à coup, elle comprend que si son fils est suffisamment stimulé à la maison pour qu'elle puisse se passer de chercher une école performante, ce n'est pas le cas des autres enfants du quartier. Alors, les classes moyennes, immigrées ou non, fuient vers le privé. Le privé? Un établissement catholique dans lequel la maîtresse refuse que son fils à elle, passionné d'Afrique, présente un masque africain à la classe, parce que cela sied mieux à un enfant noir, même s'il est né à Belleville, et qui interroge sans cesse les élèves sur leurs «origines». Un établissement catholique qui finit par supprimer les classes vertes sous la pression des parents musulmans qui refusent pour leurs filles la promiscuité avec les garçons.
[…]
Mais face à ces difficultés explose le grand mensonge qui a tenu la France muette pendant des décennies. «Je crois que je me mens», lui dit une assistante sociale. La France s'est menti. Et des gens ouvrent les yeux. Pas pour exacerber les haines, pas pour rejeter. « J'ai cru à tort qu'une tolérance sans bornes était la meilleure manière d'aider les étrangers et leurs enfants français à s'intégrer, écrit-elle. La tolérance peut être une forme masquée de démission. »
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Dans son ouvrage, Rue Jean-Pierre Timbaud, une vie de famille entre barbus et bobos (Stock), Géraldine Smith parle de sa naïveté devant les prières de rue, elle qui se scandalisait qu'on ne construisît pas davantage de lieux de culte, et qui apprend que même quand la mosquée est en partie vide, l'imam invite les fidèles à prier dans la rue pour «occuper le territoire». Elle raconte les intimidations envers un commerçant musulman dont le crime est de ne pas vendre seulement du Coca arabe. Elle explique surtout comment elle et ses amies, insensiblement, se sont mises à éviter les rues où elles se faisaient insulter, et le temps qu'il leur a fallu pour trouver cela inacceptable. Parce qu'au début, ce n'est qu'une petite gêne. «On intègre tellement l'ambiance de la rue, réfléchit l'une d'elles, qu'on finit par se convaincre qu'on prend un gilet parce qu'il fait frais, au lieu de s'avouer qu'on n'ose plus se promener les épaules nues.» Elle repense également à ses gentils rêves de «citoyens du monde», à son agacement devant des voisins bretons affichant leur identité bretonne, leurs binious et leurs crêpes si ridicules et archaïques, alors que les marques d'identité marocaine ou camerounaise lui semblaient tellement sympathiques.
Mais les épisodes les plus édifiants concernent l'école. La maternelle publique où son enfant végète parce que les enfants francophones, explique la directrice, sont des «poissons-pilotes» qui poussent la classe vers le haut. Tout à coup, elle comprend que si son fils est suffisamment stimulé à la maison pour qu'elle puisse se passer de chercher une école performante, ce n'est pas le cas des autres enfants du quartier. Alors, les classes moyennes, immigrées ou non, fuient vers le privé. Le privé? Un établissement catholique dans lequel la maîtresse refuse que son fils à elle, passionné d'Afrique, présente un masque africain à la classe, parce que cela sied mieux à un enfant noir, même s'il est né à Belleville, et qui interroge sans cesse les élèves sur leurs «origines». Un établissement catholique qui finit par supprimer les classes vertes sous la pression des parents musulmans qui refusent pour leurs filles la promiscuité avec les garçons.
[…]
Mais face à ces difficultés explose le grand mensonge qui a tenu la France muette pendant des décennies. «Je crois que je me mens», lui dit une assistante sociale. La France s'est menti. Et des gens ouvrent les yeux. Pas pour exacerber les haines, pas pour rejeter. « J'ai cru à tort qu'une tolérance sans bornes était la meilleure manière d'aider les étrangers et leurs enfants français à s'intégrer, écrit-elle. La tolérance peut être une forme masquée de démission. »
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Arnhem, un pont trop loin ? (P.Streit)
Un livre qui synthétise l'opération Market-Garden, échec majeur des Alliés en septembre 1944. Echec majeur car les derniers mois ont été terribles et ont conduit à la division de l'Allemagne.
L'auteur, un officier d'état-major, attribue l'échec à une mauvaise conception de l'opération (une seule route)
A l'échelon tactique, les Alliés de sont montrés courageux mais pas toujours judicieux (notamment Urquhart a accumulé les erreurs). A l'inverse, les Allemands ont été excellents, décidant vite et bien. La différence d'expérience a joué. Les unités allemandes venaient soit de Normandie soit de Russie. Les unités alliées venaient de repos et étaient un mélange assez hétérogène de vétérans et de bleus.
Plus haut dans la hiérarchie, il faut bien dire que les généraux alliés, à l'exception de Patton, qui ne participe pas à cette opération, ne sont pas très bons. Au mieux, ce sont des bureaucrates besogneux et sans génie, comme Eisenhower, au pire, des ganaches incompétentes comme Montgomery. C'est sans doute un des effets de l'abondance matérielle, l'opposée de « nécessité fait loi ».
Une leçon douce-amère : Sosabowski, le clairvoyant et râleur général polonais, fut utilisé après la défaite comme bouc-émissaire par Montgomery, égal à lui-même, toujours aussi classieux. Il est relevé de son commandement à la demande des Anglais (toujours aussi classieux) et tombe dans l'oubli. Mais dans le film Un pont trop loin, il est interprété par Gene Hackman et c'est un des rares personnages qui ne passent pas pour un imbécile.
Les organisations qui récompensent, ou simplement tolèrent, la clairvoyance et le franc-parler sont rarissimes. Je suppose qu'elles réussissent mieux que les autres, du moins je l'espère. En tout cas, on s'y sent mieux.
L'auteur, un officier d'état-major, attribue l'échec à une mauvaise conception de l'opération (une seule route)
A l'échelon tactique, les Alliés de sont montrés courageux mais pas toujours judicieux (notamment Urquhart a accumulé les erreurs). A l'inverse, les Allemands ont été excellents, décidant vite et bien. La différence d'expérience a joué. Les unités allemandes venaient soit de Normandie soit de Russie. Les unités alliées venaient de repos et étaient un mélange assez hétérogène de vétérans et de bleus.
Plus haut dans la hiérarchie, il faut bien dire que les généraux alliés, à l'exception de Patton, qui ne participe pas à cette opération, ne sont pas très bons. Au mieux, ce sont des bureaucrates besogneux et sans génie, comme Eisenhower, au pire, des ganaches incompétentes comme Montgomery. C'est sans doute un des effets de l'abondance matérielle, l'opposée de « nécessité fait loi ».
Une leçon douce-amère : Sosabowski, le clairvoyant et râleur général polonais, fut utilisé après la défaite comme bouc-émissaire par Montgomery, égal à lui-même, toujours aussi classieux. Il est relevé de son commandement à la demande des Anglais (toujours aussi classieux) et tombe dans l'oubli. Mais dans le film Un pont trop loin, il est interprété par Gene Hackman et c'est un des rares personnages qui ne passent pas pour un imbécile.
Les organisations qui récompensent, ou simplement tolèrent, la clairvoyance et le franc-parler sont rarissimes. Je suppose qu'elles réussissent mieux que les autres, du moins je l'espère. En tout cas, on s'y sent mieux.
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Histoire,
Seconde guerre mondiale
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