Les non-dits de la déchéance de nationalité
**************
Les adversaires de la déchéance de la nationalité
invoquent pour la combattre beaucoup de
principes et peu d'arguments. On voit mal quel droit sacré serait bafoué par une
loi qui prévoit le retrait de la nationalité française à un individu qui l'a de luimême
abdiquée — et qui ne s'estime du reste nullement apatride puisqu'il se veut
citoyen de l'État islamique. Et pas davantage en quoi une telle révocation
heurterait notre droit du sol. Et moins encore qu'on puisse assimiler tous les
binationaux de France à des terroristes qui font la guerre à leurs concitoyens en
violant toutes les lois de la guerre.
[…]
Les déclamations élevées à gauche contre la déchéance de la nationalité
contredisent une tradition de gauchequi va, pour le meilleur et pour le pire, de Sieyès à Renan et au-delà.
L'un comme l'autre tient la nationalité pour un acte de volonté, «un plébiscite
de tous les jours», dit admirablement Renan, qu'il oppose aux conceptions
culturalistes et territoriales de la nation. Les Alsaciens, écrit-il au lendemain de la
défaite de 1870, ne sont et ne peuvent devenir allemands parce qu'ils ne le veulent
pas: «Cela tranche la question.» Aujourd'hui, les terroristes l'ont tranchée, à leur
manière. Les partisans de la déchéance l'ont tranchée aussi, du moins sur le
principe. Tout comme les Français dans leur écrasante majorité ainsi qu'une
bonne partie de la classe politique.
Pour démentir tout ce monde, on sent bien que l'usage habituel de l'indignation ne
suffit plus.
**************
Jean-Pierre Chevènement a vendu la mèche en se demandant si les opposants à la déchéance de nationalité pour les terroristes n'étaient pas en réalité des opposants masqués à la nation française elle-même. Et poser la question, c'est y répondre.
N'importe quel Français se prenant pour un Français et non pour « un citoyen du monde » n'éprouve aucune gêne à déchoir un traitre revendiqué de sa nationalité française.
lundi, janvier 18, 2016
Attaque de Charlie Hebdo-Six combats en 16 minutes dans un rectangle de 250 x 80 m
Attaque de Charlie Hebdo-Six combats en 16 minutes dans un rectangle de 250 x 80 m
Il faut quelquefois descendre des idées générales et entrer dans les détails techniques.
A ceux qui s'étonnent que le gendarme qui a blessé Saïd Kouachi ne l'ait pas achevé quand il en avait l'occasion, rappelons que le conditionnement induit par le droit très restrictif de la légitime défense rend peu probable qu'un gendarme mette spontanément une balle dans la tête d'un terroristes blessé.
Quand Michel Goya dit qu'il faut se remettre en question, c'est tout qu'il faut remettre en question. Nous récoltons ce que nous avons semé.
Il faut quelquefois descendre des idées générales et entrer dans les détails techniques.
A ceux qui s'étonnent que le gendarme qui a blessé Saïd Kouachi ne l'ait pas achevé quand il en avait l'occasion, rappelons que le conditionnement induit par le droit très restrictif de la légitime défense rend peu probable qu'un gendarme mette spontanément une balle dans la tête d'un terroristes blessé.
Quand Michel Goya dit qu'il faut se remettre en question, c'est tout qu'il faut remettre en question. Nous récoltons ce que nous avons semé.
dimanche, janvier 17, 2016
En finir avec la dissuasion nucléaire ?
Général Desportes : «Les intérêts politiciens désorganisent l'armée française»
Il y a un débat en Grande-Bretagne et (un peu moins) en France sur la fin de la dissuasion nucléaire, avec l'argument : le nucléaire coûte très cher en ces temps de disette, au détriment de dépenses plus utiles, et ne sert à rien contre les acteurs non-étatiques.
On peut s'attendre à un débat complexe. En réalité, il n'en est rien. La complexité n'est qu'un rideau de fumée.
Les choses sont simples :
1) L'arme nucléaire donne à la France et à la Grande-Bretagne un statut qui dépasse leur taille. Elle justifie en partie qu'elles soient membre permanents du conseil de sécurité de l'ONU.
2) L'arme nucléaire sans armée conventionnelle ne sert à rien car elle oblige les décideurs à un impossible tout ou rien.
3) La sortie du nucléaire est irréversible (l'Ukraine doit le regretter).
Les deux choix armée sans nucléaire et nucléaire sans armée sont aussi suicidaires l'un que l'autre.
C'est même assez confortable, nous n'avons pas le choix si nous ne voulons pas être suicidaires (mais le voulons nous ?) : garder le nucléaire en augmentant considérablement les moyens conventionnels, notamment en quantité, car la quantité est en soi une qualité.
La décision anglaise peut être différente parce que leurs armes sont contrôlées par les Américains.
Mais la bonne décision française ne fait aucun doute. Si une autre décision est prise, comme il est probable, à savoir rogner encore le conventionnel et le nucléaire tout en prétendant le contraire, cela sera catastrophique.
Bref, il faut en finir avec les temps de disette militaire, disette qui sert à financer ailleurs le gaspillage, le clientélisme, l'assistanat, rien de bon pour la France. Et ce n'est même pas difficile, il suffit de le vouloir, il y a tant de gaspillages clientélistes que les marges de manoeuvre sont immenses. Nous sommes en 1936 quand Hitler remilitarise la Rhénanie. Que faisons nous ? La décision facile à court terme et catastrophique à long terme ? Ou l'inverse ? Avons nous encore envie que la France vive ?
Il y a un débat en Grande-Bretagne et (un peu moins) en France sur la fin de la dissuasion nucléaire, avec l'argument : le nucléaire coûte très cher en ces temps de disette, au détriment de dépenses plus utiles, et ne sert à rien contre les acteurs non-étatiques.
On peut s'attendre à un débat complexe. En réalité, il n'en est rien. La complexité n'est qu'un rideau de fumée.
Les choses sont simples :
1) L'arme nucléaire donne à la France et à la Grande-Bretagne un statut qui dépasse leur taille. Elle justifie en partie qu'elles soient membre permanents du conseil de sécurité de l'ONU.
2) L'arme nucléaire sans armée conventionnelle ne sert à rien car elle oblige les décideurs à un impossible tout ou rien.
3) La sortie du nucléaire est irréversible (l'Ukraine doit le regretter).
Les deux choix armée sans nucléaire et nucléaire sans armée sont aussi suicidaires l'un que l'autre.
C'est même assez confortable, nous n'avons pas le choix si nous ne voulons pas être suicidaires (mais le voulons nous ?) : garder le nucléaire en augmentant considérablement les moyens conventionnels, notamment en quantité, car la quantité est en soi une qualité.
La décision anglaise peut être différente parce que leurs armes sont contrôlées par les Américains.
Mais la bonne décision française ne fait aucun doute. Si une autre décision est prise, comme il est probable, à savoir rogner encore le conventionnel et le nucléaire tout en prétendant le contraire, cela sera catastrophique.
Bref, il faut en finir avec les temps de disette militaire, disette qui sert à financer ailleurs le gaspillage, le clientélisme, l'assistanat, rien de bon pour la France. Et ce n'est même pas difficile, il suffit de le vouloir, il y a tant de gaspillages clientélistes que les marges de manoeuvre sont immenses. Nous sommes en 1936 quand Hitler remilitarise la Rhénanie. Que faisons nous ? La décision facile à court terme et catastrophique à long terme ? Ou l'inverse ? Avons nous encore envie que la France vive ?
Libellés :
armée,
l'Etat pire ennemi de la France
samedi, janvier 16, 2016
Valls, confessions d’un politicien du siècle
Valls, confessions d’un politicien du siècle
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Il n’est pas sûr que Manuel Valls ait une vision, et c’est bien le problème de la politique française aujourd’hui. Valls, comme tant d’autres, fait une carrière politique, au sens le plus effrayant du terme. Dans son parcours, il n’a jamais eu besoin de déployer un projet en prise avec le réel. Que voulez-vous faire de la France dans vingt ou trente ans ? est une question subalterne. Il suffit de connaître quelques gimmicks pour y répondre, de truffer ses discours de mots passe-partout comme « une France plus solidaire », le « redressement dans la justice », « relancer la croissance », pour contenter les notables qui participent à votre investiture aux élections. Ces mots-là sont comme des antiennes: ils manifestent une appartenance clanique à la gauche ou à la droite, une affinité en quelque sorte, mais personne, dans les allées du pouvoir, ne vous demandent jamais de confronter cette « doxa » à l’épreuve de la cohérence ou de la performance.
Ensuite, il n’est pas plus sûr que Manuel Valls considère que l’enjeu de sa carrière soit « d’ennuyer » les Français en donnant du sens à son action à la tête du pays. Il est même vraisemblable que son point de gravité se situe ailleurs. Comme tous ceux dont la vie professionnelle se traîne d’élection en élection, Valls a besoin d’être réélu pour vivre. Il n’est donc pas libre d’accomplir son devoir comme l’entendrait un homme indépendant. Il est en permanence obligé de délivrer une parole (et accessoirement des actes) qui donne envie aux électeurs de le garder aux affaires.
Voilà pourquoi il va chez Ruquier : parce que sa façon de faire de la politique n’est pas celle d’un homme d’Etat qui place l’intérêt général au-dessus du sien, mais celle d’un camelot qui a besoin de vendre sa marchandise pour protéger son patrimoine. Il a besoin de popularité, et, faute d’une politique qui porte ses fruits, il joue une partition de saltimbanque en espérant que son petit spectacle en place de grève lui vaudra l’amitié et la sympathie des électeurs.
***********
Eric Verhaeghe a écrit quelques excellents billets ces derniers temps. Il ajoute :
***********
De ce point de vue, Manuel Valls exprime bien le réflexe courant dans la technostructure française : ne nous jugez pas sur nos résultats, mais sur notre politesse, notre bonne éducation, sur la sympathie que nous vous inspirons. Penser qu’il vaut mieux être sympathique mais inefficace, plutôt qu’efficace mais antipathique, tel est le mal de l’élite française, et singulièrement de l’élite politique.
Cette inversion des valeurs explique largement la désaffection des Français pour la démocratie aujourd’hui. Ils ont à juste titre l’impression de devoir financer une caste de clowns qui ne se préoccupe guère de ses résultats, mais qui donne le sentiment de croire qu’elle est là de toute éternité pour des raisons extérieures à la cause publique.
***********
Ce dernier extrait s'applique excellemment à Alain Juppé et à son fan club. Je suis estomaqué par les gens qui me disent que Juppé est un homme d'Etat (sous-entendu, au contraire de Sarkozy et de Hollande) alors que je ne vois absolument rien qui le distingue. On ne dira jamais à quel point une calvitie exploitée judicieusement permet un destin politique hors norme à un médiocre, Giscard a déjà précédé Juppé dans cette voie.
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Il n’est pas sûr que Manuel Valls ait une vision, et c’est bien le problème de la politique française aujourd’hui. Valls, comme tant d’autres, fait une carrière politique, au sens le plus effrayant du terme. Dans son parcours, il n’a jamais eu besoin de déployer un projet en prise avec le réel. Que voulez-vous faire de la France dans vingt ou trente ans ? est une question subalterne. Il suffit de connaître quelques gimmicks pour y répondre, de truffer ses discours de mots passe-partout comme « une France plus solidaire », le « redressement dans la justice », « relancer la croissance », pour contenter les notables qui participent à votre investiture aux élections. Ces mots-là sont comme des antiennes: ils manifestent une appartenance clanique à la gauche ou à la droite, une affinité en quelque sorte, mais personne, dans les allées du pouvoir, ne vous demandent jamais de confronter cette « doxa » à l’épreuve de la cohérence ou de la performance.
Ensuite, il n’est pas plus sûr que Manuel Valls considère que l’enjeu de sa carrière soit « d’ennuyer » les Français en donnant du sens à son action à la tête du pays. Il est même vraisemblable que son point de gravité se situe ailleurs. Comme tous ceux dont la vie professionnelle se traîne d’élection en élection, Valls a besoin d’être réélu pour vivre. Il n’est donc pas libre d’accomplir son devoir comme l’entendrait un homme indépendant. Il est en permanence obligé de délivrer une parole (et accessoirement des actes) qui donne envie aux électeurs de le garder aux affaires.
Voilà pourquoi il va chez Ruquier : parce que sa façon de faire de la politique n’est pas celle d’un homme d’Etat qui place l’intérêt général au-dessus du sien, mais celle d’un camelot qui a besoin de vendre sa marchandise pour protéger son patrimoine. Il a besoin de popularité, et, faute d’une politique qui porte ses fruits, il joue une partition de saltimbanque en espérant que son petit spectacle en place de grève lui vaudra l’amitié et la sympathie des électeurs.
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Eric Verhaeghe a écrit quelques excellents billets ces derniers temps. Il ajoute :
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De ce point de vue, Manuel Valls exprime bien le réflexe courant dans la technostructure française : ne nous jugez pas sur nos résultats, mais sur notre politesse, notre bonne éducation, sur la sympathie que nous vous inspirons. Penser qu’il vaut mieux être sympathique mais inefficace, plutôt qu’efficace mais antipathique, tel est le mal de l’élite française, et singulièrement de l’élite politique.
Cette inversion des valeurs explique largement la désaffection des Français pour la démocratie aujourd’hui. Ils ont à juste titre l’impression de devoir financer une caste de clowns qui ne se préoccupe guère de ses résultats, mais qui donne le sentiment de croire qu’elle est là de toute éternité pour des raisons extérieures à la cause publique.
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Ce dernier extrait s'applique excellemment à Alain Juppé et à son fan club. Je suis estomaqué par les gens qui me disent que Juppé est un homme d'Etat (sous-entendu, au contraire de Sarkozy et de Hollande) alors que je ne vois absolument rien qui le distingue. On ne dira jamais à quel point une calvitie exploitée judicieusement permet un destin politique hors norme à un médiocre, Giscard a déjà précédé Juppé dans cette voie.
Délinquance, terrorisme : une même sécession musulmane
Molenbeek et le terrorisme : le point de rupture européen
Eric Verhaeghe :
**********
Il se trouve que, il y a une semaine, j’étais à la Goutte-d’Or après l’exécution du djihadiste qui a menacé des policiers en faction avec un couteau. La réaction des habitants à l’événement était à l’unisson, quoique moins violente : une part importante de personnes issues de l’immigration maghrébine qui vivent dans ces quartiers ghettos banalise ou minore la gravité des attaques terroristes et dénonce sans vergogne les agressions dont les Musulmans sont victimes de la part des médias.
On reconnaît ici le processus de victimisation classique dans le jeu de rôles auquel l’antiracisme donne lieu depuis des années et qui inverse les responsabilités. Quand un immigré agresse un journaliste ou menace un policier avec une arme, c’est le fait d’une victime de la société dont il est interdit de dire qu’il est musulman ou arabe. Quand un policier a une altercation avec un arabe ou un musulman, c’est forcément suspect, et pèse alors sur le policier le soupçon d’un racisme ou d’une islamophobie dont il doit se départir. Deux poids deux mesures.
Moyennant cette stratégie de déni tout à fait confondante, les antiracistes ont protégé l’émergence d’un rejet profond des valeurs démocratiques occidentales au sein d’une part difficile à mesurer de l’immigration maghrébine concentrée dans certains quartiers. Alors que l’immigration asiatique, par exemple, ne pose aucun problème, certaines populations issues du Maghreb ont posé comme postulat simple que l’Occident les méprisait et que toute règle collective devait être contestée au nom de la réparation du colonialisme.
Ceux qui vivent dans les quartiers sensibles le savent: même le Code de la Route (respecter les pistes cyclables, les passages piétons, les zones de stationnement) y est contesté. C’est en ce sens que la délinquance maghrébine dans les quartiers sensibles est un acte politique avant d’être un acte criminel: elle exprime un rejet global de l’ordre dont le stade ultime s’appelle le terrorisme.
[…]
Le passage par la délinquance n’est donc pas ici la manifestation d’une difficulté sociale. Elle est l’expression première d’un rejet du « système », qui glisse progressivement vers l’horreur et la terreur. Faute d’un ordre politique alternatif incarné sur place, l’Islam devient le point de repère qui fait sens, qui fait ordre, et qui peut tout, qui justifie tout.
**********
En revanche, je pense qu'E. Verhaeghe se trompe d'interprétation. Si les immigrés maghrébins font sécession, ce n'est pas à cause d'un mauvais complexe colonial (certes, celui-ci joue un rôle), après tout nous avons aussi colonisé les asiatiques qui n'ont pas ces problèmes.
La racine du mal : ils sont musulmans. L'islam, par ses recommandations et par sa vision du monde, met les croyants à part et au dessus des infidèles. C'est une religion suprémaciste comme aucune autre. Et je n'emploie pas le vocabulaire du Ku Klux Klan par inadvertance. L'islam est une religion conquérante et guerrière qui fout le bordel partout où elle passe, sauf quand elle règne, et encore ...
Les expressions « islamo-fascisme » et « nazislamisme » ne sont donc pas infondées, même si je préfèrerais le plus exact « islamo-communisme » parce que je fais partie de ces originaux qui ont une répulsion identique pour le communisme et pour le nazisme.
Il est donc tout à fait ironique que les anti-fascistes avec 80 ans de retard ne sachent pas reconnaître un authentique fascisme quand ils en ont un sous les yeux et soient de fervents soutiens de l'islamisation (n'est-ce pas, Autain, Mélenchon et compagnie ?).
Eric Verhaeghe :
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Il se trouve que, il y a une semaine, j’étais à la Goutte-d’Or après l’exécution du djihadiste qui a menacé des policiers en faction avec un couteau. La réaction des habitants à l’événement était à l’unisson, quoique moins violente : une part importante de personnes issues de l’immigration maghrébine qui vivent dans ces quartiers ghettos banalise ou minore la gravité des attaques terroristes et dénonce sans vergogne les agressions dont les Musulmans sont victimes de la part des médias.
On reconnaît ici le processus de victimisation classique dans le jeu de rôles auquel l’antiracisme donne lieu depuis des années et qui inverse les responsabilités. Quand un immigré agresse un journaliste ou menace un policier avec une arme, c’est le fait d’une victime de la société dont il est interdit de dire qu’il est musulman ou arabe. Quand un policier a une altercation avec un arabe ou un musulman, c’est forcément suspect, et pèse alors sur le policier le soupçon d’un racisme ou d’une islamophobie dont il doit se départir. Deux poids deux mesures.
Moyennant cette stratégie de déni tout à fait confondante, les antiracistes ont protégé l’émergence d’un rejet profond des valeurs démocratiques occidentales au sein d’une part difficile à mesurer de l’immigration maghrébine concentrée dans certains quartiers. Alors que l’immigration asiatique, par exemple, ne pose aucun problème, certaines populations issues du Maghreb ont posé comme postulat simple que l’Occident les méprisait et que toute règle collective devait être contestée au nom de la réparation du colonialisme.
Ceux qui vivent dans les quartiers sensibles le savent: même le Code de la Route (respecter les pistes cyclables, les passages piétons, les zones de stationnement) y est contesté. C’est en ce sens que la délinquance maghrébine dans les quartiers sensibles est un acte politique avant d’être un acte criminel: elle exprime un rejet global de l’ordre dont le stade ultime s’appelle le terrorisme.
[…]
Le passage par la délinquance n’est donc pas ici la manifestation d’une difficulté sociale. Elle est l’expression première d’un rejet du « système », qui glisse progressivement vers l’horreur et la terreur. Faute d’un ordre politique alternatif incarné sur place, l’Islam devient le point de repère qui fait sens, qui fait ordre, et qui peut tout, qui justifie tout.
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En revanche, je pense qu'E. Verhaeghe se trompe d'interprétation. Si les immigrés maghrébins font sécession, ce n'est pas à cause d'un mauvais complexe colonial (certes, celui-ci joue un rôle), après tout nous avons aussi colonisé les asiatiques qui n'ont pas ces problèmes.
La racine du mal : ils sont musulmans. L'islam, par ses recommandations et par sa vision du monde, met les croyants à part et au dessus des infidèles. C'est une religion suprémaciste comme aucune autre. Et je n'emploie pas le vocabulaire du Ku Klux Klan par inadvertance. L'islam est une religion conquérante et guerrière qui fout le bordel partout où elle passe, sauf quand elle règne, et encore ...
Les expressions « islamo-fascisme » et « nazislamisme » ne sont donc pas infondées, même si je préfèrerais le plus exact « islamo-communisme » parce que je fais partie de ces originaux qui ont une répulsion identique pour le communisme et pour le nazisme.
Il est donc tout à fait ironique que les anti-fascistes avec 80 ans de retard ne sachent pas reconnaître un authentique fascisme quand ils en ont un sous les yeux et soient de fervents soutiens de l'islamisation (n'est-ce pas, Autain, Mélenchon et compagnie ?).
Libellés :
invasion migratoire,
islamisation de l'occident
vendredi, janvier 15, 2016
Maréchal Juppé, nous voilà !
Alain Finkielkraut a accepté de débattre avec Alain Juppé ... pas sûr que ce dernier doive s’en féliciter
Vous connaissez mon amour immodéré pour le « brillant » Alain « le meilleur d'entre nous » Juppé.
Je pense l'avoir pesé depuis longtemps à sa juste valeur, je ne suis donc pas surpris qu'il donne un entretien intellectuellement affligeant.
Petit rappel :
« Peyrefitte, je vous supplie de ne pas traiter les journalistes avec trop de considération. Quand une difficulté surgit, il faut absolument que cette faune prenne le parti de l'étranger, contre le parti de la nation dont ils se prétendent pourtant les porte-parole. Impossible d'imaginer une pareille bassesse - et en même temps une pareille inconscience de la bassesse.
Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d'avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n'importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d'austérité ni d'effort ! Pétain avait trouvé l'arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre.
Bien sûr, cela représente 5% de la nation, mais 5% qui, jusqu'à moi, ont dominé. La Révolution française n'a pas appelé au pouvoir le peuple français, mais cette classe artificielle qu'est la bourgeoisie. Cette classe qui s'est de plus en plus abâtardie, jusqu'à devenir traîtresse à son propre pays.
Bien entendu, le populo ne partage pas du tout ce sentiment. Le populo a des réflexes sains. Le populo sent où est l'intérêt du pays. Il ne s'y trompe pas souvent. En réalité, il y a deux bourgeoisies. La bourgeoisie d'argent, celle qui lit Le Figaro, et la bourgeoisie intellectuelle, qui lit Le Monde. Les deux font la paire. Elles s'entendent pour se partager le pouvoir.
Cela m'est complètement égal que vos journalistes soient contre moi. Cela m'ennuierait même qu'ils ne le soient pas. J'en serais navré, vous m'entendez ! Le jour où Le Figaro et l'Immonde me soutiendraient, je considérerais que c'est une catastrophe nationale ! »
Alain Peyrefitte: C'était de Gaulle, Editions de Fallois/Fayard, 1994.
Vous remplacez Pétain par Juppé, 40 par 2017 et Allemands par musulmans et ça tombe juste, pile-poil. Je ne suis pas le seul à faire cette analogie, signe qu'elle n'est pas totalement excentrique.
Quand tout est dit, Alain Juppé ne vaut rien et, en plus, c'est un traitre.
Si vous me trouvez trop sévère, souvenez vous que personne ne force Alain Juppé à chercher la place et les honneurs, rappelez vous Napoléon « le pire crime en politique est d'avoir des ambitions au-dessus de ses capacités » et méditez Montaigne, cet autre maire de Bordeaux :
« A ceux qui nous régissent et commandent, qui tiennent le monde en leur main, ce n'est pas assez d'avoir un entendement commun : de pouvoir ce que nous pouvons. Ils sont bien loing au dessoubs de nous, s'ils ne sont bien loing au dessus. Comme ils promettent plus, ils doivent aussi plus ».
Je m'en voudrais de vous priver de cette superbe photo du futur Brillant Guide :
Vous connaissez mon amour immodéré pour le « brillant » Alain « le meilleur d'entre nous » Juppé.
Je pense l'avoir pesé depuis longtemps à sa juste valeur, je ne suis donc pas surpris qu'il donne un entretien intellectuellement affligeant.
Petit rappel :
« Peyrefitte, je vous supplie de ne pas traiter les journalistes avec trop de considération. Quand une difficulté surgit, il faut absolument que cette faune prenne le parti de l'étranger, contre le parti de la nation dont ils se prétendent pourtant les porte-parole. Impossible d'imaginer une pareille bassesse - et en même temps une pareille inconscience de la bassesse.
Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d'avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n'importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d'austérité ni d'effort ! Pétain avait trouvé l'arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre.
Bien sûr, cela représente 5% de la nation, mais 5% qui, jusqu'à moi, ont dominé. La Révolution française n'a pas appelé au pouvoir le peuple français, mais cette classe artificielle qu'est la bourgeoisie. Cette classe qui s'est de plus en plus abâtardie, jusqu'à devenir traîtresse à son propre pays.
Bien entendu, le populo ne partage pas du tout ce sentiment. Le populo a des réflexes sains. Le populo sent où est l'intérêt du pays. Il ne s'y trompe pas souvent. En réalité, il y a deux bourgeoisies. La bourgeoisie d'argent, celle qui lit Le Figaro, et la bourgeoisie intellectuelle, qui lit Le Monde. Les deux font la paire. Elles s'entendent pour se partager le pouvoir.
Cela m'est complètement égal que vos journalistes soient contre moi. Cela m'ennuierait même qu'ils ne le soient pas. J'en serais navré, vous m'entendez ! Le jour où Le Figaro et l'Immonde me soutiendraient, je considérerais que c'est une catastrophe nationale ! »
Alain Peyrefitte: C'était de Gaulle, Editions de Fallois/Fayard, 1994.
Vous remplacez Pétain par Juppé, 40 par 2017 et Allemands par musulmans et ça tombe juste, pile-poil. Je ne suis pas le seul à faire cette analogie, signe qu'elle n'est pas totalement excentrique.
Quand tout est dit, Alain Juppé ne vaut rien et, en plus, c'est un traitre.
Si vous me trouvez trop sévère, souvenez vous que personne ne force Alain Juppé à chercher la place et les honneurs, rappelez vous Napoléon « le pire crime en politique est d'avoir des ambitions au-dessus de ses capacités » et méditez Montaigne, cet autre maire de Bordeaux :
« A ceux qui nous régissent et commandent, qui tiennent le monde en leur main, ce n'est pas assez d'avoir un entendement commun : de pouvoir ce que nous pouvons. Ils sont bien loing au dessoubs de nous, s'ils ne sont bien loing au dessus. Comme ils promettent plus, ils doivent aussi plus ».
Je m'en voudrais de vous priver de cette superbe photo du futur Brillant Guide :
Trop-plein d'informations et abrutissement
Terrorisme : comprendre la menace pour mieux lacombattre
Cet article esquisse une réflexion intéressante mais ne va pas au bout.
La fréquence de l'information, indépendamment de son contenu, est un problème fondamental.
Vladimir Volkoff explique très bien, dans tous ses ouvrages théoriques, que plus la fréquence d'information est élevée, plus le taux de bruit, de fausse information et de désinformation s'accroît. La bonne foi et la compétence des journalistes ne sont même pas en cause, c'est un phénomène mécanique, mathématique, lié à l'échantillonnage.
Et Volkoff insiste : ceux qui disent « J'écoute France Info (ou je regarde BFM TV) mais, - attention ! - je filtre » sont des imbéciles qui ne comprennent pas le fonctionnement de leur cerveau.
Le seul moyen efficace de filtrer France Info ou BFM TV, c'est de les éteindre.
Je vous rappelle les recommandations de Volkoff :
1) S'informer à des sources au positionnement revendiqué, se méfier comme de la peste des sources prétendues neutres.
2) Choisir un échantillonnage assez espacé et s'y tenir, quelle que soit l'actualité..
Bref, lire l'Humanité et Minute une fois par semaine et c'est tout.
3) Garder son esprit critique, ne pas se laisser emporter par l'hystérisation, prendre en toutes circonstances du recul.
4) L'unanimité médiatique est suspecte. Elle doit être pour vous un signal d'alarme.
Je n’arrive pas à la rigueur de Volkoff. Mais j’essaie de m’en rapprocher. J’ai un dossier de signets de 40 sites ou blogs, dont certains sont gauchistes. Je les ouvre tous une seule fois par jour pour lire les nouveaux articles, cela me prend en général entre vingt minutes et une demi-heure, quelquefois une heure. Pas de télé, pas de radio. Il m'arrive en revanche d'être pris par des fils de commentaires auxquels je participe, mais j'essaie de faire gaffe.
Il n’y a jamais aucune actualité qui justifie qu'on reste scotché aux medias (1).
Même pas les récents attentats. Le matin du 14 novembre, j’ai « surfé » une heure sur les sites des journaux en apprenant les événements de la nuit, puis je me suis dit « Tu es con, débranche ». Aujourd’hui, deux mois après, suis-je moins informé que ceux qui sont restés devant leur télé toute la journée ? Le lendemain, étais-je moins bien informé ? Non. Mais, assurément, je n'ai pas été traumatisé, je suis plus en condition de mettre à distance et d’analyser.
L’abrutissement médiatique est devenu une composante majeure de nos vies. Il appartient à chacun de nous de faire ce qu’il faut pour le combattre. Sans compter le temps libre dégagé par rapport aux hypnotisés.
Quand j’expose ces idées, pourtant essentielles dans notre monde, soit on me prend pour un farfelu, soit je rencontre un succès d’estime, étant bien entendu que mon bienveillant interlocuteur n’adoptera pas pour lui-même une position aussi radicale que la mienne, que mes bons conseils, je me les garde.
Si, à cause de mon blog, un seul lecteur a bazardé sa télévision, je n'aurais pas perdu mon temps. Ne dites pas : « C'est une idée, je vais y réfléchir ». Faites le ! Vous comprenez bien que ce n'est pas un geste anodin, il porte en lui une méditation sur le divertissement pascalien, la vie intérieure et le rapport au monde.
La seule personne de ma connaissance qui débranche complètement est aussi quelques coudées au-dessus de toutes les autres. Bizarre, non ?
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(1) : sauf en cas de vraie guerre ou de vraie catastrophe naturelle près de chez vous. Mais, en France, cela ne s'est pas produit depuis le printemps 1940.
Cet article esquisse une réflexion intéressante mais ne va pas au bout.
La fréquence de l'information, indépendamment de son contenu, est un problème fondamental.
Vladimir Volkoff explique très bien, dans tous ses ouvrages théoriques, que plus la fréquence d'information est élevée, plus le taux de bruit, de fausse information et de désinformation s'accroît. La bonne foi et la compétence des journalistes ne sont même pas en cause, c'est un phénomène mécanique, mathématique, lié à l'échantillonnage.
Et Volkoff insiste : ceux qui disent « J'écoute France Info (ou je regarde BFM TV) mais, - attention ! - je filtre » sont des imbéciles qui ne comprennent pas le fonctionnement de leur cerveau.
Le seul moyen efficace de filtrer France Info ou BFM TV, c'est de les éteindre.
Je vous rappelle les recommandations de Volkoff :
1) S'informer à des sources au positionnement revendiqué, se méfier comme de la peste des sources prétendues neutres.
2) Choisir un échantillonnage assez espacé et s'y tenir, quelle que soit l'actualité..
Bref, lire l'Humanité et Minute une fois par semaine et c'est tout.
3) Garder son esprit critique, ne pas se laisser emporter par l'hystérisation, prendre en toutes circonstances du recul.
4) L'unanimité médiatique est suspecte. Elle doit être pour vous un signal d'alarme.
Je n’arrive pas à la rigueur de Volkoff. Mais j’essaie de m’en rapprocher. J’ai un dossier de signets de 40 sites ou blogs, dont certains sont gauchistes. Je les ouvre tous une seule fois par jour pour lire les nouveaux articles, cela me prend en général entre vingt minutes et une demi-heure, quelquefois une heure. Pas de télé, pas de radio. Il m'arrive en revanche d'être pris par des fils de commentaires auxquels je participe, mais j'essaie de faire gaffe.
Il n’y a jamais aucune actualité qui justifie qu'on reste scotché aux medias (1).
Même pas les récents attentats. Le matin du 14 novembre, j’ai « surfé » une heure sur les sites des journaux en apprenant les événements de la nuit, puis je me suis dit « Tu es con, débranche ». Aujourd’hui, deux mois après, suis-je moins informé que ceux qui sont restés devant leur télé toute la journée ? Le lendemain, étais-je moins bien informé ? Non. Mais, assurément, je n'ai pas été traumatisé, je suis plus en condition de mettre à distance et d’analyser.
L’abrutissement médiatique est devenu une composante majeure de nos vies. Il appartient à chacun de nous de faire ce qu’il faut pour le combattre. Sans compter le temps libre dégagé par rapport aux hypnotisés.
Quand j’expose ces idées, pourtant essentielles dans notre monde, soit on me prend pour un farfelu, soit je rencontre un succès d’estime, étant bien entendu que mon bienveillant interlocuteur n’adoptera pas pour lui-même une position aussi radicale que la mienne, que mes bons conseils, je me les garde.
Si, à cause de mon blog, un seul lecteur a bazardé sa télévision, je n'aurais pas perdu mon temps. Ne dites pas : « C'est une idée, je vais y réfléchir ». Faites le ! Vous comprenez bien que ce n'est pas un geste anodin, il porte en lui une méditation sur le divertissement pascalien, la vie intérieure et le rapport au monde.
La seule personne de ma connaissance qui débranche complètement est aussi quelques coudées au-dessus de toutes les autres. Bizarre, non ?
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(1) : sauf en cas de vraie guerre ou de vraie catastrophe naturelle près de chez vous. Mais, en France, cela ne s'est pas produit depuis le printemps 1940.
jeudi, janvier 14, 2016
La kippa et la machette
"La kippa est une sorte de selfie religieux... par rtl-fr
Je ne partage pas entièrement l'avis de Zemmour : il renvoie trop la kippa et la machette dos à dos et il idéalise la raie publique.
Le contrepoint de Charles Beigbeder :
Porter un signe distinctif religieux, du communautarisme ?
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Dans ces conditions, il est évident que l’on ne peut traiter de la même façon les signes distinctifs qui constituent, de près ou de loin, les supports apparents de communication d’une idéologie radicale contre laquelle on ne cesse de nous rappeler que nous sommes en guerre, et ceux qui sont arborés par des communautés totalement éloignées de toute prétention totalitaire et se rattachant à notre tradition nationale. Mettre sur le même plan des signes distinctifs qui renvoient à des réalités totalement différentes n’aide pas à comprendre la véritable nature du problème. Aucun signe n’étant neutre, il importe avant tout de connaître leur signification dans le contexte précis dans lequel ils sont portés. C’est ce discernement que j’appelle de mes voeux.
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Libellés :
guerres de religion,
terrorisme islamique,
zemmour
mercredi, janvier 13, 2016
Aude de Kerros: «L'Art contemporain ? Une imposture»
Aude de Kerros : « L'Art contemporain ? Une imposture »
**********
Comment est-on arrivé aujourd'hui à un tel dirigisme ?
Par une révolution de type bolchevique, quoique non sanglante. La bureaucratie a mis en œuvre le principe «bienfaiteur» de la table rase en imposant des fonctionnaires sans formation artistique. Le choix du conceptualisme permet à tout le monde d'être artiste. Il n'est plus besoin de talent ou de savoir-faire, de culture. On est passé d'un pays de grande liberté où toutes les tendances de l'art et de la pensée étaient présentes, à un système où la pensée publique est contrôlée. Les comportements libertaires privés sont encouragés, mais il y a un encadrement fort des lettres et des arts.
Et personne pour s'en formaliser ?
En quarante ans, les contre-pouvoirs se sont noyés dans un discours commun informe, et la légitimité de l'intellectuel ou de l'artiste autonome a disparu. Sa voix ne porte plus quand elle parle le langage de l'art, qui s'adresse à l'imagination, à la mémoire, au cœur. L'Art contemporain procède par choc, par transgression, par sidération, par intimidation. La liberté n'a pas de place ici, parce que la racine de la pensée est la sociologie, qui ne croit qu'aux déterminismes collectifs et aux forces de pouvoir. L'œuvre n'a aucune valeur intrinsèque, mais elle tire de sa visibilité comme «événement», de son positionnement marketing, une valeur financière et, bizarrement, une autorité morale. Autrefois, quand on entrait dans le monde de l'art, on sortait de la morale… Mais l'Art contemporain se veut vertueux. Il n'est pas fondé sur l'esthétique mais sur une morale des idées. Tout dissident est l'incarnation de l'esprit du mal : un fasciste. C'est pourquoi, depuis trois décennies, il n'y a pas de débat public sur l'art. Mais les choses commencent à changer, il y a aujourd'hui une contestation massive, grâce aux réseaux sociaux. Reste à montrer qu'il existe d'autres formes d'art.
**********
Je rappelle que l'art contemporain est une affaire de gros sous issus de la collusion entre des fonctionnaires et des milliardaires parvenus, incultes, m'as-tu vu et grossiers, genre François Pinault.
Le mécanisme est simplissime : de prétendus artistes, avec la complicité de fonctionnaires dont on ne sait si la corruption se limite au pourrissement moral ou si elle va plus loin, exposent de prétendues oeuvres, dénuées de toute valeur esthétique, dans des lieux publics prestigieux, dont les conservateurs se comportent comme des propriétaires vaniteux au lieu d'en être les humbles gardiens.
Par contamination du prestige du lieu d'exposition, cette manoeuvre sournoise donne une valeur pécuniaire à ses ouvrages sans intérêt et entretient la spéculation, pour le plus grand bonheur des parvenus à la Pinault susmentionnés.
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Comment est-on arrivé aujourd'hui à un tel dirigisme ?
Par une révolution de type bolchevique, quoique non sanglante. La bureaucratie a mis en œuvre le principe «bienfaiteur» de la table rase en imposant des fonctionnaires sans formation artistique. Le choix du conceptualisme permet à tout le monde d'être artiste. Il n'est plus besoin de talent ou de savoir-faire, de culture. On est passé d'un pays de grande liberté où toutes les tendances de l'art et de la pensée étaient présentes, à un système où la pensée publique est contrôlée. Les comportements libertaires privés sont encouragés, mais il y a un encadrement fort des lettres et des arts.
Et personne pour s'en formaliser ?
En quarante ans, les contre-pouvoirs se sont noyés dans un discours commun informe, et la légitimité de l'intellectuel ou de l'artiste autonome a disparu. Sa voix ne porte plus quand elle parle le langage de l'art, qui s'adresse à l'imagination, à la mémoire, au cœur. L'Art contemporain procède par choc, par transgression, par sidération, par intimidation. La liberté n'a pas de place ici, parce que la racine de la pensée est la sociologie, qui ne croit qu'aux déterminismes collectifs et aux forces de pouvoir. L'œuvre n'a aucune valeur intrinsèque, mais elle tire de sa visibilité comme «événement», de son positionnement marketing, une valeur financière et, bizarrement, une autorité morale. Autrefois, quand on entrait dans le monde de l'art, on sortait de la morale… Mais l'Art contemporain se veut vertueux. Il n'est pas fondé sur l'esthétique mais sur une morale des idées. Tout dissident est l'incarnation de l'esprit du mal : un fasciste. C'est pourquoi, depuis trois décennies, il n'y a pas de débat public sur l'art. Mais les choses commencent à changer, il y a aujourd'hui une contestation massive, grâce aux réseaux sociaux. Reste à montrer qu'il existe d'autres formes d'art.
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Je rappelle que l'art contemporain est une affaire de gros sous issus de la collusion entre des fonctionnaires et des milliardaires parvenus, incultes, m'as-tu vu et grossiers, genre François Pinault.
Le mécanisme est simplissime : de prétendus artistes, avec la complicité de fonctionnaires dont on ne sait si la corruption se limite au pourrissement moral ou si elle va plus loin, exposent de prétendues oeuvres, dénuées de toute valeur esthétique, dans des lieux publics prestigieux, dont les conservateurs se comportent comme des propriétaires vaniteux au lieu d'en être les humbles gardiens.
Par contamination du prestige du lieu d'exposition, cette manoeuvre sournoise donne une valeur pécuniaire à ses ouvrages sans intérêt et entretient la spéculation, pour le plus grand bonheur des parvenus à la Pinault susmentionnés.
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saloperies gauchistes
Cologne, Marseille : même combat
Sous la kippa, la réalité tragique d'une France menacée
Viols de Cologne : la police présumée coupable. L’antiracisme a besoin d’un bouc émissaire
Hé oui, la classe jacassante préfère se voiler la face. Les uns par nihilisme destructeur assumé, bien souvent hérité du communisme. Les autres par lâcheté et pour ne pas remettre en cause leur temporaire confort.
La trahison des « élites » (les guillemets s'imposent de plus en plus) joue un grand rôle :
Déchéance de nationalité : les Français contre leurs« élites »
Les électeurs face à des «élites» confinées dans des discussions de salon
Hélas, la fin est connue :
Kersaudy : la guerre civile inconcevable
Je connais bien ce qui s'est passé au Liban, moins en Algérie mais un peu quand même. Au vu de ces précédents, je peux vous assurer que le scénario d'une guerre civile à composantes religieuses et ethniques, en France, à l'horizon de 15 à 20 ans, n'a absolument rien de farfelu.
C'est même, comme l'explique Kersaudy, la pente que nous suivons. L'inattendu ne serait pas qu'il y ait une guerre civile, mais qu'il n'y en ait pas.
Nous avons une solution, assez aisé pour le peuple, impossible pour les « élites » : redevenir intelligents et courageux, regarder la réalité en face et faire son devoir. C'est impossible pour nos dirigeants car cela signifie détruire le montage artificiel de fantasmes et de mots creux qui les a faits ce qu'ils sont.
Un Sarkozy, un Hollande, un Valls, un Juppé, une Vallaud-Belkacem, vous leur ôtez le bagout, la « tchatche », vous leur dites « maintenant, tais toi et fais ce que dois », il n'y a plus personne.
Viols de Cologne : la police présumée coupable. L’antiracisme a besoin d’un bouc émissaire
Hé oui, la classe jacassante préfère se voiler la face. Les uns par nihilisme destructeur assumé, bien souvent hérité du communisme. Les autres par lâcheté et pour ne pas remettre en cause leur temporaire confort.
La trahison des « élites » (les guillemets s'imposent de plus en plus) joue un grand rôle :
Déchéance de nationalité : les Français contre leurs« élites »
Les électeurs face à des «élites» confinées dans des discussions de salon
Hélas, la fin est connue :
Kersaudy : la guerre civile inconcevable
Je connais bien ce qui s'est passé au Liban, moins en Algérie mais un peu quand même. Au vu de ces précédents, je peux vous assurer que le scénario d'une guerre civile à composantes religieuses et ethniques, en France, à l'horizon de 15 à 20 ans, n'a absolument rien de farfelu.
C'est même, comme l'explique Kersaudy, la pente que nous suivons. L'inattendu ne serait pas qu'il y ait une guerre civile, mais qu'il n'y en ait pas.
Nous avons une solution, assez aisé pour le peuple, impossible pour les « élites » : redevenir intelligents et courageux, regarder la réalité en face et faire son devoir. C'est impossible pour nos dirigeants car cela signifie détruire le montage artificiel de fantasmes et de mots creux qui les a faits ce qu'ils sont.
Un Sarkozy, un Hollande, un Valls, un Juppé, une Vallaud-Belkacem, vous leur ôtez le bagout, la « tchatche », vous leur dites « maintenant, tais toi et fais ce que dois », il n'y a plus personne.
mardi, janvier 12, 2016
Le 11 janvier n'est plus ce qu'il était
Le 11 janvier n'est plus ce qu'il était
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Le 10 janvier 2016, comme aux Invalides après le 13 novembre dernier, l'appareil d'État a décidé de faire la synthèse : les chœurs de la République en danger mais à la place du Chant du départ, «l'amour pour parler aux canons» et Les Prénoms de Paris pour répondre aux «kalachs». Or, la mort impose silence, gravité, dépouillement et l'on peut légitimement se sentir étranger à ce syncrétisme qui donne à tout événement le ton et les teintes d'une émission de variété.
[…]
On a souvent évoqué, après le 11 janvier, la Fête de la Fédération qui s'était déroulée au Champ- de-Mars le 14 juillet 1790. La France, alors, montrait au son du Te Deum une unité retrouvée. Il fallait tout le cynisme de Talleyrand pour lâcher à l'abbé Louis en montant à l'autel: «Par pitié, ne me faites pas rire.» Un an plus tard, s'il y eut une deuxième Fête de la Fédération, elle ne fut qu'une date entre l'arrestation du roi à Varennes le 21 juin et la fusillade du Champ-de- Mars le 17 juillet où La Fayette, à la tête de la Garde républicaine, fit tirer sur la foule réunie par le club des Cordeliers. L'Histoire poursuivait son galop et l'émotion avait laissé place à la politique.
Il en va de même aujourd'hui. La France de Charlie a connu de nouvelles attaques. L'État islamique continue ses massacres. Nos ministres nous répètent, tous les jours, que notre pays sera encore frappé et qu'il faudra des années pour vaincre l'ennemi qui nous a déclaré la guerre. Le pays est encore sous le choc des attentats de novembre et les alertes des commissariats de Valence et de la Goutte d'Or entretiennent l'inquiétude. Il attend autre chose que l'affichage d'une compassion sans limite par des gouvernants impuissants. La déroute de l'Europe face à la crise migratoire n'est pas faite pour le rassurer. «L'esprit du 11 janvier» apparaît, dès lors, comme une illusion que les faits ont dissipée. La dernière tentative du monde d'hier qui voudrait pleurer les victimes d'une guerre longue et cruelle comme on s'afflige de la mort de Michel Delpech ou de David Bowie.
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Le 10 janvier 2016, comme aux Invalides après le 13 novembre dernier, l'appareil d'État a décidé de faire la synthèse : les chœurs de la République en danger mais à la place du Chant du départ, «l'amour pour parler aux canons» et Les Prénoms de Paris pour répondre aux «kalachs». Or, la mort impose silence, gravité, dépouillement et l'on peut légitimement se sentir étranger à ce syncrétisme qui donne à tout événement le ton et les teintes d'une émission de variété.
[…]
On a souvent évoqué, après le 11 janvier, la Fête de la Fédération qui s'était déroulée au Champ- de-Mars le 14 juillet 1790. La France, alors, montrait au son du Te Deum une unité retrouvée. Il fallait tout le cynisme de Talleyrand pour lâcher à l'abbé Louis en montant à l'autel: «Par pitié, ne me faites pas rire.» Un an plus tard, s'il y eut une deuxième Fête de la Fédération, elle ne fut qu'une date entre l'arrestation du roi à Varennes le 21 juin et la fusillade du Champ-de- Mars le 17 juillet où La Fayette, à la tête de la Garde républicaine, fit tirer sur la foule réunie par le club des Cordeliers. L'Histoire poursuivait son galop et l'émotion avait laissé place à la politique.
Il en va de même aujourd'hui. La France de Charlie a connu de nouvelles attaques. L'État islamique continue ses massacres. Nos ministres nous répètent, tous les jours, que notre pays sera encore frappé et qu'il faudra des années pour vaincre l'ennemi qui nous a déclaré la guerre. Le pays est encore sous le choc des attentats de novembre et les alertes des commissariats de Valence et de la Goutte d'Or entretiennent l'inquiétude. Il attend autre chose que l'affichage d'une compassion sans limite par des gouvernants impuissants. La déroute de l'Europe face à la crise migratoire n'est pas faite pour le rassurer. «L'esprit du 11 janvier» apparaît, dès lors, comme une illusion que les faits ont dissipée. La dernière tentative du monde d'hier qui voudrait pleurer les victimes d'une guerre longue et cruelle comme on s'afflige de la mort de Michel Delpech ou de David Bowie.
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lundi, janvier 11, 2016
Immigration : zoo de Cologne
Désolé pour le calembour du titre.
La déchéance de nationalité est une tradition républicaine !
Terrorisme : oser nommer l'ennemi
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Si nous ne tentons pas de comprendre comment le terrorisme islamiste provient de la religion musulmane, si nous nous contentons de le traiter de barbarie diabolique sans vouloir la rattacher à rien ni identifier la menace, nous perdons alors toute possibilité d'y répondre.
Il faut ajouter (on en montrerait facilement le mécanisme) qu'à l'indétermination de l'ennemi répond notre propre indétermination: nous serions définis en tout et pour tout par le droit de blasphémer et par le Gai Paris - mais croit-on vraiment que nous allons nous battre pour cela? Choses importantes l'une et l'autre, certes! Mais ce ne sont pas des finalités. Juste des résultats, précieux, mais non fondamentaux. Ce qui est fondamental, ce pour quoi nous avons envie de nous battre, ce sont les racines qui font exister le droit au blasphème et le Gai Paris: la liberté et la responsabilité personnelles de tous les individus adultes, hommes et femmes. Nous ne nous battrons pas contre une barbarie abstraite, un néant inventé, juste parce qu'on voudrait nous empêcher de rire et de chanter. Mais pour une civilisation singulière, celle de la liberté personnelle, que justement on ne défend pas ailleurs.
***********
Cologne : où sont passées les féministes ?
***********
On est loin du traitement de la photo déchirante du petit Aylan Kurdi mort sur la plage qui avait suscité une émotion immense dans les pays occidentaux, d'autant plus que les médias se livrèrent alors sans gêne à une séance de culpabilisation massive, comme si ce petit être au destin si atroce représentait à lui seul l'ensemble de la crise migratoire. À ce moment, l'amalgame était permis: tous les migrants étaient Aylan Kurdi. Chaque segment de la société devait céder à l'impératif humanitaire, ce qui n'est pas sans rappeler la formule d'Elie Halévy, qui voyait dans «l'organisation de l'enthousiasme» une marque distinctive du totalitarisme.
[…]
C'est une régression civilisationnelle épouvantable qui heurte nos valeurs les plus intimes. La femme, ici, redevient une prise de guerre, comme un bien à prendre. On ne peut parler de simple délinquance. Qu'il s'agisse de bandes organisées ou non n'est pas l'essentiel. C'est d'une offensive brutale, dont on doit parler, où on cherche consciemment ou inconsciemment à faire comprendre à l'hôte qui est le nouveau maître des lieux. Il ne s'agit évidemment pas de faire porter la responsabilité de ces agressions à l'ensemble des migrants, ce qui serait aussi faux que cruel et imbécile. Mais manifestement, parmi ceux-ci, on trouve un nombre significatif de jeunes hommes qui arrivent en Europe avec une attitude conquérante et prédatrice.
[…]
Devant cette agression, un désir de soumission avilissant se fait entendre. La mairesse de Cologne, Henriette Reker, a ainsi invité les femmes à adapter leurs comportements aux nouveaux venus. Elles devraient garder plus d'un bras de distance pour ne pas exciter des hommes qui ne sont pas encore habitués à la liberté sexuelle caractérisant la modernité occidentale. Les femmes sexuellement libérées sont-elles responsables de l'agression qu'elles subissent ? Henritte Reker les invitera-t-elle demain à porter le voile pour faire comprendre qu'elles respectent les nouveaux codes de la pudeur multiculturelle et qu'elles sont vertueuses ? Le multiculturalisme se présente ici plus que jamais comme une inversion du devoir d'intégration.
[…]
Les gardiens du nouveau régime multiculturaliste ne veulent pas croire qu'ils pilotent allégement nos sociétés vers quelque chose comme une guerre civile inavouée mélangée à un choc des civilisations. Ces termes sont peut-être exagérés - ou pas. Mais une chose est certaine, ce n'est pas en laissant croire que le régime multiculturaliste accouchera tôt ou tard d'un paradis diversitaire qu'on calmera les angoisses des peuples européens. Les tensions sociales se multiplieront. Cela nous ramène à la question première de la philosophie politique, soit la sécurité élémentaire des sociétaires. Celle des femmes européennes n'est manifestement plus assurée.
***********
L’Europe dans un climat de guerre civile ?
Et le plus terrifiant pour la fin :
Portrait de l’islamiste en fossoyeur du monde. Toute tentative de dialogue est vouée à l’échec
***********
Après les horreurs du vendredi 13, la France de demain ne sera plus comme avant. Elle ne sera ni la France d’hier, ni celle d’aujourd’hui. Elle sera semblable, à quelque chose près, à l’Algérie des années 90. Paris sera Alger. Toulouse, Blida ou Média. Lyon, Ain Defla. La Kabylie, la Bretagne. Ce n’est pas difficile à prédire. C’est même une évidence pour celui qui, comme moi, a vécu la guerre civile, côtoyé la violence aveugle des fous de Dieu, marché sur des flaques de sang et des morceaux de chair.
Ça a débuté comme ça : en bruit de pantoufles avant que ne retentissent les kalachnikovs et les bombes.
On pensait que c’était un jeu. Comme ces pétards que les enfants faisaient exploser lors de l’aïd et de l’anniversaire de la naissance du Prophète.
On riait des qamis et des barbes hirsutes des intégristes. C’étaient nos pères Noël. Ils n’apportaient pas de cadeaux, ne distribuaient pas de bonbons, mais ils aimaient nous raconter des histoires obscures sur l’enfer et le jugement dernier.
On trouvait leur façon de s’habiller exotique. Car, à la fin des années 80, rares étaient ceux qui portaient ces accoutrements importés d’Afghanistan et d’Iran.
Puis ça a continué comme ça : par l’intimidation. Avec des mots qui, certes, étaient trop violents pour mes oreilles d’enfant, mais c’était de simples mots. Les islamistes harcelaient les femmes libres, les démocrates et les laïques. Ils traitaient les progressistes de dépravés, de suppôts des croisés.
Parfois, ils donnaient des coups de poing, de simples coups de poing. Puis ça a progressé. Ils utilisaient des objets, de simples objets : des galets, des cordes, des seringues d’acide, des couteaux, des haches…
Ensuite ça a basculé : les islamistes ont embarqué le peuple dans un bateau ivre, pour un long voyage au bout de la nuit…
Sans crier gare, ils ont sorti les armes à feu, les fusils à canon scié, les bonbonnes de gaz et tout leur attirail de guerriers.
[…]
L’islamiste a repéré les failles des démocraties occidentales. Il sait qu’il est un bourreau, mais il joue à la victime. S’il brandit le spectre de l’islamophobie, c’est pour culpabiliser le démocrate et le pousser à céder du terrain où il sèmera ses graines.
L’islamiste gagne chaque jour des batailles contre l’Occident. Il a réussi à restreindre la liberté de pensée, à séparer les femmes des hommes dans les piscines, à halaliser les menus scolaires, à fragiliser la laïcité, à ouvrir des mosquées dans les universités, à gagner des procès contre des États, à verrouiller plusieurs institutions internationales …
L’islamiste a deviné le gouffre spirituel dans lequel est plongé l’Occident. Il compte le combler. Il sait que le capitalisme sauvage crée des solitudes et que celles-ci tuent dans les villes. Il a trouvé un remède au stress et à l’ennui : son prosélytisme et sa fausse fraternité.
L’Occident est en train de perdre sa guerre contre l’islamisme.
Sans courage et lucidité, il perdra aussi son âme.
La France, quant à elle, risque de devenir très vite l’Algérie des années 90.
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La déchéance de nationalité est une tradition républicaine !
Terrorisme : oser nommer l'ennemi
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Si nous ne tentons pas de comprendre comment le terrorisme islamiste provient de la religion musulmane, si nous nous contentons de le traiter de barbarie diabolique sans vouloir la rattacher à rien ni identifier la menace, nous perdons alors toute possibilité d'y répondre.
Il faut ajouter (on en montrerait facilement le mécanisme) qu'à l'indétermination de l'ennemi répond notre propre indétermination: nous serions définis en tout et pour tout par le droit de blasphémer et par le Gai Paris - mais croit-on vraiment que nous allons nous battre pour cela? Choses importantes l'une et l'autre, certes! Mais ce ne sont pas des finalités. Juste des résultats, précieux, mais non fondamentaux. Ce qui est fondamental, ce pour quoi nous avons envie de nous battre, ce sont les racines qui font exister le droit au blasphème et le Gai Paris: la liberté et la responsabilité personnelles de tous les individus adultes, hommes et femmes. Nous ne nous battrons pas contre une barbarie abstraite, un néant inventé, juste parce qu'on voudrait nous empêcher de rire et de chanter. Mais pour une civilisation singulière, celle de la liberté personnelle, que justement on ne défend pas ailleurs.
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Cologne : où sont passées les féministes ?
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On est loin du traitement de la photo déchirante du petit Aylan Kurdi mort sur la plage qui avait suscité une émotion immense dans les pays occidentaux, d'autant plus que les médias se livrèrent alors sans gêne à une séance de culpabilisation massive, comme si ce petit être au destin si atroce représentait à lui seul l'ensemble de la crise migratoire. À ce moment, l'amalgame était permis: tous les migrants étaient Aylan Kurdi. Chaque segment de la société devait céder à l'impératif humanitaire, ce qui n'est pas sans rappeler la formule d'Elie Halévy, qui voyait dans «l'organisation de l'enthousiasme» une marque distinctive du totalitarisme.
[…]
C'est une régression civilisationnelle épouvantable qui heurte nos valeurs les plus intimes. La femme, ici, redevient une prise de guerre, comme un bien à prendre. On ne peut parler de simple délinquance. Qu'il s'agisse de bandes organisées ou non n'est pas l'essentiel. C'est d'une offensive brutale, dont on doit parler, où on cherche consciemment ou inconsciemment à faire comprendre à l'hôte qui est le nouveau maître des lieux. Il ne s'agit évidemment pas de faire porter la responsabilité de ces agressions à l'ensemble des migrants, ce qui serait aussi faux que cruel et imbécile. Mais manifestement, parmi ceux-ci, on trouve un nombre significatif de jeunes hommes qui arrivent en Europe avec une attitude conquérante et prédatrice.
[…]
Devant cette agression, un désir de soumission avilissant se fait entendre. La mairesse de Cologne, Henriette Reker, a ainsi invité les femmes à adapter leurs comportements aux nouveaux venus. Elles devraient garder plus d'un bras de distance pour ne pas exciter des hommes qui ne sont pas encore habitués à la liberté sexuelle caractérisant la modernité occidentale. Les femmes sexuellement libérées sont-elles responsables de l'agression qu'elles subissent ? Henritte Reker les invitera-t-elle demain à porter le voile pour faire comprendre qu'elles respectent les nouveaux codes de la pudeur multiculturelle et qu'elles sont vertueuses ? Le multiculturalisme se présente ici plus que jamais comme une inversion du devoir d'intégration.
[…]
Les gardiens du nouveau régime multiculturaliste ne veulent pas croire qu'ils pilotent allégement nos sociétés vers quelque chose comme une guerre civile inavouée mélangée à un choc des civilisations. Ces termes sont peut-être exagérés - ou pas. Mais une chose est certaine, ce n'est pas en laissant croire que le régime multiculturaliste accouchera tôt ou tard d'un paradis diversitaire qu'on calmera les angoisses des peuples européens. Les tensions sociales se multiplieront. Cela nous ramène à la question première de la philosophie politique, soit la sécurité élémentaire des sociétaires. Celle des femmes européennes n'est manifestement plus assurée.
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L’Europe dans un climat de guerre civile ?
Et le plus terrifiant pour la fin :
Portrait de l’islamiste en fossoyeur du monde. Toute tentative de dialogue est vouée à l’échec
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Après les horreurs du vendredi 13, la France de demain ne sera plus comme avant. Elle ne sera ni la France d’hier, ni celle d’aujourd’hui. Elle sera semblable, à quelque chose près, à l’Algérie des années 90. Paris sera Alger. Toulouse, Blida ou Média. Lyon, Ain Defla. La Kabylie, la Bretagne. Ce n’est pas difficile à prédire. C’est même une évidence pour celui qui, comme moi, a vécu la guerre civile, côtoyé la violence aveugle des fous de Dieu, marché sur des flaques de sang et des morceaux de chair.
Ça a débuté comme ça : en bruit de pantoufles avant que ne retentissent les kalachnikovs et les bombes.
On pensait que c’était un jeu. Comme ces pétards que les enfants faisaient exploser lors de l’aïd et de l’anniversaire de la naissance du Prophète.
On riait des qamis et des barbes hirsutes des intégristes. C’étaient nos pères Noël. Ils n’apportaient pas de cadeaux, ne distribuaient pas de bonbons, mais ils aimaient nous raconter des histoires obscures sur l’enfer et le jugement dernier.
On trouvait leur façon de s’habiller exotique. Car, à la fin des années 80, rares étaient ceux qui portaient ces accoutrements importés d’Afghanistan et d’Iran.
Puis ça a continué comme ça : par l’intimidation. Avec des mots qui, certes, étaient trop violents pour mes oreilles d’enfant, mais c’était de simples mots. Les islamistes harcelaient les femmes libres, les démocrates et les laïques. Ils traitaient les progressistes de dépravés, de suppôts des croisés.
Parfois, ils donnaient des coups de poing, de simples coups de poing. Puis ça a progressé. Ils utilisaient des objets, de simples objets : des galets, des cordes, des seringues d’acide, des couteaux, des haches…
Ensuite ça a basculé : les islamistes ont embarqué le peuple dans un bateau ivre, pour un long voyage au bout de la nuit…
Sans crier gare, ils ont sorti les armes à feu, les fusils à canon scié, les bonbonnes de gaz et tout leur attirail de guerriers.
[…]
L’islamiste a repéré les failles des démocraties occidentales. Il sait qu’il est un bourreau, mais il joue à la victime. S’il brandit le spectre de l’islamophobie, c’est pour culpabiliser le démocrate et le pousser à céder du terrain où il sèmera ses graines.
L’islamiste gagne chaque jour des batailles contre l’Occident. Il a réussi à restreindre la liberté de pensée, à séparer les femmes des hommes dans les piscines, à halaliser les menus scolaires, à fragiliser la laïcité, à ouvrir des mosquées dans les universités, à gagner des procès contre des États, à verrouiller plusieurs institutions internationales …
L’islamiste a deviné le gouffre spirituel dans lequel est plongé l’Occident. Il compte le combler. Il sait que le capitalisme sauvage crée des solitudes et que celles-ci tuent dans les villes. Il a trouvé un remède au stress et à l’ennui : son prosélytisme et sa fausse fraternité.
L’Occident est en train de perdre sa guerre contre l’islamisme.
Sans courage et lucidité, il perdra aussi son âme.
La France, quant à elle, risque de devenir très vite l’Algérie des années 90.
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dimanche, janvier 10, 2016
Cologne : le plus inquiétant
Le politiquement correct allemand ment…
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La télévision d’Etat a recelé l’information jusqu’au surlendemain. Cette rétention des nouvelles contraires à l’idéologie dominante est l’aspect le plus inquiétant de cette affaire. Elle témoigne de l’aveuglement criminel du microcosme qui dirige nos prétendues démocraties. Englué dans des abstractions angéliques, cachant souvent des intérêts économiques ou politiques plus prosaïques, il refuse la réalité contraire à ses voeux, trahit le peuple qu’il a la charge de conduire ou d’informer.
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Comme je dis toujours, les medias sont le premier pouvoir, celui qui définit ce qui peut être dit ou ce qui doit être tu sur la place publique ; si on doit en parler en termes louangeurs (l'immigration) ou si on doit prendre l'air dégouté d'une gouine à qui on dit qu'elle sent la bite (notre histoire).
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La télévision d’Etat a recelé l’information jusqu’au surlendemain. Cette rétention des nouvelles contraires à l’idéologie dominante est l’aspect le plus inquiétant de cette affaire. Elle témoigne de l’aveuglement criminel du microcosme qui dirige nos prétendues démocraties. Englué dans des abstractions angéliques, cachant souvent des intérêts économiques ou politiques plus prosaïques, il refuse la réalité contraire à ses voeux, trahit le peuple qu’il a la charge de conduire ou d’informer.
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Comme je dis toujours, les medias sont le premier pouvoir, celui qui définit ce qui peut être dit ou ce qui doit être tu sur la place publique ; si on doit en parler en termes louangeurs (l'immigration) ou si on doit prendre l'air dégouté d'une gouine à qui on dit qu'elle sent la bite (notre histoire).
Thierry Baudet : «La nation est le meilleur cadre pour traiter la crise migratoire»
Thierry Baudet : «La nation est le meilleur cadre pour traiter la crise migratoire»
C'est évidemment moi qui souligne :
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LE FIGARO. - Dans votre livre Indispensables frontières vous estimiez qu'un des problèmes majeurs de l'Europe résidait dans son absence de frontières intérieures. Alors que la crise migratoire n'a toujours pas trouvé de solution, il faudrait revenir aux frontières intérieures ?
Thierry BAUDET. - Absolument. Et pas seulement pour des raisons pratiques. Je pense que c'est un droit moral inaliénable pour les nations que de pouvoir décider seules de ceux qu'elles veulent accueillir et de ceux qu'elles ne veulent pas laisser entrer chez elles. Aucun aréopage bureaucratique supranational ne peut réclamer cette prérogative.
LF : La nation est-elle le cadre le plus adapté pour gérer la crise migratoire ? Est-il envisageable que les 28 Etats de l'UE décident, d'un commun accord, de confier davantage de pouvoirs à la Commission en la matière ?
TB : Je pense que la nation est, en effet, le meilleur et même le seul cadre dans lequel la crise migratoire peut être traitée, tout simplement car c'est uniquement au niveau national que les responsables politiques ont autorité pour agir. En fait, la Commission européenne ne fonctionne que lorsqu'elle gère des dossiers non controversés, essentiellement non politiques. Chaque pays souhaite en réalité adopter une politique migratoire différente. Si l'Allemagne menace d'attirer à nouveau l'Europe dans l'abîme en raison de son complexe de supériorité (cette fois, supériorité de l'universalisme illimité et de l'humanitarisme), les autres pays devront se prémunir contre elle par l'élaboration de leurs propres politiques d'immigration et la défense de leurs frontières. Ce qui a d'ailleurs déjà commencé.
LF : La Suède et le Danemark ont rétabli un contrôle à leurs frontières, mettant un terme à soixante ans de libre circulation dans les pays nordiques. La Pologne ou la Hongrie subissent les critiques de Bruxelles visant l'autoritarisme de leurs gouvernements. Le rêve fédéraliste européen est mort ?
TB : Oui, heureusement ce rêve, ou plutôt ce cauchemar, est terminé [je n'en suis pas si sûr, la bête résiste, elle contrôle les médias]. La vraie force de l'Europe a toujours été sa diversité politique et culturelle. Nous pouvons coopérer librement, nous pouvons avoir des règles de délivrance des visas très libérales, mais nous devons défendre la démocratie nationale et la primauté du droit, et ceux-ci ne peuvent exister qu'à l'échelon national, celui des peuples.
LF : Doit-on à l'Union européenne le bénéfice de la paix qui existe en Europe depuis 1945? Sa gestion des questions économiques, diplomatiques et migratoires est-elle plus efficace et plus démocratique que celle des Etats-nations ?
TB : Tout d'abord, je pense qu'il est important de rappeler que ce discours sur l'Union européenne apporteuse de la paix est une absurdité totale. La paix après 1945 a été le résultat de plusieurs facteurs, au premier rang desquels il faut placer la guerre froide et la solidité protectrice de l'OTAN, la naissance d'une Allemagne démocratique puissante, ainsi que les développements technologiques et démographiques. Le fait que des «leaders» européens puissent prétendre être responsables en quoi que ce soit de la paix européenne témoigne de leur orgueil et de leur exceptionnelle arrogance.
Deuxièmement, je ne pense pas que la démocratie puisse jamais exister à l'échelle continentale en Europe. Les cultures, les langues, les traditions politiques, les visions de la vie, tout est si incroyablement diversifié dans notre beau continent et c'est l'une de nos forces. Il est faux de dire que nous serions plus forts, économiquement et diplomatiquement si nous étions «un». Les gestionnaires disent toujours cela et c'est la raison pour laquelle ils veulent toujours plus de fusions d'entreprises, d'hôpitaux, de municipalités, d'écoles, et ... de pays. Mais ces fusions ne marchent jamais. Si la puissance était systématiquement liée à la taille, Singapour ne serait pas plus riche que l'Indonésie, la Corée du Sud plus riche que la Chine et la Suisse plus riche que la plupart des pays de l'UEn! De telles absurdités sont symptomatiques de la propagande de l'UE et c'est un vrai scandale que tant de gens continuent à les prendre au sérieux.
LF : Le ministre des Affaires Etrangères Paolo Gentiloni a estimé le 8 janvier dans La Stampa que «L'Europe ressemble à un immeuble où les voisins se disputent entre eux. Sur le thème des accords de Dublin [texte juridique communautaire concernant les demandeurs d'asile], nous risquons de faire sauter Schengen». Que pensez-vous de cette analyse ?
TB : Je pense que comparer nos grandes nations européennes, avec leurs grandes réalisations, leurs langues merveilleuses, leurs cultures, leurs traditions culinaires, leurs révolutions à de simples voisins d'immeuble est insultant et ridicule. Cela montre par ailleurs une profonde haine de soi, un phénomène dominant dans les élites culturelles et intellectuelles européennes, que j'ai appelé dans un de mes livres,Oikophobia, peur pathologique, ou aversion, de notre propre culture et de notre identité. L'Union européenne est le vecteur principal de cette pathologie, de cette carence auto-immune qui détruit l'Europe. L'UE détruit ce qui rend l'Europe unique et merveilleuse, à savoir sa diversité culturelle, ses démocraties, son organisation politique à échelle humaine et la fructueuse concurrence entre ses pays. Dès lors, l'ouverture des frontières est la manifestation de cette maladie mortelle.
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C'est évidemment moi qui souligne :
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LE FIGARO. - Dans votre livre Indispensables frontières vous estimiez qu'un des problèmes majeurs de l'Europe résidait dans son absence de frontières intérieures. Alors que la crise migratoire n'a toujours pas trouvé de solution, il faudrait revenir aux frontières intérieures ?
Thierry BAUDET. - Absolument. Et pas seulement pour des raisons pratiques. Je pense que c'est un droit moral inaliénable pour les nations que de pouvoir décider seules de ceux qu'elles veulent accueillir et de ceux qu'elles ne veulent pas laisser entrer chez elles. Aucun aréopage bureaucratique supranational ne peut réclamer cette prérogative.
LF : La nation est-elle le cadre le plus adapté pour gérer la crise migratoire ? Est-il envisageable que les 28 Etats de l'UE décident, d'un commun accord, de confier davantage de pouvoirs à la Commission en la matière ?
TB : Je pense que la nation est, en effet, le meilleur et même le seul cadre dans lequel la crise migratoire peut être traitée, tout simplement car c'est uniquement au niveau national que les responsables politiques ont autorité pour agir. En fait, la Commission européenne ne fonctionne que lorsqu'elle gère des dossiers non controversés, essentiellement non politiques. Chaque pays souhaite en réalité adopter une politique migratoire différente. Si l'Allemagne menace d'attirer à nouveau l'Europe dans l'abîme en raison de son complexe de supériorité (cette fois, supériorité de l'universalisme illimité et de l'humanitarisme), les autres pays devront se prémunir contre elle par l'élaboration de leurs propres politiques d'immigration et la défense de leurs frontières. Ce qui a d'ailleurs déjà commencé.
LF : La Suède et le Danemark ont rétabli un contrôle à leurs frontières, mettant un terme à soixante ans de libre circulation dans les pays nordiques. La Pologne ou la Hongrie subissent les critiques de Bruxelles visant l'autoritarisme de leurs gouvernements. Le rêve fédéraliste européen est mort ?
TB : Oui, heureusement ce rêve, ou plutôt ce cauchemar, est terminé [je n'en suis pas si sûr, la bête résiste, elle contrôle les médias]. La vraie force de l'Europe a toujours été sa diversité politique et culturelle. Nous pouvons coopérer librement, nous pouvons avoir des règles de délivrance des visas très libérales, mais nous devons défendre la démocratie nationale et la primauté du droit, et ceux-ci ne peuvent exister qu'à l'échelon national, celui des peuples.
LF : Doit-on à l'Union européenne le bénéfice de la paix qui existe en Europe depuis 1945? Sa gestion des questions économiques, diplomatiques et migratoires est-elle plus efficace et plus démocratique que celle des Etats-nations ?
TB : Tout d'abord, je pense qu'il est important de rappeler que ce discours sur l'Union européenne apporteuse de la paix est une absurdité totale. La paix après 1945 a été le résultat de plusieurs facteurs, au premier rang desquels il faut placer la guerre froide et la solidité protectrice de l'OTAN, la naissance d'une Allemagne démocratique puissante, ainsi que les développements technologiques et démographiques. Le fait que des «leaders» européens puissent prétendre être responsables en quoi que ce soit de la paix européenne témoigne de leur orgueil et de leur exceptionnelle arrogance.
Deuxièmement, je ne pense pas que la démocratie puisse jamais exister à l'échelle continentale en Europe. Les cultures, les langues, les traditions politiques, les visions de la vie, tout est si incroyablement diversifié dans notre beau continent et c'est l'une de nos forces. Il est faux de dire que nous serions plus forts, économiquement et diplomatiquement si nous étions «un». Les gestionnaires disent toujours cela et c'est la raison pour laquelle ils veulent toujours plus de fusions d'entreprises, d'hôpitaux, de municipalités, d'écoles, et ... de pays. Mais ces fusions ne marchent jamais. Si la puissance était systématiquement liée à la taille, Singapour ne serait pas plus riche que l'Indonésie, la Corée du Sud plus riche que la Chine et la Suisse plus riche que la plupart des pays de l'UEn! De telles absurdités sont symptomatiques de la propagande de l'UE et c'est un vrai scandale que tant de gens continuent à les prendre au sérieux.
LF : Le ministre des Affaires Etrangères Paolo Gentiloni a estimé le 8 janvier dans La Stampa que «L'Europe ressemble à un immeuble où les voisins se disputent entre eux. Sur le thème des accords de Dublin [texte juridique communautaire concernant les demandeurs d'asile], nous risquons de faire sauter Schengen». Que pensez-vous de cette analyse ?
TB : Je pense que comparer nos grandes nations européennes, avec leurs grandes réalisations, leurs langues merveilleuses, leurs cultures, leurs traditions culinaires, leurs révolutions à de simples voisins d'immeuble est insultant et ridicule. Cela montre par ailleurs une profonde haine de soi, un phénomène dominant dans les élites culturelles et intellectuelles européennes, que j'ai appelé dans un de mes livres,Oikophobia, peur pathologique, ou aversion, de notre propre culture et de notre identité. L'Union européenne est le vecteur principal de cette pathologie, de cette carence auto-immune qui détruit l'Europe. L'UE détruit ce qui rend l'Europe unique et merveilleuse, à savoir sa diversité culturelle, ses démocraties, son organisation politique à échelle humaine et la fructueuse concurrence entre ses pays. Dès lors, l'ouverture des frontières est la manifestation de cette maladie mortelle.
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Bataclan, Cologne : Verhaeghe
Attentats de Paris: les grands délires des « révélations »
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L’objectif était bien là : non pas comprendre la vérité, mais s’assurer que la plainte Brinsolaro serait classée sans suite. Le rapport de l’IGPN doit déjà être entre les mains du zélé procureur Molins, qui pourra classer en toute bonne conscience.
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Cologne, Mein Kampf et les tabous allemands
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Les incidents de Cologne n’ont pas seulement un impact en Allemagne. Ils interrogent aussi les bobos français toujours prompts à nier chez les autres ce qui leur semblent évidents chez les Français. Répétons-le : alors que la sélection du festival de la BD à Angoulême donne lieu à des généralisations hâtives sans aucun complexe (tous les amateurs de BD sont machistes, c’est bien connu), oser dire que la culture musulmane est misogyne pose en revanche un problème insupportable.
Les raisons de ce problème sont bien connues : l’homme blanc incarnant la majorité dominante est forcément taxable de tous les maux, en revanche l’homme maghrébin est un ancien colonisé, en position de faiblesse, qu’il est exclu de critiquer même lorsque, d’une ville à l’autre, le même mode opératoire regroupant les mêmes segments de population montre qu’il ne s’agit pas d’un accident individuel mais d’un fait collectif.
Le sujet qui se pose est évidemment celui de la riposte possible à l’infériorisation de la femme dans la culture musulmane. Il ne s’agit pas de dire que tous les musulmans sont des violeurs potentiels. Il s’agit de reconnaître que l’Islam a un problème massif avec le statut de la femme, et que le moment vient de le traiter de façon claire et déterminée.
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L’objectif était bien là : non pas comprendre la vérité, mais s’assurer que la plainte Brinsolaro serait classée sans suite. Le rapport de l’IGPN doit déjà être entre les mains du zélé procureur Molins, qui pourra classer en toute bonne conscience.
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Cologne, Mein Kampf et les tabous allemands
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Les incidents de Cologne n’ont pas seulement un impact en Allemagne. Ils interrogent aussi les bobos français toujours prompts à nier chez les autres ce qui leur semblent évidents chez les Français. Répétons-le : alors que la sélection du festival de la BD à Angoulême donne lieu à des généralisations hâtives sans aucun complexe (tous les amateurs de BD sont machistes, c’est bien connu), oser dire que la culture musulmane est misogyne pose en revanche un problème insupportable.
Les raisons de ce problème sont bien connues : l’homme blanc incarnant la majorité dominante est forcément taxable de tous les maux, en revanche l’homme maghrébin est un ancien colonisé, en position de faiblesse, qu’il est exclu de critiquer même lorsque, d’une ville à l’autre, le même mode opératoire regroupant les mêmes segments de population montre qu’il ne s’agit pas d’un accident individuel mais d’un fait collectif.
Le sujet qui se pose est évidemment celui de la riposte possible à l’infériorisation de la femme dans la culture musulmane. Il ne s’agit pas de dire que tous les musulmans sont des violeurs potentiels. Il s’agit de reconnaître que l’Islam a un problème massif avec le statut de la femme, et que le moment vient de le traiter de façon claire et déterminée.
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vendredi, janvier 08, 2016
Les déséquilibrés, ils sont surtout dans la classe jacassante
J’ai hésité à publier ce billet, désabusé que je suis. Mais l’article d’Ivan Rioufol m’y a poussé. Tant pis, je me répète. Les cons gagnent en épuisant les gens de bien avec leurs conneries. Je serai aussi tenace, et aussi con, qu'eux.
Cela me gonfle plus que jamais, ces histoires de « déséquilibrés » pour se voiler la face devant l’islamisme.
Si un type attaquait un commissariat en criant « Heil Hitler ! », on parlerait à juste titre d’un déséquilibré. Mais si, dans l’année, dix types criant « Heil Hitler ! » attaquaient des commissariats ou fonçaient sur des marchés de Noël ou sur des militaires en faction et qu’une station berlinoise les appelait précisément à ces actions au nom du nazisme, parlerait-on encore de déséquilibrés et seulement de déséquilibrés ? Bien sûr que non.
Cette analogie permet de comprendre à quel point ce qui est déséquilibré, c’est d’abord et avant tout le traitement politico-médiatique de l’islamisme. La classe jacassante est tout miel pour l'isdlam et l'islamisme, prête à tout expliquer, à tout minimiser, à tout édulcorer, à tout pardonner, à tout accepter. Elle est déjà soumise.
Pourtant, les propos lénifiants deviennent insupportables quand l’enjeu est si grave. On nous dit que le mode opératoire du dernier attentat (attaque au couteau + fausse bombe) est « farfelu », sous-entendu « c’est un cas d’espèce, ne vous inquiétez pas bonnes gens ». Farfelue, la fausse bombe, peut-être, mais certainement pas l’attaque au couteau, c’est devenu un mode opératoire classique en Israël. C’est donc un cas typique de désinformation ni vu ni connu j’t’embrouille.
Ensuite, vu la tradition des mariages consanguins au bled et vu le pilonnage propagandiste de l’EIIL, les déséquilibrés islamistes ne risquent pas de venir une denrée rare.
C’est donc une trahison de la classe politico-médiatique de traiter un événement qui, tout bien réfléchi, est politique, comme un fait divers.
Cette République qui tremble de peur…
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L'intransigeance qui devrait être celle de l'État face à cette doctrine régressive n'atteint pas même l'élémentaire vigilance. Avoir entendu Bernard Cazeneuve féliciter les brigades musulmanes de volontaires, qui ont protégé des églises lors des offices de Noël, a permis de se convaincre de la légèreté du pouvoir. Le voici prêt, en effet, à déléguer la sécurité publique à un groupe confessionnel. La dhimmitude, cette soumission du non-musulman à l'islam, est une attitude qui se retrouve chez le ministre de l'Intérieur. Or un tel angélisme peut être compris comme un abandon par le peuple laissé sans défense. La récente mobilisation d'habitants d'Ajaccio, qui ont voulu intimider les voyous impunis d'une cité, est une réaction qui annonce le pire. Les «Arabi fora!» (Arabes dehors!) proférés ont indigné, à juste titre. Mais personne n'avait précédemment dénoncé les multiples «I Francesi fora!».
La culpabilisation, qui rend la République passive sous les crachats des minorités, est l'autre mal qui continue de ronger la France officielle, en plus de l'aveuglement de ses dirigeants devant le néototalitarisme. Ce dernier sait habilement tirer profit de ces deux faiblesses qui le laissent en paix. Significative est la répulsion des «élites» pour la nostalgie, que le chef de l'État associe au «repli, à la fermeture, à la discrimination». Tout ce qui pourrait susciter le regret d'une nation qui tenait son rang est ridiculisé par le discours dominant. Il est vrai que quarante ans de déconstructions ont davantage abîmé l'âme française que la dernière guerre. Cependant, sur ce sujet de la mélancolie interdite comme sur d'autres, la Nation et son peuple ne ressemblent pas à la République et à ses castes. L'émotion populaire suscitée par la mort du chanteur Michel Delpech a été celle du souvenir d'une France forte et joyeuse (voir mon blog).
Défaite morale
Quand Alain Juppé, candidat aux primaires des Républicains, assure (Europe 1, mardi): «J'ai deux adversaires, le FN et le pouvoir en place», l'ex-premier ministre, favori des sondages, se montre tout aussi incapable que Hollande de désigner le totalitarisme qui met pourtant la France en état de légitime défense. À sa cécité s'ajoute un mépris pour la France française, c'est-à-dire construite depuis toujours sur l'assimilation des nouveaux venus. Juppé ne cesse de répéter que «la prétendue assimilation» (prévue aux articles 21 à 24 du Code civil) ne veut plus rien dire. Ce faisant, il emboîte le pas aux groupes de pressions islamiques qui réclament toujours plus de visibilité pour l'islam. Les «accommodements raisonnables» qu'il préconise avec cette religion, pour qui va sa sollicitude, ne peuvent conduire qu'au communautarisme qu'il dit refuser. L'incohérence de sa position est dissimulée par ses prestations médiatiques réussies. Mais l'inévitable mise au jour de son jeu clientéliste risque de refroidir plus d'un électeur inquiet des reculs de la République.
Même l'impertinent Charlie Hebdo, première victime le 7 janvier 2015 de la guerre intérieure qui s'est installée dans la durée, n'ose plus dénoncer ses bourreaux islamistes de peur d'attiser leurs courroux. Sur la une du numéro de cette semaine, c'est un Dieu apparemment judéo-chrétien qui est désigné comme «l'assassin (qui) court toujours». L'hebdomadaire, laissé seul devant des bras armés se réclamant du Prophète, n'est pas blâmable de vouloir éviter d'autres coups. Son choix d'un bouc émissaire n'en est pas moins révélateur d'un renoncement à résister à la barbarie. Cette défaite morale est plus généralement celle du pouvoir en place qui, à l'instar du ministre de l'Économie, Emmanuel Macron (Le Monde, jeudi), laisse croire que, face au terrorisme, «la réponse est économique». Ce n'est pas, en tout cas, l'opinion du premier ministre britannique, David Cameron: après une enquête officielle, il a mis les Frères musulmans, inspirateurs du djihad pour le califat, sous haute surveillance.
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Cela me gonfle plus que jamais, ces histoires de « déséquilibrés » pour se voiler la face devant l’islamisme.
Si un type attaquait un commissariat en criant « Heil Hitler ! », on parlerait à juste titre d’un déséquilibré. Mais si, dans l’année, dix types criant « Heil Hitler ! » attaquaient des commissariats ou fonçaient sur des marchés de Noël ou sur des militaires en faction et qu’une station berlinoise les appelait précisément à ces actions au nom du nazisme, parlerait-on encore de déséquilibrés et seulement de déséquilibrés ? Bien sûr que non.
Cette analogie permet de comprendre à quel point ce qui est déséquilibré, c’est d’abord et avant tout le traitement politico-médiatique de l’islamisme. La classe jacassante est tout miel pour l'isdlam et l'islamisme, prête à tout expliquer, à tout minimiser, à tout édulcorer, à tout pardonner, à tout accepter. Elle est déjà soumise.
Pourtant, les propos lénifiants deviennent insupportables quand l’enjeu est si grave. On nous dit que le mode opératoire du dernier attentat (attaque au couteau + fausse bombe) est « farfelu », sous-entendu « c’est un cas d’espèce, ne vous inquiétez pas bonnes gens ». Farfelue, la fausse bombe, peut-être, mais certainement pas l’attaque au couteau, c’est devenu un mode opératoire classique en Israël. C’est donc un cas typique de désinformation ni vu ni connu j’t’embrouille.
Ensuite, vu la tradition des mariages consanguins au bled et vu le pilonnage propagandiste de l’EIIL, les déséquilibrés islamistes ne risquent pas de venir une denrée rare.
C’est donc une trahison de la classe politico-médiatique de traiter un événement qui, tout bien réfléchi, est politique, comme un fait divers.
Cette République qui tremble de peur…
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L'intransigeance qui devrait être celle de l'État face à cette doctrine régressive n'atteint pas même l'élémentaire vigilance. Avoir entendu Bernard Cazeneuve féliciter les brigades musulmanes de volontaires, qui ont protégé des églises lors des offices de Noël, a permis de se convaincre de la légèreté du pouvoir. Le voici prêt, en effet, à déléguer la sécurité publique à un groupe confessionnel. La dhimmitude, cette soumission du non-musulman à l'islam, est une attitude qui se retrouve chez le ministre de l'Intérieur. Or un tel angélisme peut être compris comme un abandon par le peuple laissé sans défense. La récente mobilisation d'habitants d'Ajaccio, qui ont voulu intimider les voyous impunis d'une cité, est une réaction qui annonce le pire. Les «Arabi fora!» (Arabes dehors!) proférés ont indigné, à juste titre. Mais personne n'avait précédemment dénoncé les multiples «I Francesi fora!».
La culpabilisation, qui rend la République passive sous les crachats des minorités, est l'autre mal qui continue de ronger la France officielle, en plus de l'aveuglement de ses dirigeants devant le néototalitarisme. Ce dernier sait habilement tirer profit de ces deux faiblesses qui le laissent en paix. Significative est la répulsion des «élites» pour la nostalgie, que le chef de l'État associe au «repli, à la fermeture, à la discrimination». Tout ce qui pourrait susciter le regret d'une nation qui tenait son rang est ridiculisé par le discours dominant. Il est vrai que quarante ans de déconstructions ont davantage abîmé l'âme française que la dernière guerre. Cependant, sur ce sujet de la mélancolie interdite comme sur d'autres, la Nation et son peuple ne ressemblent pas à la République et à ses castes. L'émotion populaire suscitée par la mort du chanteur Michel Delpech a été celle du souvenir d'une France forte et joyeuse (voir mon blog).
Défaite morale
Quand Alain Juppé, candidat aux primaires des Républicains, assure (Europe 1, mardi): «J'ai deux adversaires, le FN et le pouvoir en place», l'ex-premier ministre, favori des sondages, se montre tout aussi incapable que Hollande de désigner le totalitarisme qui met pourtant la France en état de légitime défense. À sa cécité s'ajoute un mépris pour la France française, c'est-à-dire construite depuis toujours sur l'assimilation des nouveaux venus. Juppé ne cesse de répéter que «la prétendue assimilation» (prévue aux articles 21 à 24 du Code civil) ne veut plus rien dire. Ce faisant, il emboîte le pas aux groupes de pressions islamiques qui réclament toujours plus de visibilité pour l'islam. Les «accommodements raisonnables» qu'il préconise avec cette religion, pour qui va sa sollicitude, ne peuvent conduire qu'au communautarisme qu'il dit refuser. L'incohérence de sa position est dissimulée par ses prestations médiatiques réussies. Mais l'inévitable mise au jour de son jeu clientéliste risque de refroidir plus d'un électeur inquiet des reculs de la République.
Même l'impertinent Charlie Hebdo, première victime le 7 janvier 2015 de la guerre intérieure qui s'est installée dans la durée, n'ose plus dénoncer ses bourreaux islamistes de peur d'attiser leurs courroux. Sur la une du numéro de cette semaine, c'est un Dieu apparemment judéo-chrétien qui est désigné comme «l'assassin (qui) court toujours». L'hebdomadaire, laissé seul devant des bras armés se réclamant du Prophète, n'est pas blâmable de vouloir éviter d'autres coups. Son choix d'un bouc émissaire n'en est pas moins révélateur d'un renoncement à résister à la barbarie. Cette défaite morale est plus généralement celle du pouvoir en place qui, à l'instar du ministre de l'Économie, Emmanuel Macron (Le Monde, jeudi), laisse croire que, face au terrorisme, «la réponse est économique». Ce n'est pas, en tout cas, l'opinion du premier ministre britannique, David Cameron: après une enquête officielle, il a mis les Frères musulmans, inspirateurs du djihad pour le califat, sous haute surveillance.
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Mitterrand : pas de raisons d’être nostalgique
Les medias sont les champions panurgesques de l’engouement factice et de l’hommage infondé.
S’agissant de François Mitterrand, comme d’ailleurs de Jacques Chirac, ce flot de nostalgie est incongru, malséant. Il est vrai que le biais outrageusement gauchiste de la canaille journalistique est connu de tous.
Il faut quand même être très peu informé de ce que fut François Mitterrand pour se laisser aller à le regretter.
Voici deux articles plus justes, l’un général, l’autre économique :
Philippe Alexandre : «Mitterrand n'était pas un homme d'État»
Le lourd passif de l'homme du 10 mai
S’agissant de François Mitterrand, comme d’ailleurs de Jacques Chirac, ce flot de nostalgie est incongru, malséant. Il est vrai que le biais outrageusement gauchiste de la canaille journalistique est connu de tous.
Il faut quand même être très peu informé de ce que fut François Mitterrand pour se laisser aller à le regretter.
Voici deux articles plus justes, l’un général, l’autre économique :
Philippe Alexandre : «Mitterrand n'était pas un homme d'État»
Le lourd passif de l'homme du 10 mai
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saloperies gauchistes
jeudi, janvier 07, 2016
France, Moyen-Orient : le prix des mauvais choix
La France au piège saoudien
06 janvier 2016 à 18h37
(Editorial paru dans l’Opinion du 6 janvier)
Il a fallu trente heures au Quai d’Orsay pour réagir à l’exécution de l’opposant chiite saoudien, le cheikh al-Nimr. Trente longues heures durant lesquelles les diplomates français ont pu mesurer combien l’alliance avec l’Arabie saoudite était tout sauf un chemin pavé de roses. Au final, la France n’a pas condamné, mais simplement « déploré profondément » cette mise à mort qui jette de l’huile sur les nombreux incendies du Moyen-Orient.
L’Arabie saoudite et l’Iran, les deux grandes puissances régionales, sont au bord de la rupture, alors que leur coopération est indispensable à la résolution des crises - la transition politique en Syrie et la lutte contre Daech au premier chef. L’espoir d’un début de solution émergeait fin 2015. Aujourd’hui, tout semble à terre.
Dans ce contexte à nouveau dégradé, la France se retrouve prise au piège de son alliance avec l’Arabie saoudite. Ce choix stratégique de première importance, jamais vraiment débattu, s’est renforcé depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée. Cette entente serait, dit-on, le prix à payer pour de mirifiques contrats. Pourquoi pas ? Sauf que ces promesses sont bien souvent comme mirages dans le désert. Les exportations françaises vers l’Arabie saoudite restent dix fois moins importantes que celles vers... la Belgique !
Que l’Élysée, au nom du réalisme (socialiste ?), passe les droits de l’homme par pertes et profits est une chose. Mais son tropisme anti-iranien et pro-sunnite conduit lentement notre pays à l’impuissance diplomatique. Dans le conflit entre Téhéran et Riyad, la France est perçue comme l’adversaire de l’un et l’obligé de l’autre. Autant dire, hors-jeu.
06 janvier 2016 à 18h37
(Editorial paru dans l’Opinion du 6 janvier)
Il a fallu trente heures au Quai d’Orsay pour réagir à l’exécution de l’opposant chiite saoudien, le cheikh al-Nimr. Trente longues heures durant lesquelles les diplomates français ont pu mesurer combien l’alliance avec l’Arabie saoudite était tout sauf un chemin pavé de roses. Au final, la France n’a pas condamné, mais simplement « déploré profondément » cette mise à mort qui jette de l’huile sur les nombreux incendies du Moyen-Orient.
L’Arabie saoudite et l’Iran, les deux grandes puissances régionales, sont au bord de la rupture, alors que leur coopération est indispensable à la résolution des crises - la transition politique en Syrie et la lutte contre Daech au premier chef. L’espoir d’un début de solution émergeait fin 2015. Aujourd’hui, tout semble à terre.
Dans ce contexte à nouveau dégradé, la France se retrouve prise au piège de son alliance avec l’Arabie saoudite. Ce choix stratégique de première importance, jamais vraiment débattu, s’est renforcé depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée. Cette entente serait, dit-on, le prix à payer pour de mirifiques contrats. Pourquoi pas ? Sauf que ces promesses sont bien souvent comme mirages dans le désert. Les exportations françaises vers l’Arabie saoudite restent dix fois moins importantes que celles vers... la Belgique !
Que l’Élysée, au nom du réalisme (socialiste ?), passe les droits de l’homme par pertes et profits est une chose. Mais son tropisme anti-iranien et pro-sunnite conduit lentement notre pays à l’impuissance diplomatique. Dans le conflit entre Téhéran et Riyad, la France est perçue comme l’adversaire de l’un et l’obligé de l’autre. Autant dire, hors-jeu.
mercredi, janvier 06, 2016
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