lundi, avril 06, 2015

Derrière la boulimie de mosquées en France...


Résumons ce week-end de Pâques : à la suite du massacre des Chrétiens d’Orient,éradiqués par un islam enragé, s’est ajouté celui de Chrétiens d’Afrique. Dans l’enceinte de l’université de Garissa, au Kenya, 148 étudiants ont été assassinés, jeudi, par les djihadistes Shebab. Les bourreaux ont pris soin de faire le tri afin d’épargner les musulmans. Or, une fois de plus, il faut tendre l’oreille pour percevoir les indignations du monde islamique et de ses autorités morales. Le Pape lui-même n’a pu se retenir de dénoncer le "silence complice" devant "la furie djihadiste". C’est dans ce contexte mettant en scène l’islamisme conquérant que le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a expliqué, samedi, parlant de la France : "Nous avons 2 200 mosquées, il en faut le double  d’ici deux ans". Cette déclaration a été faite lors du 32 e rassemblement des musulmans de France, organisé au Bourget par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) : une démonstration de force (150.000 participants), qui a choisi les fêtes de Pâques pour affirmer sa puissance. Ce lundi, sur Europe 1, Amar Lasfar, président de l’UOIF, a même précisé, approuvant Boubakeur : "Il faut des mosquées avec pignon sur rue, des mosquées spacieuses, pourquoi pas des mosquées cathédrales". Pendant ce temps, la RATP persiste, au nom de la neutralité, à refuser d’inscrire la mention : "Au bénéfice des Chrétiens d’Orient", sous une affiche annonçant le prochain concert du groupe Les Prêtres. Tant de haines, de provocations, de maladresses, de mépris antichrétiens deviennent insupportables. D’autant que seule l’"islamophobie" est systématiquement brandie.

Le souhait de doubler le nombre de mosquées en France (il se construirait déjà un lieu de prière par semaine) ne répond pas seulement à un besoin religieux. La sécularisation est un phénomène qui touche aussi les Français musulmans. Cetteboulimie de lieux de culte est d’abord une stratégie politique menée par ceux qui cherchent à inscrire progressivement la visibilité de l’islam sur le territoire, à des fins d’appropriation de celui-ci. Les Frères musulmans, qui inspirent notamment Amar Lasfar et l’UOIF, l’ont déjà expliqué : "L’islam est notre objectif. Le Prophète est notre chef. Le Coran est notre loi. Le Djihad est notre voie. Mourir dans la voie d’Allah est notre plus grande espérance". Lasfar parle d’ailleurs déjà d’Etat à Etat lorsqu’il dit, comme ce matin à l’adresse du pouvoir: "Il faut négocier avec les religions". Aussi le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, fait-il montre d’une placidité dérangeante quand il reconnaît, dimanche au Grand Jury (RTL, Le Figaro, LCI) : "Personne n’interdit de construire des mosquées". Il semble pareillement proche de la passivité angélique quand il conteste un "choc de civilisation", ou défend le port du voile à l’université. Il est certes tout à l‘honneur des Chrétiens de refuser de se victimiser, en rappelant le propre calvaire du Christ.Mais lui-même savait renverser les tables et parler clair. L’Eglise a enduré bien des épreuves en 2000 ans et elle est toujours là.  Cependant, en France, elle cède du terrain. Elle doit se sortir de sa mortelle léthargie.

Je participerai, mardi, à On refait le monde, sur RTL (19h15-20h)

vendredi, avril 03, 2015

Berezina (S. Tesson)

Pour le bi-centenaire, Sylvain Tesson a refait à l'hiver 2012 le parcours de la Grande Armée depuis Moscou en side-car russe. On ne comprend pas bien s'il y a plus de litres de Vodka ou plus de litres d'essence engloutis dans cette odyssée.

Ce va-et-vient entre passé et présent donne un livre agréable. De plus, il est réconfortant qu'il reste encore d'authentiques farfelus dans notre monde aseptisé. Qu'il faille les chercher du coté de la Russie n'a vraiment rien pour surprendre.

Voici les articles du Figaro sur le sujet :

Le Figaro sur Berezina

Des extraits que j'ai choisis «philosphiques» pour ne pas vous dévoiler les péripéties de la glaciale aventure :

Extraits de Berezina

L'album photo












Vers une sortie de l'Euro progressive (je n'ai pas écrit « indolore ») pour la Grèce ?

Comment la Grèce pourrait larguer les amarres de l'euro

Ce scénario de Stéphane Montabert a un gros avantage, c'est de l'archi-connu.



Et il facilite une sortie définitive de la zone Euro.

Il y a dix ans, on entendait «Un Etat ne peut pas faire faillite». On ne l'entend plus.

Depuis cinq ans, on entend «Un pays ne peut pas sortir de la zone Euro». Plus pour très longtemps ?

Le plus gros danger qui guette les gestionnaires de la crise de la zone Euro, c'est la lassitude, la décision bête et fatale prise sous le coup de la fatigue.



jeudi, avril 02, 2015

Radio France est silencieuse, quel bonheur !

Radio France libre…

Par Camille Pascal

La propagande s’est tue en même temps que la radio d’État. Que son président soit chaudement remercié de cette grève salutaire.

Tout a commencé par quelques mètres carrés de moquette, choisie avec grand soin il est vrai, qui devaient venir égayer un bureau triste à mourir et donner de l’éclat à un jeune président qui aime, mais peut-on l’en blâmer, à être pris en photo sous son meilleur jour. Là-dessus sont venus s’ajouter une énième réforme de la radio publique et un plan d’économies indispensable mais qui ne sera en réalité jamais appliqué car il faudrait, pour cela, heurter les intérêts de tous les prébendiers de l’État culturel qui coûtent bien plus cher, à la vérité, que des boiseries en palissandre.

Résultat de tout cela, une grève dure qui semble vouloir s’installer. Faut-il s’en plaindre ? Ce n’est pas si sûr car France Musique émet de la musique en lieu et place des commentaires abscons de musicologues qui s’écoutent davantage que les compositeurs dont ils parlent, France Culture, réduite au silence, offre à son public la possibilité de lire les livres dont il n’est jamais question sur son antenne et donne ainsi la possibilité à une intelligentsia qui le fait rarement de réfléchir un peu avant que de parler. Il est des grèves dont on réclamerait presque la reconduction…

Mais surtout, et c’est là un petit miracle républicain qui malheureusement ne durera pas, la propagande s’est tue. C’est une impression très étrange car, après des années de domination absolue de la nouvelle pensée dévote, ce silence paraît presque irréel.

La radio publique se trouve ainsi empêchée par elle-même, et à quelques jours d’échéances électorales majeures, de faire campagne pour la gauche ou plus exactement contre la droite. En effet, ceux qui dénonçaient il y a quelques années les risques d’une mainmise de l’État sur l’audiovisuel public trouvent à l’inverse parfaitement normal d’utiliser du matin au soir et du soir au matin les ondes de ce même service public pour ériger en dogme leur vérité politique. Les mêmes qui traquent à longueur d’émission la discrimination trouvent pourtant normal d’imposer leur vision du monde à ceux qui ne la partagent pas. Ils fustigent tous les pouvoirs sauf le leur.

Mais ne boudons pas notre plaisir et profitons pleinement de cette grève. Pascale Clark n’est plus là pour venir, jour après jour, proclamer sa détestation obsessionnelle de Nicolas Sarkozy, Patrick Cohen nous épargne son dédain de tout ce qui n’a pas milité à l’Unef dans sa jeunesse, et Augustin Trapenard ses leçons de morale “boboïde”.

Radio France est exceptionnellement libre de toute idéologie et tous les Français peuvent aujourd’hui écouter leur radio publique sans avoir l’impression d’être ignorés ou méprisés par ceux qui leur parlent sans jamais en réalité s’adresser à eux. Il est possible que Mathieu Gallet doive quitter bientôt son joli bureau mais, pour avoir réussi cette performance, il mérite au moins la Légion d’honneur.







Charles Gave sur BFM

Il y avait longtemps que je n'avais pas regardé BFM mais j'aime bien Charles Gave. L'émission entière est à regarder :



Un de mes collègues m'a interrogé, en larmes : « Comment, toi qui es conservateur, peux-tu soutenir le libéralisme économique ?». Je l'ai traité de Zemmour, de Polony, de Chevènement, de Philippot et de Le Pen puis je lui ai foutu un grand coup dans les dents, genre Maouachiguéri coup de pied circulaire :


Ouamachiguéri coup de pied circulaire par coluche7662


On peut aussi le voir comme ça :


Hé ouais, y a de l'ambiance au bureau.

Bref, après que j'ai rétabli dans le bureau l'ordre, le sens des convenances et le respect des hiérarchies, je me suis expliqué.

Il ne faut pas confondre le libre-échangisme mondialisé promu par les Etats et les organisations para-étatiques anti-nationales avec des technocrates apatrides genre Lagarde, Strauss-Kahn, Lamy et Moscou-Vichy (1) et le libéralisme qui vient de l'interaction d'hommes libres et qui se caractérise justement par le respect de la tradition, cette démocratie des morts, et  donc des nations.

Je ne serais pas gêné par un certain protectionnisme entre nations, avec une grande liberté et un Etat minimal à l'intérieur de chaque nation. C'est exactement l'inverse que nous avons.

Comme, malgré sa bêtise crasse en économie, j'aime bien Zemmour, je vous mets en lien vers son texte sur les frontières.

Le noeud de tout, c'est le rétablissement des frontières dans les têtes, le retour de la fierté nationale, du patriotisme. Le reste en découle.


***********
(1) : comme disent les Anglais, il faut mettre des Français à la tête des organismes internationaux. Ce sont les seuls qui ne défendent pas leur pays. Et, en plus, je suis sûr que ces abrutis de Lagarde, Strauss-Kahn, Lamy et Moscou-Vichy prennent cela pour un compliment.



Hélas, je n’y perds pas mon latin

Un jour, je me suis retrouvé à parler du latin avec un collègue qui avait passé le latin comme deuxième langue aux concours alors que je l’avais passé en deuxième langue au bac. Nous devisions sur cette langue à la fois étrangère et si familière. Le latin est, pour un Européen, un oxymore : une langue maternelle étrangère.

C’est fini : à « l’école de la république », l’apprentissage du latin devient impossible, par décret de Mme Vallaud.

Pas la peine de longues explications. Entre l’utilitarisme, l’égalitarisme et le nihilisme, il y a suffisamment de mots en « isme » pour comprendre. Il faut sans doute y ajouter la haine moderne de la beauté sous toutes ses formes.

Nous sommes en plein dans les thèses de Rémi Brague (et d’autres) : la culture est chose très fragile. Il suffit qu’une génération (en l’occurrence, les enfoirés de 68ards et leurs descendants directs) refuse de transmettre pour que la chaine soit rompue à jamais. Cette catastrophe a déjà eu lieu à la fin de l’empire romain d’occident, cela n’était pas beau à voir.

Le palmarès de nos destructeurs est impressionnant : français ? Fini. Grammaire ? Fini. Orthographe ? Fini. Littérature ? Fini. Histoire de France ? Fini. Logique ? Fini. Calcul ? Fini. Géométrie ? Fini. Faut-il que la haine soit profonde en leurs cœurs pour arriver là. On le connaît bien ce mélange de la rancœur adolescente et de la jalousie des médiocres.

Fumaroli et Letac sur le massacre du latin

Arma virumque cano, Troiae qui primus ab oris
Italiam, fato profugus, Laviniaque venit
litora, multum ille et terris iactatus et alto
vi superum saevae memorem Iunonis ob iram;
multa quoque et bello passus, dum conderet urbem,
inferretque deos Latio, genus unde Latinum,
Albanique patres, atque altae moenia Romae

Les chambres à gaz sont-elles un point de détail de l’histoire ?

Les chambres à gaz sont-elles un détail de l’histoire ?

La réponse à cette question est fort simple : le judéocide nazi n’est pas du tout un détail, c’est un sommet d’horreur aux confluents de plusieurs influences maléfiques. Le judéocide est ce qui fait que la seconde guerre mondiale n’est pas une guerre « classique », pour les ressources, le territoire et le pouvoir mais une guerre idéologique.

Les chambres à gaz, en tant que moyen d’exterminer les juifs, sont effectivement un point de détail : peu importe la façon de tuer. D’ailleurs, la majorité des juifs ne sont pas morts dans les chambres à gaz.

Lorsque Jean-Jacques Bourdin et Jean-Marie Le Pen, deux salopards provocateurs, qui se valent bien dans la provocation, abordent le sujet, ils font bien attention de ne pas être clairs. Ainsi on entend « Les chambres à gaz sont-elles un détail de l’histoire ? » et l’on croit entendre « Le judéocide est-il un détail de l’histoire ? ».

Et les journalistes de sauter sur cette ambiguïté volontairement entretenue et de sommer Marine Le Pen de renier son père. C’est pas joli joli ça, de sommer une fille de renier son père. Mais les journalistes et la morale élémentaire … Les journalistes sont des vautours.

Tout cela est un jeu dont les dupes sont les Français qui aimeraient bien qu’on leur parle de ce qui se passe aujourd’hui plutôt que de ce qui s’est passé il y a quatre-vingt ans.



Est-il défendu de se défendre ?

Est-il défendu de se défendre ?




Anti-christianisme : honte à la RATP !



Hélas, je connais beaucoup de catholiques qui tendent l'autre joue et tout ce qu'ils peuvent. Heureusement, il en est d'un autre métal, mais ils sont minoritaire.





Abbé Grosjean : «Entre Daech et les Chrétiens d'Orient, la RATP doit choisir»

Abbé Grosjean : «Entre Daech et les Chrétiens d'Orient, la RATP doit choisir»

La RATP est est à la pointe de la houellbecquisation et de la dhimmitude. Rien d'étonnant : l'islam c'est son idéologie (le communisme avec dieu), son personnel, une part de ses clients et les vandales qui la terrorisent.








mercredi, avril 01, 2015

Les Kurdes au secours des Chrétiens d'Orient

Par Ivan Rioufol le 1 avril 2015 13h02

Les Kurdes sont, de tous les acteurs du Moyen-Orient, les alliés les plus loyaux de l’Occident. Bernard-Henry Lévy, en dépit de ses lourdes erreurs en Libye, a raison de rappeler (Le Figaro) qu’ "il n’y a qu’eux (les Kurdes) qui peuvent concrètement venir en aide aux Chrétiens d’Orient". Ces derniers subissent un authentiquegénocide culturel, sur les terres mêmes qui ont vu naître notre civilisation il y a 2000 ans. L’Occident se couvrirait de honte s’il devait rester passif devant cette épuration menée par le réveil de l’islam radical. C’est à l’initiative de l’écrivain qu’aura lieu, ce mercredi après-midi à l’Elysée, la rencontre entre des chefs militaires peshmergas irakiens et François Hollande. Ces combattants, qui partagent avec la France les valeurs de laïcité et d’égalité homme-femme (là-bas, les femmes-soldats prennent les armes contre les fanatiques machistes) sont les meilleurs obstacles à l’Etat islamique. Selon Le Parisien de ce jour, Les militaires kurdes devraient notamment demander la livraison de missiles Milan (missiles antichars transportables) et le renforcement du contingent de forces spéciales françaises qui opère déjà au Kurdistan. "A tort ou à raison, les peshmergas font davantage confiance à l’aviation française qu’à l’aviation américaine pour mener des frappes aériennes sur Daesh", explique une source proche du dossier. Arrivée mardi soir, la délégation déposera une gerbe devant les locaux de Charlie Hebdo et de l’Hyper-Cacher, cibles des attentats islamistes de janvier. C’est en effet la même idéologie totalitaire, obscurantiste et antioccidentale, qui assassine des journalistes, des juifs et des policiers à Paris, et qui égorge, crucifie et viole en Irak ou en Syrie. Lui résister est l’honneur du monde libre.

Ce soutien aux Kurdes d’Irak, auquel invite BHL, est d’autant plus nécessaire que l’ambiguïté est la norme s’agissant des autres acteurs du Moyen-Orient, zone déchirée désormais par une guerre interne entre chiites et sunnites, dont le Yemen est actuellement le champ de bataille. Le renversement d’alliance des Etats-Unis,qui s’apprêteraient à lâcher l’Arabie Saoudite sunnite au profit de l’Iran chiite depuis que les Américains ont acquis leur autonomie énergétique grâce au gaz de schiste, n’est guère convaincant pour l’instant. La possible réhabilitation diplomatique de l’Iran, en discussion serrée actuellement à Lausanne, ne fait pas de ce pays, en guerre contre l’Etat islamique sunnite, un allié si sûr pour les Occidentaux, en dépit des convictions apparentes de Barack H. Obama. Les Israéliens ont encore de bonnes raisons de croire que le régime des mollahs n’a pas renoncé à sa bombe atomique ni à la destruction de son petit voisin. De surcroît, la France a déjà donné par le passé dans son angélisme face à l’intégrisme iranien, elle qui a accueilli l’iman Khomeiny dont l’arrivée au pouvoir en Iran en 1979 a annoncé le réveil du monde musulman. Ne pas oublier non plus que la première fatwa fut lancée par ce même Khomeiny contre Salman Rushdie, parallèlement à de nombreux attentats terroristes chiites. Bref, l’Occident maladroit ferait mieux de se tenir à l’écart de ces complexes conflits inter-islamiques, dans lesquels l’allié d’un jour peut toujours faire volte-face et se coaliser contre le "mécréant". Les Kurdes n’ont pas ces doubles discours. Oui, il faut les aider.   



Radio France, ils sont payés pendant la grève ?

mardi, mars 31, 2015

Lee (Douglas Southall Freeman)

Cette biographie est un monument à la gloire de Lee à l’égal de la sculpture de Stone Mountain.

Freeman dresse une liste des erreurs de Lee mais le seul défaut de caractère qu’il lui trouve vraiment est de laisser parfois sa bonne éducation l’empêcher de bousculer ses subordonnés au point de compromettre la réussite de la mission. Que se serait-il passé à Gettysburg si Lee, qui sentait la résistance de Longstreet au parti pris, avait mis les points sur les i ?





Sinon, Freeman décrit Lee comme poli, magnanime, droit, travailleur, exigeant, pieux, discret, attentionné, clairvoyant, audacieux. Un Napoléon avec un bon caractère, sans mégalomanie et qui prie tous les jours. Le chef idéal.

Il lui manqua sans doute un trait de génie. Il reste que, même si l'historien sudiste Shelby Foote a écrit que Gettysburg est le prix que le Sud a payé pour avoir choisi Lee comme général en chef, beaucoup pensent que Lee est le meilleur général de l'histoire des Etats-Unis. Il a toujours combattu en infériorité numérique et matérielle et a réussi pourtant à obtenir quelques victoires impressionnantes. Il fut bien près de renverser le cours de l'histoire.

Gettysburg fut le Waterloo du Sud, beaucoup d'analogies entre ses deux batailles décisives. L'un des camps avait juste besoin de ne pas perdre, tandis que l'autre devait vaincre à tout prix.

Ses hommes vouaient un véritable culte à Lee.

Un trait original pour un guerrier (qu’il partageait toutefois avec Jackson) : il se plaisait en compagnie des jeunes femmes et des enfants. Cette présence apaisante devait soulager ces croyants obligés d’ordonner chaque jour des tueries. On connaît une anecdote sur Jackson qui n’aurait pas paru déplacée chez Lee : lui qui n’avait pas versé une larme à la mort de ses amis a pleuré comme une Madeleine quand on lui a annoncé le décès de la petite fille de ses hôtes.

Sur la guerre, deux citations de Lee valent d’être méditées : « La guerre est si horrible que tous les moyens sont bons pour vaincre au plus vite » et «Heureusement que la guerre est horrible sinon nous y prendrions goût » (à rapprocher de l’ancien ambassadeur israélien en France Elie Barnavi dont la mère disait « Il y aura toujours la guerre parce que vous, les hommes, aimez cela ». Citation – les hommes fauteurs de guerre- qui doit faire exulter les féministes combattantes. Reste à se demander si, dans certaines circonstances, la guerre n’est pas préférable à la paix. Une guerre honorable d'hommes libres à une paix déshonorante et servile, par exemple).

Enfin, dernière citation, incompréhensible pour notre époque mais qui explique tout Lee : « "Devoir" (duty) est le plus beau mot de la langue anglaise ».

Traveller, le cheval de Lee, est presque aussi célèbre que son cavalier.


samedi, mars 28, 2015

One way passage

Un meurtrier condamné à mort et une malade incurable, chacun ignorant le secret de l'autre, tombent amoureux. Ils n'ont que la traversée qui les ramène vers les Etats-Unis pour s'aimer.

L'intérêt de ce film est qu'on ne tombe jamais dans le sentimentalisme larmoyant. C'est un film d'adultes.





Grant et Lee : le stratège et le tacticien ?

Il est de coutume de dire que Grant était stratège et que Lee était tacticien.

C'est une approche biaisée : quand une nation agricole de 9 millions d'habitants combat une nation industrielle de 23 millions d'habitants, il n'y a pas de bonne stratégie pour vaincre.

La cause sudiste était plombée par trois erreurs d'analyse initiales et fondamentales :

1) les Sudistes avaient probablement le droit pour eux. La sécession était justifiée juridiquement. Mais ce fait n'était pas pertinent : à la guerre, la force prime le droit.

2) les pays européens ne se sont pas ralliés au Sud par crainte du manque de coton sudiste alimentant leur industrie textile.

3) le militarisme sudiste n'a pas été suffisant pour vaincre l'industrie nordiste.

Autrement dit, la cause sudiste était perdue à partir du moment où le Nord avait décidé de se battre vraiment, c'est-à-dire quasi dès le début. Le personnage de Clark Gable dans Autant en emporte le vent le comprend de suite.

L'entêtement de Lincoln fut pathologique (je ne comprends pas qu'on fasse de ce cinglé un héros), mais le Sud ne pouvait vaincre qu'en ne commettant aucune erreur.

Lee commit trois erreurs majeures :

1) Trop se concentrer sur le théâtre virginien. La perte du contrôle du Mississippi condamnait le Sud.

2) Lors des Sept Jours, il rata la seule occasion d'envelopper et d'anéantir l'armée nordiste par manque de poigne vis-à-vis de ses subordonnés (défaut qui le distingue de Napoléon). Il est à noter que Stonewall Jackson fut très en dessous de ses capacités, probablement par manque de sommeil.

3) A Gettysburg, une accumulation de petites fautes l'empêche de vaincre. C'est la moindre de ses erreurs puisque, à ce moment, la guerre était sans doute déjà perdue. Ceux qui font de cette bataille le tournant de la guerre se méprennent sur le rapport de forces à ce moment, déjà très défavorable au Sud.

En face, Grant a fait jouer à plein sa supériorité matérielle et démographique. Il n'avait pas besoin de génie pour cela, juste de caractère. C'est le grand classique  de l'armée américaine des guerres mexicaines et indiennes : submerger l'ennemi par la puissance de feu.

On notera tout de même que les Nordistes eurent plus de pertes que les Sudistes.

Il reste une énigme à plusieurs millions de morts : pourquoi les états-majors européens, qui avaient des observateurs dans les deux camps, n'en ont tiré aucune leçon ? Car tout y était déjà, la puissance de feu, l'artillerie, les tranchées, le fil de fer barbelé ...






vendredi, mars 27, 2015

Forbidden Hollywood

Je ne fais pas souvent de publicité mais cette collection de Warner Brothers est formidable :

Forbidden Hollywood




J'aime beaucoup les films des années 20 à 40.

C'est d'ailleurs un de mes critères express de classification des gens : quelqu'un qui me dit qu'il ne supporte pas les films muets ou, pire, les films en noir et blanc, est vite dirigé vers ma poubelle sociale.

Vous avez compris : cette collection Forbidden Hollywood, ce sont les années « pré-code », c'est-à-dire, avant la censure.



Accident de l'A320 de Germanwings : le mystère du Mal

Je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger, paraît-il. Je suis capable d'empathie : je peux comprendre que des hommes fassent ce que je ne ferai pas.

Je peux, par exemple, comprendre les terroristes qui font des attentats-suicides : je crois que j'imagine assez bien ce qui se passe dans leur tête. Je peux aussi comprendre qu'on se suicide par dépression.

En revanche, qu'on se suicide par dépression en entrainant 146 personnes dans sa mort dépasse mon entendement. On a essayé de me l'expliquer, je comprenais les mots, mais pas les idées et les sentiments qu'ils appelaient.

Alors, il reste l'explication ultime : le Mal qui est en chaque homme. Même le pape ne semble plus trop y croire, j'ai été choqué par certains de ses propos sur les terroristes islamistes qui donnaient à penser qu'ils étaient dans l'erreur mais qu'ils n'avaient peut-être pas mauvais fond.

Pourtant, le Mal est ce qui permet, non pas d'expliquer, car il est mystérieux, mais, au moins, d'appréhender, qu'on puisse se suicider sans se préoccuper des 146 personnes derrière.





jeudi, mars 26, 2015

Zemmour, les malheurs de la féminisation et la belle Italienne



Si les généralisations de Zemmour me paraissent audacieuses à la limite de la fumisterie, elles ont tout de même un parfum de vérité.

La violence anti-féminine de notre glorieuse révolution est une de mes raisons de la détester. Le sort atroce de la princesse de Lamballe suffit à révulser tout homme de bien.



mercredi, mars 25, 2015

François-Xavier Bellamy - Michel Onfray : vivons-nous la fin de notre civilisation ?

François-Xavier Bellamy - Michel Onfray : vivons-nous la fin de notre civilisation ?

J'ai toujours beaucoup de mal avec Michel Onfray. Il me fait penser à Sartre en plus sympathique. Brillant en surface, mais il ne faut pas trop creuser.

La différence avec Fraçois-Xavier Bellamy se voit dans la conclusion.


mardi, mars 24, 2015

Lee Kwan Yew

The Man Who Made Singapore

Lee Kwan Yew willed a well-ordered and disciplined society into existence.

Singapour est un rêve pour les Français : sécurité, prospérité, zéro chômage, cohésion sociale, et il n'est même pas sûr que les libertés y soient moindres.

Par exemple, la liberté d'entreprendre et la liberté de jouir de son argent gagné honnêtement y sont bien supérieures. A coté, notre liberté de cracher par terre et de jeter ses papiers gras fait pâle figure.

Lee Kwan Yew est à juste raison détesté de nos gauchistes, droits-de-lhommistes, socialistes, nihilistes : il a bâti Singapour en opposition complète avec leurs principes et ne s'est jamais caché de les avoir pris pour anti-modèles. Et ça marche. Insupportable ! Une claque !

Je crois que ce qui pourrait arriver de mieux à la France serait une dictature temporaire à la romaine. Mais cela n'arrivera pas, faute de dictateur capable, n'est pas Cincinnatus qui veut, et faute de volonté populaire de se soumettre au bien public.