Nous sommes dans une période politique difficile et ça ne va pas s’arranger. Mais, comme souvent, quand la situation est grave, les choix moraux deviennent plus faciles.
Les enjeux se clarifient. Il y a ceux qui veulent trancher dans le vif et ceux qui veulent laisser la situation pourrir.
Le choix primaire d’aujourd’hui est simple : pour ou contre les Gilets jaunes ?
Après, on peut discuter, comment ? Pourquoi ? Dans quel but ? Avec qui ? Etc … Mais c’est secondaire.
Il y a d’abord l’instinct.
Comme Flaubert qui vomissait les bourgeois mais soutient, mort de trouille, le parti bourgeois et fulmine qu’il faut tuer le plus possible de Communards, la crise des Gilets jaunes révèle la vérité des êtres et, à cette lumière, beaucoup d’altiers et de fiérots paraissent bien minables.
J’ai eu, certes, plus de mauvaises surprises que de bonnes. Mais je me console en ayant été agréablement étonné par certains. Et beaucoup ont été égaux à eux-mêmes, ce qui n’est pas souvent un compliment.
Pourquoi, comme la Commune, la crise des Gilets jaunes est-elle révélatrice ? Parce qu’elle est profonde et mobilise des valeurs fondamentales sans qu’il soit aisé de jouer la comédie. Suis-je altruiste ou égoïste ? Suis-je empathique ou insensible ? Suis-je idéaliste ou matérialiste ? Long terme ou court terme ? Patriote ou individualiste ?
Il est difficile de jouer la comédie parce que le choix n’est pas pur (les Gilets jaunes ne sont pas des saints) mais qu’il faut quand même trancher, puisque refuser de trancher, c’est faire le jeu du pouvoir et donc prendre position malgré tout.
Et l'image que de nos contemporains que cette épreuve dessine est loin de me réjouir.
mercredi, mars 20, 2019
mardi, mars 19, 2019
Couillu, le mec : il se lance dans un concours de connerie liberticide avec Castaner. Il connaît pas Raoul ...
Ça fait un concours d’atteinte aux libertés politiques avec le gouvernement et ça se prétend dans l’opposition ?
Et après, les mêmes s’interrogeront la bouche en cœur, en s’inquiétant de « la crise de la démocratie » ?
On se fout vraiment de notre gueule. (enfin … paraît qu’il y en a qui aiment ça).
Rappel : la démocratie, c’est changer régulièrement de gouvernement et de politique (ou en avoir la réelle possibilité). Le reste, les votes, les modes de scrutin, cela vient en second.
A partir du moment où la pseudo-opposition dit la même chose que le gouvernement, voire pire, il n’y a plus de démocratie. LFI et RN qui, vu le mode de scrutin, n’ont aucune chance d’accéder au pouvoir, sont aussi des pseudo-oppositions.
Organiser ou laisser vivre des pseudo-oppositions, c’est un classique des dictatures (contre Bouteflika, il y a 10 candidats).
Donc, la France n’est plus une démocratie (en gros, depuis que le RPR Pasqua qui s’opposait à l’européisme, à l'immigration et au multiculturalisme, a été supplanté par le RPR Chirac/Juppé, qui était d’accord sur tout avec l’UDF et le PS. Le bouquet de cette anti-démocratie, c’est le re-vote en 2007 par le gouvernement Sarkozy du « non » des Français en 2005. Vous voyez, je ne mets pas tout sur le dos de Macron, qui n’est que le bout d’un long et navrant processus).
Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?
lundi, mars 18, 2019
Z comme Zéro (2)
Xavier Raufer est plus factuel, plus technique et, au fond, plus saignant que moi (ne tenez pas contre du titre lénifiant des sans-couilles d'Atlantico) :
Raufer dans Atlantico sur le maintien de l'ordre et les GJs
Soyons clairs : il ne faut pas de grosses lunettes pour lire entre les lignes que Raufer dit que Macron laisse délibérément pourrir les manifestations de Gilets jaunes, comme tous les bons dictateurs.
Macron et Castaner sont prodigieux : ils arguent des troubles, qu'ils ont eux-mêmes laissés faire, pour limoger les responsables policiers qui leur déplaisent.
Raufer dans Atlantico sur le maintien de l'ordre et les GJs
Soyons clairs : il ne faut pas de grosses lunettes pour lire entre les lignes que Raufer dit que Macron laisse délibérément pourrir les manifestations de Gilets jaunes, comme tous les bons dictateurs.
Macron et Castaner sont prodigieux : ils arguent des troubles, qu'ils ont eux-mêmes laissés faire, pour limoger les responsables policiers qui leur déplaisent.
Libellés :
dictature Macron,
Gilets jaunes
dimanche, mars 17, 2019
Z comme Zéro
Je suis tombé sur ça :
Slogan qui signe le Gilet jaune des ronds-points comme l'addiction au pâté de porc Hénaff signe le musulman pratiquant.
N'importe qui doté d'un minimum d'intelligence et de culture politique (mais ça devient de plus en plus rare) a bien compris d'où vient la prétendue « violence des Gilets jaunes ».
C'est un mélange de provocations policières (il y a quelques videos de policiers cassant, rien de nouveau : ça se faisait dans les manifestations des années 70), de violences des gauchistes blacks blocks, qui, sociologiquement et politiquement, n'ont rien à voir avec les Gilets jaunes, et qu'on laisse sciemment dégénérer (quelques témoignages de CRS qui ont l'ordre de ne pas intervenir) et d'authentiques Gilets jaunes qui se joignent à la castagne parce qu'ils sont cons et que c'est rigolo de casser.
Dans une démocratie, le pouvoir est responsable de toutes les violences, car il a charge de protéger tout le monde lors d'une manifestation, y compris les opposants, y compris les passants. Et les moyens existent. On en revient au départ : s'ils ne sont pas mis en oeuvre, c'est par volonté délibérée de provocation.
Pourrir les manifestations d'opposants est un classique des dictatures.
La provocation du pouvoir est d'ailleurs le sujet du film Z, sorti en 1969, 8 ans avant la naissance d'Emmanuel Macron (comme quoi, ici comme ailleurs, cet abruti n'a vraiment rien inventé). Un petit extrait du l'article Wikipedia, juste pour vous rassurer, puisqu'il n'a aucune résonance macronienne :
Le sujet du film est le passage de la démocratie à un régime autoritaire de type dictatorial, au travers notamment des rapports entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif.
Notons (pour finir de vous rassurer) que le pouvoir des colonels s'est servi du bordel qu'il avait lui-même créé comme prétexte à établir la dictature en Grèce de 1967 à 1974 (mais, comme beaucoup de dictatures de droite, et contrairement aux dictatures de gauche - ce qu'est la dictature Macron, il a abandonné le pouvoir sans trop s'accrocher).
Il faut être très con ou de mauvaise foi (quand on est les deux à la fois, on est journaliste) pour ne pas le comprendre.
Bien sûr, je vais encore avoir des gens, parce qu'au fond c'est leur intérêt et que c'est leur seul moteur, qui vont me dire que j'exagère, que je me fais des films ... Laissons les cons où ils sont, ils retiennent l'histoire d'avancer mais c'est rare qu'ils la fassent (1830 ? 1848 ? 1871 ? Ce n'est même pas sûr qu'ils aient fait autre chose que ralentir de quelques mois ou années des mouvements inéluctables).
Les dictatures trouvent toujours des gens « raisonnables » pour soutenir que ce n'est pas une dictature et que, d'ailleurs, les mesures violentes sont nécessaires (sans même voir la contradiction entre les deux propositions). Sinon, il n'y aurait jamais de dictature.
Ces gens sont des zéros, qui riment avec salauds.
Au fond, tous les Français sont renvoyés à leur conscience avec une question : est-il admissible que des manifestations d'opposition politique fassent dans notre pays 214 blessures à la tête, 22 éborgnés, 5 mains arrachées et plus de 4 000 arrestations ?
Si vous répondez positivement, vous devriez vous interroger très sérieusement sur vos valeurs.
**************
Maintenant, les Gilets jaunes sont coincés : s'ils arrêtent de manifester pour ne pas donner prétexte à violences, ça arrange le pouvoir. S'ils manifestent, ils donnent l'occasion au pouvoir d'organiser les provocations et de rallier les abrutis du parti de l'ordre.
Le choix du pourrissement est un choix éminemment politique d'Emmanuel Macron. Avait-il d'ailleurs vraiment le choix ? La seule vraie mesure susceptible de désamorcer cette crise est sa démission (revendication tout à fait légitime, vu les conditions de son élection). Le sacrifice par patriotisme, c'est pas trop le genre de la maison.
Les Gilets jaunes ont très bien commencé : les gilets et les ronds-points, c'était génial. Ils doivent de nouveau faire preuve d'autant d'imagination. pas facile. Mais bon, être moins con qu'un énarque, ce n'est pas insurmontable.
Slogan qui signe le Gilet jaune des ronds-points comme l'addiction au pâté de porc Hénaff signe le musulman pratiquant.
N'importe qui doté d'un minimum d'intelligence et de culture politique (mais ça devient de plus en plus rare) a bien compris d'où vient la prétendue « violence des Gilets jaunes ».
C'est un mélange de provocations policières (il y a quelques videos de policiers cassant, rien de nouveau : ça se faisait dans les manifestations des années 70), de violences des gauchistes blacks blocks, qui, sociologiquement et politiquement, n'ont rien à voir avec les Gilets jaunes, et qu'on laisse sciemment dégénérer (quelques témoignages de CRS qui ont l'ordre de ne pas intervenir) et d'authentiques Gilets jaunes qui se joignent à la castagne parce qu'ils sont cons et que c'est rigolo de casser.
Dans une démocratie, le pouvoir est responsable de toutes les violences, car il a charge de protéger tout le monde lors d'une manifestation, y compris les opposants, y compris les passants. Et les moyens existent. On en revient au départ : s'ils ne sont pas mis en oeuvre, c'est par volonté délibérée de provocation.
Pourrir les manifestations d'opposants est un classique des dictatures.
La provocation du pouvoir est d'ailleurs le sujet du film Z, sorti en 1969, 8 ans avant la naissance d'Emmanuel Macron (comme quoi, ici comme ailleurs, cet abruti n'a vraiment rien inventé). Un petit extrait du l'article Wikipedia, juste pour vous rassurer, puisqu'il n'a aucune résonance macronienne :
Le sujet du film est le passage de la démocratie à un régime autoritaire de type dictatorial, au travers notamment des rapports entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif.
Notons (pour finir de vous rassurer) que le pouvoir des colonels s'est servi du bordel qu'il avait lui-même créé comme prétexte à établir la dictature en Grèce de 1967 à 1974 (mais, comme beaucoup de dictatures de droite, et contrairement aux dictatures de gauche - ce qu'est la dictature Macron, il a abandonné le pouvoir sans trop s'accrocher).
Il faut être très con ou de mauvaise foi (quand on est les deux à la fois, on est journaliste) pour ne pas le comprendre.
Bien sûr, je vais encore avoir des gens, parce qu'au fond c'est leur intérêt et que c'est leur seul moteur, qui vont me dire que j'exagère, que je me fais des films ... Laissons les cons où ils sont, ils retiennent l'histoire d'avancer mais c'est rare qu'ils la fassent (1830 ? 1848 ? 1871 ? Ce n'est même pas sûr qu'ils aient fait autre chose que ralentir de quelques mois ou années des mouvements inéluctables).
Les dictatures trouvent toujours des gens « raisonnables » pour soutenir que ce n'est pas une dictature et que, d'ailleurs, les mesures violentes sont nécessaires (sans même voir la contradiction entre les deux propositions). Sinon, il n'y aurait jamais de dictature.
Ces gens sont des zéros, qui riment avec salauds.
Au fond, tous les Français sont renvoyés à leur conscience avec une question : est-il admissible que des manifestations d'opposition politique fassent dans notre pays 214 blessures à la tête, 22 éborgnés, 5 mains arrachées et plus de 4 000 arrestations ?
Si vous répondez positivement, vous devriez vous interroger très sérieusement sur vos valeurs.
**************
Maintenant, les Gilets jaunes sont coincés : s'ils arrêtent de manifester pour ne pas donner prétexte à violences, ça arrange le pouvoir. S'ils manifestent, ils donnent l'occasion au pouvoir d'organiser les provocations et de rallier les abrutis du parti de l'ordre.
Le choix du pourrissement est un choix éminemment politique d'Emmanuel Macron. Avait-il d'ailleurs vraiment le choix ? La seule vraie mesure susceptible de désamorcer cette crise est sa démission (revendication tout à fait légitime, vu les conditions de son élection). Le sacrifice par patriotisme, c'est pas trop le genre de la maison.
Les Gilets jaunes ont très bien commencé : les gilets et les ronds-points, c'était génial. Ils doivent de nouveau faire preuve d'autant d'imagination. pas facile. Mais bon, être moins con qu'un énarque, ce n'est pas insurmontable.
Libellés :
dictature Macron,
Gilets jaunes,
violences policières
samedi, mars 16, 2019
Le déshonneur de la police (et du gouvernement)
Video d'un policier frappant un infirmier :
Le Fouquet's saccagé et incendié :
Comme la plupart de nos concitoyens n'ont plus aucune culture politique (ni autre, hélas), ils ignorent que pourrir les manifestations d'opposants est le B-A BA de la dictature.
Pour éviter ça, dans une démocratie, l'Etat est responsable de maîtriser toutes les violences, d'où qu'elles viennent. (c'est d'autant plus flagrant dans le cas du Fouquet's que, sur les videos disponibles, la police n'a pas l'air de faire de gros efforts de protéger cette brasserie). Donc l'Etat est responsable de cet incendie (et, comme d'habitude, les gauchistes sont les meilleurs remparts du pouvoir).
Mais, pour le comprendre, il faut autre chose que des neuneus.
Bref, les Gilets jaunes ont perdu la bataille médiatique, à court terme.
Le Fouquet's saccagé et incendié :
Comme la plupart de nos concitoyens n'ont plus aucune culture politique (ni autre, hélas), ils ignorent que pourrir les manifestations d'opposants est le B-A BA de la dictature.
Pour éviter ça, dans une démocratie, l'Etat est responsable de maîtriser toutes les violences, d'où qu'elles viennent. (c'est d'autant plus flagrant dans le cas du Fouquet's que, sur les videos disponibles, la police n'a pas l'air de faire de gros efforts de protéger cette brasserie). Donc l'Etat est responsable de cet incendie (et, comme d'habitude, les gauchistes sont les meilleurs remparts du pouvoir).
Mais, pour le comprendre, il faut autre chose que des neuneus.
Bref, les Gilets jaunes ont perdu la bataille médiatique, à court terme.
Libellés :
Déshonneur de la police,
dictature Macron,
gilets
Police française : toujours la grande classe que le monde entier nous envie.
C'est dit par une policière qu'on peut supposer jalouse. La grande classe !
On notera quand même le vouvoiement, qui semble devenir rare.
Libellés :
Déshonneur de la police,
violences policières
Violences policières et Gilets jaunes : petit exemple de manipulation de l'opinion. La minoration, la symétrisation et le différé.
Il faut bien comprendre que, conformément aux préceptes d'Edward Bernays et de Walter Lippman, la manipulation des foules par les medias fait peu appel aux mensonges purs et durs. Bien sûr, il y en a, mais pas tant que ça.
Les techniques sont plus subtiles.
Le traitement des violences policières, la plupart du temps illégales et dignes d'une dictature, lors des manifestations de Gilets jaunes, est un bon exemple.
Les journalistes ont eu trois types de réactions :
1) la minimisation. « C'est normal, c'est habituel : on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs, on ne fait pas de manifestation sans casser de manifestant ».
2) quand la minimisation devient difficile, on sort la symétrisation, le une minute pour Hitler, une minute pour les juifs. « Bon, d'accord, les policiers sont violents, mais il faut voir la violence des casseurs ».
Ces deux techniques sont foncièrement malhonnêtes car elles dissimulent sciemment un élément fondamental du problème : en tant que dépositaires de l'usage de la violence légale, les policiers et les gendarmes ont des devoirs particuliers dans l'usage de cette violence. Devoirs qu'ils n'ont absolument pas respectés, et ce de manière massive et à cause de choix politiques du pouvoir (réprimer violemment plutôt que répondre politiquement).
Sous-jacente à ces deux premières techniques, il y a une technique qui est permanente chez les journaliste de manipulation : « Je choisis de quoi je parle (et de quoi je ne parle pas) de manière honteusement orientée ».
Et la troisième technique, la plus hypocrite :
3) le différé. On encense David Dufresne, l'infatigable compilateur de violences policières, mais quand il est trop tard, quand le sujet n'est plus brulant et n'intéresse plus, quand sa nocivité pour le pouvoir est désamorcée.
Cela permet aux connards de journalistes, qui sont en fait de purs laquais du pouvoir, de se refaire une virginité : « Mais si, nous en avons parlé ». Oui, juste avec trois mois de retard et quand tout le monde s'en fout.
Comment éviter de se faire manipuler ainsi ?
1) être rigoureux, discipliné, refuser de se laisser emporter par la frénésie médiatique (échantillonner toujours au même rythme : j'ai une liste de sites que je consulte, une fois le matin, une fois le soir, et qui évolue très peu - j'ajoute ou je retire 2 ou 3 par an sur 20). Cette constance crée une familiarité : vous savez comment tel site va traiter telle information, et si vous êtes surpris, c'est peut-être l'indice de quelque chose d'intéressant.
2) être conscient que tout le monde cherche à manipuler tout le monde mais les medias « officiels », style BFM, Le Figaro et compagnie, sont malhonnêtes, orientés et, surtout, particulièrement vicieux (normal, ce sont des professionnels du mensonge/manipulation). Les manipulation et mensonges amateurs d'internet sont plus « premier degré ».
3) ne pas tomber dans le relativisme absolu. Oui, la Vérité existe, mais ce n'est pas une fille facile. Et elle ne jaillit que de la confrontation des points de vue. Si tout le monde dit la même chose, c'est qu'il y a une grosse entourloupe.
Robert Hersant, qui en a tout de même connus quelques uns, méprisait les journalistes. Les prostituées, elles, au moins, apportent des satisfactions au client.
Bon, enfin, des vrais mensonges, il y en a quand même :
Les techniques sont plus subtiles.
Le traitement des violences policières, la plupart du temps illégales et dignes d'une dictature, lors des manifestations de Gilets jaunes, est un bon exemple.
Les journalistes ont eu trois types de réactions :
1) la minimisation. « C'est normal, c'est habituel : on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs, on ne fait pas de manifestation sans casser de manifestant ».
2) quand la minimisation devient difficile, on sort la symétrisation, le une minute pour Hitler, une minute pour les juifs. « Bon, d'accord, les policiers sont violents, mais il faut voir la violence des casseurs ».
Ces deux techniques sont foncièrement malhonnêtes car elles dissimulent sciemment un élément fondamental du problème : en tant que dépositaires de l'usage de la violence légale, les policiers et les gendarmes ont des devoirs particuliers dans l'usage de cette violence. Devoirs qu'ils n'ont absolument pas respectés, et ce de manière massive et à cause de choix politiques du pouvoir (réprimer violemment plutôt que répondre politiquement).
Sous-jacente à ces deux premières techniques, il y a une technique qui est permanente chez les journaliste de manipulation : « Je choisis de quoi je parle (et de quoi je ne parle pas) de manière honteusement orientée ».
Et la troisième technique, la plus hypocrite :
3) le différé. On encense David Dufresne, l'infatigable compilateur de violences policières, mais quand il est trop tard, quand le sujet n'est plus brulant et n'intéresse plus, quand sa nocivité pour le pouvoir est désamorcée.
Cela permet aux connards de journalistes, qui sont en fait de purs laquais du pouvoir, de se refaire une virginité : « Mais si, nous en avons parlé ». Oui, juste avec trois mois de retard et quand tout le monde s'en fout.
Comment éviter de se faire manipuler ainsi ?
1) être rigoureux, discipliné, refuser de se laisser emporter par la frénésie médiatique (échantillonner toujours au même rythme : j'ai une liste de sites que je consulte, une fois le matin, une fois le soir, et qui évolue très peu - j'ajoute ou je retire 2 ou 3 par an sur 20). Cette constance crée une familiarité : vous savez comment tel site va traiter telle information, et si vous êtes surpris, c'est peut-être l'indice de quelque chose d'intéressant.
2) être conscient que tout le monde cherche à manipuler tout le monde mais les medias « officiels », style BFM, Le Figaro et compagnie, sont malhonnêtes, orientés et, surtout, particulièrement vicieux (normal, ce sont des professionnels du mensonge/manipulation). Les manipulation et mensonges amateurs d'internet sont plus « premier degré ».
3) ne pas tomber dans le relativisme absolu. Oui, la Vérité existe, mais ce n'est pas une fille facile. Et elle ne jaillit que de la confrontation des points de vue. Si tout le monde dit la même chose, c'est qu'il y a une grosse entourloupe.
Robert Hersant, qui en a tout de même connus quelques uns, méprisait les journalistes. Les prostituées, elles, au moins, apportent des satisfactions au client.
Bon, enfin, des vrais mensonges, il y en a quand même :
Quand @France3tv @France3MidiPy créateur de FaKeNews depuis le 17 novembre 2018 fabrique une fake news sur les foulards rouges et se fait prendre en flagrant délit #Acte18 pic.twitter.com/0j5HiG4Iyl— Ludorian #JeSuisLépreux séditieux GJ et (@ludoriann) March 16, 2019
Libellés :
fabrique du consentement,
Gilets jaunes,
journalopes
vendredi, mars 15, 2019
La décadence de notre pays : une video fort intéressante.
Je dois commencer par un hommage à Juan Branco : il a fait le choix de ruiner sa carrière technocratique par goût de la droiture (bien qu’il soit de gauche 😀).
Sur le fond, il ne nous apprend rien : nous nous doutions que le Système fonctionnait ainsi. En revanche, connaissant le Système de l’intérieur, il met des circonstances, des noms et des dates sur nos soupçons.
Dommage qu'il se laisse aller aux tics tels que d'invoquer le fascisme.
Je n'ai guère de doutes sur une honnêteté intellectuelle. En revanche, je suis perplexe sur son intelligence. N'est-il pas un abonné aux vielles lunes gauchistes (qui, par exemple, ne voient pas l'immigration musulmane de masse comme un problème mortel pour notre pays) ?
Sa fréquentation de Mélenchon soulève quelques interrogations.
Mais, au fond, le problème n'est pas là. Des penseurs qui pensent, nous n'en manquons pas.
Ce qui nous manque, ce sont les hommes d'action intelligents, capables d'agir en chefs de peuple.
A moins qu'on estime, comme Michel Drac, qu'il n'y a pas de solution que dans l'effondrement et le retrait par petites communautés, il est clair qu'il nous manque un chef d'envergure nationale, ayant les talents politiques d'un De Gaulle, d'un Trump, d'un Salvini.
Je ne me lasse pas d'espérer.
Sur le fond, il ne nous apprend rien : nous nous doutions que le Système fonctionnait ainsi. En revanche, connaissant le Système de l’intérieur, il met des circonstances, des noms et des dates sur nos soupçons.
Dommage qu'il se laisse aller aux tics tels que d'invoquer le fascisme.
Je n'ai guère de doutes sur une honnêteté intellectuelle. En revanche, je suis perplexe sur son intelligence. N'est-il pas un abonné aux vielles lunes gauchistes (qui, par exemple, ne voient pas l'immigration musulmane de masse comme un problème mortel pour notre pays) ?
Sa fréquentation de Mélenchon soulève quelques interrogations.
Mais, au fond, le problème n'est pas là. Des penseurs qui pensent, nous n'en manquons pas.
Ce qui nous manque, ce sont les hommes d'action intelligents, capables d'agir en chefs de peuple.
A moins qu'on estime, comme Michel Drac, qu'il n'y a pas de solution que dans l'effondrement et le retrait par petites communautés, il est clair qu'il nous manque un chef d'envergure nationale, ayant les talents politiques d'un De Gaulle, d'un Trump, d'un Salvini.
Je ne me lasse pas d'espérer.
jeudi, mars 14, 2019
La « pédophilie » dans l'Eglise : la fausse piste du « cléricalisme »
C'est une technique qu'ils connaissent par coeur : les pervers gauchistes qui sont dans l'Eglise, à commencer par le pape, détournent une accusation portée contre eux vers une fausse cause, de manière à exploiter une de leurs faiblesses pour encore plus promouvoir leur programme. La perversité, vous dis-je.
La mode est à prétendre qu'il y aurait un problème de « pédophilie » dans l'Eglise qui serait causé par un excès de « cléricalisme », c'est-à-dire d'ascendant, ou de pouvoir, du prêtre.
Quelle aubaine que cette accusation tronquée et cette analyse faussée ! Depuis le temps que les gauchistes veulent détruire l'Eglise en tant qu'institution et en tant que hiérarchie ... Mettre en accusation le magistère du prêtre ... Bravo ! Youpi ! Alleluhia (j'ose) !
Foutaises !
Non, il n'y a pas de problème de « pédophilie », mais un problème de pédérastie, d'homosexualité.
Et la cause n'en est pas le « cléricalisme » mais le défaut de croyance dans le péché originel et dans les fins dernières.
On s'encule à qui mieux mieux dans certains séminaires et dans certaines sacristies parce qu'on ne croit plus au Malin, ni au Jugement dernier, ni à l'Enfer, et même, ni à Dieu, ni au Diable. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Et ça n'a rien à voir avec le « cléricalisme ».
Addendum : sous un angle différent :
La mode est à prétendre qu'il y aurait un problème de « pédophilie » dans l'Eglise qui serait causé par un excès de « cléricalisme », c'est-à-dire d'ascendant, ou de pouvoir, du prêtre.
Quelle aubaine que cette accusation tronquée et cette analyse faussée ! Depuis le temps que les gauchistes veulent détruire l'Eglise en tant qu'institution et en tant que hiérarchie ... Mettre en accusation le magistère du prêtre ... Bravo ! Youpi ! Alleluhia (j'ose) !
Foutaises !
Non, il n'y a pas de problème de « pédophilie », mais un problème de pédérastie, d'homosexualité.
Et la cause n'en est pas le « cléricalisme » mais le défaut de croyance dans le péché originel et dans les fins dernières.
On s'encule à qui mieux mieux dans certains séminaires et dans certaines sacristies parce qu'on ne croit plus au Malin, ni au Jugement dernier, ni à l'Enfer, et même, ni à Dieu, ni au Diable. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Et ça n'a rien à voir avec le « cléricalisme ».
Addendum : sous un angle différent :
Libellés :
Antechrist,
Eglise de gauche,
François Zéro
Dalrymple sur le Brexit
Theresa May’s Lucky Defeat. The British prime minister and her colleagues never wanted Britain to leave the EU, anyway.
Ah, que j'aime Dalrymple.
Dalrymple est le pseudonyme d’un médecin anglais (Anthony Daniels) des prisons, à la retraite, marié à une française. Il vit en France, qu’il trouve aussi décadente que la Grande-Bretagne, mais comme ce n’est pas son pays, il souffre moins. Ses opinions sont toujours intéressantes.
Que nous explique-t-il, en résumé ? Que Theresa May n'a jamais voulu quitter l'UE, que ses défaites successives l'arrangent bien, qu'elle va obtenir ce qu'elle désire, un faux Brexit, et que les Anglais ont le même problème que les Français : la classe dirigeante veut des choses diamétralement opposées à ce que veut le peuple.
Pour remettre les idées dans le bon sens :
Idée Fausse n°3 : L’avenir de l’Europe est dans le fédéralisme …
Ah, que j'aime Dalrymple.
Dalrymple est le pseudonyme d’un médecin anglais (Anthony Daniels) des prisons, à la retraite, marié à une française. Il vit en France, qu’il trouve aussi décadente que la Grande-Bretagne, mais comme ce n’est pas son pays, il souffre moins. Ses opinions sont toujours intéressantes.
Que nous explique-t-il, en résumé ? Que Theresa May n'a jamais voulu quitter l'UE, que ses défaites successives l'arrangent bien, qu'elle va obtenir ce qu'elle désire, un faux Brexit, et que les Anglais ont le même problème que les Français : la classe dirigeante veut des choses diamétralement opposées à ce que veut le peuple.
Pour remettre les idées dans le bon sens :
Idée Fausse n°3 : L’avenir de l’Europe est dans le fédéralisme …
Libellés :
brexit,
dalrymple,
démocratie,
pilier,
Theresa May,
trahison de la classe dirigeante
Le pompier et le péage : apologue édifiant
« Le pompier, le péage, le député et le ministre: résumé de la paralysie française»
TRIBUNE - Le député de Seine-et-Marne (LR) Jean-Louis Thiériot raconte une histoire édifiante sur l'impotence des pouvoirs publics.
Les Français ne le savent sans doute pas. En dehors d'une intervention pour un accident sur l'autoroute elle-même, les services de secours en intervention (pompiers, police, Samu, gendarmerie) doivent payer leur péage comme n'importe quel usager. Pour diminuer les coûts, ces services publics ont donc pour instruction d'éviter d'emprunter les autoroutes - sauf urgence vitale avérée. Une consigne qui peut avoir des conséquences dramatiques si la gravité des faits qui appelle une intervention des pompiers, du Samu ou des forces de l'ordre est sous-estimée. Et ceci alors que les sept principales sociétés concessionnaires font un chiffre d'affaires supérieur à 10 milliards et des bénéfices supérieurs à 3 milliards (dont 1,75 pour le seul Vinci), à la faveur de contrats de concessions insuffisamment protecteurs de l'intérêt général!
Consciente de cette anomalie évidente, en novembre 2017, lors de l'examen de la loi de finances 2018, l'Assemblée nationale a voté à l'unanimité - ce qui mérite d'être souligné - un amendement prévoyant que les véhicules de secours seraient exonérés de péage. Comme il est d'usage, les conditions d'application ont été renvoyées à un décret en Conseil d'État. Or, quinze mois plus tard, rien n'a été fait. Le décret n'a pas été promulgué.
On peut déplorer que les sociétés d'autoroutes, avec leurs 3 milliards de profits, n'aient pas spontanément appliqué la loi. C'eût été une appréciable contribution à la «décence commune» chère à Orwell, ou à tout le moins une formidable opération de communication qui aurait été applaudie. Dommage quand on sait la colère qui gronde contre les sociétés autoroutières et dont les «gilets jaunes» se sont souvent fait l'écho.
L'administration refuse de publier le décret
Mais ce qui inquiète, c'est surtout l'inaction de l'État et les justifications données. Interrogé par mes soins en septembre 2018 dans une question écrite, le ministère des Transports a apporté une réponse stupéfiante publiée au Journal officiel, modèle de discours technocratique et de ratiocination juridique: «S'assurer du caractère opérationnel du déplacement est techniquement difficile […]. L'exonération de péage pour les véhicules d'intérêt général prioritaire constitue une rupture d'égalité d'usagers devant le péage […]. Il s'agit pour les sociétés concessionnaires d'une charge nouvelle qui leur est imposée […]. Les sociétés concessionnaires pourraient donc se prévaloir d'un préjudice devant le juge du contrat comme elles l'ont indiqué à l'État. Le concédant - à savoir l'État - serait alors tenu d'indemniser sur fonds publics ses cocontractants pour le manque à gagner représenté par cette mesure, dans les conditions fixées par le juge […]. Ces considérations expliquent les grandes difficultés rencontrées dans la définition des mesures réglementaires.» En clair, l'administration refuse de publier le décret.
Ces propos sont doublement stupéfiants. D'une part, un haut fonctionnaire inconnu s'autorise à ne pas tenir compte d'un texte voté par le législateur. D'autre part, il livre sur un plateau aux sociétés concessionnaires un argumentaire émanant de l'État, dont leurs avocats ne manqueraient pas de faire leur miel en cas de contentieux.
Mais les surprises ne s'arrêtent pas là! Saisie ensuite d'une question orale dans laquelle je lui demandais la date de mise en œuvre du décret, la ministre des Transports, Mme Élisabeth Borne, répondait: «Je ne partage pas la réponse [de ses services, NDLR] telle que vous l'avez mentionnée»… mais se refusait à donner la moindre date précise.
Résumons-nous: un texte de loi non appliqué depuis plus d'un an, une administration qui cède craintivement face à des groupes privés, un ministre qui ignore ce que font ses services et désapprouve leur réponse mais qui en même temps se refuse à tout acte politique fort et décisif…
«Ce dossier d'apparence modeste en dit plus qu'un long colloque sur la faiblesse de l'État.»
Ce dossier d'apparence modeste en dit plus qu'un long colloque sur la faiblesse de l'État. La technostructure se permet de tenir pour rien le vote de la représentation nationale. Le droit devient l'alibi de l'inaction. Et nul ne songe à engager le bras de fer avec les compagnies d'autoroute pour que les choix politiques se traduisent en acte.
Il y aurait pourtant des arguments juridiques à faire valoir et matière à un bras de fer qui serait, de toute évidence, populaire. Dans un avis de février 2015, le Conseil d'État avait rappelé la possibilité d'une «résiliation pour motif d'intérêt général». Le fait d'en brandir la menace aurait certainement suffi à ramener à la raison les compagnies autoroutières et à ouvrir la voie à la négociation d'avenants, sachant que le coût ne serait que de quelques dizaines de millions d'euros. L'État se dit «jupitérien» mais plie piteusement devant un oligopole. Les ministres se taisent, otages de la technostructure ou du juridisme le plus poltron. À la notion traditionnelle du pouvoir s'est substituée celle de gouvernance par les experts, échappant à tout contrôle démocratique. Le gouvernement est devenu en quelque sorte apolitique. Autrement dit, le pouvoir n'a plus le pouvoir.
Symbolique, cet apologue nous dit que l'urgence est à un Parlement qui légifère, à un gouvernement qui gouverne, à des fonctionnaires qui assument leurs responsabilités, obéissent au ministre et mettent en œuvre les lois. À trop laisser enfler ce sentiment d'impuissance, ce sont la désespérance et donc le populisme qui gagneront. En attendant, pompiers et policiers continuent de payer les péages.
*Ancien président du conseil départemental, avocat à la cour et essayiste. Dernier ouvrage paru: De Gaulle, le dernier réformateur (Tallandier, 2018).
Mon commentaire : les raisons fondamentales de cette situation sont connues de tous.
L'exercice normal du pouvoir comporte de lourds devoirs et quelques satisfactions et gratifications.
Nos politiciens se sont déchargés de leurs devoirs, c'est-à-dire de leurs responsabilités et donc de leur pouvoir, sur des organismes non-élus et hors de contrôle (BCE, UE, CJUE, CEDH, Conseil constitutionnel, conseil d'Etat, administrations diverses et avariées ...) pour ne plus garder, quand même, que les satisfactions et gratifications du pouvoir.
Ils ont donc trahi leur mission et c'est à juste raison que le peuple les déteste. Les Gilets jaunes qui gueulent « Macron démission ! » ont , hélas, parfaitement raison. Le « dégagisme » est amplement justifié.
Le drame est que nous n'avons pas (pas encore ?) de solution de rechange. Mais, au fond, n'est-ce pas un prétexte à procrastination ? Ayons d'abord le courage de virer ceux qui doivent être virés, ensuite, nous verrons bien : votez Dupont-Aignan, Le Pen, Asselineau, Mélenchon, ma tante, n'importe qui sauf Macron et Wauquiez. Il faut avoir le courage de préférer la fin de la douleur à la douleur sans fin (1), même si c'est temporairement le bordel.
*************
(1) : si nous continuons avec un gouvernement comme depuis 1983 en votant Macron-Wauquiez, la suite est écrite : la mondialisation a détruit la classe moyenne inférieure. Elle va maintenant détruire la classe moyenne supérieure, celle qui se croit aujourd'hui à l'abri et a massivement voté Macron au second tour.
mercredi, mars 13, 2019
Le « couple franco-allemand » : un suicide français
Petits coups de canif entre amis : mais à quoi jouent Paris et Berlin ?
(Bien sûr, je m'oppose à la fin de l'article : il faut liquider l'Euro. Le plus tôt sera le mieux).
Le « couple franco-allemand » n'existe que de ce coté-ci du Rhin. Vu de l'autre coté, les choses sont claires : « Tout ce qui est à moi est à moi, tout ce qui est à toi est négociable ».
Nous nous sommes déjà fait baiser en beauté avec EADS/Airbus. Les Français ont presque tout apporté, les Allemands pas grand'chose et ils ont pris le pouvoir.
Nous sommes partis pour faire le SCAF, futur chasseur après le Rafale, avec les Allemands : c'est un suicide (même sketch qu'EADS : nous allons donner, ils vont prendre). Les Allemands réclament notre siège permanent au conseil de sécurité de l'ONU sans aucune contrepartie : c'est un suicide.
Je ne comprends vraiment pas l'intérêt d'attacher notre destin à un pays sans avenir, en complet naufrage démographique. Faut-il que nos dirigeants détestent la France et les Français pour montrer autant de constance à leur faire du mal, et de plus long terme possible.
Le suicide consiste à donner le peu qui nous reste alors que nous devrions le transmettre en legs. Comme si nos dirigeants voulaient rendre le sursaut français impossible, le déclin irréversible.
Il est évident, pourtant, que notre allié de choix se trouve de l'autre coté de la Manche. Parce que nous envisageons beaucoup de choses de la même manière, parce que nos tailles s'équilibrent.
Certains me reprochent de parler de néo-pétainisme, mais tout de même, la politique de Macron ressemble terriblement à celle de Pétain : s'avilir devant l'Allemagne, puissance du moment, sans voir plus loin que le bout de son nez, sans voir que l'avenir est peut-être de l'autre coté de l'eau.
Et l'histrion de l'Elysée n'a même pas l'excuse, tout à fait valable pour Pétain, d'une défaite accablante et d'un ennemi à l'intelligence diabolique.
Il faudrait tout de même veiller à ne pas oublier que, par deux fois au XXème siècle, l’Allemagne a tenté d’abaisser définitivement la France. La plus extrême prudence, pour ne pas dire méfiance, devrait être la règle de saines relations. Macron, c’est tout le contraire.
Edouard Husson insiste, dans d'autres articles, sur le fait que le problème de la France est de ne pas savoir sélectionner ses élites. Notamment, l'ENA ne fait pas la différence entre un baratineur de talent sans pensée propre (à l'évidence, Husson pensait à Macron, mais il y en a fouletitude d'autres) et une vraie personnalité.
Je partage cette inquiétude. La solution est en nous. Mais où ?
(Bien sûr, je m'oppose à la fin de l'article : il faut liquider l'Euro. Le plus tôt sera le mieux).
Le « couple franco-allemand » n'existe que de ce coté-ci du Rhin. Vu de l'autre coté, les choses sont claires : « Tout ce qui est à moi est à moi, tout ce qui est à toi est négociable ».
Nous nous sommes déjà fait baiser en beauté avec EADS/Airbus. Les Français ont presque tout apporté, les Allemands pas grand'chose et ils ont pris le pouvoir.
Nous sommes partis pour faire le SCAF, futur chasseur après le Rafale, avec les Allemands : c'est un suicide (même sketch qu'EADS : nous allons donner, ils vont prendre). Les Allemands réclament notre siège permanent au conseil de sécurité de l'ONU sans aucune contrepartie : c'est un suicide.
Je ne comprends vraiment pas l'intérêt d'attacher notre destin à un pays sans avenir, en complet naufrage démographique. Faut-il que nos dirigeants détestent la France et les Français pour montrer autant de constance à leur faire du mal, et de plus long terme possible.
Le suicide consiste à donner le peu qui nous reste alors que nous devrions le transmettre en legs. Comme si nos dirigeants voulaient rendre le sursaut français impossible, le déclin irréversible.
Il est évident, pourtant, que notre allié de choix se trouve de l'autre coté de la Manche. Parce que nous envisageons beaucoup de choses de la même manière, parce que nos tailles s'équilibrent.
Certains me reprochent de parler de néo-pétainisme, mais tout de même, la politique de Macron ressemble terriblement à celle de Pétain : s'avilir devant l'Allemagne, puissance du moment, sans voir plus loin que le bout de son nez, sans voir que l'avenir est peut-être de l'autre coté de l'eau.
Et l'histrion de l'Elysée n'a même pas l'excuse, tout à fait valable pour Pétain, d'une défaite accablante et d'un ennemi à l'intelligence diabolique.
Il faudrait tout de même veiller à ne pas oublier que, par deux fois au XXème siècle, l’Allemagne a tenté d’abaisser définitivement la France. La plus extrême prudence, pour ne pas dire méfiance, devrait être la règle de saines relations. Macron, c’est tout le contraire.
Edouard Husson insiste, dans d'autres articles, sur le fait que le problème de la France est de ne pas savoir sélectionner ses élites. Notamment, l'ENA ne fait pas la différence entre un baratineur de talent sans pensée propre (à l'évidence, Husson pensait à Macron, mais il y en a fouletitude d'autres) et une vraie personnalité.
Je partage cette inquiétude. La solution est en nous. Mais où ?
Les Le Pen, meilleur atout du Système en France
Sophie Montel, portrait d’un Front national qui ne veut pas gouverner
Le machiavélisme de François Mitterrand a réussi un grand classique de la politique (mais rarement atteint avec ce degré de perfection, puisque cela dure depuis 35 ans) : promouvoir une opposition inoffensive pour, en occupant la place, empêcher l'émergence d'une opposition vraiment dangereuse.
Les Le Pen ont joué le jeu à la perfection eux aussi (et les crétins de la fausse droite également).
Je pense que ceux qui suivent la politique française ont parfaitement compris la plaisanterie : les Le Pen cherchent à préserver la PME familiale et à gagner de l'argent, la France et son destin ne sont que des prétextes à discours.
Tant Jean-Marie Le Pen que sa fille n'ont jamais cru à la possibilité de conquérir le pouvoir (et peut-être n'en ont-ils jamais eu envie).
Ceci explique pourquoi il est très difficile au FN/RN de recruter des cadres de haut niveau : d'une part, les candidats savent que le sommet est monopolisé par la famille ; d'autre part, ils n'arriveront jamais à la tête du pays.
Ce qui pose un problème pour l'électeur que je suis : il est hors de question que je vote pour un candidat du Système (voter Macron pour éviter Le Pen, je ne suis pas con à ce point), mais je sais que voter Le Pen joue encore dans la main du Système (d'où, d'ailleurs, les Gilets jaunes refusant l'un et l'autre).
Le machiavélisme de François Mitterrand a réussi un grand classique de la politique (mais rarement atteint avec ce degré de perfection, puisque cela dure depuis 35 ans) : promouvoir une opposition inoffensive pour, en occupant la place, empêcher l'émergence d'une opposition vraiment dangereuse.
Les Le Pen ont joué le jeu à la perfection eux aussi (et les crétins de la fausse droite également).
Je pense que ceux qui suivent la politique française ont parfaitement compris la plaisanterie : les Le Pen cherchent à préserver la PME familiale et à gagner de l'argent, la France et son destin ne sont que des prétextes à discours.
Tant Jean-Marie Le Pen que sa fille n'ont jamais cru à la possibilité de conquérir le pouvoir (et peut-être n'en ont-ils jamais eu envie).
Ceci explique pourquoi il est très difficile au FN/RN de recruter des cadres de haut niveau : d'une part, les candidats savent que le sommet est monopolisé par la famille ; d'autre part, ils n'arriveront jamais à la tête du pays.
Ce qui pose un problème pour l'électeur que je suis : il est hors de question que je vote pour un candidat du Système (voter Macron pour éviter Le Pen, je ne suis pas con à ce point), mais je sais que voter Le Pen joue encore dans la main du Système (d'où, d'ailleurs, les Gilets jaunes refusant l'un et l'autre).
Brexit : la guerre continue
L’accord négocié par Theresa May a été rejeté comme prévu par le parlement.
Les échos que j’ai de Bruxelles sont guerriers : « Il faut en foutre plein la gueule aux Anglais, il faut qu’ils souffrent » (on se souviendra d’un discours hallucinant de cette connasse de Pécresse appelant à la punition des Anglais. Et après, on s’étonne que LR, crachant sur la nation, disparaisse). Ils ne sont pas du tout dans une négociation rationnelle. Ces gens-là sont des fous, comme tous les idéologues.
La lâcheté de la majorité des parlementaires anglais, qui font semblant de ne pas avoir compris et refusent le no deal, seule voie honorable, est cousine de celle de nos politiciens détestant les Français et couchés devant Merkel.
Comme en 1940, le système politique anglais est mis à l’épreuve. Cette fois, la Manche n’est pas une protection. Nous verrons bien. Je suis curieux du résultat.
Mais, s’agissant de la France, nous le connaissons hélas déjà : nous allons nous retrouver en tête-à-tête (car les traîtres qui nous gouvernent ne veulent pas faire contrepoids en prenant la tête des pays du sud) avec l’Allemagne et sa culture de dictature et d’impérialisme. Plus largement, nous allons être prisonniers de cette Europe continentale (ah, si nos dirigeants se souvenaient que l’outremer fait de nous une puissance mondiale ...) dont la culture démocratique n’est pas le point fort.
Les Français sont abandonnés dans le malheur. Ils peuvent compter sur leur classe dirigeante pour les trahir.
Nous allons vers des jours très sombres.
Les échos que j’ai de Bruxelles sont guerriers : « Il faut en foutre plein la gueule aux Anglais, il faut qu’ils souffrent » (on se souviendra d’un discours hallucinant de cette connasse de Pécresse appelant à la punition des Anglais. Et après, on s’étonne que LR, crachant sur la nation, disparaisse). Ils ne sont pas du tout dans une négociation rationnelle. Ces gens-là sont des fous, comme tous les idéologues.
La lâcheté de la majorité des parlementaires anglais, qui font semblant de ne pas avoir compris et refusent le no deal, seule voie honorable, est cousine de celle de nos politiciens détestant les Français et couchés devant Merkel.
Comme en 1940, le système politique anglais est mis à l’épreuve. Cette fois, la Manche n’est pas une protection. Nous verrons bien. Je suis curieux du résultat.
Mais, s’agissant de la France, nous le connaissons hélas déjà : nous allons nous retrouver en tête-à-tête (car les traîtres qui nous gouvernent ne veulent pas faire contrepoids en prenant la tête des pays du sud) avec l’Allemagne et sa culture de dictature et d’impérialisme. Plus largement, nous allons être prisonniers de cette Europe continentale (ah, si nos dirigeants se souvenaient que l’outremer fait de nous une puissance mondiale ...) dont la culture démocratique n’est pas le point fort.
Les Français sont abandonnés dans le malheur. Ils peuvent compter sur leur classe dirigeante pour les trahir.
Nous allons vers des jours très sombres.
Libellés :
anti-France,
brexit,
Europe allemande,
trahison de la classe dirigeante
lundi, mars 11, 2019
Tout fout le camp, en sport aussi
Alain Prost: «Je n'aurais jamais pu piloter en Formule 1 aujourd'hui»

INTERVIEW - Le quadruple champion du monde évoque pour Le Figaro la saison à venir, qui débute ce week-end en Australie, et l'évolution du métier de pilote.
Mardi dernier à Genève. À deux jours de l'ouverture au public du Salon de l'automobile, les allées de Palexpo sont encore clairsemées. Au stand Renault, la nouvelle Clio 5 attire déjà les regards. Comme une autre star française, Alain Prost, très sollicité par les fans en quête de selfies entre deux rendez-vous en tant qu'ambassadeur du losange. Avant le coup d'envoi de la saison à Melbourne, dimanche, le «Professeur» passe en revue l'actualité de la F1. Sans concession, comme à son habitude…
LE FIGARO. - Renault peut-il viser les podiums en F1 cette saison?
Alain PROST. - Notre objectif est de nous rapprocher des tops teams (Mercedes, Ferrari, Red Bull) mais nous restons humbles. Énormément de moyens ont été mis en œuvre depuis deux ans, que ce soit dans les installations à Enstone et à Viry-Châtillon mais aussi sur le plan humain. Nous sommes aujourd'hui 1 200 personnes. À titre de comparaison, quand j'ai débuté avec mon écurie (Prost GP en 1997, NDLR), nous étions 65… Aujourd'hui, Renault est entré dans une nouvelle dimension, mais nous ne sommes pas encore à 100 % de notre potentiel. On en saura plus dimanche à Melbourne.
Quelles impressions vous fait Daniel Ricciardo, la recrue phare de Renault durant l'intersaison?
On est ravis de l'avoir avec nous. C'est un pilote qui a gagné des courses (7 victoires en GP). Il doit nous aider à monter de niveau. Question travail avec l'équipe, c'est juste parfait jusque-là. Daniel est une vraie personnalité. Certains pilotes galvanisent une équipe de manière naturelle. J'étais peut-être un peu comme ça aussi (sourire). Maintenant, sa venue chez nous est un step back dans sa carrière, il faut être réaliste. Il va falloir qu'il l'assume et qu'il le gère. Nous attendons aussi beaucoup de Nico (Hülkenberg). Les deux pilotes seront sur le même plan. Qu'ils se battent sur la piste, c'est normal. Mais il faudra le faire dans le meilleur esprit possible. C'est nécessaire pour aider l'équipe à progresser.
» LIRE AUSSI - Formule 1: Renault à un nouveau virage
Vous reconnaissez-vous dans l'un de ces deux pilotes ou un autre du paddock?
J'en suis bien incapable. Ce n'est pas le fait de vouloir être unique, mais c'est impossible de nous comparer, tout simplement car leur travail de pilote est totalement différent du mien, tout comme leur parcours. Par exemple, j'ai commencé la compétition auto à 19 ans, parce qu'il fallait un an de permis de conduire. Au même âge, Max Verstappen aurait presque pu être champion du monde. À mon époque, quand on commençait à 23 ou 25 ans en F1, c'était déjà pas mal.
«On aimerait voir plus de personnalités. Mais est-ce possible dans ce format de F1 aseptisé et peut-être un peu trop techno ? Nous, on inventait, on choisissait et on gérait. Les pilotes ne gèrent plus rien à part un peu les pneus»
Les pilotes arrivent plus vite à maturité aujourd'hui?
Ils commencent surtout beaucoup plus jeunes. À 4 ou 5 ans, leurs parents les mettent dans un karting puis ils intègrent les filières. D'ailleurs, cela conduit à une uniformisation des pilotes. On leur dit très tôt ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire. Il est ensuite difficile pour ces très jeunes pilotes de démontrer autant de personnalité ou de charisme que leurs aînés. Dire cela, ce n'est pas être négatif, c'est un constat. La F1, ce n'est pas seulement un coup de volant et bien respecter ce que disent les ingénieurs. C'est aussi une histoire d'hommes. On aimerait donc voir plus de personnalités. Mais est-ce possible dans ce format de F1 aseptisé et peut-être un peu trop techno? Nous, on inventait, on choisissait et on gérait. Les pilotes ne gèrent plus rien à part un peu les pneus. On leur demande surtout d'être extrêmement précis dans l'exécution.
Certains, comme Max Verstappen, font quand même preuve de beaucoup caractère…
Max a apporté de la fraîcheur. C'est le type de pilote qui ne fera jamais l'unanimité, mais que moi j'aime bien. Il peut faire peur à ses adversaires par moments sur la piste, mais il amène quelque chose. Malgré tout, pour faire des résultats avec des voitures aussi fiables, il faut se canaliser. Le Max que l'on verra dans les années à venir sera peut-être un peu plus formaté. Il n'était déjà plus tout à fait le même entre le milieu et la fin de saison dernière.
Et Lewis Hamilton?
Il évolue un peu en dehors du sérail et de la sphère F1 tout en étant l'un des meilleurs pilotes de sa génération. C'est son mode de fonctionnement, et ça ne me dérange pas du tout. Tant que les gens n'essaient pas de faire croire qu'ils ont la science infuse, il peut y avoir dix modes de fonctionnement différents. Je ne porte aucun jugement. Je dis même tant mieux.
«Aujourd'hui, le pilote est l'élément final, celui qui termine le travail avec énormément de directives et de conseils donnés par les ingénieurs. À un moment, on parlait de «génération PlayStation» en rigolant. Mais c'est la vérité»
Vous aimeriez être à la place de ces pilotes aujourd'hui?
Oui, parce que je reste passionné, notamment de technologie. Mais la manière de travailler ne me donne pas envie. J'aimais décider moi-même de ce que je faisais sur la piste, des réglages de ma voiture. Aujourd'hui, le pilote est l'élément final, celui qui termine le travail avec énormément de directives et de conseils donnés par les ingénieurs. Il doit comprendre les systèmes, fruits de toute cette technologie embarquée. À un moment, on parlait de «génération PlayStation» en rigolant. Mais c'est la vérité. On y arrive.
Aujourd'hui, un pilote à cinq, six, sept infos par tour transmises en direct par un ingénieur. Il faut les digérer. «Tu devrais te mettre position 5 à l'entrée du virage 4, etc.» A notre époque, ça n'existait pas. On n'était pas programmé pour ça. On décidait nous-mêmes quand s'arrêter pour les pneus. Aujourd'hui, ce sont les computers, en fonction du trafic. J'ai essayé de faire du simulateur de F1. Je n'étais pas bien, j'étais malade. C'était aussi le cas pour la génération de Schumacher, alors que mon fils (Nicolas Prost, 37ans) en a fait pendant quatre ans chez Lotus. Il adorait ça.
La technologie dénature-t-elle la course?
C'est un peu moins plaisant. Le samedi soir, en fonction de tous les éléments qu'on a après les qualifications et de ce que l'on voit des autres équipes, on sait plus ou moins où l'on doit finir la course le dimanche si d'autres paramètres annexes ne rentrent pas en compte. Il y a moins d'incertitude. Après, j'aurais aussi aimé conduire aujourd'hui, une période où il y a moins d'accidents - même s'il y en a encore - et où les pilotes sont payés dix fois plus (rires). Tout ça pour dire que je ne regrette pas du tout mon époque.
Voir des pilotes payer pour rouler en F1, l'élite des sports auto, n'est-ce pas incongru?
Cela a toujours existé, mais c'était marginal. Cela durait un an, c'était un non-événement. Aujourd'hui, le problème vient des formules de promotion. Il y a de plus en plus de disciplines qui coûtent de plus en plus cher et il y a de moins en moins de sponsors pour suivre. La Formule 2, c'est presque 2 millions d'euros la saison et il faut y passer deux ou trois ans. Les plus fortunés ont donc plus de chances et peuvent prendre la place de gens plus talentueux. Ça, c'est gênant.
«Je pense que je ne pourrais plus du tout accéder à la F1 aujourd'hui (...) Si je ne gagne pas la filière Elf en 1976, on ne parle plus d'Alain Prost»
Vous veniez d'un milieu modeste. Alain Prost aurait-il pu faire carrière en F1 aujourd'hui?
Je pense que je ne pourrais plus du tout accéder à la F1. J'ai pu faire l'école de pilotage parce que j'avais été champion de France de karting et que j'avais obtenu une bourse. À partir de ce moment-là, je n'ai plus jamais dépensé un centime. Mais quand j'étais dans la filière Elf, je n'avais du budget pour la saison suivante que si je gagnais le championnat. Si je ne le gagne pas en 1976, on ne parle plus d'Alain Prost. En 1979, je finis premier, mais je n'ai plus rien. Je suis alors pris à l'essai par Marlboro au Castellet. J'avais l'impression d'avoir une chance sur un million de réussir! Aujourd'hui, il faut faire au moins deux ou trois saisons dans chaque discipline. Je n'aurais jamais eu le budget pour ça, et donc aucune chance de devenir pilote de F1.
La nouvelle réglementation aérodynamique est censée favoriser les dépassements et donc le spectacle. La F1 va-t-elle dans le bon sens?
Je suis sceptique et j'attends de voir les premières courses. En revanche, je suis inquiet concernant les futurs règlements (entrée en vigueur en 2021). De mon point de vue, il faudrait donner un peu plus de chance aux équipes de moyen et bas de tableau. Quand je dis chance, je parle d'avoir une opportunité à un moment ou un autre de la saison de faire un coup. Aujourd'hui, si vous avez énormément d'argent, vous avez des structures énormes où la majorité du travail concerne l'aérodynamique et la production du plus de pièces possibles pour pouvoir développer encore et encore. C'est toujours à l'avantage des plus riches.
Moi, je milite pour beaucoup moins d'aéro et la suppression des souffleries. Je mettrais un aéro minimum avec des voitures les plus simples possible dotées de moteurs un peu plus puissants, ce qui est facile à faire. Avec un pilote malin ou un ingénieur qui a la bonne idée, vous avez alors une chance de faire un résultat ponctuellement. Avec moins d'aéro, vous pouvez aussi avoir des pneus différents, plus tendres. J'instaurerais trois catégories de gommes et je laisserais les équipes se débrouiller avec une quantité imposée. J'espère qu'on ira dans ce sens-là. Ce n'est pas impossible. J'ai déjà été pas mal écouté.
Comment avez-vous vécu le retour de la F1 au Castellet l'été dernier?
Ce fut une belle réussite malgré le couac des embouteillages qui a terni l'image de l'événement. Des mesures ont été annoncées pour améliorer l'accès au circuit cette année, c'est bien. Les gens sont fiers de voir la F1 de retour dans l'Hexagone. On espère désormais voir les pilotes français briller. Avec Red Bull, Pierre Gasly a une vraie chance cette année…
What is a youth ?
J'ai déjà fait un billet avec cette video. Je récidive : je l'aime beaucoup . Elle soulage les maux du quotidien.
Romeo et Juliette n'est pas la meilleure pièce de Shakespeare. Pourtant, il y passe déjà la grâce, la chanson de Nino Rota n'est pas une trahison.
Le grand retour de la pensée magique (Charles Gave)
Je me posais le même genre de questions il y a peu :
Le grand retour de la pensée magique (Charles Gave)
***********
Ce qui m’amène à la question essentielle : comment allons-nous nous libérer de l’emprise de la bêtise sur nos vies ?
La réponse est simple : En récupérant notre liberté de parole et en passant par les media que nos ennemis ne contrôlent pas ou pas encore, à condition que ces salopards ne les ferment pas et continuent de nous permettre de voter, ce qui est loin d ‘être gagné.
Une autre solution serait de ré ouvrir des abbayes bénédictines comme à l’époque où la nuit de l’esprit s’étendait sur l’Europe et de s’enterrer pour quelques siècles.
Les dix ans qui viennent nous dirons quelle solution sera la bonne.
Mais me retirer dans une abbaye me sourit peu…Tant qu’à faire d’être moine, je préfère être moine soldat et mourir l’épée à la main.
***********
Moi je serais plutôt du genre abbaye, mais bon, moine-soldat ... Le père Bruck me semble un bon modèle.
Le grand retour de la pensée magique (Charles Gave)
***********
Ce qui m’amène à la question essentielle : comment allons-nous nous libérer de l’emprise de la bêtise sur nos vies ?
La réponse est simple : En récupérant notre liberté de parole et en passant par les media que nos ennemis ne contrôlent pas ou pas encore, à condition que ces salopards ne les ferment pas et continuent de nous permettre de voter, ce qui est loin d ‘être gagné.
Une autre solution serait de ré ouvrir des abbayes bénédictines comme à l’époque où la nuit de l’esprit s’étendait sur l’Europe et de s’enterrer pour quelques siècles.
Les dix ans qui viennent nous dirons quelle solution sera la bonne.
Mais me retirer dans une abbaye me sourit peu…Tant qu’à faire d’être moine, je préfère être moine soldat et mourir l’épée à la main.
***********
Moi je serais plutôt du genre abbaye, mais bon, moine-soldat ... Le père Bruck me semble un bon modèle.
Le dictateur (Tribune de Serge Federbusch, d'Aimer Paris)
Hélas, ce dictateur là est nettement moins rigolo que celui de Chaplin, bien qu'il soit souvent aussi ridicule.
Rase campagne
Rase campagne
La campagne européenne a commencé avec le faux Grand Débat : une suite de rencontres organisées permettant à notre Jupiter supranational de faire sa propagande aux frais de Marianne, contre toutes les règles de financement des frais de campagne.
Jamais de mémoire de 5e république nous n’avons vu une telle omniprésence du Président. Il ne se passe pas un jour sans que ce personnage ne plastronne sur les chaînes de TV (souvent plusieurs à la fois) ou à la une des médias, pas un jour non plus sans qu’un de ses mercenaires, comme Juppé ou Raffarin, ne vienne lui passer la brosse à reluire, ou qu’un de ses sbires officiels genre Griveaux ou Castaner ne sorte une absurdité pour justifier sa politique.
Même à l’époque de l’ORTF à chaîne unique en noir et blanc, de Gaulle ne passait pas son temps à discourir à la télé. Il intervenait relativement peu. Il n’écrivait pas non plus de bafouilles d’écolier à tout bout de champ pour expliquer à tout le monde ce que tout le monde savait déjà.
On se croirait sous Ceaucescu !
Question culte de la personnalité, les Poutine, Lénine et autres Kim Jong Un sont largement concurrencés.
De temps en temps, pour faire semblant de ne pas monopoliser le débat, un « opposant » est invité, mais son interview ressemble à un lynchage. Récemment Nicolas Dupont Aignan est sorti de ses gonds, il n’aurait pas dû, c’était maladroit, mais au bout d’un moment ça se comprend.
Nous avons compris que Macron ne souhaite avoir qu’une opposante, en l’occurrence Marine le Pen, parce qu’il lui est toujours facile de dire « c’est moi ou le chaos ». Sauf qu’on pourrait lui rétorquer que le chaos, pour le moment, c’est le résultat de sa politique à lui. Il ne nous en a pas protégés, au contraire. Par contre, son omniprésence médiatique, l’omerta ou la caricature permanente des politiciens qui ne sont pas à ses ordres, ses mesures autoritaires comme la loi sur les « fake news » (comprenez celles qui ne viennent pas des médias à sa botte), ses tentatives de contrôler Facebook, nous amènent peu à peu vers une dictature certaine.
Il en sera de même de la campagne parisienne. Cela a déjà commencé. La presse ne parle que d’Hidalgo et de LREM, alors que ce sont les deux facettes de la même incompétence et de la même médiocrité malhonnête. Griveaux, ex-lobbyiste d’Unibail et candidat LREM probable, vient d’ailleurs de donner un coup de main inespéré à Anne Hidalgo sur le projet controversé de la tour Triangle. On a l’impression qu’il n’y a que deux candidats. Ne vous y trompez pas, amis Parisiens, c’est par les réseaux sociaux que nous leur démontrerons que le seul projet qui vaille est celui d’Aimer Paris.
Cette presse indigente ne survit que grâce aux subventions. Il faut reconnaître qu’en fait, vu leur peu de talent et leur incapacité à informer, ils ne méritent pas de survivre.
Libellés :
dictature Macron,
federbusch
Soumission
Contrairement à ce que dit cet article, les propositions de Machine de la CDU (1) ne préparent pas un combat mais la reddition du gouvernement français. Je vous rappelle qu'elle ne fait que reprendre des propositions des traitres qui nous gouvernent. Quoi de plus facile que d'accepter des propositions dont on a eu l'idée ?
L'appétit de soumission de nos gouvernants est si fort que l'islam ne suffit pas. Il faut aussi qu'ils se soumettent à l'Allemagne, aux Etats-Unis, au Qatar etc, bref, à une bonne moitié de la terre, sauf, évidemment, aux seuls auxquels ils ont le devoir de se soumettre : le peuple français.
*************
(1) avec un nom pareil (c'est qu'un crime d'exiger d'un Français qu'il l'écrive ou le prononce), un surnom pareil (AKK), et une tronche pareille (plus revêche et plus castratrice, plus anti-sexy, tu meurs), les Allemands de la CDU auraient choisi un épouvantail, un vrai, ça aurait été plus amusant.
L'appétit de soumission de nos gouvernants est si fort que l'islam ne suffit pas. Il faut aussi qu'ils se soumettent à l'Allemagne, aux Etats-Unis, au Qatar etc, bref, à une bonne moitié de la terre, sauf, évidemment, aux seuls auxquels ils ont le devoir de se soumettre : le peuple français.
*************
(1) avec un nom pareil (c'est qu'un crime d'exiger d'un Français qu'il l'écrive ou le prononce), un surnom pareil (AKK), et une tronche pareille (plus revêche et plus castratrice, plus anti-sexy, tu meurs), les Allemands de la CDU auraient choisi un épouvantail, un vrai, ça aurait été plus amusant.
Inscription à :
Articles (Atom)





