Affaire Vincent Lambert : la vidéo, nouvelle étape de la tragédie
J'aime beaucoup Chantal Delsol. Même quand je ne partage pas tout (en l'occurrence, je suis d'accord), ce qu'elle dit est toujours fin et humain. Je n'ai pas vu cette fameuse video et je ne la verrai pas.
J'en ai ma claque de cette affaire Vincent Lambert, ce malheureux est de plus en plus instrumentalisé. Notre monde, avec ses flots lacrymaux et son sentimentalisme démonstratif, est hypocrite. Il est sans pitié pour les faibles (comme dit Bernanos : «l'homme moderne a la tripe sensible et le coeur dur»).
Mais je suis terrifié que l'Etat, avec ses gros sabots, se mêle de ces affaires et décide de notre mort.
J'ai déjà exprimé plusieurs fois mon point de vue : on devrait en rester en public à «Tu ne tueras point» et le reste devrait s'arranger dans le clair-obscur de l'intimité. Mais ça, c'était le monde d'avant, celui où les hommes étaient censés être libres, responsables, et dignes.
Notre monde à nous est glacé. Et glaçant.
dimanche, juin 14, 2015
Clinton : le retour de la vieille peau
Autant Bill Clinton, bien qu'escroc, réussissait à m'être sympathique (c'est le propre des bons escrocs), autant Hillary m'a toujours été très antipathique.
De ce coté-ci de l'Atlantique, les journalistes sont encore pires dans leur parti-pris que de l'autre coté. C'est tout à fait ridicule, que peut-on trouver d'intéressant à une apparatchik vieux cheval de retour trainant au cul assez de casseroles pour ouvrir plusieurs restaurants ?
L'Amérique n'a pas mieux à proposer ? C'est désespérant !
Et on va nous bassiner avec ça comme si c'était une élection de chez nous. D'avance, j'en ai déjà ma claque. Les gens qui nous emmerdent avec ces histoires sont bien plus persuadés que l'Amérique est le centre et le maitre du monde que vous et moi.
L'histoire est déjà écrite : après «Obama, premier noir président des Etats-Unis» (avec les brillants résultats que l'on constate), on va nous faire «Hillary, première femme président des Etats-Unis».
Comme cette logique folle de donner le pouvoir aux minorités est inépuisable, la suite est prévisible : «le premier nain homosexuel président des Etats-Unis» puis «le premier indien transexuel président des Etats-Unis» puis «le premier esquimo hermaphrodite président des Etats-Unis» etc.
Que la décadence de l'Occident est pénible !
Nous pourrions au moins crever en paix. Même pas, il y a toute cette bêtise crasse, épaisse, satisfaite d'elle-même, envahissante, qui nous agresse à chaque instant.
L'histoire est déjà écrite : après «Obama, premier noir président des Etats-Unis» (avec les brillants résultats que l'on constate), on va nous faire «Hillary, première femme président des Etats-Unis».
Comme cette logique folle de donner le pouvoir aux minorités est inépuisable, la suite est prévisible : «le premier nain homosexuel président des Etats-Unis» puis «le premier indien transexuel président des Etats-Unis» puis «le premier esquimo hermaphrodite président des Etats-Unis» etc.
Que la décadence de l'Occident est pénible !
Nous pourrions au moins crever en paix. Même pas, il y a toute cette bêtise crasse, épaisse, satisfaite d'elle-même, envahissante, qui nous agresse à chaque instant.
samedi, juin 13, 2015
Dollar, le privilège américain
Discussion avec quelqu'un qui n'y comprenait rien. Résumons.
Tant que le dollar est la monnaie des échanges internationaux, le déficit commercial américain est une nécessité vitale pour le commerce mondial.
En effet, comment les Américains exportent-ils les dollars qui permettent les transactions partout dans le monde ? En achetant des biens à l'étranger. S'ils cessent d'acheter des biens à l'étranger, les étrangers cessent de recevoir les dollars qu'ils utilisent ensuite pour leurs transactions et le commerce mondial se prend une claque.
C'est ce qui est en train de se passer avec la remontée du dollar. Notamment, les pays dits émergents qui ont emprunté en dollars sont asphyxiés. Avec la crise de l'agonie de l'Euro, les années jusqu'à 2020 vont être intéressantes.
Bien fait pour leur gueule, ils n'avaient qu'à tirer les leçons des crises précédentes et ne pas emprunter en dollars, quoiqu'il leur en coutât.
Il y a des gens qui ont compris et qui essaient de substituer leur monnaie au dollar comme monnaie internationale :les Européens les Chinois. Ils rament mais ils essaient.
Les dollars reviennent ensuite aux Etats-Unis sous forme d'achats de bons du trésor américains (un déficit budgétaire a toujours pour pendant un déficit commercial. En France aussi : si on voulait vraiment réduire le déficit commercial, il suffirait que l'Etat français cesse de vivre à crédit).
Tant que le dollar est la monnaie des échanges internationaux, le déficit commercial américain est une nécessité vitale pour le commerce mondial.
En effet, comment les Américains exportent-ils les dollars qui permettent les transactions partout dans le monde ? En achetant des biens à l'étranger. S'ils cessent d'acheter des biens à l'étranger, les étrangers cessent de recevoir les dollars qu'ils utilisent ensuite pour leurs transactions et le commerce mondial se prend une claque.
C'est ce qui est en train de se passer avec la remontée du dollar. Notamment, les pays dits émergents qui ont emprunté en dollars sont asphyxiés. Avec la crise de l'agonie de l'Euro, les années jusqu'à 2020 vont être intéressantes.
Bien fait pour leur gueule, ils n'avaient qu'à tirer les leçons des crises précédentes et ne pas emprunter en dollars, quoiqu'il leur en coutât.
Il y a des gens qui ont compris et qui essaient de substituer leur monnaie au dollar comme monnaie internationale :
Les dollars reviennent ensuite aux Etats-Unis sous forme d'achats de bons du trésor américains (un déficit budgétaire a toujours pour pendant un déficit commercial. En France aussi : si on voulait vraiment réduire le déficit commercial, il suffirait que l'Etat français cesse de vivre à crédit).
vendredi, juin 12, 2015
Stéphane Montabert : Grèce, le blocage idéologique
Grèce: le blocage idéologique
Bon article de Stéphane Montabert (seule petite facilité : il attaque Jean Quatremer, qui est un connard européiste, arrogant et stupide, une caricature).
Bon article de Stéphane Montabert (seule petite facilité : il attaque Jean Quatremer, qui est un connard européiste, arrogant et stupide, une caricature).
jeudi, juin 11, 2015
Une erreur de communication ? C'est ça, appelle nous «cons» ...
Manuel Valls nous explique que son escapade footballistique à Berlin aux frais du montontribuable était «une erreur de communication».
Dans le vaste océan de mensonge qu'est la politique, c'est un des tics de langage des politocards qui m'agace le plus.
Si les gens ne sont pas contents, ce n'est jamais parce qu'ils ont écouté, qu'ils ont compris et que, ayant réfléchi, ils en ont conclu qu'ils n'étaient pas d'accord.
Si les gens ne sont pas contents, c'est toujours parce qu'«on s'est mal expliqué» ou parce qu'«on a fait une erreur de communication», sous-entendu «vous êtes vraiment trop cons. On vous parlait comme à des enfants de 8 ans, on aurait du vous parler comme à des enfants de 4 ans».
Le mépris implicite, et de plus en plus souvent explicite, de la classe dirigeante pour les gens sur le dos desquels ces parasites vivent est insupportable (même pas la reconnaissance de l'estomac).
Mais ils ont une excuse : ils nous prennent pour des cons et, jusqu'à preuve du contraire, cela ne leur réussit pas trop mal. M. Valls et ses collègues vivent dans des palais somptueux, servis par une armée de larbins, et tout ça en nous prenant pour des cons. Ils auraient tort de se priver.
Dans le vaste océan de mensonge qu'est la politique, c'est un des tics de langage des politocards qui m'agace le plus.
Si les gens ne sont pas contents, ce n'est jamais parce qu'ils ont écouté, qu'ils ont compris et que, ayant réfléchi, ils en ont conclu qu'ils n'étaient pas d'accord.
Si les gens ne sont pas contents, c'est toujours parce qu'«on s'est mal expliqué» ou parce qu'«on a fait une erreur de communication», sous-entendu «vous êtes vraiment trop cons. On vous parlait comme à des enfants de 8 ans, on aurait du vous parler comme à des enfants de 4 ans».
Le mépris implicite, et de plus en plus souvent explicite, de la classe dirigeante pour les gens sur le dos desquels ces parasites vivent est insupportable (même pas la reconnaissance de l'estomac).
Mais ils ont une excuse : ils nous prennent pour des cons et, jusqu'à preuve du contraire, cela ne leur réussit pas trop mal. M. Valls et ses collègues vivent dans des palais somptueux, servis par une armée de larbins, et tout ça en nous prenant pour des cons. Ils auraient tort de se priver.
Roland Hureaux sur l'affaire Vincent Lambert
Comme souvent, je suis d'accord avec Roland Hureaux.
J'avoue que, dans cette affaire, je trouve les partisans de l'euthanasie inhumains, cruels et vaniteux. Ils se prennent pour Dieu, pour juger que Vincent Lambert est définitivement foutu ?
Le texte bleui, c'est moi.
*************
J'avoue que, dans cette affaire, je trouve les partisans de l'euthanasie inhumains, cruels et vaniteux. Ils se prennent pour Dieu, pour juger que Vincent Lambert est définitivement foutu ?
Le texte bleui, c'est moi.
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Atlantico : Cinq juges de la CEDH ont accolé leur position dissidente suite à la décision par la CEDH relative au cas Vincent Lambert. Autour de 11 points, ils expliquent, en argumentant, leur profond désaccord. Pourquoi d'après vous ce manifeste est-il important et intéressant ?
Roland Hureaux :
L'opinion dissidente de ces cinq juges serait passée inaperçue si l'affaire en cause n'avait pas été une affaire de vie et de mort.
Je trouve personnellement inconcevable qu'une telle question se décide à la majorité et non à l'unanimité. Que, sur un tel sujet, une dissidence se manifeste est un événement considérable qui affaiblit la portée de la décision et témoigne d'une rupture de consensus sur un sujet où les nouveaux bien-pensants croyaient qu'il était définitivement acquis.
Cette dissidence a d'autant plus de poids que le texte est d'une qualité juridique exceptionnelle et qu'il se termine par une remise en cause de l'institution elle-même qui, disent les juristes déviants, ne peut plus prétendre être la "conscience de l'Europe". Rien que ça.
Je trouve en outre très fort que ces juristes proviennent tous de ce qu'on appelle l'"Europe périphérique" : petit pays de l'Est et du Sud (Moldavie, Slovaquie, Géorgie, Azerbaïdjan, Malte) comme si la liberté par rapport à un politiquement correct qui pousse à l'euthanasie s'était réfugié dans ces confins.
Les juristes en cause ont raison de dire dans leur argumentation que c'est bien une question d'euthanasie que l'on juge (même si, les ambiguïtés de loi Léonetti et l'hypocrisie aidant, il n'est question que de donner la mort par privation de nourriture). Sur ce sujet, l'Europe de l'Ouest et particulièrement le monde des juristes internationaux est arrivé à un consensus selon lequel, l'euthanasie est seule politiquement correcte.
Face à cela, la dissidence marque qu'il y a deux Europe : celle des idéologues et celle des autres.
A la lecture de ce manifeste, dans quelle mesure peut-on considérer que certaines positions n'ont pas été suffisamment entendues ?
Tout, je pense, avait été entendu.
Mais il est clair que dans cette affaire la voix des parents si elle a été entendue, a été disqualifiée d'emblée comme "intégriste", un mot de code qui, dans l'antichristianisme ambiant, signifie aujourd'hui un catholicisme un peu conséquent, rien de plus. Sur ce sujet, les parents ont, je tiens à le rappeler, ni plus ni moins les positions du pape François. Il est inouï que tout ce qui peut, de près ou de loin évoquer la religion chrétienne, pourtant fondatrice de l'Europe, soit aujourd'hui disqualifié dans les sphères européennes : on l'avait déjà vu dans l'affaire Buttiglione et cela montre bien à quel degré de déréliction est arrivée l'Europe occidentale. Je note au passage que l'un des juges dissidents, au moins, celui qui vient l'Azerbaïdjan, est musulman.
On avait déjà vu à l'œuvre le préjugé antichrétien à la CEDH dans la décision relative à la présence de crucifix dans les écoles italiennes. Le premier mouvement de la Cour avait été de les interdire. Il a fallu l'intervention d'un certain nombre d'Etats auprès de a Cour, dont la Russie, pour qu'elle revienne en arrière en appel.
Ceci dit, à tire personnel, j'ai découvert des données nouvelles que j'ignorais : par exemple cette remarque judicieuse que d'avoir résisté un mois plein à la rupture de l'alimentation marque chez Vincent Lambert une mystérieuse volonté de vivre.
Je vous disais par ailleurs que, sur un sujet aussi dramatique, la Cour européenne aurait du se prononcer à l'unanimité et, si elle ne pouvait pas y parvenir, laisser sa chance à la vie. De même, je trouve inouï que le supposé désir de mourir de Vincent Lambert sur lequel le Conseil d'Etat s'était entre autres basé pour statuer, soit fondé sur le souvenir de simples conversations anciennes entendues par certains membres de l'entourage et pas par les autres : là aussi, le moins que l'on aurait pu faire pour interpréter la volonté du patient était de se fonder sur l'unanimité, et, faute d'unanimité, d'appliquer le principe de précaution et donc de laisser à la victime ses chances. Je suis étonné que le Conseil d'Etat n'ait pas relevé cela. Je pense plutôt qu'il n'a pas voulu le relever.
Est-il courant que des juges se désolidarisent ainsi publiquement de leurs pairs ?
C'est une pratique américaine courante. Elle a été introduite en Europe en raison de l'influence du droit anglo-saxon. Nous n'y sommes pas habitués. Mais encore une fois, sur un tel sujet touchant la vie et la mort d'une personne, il est absurde qu'il y ait eu une majorité et une minorité. Qu'on n'ait pas senti cela témoigne d'une étonnante absence de sensibilité où je vois l'effet de l'idéologie.
Les 5 juges considèrent que "la valeur de la vie et la dignité inhérente même aux personne" n'ont pas été affirmés par la CEDH. Que peut-on reprocher à cette institution "Conscience de l'Europe" ?
Elle est, je vous le disais, tributaire de l'idéologie dominante en Europe occidentale aujourd'hui favorable à l'euthanasie. Quoi qu'ils prétendent, les juges se sont prononcés en fonction de ce sujet. Et cela précisément au moment où le Sénat français débat d'un projet de loi tendant à l'introduire subrepticement dans le droit français sous l'appellation hypocrite de sédation profonde.
La déclaration européenne des droits de l'homme affirme à l'article 2 le droit à la vie. L'idéologie dominante s'inscrit dans la culture de mort - comme toutes les idéologies. Il est heureux que des "hurons" venus de l'Europe de l'Est aient poussé un cri d'alarme et qu'ils l'aient fait avec autant de panache.
Je ne sais pas ce qu'il adviendra de l'évolution du droit dans cette affaire mais il est probable que le prestige de la CEDH en aura pris un coup.
mercredi, juin 10, 2015
Pêle-mêle : Hermione, Juppé, Mensonge
Hermione : quand la France a besoin de prendre le large
Cet article n'est pas récent, mais toujours actuel :
Saint Juppé, politicien et martyr
Si vous doutez que la France ressemble par bien des cotés à la défunte URSS :
Statistiques officielles : la grande manip !
Cet article n'est pas récent, mais toujours actuel :
Saint Juppé, politicien et martyr
Si vous doutez que la France ressemble par bien des cotés à la défunte URSS :
Statistiques officielles : la grande manip !
Libellés :
France d'avant,
Maréchal Juppé nous voilà !,
règne du mensonge
mardi, juin 09, 2015
Le Vagin de la reine respecte-t-il le droit moral de Le Nôtre et Mansart?
Moi qui en doutais très fortement, voilà que je découvre que le droit pourrait être utile à autre chose qu'à emmerder les honnêtes gens :
Le Vagin de la reine respecte-t-il le droit moral de Le Nôtre et Mansart ?
Le Vagin de la reine respecte-t-il le droit moral de Le Nôtre et Mansart ?
Fan du Barça
Il n'y a que moi que ça dérange qu'un premier ministre français soit fan d'un club étranger ?
Evidemment, vu le nombre de politiciens, dans tous les partis ou presque, à la francitude douteuse, il ne faut plus s'étonner de rien.
Au moins du temps de l'intégration, désormais honnie, on était fixé : l'étranger qui voulait rester étranger retournait dans son pays. L'étranger qui devenait français de papier l'était aussi de coeur. Il pouvait y avoir des exceptions mais elles restaient, justement, des exceptions. M. Platini a appelé son fils Michel, pas Michele.
Maintenant, avec les Manuel, Najat et compagnie, il y a comme un doute. Jusqu'au sommet de l'Etat.
Mais le plus gros doute de tous quant à l'attachement à la France s'appelle pourtant François.
Oui, je sais, poser ces questions, émettre ces doutes, est de très mauvais goût. Je ne serais guère surpris qu'un commentateur me ressorte les diatribes contre les métèques des XIXème et XXème siècles pour me condamner.
Seulement voilà : ce n'est pas parce qu'on refuse de voir un problème qu'il ne se pose pas.
A l'heure où la question identitaire est de plus en plus présente, et pas seulement en France ; tandis que nos politiciens sont soupçonnés de se servir avant que de servir ; la question de la loyauté de nos dirigeants ne peut que se poser.
Je le reconnais, ce n'est pas poli, c'est comme éternuer dans la nappe. Mais une Najat, qui n'a rien donné, rien prouvé, rien sacrifié, qui vient nous donner des leçons d'histoire de France, vous croyez que c'est poli ?
Evidemment, vu le nombre de politiciens, dans tous les partis ou presque, à la francitude douteuse, il ne faut plus s'étonner de rien.
Au moins du temps de l'intégration, désormais honnie, on était fixé : l'étranger qui voulait rester étranger retournait dans son pays. L'étranger qui devenait français de papier l'était aussi de coeur. Il pouvait y avoir des exceptions mais elles restaient, justement, des exceptions. M. Platini a appelé son fils Michel, pas Michele.
Maintenant, avec les Manuel, Najat et compagnie, il y a comme un doute. Jusqu'au sommet de l'Etat.
Mais le plus gros doute de tous quant à l'attachement à la France s'appelle pourtant François.
Oui, je sais, poser ces questions, émettre ces doutes, est de très mauvais goût. Je ne serais guère surpris qu'un commentateur me ressorte les diatribes contre les métèques des XIXème et XXème siècles pour me condamner.
Seulement voilà : ce n'est pas parce qu'on refuse de voir un problème qu'il ne se pose pas.
A l'heure où la question identitaire est de plus en plus présente, et pas seulement en France ; tandis que nos politiciens sont soupçonnés de se servir avant que de servir ; la question de la loyauté de nos dirigeants ne peut que se poser.
Je le reconnais, ce n'est pas poli, c'est comme éternuer dans la nappe. Mais une Najat, qui n'a rien donné, rien prouvé, rien sacrifié, qui vient nous donner des leçons d'histoire de France, vous croyez que c'est poli ?
Libellés :
Armagnacs et Bourguignons,
La lie
lundi, juin 08, 2015
Une erreur de jugement de Simon Leys
Une erreur de jugement de Simon Leys. Et une belle !
Il fallait bien que cela finisse par arriver. Ainsi, personne n'est parfait, même pas Simon Leys. Ca tombe bien, car Dieu seul est parfait.
Dans sa correspondance avec Pierre Boncenne, Simon Leys rapporte avoir ri en lisant qu'il y avait inscrit sur une tombe «Propriétaire».
Il n'y a vraiment pas de quoi se moquer. C'est idiot de sa part.
Cela me rappelle le dialogue de Jean Gabin avec le policier qui l'interroge dans La Horse :
Policier : Profession ?
Gabin : Propriétaire.
Policier : C'est pas une profession, ça, propriétaire.
Gabin : Pour moi, ça l'est.
Et cela m'a rappelé aussi autre chose : un jugement excessif et méprisant de Jean-François Revel, ami de Leys, sur Saint-Exupéry.
On retrouve, peut-être dans des moments d'étourderie, chez ces deux hommes remarquables, Leys et Revel, le mépris des penseurs pour les faiseurs. Ils sont toujours guettés par le danger de donner aux mots et aux idées plus de valeur qu'ils n'en ont.
Entre un propriétaire normand et un aviateur ouvreur de lignes qui marchent d'un coté et deux philosophes assis de l'autre, je ne suis pas sûr de préférer les seconds.
Peut-être est-ce là, de ma part, la vieille défiance du scientifique pour le littéraire, toujours soupçonné de se payer de mots.
Cela ne m'empêche pas d'admirer Revel et Leys, mais à leur juste place.
Il fallait bien que cela finisse par arriver. Ainsi, personne n'est parfait, même pas Simon Leys. Ca tombe bien, car Dieu seul est parfait.
Dans sa correspondance avec Pierre Boncenne, Simon Leys rapporte avoir ri en lisant qu'il y avait inscrit sur une tombe «Propriétaire».
Il n'y a vraiment pas de quoi se moquer. C'est idiot de sa part.
Cela me rappelle le dialogue de Jean Gabin avec le policier qui l'interroge dans La Horse :
Policier : Profession ?
Gabin : Propriétaire.
Policier : C'est pas une profession, ça, propriétaire.
Gabin : Pour moi, ça l'est.
Et cela m'a rappelé aussi autre chose : un jugement excessif et méprisant de Jean-François Revel, ami de Leys, sur Saint-Exupéry.
On retrouve, peut-être dans des moments d'étourderie, chez ces deux hommes remarquables, Leys et Revel, le mépris des penseurs pour les faiseurs. Ils sont toujours guettés par le danger de donner aux mots et aux idées plus de valeur qu'ils n'en ont.
Entre un propriétaire normand et un aviateur ouvreur de lignes qui marchent d'un coté et deux philosophes assis de l'autre, je ne suis pas sûr de préférer les seconds.
Peut-être est-ce là, de ma part, la vieille défiance du scientifique pour le littéraire, toujours soupçonné de se payer de mots.
Cela ne m'empêche pas d'admirer Revel et Leys, mais à leur juste place.
Libellés :
cinéma,
France d'avant,
JF Revel,
Simon Leys
dimanche, juin 07, 2015
Une citation de Simon Leys
Lire Simon Leys est toujours un bonheur. Dans sa correspondance avec Pierre Boncenne Quand vous viendrez me voir aux antipodes, on trouve, à propos d'Alain Badiou et de son maoïsme :
«On est conservateur de ce que l'on connaît. Pour être progressiste en tout, il faut être ignorant de tout».
Je dois avoir l'esprit mal tourné, car cette phrase m'a fait penser à nos nihilistes de gouvernement, les François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem, Fleur Pellerin, dont le désintérêt pour les choses de l'esprit va finir par devenir proverbial. Dans peu, on dira «inculte comme un Hollande, ignorant comme une Najat».
Simon Leys s'est amusé à lire régulièrement la chronique de BHL dans Le Point en s'extasiant de sa capacité à ramener tous les problèmes du monde à son auguste personne.
«On est conservateur de ce que l'on connaît. Pour être progressiste en tout, il faut être ignorant de tout».
Je dois avoir l'esprit mal tourné, car cette phrase m'a fait penser à nos nihilistes de gouvernement, les François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem, Fleur Pellerin, dont le désintérêt pour les choses de l'esprit va finir par devenir proverbial. Dans peu, on dira «inculte comme un Hollande, ignorant comme une Najat».
Simon Leys s'est amusé à lire régulièrement la chronique de BHL dans Le Point en s'extasiant de sa capacité à ramener tous les problèmes du monde à son auguste personne.
Libellés :
anti-communisme primaire,
nihilisme gouvernemental,
Simon Leys
Sondage : savez vous que ça castagne à Tourcoing ?
Bon, c'est le trip habituel : une «chance pour la France», pauvre et innocente, rencontre la police méchante, méchante, méchante et ça se passe mal. Les autres «chances pour la France», afin de montrer leur hypersensibilité et leurs bons sentiments, cassent tout.
Aujourd'hui, ça se passe à Tourcoing.
Or, j'ai un peu l'impression que, dans les journaux, c'est motus et bouche cousue. Sommes nous dans le scénario de Houellebecq où on ne parle plus des choses qui pourraient donner une mauvaise image des envahisseurs ? Ou est-ce que j'ai raté ?
Votre impression ?
**********
Nota : j'ai classé ce billet dans Terrorisme islamique parce que je pense qu'il y a continuité entre les intimidations des petites frappes et les gros attentats. Les parcours de Kelkhal, de Merah, des frères Kouachi et de tant d'autres suffisent à le montrer, la réflexion aussi. Bien entendu, cette vérité est anathème pour les bien-pensants.
Aujourd'hui, ça se passe à Tourcoing.
Or, j'ai un peu l'impression que, dans les journaux, c'est motus et bouche cousue. Sommes nous dans le scénario de Houellebecq où on ne parle plus des choses qui pourraient donner une mauvaise image des envahisseurs ? Ou est-ce que j'ai raté ?
Votre impression ?
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Nota : j'ai classé ce billet dans Terrorisme islamique parce que je pense qu'il y a continuité entre les intimidations des petites frappes et les gros attentats. Les parcours de Kelkhal, de Merah, des frères Kouachi et de tant d'autres suffisent à le montrer, la réflexion aussi. Bien entendu, cette vérité est anathème pour les bien-pensants.
Libellés :
colonisation à rebours,
Houellebecq,
terrorisme islamique
Problèmes religieux contemporains (A. Besançon)
J'aime beaucoup Alain Besançon. Très bref communiste, repenti à la vitesse de l'éclair, catholique depuis, il analysa en son temps le communisme comme un gnose millénariste, ce qui en est sans doute l'analyse la plus pénétrante.
Ce livre est une compilation. Les deux premiers sujets m'ont particulièrement intéressé :
1) Le déclin intellectuel de l'Eglise. Elle est désormais peuplée de demi-intellectuels, qui savent manier les concepts et les mots mais ne comprennent pas les choses. Il serait vain d'y chercher un Bossuet ou un Lacordaire.
Je ne m'étends pas parce que la chose me paraît évidente.
Besançon écrit que la suite des papes de Jean XXIII à Benoit XVI est plutôt heureuse du point de vue intellectuel, que c'est assez exceptionnel dans l'histoire de l'Eglise et sous-entend assez fort qu'il ne faut pas trop espérer que cette bonne série dure éternellement. Pense-t-il au pape François ? Il ne le dit pas.
2) Le point de vue catholique officiel profondément erroné sur l'islam, ce qui n'est pas sans rapport avec le point précédent.
Pour Besançon, l'Eglise a été intellectuellement lâche sur le nazisme et (au moins en partie) sur le communisme, évitant de critiquer ces idéologies au fond, de pousser la critique dans ses derniers retranchements (il l'explique très bien : pour lui, le nazisme et le communisme sont des mensonges, pas seulement des erreurs de bonne foi. La nuance est plus qu'importante).
Or, l'Eglise est en train de recommencer le même comportement à propos de l'islam. Elle exalte jusqu'au ridicule des rapprochements artificiels et ferme les yeux sur l'opposition fondamentale.
La doctrine depuis Vatican II est celle des cercles concentriques : le catholicisme, la religion vraie, au centre, puis les autres christianismes, puis le judaïsme, puis l'islam, puis toutes les autres religions.
Besançon conteste cette place privilégiée de l'islam.
Il fait presque la même analyse de l'islam que Saint Jean Damascène, Chesterton et Belloc : une hérésie chrétienne en dehors de la chrétienté (il estime tout de même, en différenciant foi et croyance, que l'islam est un paganisme particulier, qui idolâtre l'Unique). Comme toutes les hérésies, elle se concentre sur certaines parties du dogme en oubliant toutes les autres. Pour l'islam : le dieu unique et l'église militante.
Or, ce qui fait la spécificité du judaïsme et du christianisme parmi les monothéismes (il n'existe pas que trois monothéismes dans le monde), c'est l'Alliance de Dieu avec ses fils, la relation d'amour entre Dieu et ses créatures, idée rejetée violemment par l'islam.
Il n'y a donc aucune raison de donner à l'islam une place privilégiée parmi les monothéismes.
Les points communs qu'on nous cite sont fallacieux et trompeurs (comme le communisme, l'islam est un mensonge) : «religions du Livre», «fils d'Abraham», «Jésus et Marie» et toutes ces fadaises pour mous du bulbe.
Parce que l'islam ne connaît pas l'Alliance, ce n'est pas le même livre, ce n'est pas le même Abraham, ni le même Jésus, ni la même Marie. Les prétendus rapprochements ne sont que des illusions sonores, des homonymies . Au contraire même, l'Abraham, la Marie et le Jésus des musulmans servent précisément à réfuter des points fondamentaux des doctrines juive et chrétienne : l'Alliance, l'Incarnation et la Rédemption, excusez du peu.
Les musulmans sont libres de se tromper mais que les catholiques ne se racontent pas d'histoires. L'islam a le droit d'être anti-chrétien mais il n'y a pas de raison que les chrétiens lui en soient gré.
Les musulmans sont, de ce point de vue, plus honnêtes : ils nous racontent des craques sur nos points communs, mais seuls quelques intellectuels y croient vraiment. En réalité, leur comportement montre qu'ils se savent radicalement séparés de nous, et c'est très bien ainsi, qu'ils soient honnêtes. A nous de l'être aussi et de l'assumer : un musulman en terre chrétienne a vocation à devenir chrétien ou à retourner dans son pays.
3) Un article intéressant sur la question du mariage des prêtres. J'avoue qu'il m'a presque convaincu.
Son raisonnement est de dire que le célibat des curés (on ne parle que des séculiers) était compensé par un statut social et des aises qui ont disparu. Les prêtres sont beaucoup plus isolés qu'il y a encore cinquante ans. Le mariage leur redonnerait une assise sociale et leur permettrait d'échapper au cléricalisme. Besançon note aussi que les prêtres catholiques sont mariés, ou tout comme, en Afrique (un évêque africain, c'est un prêtre qui n'a qu'une seule femme !).
En revanche, s'agissant de l'ordination des femmes, il est contre et il a bien raison.
4) Un article assez marrant sur la population (supposée) de l'enfer. Presque plein du temps des jansénistes et de la Contre-Réforme, presque vide de nos jours.
Ce livre est une compilation. Les deux premiers sujets m'ont particulièrement intéressé :
1) Le déclin intellectuel de l'Eglise. Elle est désormais peuplée de demi-intellectuels, qui savent manier les concepts et les mots mais ne comprennent pas les choses. Il serait vain d'y chercher un Bossuet ou un Lacordaire.
Je ne m'étends pas parce que la chose me paraît évidente.
Besançon écrit que la suite des papes de Jean XXIII à Benoit XVI est plutôt heureuse du point de vue intellectuel, que c'est assez exceptionnel dans l'histoire de l'Eglise et sous-entend assez fort qu'il ne faut pas trop espérer que cette bonne série dure éternellement. Pense-t-il au pape François ? Il ne le dit pas.
2) Le point de vue catholique officiel profondément erroné sur l'islam, ce qui n'est pas sans rapport avec le point précédent.
Pour Besançon, l'Eglise a été intellectuellement lâche sur le nazisme et (au moins en partie) sur le communisme, évitant de critiquer ces idéologies au fond, de pousser la critique dans ses derniers retranchements (il l'explique très bien : pour lui, le nazisme et le communisme sont des mensonges, pas seulement des erreurs de bonne foi. La nuance est plus qu'importante).
Or, l'Eglise est en train de recommencer le même comportement à propos de l'islam. Elle exalte jusqu'au ridicule des rapprochements artificiels et ferme les yeux sur l'opposition fondamentale.
La doctrine depuis Vatican II est celle des cercles concentriques : le catholicisme, la religion vraie, au centre, puis les autres christianismes, puis le judaïsme, puis l'islam, puis toutes les autres religions.
Besançon conteste cette place privilégiée de l'islam.
Il fait presque la même analyse de l'islam que Saint Jean Damascène, Chesterton et Belloc : une hérésie chrétienne en dehors de la chrétienté (il estime tout de même, en différenciant foi et croyance, que l'islam est un paganisme particulier, qui idolâtre l'Unique). Comme toutes les hérésies, elle se concentre sur certaines parties du dogme en oubliant toutes les autres. Pour l'islam : le dieu unique et l'église militante.
Or, ce qui fait la spécificité du judaïsme et du christianisme parmi les monothéismes (il n'existe pas que trois monothéismes dans le monde), c'est l'Alliance de Dieu avec ses fils, la relation d'amour entre Dieu et ses créatures, idée rejetée violemment par l'islam.
Il n'y a donc aucune raison de donner à l'islam une place privilégiée parmi les monothéismes.
Les points communs qu'on nous cite sont fallacieux et trompeurs (comme le communisme, l'islam est un mensonge) : «religions du Livre», «fils d'Abraham», «Jésus et Marie» et toutes ces fadaises pour mous du bulbe.
Parce que l'islam ne connaît pas l'Alliance, ce n'est pas le même livre, ce n'est pas le même Abraham, ni le même Jésus, ni la même Marie. Les prétendus rapprochements ne sont que des illusions sonores, des homonymies . Au contraire même, l'Abraham, la Marie et le Jésus des musulmans servent précisément à réfuter des points fondamentaux des doctrines juive et chrétienne : l'Alliance, l'Incarnation et la Rédemption, excusez du peu.
Les musulmans sont libres de se tromper mais que les catholiques ne se racontent pas d'histoires. L'islam a le droit d'être anti-chrétien mais il n'y a pas de raison que les chrétiens lui en soient gré.
Les musulmans sont, de ce point de vue, plus honnêtes : ils nous racontent des craques sur nos points communs, mais seuls quelques intellectuels y croient vraiment. En réalité, leur comportement montre qu'ils se savent radicalement séparés de nous, et c'est très bien ainsi, qu'ils soient honnêtes. A nous de l'être aussi et de l'assumer : un musulman en terre chrétienne a vocation à devenir chrétien ou à retourner dans son pays.
3) Un article intéressant sur la question du mariage des prêtres. J'avoue qu'il m'a presque convaincu.
Son raisonnement est de dire que le célibat des curés (on ne parle que des séculiers) était compensé par un statut social et des aises qui ont disparu. Les prêtres sont beaucoup plus isolés qu'il y a encore cinquante ans. Le mariage leur redonnerait une assise sociale et leur permettrait d'échapper au cléricalisme. Besançon note aussi que les prêtres catholiques sont mariés, ou tout comme, en Afrique (un évêque africain, c'est un prêtre qui n'a qu'une seule femme !).
En revanche, s'agissant de l'ordination des femmes, il est contre et il a bien raison.
4) Un article assez marrant sur la population (supposée) de l'enfer. Presque plein du temps des jansénistes et de la Contre-Réforme, presque vide de nos jours.
Libellés :
Alain Besançon,
Catholicisme
France : des statistiques officielles soviétiques
Statistiques officielles : la grande manip !
La France a, de plus en plus, ceci de commun avec l'Union Soviétique que le mensonge y règne en maitre implacable et féroce : comme dans Orwell, les mots disent le contraire de ce qu'ils désignent et les chiffres déguisent la réalité.
La France a, de plus en plus, ceci de commun avec l'Union Soviétique que le mensonge y règne en maitre implacable et féroce : comme dans Orwell, les mots disent le contraire de ce qu'ils désignent et les chiffres déguisent la réalité.
vendredi, juin 05, 2015
Hypermnésie : heureusement que le ridicule ne tue pas
Une lettre affranchie avec des timbres à l'effigie de Pétain interceptée
Par LeFigaro.fr avec AFP - Mis à jour le 05/06/2015 à 20h13 | Publié le 05/06/2015 à 20h09
Une lettre affranchie avec des timbres à l'effigie du maréchal Pétain, interdits depuis la Libération, a été interceptée mercredi par une factrice qui l'a découverte parmi les documents qu'elle avait à distribuer, a-t-on appris aujourd'hui auprès de La Poste.
La lettre, postée mardi à Crozon (Finisère), avait été affranchie avec cinq timbres sur lesquels le maréchal Pétain apparaît de profil.
Mais ces timbres, émis entre 1941 et 1943, sont interdits depuis la Libération, la condamnation du maréchal Pétain et la mesure d'indignité nationale prononcée contre le chef du régime de Vichy, a rapporté France Bleu Orléans. La lettre a donc été transmise au centre de La Poste de Libourne (Gironde), le seul où l'ouverture des courriers est autorisée. Elle sera confiée au Parquet qui décidera si des poursuites doivent être engagées.
La lettre, postée mardi à Crozon (Finisère), avait été affranchie avec cinq timbres sur lesquels le maréchal Pétain apparaît de profil.
Mais ces timbres, émis entre 1941 et 1943, sont interdits depuis la Libération, la condamnation du maréchal Pétain et la mesure d'indignité nationale prononcée contre le chef du régime de Vichy, a rapporté France Bleu Orléans. La lettre a donc été transmise au centre de La Poste de Libourne (Gironde), le seul où l'ouverture des courriers est autorisée. Elle sera confiée au Parquet qui décidera si des poursuites doivent être engagées.
Il faut savoir que certains se font une spécialité de dessiner leurs propres timbres. C'est un passe-temps comme un autre.
Les sujets ne sont pas toujours de bon goût, pour dire les choses gentiment. Autrement dit, les facteurs voient passer tous les ans des milliers de timbres de très mauvais goût.
Mais le seul timbre qui arrête une factrice et dont la nouvelle parvient aux journaux, c'est l'effigie de Pétain.
Et la machine administrative à front de bœuf s'enclenche : enquête, parquet. Personne pour demander si, par hasard, on n'en ferait pas un peu trop. C'est comme cela que nous mourrons : par un processus bureaucratique dans les règles, que tout le monde ou presque trouvera con mais que personne n'arrêtera. Kafka.
Quand on examine l'échelle de nos préoccupations, en tout cas, celles des journaux, une question vient à l'esprit : «Sommes nous fous ? Sont-ils fous ?».
jeudi, juin 04, 2015
FIFA : "Le droit se met au service des Américains", décrypte Éric Zemmour
Cette chronique de Zemmour est fondamentale :
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Amérique,
le déclin par la judiciarisation,
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Le Politiquement Correct a eu la peau de la démocratie
Les facs américaines minées par le «politiquementcorrect»
"Stay Quiet and You'll Be Okay"
La démocratie suppose la confrontation d’opinions incompatibles (si toutes les opinions sont compatibles, il n’y a plus de choix à faire, donc plus besoin de démocratie).
Cette confrontation d’opinions incompatibles nécessite qu’on puisse les exprimer publiquement sans contrainte ni menace.
Or, chaque opinion ayant un vrai contenu, qui n’est pas seulement de l’eau tiède, est susceptible de heurter une minorité. L’expression d’opinions choquantes pour telle ou telle minorité est donc essentielle à la démocratie.
Précisément , le Politiquement Correct vise à empêcher l’expression de tout ce qui peut choquer certaines minorités, désormais hors d’atteinte de toute critique au nom de leurs prétendue hypersensibilité (les musulmans, les noirs, les féministes, les homosexuels, les juifs etc. à l’exception notable de l’homme blanc chrétien). Autrement dit, le Politiquement Correct vise à empêcher l’expression de toute opinion autre que la critique de l’homme blanc occidental et la louange de tous les autres. L’immigration, l’islam, les droits des minorités diverses et avariées, l’assistanat même sont devenus incontestables puisqu’il est désormais interdit, quelquefois par la loi, souvent par la pression sociale bien-pensante, d’ouvrir la bouche, sans menace ni contrainte, pour les contester. Philippe Nemo considère cela comme une incroyable régression puisque nous en sommes revenus aux temps d’avant Abélard, quand on faisait des mots des actes criminels.
Il suffit de remonter le raisonnement en tête de ce billet pour comprendre que le Politiquement Correct a tué la démocratie, puisque le nombre de sujets tabous fait que n’est plus laissé au choix des électeurs que la couleur du papier peint.
C’est un hasard significatif que Politiquement Correct ait les mêmes initiales que Parti Communiste.
Bien sûr, les optimistes se réjouissent de certains reculs du Politiquement Correct, mais c’est une illusion : il cherche toujours jusqu’où il peut aller trop loin, il tâtonne puis s‘accroche à la technique du cliquet. Il avance de quatre pas, recul d’un pas quand ça gueule trop, mais au final il a avancé de trois pas, devenus irréversibles et gravés dans le marbre. Il est bon de moquer chaque pas du Politiquement Correct, d’en dévoiler le ridicule, mais ce qui est réellement essentiel, et beaucoup plus difficile, c’est d’en contester le principe même : je peux dire ce que je veux (hors l’insulte ad hominem) et tant pis si ça vous choque, si vous trouvez cela idiot ou insultant. Vous n’avez pas à vous réclamer de la loi, à exiger ma mort sociale ou à me traiter de fou, vous avez à me contredire.
La démocratie est à ce prix, assumer les conflits, et nous ne voulons pas le payer. Nous aimons la servitude, pourvu que nous ayons le confort. Quand, à force de servitude, le confort disparaîtra, il nous restera la servitude dans l'inconfort. Belle réussite !
"Stay Quiet and You'll Be Okay"
La démocratie suppose la confrontation d’opinions incompatibles (si toutes les opinions sont compatibles, il n’y a plus de choix à faire, donc plus besoin de démocratie).
Cette confrontation d’opinions incompatibles nécessite qu’on puisse les exprimer publiquement sans contrainte ni menace.
Or, chaque opinion ayant un vrai contenu, qui n’est pas seulement de l’eau tiède, est susceptible de heurter une minorité. L’expression d’opinions choquantes pour telle ou telle minorité est donc essentielle à la démocratie.
Précisément , le Politiquement Correct vise à empêcher l’expression de tout ce qui peut choquer certaines minorités, désormais hors d’atteinte de toute critique au nom de leurs prétendue hypersensibilité (les musulmans, les noirs, les féministes, les homosexuels, les juifs etc. à l’exception notable de l’homme blanc chrétien). Autrement dit, le Politiquement Correct vise à empêcher l’expression de toute opinion autre que la critique de l’homme blanc occidental et la louange de tous les autres. L’immigration, l’islam, les droits des minorités diverses et avariées, l’assistanat même sont devenus incontestables puisqu’il est désormais interdit, quelquefois par la loi, souvent par la pression sociale bien-pensante, d’ouvrir la bouche, sans menace ni contrainte, pour les contester. Philippe Nemo considère cela comme une incroyable régression puisque nous en sommes revenus aux temps d’avant Abélard, quand on faisait des mots des actes criminels.
Il suffit de remonter le raisonnement en tête de ce billet pour comprendre que le Politiquement Correct a tué la démocratie, puisque le nombre de sujets tabous fait que n’est plus laissé au choix des électeurs que la couleur du papier peint.
C’est un hasard significatif que Politiquement Correct ait les mêmes initiales que Parti Communiste.
Bien sûr, les optimistes se réjouissent de certains reculs du Politiquement Correct, mais c’est une illusion : il cherche toujours jusqu’où il peut aller trop loin, il tâtonne puis s‘accroche à la technique du cliquet. Il avance de quatre pas, recul d’un pas quand ça gueule trop, mais au final il a avancé de trois pas, devenus irréversibles et gravés dans le marbre. Il est bon de moquer chaque pas du Politiquement Correct, d’en dévoiler le ridicule, mais ce qui est réellement essentiel, et beaucoup plus difficile, c’est d’en contester le principe même : je peux dire ce que je veux (hors l’insulte ad hominem) et tant pis si ça vous choque, si vous trouvez cela idiot ou insultant. Vous n’avez pas à vous réclamer de la loi, à exiger ma mort sociale ou à me traiter de fou, vous avez à me contredire.
La démocratie est à ce prix, assumer les conflits, et nous ne voulons pas le payer. Nous aimons la servitude, pourvu que nous ayons le confort. Quand, à force de servitude, le confort disparaîtra, il nous restera la servitude dans l'inconfort. Belle réussite !
Baisse de l'euro, des taux et du prix du pétrole : la grande illusion
Je suis d’accord avec Pascal Salin. Je me méfie des libéraux quand ils essaient de trop étendre, à mon goût, la sphère de l’économie. Mais là, rien à redire.
Baisse de l'euro, des taux et du prix du pétrole : lagrande illusion
Baisse de l'euro, des taux et du prix du pétrole : lagrande illusion
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euthanasie de l'économie française,
Pascal Salin
Les snobinards et le salopage de Versailles
« Le vagin de la reine» à Versailles : profanation de la mémoire et spéculation financière
«Le vagin de la reine» à Versailles : nouveau terminusdes prétentieux
Visiblement, c'est une histoire de gros sous et Catherine Pégard, ex-journaliste du Point et directrice de Versailles, est une toute petite personne.
Voici le commentaire que j'ai commis sous un article du Figaro :
Théophane Le Mené résume bien le problème :
****************
C'est que depuis quelques années déjà, la ville royale est devenue un écrin pour le négoce artistique international. Une occasion, nous dit-on, faire dialoguer les grands artistes de l'époque baroque avec des artistes contemporains. Des rencontres, nous promet-on, parfois contrastées, parfois fusionnelles, qui inscrivent Versailles comme un lieu vivant toujours ouvert à la création. Un défi, nous jure-t-on, pour les artistes, celui de s'insérer dans un ensemble architectural et paysager aussi symbolique. Une justification, nous assène-t-on, celle de Laurent Brunner, directeur de Château de Versailles Spectacles: «Quand Louis XIV a construit le château, il ne l'a pas construit avec des artistes du Moyen-Âge mais avec les grands artistes de son époque qui étaient Racine, qui étaient Molière, les plus grandes stars d'avant-garde de son temps, qu'il a fait travailler ici. Et aujourd'hui les grands artistes travaillent à nouveau, les artistes vivants, au sein du château.» [On notera toujours la même faute impardonnable : ces gens-là se prennent pour Louis XIV] N'en jetez plus.
Certes, tout n'est pas objet de scandale. Certes, faire coexister le baroque et le contemporain peut présenter un intérêt. Mais tout de même, on peine à imaginer que le ressort de cette curieuse alliance ne consiste principalement pas à des fins pécuniaires. Et on doute légitimement de l'autonomie de ces oeuvres, qui sans l'éclat de l'histoire et d'une extraordinaire épopée artistique se retrouveraient fort démunies quand le biz fut venu. Car elles prétendent transgresser, choquer, blesser pour tordre le cou à l'ordre établi, à la morale bourgeoise, alors même qu'elles ne trouvent leur existence que dans l'allégeance à Mammon.
[…]
Qu'on se le dise, le jour où ces artistes contemporains exposeront dans un parking, sans que le faste de Versailles ne vienne sublimer en quoi que ce soit ce qu'ils appellent leurs oeuvres et que celles-ci transcenderont d'elles-mêmes, alors oui nous ferons amende honorable. Et à rebours d'Alphonse Allais qui avait l'honnêteté d'affirmer «Nous ne faisons point de l'art», nous dirons qu'ils en font.
****************
Charles Gave pense que les fonctionnaires et les hauts fonctionnaires se comportent en France comme des colonisateurs dans un pays conquis. Cette affaire en est un magnifique exemple.
«Le vagin de la reine» à Versailles : nouveau terminusdes prétentieux
Visiblement, c'est une histoire de gros sous et Catherine Pégard, ex-journaliste du Point et directrice de Versailles, est une toute petite personne.
Voici le commentaire que j'ai commis sous un article du Figaro :
J'ai une pensée émue, et attristée, pour les touristes qui font des milliers de kilomètres pour voir le château et les jardins de Versailles et tombent nez à nez avec ces souillures.
J'ai aussi une pensée émue pour les Français qui voient leur patrimoine saccagé par ceux qui devraient en être les conservateurs et qui se comportent comme des propriétaires parvenus, snobs et méprisants.
Respect, modestie, effacement : voilà des mots totalement inconnus aux cuistres qui gèrent pour eux-mêmes le domaine de Versailles qui est à tous.Théophane Le Mené résume bien le problème :
****************
C'est que depuis quelques années déjà, la ville royale est devenue un écrin pour le négoce artistique international. Une occasion, nous dit-on, faire dialoguer les grands artistes de l'époque baroque avec des artistes contemporains. Des rencontres, nous promet-on, parfois contrastées, parfois fusionnelles, qui inscrivent Versailles comme un lieu vivant toujours ouvert à la création. Un défi, nous jure-t-on, pour les artistes, celui de s'insérer dans un ensemble architectural et paysager aussi symbolique. Une justification, nous assène-t-on, celle de Laurent Brunner, directeur de Château de Versailles Spectacles: «Quand Louis XIV a construit le château, il ne l'a pas construit avec des artistes du Moyen-Âge mais avec les grands artistes de son époque qui étaient Racine, qui étaient Molière, les plus grandes stars d'avant-garde de son temps, qu'il a fait travailler ici. Et aujourd'hui les grands artistes travaillent à nouveau, les artistes vivants, au sein du château.» [On notera toujours la même faute impardonnable : ces gens-là se prennent pour Louis XIV] N'en jetez plus.
Certes, tout n'est pas objet de scandale. Certes, faire coexister le baroque et le contemporain peut présenter un intérêt. Mais tout de même, on peine à imaginer que le ressort de cette curieuse alliance ne consiste principalement pas à des fins pécuniaires. Et on doute légitimement de l'autonomie de ces oeuvres, qui sans l'éclat de l'histoire et d'une extraordinaire épopée artistique se retrouveraient fort démunies quand le biz fut venu. Car elles prétendent transgresser, choquer, blesser pour tordre le cou à l'ordre établi, à la morale bourgeoise, alors même qu'elles ne trouvent leur existence que dans l'allégeance à Mammon.
[…]
Qu'on se le dise, le jour où ces artistes contemporains exposeront dans un parking, sans que le faste de Versailles ne vienne sublimer en quoi que ce soit ce qu'ils appellent leurs oeuvres et que celles-ci transcenderont d'elles-mêmes, alors oui nous ferons amende honorable. Et à rebours d'Alphonse Allais qui avait l'honnêteté d'affirmer «Nous ne faisons point de l'art», nous dirons qu'ils en font.
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Charles Gave pense que les fonctionnaires et les hauts fonctionnaires se comportent en France comme des colonisateurs dans un pays conquis. Cette affaire en est un magnifique exemple.
mardi, juin 02, 2015
Scénarios grecs
Wyplosz et Gave sont opposés en ce sens que l'un veut sauver l'Euro tandis que l'autre veut le tuer, mais leurs analyses ne sont pas si éloignées :
La stratégie d'Alexis Tsipras décryptée
« Ne jamais croire un Grec, surtout s’il t’amène un présent »
Celle de Charles Gave est plus subtile.
La stratégie d'Alexis Tsipras décryptée
« Ne jamais croire un Grec, surtout s’il t’amène un présent »
Celle de Charles Gave est plus subtile.
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