Stéphane Ratti : « Plaidoyer pour une histoire incarnée »
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Je pense à la biographie de Ponce Pilate par Aldo Schiavone, tout juste traduite en 2016.
L'éminent historien italien rapporte l'entretien (plutôt qu'un interrogatoire) que le préfet
de Judée et Jésus eurent au matin de ce vendredi de l'année 30 précédant la fête de
Pâques, dans le secret de la forteresse Antonia, à Jérusalem: «Pilate représentait
l'empereur, le maître du monde, et cela était établi et connu de tous. Jésus était là au nom
de son Père, et de cela il était tout aussi sûr, mais d'une certitude solitaire, en proie au
doute et à l'anxiété. Selon l'image qui s'était formée dans son esprit, et selon la vision
qu'il devait en transmettre à la mémoire chrétienne, dans le prétoire de Jérusalem se
trouvaient non pas un accusé et son juge, mais Dieu et César» (Ponce Pilate. Une énigme
entre histoire et mémoire, Fayard, 2016). Peut-on mieux illustrer ce que Mona Ozouf
appelle « l'histoire incarnée » et qui dépasse les frontières entre les genres académiques ?
L'historien ne déchoit nullement ni ne trompe personne s'il élargit les moyens de son
enquête à ceux que l'on pense être plutôt réservés au romancier. Beaucoup de grands
écrivains se sont voulus historiens et on ne saurait interdire à ces derniers d'imiter
l'écriture propre à la fiction. L'art n'a jamais desservi la vérité.
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Pour moi, qui ai pris tant de plaisir à lire Michelet et Bainville, le style indigeste des universitaires me fait penser que le rétablissement de quelques pelotons d'exécution pour assassinat de la langue française et bêtise caractérisée ne serait pas mauvais.
lundi, décembre 04, 2017
samedi, décembre 02, 2017
Chroniques d'un monde qui s'écroule (Black Friday, crise de la virilité et compagnie)
Black Friday : réduction (exceptionnelle) du domaine de l’humanité
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[…] Mais il est une troisième voie encore plus sûre vers le cataclysme, qui, non seulement n’est pas discutée, mais est au contraire valorisée, célébrée, glorifiée : celle du consumérisme fanatique dont le « Black Friday », cette journée de soldes importée des EtatsUnis, offre une excellente illustration. Il faut se réaliser que les manifestations mercantiles dont on nous offre l’affligeant spectacle ne sont que le fer de lance d’un mouvement profond résultant d’un faisceau de forces culturelles, sociales, et politiques aboutissant à la marchandisation complète de nos existences. La totalité des actions humaines est en passe d’être englobée dans une logique de marché. C’est la forme privilégiée dans laquelle s’exprime aujourd’hui l’idée même de progrès : il suffit – à propos justement du Black Friday – d’entendre la jubilation des responsables commerciaux des enseignes concernées, mais aussi l’accompagnement bienveillant de la plus grande partie des responsables politiques, notamment du gouvernement, et de notre président, dont la volonté d’ouverture des magasins les dimanches et jours de fêtes est la meilleure illustration. Plus que de progrès encore, c’est quasiment de salut dont il est question, implicitement, comme si cette frénésie de consommation était une façon de sortir nos sociétés de l’anomie latente dans laquelle elles s’enlisent.
[…]
Pour ce qui est du Black Friday, ce qu’on peut en voir, par exemple sur YouTube, montre sans équivoque la violence extrême qui s’associe à de tels emportements, la dépossession de tous les codes de civilité, la régression vers des formes de barbarie antérieures à la civilisation.
Il est irresponsable de s’en amuser. Il faut comprendre au contraire que cela illustre le fait incontournable que l’univers marchand ne produit aucune forme de sociabilité, et que, au contraire, comme l’a montré Polanyi dans La grande transformation, l’encastrement de la société dans le marché ne peut qu’aboutir à de la régression sociale. Une humanité totalement soumise à la logique marchande ne peut être qu’une société violente, sans ciment social, d’hypertrophie de l’égotisme, de faillite de toute forme de solidarité, de crispation identitaire, avec pour corollaire une dimension orwellienne la conduisant vers la défiance et la délation, ce dont on constate les premiers signes.
***********
Éric Zemmour : « Le grand retour de la guerre »
Et le conservatisme, qui est notre planche de salut, n'arrive pas à s'organiser :
Excès, petits calculs et confusion idéologique : y-a- t il encore quelqu’un à droite ET au centre capable de dire ce qu’il pense vraiment ?
PY Rougeyron donne à juste titre comme exemple de virilité la Résistance (à laquelle participèrent de nombreuses femmes). La virilité, c'est la vertu, c'est ce qui se tient droit, c'est ce qui ordonne le monde.
Sur cette époque, je ne peux que vous conseiller les Mémoires d'un agent secret de la France Libre, du colonel Rémy. C'est plein de vie, et même d'humour. Rémy avait baptisé son réseau Confrérie Notre Dame, l'avait placé sous le patronage de Notre Dame des Victoires (nous sommes très loin de la caricature actuelle droite=christianisme =Mal)et se croyait protégé de la Providence (il avait quelque raison de le croire. Comme ce jour où il se rend à un rendez vous, où la Gestapo lui tend une souricière ... et il se trompe d'étage).
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[…] Mais il est une troisième voie encore plus sûre vers le cataclysme, qui, non seulement n’est pas discutée, mais est au contraire valorisée, célébrée, glorifiée : celle du consumérisme fanatique dont le « Black Friday », cette journée de soldes importée des EtatsUnis, offre une excellente illustration. Il faut se réaliser que les manifestations mercantiles dont on nous offre l’affligeant spectacle ne sont que le fer de lance d’un mouvement profond résultant d’un faisceau de forces culturelles, sociales, et politiques aboutissant à la marchandisation complète de nos existences. La totalité des actions humaines est en passe d’être englobée dans une logique de marché. C’est la forme privilégiée dans laquelle s’exprime aujourd’hui l’idée même de progrès : il suffit – à propos justement du Black Friday – d’entendre la jubilation des responsables commerciaux des enseignes concernées, mais aussi l’accompagnement bienveillant de la plus grande partie des responsables politiques, notamment du gouvernement, et de notre président, dont la volonté d’ouverture des magasins les dimanches et jours de fêtes est la meilleure illustration. Plus que de progrès encore, c’est quasiment de salut dont il est question, implicitement, comme si cette frénésie de consommation était une façon de sortir nos sociétés de l’anomie latente dans laquelle elles s’enlisent.
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Pour ce qui est du Black Friday, ce qu’on peut en voir, par exemple sur YouTube, montre sans équivoque la violence extrême qui s’associe à de tels emportements, la dépossession de tous les codes de civilité, la régression vers des formes de barbarie antérieures à la civilisation.
Il est irresponsable de s’en amuser. Il faut comprendre au contraire que cela illustre le fait incontournable que l’univers marchand ne produit aucune forme de sociabilité, et que, au contraire, comme l’a montré Polanyi dans La grande transformation, l’encastrement de la société dans le marché ne peut qu’aboutir à de la régression sociale. Une humanité totalement soumise à la logique marchande ne peut être qu’une société violente, sans ciment social, d’hypertrophie de l’égotisme, de faillite de toute forme de solidarité, de crispation identitaire, avec pour corollaire une dimension orwellienne la conduisant vers la défiance et la délation, ce dont on constate les premiers signes.
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Éric Zemmour : « Le grand retour de la guerre »
Et le conservatisme, qui est notre planche de salut, n'arrive pas à s'organiser :
Excès, petits calculs et confusion idéologique : y-a- t il encore quelqu’un à droite ET au centre capable de dire ce qu’il pense vraiment ?
PY Rougeyron donne à juste titre comme exemple de virilité la Résistance (à laquelle participèrent de nombreuses femmes). La virilité, c'est la vertu, c'est ce qui se tient droit, c'est ce qui ordonne le monde.
Sur cette époque, je ne peux que vous conseiller les Mémoires d'un agent secret de la France Libre, du colonel Rémy. C'est plein de vie, et même d'humour. Rémy avait baptisé son réseau Confrérie Notre Dame, l'avait placé sous le patronage de Notre Dame des Victoires (nous sommes très loin de la caricature actuelle droite=christianisme =Mal)et se croyait protégé de la Providence (il avait quelque raison de le croire. Comme ce jour où il se rend à un rendez vous, où la Gestapo lui tend une souricière ... et il se trompe d'étage).
jeudi, novembre 30, 2017
Nancy Wake
Juste pour vous rappeler que toutes les femmes ne sont pas les victimes hystériques et geignardes, le sexe faible, qu’on nous montre exclusivement depuis quelques temps.
Nancy Wake est une Australienne née en 1912. Jeune femme plutôt bien faite (elle saura en jouer), mariée, journaliste. Normale, quoi.
Sa particularité ? Elle est la femme la plus décorée de la seconde guerre mondiale.
Courrier d’un réseau d’évasion, elle réussit à délivrer son chef pris par la Gestapo. Capturée, torturée, elle est libérée faute de présomptions suffisantes (sa fausse identité a tenu, elle n’a pas été identifiée). Son mari meurt sous la torture.
Elle rentre en Angleterre en passant par l’Espagne. Parachutée en Auvergne, elle coordonne les livraisons d’armes aux maquis. Participant de nombreux sabotages et actions, elle tue une sentinelle du tranchant de la main, comme dans les films, lors de l’assaut du local de la Gestapo de Montluçon.
Après la guerre, elle se remarie et fait de la politique.
Je doute que sa réaction vis-à-vis d’un Harvey Weinstein aurait été le tweet hystérique dix ans après.
Nancy Wake est une Australienne née en 1912. Jeune femme plutôt bien faite (elle saura en jouer), mariée, journaliste. Normale, quoi.
Sa particularité ? Elle est la femme la plus décorée de la seconde guerre mondiale.
Courrier d’un réseau d’évasion, elle réussit à délivrer son chef pris par la Gestapo. Capturée, torturée, elle est libérée faute de présomptions suffisantes (sa fausse identité a tenu, elle n’a pas été identifiée). Son mari meurt sous la torture.
Elle rentre en Angleterre en passant par l’Espagne. Parachutée en Auvergne, elle coordonne les livraisons d’armes aux maquis. Participant de nombreux sabotages et actions, elle tue une sentinelle du tranchant de la main, comme dans les films, lors de l’assaut du local de la Gestapo de Montluçon.
Après la guerre, elle se remarie et fait de la politique.
Je doute que sa réaction vis-à-vis d’un Harvey Weinstein aurait été le tweet hystérique dix ans après.
mercredi, novembre 29, 2017
Naufrage de l'intelligence : la schiapppatisation du monde
Du danger de l’hystérie des folles puritaines
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Edward Behr rappelle que, dans les universités américaines, un professeur homme ne peut pas prendre le risque d’effleurer l’épaule d’une étudiante sur le travail de laquelle il se penche à son appel. Et, surtout, il est inimaginable qu’il la reçoive dans une pièce dédiée dont la porte ne reste pas grande ouverte… Rien de neuf sous le soleil américain. Behr observe, parallélisme saisissant, que dans les années 1920 la chanteuse française Mistinguett « se fit sermonner par le personnel du palace qui l’hébergeait parce qu’elle n’avait pas laissé la porte de sa chambre ouverte quand elle y recevait des visiteurs masculins ».
Évidemment, les féministes, parmi lesquelles bien des lesbiennes militantes, ne trouvent pas cela incongru. Mais le danger est là, de passer d’une Amérique qui fait peur à une France américaine, à une France qui fait peur.
Les harcèlements de rue, ces outrances verbales ou gestuelles qu’on ne connaissait pas il y a encore trente ans, sont un produit du chaos ethnique. Nos folles puritaines ne veulent pas que l’on évoque cet aspect du phénomène pour ne pas « raciser » la question, dans des quartiers où elles ne se risquent pas. L’une d’elles, Caroline De Haas, n’a-t-elle pas suggéré, avec une naïveté touchante, que… l’on élargisse les trottoirs ?
Le président Macron voudrait que soit créé un délit d’ « outrage sexiste », qui ne pourra qu’aggraver la confusion entre le droit et la morale. Au demeurant, un tel délit sera bien difficile à réprimer chez les chances-pour-la-France qui importunent nos filles et nos compagnes. Et puis, trêve d’inflation législative, les lois existent : ce sont les zones de non-droit qu’il faudrait éliminer ! Il est évidemment plus facile de vilipender l’homme blanc, hétérosexuel de plus de cinquante ans qui n’y peut mais.
Les ennemies de la gente masculine embrayent sur les revendications contre les violences faites aux femmes par leur conjoint. Là encore nous sommes en pleine confusion. Les lois existent, mais il reste difficile d’entrer dans l’intimité des foyers (quid du harcèlement psychologique, qui ne laisse pas de bleus, mais dont certaines viragos usent à l’égard de leur conjoint ?). Au demeurant, il ne s’agit pas là du domaine spécifique des « violences faites aux femmes », mais des violences domestiques. Apparemment, dans ce moment de fièvre, elles ne seraient médiatiquement intéressantes que perpétrées contre des femmes. Les enfants martyrs ou les vieux parents battus, parfois par leur fille ou leur belle-fille (qui ne sont pas toutes vierges et saintes), participent pourtant du même ordre.
Eric Delcroix
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L’irrésistible et navrante schiappatisation du Président Macron
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Bref, encore une fois, on assiste – avec, soyons honnête, un brin d’amusement peu étonné – à la sur-banalisation navrante de la fonction présidentielle. S’il est vrai qu’avec sa Léonardisation, le président Hollande avait abaissé le niveau si bas que plus rien ne pouvait arriver de réellement pire, Macron montre ici qu’il a appris des meilleurs : en emboîtant le pas à sa Marlène de Secrétaire d’Etat, il semble décidé à se schiappatiser dans une frétillance d’actions périphériques qui, encore une fois, déforcent une fonction présidentielle de plus en plus risible.
Et en dehors de ces petites bulles d’air tiède à la surface d’une actualité vidissime, comme Hulot qui ne sert décidément à rien (la pantalonnade récente du glyphosate montre l’étendue du gouffre intellectuel dans lequel il barbote avec une aisance innée), Schiappa ne sert pas plus, ni la cause féministe, largement dévoyée ces dernières années, ni même celle d’une lutte contre l’insécurité de certains quartiers dont les femmes sont les premières victimes.
Du reste, mon propos n’est ici pas seulement de dire que toutes ces fadaises niaiseuses sont parfaitement éloignées des préoccupations réelles des Français, ni même que le Défenseur des Droits ne semble pas savoir ce qu’est la présomption d’innocence, mais aussi que Schiappa a en fait le même rôle dans ce gouvernement que Taubira ou Vallaud-Belkacem dans le précédent : c’est le supplément d’âme progressiste, le grigri sociétal de la gauche qui sert à polariser et cliver histoire de bien montrer qu’on est progressiste et dans le Camp de Bien, peu importent le coût pour les libertés publiques, les dérives en matière de droit qu’elles entraînent, l’abaissement de la fonction présidentielle et le délitement complet de la parole politique qui ressemble de plus en plus à du verbiage de gamin trop gâté.
La République une et indivisible a laissé place à la République multiculturelle, bigarrée, inclusive, festive, citoyenne et aussi divisible que possible pour mieux régner. Pour les citoyens, on peut réellement douter que ce soit un mieux. En revanche, pour le président et sa clique, pas de doute… Ça marche !
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MARLÈNE SCHIAPPA DÉNONCE LE « SEXISME ORDINAIRE » DE BRUNO LE MAIRE. ÇA S’ARRÊTERA QUAND ?
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Si l’on cessait, surtout, d’offrir le spectacle d’un exact condensé de la caricature féminine telle qu’elle est véhiculée dans la littérature depuis le XIXe ? Émotive comme Madame Bovary, colérique et nombriliste comme Scarlett O’Hara – taratata, va-t-il dire, mon nom de famille ! Capricieuse et larmoyante comme Gisèle – ma bonne, ma bonne, ils ont été méchants avec moi ! -, indifférente au monde qui s’écroule autour d’elle mais attachée aux colifichets insignifiants que sont l’écriture inclusive ou la couleur du cartable, comme cette héroïne d’Irène Némirovsky qui, au moment de fuir les bombardements, pense à emporter son argenterie, mais pas le grand-père impotent. Bref, futiles et infantiles. Il est frappant de voir, du reste, que dans la vaste entreprise #balancetonporc, la parole de la femme – à l’instar de celles d’un enfant – n’est jamais mise en doute, comme si la femme, par essence innocente, était incapable de duplicité, calcul, mensonge ou vengeance. Et cette présomption de candeur est, à bien y réfléchir, profondément sexiste.
Le 25 novembre est la date d’un triste anniversaire : en 2007, un violeur récidiviste assassinait Anne-Lorraine Schmitt. Il y a là un vrai sujet, celui d’une société au système judiciaire laxiste, laissant prospérer la délinquance et tendant à rétablir la loi de la jungle, la loi du plus fort, où la femme est forcément perdante. Il ne s’agit pas, ici, de « mecs relous » – pourquoi s’entêtent-elles, trentenaires bien sonnées, à parler comme si elles étaient en 4e et portaient un appareil dentaire ? -, mais de meurtriers. Il ne s’agit pas de compliments sur une robe à fleurs mais de vrais crimes. Il ne s’agit pas de mettre en place un hashtag, un Numéro Vert ou d’émettre des vœux pieux, mais de mener à bien une réforme ambitieuse et cohérente de l’appareil judiciaire, hors de toute dimension idéologique, diamétralement opposée à celle qu’avait lancée leur grand mentor Christiane Taubira. Voilà ce qui pourrait être un vrai combat féminin, non ?
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Le plus navrant de ces histoires navrantes de bout en bout depuis l'affaire Weinstein (qui n'est pas perdue pour tout le monde, puisque sa société de production va être rachetée par une bouchée de pain par deux femmes), au-delà même du fait que l'on atteint un nouveau point bas dans la connerie militante, c'est l'image ridicule qu'elles donnent des femmes : geignardes, criardes, passives, nombrilistes, suiveuses, hystériques, puériles, mineures.
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Edward Behr rappelle que, dans les universités américaines, un professeur homme ne peut pas prendre le risque d’effleurer l’épaule d’une étudiante sur le travail de laquelle il se penche à son appel. Et, surtout, il est inimaginable qu’il la reçoive dans une pièce dédiée dont la porte ne reste pas grande ouverte… Rien de neuf sous le soleil américain. Behr observe, parallélisme saisissant, que dans les années 1920 la chanteuse française Mistinguett « se fit sermonner par le personnel du palace qui l’hébergeait parce qu’elle n’avait pas laissé la porte de sa chambre ouverte quand elle y recevait des visiteurs masculins ».
Évidemment, les féministes, parmi lesquelles bien des lesbiennes militantes, ne trouvent pas cela incongru. Mais le danger est là, de passer d’une Amérique qui fait peur à une France américaine, à une France qui fait peur.
Les harcèlements de rue, ces outrances verbales ou gestuelles qu’on ne connaissait pas il y a encore trente ans, sont un produit du chaos ethnique. Nos folles puritaines ne veulent pas que l’on évoque cet aspect du phénomène pour ne pas « raciser » la question, dans des quartiers où elles ne se risquent pas. L’une d’elles, Caroline De Haas, n’a-t-elle pas suggéré, avec une naïveté touchante, que… l’on élargisse les trottoirs ?
Le président Macron voudrait que soit créé un délit d’ « outrage sexiste », qui ne pourra qu’aggraver la confusion entre le droit et la morale. Au demeurant, un tel délit sera bien difficile à réprimer chez les chances-pour-la-France qui importunent nos filles et nos compagnes. Et puis, trêve d’inflation législative, les lois existent : ce sont les zones de non-droit qu’il faudrait éliminer ! Il est évidemment plus facile de vilipender l’homme blanc, hétérosexuel de plus de cinquante ans qui n’y peut mais.
Les ennemies de la gente masculine embrayent sur les revendications contre les violences faites aux femmes par leur conjoint. Là encore nous sommes en pleine confusion. Les lois existent, mais il reste difficile d’entrer dans l’intimité des foyers (quid du harcèlement psychologique, qui ne laisse pas de bleus, mais dont certaines viragos usent à l’égard de leur conjoint ?). Au demeurant, il ne s’agit pas là du domaine spécifique des « violences faites aux femmes », mais des violences domestiques. Apparemment, dans ce moment de fièvre, elles ne seraient médiatiquement intéressantes que perpétrées contre des femmes. Les enfants martyrs ou les vieux parents battus, parfois par leur fille ou leur belle-fille (qui ne sont pas toutes vierges et saintes), participent pourtant du même ordre.
Eric Delcroix
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L’irrésistible et navrante schiappatisation du Président Macron
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Bref, encore une fois, on assiste – avec, soyons honnête, un brin d’amusement peu étonné – à la sur-banalisation navrante de la fonction présidentielle. S’il est vrai qu’avec sa Léonardisation, le président Hollande avait abaissé le niveau si bas que plus rien ne pouvait arriver de réellement pire, Macron montre ici qu’il a appris des meilleurs : en emboîtant le pas à sa Marlène de Secrétaire d’Etat, il semble décidé à se schiappatiser dans une frétillance d’actions périphériques qui, encore une fois, déforcent une fonction présidentielle de plus en plus risible.
Et en dehors de ces petites bulles d’air tiède à la surface d’une actualité vidissime, comme Hulot qui ne sert décidément à rien (la pantalonnade récente du glyphosate montre l’étendue du gouffre intellectuel dans lequel il barbote avec une aisance innée), Schiappa ne sert pas plus, ni la cause féministe, largement dévoyée ces dernières années, ni même celle d’une lutte contre l’insécurité de certains quartiers dont les femmes sont les premières victimes.
Du reste, mon propos n’est ici pas seulement de dire que toutes ces fadaises niaiseuses sont parfaitement éloignées des préoccupations réelles des Français, ni même que le Défenseur des Droits ne semble pas savoir ce qu’est la présomption d’innocence, mais aussi que Schiappa a en fait le même rôle dans ce gouvernement que Taubira ou Vallaud-Belkacem dans le précédent : c’est le supplément d’âme progressiste, le grigri sociétal de la gauche qui sert à polariser et cliver histoire de bien montrer qu’on est progressiste et dans le Camp de Bien, peu importent le coût pour les libertés publiques, les dérives en matière de droit qu’elles entraînent, l’abaissement de la fonction présidentielle et le délitement complet de la parole politique qui ressemble de plus en plus à du verbiage de gamin trop gâté.
La République une et indivisible a laissé place à la République multiculturelle, bigarrée, inclusive, festive, citoyenne et aussi divisible que possible pour mieux régner. Pour les citoyens, on peut réellement douter que ce soit un mieux. En revanche, pour le président et sa clique, pas de doute… Ça marche !
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MARLÈNE SCHIAPPA DÉNONCE LE « SEXISME ORDINAIRE » DE BRUNO LE MAIRE. ÇA S’ARRÊTERA QUAND ?
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Si l’on cessait, surtout, d’offrir le spectacle d’un exact condensé de la caricature féminine telle qu’elle est véhiculée dans la littérature depuis le XIXe ? Émotive comme Madame Bovary, colérique et nombriliste comme Scarlett O’Hara – taratata, va-t-il dire, mon nom de famille ! Capricieuse et larmoyante comme Gisèle – ma bonne, ma bonne, ils ont été méchants avec moi ! -, indifférente au monde qui s’écroule autour d’elle mais attachée aux colifichets insignifiants que sont l’écriture inclusive ou la couleur du cartable, comme cette héroïne d’Irène Némirovsky qui, au moment de fuir les bombardements, pense à emporter son argenterie, mais pas le grand-père impotent. Bref, futiles et infantiles. Il est frappant de voir, du reste, que dans la vaste entreprise #balancetonporc, la parole de la femme – à l’instar de celles d’un enfant – n’est jamais mise en doute, comme si la femme, par essence innocente, était incapable de duplicité, calcul, mensonge ou vengeance. Et cette présomption de candeur est, à bien y réfléchir, profondément sexiste.
Le 25 novembre est la date d’un triste anniversaire : en 2007, un violeur récidiviste assassinait Anne-Lorraine Schmitt. Il y a là un vrai sujet, celui d’une société au système judiciaire laxiste, laissant prospérer la délinquance et tendant à rétablir la loi de la jungle, la loi du plus fort, où la femme est forcément perdante. Il ne s’agit pas, ici, de « mecs relous » – pourquoi s’entêtent-elles, trentenaires bien sonnées, à parler comme si elles étaient en 4e et portaient un appareil dentaire ? -, mais de meurtriers. Il ne s’agit pas de compliments sur une robe à fleurs mais de vrais crimes. Il ne s’agit pas de mettre en place un hashtag, un Numéro Vert ou d’émettre des vœux pieux, mais de mener à bien une réforme ambitieuse et cohérente de l’appareil judiciaire, hors de toute dimension idéologique, diamétralement opposée à celle qu’avait lancée leur grand mentor Christiane Taubira. Voilà ce qui pourrait être un vrai combat féminin, non ?
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Le plus navrant de ces histoires navrantes de bout en bout depuis l'affaire Weinstein (qui n'est pas perdue pour tout le monde, puisque sa société de production va être rachetée par une bouchée de pain par deux femmes), au-delà même du fait que l'on atteint un nouveau point bas dans la connerie militante, c'est l'image ridicule qu'elles donnent des femmes : geignardes, criardes, passives, nombrilistes, suiveuses, hystériques, puériles, mineures.
L'islamisation de laFrance, c'est concret : aujourd'hui, la conquête des universités
Les étudiants musulmans arrivent 3e aux élections du conseil d’administration des universités du Nord de la France
Beaucoup de signes montrent que les penseurs de la conquête musulmane visent aujourd'hui l'université, et, pour le pays qui nous préoccupe, l'université française. Ils sont cohérents dans leur stratégie : après avoir encouragé l'invasion par les ventres des femmes, il est tout naturel que l'étape suivante soit l'invasion de l'enseignement supérieur par tous ces jeunes musulmans, après viendra celle des lieux de pouvoir.
Dans ces cas là, je pense à Jacques Bainville : vous aurez les conséquences. Il est dans l'ordre des choses que quarante ans de politiques idiotes aient pour conséquence un désastre.
Beaucoup de signes montrent que les penseurs de la conquête musulmane visent aujourd'hui l'université, et, pour le pays qui nous préoccupe, l'université française. Ils sont cohérents dans leur stratégie : après avoir encouragé l'invasion par les ventres des femmes, il est tout naturel que l'étape suivante soit l'invasion de l'enseignement supérieur par tous ces jeunes musulmans, après viendra celle des lieux de pouvoir.
Dans ces cas là, je pense à Jacques Bainville : vous aurez les conséquences. Il est dans l'ordre des choses que quarante ans de politiques idiotes aient pour conséquence un désastre.
mardi, novembre 28, 2017
La France, la mer, toujours recommencées
Comme le savent mes fidèles lecteurs, je ne crois guère aux fariboles qu'on nous raconte sur l'erreur terrible que constituerait l'espérance de l'homme providentiel.
D'abord, parce qu'elles sont racontées par des gens assez satisfaits, voire très satisfaits, de la situation, qui ont intérêt à ce que le sauveur n'arrive pas, ce qui est tout de même suspect. Ensuite, l'histoire de France ne manque pas d'hommes providentiels, même si le plus extraordinaire est une femme. Enfin, comme disait Clemenceau, il faut être en nombre impair pour décider et trois, c'est déjà trop.
Nous reconnaitrons cet homme providentiel à sa profondeur historique (ce n'est guère difficile de briller en ce domaine par rapport aux ignares qui nous gouvernent) : il regardera loin dans le passé pour regarder loin dans l'avenir.
Mais il aura aussi une large vue géographique, pas limitée aux frontières étroites de l'Europe de l'ouest (les histoires de « couple franco-allemand », c'est assez mesquin). Il nous parlera de la mer, enjeu stratégique pour la France, il nous rappellera que nous avons le deuxième territoire maritime du monde
Quel est l'enjeu du référendum de 2018 en Nouvelle-Calédonie ?
Ce que peut nous apporter la mer : les clefs du monde dedemain
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Vous dites que « La France s'est longtemps caractérisée par une orientation essentiellement terrienne » ; alors qu'elle dispose du deuxième espace marin mondial, elle ne s'est toujours pas dotée d'une politique maritime digne de ce nom, comment expliquez-vous cela ?
Les Français sont fascinés par la mer - nous avons les meilleurs navigateurs - mais ne mesurent pas que c'est l'espace économique par excellence. Jamais de toute notre histoire notre pays n'a eu de si grands atouts que depuis 1994, date de l'adoption du nouveau droit de la mer qui nous attribue, en effet, le deuxième plus grand domaine maritime.
La mer peut apporter des solutions à nombre de nos problèmes, à commencer par l'emploi, mais nos élites ne le comprennent pas. 2 conteneurs sur 3 qui entrent et sortent de France passent par trois ports: Hambourg, Rotterdam et Anvers. Chaque entreprise qui importe ou exporte subit donc un surcoût. Dans conditions, le pays ne peut pas être compétitif. Nos deux grands ports, Marseille et le Havre, s'ils disposent d'excellentes infrastructures, sont aussi des culs-de-sac, puisqu'ils n'ont pas les voies ferrées, fluviales et autoroutières suffisantes pour transférer les conteneurs. Tant que l'axe Seine n'aura pas été réalisé, avec une ligne à grande vitesse, l'approvisionnement de l'Île-de-France et au-delà se fera par Anvers et Rotterdam. C'est une question de courage politique.
On peut comparer notre époque à la Renaissance. Elle se caractérisait par une croissance démographique: c'est également le cas ; de nouvelles inventions: il y a plus de découvertes depuis quinze ans que depuis le reste de l'histoire ; de nouvelles routes maritimes ; c'est ce qui s'annonce avec les passages du Nord. Le seul élément qui nous manque par rapport à la Renaissance, c'est la confiance en l'avenir. Et pourtant, jamais notre pays n'a disposé d'autant d'atouts.
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D'abord, parce qu'elles sont racontées par des gens assez satisfaits, voire très satisfaits, de la situation, qui ont intérêt à ce que le sauveur n'arrive pas, ce qui est tout de même suspect. Ensuite, l'histoire de France ne manque pas d'hommes providentiels, même si le plus extraordinaire est une femme. Enfin, comme disait Clemenceau, il faut être en nombre impair pour décider et trois, c'est déjà trop.
Nous reconnaitrons cet homme providentiel à sa profondeur historique (ce n'est guère difficile de briller en ce domaine par rapport aux ignares qui nous gouvernent) : il regardera loin dans le passé pour regarder loin dans l'avenir.
Mais il aura aussi une large vue géographique, pas limitée aux frontières étroites de l'Europe de l'ouest (les histoires de « couple franco-allemand », c'est assez mesquin). Il nous parlera de la mer, enjeu stratégique pour la France, il nous rappellera que nous avons le deuxième territoire maritime du monde
Quel est l'enjeu du référendum de 2018 en Nouvelle-Calédonie ?
Ce que peut nous apporter la mer : les clefs du monde dedemain
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Vous dites que « La France s'est longtemps caractérisée par une orientation essentiellement terrienne » ; alors qu'elle dispose du deuxième espace marin mondial, elle ne s'est toujours pas dotée d'une politique maritime digne de ce nom, comment expliquez-vous cela ?
Les Français sont fascinés par la mer - nous avons les meilleurs navigateurs - mais ne mesurent pas que c'est l'espace économique par excellence. Jamais de toute notre histoire notre pays n'a eu de si grands atouts que depuis 1994, date de l'adoption du nouveau droit de la mer qui nous attribue, en effet, le deuxième plus grand domaine maritime.
La mer peut apporter des solutions à nombre de nos problèmes, à commencer par l'emploi, mais nos élites ne le comprennent pas. 2 conteneurs sur 3 qui entrent et sortent de France passent par trois ports: Hambourg, Rotterdam et Anvers. Chaque entreprise qui importe ou exporte subit donc un surcoût. Dans conditions, le pays ne peut pas être compétitif. Nos deux grands ports, Marseille et le Havre, s'ils disposent d'excellentes infrastructures, sont aussi des culs-de-sac, puisqu'ils n'ont pas les voies ferrées, fluviales et autoroutières suffisantes pour transférer les conteneurs. Tant que l'axe Seine n'aura pas été réalisé, avec une ligne à grande vitesse, l'approvisionnement de l'Île-de-France et au-delà se fera par Anvers et Rotterdam. C'est une question de courage politique.
On peut comparer notre époque à la Renaissance. Elle se caractérisait par une croissance démographique: c'est également le cas ; de nouvelles inventions: il y a plus de découvertes depuis quinze ans que depuis le reste de l'histoire ; de nouvelles routes maritimes ; c'est ce qui s'annonce avec les passages du Nord. Le seul élément qui nous manque par rapport à la Renaissance, c'est la confiance en l'avenir. Et pourtant, jamais notre pays n'a disposé d'autant d'atouts.
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Gagner les batailles, perdre les guerres
De la nécessité de ne pas perdre les guerres.
La série Un village français, quel que soit ce qu’on puisse en penser par ailleurs, rappelle une vérité que beaucoup de nos citoyens ont oubliée : on ne fait pas la guerre par plaisir, ce n’est pas un jeu, que les gens raisonnables doivent refuser par amour de la paix. On fait la guerre pour ne pas être asservi. Contrairement à ce qu’on dit aujourd’hui, il y a pire que la guerre, il y a la servitude. La servitude, c’est le prix de la défaite. Avec la servitude, viennent la honte et le déshonneur.
George Orwell disait, avec son solide bon sens, que la manière la plus rapide de mettre fin à une guerre, c’est de la perdre.
Bien entendu, le moyen le plus efficace de perdre une guerre, c’est de ne pas la faire. C’est pourquoi les pacifistes sont des salauds : ils sont les fourriers de la servitude.
Or, l’armée française est le parent pauvre de l’Etat. Ses capacités, tant en métropole qu’à l’étranger, sont insuffisantes, elle manque dramatiquement d’effectifs et d’équipements : elle peut gagner des batailles, mais elle perd les guerres. Le dernier exemple en date est le Mali.
Dans notre société féminisée, il est aisé de constater que beaucoup préfèrent la servitude à la guerre : la mode est une forme de servitude qui nous le prouve chaque jour. Mais, dans tout pays, il y a des forces latentes à réveiller. Et peut-être en France plus que dans tout autre.
La série Un village français, quel que soit ce qu’on puisse en penser par ailleurs, rappelle une vérité que beaucoup de nos citoyens ont oubliée : on ne fait pas la guerre par plaisir, ce n’est pas un jeu, que les gens raisonnables doivent refuser par amour de la paix. On fait la guerre pour ne pas être asservi. Contrairement à ce qu’on dit aujourd’hui, il y a pire que la guerre, il y a la servitude. La servitude, c’est le prix de la défaite. Avec la servitude, viennent la honte et le déshonneur.
George Orwell disait, avec son solide bon sens, que la manière la plus rapide de mettre fin à une guerre, c’est de la perdre.
Bien entendu, le moyen le plus efficace de perdre une guerre, c’est de ne pas la faire. C’est pourquoi les pacifistes sont des salauds : ils sont les fourriers de la servitude.
Or, l’armée française est le parent pauvre de l’Etat. Ses capacités, tant en métropole qu’à l’étranger, sont insuffisantes, elle manque dramatiquement d’effectifs et d’équipements : elle peut gagner des batailles, mais elle perd les guerres. Le dernier exemple en date est le Mali.
Dans notre société féminisée, il est aisé de constater que beaucoup préfèrent la servitude à la guerre : la mode est une forme de servitude qui nous le prouve chaque jour. Mais, dans tout pays, il y a des forces latentes à réveiller. Et peut-être en France plus que dans tout autre.
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Entretien avec Stéphane Courtois
Vous noterez, en particulier, deux points :
♘ Courtois dit, en tant que jeune étudiant en mai 68, la même chose que Raymond Aron, en tant que professeur : le point frappant est la pusillanimité des aînés, leur veulerie face à une jeunesse arrogante. Les hommes, en refusant de se comporter comme des hommes, sont pour beaucoup dans la situation d’alors et ses conséquences actuelles. Je connais l’explication : la dévaluation de la virilité par deux guerres mondiales et par la machine. Mais ça me réconforte peu.
♘ Les ennemis de Courtois sont acharnés à séparer Lénine des crimes du communisme, pour en charger Staline. C’est la vielle technique du KGB décrite par Volkoff dans Le retournement : on sauve le communisme par les intentions, supposées bonnes (ce qui est intellectuellement très pauvre, tout le monde a de bonnes intentions), et par une supposée malencontreuse dérive, qui gâcherait les pseudo-bonnes intentions. On n’est pas obligé de tomber dans le panneau.
samedi, novembre 25, 2017
Un village français
Pour une fois que je vois une série télé.
L'histoire d'un village français de la ligne de démarcation entre 1940 et 1945.
C'est dommage, c'est plutôt une bonne série, assez nuancée (autant qu'on peut l'être à la télévision française), sauf que tous les catholiques y sont antipathiques et caricaturaux (et témoignent de l'ignorance des auteurs). Bien entendu, le rôle majeur des catholiques dans la Résistance (ils furent les premiers Résistants, à commencer par De Gaulle, puis Rémy, Duclos, Loustanau-Lacau, Fourcade, d'Estienne d'Orves, Michelet, Ripoche, Renouvin, Chaillet, Riquet ...) n'est absolument pas mentionné.
Bien sûr, le scénario penche nettement à gauche (qu'attendre d'autre à la télévision française ?), mais les communistes sont tout de même assez ridicules. Il y a même des collabos plutôt sympathiques.
L'anti-catholicisme est la seule faute historique flagrante de cette série. Faut-il que la haine du catholicisme des auteurs soit grande.
Je plains ceux qui ne connaissent du catholicisme que ces caricatures venimeuses et je plains aussi (moins, évidemment) ceux finissent par découvrir la vérité et s'aperçoivent qu'on n'a cessé de leur mentir.
Le faux village français de France 3
L'histoire d'un village français de la ligne de démarcation entre 1940 et 1945.
C'est dommage, c'est plutôt une bonne série, assez nuancée (autant qu'on peut l'être à la télévision française), sauf que tous les catholiques y sont antipathiques et caricaturaux (et témoignent de l'ignorance des auteurs). Bien entendu, le rôle majeur des catholiques dans la Résistance (ils furent les premiers Résistants, à commencer par De Gaulle, puis Rémy, Duclos, Loustanau-Lacau, Fourcade, d'Estienne d'Orves, Michelet, Ripoche, Renouvin, Chaillet, Riquet ...) n'est absolument pas mentionné.
Bien sûr, le scénario penche nettement à gauche (qu'attendre d'autre à la télévision française ?), mais les communistes sont tout de même assez ridicules. Il y a même des collabos plutôt sympathiques.
L'anti-catholicisme est la seule faute historique flagrante de cette série. Faut-il que la haine du catholicisme des auteurs soit grande.
Je plains ceux qui ne connaissent du catholicisme que ces caricatures venimeuses et je plains aussi (moins, évidemment) ceux finissent par découvrir la vérité et s'aperçoivent qu'on n'a cessé de leur mentir.
Le faux village français de France 3
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jeudi, novembre 23, 2017
L'Eglise, une ONG gauchiste comme les autres ?
Je reçois un message du Secours Catholique pour aller manifester à la préfecture « pour le droit des personnes étrangères ». Passons sur le charabia « personnes étrangères ».
Et pour bien enfoncer le clou de la crétinerie gauchiste, la chose sera « festive, solidaire, engagée ».
Est-ce bien le rôle du Secours Catholique d’appeler à ce genre de manifestation ?
Quand on fait de la politique, il faut le faire intelligemment. Or, en 2017, existe-il politique plus idiote et plus criminelle que l'immigrationnisme ?
Manifester « pour le droit des personnes étrangères », c'est, concrètement, encourager l'immigration clandestine. Qu'est l'immigration clandestine ? Le déracinement de gens qui feraient mieux de rester chez eux, une perte pour les pays de départ, un pactole pour les mafieux et pour les esclavagistes et un risque mortel pour les pays d'accueil.
Disons le : l'immigrationnisme est une forme de colonialisme. Et c'est cela qu'encourage le Secours Catholique ?
Quand on n'a plus assez de pauvres pour faire la charité, on s'en invente, on en fait venir d'ailleurs. C'est dégueulasse. C'est dégueulasse de faire payer aux autres le désir d'exposer sa belle âme. C'est vraiment ignoble.
Et pour bien enfoncer le clou de la crétinerie gauchiste, la chose sera « festive, solidaire, engagée ».
Est-ce bien le rôle du Secours Catholique d’appeler à ce genre de manifestation ?
Quand on fait de la politique, il faut le faire intelligemment. Or, en 2017, existe-il politique plus idiote et plus criminelle que l'immigrationnisme ?
Manifester « pour le droit des personnes étrangères », c'est, concrètement, encourager l'immigration clandestine. Qu'est l'immigration clandestine ? Le déracinement de gens qui feraient mieux de rester chez eux, une perte pour les pays de départ, un pactole pour les mafieux et pour les esclavagistes et un risque mortel pour les pays d'accueil.
Disons le : l'immigrationnisme est une forme de colonialisme. Et c'est cela qu'encourage le Secours Catholique ?
Quand on n'a plus assez de pauvres pour faire la charité, on s'en invente, on en fait venir d'ailleurs. C'est dégueulasse. C'est dégueulasse de faire payer aux autres le désir d'exposer sa belle âme. C'est vraiment ignoble.
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mardi, novembre 21, 2017
L'impasse Merkel : encore une défaite de l'ancien nouveau monde
Merkel est de ces technocrates froids et pourtant idéologues, sans âme et pourtant narcissiques, qui nous gouvernent depuis trente ans. La page est en train d'être tournée par les peuples, sauf en France, où Macron représente la dernière victoire de l'ancien monde.
La politique, la vraie, reprend ses droits. De nouveau, il y a des oppositions. Les temps du TINA (there is no alternative) européiste, atlantiste, immigrationniste, mondialiste, masochiste sont en train de finir.
D'où la panique des tenants du Système et leur dérive tyrannique.
Edouard Husson explique très bien, dans un article hélas payant Crise en Allemagne : avis aux adeptes de la “bonne gestion”, même Angela Merkel est rattrapée par la Politique (et par l’histoire), que depuis la crise de 2007, ils ont souqué le couvercle, resserrer les chaines, pour continuer à vivre comme avant, sans se remettre en cause, sans remettre en cause leurs avantages, et faire porter toutes les contraintes et toutes les adaptations sur les autres, le petit peuple.
Macron est leur chant du cygne. Le couvercle branle et les maillons des chaines cèdent. Brexit, Trump et maintenant l'impasse Merkel (et même, plus anecdotique, les déboires du sympathique Drahi), on voit bien que cela devient difficile pour le Système de colmater toutes les brèches.
Je n’aime pas Angela Merkel
Au revoir Mutti
La politique, la vraie, reprend ses droits. De nouveau, il y a des oppositions. Les temps du TINA (there is no alternative) européiste, atlantiste, immigrationniste, mondialiste, masochiste sont en train de finir.
D'où la panique des tenants du Système et leur dérive tyrannique.
Edouard Husson explique très bien, dans un article hélas payant Crise en Allemagne : avis aux adeptes de la “bonne gestion”, même Angela Merkel est rattrapée par la Politique (et par l’histoire), que depuis la crise de 2007, ils ont souqué le couvercle, resserrer les chaines, pour continuer à vivre comme avant, sans se remettre en cause, sans remettre en cause leurs avantages, et faire porter toutes les contraintes et toutes les adaptations sur les autres, le petit peuple.
Macron est leur chant du cygne. Le couvercle branle et les maillons des chaines cèdent. Brexit, Trump et maintenant l'impasse Merkel (et même, plus anecdotique, les déboires du sympathique Drahi), on voit bien que cela devient difficile pour le Système de colmater toutes les brèches.
Je n’aime pas Angela Merkel
Au revoir Mutti
lundi, novembre 20, 2017
Le “Brexit allemand”, ou la dissolution accélérée
Le “Brexit allemand”, ou la dissolution accélérée
Vous connaissez mon analyse : Le Brexit (auquel je ne croyais pas) et l'élection de Trump (à laquelle je croyais peu) ont déstabilisé le Système, où tout se tient, et, même, où tous se tiennent par la barbichette.
Les choses bougent, pas forcément en bien, mais, au moins, elles bougent.
Vous connaissez mon analyse : Le Brexit (auquel je ne croyais pas) et l'élection de Trump (à laquelle je croyais peu) ont déstabilisé le Système, où tout se tient, et, même, où tous se tiennent par la barbichette.
Les choses bougent, pas forcément en bien, mais, au moins, elles bougent.
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Adieu vieille Europe,
Allemagne,
Europe allemande,
le monde qui vient
A Mantes-la-jolie, c'est pas joli, joli ...
Scénario très houellebecquien : les medias complices des émeutiers par leur silence. Les problèmes dont la télé ne parlent pas n'existent pas.
Vous noterez le cri « On est chez nous », dont la signification politique n'échappera à personne, sauf, bien entendu, aux éternels sourds et aveugles de la bien-pensance (l'ironie veut que cela soit aussi un cri de ralliement du FN).
Ca permet tout de même un calembour : Mantes-la-jolie devient Mantes-l'Algérie.
dimanche, novembre 19, 2017
Des individus, et une société, malades de narcissisme
Exécution médiatique
************
Peut-être faudrait-il aussi réfléchir à cette étrange société qui se met en place, où le ressenti de chacun devient un absolu. Suffit-il de se sentir brusqué par un professeur pour transformer cela en traumatisme éternel qui justifierait une vengeance sans fin ?
Fabriquons-nous une humanité exagérément fragile et vengeresse ?
************
Ingrid Riocreux, toujours très pertinente, à propos d'un reportage, évidemment laudateur, sur les « transgenres ».
Transgenres sur M6 : le sexe en zone trouble
************
Derrière le ton guilleret et enthousiaste de la voix off, malgré les grandes musiques envahissantes censées nous tirer des larmes d’attendrissement bienveillant, ce reportage est donc particulièrement triste. Et l’on a l’impression d’être invité à se réjouir d’assister à autant de suicides qu’il y a de témoins. D’abord le suicide symbolique : le changement de prénom qui s’accompagne de propos du type « cette personne n’existe plus ». L’automutilation avec les sévices infligés au corps, soit directement (« Iris » racontant les douleurs que lui impose la nécessité de faire disparaître son sexe d’homme quand il s’habille), soit par une intervention que l’on peut difficilement qualifier de médicale (« ils ont un corps sain, nous leur donnons un corps imparfait », dit le médecin). Et au bout, parfois, l’auto-éradication réelle et absolue : « le taux de suicide est plus élevé que la moyenne chez les jeunes transgenres » (45:36). Et l’on nous donne l’exemple d’un ado qui s’est suicidé… parce que son école refusait son changement de prénom !
« Respecte mon choix » = approuve ou ferme ta gueule !
De fait, on ne peut qu’être dérangé par l’obsessionnel besoin que manifestent ces personnes d’être approuvées dans leurs choix. Choix de changer de sexe, de prénom, choix d’être opéré, choix de n’être pas opéré. Or, faire un choix, c’est toujours s’exposer à la critique. L’expression « respecter le choix de quelqu’un » n’a aucun sens : si l’on doit évidemment respecter tout le monde, on n’est absolument pas tenu d’approuver les choix de chacun. On est même parfaitement libre de les critiquer, de les réprouver, de les juger dégradants, de considérer que justement, le respect que l’on doit à toute personne humaine nous interdit de cautionner ce que ces gens se font à eux-mêmes. Et à leur entourage, contraint de les « accepter tels qu’ils sont », ou de passer pour méchant.
Et en observant les témoins choisis, on se prend à se demander si cette focalisation sur une hypothétique « dysphorie de genre » ne cache pas autre chose : un besoin maladif d’exister dans le regard d’autrui (« Laura » se filme en permanence) ou une manière détournée de surmonter une disgrâce physique (« Isaac » est obèse, « Cédric » et « Iris » souffrent manifestement de problèmes dermatologiques). En définitive, ce « problème » semble un moyen d’absorber tous les autres soucis de la vie, une version morbide du divertissement pascalien : oubliant tout, persuadées de tenir la clef de leur bonheur, ces personnes sacrifient leur vie à devenir, toujours plus, autres qu’elles-mêmes.
Je ne suis pas en train de nier la réalité de ce que ressentent ces gens. Sans entrer dans les détails, je dirai qu’il n’est pas facile de se construire en tant que femme auprès d’une mère qui dit « Quel dommage que ce soit fixé d’avance ! Il faut vivre le plus longtemps possible en faisant comme si on avait le choix ». C’est une institutrice qui m’a appris que j’étais une fille et je suis longtemps restée persuadée que ce verdict n’avait rien de définitif. Mais un jour, on se dit que ce qui est formidable, c’est justement le fait qu’on n’ait pas le choix, donc que le problème est réglé et qu’on peut se consacrer à des choses plus importantes. Tellement plus importantes que le petit moi-même.
Ma chance aura sans doute été de ne jamais rencontrer, durant mon enfance et mon adolescence, personne qui me parle de « personnalité à genre fluide » ou de « transgenre » (« Isaac » a un déclic le jour où elle tombe sur ce mot en surfant sur le web), de n’avoir pas internet, de ne pas me monter la tête en regardant, comme le fait « Cédric », les vidéos des youtubeurs trans. Sinon, qui sait, peut-être que moi aussi, aujourd’hui, je serais quelque chose entre le cobaye de labo et la bête de foire, et vous me verriez choisir la taille de mon phallus comme « Laura » celle de ses seins, tout en déplorant au micro d’M6, que le monde se montre si peu compréhensif envers moi.
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Peut-être faudrait-il aussi réfléchir à cette étrange société qui se met en place, où le ressenti de chacun devient un absolu. Suffit-il de se sentir brusqué par un professeur pour transformer cela en traumatisme éternel qui justifierait une vengeance sans fin ?
Fabriquons-nous une humanité exagérément fragile et vengeresse ?
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Ingrid Riocreux, toujours très pertinente, à propos d'un reportage, évidemment laudateur, sur les « transgenres ».
Transgenres sur M6 : le sexe en zone trouble
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Derrière le ton guilleret et enthousiaste de la voix off, malgré les grandes musiques envahissantes censées nous tirer des larmes d’attendrissement bienveillant, ce reportage est donc particulièrement triste. Et l’on a l’impression d’être invité à se réjouir d’assister à autant de suicides qu’il y a de témoins. D’abord le suicide symbolique : le changement de prénom qui s’accompagne de propos du type « cette personne n’existe plus ». L’automutilation avec les sévices infligés au corps, soit directement (« Iris » racontant les douleurs que lui impose la nécessité de faire disparaître son sexe d’homme quand il s’habille), soit par une intervention que l’on peut difficilement qualifier de médicale (« ils ont un corps sain, nous leur donnons un corps imparfait », dit le médecin). Et au bout, parfois, l’auto-éradication réelle et absolue : « le taux de suicide est plus élevé que la moyenne chez les jeunes transgenres » (45:36). Et l’on nous donne l’exemple d’un ado qui s’est suicidé… parce que son école refusait son changement de prénom !
« Respecte mon choix » = approuve ou ferme ta gueule !
De fait, on ne peut qu’être dérangé par l’obsessionnel besoin que manifestent ces personnes d’être approuvées dans leurs choix. Choix de changer de sexe, de prénom, choix d’être opéré, choix de n’être pas opéré. Or, faire un choix, c’est toujours s’exposer à la critique. L’expression « respecter le choix de quelqu’un » n’a aucun sens : si l’on doit évidemment respecter tout le monde, on n’est absolument pas tenu d’approuver les choix de chacun. On est même parfaitement libre de les critiquer, de les réprouver, de les juger dégradants, de considérer que justement, le respect que l’on doit à toute personne humaine nous interdit de cautionner ce que ces gens se font à eux-mêmes. Et à leur entourage, contraint de les « accepter tels qu’ils sont », ou de passer pour méchant.
Et en observant les témoins choisis, on se prend à se demander si cette focalisation sur une hypothétique « dysphorie de genre » ne cache pas autre chose : un besoin maladif d’exister dans le regard d’autrui (« Laura » se filme en permanence) ou une manière détournée de surmonter une disgrâce physique (« Isaac » est obèse, « Cédric » et « Iris » souffrent manifestement de problèmes dermatologiques). En définitive, ce « problème » semble un moyen d’absorber tous les autres soucis de la vie, une version morbide du divertissement pascalien : oubliant tout, persuadées de tenir la clef de leur bonheur, ces personnes sacrifient leur vie à devenir, toujours plus, autres qu’elles-mêmes.
Je ne suis pas en train de nier la réalité de ce que ressentent ces gens. Sans entrer dans les détails, je dirai qu’il n’est pas facile de se construire en tant que femme auprès d’une mère qui dit « Quel dommage que ce soit fixé d’avance ! Il faut vivre le plus longtemps possible en faisant comme si on avait le choix ». C’est une institutrice qui m’a appris que j’étais une fille et je suis longtemps restée persuadée que ce verdict n’avait rien de définitif. Mais un jour, on se dit que ce qui est formidable, c’est justement le fait qu’on n’ait pas le choix, donc que le problème est réglé et qu’on peut se consacrer à des choses plus importantes. Tellement plus importantes que le petit moi-même.
Ma chance aura sans doute été de ne jamais rencontrer, durant mon enfance et mon adolescence, personne qui me parle de « personnalité à genre fluide » ou de « transgenre » (« Isaac » a un déclic le jour où elle tombe sur ce mot en surfant sur le web), de n’avoir pas internet, de ne pas me monter la tête en regardant, comme le fait « Cédric », les vidéos des youtubeurs trans. Sinon, qui sait, peut-être que moi aussi, aujourd’hui, je serais quelque chose entre le cobaye de labo et la bête de foire, et vous me verriez choisir la taille de mon phallus comme « Laura » celle de ses seins, tout en déplorant au micro d’M6, que le monde se montre si peu compréhensif envers moi.
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samedi, novembre 18, 2017
Pêle-mêle : les fausses valeurs
Il ya des gens qui détestent l'humanité et deviennent célèbres :
Le Corbusier: Liar, Cheat, Thief, and Plagiarist
Un pays gouverné par les blancs puis par les noirs :
Zimbabwe : fin de route pour Robert Mugabe [1] ?
Un pays qui s'africanise à grande vitesse :
Prières de rue, code de la route. Courage, fuyons.
Et qui méprise la liberté :
Les syndromes totalitaires
L'optimisation fiscale est un devoir.
Le Corbusier: Liar, Cheat, Thief, and Plagiarist
Un pays gouverné par les blancs puis par les noirs :
Zimbabwe : fin de route pour Robert Mugabe [1] ?
Un pays qui s'africanise à grande vitesse :
Prières de rue, code de la route. Courage, fuyons.
Et qui méprise la liberté :
Les syndromes totalitaires
L'optimisation fiscale est un devoir.
mercredi, novembre 15, 2017
Un Américain à Paris (en 1940)
Le 10 juin 1940 (une journée d’agonie, d’après De Gaulle), le gouvernement français, présidé par Paul Reynaud, quitte Paris, devant l’avancée allemande.
A qui Paul Reynaud confie-t-il le soin de la capitale ? Au préfet de police ? Au président du conseil municipal ? Au gouverneur militaire ?
Non, à l’ambassadeur américain, M. William Bullitt ! On dit même (à vérifier) qu’il le nomme maire de Paris à titre provisoire.
Je comprends assez facilement les raisons qu’avait Paul Reynaud d’agir ainsi. Je regrette qu’il n’ait pas compris les raisons qui aurait du s'imposer à lui de ne pas agir ainsi.
Digression (à peine) : le consul américain auprès du gouvernement français est très choqué des interventions défaitistes permanentes d’Hélène de Portes, la compagne de Reynaud. Cela rappelle irrésistiblement la description que Patrick Buisson fait de l’influence de Carla Bruni sur son époux. L’uchronie Et si la France avait continué le guerre commence en avançant de quelques jours la mort accidentelle d’Hélène de Portes. Cependant, n'exagérons pas son influence : Reynaud n'avait besoin de personne (j'allais écrire « était assez grand », mais justement, il n'était pas grand) pour faire fausse route.
Vingt ans plus tard, Paul Reynaud s'opposera à De Gaulle sur l'élection présidentielle au suffrage universelle, sans comprendre ce que cette opposition, venant de lui, avait d'indécent, De Gaulle ne cachant pas qu'une de ses justifications était d'éviter la répétition des journées épouvantables de juin 40.
Maxime Weygand aussi était un petit homme dans tous les sens du terme. De Gaulle a bien fait de lui refuser les obsèques nationales, non par mesquinerie mais à cause du rôle très néfaste qu'il a joué pendant la seconde guerre mondiale.
Tout au long de ce désastre national de l'été 40, Reynaud fut l’homme des petits calculs, il ne sut à aucun moment s’élever à la hauteur des événements. La différence de taille avec De Gaulle est frappante, d’où la différence d’élévation ? Malédiction des petits ? Mystère de la nature.
A qui Paul Reynaud confie-t-il le soin de la capitale ? Au préfet de police ? Au président du conseil municipal ? Au gouverneur militaire ?
Non, à l’ambassadeur américain, M. William Bullitt ! On dit même (à vérifier) qu’il le nomme maire de Paris à titre provisoire.
Je comprends assez facilement les raisons qu’avait Paul Reynaud d’agir ainsi. Je regrette qu’il n’ait pas compris les raisons qui aurait du s'imposer à lui de ne pas agir ainsi.
Digression (à peine) : le consul américain auprès du gouvernement français est très choqué des interventions défaitistes permanentes d’Hélène de Portes, la compagne de Reynaud. Cela rappelle irrésistiblement la description que Patrick Buisson fait de l’influence de Carla Bruni sur son époux. L’uchronie Et si la France avait continué le guerre commence en avançant de quelques jours la mort accidentelle d’Hélène de Portes. Cependant, n'exagérons pas son influence : Reynaud n'avait besoin de personne (j'allais écrire « était assez grand », mais justement, il n'était pas grand) pour faire fausse route.
Vingt ans plus tard, Paul Reynaud s'opposera à De Gaulle sur l'élection présidentielle au suffrage universelle, sans comprendre ce que cette opposition, venant de lui, avait d'indécent, De Gaulle ne cachant pas qu'une de ses justifications était d'éviter la répétition des journées épouvantables de juin 40.
Maxime Weygand aussi était un petit homme dans tous les sens du terme. De Gaulle a bien fait de lui refuser les obsèques nationales, non par mesquinerie mais à cause du rôle très néfaste qu'il a joué pendant la seconde guerre mondiale.
Tout au long de ce désastre national de l'été 40, Reynaud fut l’homme des petits calculs, il ne sut à aucun moment s’élever à la hauteur des événements. La différence de taille avec De Gaulle est frappante, d’où la différence d’élévation ? Malédiction des petits ? Mystère de la nature.
lundi, novembre 13, 2017
Où il est encore question de libéralisme et de conservatisme …
Je suis de plus en plus convaincu (vous me direz que je fais de l’auto-persuasion !) que le bon cocktail politique pour la France est libéralisme à l’intérieur et protectionnisme à l’extérieur. C'est tout à fait possible si on n'est pas idéologue, si on ne fait pas du libéralisme un absolu.
Car, à l’intérieur, la France étouffe du mammouth étatique, à la fois, dispendieux, maternant et inefficace (tout Français a cette expérience quotidienne) et, vis-à-vis de l’extérieur, de se sentir ouverte à tout vent. Or, ce programme politique, personne, absolument personne, ne le propose. On sait pourquoi : il bouscule trop d’habitudes de pensée et d’action de nos politiciens, il bouscule à la fois « l’Europe, l’Europe, l’Europe » des uns et « l’Etat, l’Etat, l’Etat » des autres et il y y a des fous (Juppé, Macron, etc.) qui font les deux.
De même que je n’ai aucun doute qu’immigrationnisme et étatisme sont liés (ils se justifient l’un l’autre), je suis persuadé que mondialisme et étatisme sont liés. Le mondialisme ravage les pays occidentaux au profit de l’hyper-classe mondiale et les Etats appauvris font la voiture-balai et envahissent nos vies pour éviter que les éclopés ne se révoltent.
Les Français ont besoin d’être rassurés ? Certes, mais ce n’est pas en faisant ce qu’on fait depuis quarante ans (qui est justement ce qui les a mis dans cet état d’inquiétude), l’extension indéfinie de l’Etat, toujours plus de ce qui ne marche pas, qu’on les rassurera. C’est en faisant exactement le contraire de ce qu’on fait depuis quarante ans : en fermant les frontières, en mettant les délinquants en prison et les libérant de cet Etat-mamma qui les étouffe.
La droite est-elle encore capable de penser l’État ?
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Hormis le « conservatisme », Laurent Wauquiez n’a guère de désaccord de fond avec Alain Juppé. Autrement dit, les deux compères devraient se retrouver sur la question de l’État et de son rôle dans la société française. La droite sociale appelle ouvertement à la force de l’État, contre-balancée, paraît-il, par la justice sociale.
Tout le monde sait avec quoi riment ces mots : pression fiscale, services publics en goguette et usines à gaz incessantes pour étatiser ce que le marché peut faire.
[…]
Le libéralisme orphelin de la droite
Ce qu’on appelle la recomposition macronienne s’apparente donc ici, surtout, à une reprise en main du discours politique par une idéologie étatiste. On se souvient du choc prôné par Fillon, avec de fortes baisses de dépenses publiques.
Décidément, ce spectre s’éloigne, et on voit mal qui, à droite, pourrait le faire revenir.
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Car, à l’intérieur, la France étouffe du mammouth étatique, à la fois, dispendieux, maternant et inefficace (tout Français a cette expérience quotidienne) et, vis-à-vis de l’extérieur, de se sentir ouverte à tout vent. Or, ce programme politique, personne, absolument personne, ne le propose. On sait pourquoi : il bouscule trop d’habitudes de pensée et d’action de nos politiciens, il bouscule à la fois « l’Europe, l’Europe, l’Europe » des uns et « l’Etat, l’Etat, l’Etat » des autres et il y y a des fous (Juppé, Macron, etc.) qui font les deux.
De même que je n’ai aucun doute qu’immigrationnisme et étatisme sont liés (ils se justifient l’un l’autre), je suis persuadé que mondialisme et étatisme sont liés. Le mondialisme ravage les pays occidentaux au profit de l’hyper-classe mondiale et les Etats appauvris font la voiture-balai et envahissent nos vies pour éviter que les éclopés ne se révoltent.
Les Français ont besoin d’être rassurés ? Certes, mais ce n’est pas en faisant ce qu’on fait depuis quarante ans (qui est justement ce qui les a mis dans cet état d’inquiétude), l’extension indéfinie de l’Etat, toujours plus de ce qui ne marche pas, qu’on les rassurera. C’est en faisant exactement le contraire de ce qu’on fait depuis quarante ans : en fermant les frontières, en mettant les délinquants en prison et les libérant de cet Etat-mamma qui les étouffe.
La droite est-elle encore capable de penser l’État ?
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Hormis le « conservatisme », Laurent Wauquiez n’a guère de désaccord de fond avec Alain Juppé. Autrement dit, les deux compères devraient se retrouver sur la question de l’État et de son rôle dans la société française. La droite sociale appelle ouvertement à la force de l’État, contre-balancée, paraît-il, par la justice sociale.
Tout le monde sait avec quoi riment ces mots : pression fiscale, services publics en goguette et usines à gaz incessantes pour étatiser ce que le marché peut faire.
[…]
Le libéralisme orphelin de la droite
Ce qu’on appelle la recomposition macronienne s’apparente donc ici, surtout, à une reprise en main du discours politique par une idéologie étatiste. On se souvient du choc prôné par Fillon, avec de fortes baisses de dépenses publiques.
Décidément, ce spectre s’éloigne, et on voit mal qui, à droite, pourrait le faire revenir.
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dimanche, novembre 12, 2017
Pourquoi l'UERSS lâche la Catalogne
L'UERSS a longtemps encouragé les régionalismes pour détruire les Etats-nations européens. Elle continue un peu, mais beaucoup moins qu'avant, pourquoi ? Pourquoi a-t-elle lâché la Catalogne en rase-campagne ?
Pour une raison très simple : jusqu'à il y a peu, la fracture était entre les Etats-nations qui défendaient (très mollement) leur souveraineté et l'UERSS qui l'attaquait. Dans ce combat, les régions étaient une arme de l'UERSS contre les Etats-nations.
Aujourd'hui, les Etats se sont séparés des nations et des peuples et se sont mis du coté de l'UERSS. C'est flagrant avec Macron et Rajoy. Dans cette nouvelle configuration, la fracture passe entre les Etats et l'UERSS d'une part, les peuples et les nations d'autre part. Les régionalismes, qui présentent, du point de vue tyrannique de l'UERSS, le risque d'une démocratie de proximité, sont devenus beaucoup moins intéressants pour elle.
Pour ma part, je persiste à penser que le bon niveau de résistance à l'UERSS est celui des vieilles nations européennes.
L'UERSS pourra toujours compter sur la bourgeoisie française, jamais en retard d'une trahison dès que l'essentiel, c'est-à-dire son patrimoine, est menacé, comme en 1871 quand la Commune voulait défendre Paris au risque de le voir détruit avec tout le joli immobilier qu'il y avait dedans ou en 1940, quand Edouard Herriot les larmes aux yeux suppliait le GQG de déclarer sa bonne ville de Lyon ville ouverte.
Les 76 % de Macron à Versailles, fief de la Manif Pour Tous, suffisent à montrer où sont les vraies priorités de la bourgeoisie française, quand il faut choisir entre le portefeuille et les idées, entre ses intérêts et le pays.
La majorité des grands hommes français récents sont issus de la bourgeoisie mais en opposition plus ou moins forte avec leur classe d'origine.
Quel rapport avec l'indépendance catalane ?
Le marché de l'immobilier étant ce qu'il est, la logique sociale conduit de plus en plus à une séparation territoriale : la bourgeoisie et sa domesticité, à la ville et dans la périphérie proche ; le peuple, à la campagne et dans la périphérie lointaine.
Malheureusement ou heureusement (je ne sais pas), ce découpage est imparfait : il n'y a pas de campagnes sans villes, ni de villes sans bouts de périphérie lointaine. Mais il arrive que la ségrégation soit assez avancée pour que la tentation de découper suivant les pointillés existe. C'est le cas de la Catalogne.
Mais je crois la bourgeoisie française taraudée par une crainte inconsciente. Elle fait un complexe de supériorité : la France est un pays trop petit pour une élite si merveilleuse, d'où son investissement idéologique dans les « machins » supra-nationaux. En même temps (comme dirait l'autre), elle fait un complexe d'infériorité de ne pas être anglo-saxonne, de rester périphérique par rapport aux vrais maître du monde.
Tout cela pour dire quoi ? Que la bourgeoisie française se jettera toujours plus violemment dans les bras de l'UERSS, pour donner des gages de grandeur internationale.
Un motif d'espoir ? Si la ville l'a souvent emporté sur la campagne, il est arrivé en 1871 que la campagne l'emporte sur la ville. Certes, la campagne avait à ce moment là la bourgeoisie de son coté. Mais tout de même, la campagne peut l'emporter sur la ville, car les bourgeois des villes ne sont pas si sûrs d'être à l'aise dans la mondialisation. Ce n'est pas impossible. C'est très difficile, mais pas impossible.
Pour une raison très simple : jusqu'à il y a peu, la fracture était entre les Etats-nations qui défendaient (très mollement) leur souveraineté et l'UERSS qui l'attaquait. Dans ce combat, les régions étaient une arme de l'UERSS contre les Etats-nations.
Aujourd'hui, les Etats se sont séparés des nations et des peuples et se sont mis du coté de l'UERSS. C'est flagrant avec Macron et Rajoy. Dans cette nouvelle configuration, la fracture passe entre les Etats et l'UERSS d'une part, les peuples et les nations d'autre part. Les régionalismes, qui présentent, du point de vue tyrannique de l'UERSS, le risque d'une démocratie de proximité, sont devenus beaucoup moins intéressants pour elle.
Pour ma part, je persiste à penser que le bon niveau de résistance à l'UERSS est celui des vieilles nations européennes.
L'UERSS pourra toujours compter sur la bourgeoisie française, jamais en retard d'une trahison dès que l'essentiel, c'est-à-dire son patrimoine, est menacé, comme en 1871 quand la Commune voulait défendre Paris au risque de le voir détruit avec tout le joli immobilier qu'il y avait dedans ou en 1940, quand Edouard Herriot les larmes aux yeux suppliait le GQG de déclarer sa bonne ville de Lyon ville ouverte.
Les 76 % de Macron à Versailles, fief de la Manif Pour Tous, suffisent à montrer où sont les vraies priorités de la bourgeoisie française, quand il faut choisir entre le portefeuille et les idées, entre ses intérêts et le pays.
La majorité des grands hommes français récents sont issus de la bourgeoisie mais en opposition plus ou moins forte avec leur classe d'origine.
Quel rapport avec l'indépendance catalane ?
Le marché de l'immobilier étant ce qu'il est, la logique sociale conduit de plus en plus à une séparation territoriale : la bourgeoisie et sa domesticité, à la ville et dans la périphérie proche ; le peuple, à la campagne et dans la périphérie lointaine.
Malheureusement ou heureusement (je ne sais pas), ce découpage est imparfait : il n'y a pas de campagnes sans villes, ni de villes sans bouts de périphérie lointaine. Mais il arrive que la ségrégation soit assez avancée pour que la tentation de découper suivant les pointillés existe. C'est le cas de la Catalogne.
Mais je crois la bourgeoisie française taraudée par une crainte inconsciente. Elle fait un complexe de supériorité : la France est un pays trop petit pour une élite si merveilleuse, d'où son investissement idéologique dans les « machins » supra-nationaux. En même temps (comme dirait l'autre), elle fait un complexe d'infériorité de ne pas être anglo-saxonne, de rester périphérique par rapport aux vrais maître du monde.
Tout cela pour dire quoi ? Que la bourgeoisie française se jettera toujours plus violemment dans les bras de l'UERSS, pour donner des gages de grandeur internationale.
Un motif d'espoir ? Si la ville l'a souvent emporté sur la campagne, il est arrivé en 1871 que la campagne l'emporte sur la ville. Certes, la campagne avait à ce moment là la bourgeoisie de son coté. Mais tout de même, la campagne peut l'emporter sur la ville, car les bourgeois des villes ne sont pas si sûrs d'être à l'aise dans la mondialisation. Ce n'est pas impossible. C'est très difficile, mais pas impossible.
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