L'annexion de la rive gauche du Rhin (annexion de la Rhénanie, du Luxembourg et de la Belgique) est un vieux fantasme français .
Depuis longtemps, ceux qui regardent la carte (beaucoup moins nombreux de nos jours) sont travaillés par l'incomplétude de nos « frontières naturelles » au nord-est. Ces plaines du nord couloir d'invasion. Nous serions tellement mieux si le Rhin était notre frontière de la Suisse à la mer du Nord.
De Gaulle y fait une allusion dans un de ses bouquins d'avant-guerre. Et Zemmour aussi dans un livre plus récent.
Vous me direz que c'est de l'histoire ancienne. Aujourd'hui, l'invasion vient du sud, les bateaux d''ONG ont remplacé les panzers et les mamys sans-frontiéristes les collabos.
C'est vrai. Mais depuis soixante-dix ans, l'histoire européenne est figée. Il se pourrait qu'elle se remette un jour en marche (peu probable, vu notre démographie, ou alors nous ne serons plus les maitres) et nous reparlerons peut-être de frontière naturelles.
Pourquoi je vous en parle ? Parce que je suis en train de lire le livre passionnant de Soutou sur la guerre froide de la France et que cette annexion de la Rhénanie était encore étudiée par le Quai d'Orsay en 1944.
dimanche, août 12, 2018
La « russophobie » et « la sino.. », ha bin non, y a pas de « la sinophobie »
C'est un commentaire que j'ai fait sous ce billet :
fboizard Modo yoananda • il y a 2 jours
Visiblement, Peter Hitchens a les mêmes préoccupations :
L'obsession russe me semble une construction très orientée. Ceux qui l'ont se croient très malins, ils voient tout ce que les imbéciles comme moi ne voient pas.
Sauf que ça ne correspond absolument pas aux données stratégiques (population, richesse, etc.) les plus élémentaires. Les abrutis s'obsèdent de détails sans voir le tableau d'ensemble.
Mais évidemment, s'attaquer à un vrai puissant comme la Chine, ça demande des couilles.
Bref, l'obsession russe est un épisode oriental de fort avec les faibles, faible avec les forts. Bravo, les gars !
Assez d'accord. Mais vous mesurez qu'il y a loin entre cette analyse raisonnable [de la menace russe] et la paranoïa russophobe d'un Robert Marchenoir par exemple (puisque vous le citez).
Il y a un point qui ne trompe pas pour confondre l'irrationalité des exaltés anti-russes : ils ne parlent pas ou peu de la Chine, qui est autrement plus puissante et plus ambitieuse que la Russie.
Que la Russie soit une menace, OK. Qu'elle soit la seule, ou même la principale, c'est risible. Qu'elle doive être une obsession, c'est clownesque.
Visiblement, Peter Hitchens a les mêmes préoccupations :
Watch out for the true menace
Amid our exaggerated fear and loathing of Russia, we are strangely uninterested in the dangerous despotism of China, which does not just flatten free speech on its own territory, but seeks to do so here.
A notable critic of Peking’s behaviour in Hong Kong, Benedict Rogers, has been the victim of an extraordinary personal attack which must, in my view, have come directly from the Chinese state.
His Surrey neighbours (the entire street) have been sent anonymous letters telling lies about him and denouncing him, trying to soften the impact with fake humour. They include a photograph of him and the words ‘Watch him’. The nameless correspondent has even sent a letter to Mr Rogers’s mother, in rural Dorset (how did they find her?) saying: ‘We, as a Chinese race… care not to be lectured, watched or bullied by your son.’
One man, bullying a superpower? I have also heard of Chinese attempts to put pressure on British student societies which have dared to host critics of their regime. It is not enough to silence dissent at home. They want to do it here, too. Watch them.
L'obsession russe me semble une construction très orientée. Ceux qui l'ont se croient très malins, ils voient tout ce que les imbéciles comme moi ne voient pas.
Sauf que ça ne correspond absolument pas aux données stratégiques (population, richesse, etc.) les plus élémentaires. Les abrutis s'obsèdent de détails sans voir le tableau d'ensemble.
Mais évidemment, s'attaquer à un vrai puissant comme la Chine, ça demande des couilles.
Bref, l'obsession russe est un épisode oriental de fort avec les faibles, faible avec les forts. Bravo, les gars !
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Malheur aux peuples dirigés par des « pédagogues » et par des « communicants » !
De Jacques Sapir :
***********
Cela conduit [Cicéron] à considérer que tous ceux qui s’élèvent contre le Sénat sont des « séditieux » et qu’il faut mener contre eux une guerre à outrance. Le vocabulaire de la guerre emplit alors l’espace civique. Il utilise dans De re publica la métaphore de la tutelle, une métaphore qu’il reprendra dans De officis. Le peuple est donc considéré comme le fils mineur du Sénat, dans un parallèle avec le droit privé et dans une référence aux pouvoirs du paterfamilias romain. Mais un autre parallèle vient alors à l’esprit. Dans ce « peuple » mis en tutelle par l’élite sénatoriale on peut retrouver comme un écho lointain de la volonté de mise en tutelle du peuple actuel par « ceux qui savent », à la condition que ces derniers fassent preuve de « pédagogie ». Le parallèle est d’autant plus tentant que, peu à peu, les décisions du peuple sont contestées voire révoquées, comme ce fut le cas avec le référendum de 2005 et le traité de Lisbonne qui suivit en 2007. Mais, là où Cicéron usait d’une métaphore juridique, qui restait d’une certaine mesure dans le champs du politique, car le droit est aussi une expression du politique, aujourd’hui l’oligarchie utilise l’extension d’une légitimité scientifique (ou plus exactement pseudo-scientifique) dans un domaine où elle n’a rien à faire.
[...]
Le principe du peuple souverain sera maintenu, du moins dans l’ordre du discours [jusqu'au IIIème siècle]. Il faudra le basculement de l’Empire vers la chrétienté pour que cette référence disparaisse peu à peu et que se substitue à la souveraineté du peuple l’idée d’un pacte entre Dieu et l’Empereur. Mais, ceci est une autre histoire…
Claudia Moatti en tire les conclusions dans ce passage qu’il convient de citer : « Ceux qui aujourd’hui définissent la res publica comme le gouvernement en vue du bien commun ne s’encombrent pas de ces distinctions, pas plus que les sénateurs de l’époque impériale ; or, l’idéologie est bien différente là encore selon que ce commun dépend des citoyens ou de la cité ; selon qu’il est une notion surplombante ou en mouvement. En mouvement, le bien commun peut-être défini comme le résultat visible de l’action conjuguée de tous (…), surplombant il devient un principe invariable, un universel caché au nom duquel on rejette une partie de citoyens hors de la cité ». Ce passage résonne, dans la France d’aujourd’hui, avec une force certaine.
***********
Beaucoup de choses me mettent hors de moi dans la politique contemporaine, comme mes lecteurs le savent bien, parce que, sur la forme, on est en démocratie, mais la dérive tyrannique sur le fond est bien engagée et presque achevée.
Parmi les expressions débiles des politiciens (elles le sont toutes, puisque les politiciens sont des menteurs professionnels), il y en a deux qui me font encore plus bondir que les autres : « Il faut faire de la pédagogie » et « On n'a pas assez bien communiqué ».
« Il faut faire de la pédagogie » sous-entend que le peuple est un enfant, c'est aux enfants qu'on « fait de la pédagogie ». Et « On n'a pas assez bien communiqué » sous-entend que le peuple est un abruti et que si on ne lui parle pas comme à un débile mental à 3 de QI, si on ne descend des sphères de la haute intelligence technocratique (parce qu'on est intelligent, nous, hein, on a des diplômes qui le prouvent) pour s'abaisser à son niveau, il ne comprend rien, ce con.
Et pour ajouter l'outrecuidance à l'insulte, tout cela est dit avec une parfaite bonne conscience par les imbéciles qui mènent la France dans le mur depuis quarante ans. Moi, je serais eux, vu les résultats, je ne ferais pas tant le fier. Evidemment, c'est ce qui fait la différence entre nous : eux n'ont honte de rien.
Bien sûr, j'ai envie de répondre : « Ducon, je n'ai besoin ni de pédagogie ni de communication. J'ai regardé ton truc, j'y ai réfléchi et je n'ai pas besoin qu'on m'explique : je ne suis pas d'accord. Point barre. Casse toi avant que je te mette la mandale que tu mérites ».
La question posée par Sapir est simple et très contemporaine, bien qu'elle date de Rome : la Res Publica était-elle une chose commune, au niveau de tous, issue de la confrontation des opinions politiques ou est-elle une chose sacrée, surplombante, qu'il convient de préserver à tout prix, quitte à en confier la gestion à une oligarchie supposée plus raisonnable que le peuple ?
On voit bien que la dérive actuelle est oligrachique : on sacralise la « République » mise à toutes les sauces, l'étape d'après est évidemment de dire que c'est une chose tellement sacrée qu'il est fou de la soumettre aux aleas des élections.
Je n'aimais pas Sarkozy, mais un des reproches qu'on lui faisait qui me mettait hors de moi, comme la « pédagogie » et la « comunication », était d'être un « diviseur ». Et alors ? La division et le conflit sont l'essence même de la politique ... sauf dans la vision oligarchique où le peuple est unanime sous la direction de bons maîtres éclairés et les opposants des brebis galeuses.
Faire de « diviseur » une insulte politique sous-entend qu'on nie la souveraineté du peuple, qui se divise naturellement pour former ses opinions. Je ne l'avais pas compris aussi explicitement qu'aujourd'hui mais je le sentais déjà profondément.
Aujourd'hui, la démocratie rencontre un obstacle qui ne laisse pas de me soucier : le sophistication de la fabrique du consentement, le haut degré de perfectionnement de la manipulation des foules. C'est pourquoi je pense sur ce point qu'il faut revenir à la base de la démocratie : des questions simples, qui nous concernent tous. Cela me paraît offrir le moins d'emprise à la manipulation. Et c'est, bien entendu, ce qu'évitent au maximum nos politiciens. Après le référendum de 2005, il n'y aura plus jamais de référendum en France.
Je ne suis pas un grand démocrate, je n'idéalise ni le peuple ni la démocratie. Mais je ne suis pas un faux-jeton comme ces connards de Macron et de Philippe : je ne m'emplis pas la bouche du mot « démocratie » pour mieux mépriser le peuple, en pratique.
Celui qui fusillera tous les technocrates fera oeuvre de salubrité publique pour la France.
***********
Cela conduit [Cicéron] à considérer que tous ceux qui s’élèvent contre le Sénat sont des « séditieux » et qu’il faut mener contre eux une guerre à outrance. Le vocabulaire de la guerre emplit alors l’espace civique. Il utilise dans De re publica la métaphore de la tutelle, une métaphore qu’il reprendra dans De officis. Le peuple est donc considéré comme le fils mineur du Sénat, dans un parallèle avec le droit privé et dans une référence aux pouvoirs du paterfamilias romain. Mais un autre parallèle vient alors à l’esprit. Dans ce « peuple » mis en tutelle par l’élite sénatoriale on peut retrouver comme un écho lointain de la volonté de mise en tutelle du peuple actuel par « ceux qui savent », à la condition que ces derniers fassent preuve de « pédagogie ». Le parallèle est d’autant plus tentant que, peu à peu, les décisions du peuple sont contestées voire révoquées, comme ce fut le cas avec le référendum de 2005 et le traité de Lisbonne qui suivit en 2007. Mais, là où Cicéron usait d’une métaphore juridique, qui restait d’une certaine mesure dans le champs du politique, car le droit est aussi une expression du politique, aujourd’hui l’oligarchie utilise l’extension d’une légitimité scientifique (ou plus exactement pseudo-scientifique) dans un domaine où elle n’a rien à faire.
[...]
Le principe du peuple souverain sera maintenu, du moins dans l’ordre du discours [jusqu'au IIIème siècle]. Il faudra le basculement de l’Empire vers la chrétienté pour que cette référence disparaisse peu à peu et que se substitue à la souveraineté du peuple l’idée d’un pacte entre Dieu et l’Empereur. Mais, ceci est une autre histoire…
Claudia Moatti en tire les conclusions dans ce passage qu’il convient de citer : « Ceux qui aujourd’hui définissent la res publica comme le gouvernement en vue du bien commun ne s’encombrent pas de ces distinctions, pas plus que les sénateurs de l’époque impériale ; or, l’idéologie est bien différente là encore selon que ce commun dépend des citoyens ou de la cité ; selon qu’il est une notion surplombante ou en mouvement. En mouvement, le bien commun peut-être défini comme le résultat visible de l’action conjuguée de tous (…), surplombant il devient un principe invariable, un universel caché au nom duquel on rejette une partie de citoyens hors de la cité ». Ce passage résonne, dans la France d’aujourd’hui, avec une force certaine.
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Beaucoup de choses me mettent hors de moi dans la politique contemporaine, comme mes lecteurs le savent bien, parce que, sur la forme, on est en démocratie, mais la dérive tyrannique sur le fond est bien engagée et presque achevée.
Parmi les expressions débiles des politiciens (elles le sont toutes, puisque les politiciens sont des menteurs professionnels), il y en a deux qui me font encore plus bondir que les autres : « Il faut faire de la pédagogie » et « On n'a pas assez bien communiqué ».
« Il faut faire de la pédagogie » sous-entend que le peuple est un enfant, c'est aux enfants qu'on « fait de la pédagogie ». Et « On n'a pas assez bien communiqué » sous-entend que le peuple est un abruti et que si on ne lui parle pas comme à un débile mental à 3 de QI, si on ne descend des sphères de la haute intelligence technocratique (parce qu'on est intelligent, nous, hein, on a des diplômes qui le prouvent) pour s'abaisser à son niveau, il ne comprend rien, ce con.
Et pour ajouter l'outrecuidance à l'insulte, tout cela est dit avec une parfaite bonne conscience par les imbéciles qui mènent la France dans le mur depuis quarante ans. Moi, je serais eux, vu les résultats, je ne ferais pas tant le fier. Evidemment, c'est ce qui fait la différence entre nous : eux n'ont honte de rien.
Bien sûr, j'ai envie de répondre : « Ducon, je n'ai besoin ni de pédagogie ni de communication. J'ai regardé ton truc, j'y ai réfléchi et je n'ai pas besoin qu'on m'explique : je ne suis pas d'accord. Point barre. Casse toi avant que je te mette la mandale que tu mérites ».
La question posée par Sapir est simple et très contemporaine, bien qu'elle date de Rome : la Res Publica était-elle une chose commune, au niveau de tous, issue de la confrontation des opinions politiques ou est-elle une chose sacrée, surplombante, qu'il convient de préserver à tout prix, quitte à en confier la gestion à une oligarchie supposée plus raisonnable que le peuple ?
On voit bien que la dérive actuelle est oligrachique : on sacralise la « République » mise à toutes les sauces, l'étape d'après est évidemment de dire que c'est une chose tellement sacrée qu'il est fou de la soumettre aux aleas des élections.
Je n'aimais pas Sarkozy, mais un des reproches qu'on lui faisait qui me mettait hors de moi, comme la « pédagogie » et la « comunication », était d'être un « diviseur ». Et alors ? La division et le conflit sont l'essence même de la politique ... sauf dans la vision oligarchique où le peuple est unanime sous la direction de bons maîtres éclairés et les opposants des brebis galeuses.
Faire de « diviseur » une insulte politique sous-entend qu'on nie la souveraineté du peuple, qui se divise naturellement pour former ses opinions. Je ne l'avais pas compris aussi explicitement qu'aujourd'hui mais je le sentais déjà profondément.
Aujourd'hui, la démocratie rencontre un obstacle qui ne laisse pas de me soucier : le sophistication de la fabrique du consentement, le haut degré de perfectionnement de la manipulation des foules. C'est pourquoi je pense sur ce point qu'il faut revenir à la base de la démocratie : des questions simples, qui nous concernent tous. Cela me paraît offrir le moins d'emprise à la manipulation. Et c'est, bien entendu, ce qu'évitent au maximum nos politiciens. Après le référendum de 2005, il n'y aura plus jamais de référendum en France.
Je ne suis pas un grand démocrate, je n'idéalise ni le peuple ni la démocratie. Mais je ne suis pas un faux-jeton comme ces connards de Macron et de Philippe : je ne m'emplis pas la bouche du mot « démocratie » pour mieux mépriser le peuple, en pratique.
Celui qui fusillera tous les technocrates fera oeuvre de salubrité publique pour la France.
samedi, août 11, 2018
jeudi, août 09, 2018
L'ogre russe
Au cours de mes discussions, j’ai été surpris de constater la crainte russe (je n’aime pas le terme « russophobie », qui, comme toutes les « phobies « psychiatrisent le débat politique) de certains. Voilà un article qui remet les pendules l’heure. Ce que j’ai souligné en rouge dans l’article est la raison fondamentale de ma sérénité face à la Russie (je pense aussi que l’intérêt de la France est dans une alliance avec la Russie). Que les Américains aient intérêt à empêcher un rapprochement des Européens de l’ouest avec la Russie, je le comprends tout à fait, mais, une fois encore, la France n’a pas les mêmes intérêts que l’Amérique, sauf à considérer (c’est le coeur du problème) que notre moins mauvais choix est de nous comporter en colonie atlantiste docile.
Un point fondamental et qui explique en partie qu'il soit si difficile de combattre le complotisme : les dirigeants occidentaux, à force de leçons de morale à géométrie variable (pourquoi faire la la leçon humanitaire à la Russie sur l'Ukraine et pas à l'Arabie Saoudite sur le Yemen ? Pourquoi avoir menti sur les armes de destruction massives en Irak ? Etc.) ont perdu toute crédibilité, non seulement vis-à-vis de l'extérieur, mais vis-à-vis de leurs propres peuples.
Un point fondamental et qui explique en partie qu'il soit si difficile de combattre le complotisme : les dirigeants occidentaux, à force de leçons de morale à géométrie variable (pourquoi faire la la leçon humanitaire à la Russie sur l'Ukraine et pas à l'Arabie Saoudite sur le Yemen ? Pourquoi avoir menti sur les armes de destruction massives en Irak ? Etc.) ont perdu toute crédibilité, non seulement vis-à-vis de l'extérieur, mais vis-à-vis de leurs propres peuples.
«Bots russes» dans l'affaire Benalla : en finir avec la russophobie pavlovienne
FIGAROVOX/TRIBUNE - Joachim Imad revient sur les accusations d'ingérences à l'encontre de la Russie dans l'affaire Benalla. Il y voit le symptôme de l'irrationalité des élites occidentales à l'égard de la Russie et le signe d'une crise de la politique, de plus en plus réduite à une lutte manichéenne dans les sociétés néolibérales.
Joachim Imad est président de l'association souverainiste «Critique de la raison européenne». Il poursuit des études de relations internationales à Sciences Po et de littérature comparée à l'Université Sorbonne-Nouvelle.
Dans «The Manchurian Candidate», chef-d'œuvre du réalisateur américain John Frankenheimer sorti en 1962, des experts soviétiques élaborent une machination sournoise pour déstabiliser les États-Unis et y faire triompher l'idéologie communiste. Ceux-ci prennent en otage Raymond Shaw, un soldat américain combattant en Corée, et recourent à l'hypnose et aux drogues afin de le conditionner et de l'inciter à assassiner le président américain. Ce film est profondément révélateur de la paranoïa anti-russe qui sévit alors dans une Amérique tout juste sortie de l'épisode de la chasse aux sorcières sous le sénateur McCarthy.
Malgré le tournant historique de la fin de la guerre froide, les angoisses liées à la Russie persistent et l'époque tend à se prendre pour une autre. Dans le discours dominant, la Russie est ainsi très souvent présentée comme une puissance tentaculaire, toujours encline à conspirer contre des démocraties occidentales fragiles et fatiguées. La question des prétendues ingérences de Moscou se pose continuellement et les accusations sont légion: soutien à Donald Trump, contribution à la victoire du Brexit et à la montée des velléités indépendantistes en Catalogne, interférence dans la campagne présidentielle française en défaveur d'Emmanuel Macron, etc. À la suite de la publication d'une étude par l'ONG EU DisinfoLab, l'emballement autour de l'affaire Benalla a même été cette semaine imputé à l'activisme numérique de la Russie et d'une «sphère russophile» désireuse de gonfler artificiellement la polémique. Toutes les turpitudes qui frappent les élites occidentales et l'ordre néolibéral seraient ainsi la conséquence de manœuvres russes particulièrement sournoises.
D'autres pays vont bien plus loin que la Russie dans l'ingérence à l'étranger et ne reculent devant rien, pas même devant le droit international.
Il ne s'agit pas évidemment d'être naïf et de nier l'existence de réseaux d'influences russes en Europe ou aux États-Unis. Cela serait d'autant plus absurde que toutes les grandes puissances s'appuient sur leur soft power pour défendre leurs intérêts vitaux à l'étranger et recourent pour cela à des procédés divers. Le problème n'est pas là.
Il réside tout d'abord dans le fait que les accusations pavloviennes envers la Russie sont souvent malhonnêtes. La capacité d'influence de la Russie, et plus largement sa puissance, sont en permanence surévaluées par les élites occidentales. Celles-ci font fi de toutes les limites de la Russie : budget militaire près de dix fois inférieur à celui de l'OTAN, déclin démographique, économie insuffisamment diversifiée et trop dépendante des hydrocarbures, etc. La Russie n'a ni les ambitions impérialistes qu'on lui prête trop souvent, ni les moyens de ces ambitions. Elle pratique plutôt une politique de défense de ses intérêts dans son voisinage et se veut une puissance d'équilibre dans l'ordre international actuel. D'autres pays vont par ailleurs bien plus loin qu'elle dans l'ingérence à l'étranger, dès lors qu'ils jugent que la direction prise par tel ou tel gouvernement est contraire à leurs intérêts, et ne reculent devant rien, pas même devant le droit international. Les exemples de l'invasion de l'Irak et du renversement de Kadhafi en Libye l'ont bien montré. Mais la force du deux poids deux mesures est telle que les élites occidentales sont plus enclines à fermer les yeux sur certains pays que sur la Russie.
Si l'on s'arrête par exemple sur la dernière campagne présidentielle américaine, il est raisonnable de penser que la Russie avait intérêt à ce que Donald Trump l'emporte. Son projet d'approfondir et de pacifier les relations russo-américaines contrastait drastiquement avec l'hostilité manifestée par Hillary Clinton à l'encontre de Moscou. Certains réseaux russes ont certes œuvré en faveur de la victoire du candidat républicain mais cela n'a eu qu'une incidence infime sur le résultat final. Rien qui justifiait en tout cas le poids politico-médiatique que l'affaire a pris. Comme le note le chercheur François-Bernard Huyghe, la seule conséquence de la diffusion de supposées «fake news» anti-Clinton a été de conforter dans leur intention de vote des électeurs qui étaient de toute manière déjà en rupture avec l'establishment américain et la candidate démocrate.
La stratégie d'accuser le Kremlin de tous les maux vise à absoudre les élites de leurs torts et à éviter que l'on s'interroge sur les conséquences des choix politiques faits par celles-ci.
Dans le cas de l'affaire Benalla, les réactions de certains hommes politiques accusant la Russie, à l'image du groupe de centre droit «Agir», ont été tellement virulentes que EU DisinfoLab, l'ONG belge à l'origine de l'affaire, a tenu dans une étude définitive à nuancer ses conclusions initiales et à expliquer qu'il n'y avait pas de preuve d'une ingérence organisée.
Dans des situations si confuses, la stratégie d'accuser le Kremlin de tous les maux qui minent les «démocraties libérales» est extrêmement dangereuse. Cette propension vise souvent, par le recours à une grille d'analyse du réel bien commode, à absoudre les élites de leurs torts et à éviter que l'on s'interroge sur les conséquences des choix politiques faits par celles-ci au cours des dernières années. Le Brexit découle par exemple de problèmes très profonds et inhérents à la société britannique et à la structure de l'Union européenne: paupérisation de la classe moyenne et mécontentement face aux inégalités, insécurité culturelle et désarroi face à l'immigration, volonté de retrouver une indépendance politique dans une nation construite autour de la souveraineté du Parlement, etc. L'expliquer à travers le prisme des manœuvres russes, c'est faire preuve d'une malhonnêteté confondante.
Cette russophobie primaire pose enfin un dernier problème majeur dès lors qu'elle justifie que l'on s'attaque à nouveau à une liberté d'expression déjà fortement fragilisée en France depuis quarante ans. La proposition de loi sur les fausses nouvelles prévoit par exemple, dans son troisième article, de permettre au Conseil supérieur de l'audiovisuel de sanctionner, notamment à coups de retraits de licences, les médias étrangers qui pratiquent la «désinformation». Il est évident que cette mesure n'a pas pour cible al-Jazeera mais bien RT et Radio Sputnik, c'est-à-dire des médias subventionnés par le Kremlin avec qui Emmanuel Macron a un contentieux personnel. Le président français les accuse en effet d'avoir comploté afin d'enrayer son ascension au pouvoir. Ainsi, à cause d'une paranoïa anti-russe et au nom d'un concept de «fake news» aux contours extrêmement flous, c'est à l'édifice permettant le débat démocratique et l'exercice des libertés fondamentales que l'on s'attaque. Alors même que le réel ne se laisse jamais saisir à travers un angle unique, des désaccords sur des faits et sur leur interprétation servent de prétexte au pouvoir en place pour incriminer une vision du monde ou pour disqualifier un adversaire idéologique. La politique est ainsi réduite à une lutte entre le camp du vrai, le fameux «cercle de la raison» d'Alain Minc, et des foules manipulées, par Moscou et plus largement par les populistes, et coupables de mal voter.
La russophobie presque systématique qui se manifeste aujourd'hui en Occident nous raconte ce qu'est devenue la politique : un affrontement manichéen entre l'humanité et ses ennemis.
Ce dernier point est fondamental car la russophobie presque systématique qui se manifeste aujourd'hui en Occident nous raconte ce qu'est devenue la politique : un affrontement manichéen entre l'humanité et ses ennemis. Parer la Russie des attributs du mal dans sa forme chimiquement pure revient à nier à la fois l'essence de la politique et le fait que la tension entre le bien et le mal se manifeste de façon universelle. C'est peut-être d'ailleurs le penseur russe, Alexandre Soljenitsyne, qui retranscrit le mieux les dangers de cette dérive dans son œuvre L'archipel du Goulag: «Peu à peu, j'ai découvert que la ligne de partage entre le bien et le mal ne sépare ni les États ni les classes ni les partis, mais qu'elle traverse le cœur de chaque homme et de toute l'humanité.»
Ceux qui nient la complexité du monde, par inquiétude sincère sur l'avenir du libéralisme dans leurs sociétés ou par incapacité à supporter le fait que la Russie se soit relevée de la dislocation de l'URSS, ne servent donc pas le débat démocratique qu'ils prétendent aimer. Ils l'empêchent et contribuent par conséquent à rendre le réel plus obscur.
En 1991, le conseiller diplomatique de Gorbatchev, Gueorgui Arbatov avait mis en garde les Occidentaux avec la prédiction suivante: « Nous allons vous rendre le pire des services, nous allons vous priver d’ennemi! ». Arbatov s'est trompé. L'ennemi russe est encore là. Le complotisme l'est aussi, et pas toujours là où on l’attend.
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mercredi, août 08, 2018
France 2018 : l'été meurtrier
Coups de couteau, viols et rixes mortelles, en France, c’est l’été meurtrier
Tous ces criminels ont un point commun de l'été. Devinerez vous lequel ? (Trop facile).
Et puisque cet article provient d'un site russe, parlons de la Russie :
Aux Origines de la Russophobie
Et bien sûr, la « justice » française est lancée à fond, avec l'immense talent pour la dégueulasserie qu'on lui connaît :
Justice française : trente-six poids, trente-six mesures
Mais les Français ont un peu ce qu'ils méritent, non ? (1).
Un collègue, qui n'est pas croyant et qui ne va pas à la messe, me disait que tout cela provient de l'oubli des valeurs chrétiennes. Si même les athées s'en aperçoivent ...
J'ai failli lui répondre qu'avec les « chrétiens » de gauche et les curés, évêques, cardinaux et pape rouges, on n'était pas sorti de l'auberge et qu'il ne fallait pas trop compter sur les chrétiens.
Bon, allez, je vous laisse avec un autre été meurtrier :
************
(1) : Les peuples velléitaires méritent d’être tyrannisés.
Je pense à ce dialogue de L’armée des ombres de Melville. Jean-Pierre Cassel, aviateur démobilisé et désœuvré, se balade dans Paris occupé avec son blouson de pilote. Il croise son ami Paul Crauchet, Résistant.
PC : Tu ne manques pas d’air de te balader avec ton blouson d'aviateur.
JPC : Oh … Les Allemands, je les emmerde.
PC : Et c’est tout ce que tu leur fais ?
Bien sûr, dans la suite du film, Cassel finit Résistant.
Je pense aux Français qui se plaignent de Macron et de son orchestre. J’ai envie de répondre « Et c’est tout ce que vous leur faites ? ».
Moi, au moins, bien que pensant pis que pendre de Marine Le Pen, j’ai voté pour elle en considérant que le projet mondialiste, européiste et anti-national de Macron était pire que tout, y compris pire que MLP. Quels que soient ses défauts, Marine Le Pen n’a pas, elle, l’ambition, plus ou moins affichée, de détruire la France et ses institutions. Il fallait choisir entre la peste et le choléra.
C’est bien faible, je l’admets. Mais c’est mieux que rien : si tout le monde avait fait comme moi, nous n’aurions pas Macron. Bon, nous aurions Le Pen et nous serions dans la merde aussi, mais ça ne serait pas la même. Nos ancêtres sortaient les fourches pour bien moins que ce que notre pays subit depuis quarante ans.
Tous ces criminels ont un point commun de l'été. Devinerez vous lequel ? (Trop facile).
Et puisque cet article provient d'un site russe, parlons de la Russie :
Aux Origines de la Russophobie
Et bien sûr, la « justice » française est lancée à fond, avec l'immense talent pour la dégueulasserie qu'on lui connaît :
Justice française : trente-six poids, trente-six mesures
Mais les Français ont un peu ce qu'ils méritent, non ? (1).
Un collègue, qui n'est pas croyant et qui ne va pas à la messe, me disait que tout cela provient de l'oubli des valeurs chrétiennes. Si même les athées s'en aperçoivent ...
J'ai failli lui répondre qu'avec les « chrétiens » de gauche et les curés, évêques, cardinaux et pape rouges, on n'était pas sorti de l'auberge et qu'il ne fallait pas trop compter sur les chrétiens.
Bon, allez, je vous laisse avec un autre été meurtrier :
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(1) : Les peuples velléitaires méritent d’être tyrannisés.
Je pense à ce dialogue de L’armée des ombres de Melville. Jean-Pierre Cassel, aviateur démobilisé et désœuvré, se balade dans Paris occupé avec son blouson de pilote. Il croise son ami Paul Crauchet, Résistant.
PC : Tu ne manques pas d’air de te balader avec ton blouson d'aviateur.
JPC : Oh … Les Allemands, je les emmerde.
PC : Et c’est tout ce que tu leur fais ?
Bien sûr, dans la suite du film, Cassel finit Résistant.
Je pense aux Français qui se plaignent de Macron et de son orchestre. J’ai envie de répondre « Et c’est tout ce que vous leur faites ? ».
Moi, au moins, bien que pensant pis que pendre de Marine Le Pen, j’ai voté pour elle en considérant que le projet mondialiste, européiste et anti-national de Macron était pire que tout, y compris pire que MLP. Quels que soient ses défauts, Marine Le Pen n’a pas, elle, l’ambition, plus ou moins affichée, de détruire la France et ses institutions. Il fallait choisir entre la peste et le choléra.
C’est bien faible, je l’admets. Mais c’est mieux que rien : si tout le monde avait fait comme moi, nous n’aurions pas Macron. Bon, nous aurions Le Pen et nous serions dans la merde aussi, mais ça ne serait pas la même. Nos ancêtres sortaient les fourches pour bien moins que ce que notre pays subit depuis quarante ans.
mardi, août 07, 2018
Trump et le chaos
Au-delà de toutes les décisions de Trump qu'on peut discuter, il a un avantage suprême à mes yeux : il fout le bordel.
En effet, c'est dans le chaos que peuvent s'infiltrer de vrais changements. Dans un système figé et verrouillé, rien ne peut vraiment changer.
Aldo Schiavone examine, dans L'histoire brisée, non pas les causes de la décadence de Rome, mais les causes de son non-développement technique, économique et scientifique. Après cet examen, il fait remarquer que, dans le chaos de la guerre civile, d'autres voies d'organisation sociale, politique et économique ont été esquissées mais César puis Auguste ont figé les choses et ces pistes nouvelles ont été abandonnées, condamnant à terme Rome à la stagnation puis à la décadence.
Plus près de nous, le chaos de notre révolution, quels que que soient les immenses reproches qu'on puisse lui faire, a libéré des énergies et des talents, qui seraient restés inemployés si les choses avient continué leur train-train.
Encore plus près, s'il n'y avait pas eu le bordel de la guerre d'Algérie, la IVème république aurait poursuivi son bonhomme de chemin, De Gaulle ne serait pas revenu au pouvoir et les réformes dont nous bénéficions toujours n'auraient pas eu lieu.
Or, je suis insatisfait de la marche du monde actuelle, donc je souhaite un foutoir qui permette d'introduire de vrais changements et Trump est l'agent de ce foutoir. C'est pourquoi, d'ailleurs, ceux qui profitent du monde actuel, ou croient en profiter, ont pour lui une haine viscérale, ils sentent bien qu'il est l'agent du changement radical, qu'ils les remet en cause radicalement, qu'il peut vraiment changer leurs vies et leurs positions sociales (et les nôtres aussi).
C'est en vertu de cet argument qu'il était préférable de voter Le Pen en 2017 plutôt que Macron : au bout du bout, peu importent les qualités et la pertinence de Marine Le Pen, on était aussi sûr que son élection aurait apporté du changement qu'on était certain que celle de Macron serait la prolongation de la politique suivie depuis trente ans (seuls les imbéciles ont pu croire que Macron était un changement politique, il est juste une accélération, une caricature, de ce qui nous tue depuis longtemps).
Bien sûr, le changement peut être bon ou mauvais. Mais, quand on est en déclin, le risque n'est pas grand : accélérer le déclin ? Et alors ? C'est l'argument de Julien Gracq dans Le rivage des Syrtes et de Churchill en 1940 : mieux vaut mourir dans une explosion en se battant que d'une maladie de langueur, au moins l'honneur est sauf. Et quand on se bat, on court aussi la chance de vivre.
En effet, c'est dans le chaos que peuvent s'infiltrer de vrais changements. Dans un système figé et verrouillé, rien ne peut vraiment changer.
Aldo Schiavone examine, dans L'histoire brisée, non pas les causes de la décadence de Rome, mais les causes de son non-développement technique, économique et scientifique. Après cet examen, il fait remarquer que, dans le chaos de la guerre civile, d'autres voies d'organisation sociale, politique et économique ont été esquissées mais César puis Auguste ont figé les choses et ces pistes nouvelles ont été abandonnées, condamnant à terme Rome à la stagnation puis à la décadence.
Plus près de nous, le chaos de notre révolution, quels que que soient les immenses reproches qu'on puisse lui faire, a libéré des énergies et des talents, qui seraient restés inemployés si les choses avient continué leur train-train.
Encore plus près, s'il n'y avait pas eu le bordel de la guerre d'Algérie, la IVème république aurait poursuivi son bonhomme de chemin, De Gaulle ne serait pas revenu au pouvoir et les réformes dont nous bénéficions toujours n'auraient pas eu lieu.
Or, je suis insatisfait de la marche du monde actuelle, donc je souhaite un foutoir qui permette d'introduire de vrais changements et Trump est l'agent de ce foutoir. C'est pourquoi, d'ailleurs, ceux qui profitent du monde actuel, ou croient en profiter, ont pour lui une haine viscérale, ils sentent bien qu'il est l'agent du changement radical, qu'ils les remet en cause radicalement, qu'il peut vraiment changer leurs vies et leurs positions sociales (et les nôtres aussi).
C'est en vertu de cet argument qu'il était préférable de voter Le Pen en 2017 plutôt que Macron : au bout du bout, peu importent les qualités et la pertinence de Marine Le Pen, on était aussi sûr que son élection aurait apporté du changement qu'on était certain que celle de Macron serait la prolongation de la politique suivie depuis trente ans (seuls les imbéciles ont pu croire que Macron était un changement politique, il est juste une accélération, une caricature, de ce qui nous tue depuis longtemps).
Bien sûr, le changement peut être bon ou mauvais. Mais, quand on est en déclin, le risque n'est pas grand : accélérer le déclin ? Et alors ? C'est l'argument de Julien Gracq dans Le rivage des Syrtes et de Churchill en 1940 : mieux vaut mourir dans une explosion en se battant que d'une maladie de langueur, au moins l'honneur est sauf. Et quand on se bat, on court aussi la chance de vivre.
Bruck
En ces temps où le pape François Zéro « abolit » la peine de mort, rappelons la mémoire du révérend père Bruckberger, qui a écrit Oui à la peine de mort. Ce qui ne l'empêcha pas de réclamer à De Gaulle la grâce des condamnés à mort politiques.
Sergent des corps-francs de Darnand (il lui aurait dit en 1940 : « Vous prenez une voie qui vous mènera au peloton d'exécution et je serai assez bête pour vous défendre »), Résistant, il exécrait les bourgeois cathos centristes mous du MRP (les mêmes traitres à fusiller qui ont récemment eu les yeux de Chimène pour Hollande, Bayrou, Juppé, Macron), pensait que Vatican II était une erreur (avec des arguments dont le temps passé a confirmé la validité), avait une maitresse et fréquentait le tout Saint-Germain-des-prés.
Il me fait penser au frère Tuck de Robin des bois. On manque de religieux truculents de nos jours, ils paraissent trop souvent tristes et sérieux comme un jour sans pain, et, en plus (mais assez logiquement), ils ne sont pas bons directeurs de conscience, trop sensibles à l’air du temps d’une part et trop escouillés d’autre part (ils retournent toujours la violence du christianisme contre soi, contre les leurs, dans un masochisme ennuyeux comme une conférence d'Attali. Ils ignorent sa dimension conflictuelle et conquérante. Moi, j’aurai confiance un curé qui me dira qu’il faut convertir les musulmans).
Je résume l'argument de Bruckberger : ne pas condamner à mort celui qui le mérite par ses méfaits dérange l'ordre cosmique et c'est plus grave qu'une mise à mort individuelle (en n'oubliant pas que, de toute façon, chaque homme finit par mourir). Notre époque accorde trop d'importance à l'individu et pas assez à l'ordre juste. Ce que Romain Gary synthétisait en : la société qui n'a pas le courage de mettre à mort les criminels ne mérite pas de vivre.
Saint Louis et Sainte Jeanne d’Arc étaient parfaitement clairs sur ces questions, tout praticiens qu’ils étaient.
Au fond, sur la peine de mort comme sur de nombreuses questions de société contemporaines, je n’ai aucun doute que nos choix collectifs sont suicidaires et que la société qui fait de tels choix, la nôtre, disparaitra et ses mauvais choix avec (l'effondrement de la natalité suffit à me justifier).
Mon problème est que ce naufrage entrainera avec lui des choses que j’aime et que ce qui remplacera et remettra de l’ordre dans ce foutoir ne sera pas nécessairement à mon goût (Houellebecq et beaucoup d’autres pensent que ce remplaçant sera l’islam. C’est pourquoi Al Jazeera a une chaine particulière, AJ+, qui pousse tous les désordres sociétaux, Gay Pride et compagnie).
Et puis, il faut regarder les choses en face : ces histoires d'abolition de la peine de mort sont des branlotages d'enfants gâtés et sur-protégés. Quand la vie est dure, on ne se pose pas tant de questions : on tue l'ennemi et l'assassin.
Nota : la traduction du commandement « Tu ne tueras point » est aujourd’hui considérée comme fautive et remplacée par « Tu ne commettras point de meurtre ». Toute la différence est évidemment la question qui nous occupe, celle de la mise à mort légale.
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Soumission : les Anglais sont aussi fous que nous
Boris Johnson publie un article pour dire que la burka est ridicule mais qu'il ne faut pas l'interdire. Pas le truc qui arrache le gravier. Plutôt le genre qui a peur de son ombre.
Hé bien, le président de son parti (pas de l'opposition, hein), un blanc de chez blanc, l'accuse d' « islamophobie » (ce crime imaginaire mais visiblement suprême) pour avoir écrit que la burka est ridicule ! Ils sont au moins aussi fous que nous, ces Anglais.
Les islamistes doivent se marrer ... mais se marrer ...
Même plus la peine qu'ils gueulent : les faces de craie ont intériorisé la soumission. En tout cas, les diplômés qui gouvernent.
Hé bien, le président de son parti (pas de l'opposition, hein), un blanc de chez blanc, l'accuse d' « islamophobie » (ce crime imaginaire mais visiblement suprême) pour avoir écrit que la burka est ridicule ! Ils sont au moins aussi fous que nous, ces Anglais.
Les islamistes doivent se marrer ... mais se marrer ...
Même plus la peine qu'ils gueulent : les faces de craie ont intériorisé la soumission. En tout cas, les diplômés qui gouvernent.
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dimanche, août 05, 2018
Il fait chaud en été, le climat se dérègle !
Il fait chaud en été, le climat se dérègle !
Le réchauffisme est dans une situation paradoxale : la plupart des gens y croient (alors que c'est une ânerie, point barre. Je ne vais pas refaire le débat, qui est clos autant qu'il peut l'être) mais sont en même temps persuadés, sans voir la contradiction, que c'est un prétexte aux gouvernements pour augmenter leur pouvoir et les taxes.
La capacité des populations à se tromper radicalement et durablement sur des sujets scientifiques ne devrait pas étonner : de la théorie des humeurs à l'eugénisme, l'histoire est pleine de ses fausses évidences qui vous faisaient passer pour farfelu, ou pire, si vous aviez l'audace de les contester (jusqu'au jour où il était « évident » qu'elles étaient fausses, mais personne alors ne vous savait gré d'avoir eu raison contre la majorité).
Et comme je ne crois pas au progrès humain, que je ne crois pas que nous soyons meilleurs et plus intelligents que nos ancêtres (ça serait même plutôt le contraire), je ne suis même pas étonné.
Les populations ont une excuse : le matraquage intense qu'elles subissent.
Je retire cependant de ces foutaises un bénéfice dérivé : si cette obsession idiote du pétrole renvoyait les bédouins au cul des chameaux, mon chagrin serait très supportable.
Le réchauffisme est dans une situation paradoxale : la plupart des gens y croient (alors que c'est une ânerie, point barre. Je ne vais pas refaire le débat, qui est clos autant qu'il peut l'être) mais sont en même temps persuadés, sans voir la contradiction, que c'est un prétexte aux gouvernements pour augmenter leur pouvoir et les taxes.
La capacité des populations à se tromper radicalement et durablement sur des sujets scientifiques ne devrait pas étonner : de la théorie des humeurs à l'eugénisme, l'histoire est pleine de ses fausses évidences qui vous faisaient passer pour farfelu, ou pire, si vous aviez l'audace de les contester (jusqu'au jour où il était « évident » qu'elles étaient fausses, mais personne alors ne vous savait gré d'avoir eu raison contre la majorité).
Et comme je ne crois pas au progrès humain, que je ne crois pas que nous soyons meilleurs et plus intelligents que nos ancêtres (ça serait même plutôt le contraire), je ne suis même pas étonné.
Les populations ont une excuse : le matraquage intense qu'elles subissent.
Je retire cependant de ces foutaises un bénéfice dérivé : si cette obsession idiote du pétrole renvoyait les bédouins au cul des chameaux, mon chagrin serait très supportable.
samedi, août 04, 2018
Ferrari 312T et McLaren MP4/4 (Haynes)
Il n’y a que les Anglais pour écrire des livres pareils. C’est le livre du propriétaire, cela part donc de l’hypothèse que chaque lecteur est un millionnaire potentiel !
La 312T est typiquement Ferrari.
Quand elle apparaît, Ferrari est sur le déclin, gérée de façon brouillonne et très théâtrale par le commendatore. Fiat, qui est majoritaire, remet de l’ordre et nomme Luca di Montezemelo (26 ans !) à la gestion sportive (la célèbre gestione sportiva, scène de tant de commedia dell’arte) et Mauro Forghieri à la technique.
Ferrari a un excellent moteur 12 cylindres à plat (qui n’est pas boxer : ses cylindres ne s’opposent pas deux à deux) mais il tire beaucoup sur les accessoires (électricité, refroidissement). Le tout est assez lourd et encombrant.
Forghieri insiste pour réduire l’inertie et le moment polaire de la voiture, d’où la boîte de vitesse en T.
Et un pilote exceptionnel : Niki Lauda.
Ce sont les trois années de domination 1975, 1976 et 1977.
Malheureusement, Enzo Ferrari fout sa merde et se fâche avec Lauda, qu’il ne trouve pas assez malléable à son goût.
J’ai toujours un faible pour la 312T, pour son histoire et son esthétique. Elle vaut vingt fois moins cher que la 250 GTO dont je trouve la réputation très surfaite (pour ne pas dire que la 250 GTO est un caprice de kékés milliardaires, équivalents en bon goût des jacky smicards qui tunent leur Ford Escort).
Quant à la McLaren MP4/4, c’est tout simplement la voiture la plus dominatrice de l’histoire de la Formule 1 : 15 victoires sur 16 courses en 1988, aux mains de Prost et de Senna.
Son histoire part d’une décision stratégique. Alors qu’en 1989, les turbos seront interdits, en 1988, moteurs atmosphériques et turbocompressés sont permis. McLaren et Honda décident de rester au turbo pour 1988, permettant d’une part d’amener le turbo à son apogée et d’autre part d’avoir plus de temps pour mettre au point l’atmosphérique.
La MP4/4 est conçue en 7 mois par une équipe de 17 personnes (voir les règles de Kelly Johnson). Steve Nichols à la conception, Gordon Murray à la production.
La 312T est typiquement Ferrari.
Quand elle apparaît, Ferrari est sur le déclin, gérée de façon brouillonne et très théâtrale par le commendatore. Fiat, qui est majoritaire, remet de l’ordre et nomme Luca di Montezemelo (26 ans !) à la gestion sportive (la célèbre gestione sportiva, scène de tant de commedia dell’arte) et Mauro Forghieri à la technique.
Ferrari a un excellent moteur 12 cylindres à plat (qui n’est pas boxer : ses cylindres ne s’opposent pas deux à deux) mais il tire beaucoup sur les accessoires (électricité, refroidissement). Le tout est assez lourd et encombrant.
Forghieri insiste pour réduire l’inertie et le moment polaire de la voiture, d’où la boîte de vitesse en T.
Et un pilote exceptionnel : Niki Lauda.
Ce sont les trois années de domination 1975, 1976 et 1977.
Malheureusement, Enzo Ferrari fout sa merde et se fâche avec Lauda, qu’il ne trouve pas assez malléable à son goût.
J’ai toujours un faible pour la 312T, pour son histoire et son esthétique. Elle vaut vingt fois moins cher que la 250 GTO dont je trouve la réputation très surfaite (pour ne pas dire que la 250 GTO est un caprice de kékés milliardaires, équivalents en bon goût des jacky smicards qui tunent leur Ford Escort).
Quant à la McLaren MP4/4, c’est tout simplement la voiture la plus dominatrice de l’histoire de la Formule 1 : 15 victoires sur 16 courses en 1988, aux mains de Prost et de Senna.
Son histoire part d’une décision stratégique. Alors qu’en 1989, les turbos seront interdits, en 1988, moteurs atmosphériques et turbocompressés sont permis. McLaren et Honda décident de rester au turbo pour 1988, permettant d’une part d’amener le turbo à son apogée et d’autre part d’avoir plus de temps pour mettre au point l’atmosphérique.
La MP4/4 est conçue en 7 mois par une équipe de 17 personnes (voir les règles de Kelly Johnson). Steve Nichols à la conception, Gordon Murray à la production.
Le seule innovation (mais décisive), c'est un embrayage plus petit qui permet d'abaisser de 2 pouces le groupe moteur. Et un risque : un boite de vitesse à 3 arbres pour remonter ces 2 pouces.
Elle arrive très en retard aux essais officiels juste avant de démarrer la saison. Beaucoup de concurrents tournent déjà depuis un mois ou deux. A l’issue des trois premiers tours, Prost dit à son équipe qu’ils tiennent une voiture championne du monde !
Durant ces essais de pré-saison, officiels et publics, devant toutes les autres écuries, elle colle 2s à tout le monde à sec de mise au point. Les concurrents croient que Honda emploie un turbo illégal pour les intoxiquer.
La suite est connue. Gerhard Berger dira : « On devrait faire courir Prost et Senna le matin, pour le championnat du monde puis l’après-midi, on ferait une course avec les autres, entre copains ».
Le plus intéressant, c’est que cette voiture n’a aucune innovation (sauf l'embrayage), aucun trait saillant, elle représente juste la quintessence de ce que l’on savait sur une voiture de course à l’époque. Quand on a demandé à Prost trente ans plus tard sa principale qualité, il a répondu : « Elle était prévisible ».
Enzo Ferrari, dans les nombreuses conneries qu'il sortait (je n'ai pas beaucoup d'estime pour le personnage, voir la biographie de Yates), il y avait celle de dire en public que le pilote et la voiture contribuaient chacun pour moitié à la victoire et en privé que tout revenait à la voiture.
La relation est plus subtile (et je me demande, à voir comment il a viré Lauda, si Enzo Ferrari, malgré toute son expérience, l'a vraiment comprise). Les pilotes qui ont l'étoffe de champions savent détecter les écuries prometteuses (Prost quitte Renault pour McLaren et Senna Lotus pour McLaren encore, Schumacher Benetton pour Ferrari) et, en retour, ils donnent confiance aux ingénieurs que leur travail sera bien utilisé et qu'ils sauront vite s'ils sont sur bonne idée ou non (bien sûr, maintenant que les pilotes sont des robots télécommandés, ça perd un peu de son importance, on leur demande juste de ne pas faire trop de conneries et de ne pas brouiller la télémétrie).
Elle arrive très en retard aux essais officiels juste avant de démarrer la saison. Beaucoup de concurrents tournent déjà depuis un mois ou deux. A l’issue des trois premiers tours, Prost dit à son équipe qu’ils tiennent une voiture championne du monde !
Durant ces essais de pré-saison, officiels et publics, devant toutes les autres écuries, elle colle 2s à tout le monde à sec de mise au point. Les concurrents croient que Honda emploie un turbo illégal pour les intoxiquer.
La suite est connue. Gerhard Berger dira : « On devrait faire courir Prost et Senna le matin, pour le championnat du monde puis l’après-midi, on ferait une course avec les autres, entre copains ».
Le plus intéressant, c’est que cette voiture n’a aucune innovation (sauf l'embrayage), aucun trait saillant, elle représente juste la quintessence de ce que l’on savait sur une voiture de course à l’époque. Quand on a demandé à Prost trente ans plus tard sa principale qualité, il a répondu : « Elle était prévisible ».
Enzo Ferrari, dans les nombreuses conneries qu'il sortait (je n'ai pas beaucoup d'estime pour le personnage, voir la biographie de Yates), il y avait celle de dire en public que le pilote et la voiture contribuaient chacun pour moitié à la victoire et en privé que tout revenait à la voiture.
La relation est plus subtile (et je me demande, à voir comment il a viré Lauda, si Enzo Ferrari, malgré toute son expérience, l'a vraiment comprise). Les pilotes qui ont l'étoffe de champions savent détecter les écuries prometteuses (Prost quitte Renault pour McLaren et Senna Lotus pour McLaren encore, Schumacher Benetton pour Ferrari) et, en retour, ils donnent confiance aux ingénieurs que leur travail sera bien utilisé et qu'ils sauront vite s'ils sont sur bonne idée ou non (bien sûr, maintenant que les pilotes sont des robots télécommandés, ça perd un peu de son importance, on leur demande juste de ne pas faire trop de conneries et de ne pas brouiller la télémétrie).
vendredi, août 03, 2018
Macron antique en toc
L’afaire Benalla et l’histoire romaine
Sans être un spécialiste, j’aime bien l’histoire romaine.
Je trouve le parallèle de Jacques Sapir instructif.
Je n’oublie évidemment pas que l’empereur Auguste, génie politique comme son père adoptif était un génie militaire, a concentré le pouvoir dans ses mains en conservant toutes les formes des institutions républicaines mais en les vidant subtilement de leur contenu (par exemple en s’attribuant deux fonctions conçues pour s’équilibrer).
Je dédis ce message à tous les cocus qui ont voté Macron au premier ou au second tour (je ne vois aucune raison autre que superficielle de faire une différence entre les votes des deux tours). Cocus car vous croyez avoir des intérêts communs avec le Système mondialiste qui vous a vendu Macron, sous prétexte que vos enfants travaillent à l’étranger ou que vous achetez des T-shirts chinois à 1€, alors que vous en êtes autant que moi la chair à canon.
Ceux qui profitent vraiment de ce système sont milliardaires et, à moins que vous dissimuliez bien votre jeu, ce n’est ni vous ni moi.
Mais bon, il y a des gens que ça ne dérange pas trop d’être cocu. Il faut de tout pour faire un monde.
Libellés :
Histoire,
l'imposture Macron,
Sapir
mercredi, août 01, 2018
Macro-critique
*******
Se dessine ainsi la réalité d’un Pouvoir, excessivement concentré par la Vem République, qui se referme sur lui-même. Un Pouvoir entouré d’ennemis. Hier les militaires. Aujourd’hui les parlementaires, la police et les hauts fonctionnaires. Et demain, sans doute, des chefs d’Etat et de gouvernement européens qui, faute de n’avoir pas compris les fulgurances de Jupiter, se permettraient de questionner la réalité des réformes économiques françaises, ou, plus simplement, de défendre leurs intérêts nationaux. Emmanuel Macron, qui se prétend le plus européen des Présidents, par son intransigeance et son arrogance, va-t-il, paradoxalement, être celui qui va le plus abîmer l’Europe ?
Il faut le craindre. De tout ceci une interrogation émerge : peut-on encore sauver ce quinquennat ? La réponse est sans doute dans la personnalité du Président. Il y a le feu…
*******
Plus à http://www.atlantico.fr/decryptage/emmanuel-macron-et-syndrome-seul-contre-tous-affaire-alexandre-benalla-arvernes-3467357.html#HkvocdbHpE7DTFKX.99
Mais ne faisons pas de cela une affaire trop personnelle.
Certes, Emmanuel Macron est le genre de petit fayot merdeux qui a motivé l’inventeur de la rangers cloutée.
Cependant, ne perdons pas de vue que le problème est politique : comme Hollande et Sarkozy avant lui, il fait la politique anti-nationale de la bourgeoisie apatride. Évidemment, les Français ne peuvent qu’êtrès gravement insatisfaits.
Mais comme ils sont cons, comme l’opposition est nulle car, au fond, d’accord avec cette politique et comme les médias maquillent l’actualité comme une drag queen un jour de gay pride, la seule question qui compte ne sera pas posée.
Je crois que la société française n’a plus le ressort pour se défendre contre les mondialistes, pas assez patriote, trop individualiste, pas assez courageuse, pas assez intelligente. Si changement politique il y a, il vient de l’extérieur.
mardi, juillet 31, 2018
Macron est un pervers qui veut détruire les institutions donc la France
Le plus navrant de cette histoire est que tout cela était prévu, que la psychologie et la politique de Macron représentaient des dangers gravissimes. Et pourtant il a été élu. Il s’est trouvé suffisamment de crétins pour ça, pour élire un pervers narcissique assoiffé de transgression et de destruction.
Libellés :
anti-France,
Campagnol,
l'imposture Macron
lundi, juillet 30, 2018
On n’a pas de mérite à être dupe
Je relis le Journal des années noires, de Jean Guéhenno, tant je trouve de parallèles entre cette période et la nôtre (mais tout à l’inverse des imbéciles qui évoquent les HLPSDNH).
A propos de ces crétins de marins qui ont sabordé la flotte à Toulon, alors qu’ils auraient pu continuer la guerre aux côtés des Anglais dès l’été 40, Guéhenno écrit « il n’y a pas de mérite à être dupe ». Et pour que les choses soient bien claires, il précise que les marins français furent sots et vaniteux.
Tout le monde peut se tromper, Guéhenno n’est pas exempt d’erreurs grossières, mais, d’expérience, je sais qu’il y a une disposition d’esprit, qui ressort de la psychologie et du caractère plus que de l’intellect, de ne pas être dupe. C’est la red pill du cinéma.
Elle est fort peu partagée, pour la simple raison que, pour l’animal social qu’est l’humain, l’indépendance d’esprit a un coût que ne sont pas prêts à payer la grande majorité des bipèdes.
J’en connais qui font des analyses indépendantes et puis, qui, au moment d’en tirer les conclusions, rentrent dans le conformisme. Je me souviens particulièrement d’un homme qui avait décrit avec précision tous les défauts et les mauvaises décisions d’un puissant, qui montraient sa médiocrité. Pourtant, cet analyste rigoureux concluait que le chef était brillant et irremplaçable. La contradiction était si flagrante que ses interlocuteurs ont marqué un instant d’étonnement muet, ne sachant que dire.
On nous explique ce matin que le tyranneau Macron a l’intention, après l’affaire Benalla, de mettre la haute fonction publique au pas (de l’oie ? Du hip-hop ?).
Que diront ses navrants électeurs ? Qu’ils ont été dupés ? Ou que c’est une bonne chose que cette politique au service d’intérêts très particuliers balaie les obstacles ? La seconde solution serait aussi conne que la première mais plus bravache. Le bourgeois, quand il est en position de force, ne se sent plus pisser de mépris.
A propos de ces crétins de marins qui ont sabordé la flotte à Toulon, alors qu’ils auraient pu continuer la guerre aux côtés des Anglais dès l’été 40, Guéhenno écrit « il n’y a pas de mérite à être dupe ». Et pour que les choses soient bien claires, il précise que les marins français furent sots et vaniteux.
Tout le monde peut se tromper, Guéhenno n’est pas exempt d’erreurs grossières, mais, d’expérience, je sais qu’il y a une disposition d’esprit, qui ressort de la psychologie et du caractère plus que de l’intellect, de ne pas être dupe. C’est la red pill du cinéma.
Elle est fort peu partagée, pour la simple raison que, pour l’animal social qu’est l’humain, l’indépendance d’esprit a un coût que ne sont pas prêts à payer la grande majorité des bipèdes.
J’en connais qui font des analyses indépendantes et puis, qui, au moment d’en tirer les conclusions, rentrent dans le conformisme. Je me souviens particulièrement d’un homme qui avait décrit avec précision tous les défauts et les mauvaises décisions d’un puissant, qui montraient sa médiocrité. Pourtant, cet analyste rigoureux concluait que le chef était brillant et irremplaçable. La contradiction était si flagrante que ses interlocuteurs ont marqué un instant d’étonnement muet, ne sachant que dire.
On nous explique ce matin que le tyranneau Macron a l’intention, après l’affaire Benalla, de mettre la haute fonction publique au pas (de l’oie ? Du hip-hop ?).
Que diront ses navrants électeurs ? Qu’ils ont été dupés ? Ou que c’est une bonne chose que cette politique au service d’intérêts très particuliers balaie les obstacles ? La seconde solution serait aussi conne que la première mais plus bravache. Le bourgeois, quand il est en position de force, ne se sent plus pisser de mépris.
vendredi, juillet 27, 2018
Donald et Emmanuel : le stratège et l'idéologue
Un échange de SMS avec un collègue (c'est lui qui démarre dans l'ironie et moi qui réponds. Oui, nous parlons assez peu de football) :
Les petits merdeux de technos à la Macron se croient très supérieurs à cause de leurs beaux diplômes. Mais ils n'ont jamais rien fait dans la vie, jamais été en danger, ils ont toujours vécu dans des milieux protégés alors que Trump se battait et en bouffait quatre comme eux à chaque petit déj. Dans sa carrière, Trump a du en rencontrer des paquets de Macron, des jeunes technos en costards qui pètent plus haut que leur cul et en faire son affaire.
Trump est donc, par rapport à Macron, May ou Merkel (qui sont du même moule technocratique), un guerrier qui les domine haut la main (alors que Poutine ou Xi, c'est autre chose).
Ceci étant posé, je me demande depuis longtemps si Trump est juste un excellent tacticien ou un stratège. Comme j'ai tendance à penser que sa stratégie de brouillage des pistes est mûrement réfléchie et ne doit rien au hasard (son utilisation de Twitter est géniale. Si vous vous n'en êtes pas convaincus, réfléchissez y encore), je penche du coté stratège conscient, mais je n'en suis pas sûr.
Or, voilà que je tombe sur cet article :
The Chinese are wary of Donald Trump’s creative destruction
*********
Few Chinese think that Mr Trump’s primary concern is to rebalance the bilateral trade deficit. If it were, they say, he would have aligned with the EU, Japan and Canada against China rather than scooping up America’s allies in his tariff dragnet. They think the US president’s goal is nothing less than remaking the global order.
They think Mr Trump feels he is presiding over the relative decline of his great nation. It is not that the current order does not benefit the US. The problem is that it benefits others more in relative terms. To make things worse the US is investing billions of dollars and a fair amount of blood in supporting the very alliances and international institutions that are constraining America and facilitating China’s rise.
In Chinese eyes, Mr Trump’s response is a form of “creative destruction”. He is systematically destroying the existing institutions — from the World Trade Organization and the North American Free Trade Agreement to Nato and the Iran nuclear deal — as a first step towards renegotiating the world order on terms more favourable to Washington.
Once the order is destroyed, the Chinese elite believes, Mr Trump will move to stage two: renegotiating America’s relationship with other powers. Because the US is still the most powerful country in the world, it will be able to negotiate with other countries from a position of strength if it deals with them one at a time rather than through multilateral institutions that empower the weak at the expense of the strong.
My interlocutors say that Mr Trump is the US first president for more than 40 years to bash China on three fronts simultaneously: trade, military and ideology. They describe him as a master tactician, focusing on one issue at a time, and extracting as many concessions as he can. They speak of the skilful way Mr Trump has treated President Xi Jinping. “Look at how he handled North Korea,” one says. “He got Xi Jinping to agree to UN sanctions [half a dozen] times, creating an economic stranglehold on the country. China almost turned North Korea into a sworn enemy of the country.” But they also see him as a strategist, willing to declare a truce in each area when there are no more concessions to be had, and then start again with a new front.
For the Chinese, even Mr Trump’s sycophantic press conference with Vladimir Putin, the Russian president, in Helsinki had a strategic purpose. They see it as Henry Kissinger in reverse. In 1972, the US nudged China off the Soviet axis in order to put pressure on its real rival, the Soviet Union. Today Mr Trump is reaching out to Russia in order to isolate China
[…]
So which is the real Mr Trump? The reckless reactionary destroying critical alliances, or the “stable genius” who is pressuring China? The answer seems to depend on where you ask the question. Things look different from Beijing than from Brussels.
*********
Donc, les dirigeants chinois (tels que rapportés par le Financial Time dont provient cet article) n'ont aucun doute sur le fait que Trump sait ce qu'il fait. Je me sens d'un coup beaucoup moins seul, j'ai un milliards et des bananes de types derrière moi ! Cet argument d'autorité lève une partie de mes doutes.
Pendant ce temps, nous devons nous contenter comme président d'un adolescent attardé narcissique. Merci les électeurs de Macron. La politique est une farce : les défauts rédhibitoires de Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron étaient parfaitement connus de ceux qui se donnent la peine de réfléchir (10 % des électeurs, d"après Georges Frêche, autour de moi, je n'en ai pas beaucoup, mais j'ai peut-être de mauvaises fréquentations) et cela ne les a pas empêchés d'être élus.
Je suis de plus en plus convaincu que la bourgeoisie française (si peu française : c'est affolant le nombre de gens qui m'entourent dont les enfants font des études ou vivent à l'étranger) est une calamité. De Gaulle disait qu'il n'avait jamais eu qu'un ennemi, l'argent, et que les possédants sont possédés par ce qu'ils possèdent. Bon, je radote, on tourne toujours du même problème : la sécession des élites.
Et c'est là que revient Trump : les vrais changements partent toujours du centre de l'empire (même si les signaux de fragilité viennent de la périphérie). Le coeur de notre histoire, ce sont les frontières : avec des vraies frontières, kaputt bourgeoisie apatride. Forza Donald ! Go, go, go !
Au fond la différence entre les deux est, comme il se doit, politique.
Trump fait, à tort ou à raison, une politique pour son pays et pour son peuple, tout son peuple, ce qui met dans une rage folle l'hyperclasse mondialisée de Washington.
Macron fait une politique pour l'hyperclasse mondialisée, dont il est la créature, au détriment de son pays et de son peuple, dont il ne rate pas une occasion de manifester qu'ils les méprisent et qu'ils ne les considèrent pas vraiment comme siens. C'est pour cette politique anti-nationale que les bourgeois français ont voté (remember De Gaulle (1) ) et ils ne devraient pas tarder, ces cons, à nous faire le sketch ridicule qui a déjà trop servi pour Hollande « Je ne savais pas. J'ai été trompé à l'insu de mon plein gré ». C'est ça, coco ! Et moi, là, y a marqué « pigeon » ?
Campagnol en grande forme, il envoie du steak (comme dirait un pilote de mes amis) :
Bon voilà, j'ai fini ma bière.
Et juste pour le plaisir :
*****************
(1) : De Gaulle à Peyrefitte :
« Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d’austérité ni d’effort ! Pétain avait trouvé l’arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre »
Les petits merdeux de technos à la Macron se croient très supérieurs à cause de leurs beaux diplômes. Mais ils n'ont jamais rien fait dans la vie, jamais été en danger, ils ont toujours vécu dans des milieux protégés alors que Trump se battait et en bouffait quatre comme eux à chaque petit déj. Dans sa carrière, Trump a du en rencontrer des paquets de Macron, des jeunes technos en costards qui pètent plus haut que leur cul et en faire son affaire.
Trump est donc, par rapport à Macron, May ou Merkel (qui sont du même moule technocratique), un guerrier qui les domine haut la main (alors que Poutine ou Xi, c'est autre chose).
Ceci étant posé, je me demande depuis longtemps si Trump est juste un excellent tacticien ou un stratège. Comme j'ai tendance à penser que sa stratégie de brouillage des pistes est mûrement réfléchie et ne doit rien au hasard (son utilisation de Twitter est géniale. Si vous vous n'en êtes pas convaincus, réfléchissez y encore), je penche du coté stratège conscient, mais je n'en suis pas sûr.
Or, voilà que je tombe sur cet article :
The Chinese are wary of Donald Trump’s creative destruction
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Few Chinese think that Mr Trump’s primary concern is to rebalance the bilateral trade deficit. If it were, they say, he would have aligned with the EU, Japan and Canada against China rather than scooping up America’s allies in his tariff dragnet. They think the US president’s goal is nothing less than remaking the global order.
They think Mr Trump feels he is presiding over the relative decline of his great nation. It is not that the current order does not benefit the US. The problem is that it benefits others more in relative terms. To make things worse the US is investing billions of dollars and a fair amount of blood in supporting the very alliances and international institutions that are constraining America and facilitating China’s rise.
In Chinese eyes, Mr Trump’s response is a form of “creative destruction”. He is systematically destroying the existing institutions — from the World Trade Organization and the North American Free Trade Agreement to Nato and the Iran nuclear deal — as a first step towards renegotiating the world order on terms more favourable to Washington.
Once the order is destroyed, the Chinese elite believes, Mr Trump will move to stage two: renegotiating America’s relationship with other powers. Because the US is still the most powerful country in the world, it will be able to negotiate with other countries from a position of strength if it deals with them one at a time rather than through multilateral institutions that empower the weak at the expense of the strong.
My interlocutors say that Mr Trump is the US first president for more than 40 years to bash China on three fronts simultaneously: trade, military and ideology. They describe him as a master tactician, focusing on one issue at a time, and extracting as many concessions as he can. They speak of the skilful way Mr Trump has treated President Xi Jinping. “Look at how he handled North Korea,” one says. “He got Xi Jinping to agree to UN sanctions [half a dozen] times, creating an economic stranglehold on the country. China almost turned North Korea into a sworn enemy of the country.” But they also see him as a strategist, willing to declare a truce in each area when there are no more concessions to be had, and then start again with a new front.
For the Chinese, even Mr Trump’s sycophantic press conference with Vladimir Putin, the Russian president, in Helsinki had a strategic purpose. They see it as Henry Kissinger in reverse. In 1972, the US nudged China off the Soviet axis in order to put pressure on its real rival, the Soviet Union. Today Mr Trump is reaching out to Russia in order to isolate China
[…]
So which is the real Mr Trump? The reckless reactionary destroying critical alliances, or the “stable genius” who is pressuring China? The answer seems to depend on where you ask the question. Things look different from Beijing than from Brussels.
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Donc, les dirigeants chinois (tels que rapportés par le Financial Time dont provient cet article) n'ont aucun doute sur le fait que Trump sait ce qu'il fait. Je me sens d'un coup beaucoup moins seul, j'ai un milliards et des bananes de types derrière moi ! Cet argument d'autorité lève une partie de mes doutes.
Pendant ce temps, nous devons nous contenter comme président d'un adolescent attardé narcissique. Merci les électeurs de Macron. La politique est une farce : les défauts rédhibitoires de Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron étaient parfaitement connus de ceux qui se donnent la peine de réfléchir (10 % des électeurs, d"après Georges Frêche, autour de moi, je n'en ai pas beaucoup, mais j'ai peut-être de mauvaises fréquentations) et cela ne les a pas empêchés d'être élus.
Je suis de plus en plus convaincu que la bourgeoisie française (si peu française : c'est affolant le nombre de gens qui m'entourent dont les enfants font des études ou vivent à l'étranger) est une calamité. De Gaulle disait qu'il n'avait jamais eu qu'un ennemi, l'argent, et que les possédants sont possédés par ce qu'ils possèdent. Bon, je radote, on tourne toujours du même problème : la sécession des élites.
Et c'est là que revient Trump : les vrais changements partent toujours du centre de l'empire (même si les signaux de fragilité viennent de la périphérie). Le coeur de notre histoire, ce sont les frontières : avec des vraies frontières, kaputt bourgeoisie apatride. Forza Donald ! Go, go, go !
Au fond la différence entre les deux est, comme il se doit, politique.
Trump fait, à tort ou à raison, une politique pour son pays et pour son peuple, tout son peuple, ce qui met dans une rage folle l'hyperclasse mondialisée de Washington.
Macron fait une politique pour l'hyperclasse mondialisée, dont il est la créature, au détriment de son pays et de son peuple, dont il ne rate pas une occasion de manifester qu'ils les méprisent et qu'ils ne les considèrent pas vraiment comme siens. C'est pour cette politique anti-nationale que les bourgeois français ont voté (remember De Gaulle (1) ) et ils ne devraient pas tarder, ces cons, à nous faire le sketch ridicule qui a déjà trop servi pour Hollande « Je ne savais pas. J'ai été trompé à l'insu de mon plein gré ». C'est ça, coco ! Et moi, là, y a marqué « pigeon » ?
Bon voilà, j'ai fini ma bière.
Et juste pour le plaisir :
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(1) : De Gaulle à Peyrefitte :
« Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d’austérité ni d’effort ! Pétain avait trouvé l’arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre »
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Ca Trump énormément,
l'imposture Macron
jeudi, juillet 26, 2018
Macronisme : l'aventure personnelle d'un homme seul
Emmanuel Macron est un homme seul.
Certes, il a des commanditaires, pour ne pas dire des marionnettistes, mais cela ne fait pas une équipe.
Ce ne sont pas les guignols inexpérimentés de la REM qui peuvent l'aider (la palme revient à Aurore Bergé, qui a lu à l'AN un papier qui avait déjà été lu par un de ses collègues en son absence. Effet comique garanti. Quand on le lui a fait remarquer, elle est partie bouder). On est loin des grognards issus de la Résistance de De Gaulle ou même des socialistes de Mitterrrand.
Quant aux militants, il en a fort peu et fort peu utiles : de jeunes cons qui ont encore du lait qui coule du nez ou des vieux seconds couteaux socialistes recyclés. Pas vraiment des gens sur qui compter.
Et les électeurs sont à peine plus nombreux (18 % des votants au premier tour) et comment bâtir quoi que ce soit de solide sur la bourgeoisie apeurée ?
Bref, élu sur un coup d'Etat judiciaire, sans débat politique, donc sans légitimité ni adhésion, le petit Chef se retrouve isolé à la première tempête.
Et il l'a bien cherché.
Certes, il a des commanditaires, pour ne pas dire des marionnettistes, mais cela ne fait pas une équipe.
Ce ne sont pas les guignols inexpérimentés de la REM qui peuvent l'aider (la palme revient à Aurore Bergé, qui a lu à l'AN un papier qui avait déjà été lu par un de ses collègues en son absence. Effet comique garanti. Quand on le lui a fait remarquer, elle est partie bouder). On est loin des grognards issus de la Résistance de De Gaulle ou même des socialistes de Mitterrrand.
Quant aux militants, il en a fort peu et fort peu utiles : de jeunes cons qui ont encore du lait qui coule du nez ou des vieux seconds couteaux socialistes recyclés. Pas vraiment des gens sur qui compter.
Et les électeurs sont à peine plus nombreux (18 % des votants au premier tour) et comment bâtir quoi que ce soit de solide sur la bourgeoisie apeurée ?
Bref, élu sur un coup d'Etat judiciaire, sans débat politique, donc sans légitimité ni adhésion, le petit Chef se retrouve isolé à la première tempête.
Et il l'a bien cherché.
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