lundi, septembre 11, 2017

Terreur et émeutes racistes à Saint-Martin

On nous cache tout, on ne nous dit rien. Pillages, chasse au blanc … C’est bien la submersion migratoire, la diversitude, tout ça, tout ça. Epatant.

Les medias officiels sont d'une pudeur de rosières.

Faites circuler l'information, j'en ai ma claque de ces médias complices de l'incurie.

Violences anti-blancs et pillages, terreur à Saint-Martin

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Une habitante de l’île parle ainsi de « Noirs » criant « Dehors les Blancs » : « Mes amis vivant à la Baie-Nettlé appellent au secours sur Facebook. Il y a des coups de feu dans les parkings de leur résidence et dans les maisons et les noirs crient ‘Dehors les blancs !’ »
Une autre confirme : « Il y a des pillages les jeunes sont masqués et armés. Ils passent par les rez-de-chaussé et montent dans les étages, défoncent les portes et disent ‘Dehors les blancs’. »
Des scènes qui ne sont pas sans rappeler celles ayant eu lieu à Mayotte lors des émeutes d’avril 2016. A l’époque, un Breton présent sur l’île avait dénoncé l’horreur au Télégramme : « L’autre jour, une chasse aux « n’zungus » (ndlr, les blancs) a été lancée par des jeunes. On n’ose plus sortir pour aller au travail. »
Décidément, le vivre-ensemble ne semble pas résister aux situations de crise… Et c’est bien Nicolas, interrogé par Le Figaro, qui pourrait bien avoir le dernier mot : « On craint pour la sécurité de nos enfants, et on va finir par former une sorte de milice pour garder la sécurité. »
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Quand les Japonais subissent un tsunami, il n'y a pas de pillage. Comment dire ? Les Antillais ne sont pas tout à fait des Japonais.

Au moins, les Texans ont trouvé la solution :



















You loot, we shoot : vous pillez, nous tirons.

En France, nous n'en sommes même pas là. Si l'Etat ne défend pas les honnêtes gens, il sait, par contre, très bien les empêcher de se défendre en les désarmant.

St Martin : la faillite totale de l’État français


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Tristesse des politiciens modernes qui s’emploient, avec application (et une certaine constance dans l’erreur), à planifier nos vies et nos impôts pour les 50 ans à venir pour tenir compte d’un ciel qui nous tombera, un jour, peut-être, sur la tête, alors que planifier à 5 jours semble absolument hors de portée des abrutis qui nous gouvernent et que répondre à l’urgence évidente semble au mieux délicat, au pire impossible.

Pourtant, dès le 31 août, soit une semaine avant l’arrivée de l’ouragan au-dessus St Martin, les informations sur son trajet et sa puissance sont déjà connues. Une semaine pour préparer les populations, envoyer militaires et moyens de secours, cela compte. Pas pour ceux qui, depuis la métropole, se sont employés à occuper les médias avec absolument tout le reste, mais pas ça.

Le contraste avec les Îles Vierges, américaines, exactement dans la même situation et après le passage du même ouragan, est particulièrement frappant : non seulement, des moyens (militaires, ici) sont mis à disposition avant et après le phénomène, mais le sens de l’entraide et de la solidarité entre les habitants s’exprime d’autant mieux que les structures sociales sont encore en place.

En revanche, la France de St Martin semble s’être purement et simplement évaporée.

Quelques heures après le passage d’Irma, la presse prend le parti (douteux) de jouer en prudence et en finesse : pour elle, « on craint le pire » (parce que ce n’est pas ce qui se passe vraiment, voyez-vous ; pour le moment, c’est une impression de pillage et un sentiment d’insécurité, tout au plus).

Rapidement, cependant, les témoignages affluent et sont pour le moins glaçants : l’état régalien n’existe plus. Les précieux conseils de la police, débordée, se résument à un « démerdez-vous » tout à fait rassurant :

« Défendez-vous comme vous pouvez. Pendant une semaine vous êtes tout seuls, j’espère que vous avez des armes, tirez-leur dessus. On n’a pas le droit de sortir alors si vous avez des cocktails Molotov, lancez-les, lancez-les sur eux. »

L’ambiguïté sur ce qui pourrait bien se passer n’est pas de mise : ceux qui sont sur place ont cette fâcheuse tendance à communiquer avec l’extérieur et leurs discours ne cadrent guère avec ceux des autorités qui prétendent, mollement, que tout est sous contrôle, ou presque.

Pire, il y a comme un différentiel palpable entre le côté français de l’île de St-Martin et le côté néerlandais :

« Dutch side il y a des militaires, maréchaussée, police à chaque coin de rue ! Ils mettent un couvre feu à 17h pour nettoyer les rues des pilleurs. Ici côté français, les pilleurs remplissent des bus entiers de tout ce qu’ils trouvent. »

Ce différentiel, que beaucoup ont clairement constaté, ne semble pas devoir être analysé par la presse qui, au moins au début de la prise de conscience de l’étendu des dégâts, se contente de broder sur la préfète, toute choquée par la puissance de l’ouragan (ah tiens oui, force 5, ça picote un peu, en effet). Manifestement, on a grand besoin de l’armée. Qu’envoie l’État ? « D’autres cadres de l’administration »

Ah bah youpi alors !
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Nos amis survivalistes marquent de gros points :


« Le cas Saint-Martin. Si tout s’effondre, vous serez seul. Désespérément seul ! » L’édito de Charles SANNAT


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Que pouvons nous attendre de l’État ?

Plus rien mes amis. Le problème c’est que nous avons délégué à l’État des pans entiers de notre vie. La sécurité, qui est le besoin fondamental comme j’ai eu l’occasion de le dire dans un autre édito, est le premier sujet que nous avons délégué à l’État. L’État assure notre sécurité et la justice. Nous acceptons de ne pas être armés et de nous en remettre à l’action des “gens en armes”, qui devinrent nos gendarmes. Mais quand ils ne sont plus à leurs postes ou que leur action n’est plus utile, ou rendue possible et ce, quelles que soient les circonstances (y compris lorsque certains passent du côté des pillards), le citoyen, désarmé, est à la merci des plus violents et devient la proie chassée par les vilains bandits. Ce qui se passe à Saint-Martin est très grave, dans la mesure où c’est la rupture unilatérale par l’État du “contrat social”. Ce contrat matérialise ce qui fait que le citoyen a besoin de l’État, ce pour quoi il est prêt à payer des impôts, d’où son “consentement” aux règles aussi bien légales que fiscales.

Si vous n’avez rien à attendre de l’État, alors l’État ne doit rien avoir à vous prendre. À service inexistant, impôt réduit à presque néant.

Pourtant, en France, c’est l’inverse (sauf à Saint-Martin où personne ou presque ne paye d’impôt, ceci expliquant aussi un peu cela, car il faut “punir” Saint-Martin), et c’est à chaque fois la même chose.

[…]

Mis à part les cas “particuliers”, partout on voit bien le retrait massif de l’État en situation de quasi faillite.

Les soins deviennent de plus en plus chers, l’éducation est devenue dans les faits privée – sauf si vous habitez place des Invalides dans Paris 7e –, les emplois aidés sont supprimés, les APL baissent de 5 euros, ou encore les services communaux se dégradent, et partout, les poubelles sont vidées moins souvent, les déchetteries ouvertes moins de jours chaque semaine et la liste est infinie.

Vous assistez, mes amis, non pas à l’effondrement brutal de votre pays, mais à sa déliquescence.

Ce que nous avons été capables de faire en 1999 quand il y a eu cette grande tempête, je peux vous assurer que nous serions incapables de le refaire car l’armée, EDF, les services publics comme les autoroutes ont tous dégraissé (drôle de régime) leurs effectifs de manière massive. Si cet hiver une tempête devait dévaster notre pays, je vous assure qu’il n’y aurait sans doute plus grand monde pour vous rallumer les lumières. La conséquence est simple

Si l’État ne peut pas venir vous aider, alors que pouvez-vous faire pour vous aider ? Que pouvez-vous faire pour vous préparer ? Pour anticiper ce qui pourrait arriver ? Vous préparer et anticiper pour vous-même et pour vos proches ?

Ne me parlez pas d’argent ! Vous avez vu les dévastations à Saint-Martin, île riche, et sur celle encore plus riche de Saint-Barthélemy ! Et à Cuba ? Chez Fidel, dans ce pays d’arriérés (c’est ironique à notre égard évidemment puisque nous donnons des leçons à tout le monde y compris à Trump), avez-vous vu un chaos semblable ? Avez-vous entendu parler de morts à Cuba ? … Normal, les Cubains sont les meilleurs en prévention des ouragans. Comme ils n’ont pas d’argent, ils préfèrent prévenir que guérir, ce qui est d’une grande intelligence bien entendu et du bon gros vieux bon sens (le BGVBS de mon papi).

La réalité c’est que sur certains sujets, Castro c’est mieux que Macron… Surprenant vu comme ça non ? (Pas sur tout, évidemment, sinon on va encore me traiter de rouge crypto-marxiste.)

Tout cela pour vous dire que si je fais le parallèle entre la tempête de 1999 qui nous avait frappés et notre incurie de 2017, c’est parce que le dernier gros cyclone qui avait ravagé Saint-Martin a eu lieu justement… en 1999 : je le sais, j’y étais ! Et cette année, j’eu l’ineffable idée de revenir passer les fêtes de Noël en Métropole en famille… ce qui me valut de contempler ma belle Twingo écrasée sous une cheminée d’immeuble au petit matin !

N’oubliez pas, quand les lumières s’éteindront, vous serez seul, et si l’État vient à votre secours, ce sera trop peu, trop tard. Cette nouvelle règle, taboue pourtant, vous devez l’intégrer. Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !
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samedi, septembre 09, 2017

Liberté chérie (vive l'Angleterre)

Dalrymple raconte que deux chauffeurs de taxi africains qui, pour lui, « sont les canaris dans la mine de nos sociétés » retournaient dans leurs pays natals, parce qu'ils y étaient plus libres qu'en France (moins de libertés politiques, mais plus de toutes les autres).

J'ai déjà entendu la même réflexion de gens vivant en Chine.

Rule reversal

Pour compléter, plus précisément :

Anne-Marie Le Pourhiet : « Nous vivons dans une société bâillonnée où s’exerce la tyrannie des minorités »

C'est terrifiant. Mais, hélas, il suffit de regarder notre vie quotidienne pour savoir que c'est vrai.

Et puis, il y a ça : TVR fait enfin son retour avec la Griffith.

Les Anglo-Saxons sont les derniers à avoir un petit grain de folie, libre :



J'aime beaucoup cette phrase, très anglaise : « Freedom is freedom, and not another thing ».

La liberté, c'est la liberté, et pas quelque chose d'autre. Pas la richesse, pas les aides sociales, pas la licence, pas le festivisme, pas le « débat » encadré et surveillé, pas l'écologie ...

Les mensonges du Système : Mélenchon et Mme Irma

Mélenchon, meilleure opposition à Macron ? Laissez moi rire !

Opération Mélenchon , ou comment le Système fabrique une opposition factice à Macron

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Car ces prétendus anticapitalistes combattent avant tout ceux qui… refusent la loi de l’argent, les patriotes et les identitaires. Comme durant la campagne présidentielle les candidats d’extrême gauche ont surtout attaqué Marine Le Pen et François Fillon, mais quasiment jamais Emmanuel Macron.

Comme ces prétendus « altermondialistes » ne militent pas contre le mondialisme : ils veulent seulement un mondialisme qui aille dans leur sens. Comme ces prétendus « antifascistes » font des risettes aux islamistes. Comme ces prétendus militants de « la cause animale » ne trouvent jamais rien à dire contre l’abattage hallal. Comme ces « féministes » estiment que le voile islamique libère les femmes. Comme les No Border, en favorisant par tous les moyens l’immigration en Europe, concourent activement à la constitution de l’armée de réserve du capital.

La superclasse mondiale s’accommode très bien, aujourd’hui comme hier, de l’extrême gauche, même si elle pense que le néo-libéralisme réussira là où la Révolution communiste a échoué. Car tout ce qui peut ébranler les nations européennes contribue à renforcer son pouvoir transnational.

La France insoumise et la France en Marche ne s’opposent pas : elles avancent au contraire main dans la main.
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Irma, un super-ouragan historique dans les Antilles

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« Rien ne permet aujourd'hui de dire que la fréquence des cyclones, dans cette région ou dans le monde, a augmenté ou va augmenter », rappelle Fabrice Chauvin, spécialiste de ces événements extrêmes au Centre national de recherches météorologiques (pour rappel, il n'y a pas de différence entre cyclones, typhons et ouragans autre que leur origine géographique). « Les modèles climatiques ne sont pas encore assez bien résolus pour arriver à répondre de façon catégorique, et nous n'observons pas de tendance claire en ce sens. »

Certains travaux prévoient même une très légère baisse de leur fréquence, à la limite des incertitudes de calcul. «L e réchauffement climatique a plutôt tendance à homogénéiser le climat tropical, ce qui n'est pas favorable à la formation des ouragans », analyse Franck Roux, directeur du laboratoire d'aérologie à l'Observatoire Midi-Pyrénées de Toulouse.
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Mais le Figaro a été tellement surpris par sa propre audace que, le lendemain, il publie les conneries suivantes :

« Chaque degré supplémentaire dans les océans donne plus d'énergie aux cyclones »

Les réactions des commentateurs sous l'entretien de Jouzel font chaud au coeur. L'ogre réchauffiste fait encore peur à quelques uns, mais il a beaucoup perdu de sa capacité d'intimidation.

Et puis, le Figaro m'a permis de bien rigoler :




J'en conclus qu'il y a en France 31 968 climatologues hyper-pointus. Avouez qu'il aurait été dommage de rater une info pareille !

Simone Weil : le déracinement contagieux

La lecture de Simone Weil me laisse un sentiment d'étrangeté : beaucoup d'affirmations péremptoires mais profondes. J'aurais envie d'avoir plus de justifications, de débat ...

Toujours est-il que ses fulgurances sont intéressantes. Elle identifie l'enracinement comme un besoin fondamental de l'homme, besoin détruit par la vie moderne.

Mais elle va plus loin : il y a des maladies sociales contagieuses, comme le communisme et la désinformation, qui continuent à se propager bien après que leur source soit morte.

Le déracinement est l'une de ces maladies sociales contagieuses.

Les déracinés veulent déraciner ceux qui ne le sont pas encore, par jalousie de ne plus avoir ce qu'ils ont perdu, pour ne plus sentir, par comparaison, ce manque douloureux, ou, tout simplement, par incompréhension de la valeur d'une chose qu'ils ignorent.

Or, Christian Combaz (je parie qu'il a lu Weil) identifie les soixante-huitards, giscardiens ou maoïstes, qui ont détruit la France, comme des déracinés : métèques, enfants du divorce, bourgeois (jamais très enracinés) de province montés trop vite à Paris (dont François Hollande) etc. Pensez à Coluche par exemple ...

Pour Combaz, contrairement à Zemmour dans Suicide français, la responsabilité n'englobe pas tous les Français, les coupables sont bien identifiés, ils ont des visages et des noms.

Extraits de Portrait de Marianne avec un poignard dans le dos

Quelles que soient les responsabilités, le résultat est terrifiant :

Extrait d'un article du Figaro :

L'anecdote rapportée par Hervé Juvin dans son remarquable essai, La Grande séparation, pour une écologie des civilisations (Gallimard) résume, à elle seule, ce malaise identitaire. « Une jeune fille de 12 ans, interpellée par la conversions de ses camarades d'école qui choisissent le voile, demande à sa mère, « Et nous, nous sommes quoi ? ». La mère, cadre supérieure d'une entreprise bancaire répond spontanément: « Nous, nous ne sommes rien … ».

vendredi, septembre 08, 2017

Les ennemis de la France se nourrissent de sa veulerie


Les ennemis de la France se nourrissent de sa tolérance


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Voici, entre autres, ce qu’écrit Gabriel Martinez-Gros : « Le désarmement idéologique des États renforce partout la dissidence armée ». Nous sommes face à « des formes de refus et de violence d’autant plus radicales qu’elles sont plus efficaces face à des populations majoritaires de plus en plus désarmées matériellement et psychologiquement », en raison de « la domination sans partage du discours non violent. Il n’est pas de recours à la force, si légitime qu’en semble la cause, qui ne suscite réticence. Il n’est pas de guerre qu’on ne déclare absurde, ou dont on accepte d’examiner les raisons. » Or, « le djihadisme rompt avec la morale des masses, et se revendique en élite de guerriers. »

Excuser les coupables…

Sans la rejeter a priori, il disqualifie après examen la thèse de « l’islamisation de la radicalité. » « La première préoccupation de ceux qui la soutiennent est en effet de disculper l’Islam, et surtout la religion musulmane, de toute implication dans la violence du djihadisme – ou plutôt du terrorisme, selon les mots que la réserve médiatique et politique impose le plus souvent. Ces événements, disent-ils, pourraient survenir n’importe où. C’est évidemment faux. […] Ce choix de l’Islam, effectué par des millions de militants dans le monde, n’est ni fortuit, ni superficiel. Tout étudiant en sciences humaines sait – ou devrait savoir – qu’il est impossible d’analyser un phénomène – ethnologique, sociologique, historique – hors des mots dans lesquels il se donne. Imagine-t-on d’analyser le nazisme comme on prétend aujourd’hui analyser le djihadisme, en détachant sa « base sociale » de son « propos idéologique » ? On en conclurait que les nazis furent des ouvriers malchanceux, des petits commerçants ruinés par la crise, des intellectuels au chômage, des ratés du système capitaliste… La guerre mondiale, la hiérarchie des races, l’extermination des juifs ? Simple habillage infantile d’une violence de déshérités… »
Et il dénonce l’aveuglement de « la gauche en particulier, qui ne veut voir que problèmes sociaux là où éclate l’évidence d’un choix politique. Le paradoxe veut que ce même consensus, et cette même gauche, s’alarment d’une extrême droite populiste, dont le programme ne comporte pourtant aucune des condamnations radicales des fondements de l’Occident – en particulier la souveraineté du peuple, l’abolition de l’esclavage et de la polygamie, ou l’égalité des sexes – que les djihadistes proclament très ouvertement. »
Hélas, les Etats « ne permettent en revanche à personne d’imaginer que les " barbares " de leurs banlieues sont autre chose que des civilisés potentiels, malheureux d’être privés des bénéfices de la civilisation. Un délinquant, surtout s’il est jeune, a dû manquer d’affection, d’école, de soin, de théâtre, d’art, de salle de sport…, de mille autres choses sans doute à condition qu’on les fasse précéder du verbe « manquer ».
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Hommage à Emmanuel Macron

Emmanuel Macron est une imposture politique. Bien loin d’être un renouveau, il est l’apothéose de tous les « isme » qui ravagent la France depuis cinquante ans (européisme, immigrationnisme, socialisme, capitalisme de connivence, technocratisme, économisme, multiculturalisme, réformisme, mondialisme, progressisme, etc.).

Il est ce qu’il est mais il l’est remarquablement bien.

Son récent coup de griffe aux journalistes et aux intellectuels alors qu’il doit sa victoire à la médiasphère est un coup de maitre. Il brouille les pistes, donne des gages à la droite pour la désarmer et ériger Mélenchon en seul opposant. Il fait passer des réformettes pour des révolutions. Il donne l’impression d’avoir une vision (pire, il en a peut-être réellement une). Il donne aussi l’impression d’avoir lu des livres et même d’en avoir retenu quelque chose. Globalement, on le sentiment d’avoir affaire à une personnalité, pas à une outre vide comme tous les autres.

L’explication en est simple : il a développé une vraie pensée, par essence personnelle (sa justesse est une autre histoire), contrairement aux autres qui se contentent de répéter en boucle les âneries à la mode dans leur camp (grandiose, les mecs de droite qui rêvent depuis des années de sabrer le code du travail et qui gueulent comme des putois quand c’est fait par Macron).

Et puis, il a eu l'audace et l'intelligence de revenir aux fondements de la Vème république : un homme, le peuple, en court-circuitant les primaires auxquelles se sont soumis les imbéciles et les conformistes. Il est vrai qu'il est plus facile de se montrer audacieux quand on a l'assurance d'être le candidat de l'hyper-classe mondialisée, mais tout de même : il a eu les audaces que la droite apeurée n'a pas su avoir.

Toutes ces qualités font d'Emmanuel Macron un grand danger pour la France.

Elles sont bien superficielles, me direz-vous. Il nous faudrait une pensée juste et un vrai amour de la patrie.

Mais, en face, c’est un tel désert intellectuel et humain qu’on se contenterait avec joie de voir les couleurs de la vraie droite portée par un homme qui aurait la moitié du quart des qualités de Macron.


Éric Zemmour : « Macron ou le moment orléaniste »

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On sait depuis Sarkozy au moins que l'hyperprésident français est devenu en vérité un hypoprésident. C'est d'ailleurs une des causes majeures du désenchantement démocratique en France: le peuple croit encore élire un roi et il découvre très vite qu'il n'a sous la main qu'un roitelet. Macron en fera l'expérience amère comme Sarkozy. Il y a incompatibilité entre l'esprit de la Ve République gaullienne et la réalité de ce qu'est devenue la souveraineté nationale, dépecée par l'action conjointe depuis trente ans de la décentralisation, de l'européisation et de la judiciarisation. C'est ce qui permet d'ailleurs à Taguieff de toucher Macron au coeur en citant Sophocle: «Je n'ai que mépris pour le mortel qui se réchauffe avec des espérances creuses.» Espérances creuses car Macron est l'homme du pragmatisme dévoyé en simple respect de ce qui marche et est rentable ; l'homme de l'adaptabilité au monde tel qu'il est, soumis aux oligarchies financières.
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Eric Zemmour : Ainsi va la vie (et le monde) à droite ...

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Wauquiez est sans doute persuadé d'être habile. Mais il sera lui aussi victime de la « maladresse des demi-habiles » qu'évoque Pascal. Il arrive trop tard dans un monde trop vieux. Il ne pourra pas, comme ses prédécesseurs, se rattraper par un discours économique libéral et antisocialiste Emmanuel Macron faisant en économie la politique de la droite. Il ne pourra attirer l'électorat populaire qui vote massivement FN qu'en reprenant le programme de ce parti sur l'immigration. C'est exactement ce que lui interdiront ses alliés modérés et centristes. Ils le sommeront de ne jamais faire de concessions aux idées du FN. Wauquiez devra se soumettre d'autant plus qu'il est soupçonné des pires arrière-pensées. C'est ce qui s'appelle perdre sur tous les tableaux.
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mardi, septembre 05, 2017

Dextrothon : soyez généreux, faites un don

La droite brule-t-elle ?

Frédéric Saint Clair : les défis d'une droite morcelée

Tant que la droite restera sans idées, elle ne prendra jamais d’initiatives surprenantes et la surprise est le meilleur moyen de gagner, les militaires le savent. Tant qu’on reste sur le terrain choisi par l’ennemi, on n’a guère de chances de gagner. Il ne s’agit pas de surprendre pour surprendre, mais, dans le combat intellectuel, accepter les présupposés de l’adversaire, c’est déjà avoir perdu plus qu’aux trois-quarts. Aujourd’hui, la droite accepte, que dis-je, se couche et avale la ligne, l’hameçon et le flotteur du matérialisme gauchiste. Tout est économie et il faut passer des semaines à couper les cheveux en 122 000 sur le taux idéal de CSG. Elle est foutue d’avance.

La vie intellectuelle de la droite donne une assez bonne approximation du vide intersidéral et fait passer Nabilla pour une descendante d’Einstein. Et ce n’est pas un arriviste sans colonne vertébrale et sans scrupules comme Wauquiez qui va y changer quelque chose.

Je lance donc un concours de don d’idées, un « dextrothon » : donnez des idées à la droite.

Je commence (cette idée n’est pas de moi, mais je l’aime bien) : mettre l’accent sur notre patrimoine maritime (pour les abrutis, je précise qu’il ne s’agit pas d’ouvrir un musée, mais d’avoir une politique internationale grandiose tirant profit de notre présence dans toutes les mers).


Une critique politique du pape François Zéro, le grand remplaçant

Pape François, le grand remplaçant

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Les propositions du pape sont non seulement irresponsables mais, j’ose le dire, coupables. Elles sont le ferment d’une guerre civile latente qui ne manquerait pas d’éclater si nos gouvernants suivaient le pape à la lettre.

Il est désolant de voir que le pape couvre de son autorité bimillénaire et de l’audience que tous ses nonces ont auprès des gouvernants une dérive idéologique. Son discours sera repris par tous ceux qui veulent nous soumettre à un nouvel ordre social multiculturel, tolérant avec les intolérants, fasciné par le fanatisme religieux. J’en suis personnellement définitivement inconsolable.

Ni soumis, ni morts.
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 Toute l’analyse est dévastatrice, car, hélas, elle est juste. Quant à savoir si la théologie du pape est bonne, arrêtons là la plaisanterie : une théologie qui résulte en des conséquences si néfastes ne peut être que très mauvaise.

Addendum

Un message pontifical choquant Guillaume de Thieulloy

POSTÉ LE 05 SEPTEMBRE , 2017, 3:43

Comme beaucoup de lecteurs le savent, je suis un catholique pratiquant et je n’aime donc guère l’idée de critiquer un message pontifical.

Malheureusement, des raisons mo­rales graves m’obligent à m’opposer au message du Pape pour la 104e journée des migrants, publié le 15 août dernier.

Je note d’abord que cette publication (fort peu urgente, puisque ladite journée sera la 14 janvier prochain) a eu lieu dans le contexte de la vague d’attentats qui a frappé l’Espagne et l’Europe.

Beaucoup de lecteurs en ont déduit – à tort ou à raison, mais personne, à Rome, n’a fait le moindre effort pour nous convaincre que c’était à tort – que ce message était une réponse à ces attentats.

Or, le Pape déclare dans ce message : « Le principe de la centralité de la personne humaine, fermement affirmé par mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI, nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale. »

La référence à Benoît XVI (Caritas in Veritate n° 47) ne dit pas ce que le Pape François y lit. Et c’est logique, car ce principe est tout bonnement monstrueux.

Évidemment, il est souhaitable que l’Église défende la dignité de la personne humaine. Mais prétendre que cette dignité « nous oblige à toujours faire passer la sécurité de la personne avant la sécurité nationale » est absurde. Si c’était vrai, il faudrait donc sacrifier des millions de personnes à une seule, puisque la sécurité nationale est fondamentalement la sécurité de toutes les personnes constituant une nation.

Ce principe est également gravissime, en ce qu’il détruit toute notion de bien commun.

Il est fondamental que l’Église puisse s’exprimer dans le débat public. C’est ainsi que la liberté et la conscience sont nées en Europe, dans la stimulante confrontation entre spirituel et temporel. Mais cette confrontation exige que les deux pouvoirs partagent un minimum de culture commune et d’amour commun pour leurs sujets.

Or, ce message, dans ce contexte, laisse supposer que le Pape se moque éperdument des Européens victimes du terrorisme.

L’État islamique, qui pouvait déjà compter sur la lâcheté des politiciens européens, semble avoir acquis un nouveau et imprévisible soutien, en la personne du Pape qui semble inviter à une submersion migratoire toujours plus forte, au moment même où, dans le dernier numéro de sa revue, l’EI rappelle que son but ultime reste le Vatican !

Ce soutien est pour moi incompréhensible. Et ce que j’en comprends me semble, en outre, moralement répréhensible.



Wind River

Un film policier qui trace un tableau noir des réserves indiennes. L’intrigue n’est qu’un prétexte. C’est d’autant plus poignant que je me fais la réflexion que les futurs indiens dans les réserves, c’est nous. A voir.






dimanche, septembre 03, 2017

La conspiration des riches

« Quand je reconsidère ou que j’observe les États aujourd’hui florissants, je n’y vois, Dieu me pardonne, qu’une sorte de conspiration des riches pour soigner leurs intérêts personnels sous couleur de gérer l’État. Il n’est pas de moyen, pas de machination qu’ils n’inventent pour conserver d’abord et mettre en sûreté ce qu’ils ont acquis par leurs vilains procédés, et ensuite pour user et abuser de la peine des pauvres en la payant le moins possible. Dès que les riches ont une fois décidé de faire adopter ces pratiques par l’État — qui comprend les pauvres aussi bien qu’eux-mêmes — elles prennent du coup force de loi. Ces hommes détestables, avec leur insatiable avidité, se sont partagé ce qui devait suffire à tous; combien cependant ils sont loin de la félicité dont jouissent les Utopiens! »

Thomas More, L’Utopie.

Soumission universitaire : en Suisse aussi (le poisson occidental pourrit par la tête)

Le poisson pourrit par la tête, certes. Mais à ce point !

Aujourd'hui, les universités occidentales seraient englouties dans un grand trou noir, avec leurs enseignants et leurs étudiants, cela serait un très heureux coup du sort. Nos pays et nos peuples s'en porteraient bien mieux.

C'est dramatique, car l'université est notre invention, Bologne, la Sorbonne, Oxford ...

Et pourtant, je ne renie rien de ce que je viens d'écrire. C'est un crève-coeur, mais je pense réellement, en ayant pesé chaque mot, que cela serait un heureux coup du sort si les universités occidentales disparaissaient.




NOUVELLEAKS par Slobodan Despot

SOUMISSION À LA GENEVOISE

La Rome du protestantisme est-elle en passe d’illustrer la prophétie de Michel Houellebecq sur la sujétion des milieux académiques à l’islam?
C’est le magazine Réformés (n° 9, septembre 2017) qui nous en fait le récit le plus idyllique: dès cet automne, l’Université de Genève propose une «formation continue destinée aux imams». L’article, rédigé dans une belle langue de bois anesthésique, précise que l’initiative répond à une sollicitation de la communauté albanophone locale, nous promet «une approche historico-critique de l’islam», et sous-entend, comme il se doit, qu’elle représente une garantie de modération et de respect des «valeurs démocratiques». 
Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Pour autant qu’on ne se pose pas de questions. Et c’est justement ce que l’article nous dissuade de faire: poser des questions. Avaler la pilule, la faire avaler plus loin et ne se préoccuper de rien. 

Confiance ou complaisance?

En tout premier lieu, l’article omet de rappeler ce fait essentiel que la formation des imams en Europe n’est pas une idée neuve, ni une locale, ni une initiative venant «de chez nous», mais un vieux projet des Frères Musulmans, le courant incarné par Tariq Tamadan, notamment via le Conseil européen de la fatwa, qui depuis des décennies «encourage des initiatives de formation d’imams locaux». 
Au contraire, pour bien nous endormir, on commence par faire parler des musulmans partisans d’un islam libéral — mais sans nous dire ce qu’est cet islam. Dans la région d’origine des pétitionnaires, c’est plutôt le radicalisme pro-Daech qui gagne du terrain, comme en témoigne le livre de Saïda Keller-Messahli.
N’importe: «Des rapports de confiance se sont établis», assure le délégué genevois à l’intégration. Aurait-on eu besoin de le préciser s’il s’était agi d’un partenariat avec des juifs, des bouddhistes ou des chrétiens orthodoxes?
Mais puisqu’on y est, on se dit que des rapports de méfiance seraient peut-être plus indiqués en pareille affaire, surtout à Genève. Souvenons-nous: les rapports de confiance n’allaient-ils pas de soi entre l’Etat de Genève et frère Hani (l’autre Ramadan) le jour où il fut engagé comme professeur du secondaire? N’est-ce pas justement à cause de cet excès de confiance que les bureaucrates se sont avisés si tardivement de l’incompatibilité entre son idéologie et son travail dans une école laïque? Quoi qu’il en soit, le fondamentaliste avocat de la lapidation des femmes se pourvut en justice et fit vivre à la cité de Calvin un coûteux et interminable cauchemar judiciaire avant d’être enfin limogé. Puis de revenir par la petite porte, après s’être fait expulser de France pour menaces à l’ordre public, afin d’expliquer aux bons Suisses les horreurs de l’islamophobie.
Vous vous croyez dans une pantalonnade à la Mr. Bean? Détrompez-vous! La jobardise des élites suisses est sans limite.
Avec un zeste de méfiance et de bon sens, Genève aurait pu s’épargner de verser un million d’indemnités diverses à cet obscurantiste retors et à ses œuvres. Lequel obscurantiste, accessoirement, officiait déjà comme imam à la mosquée des Eaux-Vives en violation flagrante du principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat…

Le recyclage d’un plagiaire

Mais rassurez-vous! C’est le «responsable académique du projet» qui vous l’ordonne. François Dermange, professeur d’éthique à la Faculté de théologie protestante de l’Université de Genève, ne craint qu’une chose: sa propre population «qui a peur et connaît mal l’islam», car «du côté des musulmans, la voix qu’on entend le plus est celle d’un islam politique». La solution? «Si on ne veut pas laisser la parole uniquement à ces courants, il faut se donner les moyens de promouvoir d’autres voies».
Lesquelles, monsieur le Professeur? Pouvez-vous nous citer l’exemple d’une voie de l’islam acceptable par une majorité de musulmans qui ne soit pas politique? Qui ne réclame pas la soumission de la société à ses normes? Les wahhabites? Les Frères musulmans? En dehors de ces deux courants qui ont fait main basse sur l’islam en Suisse [1], voyez-vous un autre débouché professionnel possible pour vos imams? Peut-être chez les ahmadis de Zurich? Oups! Ils sont interdits de pèlerinage à la Mecque comme apostats, notamment parce que trop modérés.
Mais si nous avons peur, nous les ignares, c’est que nous ne comprenons pas bien le véritable islam, tant il a été occulté par le faux islam: «il est vrai aussi qu’historiquement les courants libéraux ont été balayés par des courants plus populaires». Les pauvres! Au moment même où ils allaient nous rassurer, voilà qu’ils se sont fait décapiter! Au fait, le wahhabismeest-il un courant «populaire», ou une construction de clercs d’émirs visant, justement, à tenir en laisse la population, M. le Professeur? A moins qu’on le confonde avec le salafisme des Frères, ce mouvement qui sous prétexte d’ouverture à la modernité prêche une régression sexiste, violente et autoritaire?
Voilà, de la part d’un professeur de l’Université, un résumé bien peu scientifique. Mais tout de même plus crédible que l’idée selon laquelle «à peu près toutes les sciences ainsi que la philosophie nous ont été transmises par l’islam».
Cette théorie fait l’objet de vifs débats dans la communauté des historiens, notamment depuis la publication de la thèse de Sylvain Gouguenheim. Or notre professeur d’éthique donne sa caution académique à un aveuglement délibéré du public en faveur de l’islam. Pour montrer une telle assurance, il faut tout de même effacer de l’histoire l’existence de l’Empire romain d’Orient jusqu’à la chute de Byzance en 1453, avec ses bibliothèques et ses savants et leurs relations continues avec les foyers de la Renaissance italienne. 
On s’attendait à plus de loyauté de la part d’un théologien genevois à l’égard de sa propre culture. Mais pardon: «Notre rôle à l’université n’est pas du tout de plaider pour le christianisme». Un théologien qui plaiderait pour le christianisme? Du dernier ringard! Le bon peuple genevois qui finance cette faculté appréciera. 
Nous voilà donc bien renseignés sur les connaissances et l’impartialité du responsable académique chargé par M. le conseiller d’Etat Maudet d’introduire la formation des imams dans une faculté jusqu’ici chrétienne. Ne nous manque plus qu’un tout petit détail que ni le journal Réformés ni les grands médias n’ont mentionné: c’est que M. le professeur Dermange est un plagiaire avéré, mais étrangement maintenu à son poste malgré le scandale et l’insurrection de ses assistants et étudiants après la découverte de son pillage de Paul Ricoeur. Une performance, de la part d’un professeur d’éthique! «Une maladresse de ma part», avait-il déclaré à l’époque, même pas capable de reconnaître ses dons de faussaire.
Autant dire que nous avons là le profil idéal pour le poste. «Un traître à notre goût», aurait dit John Le Carré. 

Perspectives d’avenir

Mais passons. Faisons confiance, puisqu’on ne nous laisse pas le choix. Installons-nous confortablement dans notre fauteuil et essayons d’imaginer comment la Faculté de théologie va faire pour former les cadres d’un islam «réformé» (puisqu’on est à Genève). 
Va-t-elle leur imposer un code de conduite conforme à nos lois et coutumes démocratiques? Par exemple, leur faire prêter serment sur un décalogue de ce genre:
  1. La loi divine à la loi humaine tu subordonneras.
  2. L’égalité des sexes tu garantiras.
  3. L’abjuration de l’islam tu autoriseras.
  4. L’histoire de l’islam en historien tu étudieras.
  5. Les mécréants à la géhenne point ne voueras.
  6. Au nom de ta foi point ne tueras.
  7. A César ce qui est à César tu rendras.
  8. Aux infidèles point ne dissimuleras.
  9. La lapidation tu prohiberas.
  10. Au sacrifice animal tu renonceras.
Cela paraît totalement inimaginable? Ce sont pourtant des exigences minimales en société démocratique, et c’est bien là le hic! Si la puissante Eglise catholique a pu retirer de sa liturgie la damnation des juifs, pourquoi l’université de Genève ne pourrait-elle pas intégrer une semblable décence dans son programme?
Mais ne rêvons pas. Avec un féal aussi obséquieux et moralement compromis à la tête du projet, on imagine mal l’Université imposer une quelconque exigence extra-islamique à ses futurs imams. Ils pourront, s’ils en ont envie, promettre d’être sages, ou alors pratiquer une duplicité totale: dans tous les cas, la décision dépendra d’eux et d’eux seuls, et non de ceux qui auront payé leur formation.
Au fait: qui va la payer? Autorisera-t-on l’apport de capitaux privés, d’où qu’ils viennent, ou le contribuable suisse assumera-t-il seul les frais de laboratoire?
De plus: qui va les former? Des théologiens protestants ou des coreligionnaires? Eux-même formés par qui? Autorisera-t-on leur formation à distance (p. 48 du programme UNIGE)? On n’en sait encore rien, mais si oui, l’Etat de Genève paiera-t-il aussi la formation d’imams en terre d’islam? 
On évoque l’interdisciplinarité: la Faculté prévoit-elle, par exemple, d’organiser des «ponts académiques» avec la chaire d’études de genre hébergée par la même université? Des séminaires interdisciplinaires entre la communauté LGBT et les futurs responsables religieux musulmans? Voire des stages croisés? Une lesbienne s’essayant au métier d’imam, un barbu découvrant son ambiguïté sexuelle? Ou encore mieux: des travaux pratiques avec des apostats de l’islam ayant proclamé leur athéisme ou leur conversion? 
De magnifiques échanges en perspective. Mais qui évidemment n’auront jamais lieu. Selon toute vraisemblance, la belle initiative de la Faculté genevoise reviendra tout simplement à légitimer la subversion de l’ordre démocratique. 
Le conseiller d’Etat Pierre Maudet, actuellement candidat au Conseil fédéral, qui a voulu ce programme et qui a mis à sa tête un universitaire compromis — et d’autant plus malléable —, a-t-il entièrement confiance dans le mécanisme qu’il a mis en marche? Si oui, quel bénéfice personnel en attend-t-il? Sinon, quelles parades a-t-il prévues si l’expérience devait tourner au vinaigre, notamment dans ses aspects sécuritaires dont il se préoccupe tant?
Quant à nos amis théologiens protestants, aussi surannés dans l’Europe du XXIe siècle que des professeurs de marxisme à la fin de l’URSS, on dirait qu’ils se cherchent de nouveaux dogmes. Ils ont commencé par se trouver de nouveaux maîtres.
On navigue ici entre le Monsieur Bonhomme de Max Frisch tendant aux incendiaires l’allumette qui mettra le feu (annoncé) à sa propre maison — et l’inoubliable marigot académique du Soumission de Houellebecq. A cette différence près que le ralliement des universitaires d’Houellebecq à l’islam suit la prise du pouvoir politique par les musulmans. Alors qu’à Genève, elle va à sa rencontre. 
C’est donc ça, l’esprit d’ouverture!
NOTE
  1. Voir à ce sujet l’enquête préoccupante de Mireille Vallette, Le radicalisme dans les mosquées suisses











Mort à crédit

Mort à crédit

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Ce titre d’un roman de Céline s’impose de plus en plus à mon esprit quand je réfléchis au comportement de la plupart des européens et de leurs « clercs » (comme le comprenait Benda dans son livre de 1927, La trahison des clercs) devant le péril que leur fait courir l’islam. Ce livre paru en 1936, et qui fit scandale, faisait suite à Voyage au bout de la nuit qui en 1932 connut un immense succès. Ce ne fut pas le cas de Mort à crédit, qui bien que n’étant pas la suite du premier en constituait pourtant la clé d’interprétation. Les personnages sont à peu près tous de pauvres minables, s’étourdissant dans une vie médiocre pleine de ces illusions euphorisantes que distille toujours un temps qui semble faire crédit. Mais au bout du chemin, et quelquefois même en son cours, on trouve la mort ! Et chez Céline, elle n’apparaît jamais parée, son surgissement relève soit du sordide, soit du suicide ou de l’assassinat. En attendant, les protagonistes paient les intérêts du crédit que la mort offre généreusement aux sots qui sont ses clients… et ils sont légion !

Ce n’est pas la première fois depuis maintenant plusieurs années que l’Europe se trouve confrontée à une puissance de mort qui offre largement son crédit. L’exemple de ce qui n’était pas encore la France, mais la Gaule à la fin de l’empire romain est à cet égard bien parlant ! Quand on y fut forcé d’accueillir ces migrants qu’étaient les barbares, païens ou ariens (chrétiens hérétiques niant la divinité du Christ) les religieux chrétiens n’ouvrirent pas à leur intention des centres de formation païens pour leur vanter les charmes de Wotan ou les délices du Walhalla. Pas plus qu’ils ne se crûrent obligés de leur enseigner le catéchisme selon Arius, avec la vaine et bonne intention de leur faire accepter les bienfaits de la culture romaine (car on ne donnait pas encore dans le multiculturel). Ils entreprirent tout simplement de les convertir au catholicisme. Si donc, par malheur, il est vrai que la communauté de Taizé « organise des cours coraniques pour les migrants », et va jusqu’à faire venir un imam de Chalon-sur-Saône pour les persuader que les lois de la République ne sont pas incompatibles avec l’islam, l’estampille « mort à crédit » s’impose, en ajoutant que de telles activités étendront « les largesses » de cet endettement à beaucoup de français. Quel message est ainsi donné aux djihadistes de tous poils ! Que doivent-ils en penser ? « Voyez ces bons français, qui après s’être identifiés à Charlie et avoir accepté immédiatement le rôle de victimes, font enseigner le Coran par leurs religieux ! ». « Ils ont tiré les conséquences des célébrations islamo-catholiques de la Vierge Marie, mère d’Issa (Jésus pour les ignorants) ». Quel plus beau signe de compassion pourrait-on donner à nos frères chrétiens d’Orient morts martyrs pour avoir refusé ce que les moines de Taizé dispensent avec tant d’ardeur et de publicité médiatique ?

[…]

Des pratiques comme celles de Taizé et des célébrations islamo-catholiques de la fête de l’Annonciation en découlent. Elles sont à proscrire, tant par les autorités religieuses catholiques – je ne donne qu’un avis, n’ayant pas autorité en la matière – que par les autorités politiques, car nous sommes en guerre, et là le motif est clair : atteinte au moral des troupes, « intelligence » avec l’ennemi et risque d’incitation aux désordres ! On va me répondre : pas d’amalgame ! Eh bien justement parlons-en !
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Gloire à Gégé !

Depardieu, notre Cyrano

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Le paradoxe est que cet ambassadeur est désormais plus à l’aise à l’étranger que chez nous, tant son exubérance, sa verve rabelaisienne, son appétit insatiable, son “énormité” qui ne rentre dans aucun cadre paraissent de plus en plus décalés dans un pays qui semble s’ingénier à se rétrécir, se résigner à être un pays en toute chose “moyen”. Au point d’avoir accepté la nationalité russe que lui a offerte Poutine, les grands espaces de l’anticonformisme russe se montrant mieux adaptés à sa truculence. Lorsque Depardieu fut accusé d’exil fiscal pour avoir acheté une propriété en Belgique, le Premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault, alla jusqu’à qualifer ce geste d’« assez minable » — parole d’expert, probablement.

Nul n’est prophète en son pays, sans doute ; il n’en est pas moins stupéfiant de voir Depardieu être devenu une figure polémique dans un pays dont il incarne si bien une part du génie.
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Certes, Dandrieu a raison : une part du désamour de la France pour Depardieu vient de son refus de se laisser rétrécir dans un pays qui ne demande qu'à disparaître, qu'à mourir en paix.

Mais il n'y a pas que cela.

En même temps que les Français sont devenus minables, ils sont devenus snobs.

Alors le fils illettré d'alcolo de Chateauroux ... ils font la tronche comme une gouine à qui on dit qu'elle sent la bite. Ils préfèrent une snobinarde grotesque comme Deneuve.

Tant pis si je reste seul à aimer Depardieu. On est bien, seul.

Après, on peut discuter de son talent d'acteur, qui a diminué avec l'âge, à mon avis, comme Gabin (manque de motivation ?). Comparez :
















Les guerres oubliées d'Italie (J. Heers)

J'aime beaucoup Jacques Heers, c'est un historien iconoclaste de droite, même s'il eut trouvé que ce n'était pas la question de savoir s'il était de droite ou de gauche. Il a remis en cause le bourrage de crâne « républicain ». Non, le Moyen-Age n'était pas une période obscure, bien au contraire.

Il n'aime pas beaucoup Henri IV, il pense que son indécision a prolongé les guerres de religion.

Des guerres françaises en Italie, qui s'étalent sur trois siècles, on n'enseigne que les cinquante dernières années, « 1515 Marignan», « Bayard, le chevalier sans peur et sans reproche » et compagnie.



Pourquoi ? Selon Heers, pour conserver la légende que la France fut très tôt unie et centralisée, que tout vient toujours de Paris (d'où partit notre sacro-sainte révolution). Il n'y a donc que les guerres faites par les rois qui comptent.

Les deux premiers siècles de guerres d'Italie furent normands et angevins.

La thèse de Heers est simple : les Français se sont trompés en guerroyant en Italie, c'était inutile, couteux et il y avait mieux à faire ailleurs. Les Français étaient le jouet de la politique du pape : le pape donnait son appui, moral et financier, les Français triomphaient, le pape retirait son appui, ils échouaient.

On ne peut pas dire que Heers déborde d'estime pour François 1er, vain et à la tête passablement creuse. Je partage cet avis. Bien que j'adore les chateaux de la Loire, (c'est mon pays), il fut un des rois les plus calamiteux de notre histoire.

Entre entres méfaits, l'alliance turque fut une grande honte, les Français ont aidé les infidèles à ravager Toulon et la côte italienne.

Faisons contre mauvaise fortune bon coeur et savourons ce que notre passion italienne nous a laissé :

samedi, septembre 02, 2017

Catalogne : l'alliance des salauds (2)

Dans la même veine que précédemment :

« LES LIAISONS DANGEREUSES : SÉPARATISME, ISLAM RADICAL ET ATTENTATS EN CATALOGNE », PAR NICOLAS KLEIN



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De la même façon, un élu de gauche séparatiste, Benet Salellas (CUP), a pu obtenir l’absolution pour un autre membre du réseau fondamentaliste de Mohamed Mrabet, Mohammed Samadi. Ce responsable de la Candidature d’Unité populaire s’était fait une spécialité de la défense des personnes accusées de djihadisme. L’on serait également en droit d’exiger de Benet Salellas des excuses en bonne et due forme et un retrait de la vie politique.

Le trouble est donc largement jeté dans les rangs de la politique séparatiste catalane mais aussi au sein du monde associatif qui y est lié et au sein de la police autonome régionale. Face à cette litanie d’erreurs, de dérapages et de mesquineries causés dans leur grande majorité par la volonté toujours plus aveugle de faire de la Catalogne une république indépendante, la Généralité, les Mossos d’Esquadra et toutes les autorités sécessionnistes n’ont pas facilité l’enquête policière après les attentats des 17 et 18 août derniers. L’on peut légitimement se demander ce qui serait advenu si la Catalogne avait effectivement été un État indépendant mais faible et sans réelles ressources.

Que les choses soient claires : les seuls et uniques responsables de ces attaques sont les terroristes qui les ont fomentées et menées à bien. Par ailleurs, nul ne peut affirmer avec certitude qu’un tel massacre aurait pu être évité si la police nationale espagnole et la Garde civile avaient eu accès à tous les éléments du dossier. Après tout, le djihadisme frappe partout dans le monde et en Europe ; toutes les précautions prises à son égard ne sauraient à elles seules nous épargner une déconvenue. Cependant, le comportement général des séparatistes a probablement aggravé la situation et retardé les effets d’une coopération efficace des forces de l’ordre. Il a aussi mis en défaut le dispositif antiterroriste qui faisait jusqu’alors la réputation du pays.

Cette attitude démontre non seulement la bassesse du [gouvernement de Catalogne] et de ses affidés mais aussi (et peut-être plus fondamentalement) leur détermination mortifère à parvenir à leurs objectifs délirants. La majeure partie des problèmes politiques et policiers liés aux attentats que vient de subir l’Espagne est indubitablement causée par les lubies indépendantistes de la Généralité et son refus systématique de tout ce qui pourrait venir de Madrid.

Que le pouvoir de Barcelone ait agi ou non de bonne foi tout au long de ces années importe désormais bien peu. L’ensemble des éléments que nous avons présentés dans ce dossier (et qui sont connus de tous ou presque outre-Pyrénées) doit mettre Carles Puigdemont, Josep Lluís Trapero, Ada Colau, tous les partis politiques indépendantistes et tous ceux qui ont un lien avec les événements d’août 2017 devant leurs responsabilités. L’on peut au minimum exiger de leur part des excuses publiques et une pleine et entière coopération avec Madrid. L’on peut aussi se demander si des démissions en chaîne ne devront pas survenir afin d’assainir en profondeur le marigot séparatiste.
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Les couilles molles

Pourquoi les obsédés de la (dénonciation de la) droite dure pervertissent le débat politique


Cet article vaut pour la réponse de Chantal Delsol :

Quelles sont les conditions nécessaires à ce que les cadres de droite puissent "assumer" un tel positionnement ?

Ils n’ont qu’à avoir du courage. Voilà cinquante ans qu’ils tremblent de peur devant la gauche.

Catalogne : l'alliance des salauds

L’alliance objective des séparatistes extrémistes, d’une certaine extrême-gauche et de l’islamisme radical : les leçons des attentats de Barcelone

Dans cet article, on apprend que :

1) L'avocat de l'imam qui a motivé et endoctriné les terroristes est le premier adjoint (indépendantiste) de la région de Catalogne.

2) L'attentat n'a pas été déjoué à cause de la mauvaise volonté de la police catalane à agir sur instruction de Madrid.


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Deux jours après les terribles attentat de Barcelone et Cambrils, le parti séparatiste catalan d’extrême-gauche qui co-dirige la Mairie de Barcelone et la région de Catalogne (Generalitat), a tenu à déclarer et faire relayer dans les médias catalans que les attaques jihadistes ne sont pas le fait de musulmans, et pas même d’islamistes, quand bien même un imam fanatique a été identifié comme le cerveau des attentats et le fanatiseur en chef de tout un réseau tentaculaire hispano-marocain établi en Catalogne, mais du « fascisme terroriste et de son parrain, le capitalisme ». Durant la manifestation qui a été organisé le 26 août contre le terrorisme, l’ennemi a une nouvelle fois été désigné, le terrorisme fasciste et capitaliste et « son complice, l’Etat post-franquiste espagnol », le roi d’Espagne et Mariano Rajoy en tête, par ailleurs hués et insultés durant une manifestation orwellienne baptisée « Union » mais qui a mis en scène une désunion aux relents de guerre civile espagnole. Il est clair que quoi qu’il arrive, l’incarnation et la source du Mal ne peuvent être que des « impérialistes occidentaux » et jamais les suprémacistes islamistes pour l’extrême-gauche tiersmondiste, dont la CUp est, avec Podemos, et les mélanchonistes français ou autres trotskistes européens, depuis toujours attachés à faire des masses musulmanes radicalisées des « alliés » révolutionnaires et un lumpen-prolétariat de substitution, sont les expressions les plus fidèles.

[…]

En conclusion, l’une des raisons pour lesquelles l’attentat n’a pas pu être déjoué à temps et ses commanditaires arrêtés, n’a pas été le manque d’information, mais le refus obsessionnel des autorités « nationalistes » catalanes, dont les Mossos, de suivre les instructions de la Guardia Civil et de la Police Nationale dans les investigations anti-terroriste.

Absence d’union et récupération politicienne obscène

Loin de se remettre en question et de faire une pause dans la guerre politique fratricide opposant Madrid à Barcelone, dès le soir même des attentats du 17 août, le gouvernement catalan, la Generalitat, a tenté de profiter un maximum du de dividendes politiques de l’attaque terroriste en ne cessant de vanter le professionnalisme des Mossos de Esquadra dont l’efficacité « prouverait » que la Catalogne peut être indépendante et gérer de façon optimale ses affaires régaliennes comme tout autre Etat, voir mieux que l’Etat espagnol... Fidèle à la rhétorique victimiste et narcissique ambiante, le président catalan, Carles Puigdemont, a dénoncé la « campagne de dénigrement dont seraient victimes les catalans et en particulier les Mossos de Esquadra », ceci durant une visite au Danemark où il inaugurait une délégation de son gouvernement autonome (Generalitat) pour les pays nordiques. Il en a profité pour vanter les Mossos qui ont « démontré avoir été capables de se comporter en force de sécurité d’une vraie nation indépendante ».

[…]

Ceci n’était qu’un tour d’horizon rapide du spectacle de division et donc de vulnérabilité stratégique que des peuples infidèles peuvent donner à la face du monde entier après une attaque d’une barbarie telle contre l’Espagne qui aurait pourtant dû être une occasion de témoigner d’une unité et de se réconcilier. Une chose est claire : l’ennemi jihadiste qui regarde ce spectacle ne peut manquer de se dire : « l’Espagne, ça marche à chaque fois » : en 2004, ils se sont divisés entre droite PP (Aznar) et parti socialiste (Zapatero), lorsque la gauche accusa Aznar de ne pas avoir nommé la menace terroriste islamiste et d’avoir chargé l’ETA basque, erreur fatale qui permit de faire battre le candidat du premier (Rajoy). Cette fois-ci, la gauche incrimine le gouvernement PP de Rajoy et la monarchie et nous exonère en refusant toute association entre terrorisme et islamisme … Le terrorisme finit par marquer des points psychologiques et formater les esprits.
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C'est l'alliance des salauds : indépendantistes et islamistes veulent détruire les Etats nationaux.

Dans leur principe, les mouvements indépendantistes européens (Catalogne, Corse, Ecosse, etc.), me laissent fort perplexe et je vois, dans la pratique, que les indépendantistes sont plus souvent qu'à leur tour des enflures, des corrompus, des fanatiques (1).

Alors qu'en théorie, je plaide pour des entités politiques plus petites, plus agiles et plus démocratiques, je m'aperçois qu'en réalité, la décentralisation, ça veut toujours dire corruption et oppression, un gouvernement d'arrivistes, de magouilleurs et d'oppresseurs.

Bref, je dois me tromper quelque part.

En tout cas, il y a un truc que je comprends : la France, malgré ses difficultés, est encore l'Etat-nation qui résiste le mieux, ou le moins mal, en Europe de l'ouest. Il est donc logique qu'elle soit une cible privilégier pour les enfoirés gauchistes et les criminels islamistes.

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(1) : rappelons que, dans toutes les régions à fort mouvement indépendantiste, la liberté de parole est devenue une chimère, il est de plus en plus difficile de dire publiquement qu'on est opposé à l'indépendance.



Auant en emporte ... quoi ? La bêtise ? La méchanceté ? L'ignorance ? Le fanatisme ?

Autant emporte le vieux monde

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Aujourd'hui, dans une période elle aussi marquée par l'épuisement d'une civilisation et l'aube d'un nouveau monde, il trouve une nouvelle résonance. Entre les anciens et les modernes, le débat fait rage. Les premiers veulent s'appuyer sur un passé, parfois idéalisé, pour construire le présent et préparer le futur. Les second faire table rase et se débarrasser du monde ancien. Pour eux, les statues et les mythes, comme les classiques de l'âge d'or et les rêves seront, c'est inéluctable, emportés par le vent.
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Annulations de la pièce de théâtre de Charb : l'ombre de la censure idéologique

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Mais la grille de lecture économique ne suffit pas. À la Manufacture par exemple, le Charb s'est également vu écarté au profit d'une lecture d'Histoire de la violence dirigée par le metteur en scène Laurent Hatat en présence de l'auteur Edouard Louis. Or ce récit, assez similairement à la pièce de Mohamed Kacimi, procède à la réhabilitation du criminel (ici le violeur) présenté comme un damné de la terre et une victime de la société. Accueillie en même temps que Moi, la mort, je l'aime, comme vous aimez la vie, cette lecture laisse à penser qu'il y a bien un «choix artistique» assez peu pluraliste de la part de la Manufacture, qui accueille ici deux projets, deux formats différents - mais aux présupposés idéologiques assez similaires.
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Une photo de femme avec son bébé est-elle une offense à la dignité humaine ?


Bérénice Levet : «Qui arrêtera les grands épurateurs de l'Histoire ? »

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Cette lecture en blanc et en noir de l'histoire pourrait être dénoncée comme de l'infantilisme, ce qu'elle est assurément - l'adulte, l'homme qui a accédé à l'âge de la majorité, l'homme éclairé est censé savoir que l'histoire est un tissu de complexités - mais ce serait insuffisant car elle est d'une redoutable efficacité, elle séduit et est diffusée, relayée par des esprits qui ont largement dépassé l'âge infantile.

Nos élites intellectuelles, culturelles, politiques en sont les grandes instigatrices. Ainsi, mardi 28, dès 7h30, avant même de s'être rendu à son kiosque à journaux, l'auditeur de la Matinale de France-inter savait, grâce à son animateur Nicolas Demorand (éditorial accessible en ligne sur le site de la radio), qu'il était ce jour-là un sermon à ne pas manquer et à gravement médité, publié dans le quotidien Libération, la tribune de Louis- Georges Tin. « Examen de conscience nécessaire, donc, de ce côté de l'Atlantique », concluait le journaliste sur un ton solennel mais non moins enjoué, le ton de celui qui se sait appartenir au camp du bien.

C'est la raison pour laquelle on aurait tort de traiter par le mépris, avec un haussement d'épaules et un sourire au coin des lèvres, ces manifestations et revendications. Comment ces grands épurateurs de notre histoire, de notre passé, ne trouveraient-ils pas audience auprès de nos politiques hantés par l'idée d'être suspects de complicité avec les « péchés », quand ce ne sont pas les «crimes», de la France (colonialisme, sexisme etc.) ? Imaginons un instant, Anne Hidalgo, lisant la tribune de Tin: Comment l'exhortation à traquer la moindre trace des « négriers » dont la ville perpétuerait le souvenir, et en conséquence, à débaptiser les rues, les établissements scolaires, déboulonner les statues pécheresses, ne trouverait-elle une oreille des plus bienveillantes auprès de la maire de Paris engagée dans cette vaste opération d'ingénierie urbaine et sociétale, éloquemment intitulée «Réinventer Paris» (entendre régénérer le peuple parisien)? Une ville nettoyée de ces vieilleries au nom de la lutte contre le racisme et l'esclavagisme…Que rêver de mieux!

Il nous faut être extrêmement vigilants, car les revendications communautaristes sont un tonneau des Danaïdes et nos élites font montrer d'une véritable soumission. Cette focalisation sur le passé offre l'avantage de se détourner de l'urgence du présent, de se dispenser de juger ici et maintenant. Ainsi la France mérite-t-elle toute leur haine, quand les terroristes islamistes à l'inverse, serinent-ils après chaque nouvel attentat, ne l'auront pas.
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La dernière phrase est terrible, mais ils ne la liront pas. Et même s'ils la lisaient, ils la mépriseraient.




Dans L'armée des ombres, Ventura et Meurisse sortent d'un cinéma de Londres : « Pour les Français , la guerre sera finie quand ils pourront voir ce film  merveilleux ». Hélas, cela redevient vrai.


Macron : la France d'en bas assommée et abandonnée

Le France d'en bas a été assommée par la victoire du bloc bourgeois macroniste. Elle est maintenant abandonnée.

Les salauds et les salopes, style Juppé, Pécresse et compagnie, comptent bien aider le gouvernement à ce qu'elle ne se rétablisse pas et se résigne à être méprisée.

C’est entendu, le Président n’aime pas « son » peuple !

Le FN est disqualifié par sa propre bêtise, par son incapacité qui a éclaté aux yeux de tous pendant cette campagne électorale.

Le seul aujourd'hui qui fait semblant d'avoir un peu de considération pour le peuple est Jean-Luc Mélenchon. Ce n'est que de l'apparence puisqu'il ne prend pas en compte les questions hors économie et social, c'est-à-dire l'essentiel.

On voit bien qu'il y a un espace intellectuel et électoral pour un parti conservateur. Nicolas Sarkozy avait su le saisir (pour, hélas, n'en rien faire) en 2007.

Mais la France d'en bas a changé, elle est plus désespérée et plus résignée. Elle sera moins facile à mobiliser, il faudra lui donner plus de preuves, le blabla ne suffira pas à la mobiliser.

Il faudra que l'homme qui tentera la chose s'inspire de Trump, ait le courage de bruler ses vaisseaux, de tenir des propos et de faire des gestes significatifs qui le « grillent » auprès de la bien-pensance.

Je ne vois personne susceptible de  ce courage.

vendredi, septembre 01, 2017

Rémi Brague répond au pape François Zéro

Rémi Brague : « Non, la parabole du bon Samaritain ne s'applique pas aux États ! »

Ce que j'apprécie dans cet article, c'est que Brague déplace le débat habilement en disant qu'il n'y a pas besoin de faire des tartines de philosophie et théologie pour comprendre que ce que dit le pape est débile.

Noyer le poisson dans le verbiage est très moderne, cela fait partie des techniques pour faire écran entre la réalité et le peuple. Il est donc sain, intelligent et appréciable qu'un problème simple soit débattu simplement.

Or, la politique migratoire est un problème simple : « Qui accepte on d'accueillir dans notre pays de manière permanente ? Temporaire ? Qui refuse-t-on ? » L'humanité répond à cette question depuis la nuit des temps et la réponse n'est jamais complexe parce qu'elle engage les fondamentaux de l'instinct de survie : est-ce un ami ? Un ennemi ?

On peut se tromper dans la réponse, faire une erreur de jugement, comme chaque fois qu'on prend une décision, mais l'orientation fondamentale n'en devient pas difficile pour autant.

Les modalités de l'action peuvent être complexes (et encore ... on sait très bien qui sont les fouteurs de merde et pourquoi), mais la direction de l'action elle-même, en l'occurrence, l'extrême prudence dans la sélection des immigrés, ne fait aucun doute ... sauf si on a perdu l'instinct de survie.